dimanche 24 novembre 2019

Dimanche 24/11/19 : Barbizon avec toute la bande AAOC , Christophe de retour, Benoit et Gilberto





Temps correct annoncé pour ce dimanche, je trace donc un beau parcours avec pour idée de faire la totalité du single MBF autour de Denecourt.

En automne et en hiver, j'aime bien rouler avec mon fidèle Stump alu et je décide samedi de lui faire une petite jeunesse avec changement des deux freins pour le passer en Shimano comme tous mes autres vélos et révision de l'amortisseur qui avait un peu de jeu. Changement aussi de la selle.

Mine de rien, ça prend un peu de temps et j'y passe deux bonnes heures le samedi après-midi.

Petit essai dans le quartier, tout semble fonctionner correctement.

Retour du Benoilator aux affaires, je prévois donc de passer le chercher. C'est en mettant le vélo dans la voiture que je réalise que je n'ai pas la bonne fixation pour le GPS sur le Stump. Il a encore le support Polar. Zut de zut . Dans l'urgence, j'attrape un vieux support Garmin compatible de mon GPS Sigma. Mais il est un peu court. Ca va me valoir de voir le GPS se décrocher plusieurs fois en roulant, la potence appuyant sur le GPS ce qui finit par le faire sortir de son logement.

Ce matin, il y a du monde. On a toute l'équipe AAOC, Yann compris et encore plus rare, voilà Christophe de retour aux affaires. Un vrai plaisir de le revoir parmis nous. Il n'a rien perdu de son habileté légendaire sur un VTT. Gilberto se joint à nous ce qui doit être une première à Bleau il me semble.

Nous croisons aussi Xav avec sa troupe , Pat compris. On fera quelques kms ensemble, un plaisir de les retrouver aussi.

J'ai tracé un départ par les marches dans Apremont. Christophe les grimpe une à une alors que je ripe sur la première , le bois est trempé. Deuxième tentative et je parviens à les monter aussi jusqu'en haut, youpi.

Comme toujours quand je remonte sur le Stump, je réalise à quel point un vélo avec du débattement est confortable à Bleau. Au passage, je me demande quelle mouche m'a piqué de faire la Granit en semi-rigide cette année alors que j'ai le vélo idéal.

Je suis surpis de voir à quel point le terrain est trempé . Je m'attendais à plus sec, il a du pleuvoir cette nuit  On fait le départ Pédalator, et je manque de grip pour grimper la montée raide en single dans le sable.

Un petit tour dans les platières, puis nous prenons la direction de Franchart. Erreur de navigation, je ne sais pas trop pourquoi, je suivais le trait du GPS mais on jardine copieusement dans un chemin jonché d'arbres ce qui me vaut quelques commentaires :-)

On enchaîne la route du Sommet, les Gorges du Houx, traversée de la N7 à Fontainebleau , direction le Nid d'Aigle puis la montée infernale avec les pavés pour arriver en haut du Mont Ussy. Bosses de Xav et nous voilà sur les single MBF qu'on fait entièrement.

Une belle boucle technico-ludique avec des passages qu'on ne prend jamais et qui nous permettent de changer un peu des parcours habituels.

Retour via la Solle, toute la troupette AAOC et Gilberto filent aux voitures pour être à l'heure à la maison. On continue avec Benoit dans les singles de la Grotte aux Cristaux. Benoit qui n'a pas roulé depuis longtemps est fatigué. On zappe la boucle dans le Rocher Saint Germain où la Table du Grand Maître et les Longues Vallées étaient au programme. On se contente de la route Tournante de Cuvier puis retour par la Route des Artistes mais en mode tranquille pour une fois. Je reste sage bien que les jambes soient bonnes et le Stump en pleine forme avec son nouvel équipement.

Une bien belle sortie et le plaisir des couleurs de la forêt sous le soleil d'automne.

dimanche 17 novembre 2019

Dimanche 17/11/19 : Milly avec les copains : top !

Repérage attentif de la Dalle des Sablons :-)

Pour ce week-end, j'avais tracé un parcours sur Milly mixant du ludique, du technique et du roulant aussi pour que nos amis routiers ne soient pas complètement dépaysées ( et puis , j'aime ça aussi le roulant hein ! ) . 

Notre Benoilator la joue têtu et trouve d'obscurs prétextes ( genre je dois m'entraîner au vélotaf en prévision de grèves ) pour rester au chaud dans son canapé . 

Heureusement, sous l'impulsion de Franck c'est la dream team d'AAOC qui répond présent avec Marco et Eric en plus de Dark Frankor qui semble petit à petit redécouvrir le bon côté de la Force. 

Et Seb vient avec Ludo , son mécano . Petit instant d'inquiétude quand je vois Ludo sortir un VTT tout rigide équipé d'une fourche en carbone . En théorie pas l'engin idéal pour s'amuser dans les rochers . On comprend au 3ème coup de pédale que ce n'est que de la théorie . En pratique il y a un sacré niveau sur le vélo et ça passe partout sans effort. Bluffant, il va falloir prévoir de lui présenter Xav :-) . 

J'ai prévu de récupérer Franck chez lui après une négociation sans quartier sur l'horaire histoire de sauver 5 minutes de sommeil qui feront toute la différence. Les témoins pourront confirmer que nous arrivons à la minute près au rendez-vous fixé à 8h15. Comme quoi , c'est possible , je peux être à l'heure :-) 

Petite fraîcheur ce matin, j'ai sorti l'équipement hiver avec sous couche thermique et blouson chaud. 

Le temps de récupérer Eric et Marco parti se garer "un peu plus loin" ( disons environ 5 km ... ) et nous voilà sur un chemin chargé d'histoire où on nous avons découvert avec Benoit un Franck errant dans la forêt il y a maintenant plus de 10 ans ( oulà ! ) 

Cette fois , tout le monde a un GPS ( enfin , sauf Marco on en reparle plus loin ... ) . 

Nous montons le chemin de Coquibus où on croise les concurrents de la Milliacoise qui déboulent en sens inverse. Comme d'habitude , Marco part devant dès que ça monte, mais Ludo ne lâche rien et son VTT tout rigide est un atout quand ça monte. 

Petite boucle technique au sommet avec la descente du chemin finissant sur une dalle que nous avait fait découvrir Bast. Le groupe se scinde en deux camps appliquant une technique radicalement différente . Il y a ceux qui parient sur l'adhérence des pneus et dévalent la dalle qui est bien sèche ce matin et passe sans souci . Et ceux qui appliquent une technique issue de la route pariant sur l'adhérence des semelles de chaussures. Technique risquée mais ça passe quand même :-) 

On tourne dans les Trois Pignons, quelques passages de rochers où Ludo nous montre que ce ne sont pas les suspensions qui comptent le plus pour passer proprement . Je dois m'y reprendre à deux fois sur le premier, un peu rouillé le JP mais ça passe et ça va bien passer sur les difficultés aujourd'hui , le M06 est toujours aussi facile sur ce terrain . 

On file ensuite vers le sud en direction du Rocher des Sablons . Quelques kms roulants pour se dégourdir les gambettes avant de rejoindre ce massif que j'adore. 

Dans la montée, Ludo nous fait une démonstration incroyable : sur un chemin sans difficulté particulière on le voit soudain passer par dessus son vélo sous le regard horrifié de Franck voyant Ludo à l'envers avant qu'il n'arrive miraculeusement à se rétablir. Scène spectaculaire vu de juste derrière. Une souche cachée ayant attrapé la pédale gauche explique la cabriole. 

Nous voilà au sommet pour une pause ravito et repérage . Un arbre énorme barre le passage en descente. Heureusement nous sommes sept ce qui suffit à expulser le tronc en dehors de la trajectoire. 






Notre OliVTTiste qui a amené sa Go Pro nous offre une superbe montage de la descente de la dalle . Le lecteur attentif remarquera la cohabitation des deux techniques évoquées plus haut : mode pneu ou mode chaussure :-) 


Dans l'ordre : Marco , Eric , JP , Ludo , Olivier , Seb  ( il en manque un ? ). 
On tente la montée impossible qui suit , on s'acharne un peu avec Ludo mais rien à faire. 
Puis direction le Rocher de la Reine . Je suis un peu inquiet pour le terrain au vu des pluies de vendredi, mais non, le terrain est nickel avec juste quelques flaques.
Chacun teste différentes trajectoires pour la descente à la fin du single du Rocher. 









Retour ensuite en traversant les Trois Pignons . Sur le final, Franck met le turbo ce qui nous vaudra un top 10 Strava sur le segment mais aussi d'avoir égaré notre Marco qui n'avait pas de GPS et ne nous avait pas vu tourner à une intersection. Heureusement, on le retrouvera avant qu'il ne finisse mangé par les sangliers de la forêt .

Une belle sortie avec une super ambiance et le soleil sur la fin . Top ! 

dimanche 10 novembre 2019

Dimanche 10/11/19 : Barbizon , le retour de Franck





Encore une météo pourrie annoncée pour ce dimanche. Une vraie malédiction, ça faisait longtemps qu'on avait pas eu une telle série.

Les prévisions oscillent, j'envisage plusieurs scénarios y compris les Boucles de la Juine puis finalement Barbizon est plus raisonnable.

Invitations lancées. Benoit ne veut pas croire dans mes légendaires prévisions météo aviation qui n'annoncent que quelques gouttes du coté de Barbizon. Seul Seb est partant. Pour ma part, j'ai une envie folle de rouler à l'extérieur et je suis prêt à braver la météo dans la mesure du raisonnable. Tenue waterproof préparée.

Le matin, c'est la cata : les prévisions se sont nettemment dégradées. La perspective de rouler sur une pluie froide pendant 4h ne m'encourage pas trop à m'habiller mais Franck et OliPa annoncent qu'ils sont partant. Donc, c'est parti ( avec du retard ... ) mais on y va .

Arrivé sur place à 8h45 au lieu de 8h30, les hésitations ayant compromis mon lever pourtant matinal. Le temps de sortir les vélos et de découvrir Franck juché sur un bel Epic 29" tout neuf et nous voilà partis. On est en retard, faut pas mollir.

A la première vitesse que je tente de passer, je comprends que j'ai un gros pb avec mon M06 : la manette est quasi bloquée. La gaine a rouillé depuis le passage à gué en Belgique et comme le vélo n'a pas roulé depuis une semaine, c'est coincé. Arrêt pour mettre de l'huile sur le cable sans trop y croire. Puis nouvel arrêt 10 minutes plus tard. Incompréhensible, mais les butées sont déréglées aussi. Miracle, on finit par tout débloquer, la commande est dure, mais je peux passer le pignon de 50.

Ca tombe bien, c'est la montée infernale vers les Platières d'Apremont.

Franck se réhabitue à la technique sur ce passage bien glissant, mais l'autre miracle, c'est qu'il ne pleut pas . Et on ne verra pas une goutte de la sortie. Yes !

On enchaîne avec Franchart puis les Gorges du Houx . Ca file sur le single en balcon tout en faisant gaffe aux virages en dévers sur les cailloux mouillés.

Direction le circuit de la gendarmerie, puis la Salamandre avant la montée du Mont Morillon. On enchaîne avec la terrible route de Maintenon dans l'axe du château. Olivier attaque dès le bas. Je me dis qu'il va avoir du mal et effectivement je reviens sur le haut bien raide mais sans le passer, il en remet une dernière pour assurer le passage de la ligne.

On file sur Bouligny, puis mon coin préféré, le Rocher d'Avon. Franck baptise son vélo avec une petite chute sur une marche en racines. Mais le guidon trop bas ( ah ces routiers :-) ) griffe un peu le top tube. Bon, le vélo en verra d'autres, pas de bobo ni de dégat serieux heureusement.

On enchaine par la montée la plus raide du Mont Andart ( plus personne derrière :-) ) , puis la Butte Montceau où seule l'ombre du Benoilator tente de me passer . J'attendais une attaque terrible de Seb, mais non, rien , seul Olivier a suivi.

Retour en mode au plus court car le temps a passé avec mes petits soucis mécaniques. On file dans la belle forêt et ses magnifiques couleurs d'automne en traversant Dénecourt où Franck découvre la descente MBF et son épingle. Il adopte la technique Benoit pour cette fois.

Retour à 13h30 aux voitures après 47km et une belle sortie avec une super ambiance.

Vivement la prochaine et les terribles affrontement à venir entre Dark Franckor et Maître Benoitwalker

dimanche 13 octobre 2019

Dimanche 13/10/19 : Choisel avec Benoit, Seb et Vincent


Pas super motivé pour aller à Choisel qui n'est pas ma rando préférée en Vallée de Chevreuse et n'exploite que peu le super terrain de jeu local . Mais Seb a une contrainte familiale sur place , donc on décide d'aller rouler avec lui.

Départ par la traditionnelle montée vers le Château de Breteuil. Puis on grimpe la Madeleine, Benoit accélère en haut et j'ai du mal à le suivre, pas chaud et mal à une dent soignée hier donc malgré de bonnes jambes , je rechigne à forcer.

Benoit relance au sommet, je le perds des yeux et du coup je loupe une petite boucle du 60 malgré le GPS qui m'a rappelé à l'ordre mais personne n'allant dans cette direction on a suivi les flèches avec Vincent . Du coup on a attendu 10 min au ravito Benoit et Seb. Ca vallait le coup, cela m'a permis de dire bonjour à David et Hervé, ça faisait plaisir de les voir.

Ma dent continue de me lançaer un peu à l'effort, du coup, pas super motivé entre les ravito 2 et 3 , beaucoup de monde sur les chemins, mais quelques bons raidars tous grimpés et le traditionnel passage sympa dans les fougères dans les Vaux de Cernay. Je reviens quand même sur Benoit qui a levé le pied.

Ma dent décide de se calmer au ravito 2 , du coup , j'embraye en tête et appuie sur les pédales. Les sensations sont bonnes. Je sens le souffle de Seb qui est ventousé à ma roue arrière. Vincent s'accroche, Benoit lâche un peu de terrain. Alors que le terrain est bien sec depuis le départ, on tombe dans un infâme bourbier en bas des Vux près le long du ruisseau.

Je dois m'arrêter pour enlever une fougère dans le dérailleur, et ce rascal de Seb en profite pour filer en tête d'un petit groupe. Je repars le couteau entre les dents, comptant sur le long faux plat montant dit de "l"homme en jaune" ( cf aventures de JP et Benoit ) . A ma grande surprise, notre Seb a retrouvé des jambes comme il n'avait pas eu depuis longtemps. Il double tout le monde et ne semble pas faiblir. Je décide de rester derrière et de profiter de la partie finale plus pentue pour régler le compte du petit Seb. Ca fonctionne :-) . Mais il s'accroche toujours et alors que je le pensais distancé, il sprinte pour me passer juste avant le rond point d'arrivée :-) . Bonne partie de manivelles avec un temps estival très agréable.

dimanche 6 octobre 2019

06/10/19 : de l'Yvette à l'Orge avec Ludo, Vincent, Olipa et Gilberto




Grosse hésitation ce matin au vu de la pluie annoncée jusqu'à 11h . Mais comme tout le club semble décidé à faire la sortie, je me fais violence pour prendre le vélo et descendre jusqu'au départ sans donner un coup de pédale puisque c'est la rando locale.

 On se cherche au point de rendez-vous, tout le monde étant en tenue de pluie, pas de maillots verts faciles à reconnaitre. Une fois tout le monde regroupé, nous partons tous ensemble.  Selon le niveau et l'envie,  certains sont inscrits 30 km, d'autres au 45 . Avec Ludo, Gil, Olipa , Vincent , nous formons le peloton du 65.

 Rapidement on se détache de la troupe pour filer sur le grand parcours. Un gars nous passe en relaçant tous les 10m, il veut jouer, je saute dans sa roue. Un TGV déboule à gauche c'est OliPa qui a les jambes qui démangent. Tellement qui largue tout le monde, on s'accroche à distance avec Ludo. La pluie s'intensifie, heureusement j'ai ma tenue Gore Tex, donc je reste au sec à l'intérieur. Le plus gros problème c'est les lunettes. Dans une descente ( très sympa ) du bois du Déluge, j'ai du mal à distinguer le chemin, buée + verres dégoulinants. J'appréhende la boucle au sud de la N104 dans les bois de Montlhéry car c'est un endroit qui n'aime pas l"eau . Mais le sol est encore assez sec pour absorber et ce n'est pas le bourbier glaiseux que je craignais.




Après une pause ravito,  on redescend vers Marcoussis pour une boucle montant à la tour de Montlhery. On est sur le terrain de Saint Michel :-) . Puis direction Marcoussis pour un petit Escargot, avant de rejoindre Saulx par la descente du Canapé non sans avoir fait un belle boucle exploitant à fond le Bois de Saint Eloi. Parcours top , difficile de faire mieux dans le coin. Il y a un challenge Strava dans le champ avant le haras jusqu'au ravito en haut de Saulx. J'ai encore plein de force, je déboite Vincent et met les watts. Je réalise immédiatement la galère qui m'attend : le terrain est ultra collant , le soleil est revenu, ça comment à sécher, c'est le pire . Du coup c'est frustrant, j'ai beau appuyer comme un malade, je suis collé.

Dernier ravito, on file sur l'arrivée par le retour classique. 64 km au GPS pour 3h39 de roulage et 900D+ .

Vétements secs à l'arrivée, et bonne surprise, on gagne la coupe du club le plus représenté, ça ne nous arrive pas tous les jours !

Un grand merci à nos amis organisateurs du club de l'Yvette, pour cette édition toujours organisée à la perfection.



dimanche 22 septembre 2019

Dimanche 22/09/19 : Gran Fondo rapide à Longchamp

Encore personne pour rouler ce dimanche et méteo incertaine, donc j'opte pour Longchamp histoire de rouler en groupe et de pouvoir rejoindre la voiture rapidement si le déluge se met à tomber. Bonne séance, j'avais ressorti le Reacto plus adapté pour jouer les hamsters. Une crevaison au bout d'1h30 et encore un gros crash avec trois voitures de pompiers pour évacuer les blessés. Vu plusieurs fois des joggers tourner à contre sens sur la piste cyclable. Incroyable, il y a vraiment des inconscients qui ne réalisent pas ce qu'est un peloton de 100 personnes lancé à 50 km/h . Sensations plutôt bonnes. Un petit groupe s'est extrait du peloton tiré par le Doc Emmet Brown, suivi 2 tours puis largué suite à une cassure provoquée par un des nombreux pelotons plus lents dépassé dans le virage du Moulin. Revenu à 5m puis boum explosé :-) . Donc réintégré le peloton principal qui tournait pas mal mais sans forcer outre mesure. Déluge en arrivant à la maison, trempé entre le garage et la porte d'entrée !

dimanche 8 septembre 2019

Dimanche 08/09/19 : Milly-Larchant-Nemours-Maisse-Milly avec Seb et Benoit



Rien à faire en ce moment, je prends tellement plaisir à rouler sur l'Axxome que j'ai du mal à faire du VTT. Donc après la Ballancourtoise, et malgré la Guervilloise ( top mais vraiment loin ), j'opte pour une sortie route ce weekend. Rien de prévu coté AAOC ( @Franck, dommage, j'ai rate le bulletin d'inscription pour rejoindre Benoit :-) ) , Seb plaide sa cause pour un départ pas trop loin de chez lui, donc je trace un parcours au départ de Milly histoire de rouler sur des routes différentes de l'habitude.

Pas évident de trouver du D+ dans ce coin sur route, contrairement au VTT. Je concocte un tracé passant des hauts lieux du ... VTT : Milly, Larchant, Nemours, Maisse, Videlles ... . On se retrouve à 8h30 sur le parking Daregal habituel. Les grosses chaleurs semblent derrière nous et il fait un petit 10°. Le coupe vent n'est pas de trop.

Départ tranquille pendant environ 1 km ... J'ai les jambes qui démangent, je pousse un peu sur les pédales mais sans excès. C'est suffisant pour réveiller le Benoilator. Au bout de quelques minutes, il se place en tête pour prendre un relai ... appuyé. La moyenne s'envole instantannément sur le GPS. Seb ne prend pas trop de relais, mais tente quand même de passer plusieurs fois provoquant de nouvelles accélérations de Benoit qui tient la grande forme depuis son stage au Pays Basque.

Au détour d'un virage, on a le privilège de voir un vol d'oies posées dans un champ. Elles sont des centaines c'est magnifique. Heureusement pour elles, les chasseurs sont plus loin et n'ont rien vu.

Nous voilà à Larchant, 50km en un peu plus de 1h30, je me demande combien de temps on va tenir ce rythme.

La réponse arrive dans la bosse de Larchant où Seb n'arrive pas à accrocher les roues , et où je souffre pour ne pas me faire lâcher par Benoit qui prend quelques dizaines mètres au sommet. Main en bas du guidon dans la ligne droite venteuse pour le rejoindre et proposer une pause ravito. Seb nous rejoint . J'ai chaud et je vire le coupe-vent mais au redémarrage j'ai un doute sur le fait que ce soit une bonne idée, il fait encore frais.

Nouvelle ligne droite vent de face, très beau paysages de champs et forêts sur une petite route déserte. Benoit envoie fort, je suis à l'abri dans sa roue, je finis par passer pris d'un remord de le laisser comme ça face au vent ... pile au moment où ça descend. Benoit me fait remarquer que le relais était tardif :-) . Petit séquence de doute à une intersection car mon GPS ne donne pas la même direction que celui de Benoit. Apparemment, je lui ai envoyé la version N-1 de la trace zut. C'est à ce moment que nous réalisons que Seb à disparu . Mince !

Tentative d'appel , 2 fois, rien à faire .

On repart, bien embêtés. La logique voudrait toutefois qu'on se soit perdu à l'intersection et donc qu'il soit devant. On continue , les routes sont toujourd aussi belles. Séquence D+ à Buno Bonneveaux avec une boucle pour exploiter les pentes locales. En remontant sur le plateau, j'aperçois Seb au loin. On appuie et on le récupère en approchant de Maisse.

Notre Seb est un peu cuit, ça décroche si on dépasse le 30, donc on diminue le rythme.

Quelques belles bosses encore donc celle de Boutigny, puis on reprend la direction de Milly quittant le vent de face pour un vent favorable. On retrouve alors un bon rythme , j'ai les jambes qui démangent et je pousse un peu dans les derniers kms.

Belle sortie par un temps frais mais idéal pour rouler

dimanche 1 septembre 2019

Dimanche 01/09/19 : La Ballancourtoise


Belle édition. Le gateau à la semoule est toujours aussi délicieux. Bonnes jambes, parcours sympa et bien sec donc ça roulait bien malgré des bouchons dans les singles de la fin où on retrouve tous les parcours. Le moindre cailloux provoque alors un embouteillage . Mais personne aujourd'hui pour rouler avec moi, une première en 15 ans de Ballancourtoise, donc plutôt frustré et pas motivé, ca ne donne pas envie de refaire du VTT :-( 

vendredi 23 août 2019

Vendredi 23/08/19 : Bedoin-Ventoux-Sault-Ventoux-Bedoin




Pour la première fois cette année depuis que je vais au Pays Basque, je me suis lancé dans l'ascension de vrais cols Pyrénéens, en utilisant la voiture pour rentrer plus dans les terres. Avec en particulier, le Bagargi ( 29 km quand même dont 10 à plus de 10% ) et surtout, le terrible Artzamendi et son final inhumain de 4 km à 19% de ... moyenne .

Du coup, je me suis mis à chercher dans la littérature sur le thème " quel est le col le plus dur de France" . Des noms reviennent très souvent : Le Ventoux, le Grand Colombier, Le Tourmalet , ...

L'Artzamendi est très peu connu donc presque jamais cité sauf par ceux qui l'ont monté .

Mon nouvel Origine Axxome qui a remplacé le Synapse dans l'écurie me donne des envie de monter des cols.

Je décide donc d'aller voir par moi-même, le trajet de Benoit en TGV pour Hendaye m'a donné des idées. Tous les cols à proximité d'une gare TGV ne sont pas loin de Paris en fait . Pour un transport bien sécurisé, après une longue réflexion, je fais l'acquisition chez Alltricks d'un sac de transport Thule Roundtrip pro, qui a la qualité de se plier dans un petit volume mais de se transformer en valise rigide une fois monté, avec un rail pour poser le vélo , qui devient même un pied d'atelier en utilisant les barres de renfort latérales comme support.



 Jeudi soir, me voilà donc dans le TGV en direction d'Avignon, 2h40 depuis la Gare de Lyon .

J'ai réservé à Bedoin une chambre d'hôte au Clos Marceau. Un petit mot sur ce gite plus que hautement recommendable . Il est en plein centre, quasiment au km0 de la montée. Tenu par des gens charmants, chambres haut de gamme, climatisées et magnifiques pour un prix modique, garage à vélos sécurisé et cerise sur le gâteau, douche en libre service après avoir rendu la chambre, vraiment appréciable au retour d'une sortie. Ah j'oubliais, le petit déjeuner est au top et compris dans le prix, si, si , je vous jure. Le paradis du cycliste !



Le Clos Marceau

Remontage de l'Axxome


Bref, après un dîner à la pizzeria du coin, me voilà levé à 7h pour tenter l'ascension du Géant de Provence .

Je ne sais pas trop à quoi m'attendre. J'ai étudié le profil dans tous les sens, l'ascension depuis Bedoin est la plus dure avec 5 premiers km faciles, suivi de 9km à 9,5% de moyenne réputés très durs avant le final après le chalet Reynard, plus facile , sauf les deux derniers kms à 10% . Ca fait quand même 20 km. Alors plus dur que l'Artzamendi ??

J'ai prévu une boucle avec redescente via Sault puis retour à Bédoin depuis Sault. Il y a en effet trois montées pour le Ventoux . Depuis Bedoin, depuis Malaucène ( presque aussi dur ) et depuis Sault, plus facile car elle fait 6 km de plus donc le pourcentage est plus faible, jusqu'au Chalet Reynard où on rejoint le final commun à ces deux montées.

Et si je remontais depuis Sault ? Euh non, sois raisonnable JP , il y a Seb qui veut faire du VTT dimanche !

Je fais une première boucle autour de Bédoin pour m'échauffer car comme on l'a dit, ça démarre devant le gîte donc directement dans les affaires sérieuses. J'ai peur pour mes gambettes .

Echauffement réussi, je prend une route au hasard et évidemment  ça monte à 10% !

J'ai oublié de vous dire, Bedoin c'est la ville du vélo . La moitié des magasins sont des magasins de cycles avec des dizaines de vélos à louer pour grimper le Ventoux. La moitié des passants sont en tenue cycliste. Incroyable, on se croirait au départ d'une cyclo mais ici c'est tous les jours . Je verrai des centaines et des centaines de cyclistes monter pendant ma redescente. Impressionnant mais on se sent moins seul et les gens disent tous bonjour . Sympa .

Bon, cette fois, on y est , ça grimpe et GPS m'affiche le segment Strava. On va oublier le KOM pour aujourd'hui . Il y a presque 100.000 personnes sur le segment et tous les pros connus l'ont monté, autant dire qu'il faut dépasser le 20 de moyenne pour taper le KOM, incroyable !

J'ai une meilleure référence, l'ami Franck XXXL qui l'a monté 6 fois de suite la semaine dernière . Si, si . Respect pour le champion, je prends son temps comme indication pour savoir si je suis dans le rythme .

Effectivement, ça ne monte pas trop fort au début . Je me cale sur un tempo actif sans forcer, deux gars me passent avec 5km/h de mieux. Bigre, j'avance pas ou c'est des cadors ? J'ai quand même l'impression d'appuyer sur les pédales et je commence à doubler du monde, ça me rassure .

Les CR disent "et soudain , après le virage de Saint Estève, la pente se cabre brusquement" . Voilà le virage à gauche, déjà 5 km de parcourus. Et ... la pente se cabre, comme dans les livres . Sauf qu'il faut la monter avec les jambes .

Je monte les dents derrière, on est à 10% de pente dit le GPS. Un petit 34x32 pour mouliner à 75 rpm fera l'affaire pour commencer. Je commence à doubler plus de monde, et je rattrape les deux gars qui m'ont atomisé plus bas. Eh eh , ils zigzaguent dans tous les sens, sont cuits là ...

Un petit cliquetis derrière moi attire mon attention,  j'ai un cyliste dans ma roue. Il va y rester pour les 6 km suivants. Le pourcentage est dur, mais régulier, on arrive à se caler sur un tempo. Je me mets en danseuse de temps en temps car il faut appuyer fort et ça finit par faire mal aux fesses . Mon ombre derrière est toujours là. Passage plus dur à 14%, le voilà qui passe devant. Je décide de rester sur mon tempo, et son coup de pédale ne me semble pas super aérien. On va voir .

Il s'éloigne mètre par mètre.  On double beaucoup , beaucoup de monde . Pour l'instant, personne ne passe. Ah si, en voilà un, pas de débat, il avance fort, mais souffle tout aussi fort . Je suis à 80% et je m'y tiens . Pas essouflé , beaucoup moins mal aux jambes que sur l'Artzamendi, mais l'effort est quand même intense et très long.

En voilà encore qui passe , incroyable la vitesse , ah mais il est électrique, évidemment ça aide surtout dans cette pente . Bon, hors concours !

Je me sens bien en fait ce matin, l'effort intense à débloqué mes jambes. Allez, je passe sur le 28. Le vélo accélère, et je le sens rouler . C'est la grosse différence avec Artzmendi, on est quand même à 10/11 km/h, avec des sensations de roulage et pas l'impression de faire du surplace.

Le cardio monte de 5rpm, tant pis, je me sens vraiment bien,  je continue sur ce tempo. Du coup je reviens et je dépose mon ombre de tout à l'heure.

Youpi, voilà le Chalet Reynard. J'en ai tellement entendu parler que j'ai l'impression de voir un lieu sacré de l'histoire du vélo . C'est plat sur 500m, je passe le virage à 26 km/h au GPS mais je me calme tout de suite, ça remonte. Moins fort quand même , on tient le 12 km/h ici . Curieusement sur cette partie plus facile, je me fais doubler par plusieurs avions, d'où viennent-ils ? Je les soupconne d'avoir fait une pause au chalet vu leur état de fraîcheur. Je continue d'en doubler pas mal , ça encourage énormément.




3km du sommet, il y a des photographes qui prennent des photos et vous donnent un ticket pour la récupérer sur leur site payant. Idem aux 2km , 1km et sommet . Ils vous glissent le ticket dans la main.

2km , ça se corse, on repasse à 9 puis 10% pour le dernier km . Mais j'ai de la force, alors je reste sur le 28 et je reviens d'ailleurs sur le dernier qui m'avait dépassé. On sprinte comme des fous devant le photographe qui est content :-) .

Encore 200m pour une rampe réservées aux vélos et c'est le panneau du sommet du Ventoux .










La vue est magnifique, je prends plein de photos . On voit toute la Provence d'un coté, les Alpes de l'autre . Le tout dans l'univers typique du sommet du Ventoux . Un désert de cailloux sur les derniers kms.

Bon, il faut songer à redescendre . Direction Sault . En deux temps trois mouvements, me voilà déjà au Chalet Reynard. C'est là que la route bifurque vers Sault. N'espérez pas battre des records de vitesse dans cette descente. Il faut pédaler, la pente n'est vraiment pas très forte sur les premiers kms. Ca descend mieux ensuite. Jolis paysages, on est dans la forêt sauvage. La forêt s'arrête sur le bas, on est alors dans les vignes et cerise sur le gâteau, ça remonte sur 1,5 km pour arriver à Sault, très beau village provençal.

Il est 11h30, et j'ai faim. Je fais quoi ? Je mange mes barres ? Je passe devant la terrasse d'un café où je vois des cyclistes une pinte de bière à la main avec un gros sandwich. Je ne résiste pas et avale deux bières et deux sandwichs délicieux au paté , cornichons et saucissons avec du pain frais. La vie est belle :-)





Tout ça me donne des forces . Et si je remontais ? J'ai le temps ... Allez , il faut en profiter.

Me voilà donc reparti vers le Ventoux . 26km dans ce sens . D'ailleurs, j'aperçois le sommet, au loin, vraiment loin . Bigre, va falloir pédaler si je veux remonter tout ça en 2h .


Me revoilà dans les vignes . Le point positif , c'est que le GPS indique 16 km/h. Effectivement, ça monte moins fort dans ce sens mais je le savais au vu de la descente.

Ca monte plus fort pendant quelques kilomètres ensuite. Les forces reviennent, je descends les pignons et de ce coté je monte sur 34x19. Rien à voir .

Plus on monte, plus c'est facile d'ailleurs.

Je m'emballe d'ailleurs un peu sur les derniers kms avant le Chalet Reynard où je suis souvent a plus de 20km/h.

Sans trop le vouloir, j'y laisse sans doute un peu trop d'énergie.

Revoilà le Chalet Reynard, et on revient sur les derniers kms de ce matin .

Et là , ouille ! Le 34x28 ne tient que sur 2 km , après ça commence à faire mal aux jambes . Je mets le 32 ouf ça va mieux . Un gars me passe avec 0,5 km/h de mieux mais rien à faire, je ne peux plus accélérer alors que je l'aurais déposé le matin. Je m'applique à pédaler rond sans m'occuper d'autre chose . Les derniers kms sont durs et sur la dernière rampe de 10% je suis bien content d'avoir laissé la cassette de 36 qui me permet de finir sans me faire trop mal .

2ème arrivée au sommet,  2 minutes de plus que ce matin, pas mal quand même , même si j'étais parti pour mettre 1/4h de moins mais les jambes m'ont rappelé à l'ordre.

La descente vers Bedoin est beaucoup mieux que vers Sault. Pas un coup de pédale à donner, des beaux virages pas très durs à prendre, mais attention aux voitures, certaines coupent complétement le virage alors qu'un vélo arrive à 60 km/h !

Me revoilà à Bedoin en moins de temps qu'il faut pour le dire .

Un proverbe provençal dit " N'est pas fou celui qui monte au Ventoux , est fou celui qui y retourne".

Bon , je suis fou , alors je m'arrête à un café déguster une bière de Fada :-)