samedi 19 avril 2008

Dimanche 20/04/08: Barbizon -> Tip Top !


Départ à 7h45 de la maison , j'arrive à Fontainebleau 1/2 heure plus tard. Je suis sur le vélo vers 8h20 , sous un ciel couvert mais par une température clémente. Le début de parcours modifié par rapport à celui du 15 Mars tient toutes ses promesses : plus d'allées interminables mais des chemins ludiques, avec un single bien technique au passage. Je passe par la montée impossible que nous avions tenté sans succès avec Benoit et Hervé . Le U-Turn de la fourche Révelation du Segment trouve ici tout son intérêt : fourche baissée au maximum le vélo est bien mieux équilibré , ça passe , et même assez facilement : youpi ! L'entrainement de la Jean Racine est aussi bien utile, les côtes semblent plus faciles que d'habitude. Au bout de 3/4h, c'est l'entrée du super single. Et c'est parti pour une heure de plaisir , à zigzaguer dans tous les sens à fond les manettes. J'arrive au pied de la délicate montée vers la tour Denecourt. Le chemin est technique mais là encore, ça passe , sauf les 10 derniers mètres très raides avec les marches. Ensuite, retour vers le point de départ par les chemins sympas qui partent de la tour. En suivant un groupe de vététistes que j'ai rattrapé, je fais une légère erreur de parcours ( j'ai oublié de regarder le GPS ) qui me permet de découvrir un nouvel itinéraire et une belle grimpette. Il se met à pleuvoir assez fort et je ne suis pas en avance pour le déjeuner, donc je shunte la 2ème boucle et retour à la voiture après 38km et 2h42 de roulage à 14km/h de moyenne.


jeudi 17 avril 2008

Jeudi 16/04/08: Saulx

Demi-journée de congès aujourd'hui pour fêter les 8 ans de Nicolas . J'en profite pour faire une petite sortie à Saulx car il fait un superbe soleil ce matin. Bonne surprise: le sol a bien séché et les singles de Saulx sont nettement plus praticables que ces dernières semaines. Un vrai plaisir malgré une crevaison mal venue car je finis au sprint pour arriver à l'heure à l'école. 18km/h de moyenne, cela fait tout drôle après la Jean Racine.

mardi 8 avril 2008

Dimanche 13/04/08 : La Jean Racine




Après une semaine à scruter avec inquiétude les prévisions pessimistes de la méteo, le dimanche matin arrive enfin. Peu ou pas de pluie annoncée, les prévisions se sont améliorées in extremis. Je me pose quand même des questions au moment de m'habiller: tenue chaude ou légère ? Un coup d'oeil au thermomètre, il fait déjà 7°C à 5h30. Ce sera donc tenue légère + veste et cuissard imperméables. Je passe chercher Benoit et on quitte Savigny pour St Remy. On arrive peu avant 7h , à cette heure matinale, on trouve une place sur le parking le plus proche, super ça commence bien. Vu le profil du parcours, le Prophet est de sortie en version équipement light . Michel G. nous attend dans le hall, on récupère les plaques du 70km : plaques de couleur spécifique , car il y a un barrage filtrant pour les parcours 55,70 et 100. Cette année , ils n'empruntent pas le même itinéraire que les petits parcours. Très bonne idée, pour la première fois, on ne verra pas de bouchons sur la Jean Racine. A peine partis, mon compteur affiche 52km/h alors que je mouline sur le plateau du milieu, manifestement, il y a un souci. Pas grave, il reste le GPS. On entame par une première côte qui monte doucement, puis plus fort , puis très très fort. Un participant est déjà arrêté pour reprendre son souffle. Une petite pensée pour lui, il a du en baver. Et nous voilà partis pour 45 minutes de montées raides et de descentes ludiques. Les descentes sont nettement plus sympas que l'année dernière, pas la peine de rédiger le testament avec chaque pente, ça descend fort, mais en général avec une bonne adhérence et plein de virages amusants. On arrive au km 13, dont j'ai retenu à la lecture du forum de Vélo Vert, qu'il marque le début d'une partie de montagnes russes très physiques. Cela se confirme : raidars à 25% minimum et descentes dans la foulée, pendant 5 bornes jusqu'au ravito. Tout est passable sur le vélo, mais vu la longueur du parcours, on passe quelques parties très raides à pieds pour ne pas se carboniser. Ravito au km18 , très correct, organisateurs sympas. Le soleil brille merci aux dieux de la méteo qui sont avec nous. J'enlève la veste de pluie trop chaude et je mets le coupe vent "St Michel". Jusque là, tout va bien, les jambes tournent toujours sans difficulté. On repart, et les montagnes russes reprennent. Sauf que là, c'est carrément les montagnes de l'Oural: deux côtes sont infaisables à vélo et même à pied, le gars devant moi dévisse et redégringole sur 10m sous le vélo. Pfuuii... on est pas arrivés : le GPS affiche un petit 10.2 de moyenne. Ce tronçon jusqu'au ravito situé au km 37 nous fera faire plus de 700m de D+ en 17 km ! 1200m de D+ déjà au second ravito, c'est du très costaud. On est déjà moins vaillants, mais nous roulons à une allure raisonnable qui permet de ne pas trop puiser dans les réserves. Quelques avions du 100km passent avec 5km/h de mieux, respect à eux. Le soleil est maintenant franchement de la partie. Nous traversons un magnifique champ de clochettes bleues, sur un joli single, qui serait encore plus joli s'il n'était pas aussi gras. Dans l'ensemble, comparé aux randos des week-ends précédents, le terrain est correct. Mais il est quand même collant avec quelques bourbiers, et avec le D+, ça consomme de l'énergie. Mais l'habitude aidant, on passe les bourbiers plutôt facilement. Dans une côte bien raide, mon quadriceps se met à avoir quelques ratés, limite crampe. Fichtre, il reste 30 bornes, il va falloir faire attention. Je décide de vider le camel d'ici au ravito suivant pour réhydrater l'organisme. Km 46, nous voiçi au ravito spécifique au 70. Super ravito , avec fromage et saucisson. Miam ! Je bois trois gobelets , remplis le camel et fait un sort au saucisson. Voilà les accus rechargés. J'enlève le coupe vent et remonte les manches du maillot, il fait bon et les débuts de crampes sont probablement dus à une transpiration excessive. Nous repartons, le parcours devient moins difficile ( tout est relatif ... ), avec les premières portions de plat, complétement absentes jusque là. Au km 60, nous arrivons à St Remy. Tiens, erreur de parcours. Ah ben non, on tourne pour monter ... au château de la Madeleine. On emprunte un chemin que je n'ai jamais pris et qui monte raide. Bon pour une fois , on ne prendra pas les pavés. Alors qu'on aperçoit les murailles du château .. on redescend par un chemin puis des escaliers, pour prendre la route menant ... à la montée pavée. Gasp... La transmission de Benoit manifeste des signes de faiblesses et la chaine saute sur le petit plateau. Nous arrivons sur le vélo en haut ( presque tout le monde est à pied ) . Séance "huilage" pour le vélo de Benoit et petit pause bienvenue. On repart, sur un chemin bien roulant, quel plaisir de rouler enfin à une vitesse supérieure à 20km/h. Encore quelques côtes pour ne pas perdre le rythme et nous arrivons enfin à St Remy après une belle descente. Le soleil aidant, nous sommes plutôt en forme. Je décide de placer le démarrage de la mort qui tue, je tire comme un malade sur les pédales qui déclipsent toutes les deux d'un coup. Je me cogne le casque sur le guidon, manque de passer par dessus le vélo et dans un réflexe désespéré, j'arrive à me jeter en arrière. Je me retrouve à cheval sur le tube transversal, et les chaussures sur la route à 30 km/h avec les cales qui font des étincelles sous le regard stupéfait de Benoit et Michel qui se demandent ce que je fabrique. C'est juste une nouvelle figure, ne pas s'inquiéter. 300m plus loin, nous sommes arrivés. Deux sandwichs et un coca, et on remet les vélos dans la voiture, pile avant que la pluie de mette à tomber. Un pensée pour les participants du 100, bien que certains soient déjà arrivés. 185 personnes sur le 100km , mais 63 seulement auront réussi à venir à bout du parcours, qui rentre définitivement parmi les plus difficiles randos de France. Au final pour nous , 67 km à 11,1 de moyenne ( aie! ) et 2011m de D+ d'après Sporttracks, 1600m à l'altimètre du Vista HCX , 6h de roulage et 7h10 de temps total .

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Profil du parcours ( attention aux âmes sensibles ) : 67 km, 2011m de D+

samedi 5 avril 2008

Dimanche 06/04/08 : Trans Sud Essonne



Départ de la maison à 7h30 pour une arrivée à Boutigny vers 8h15. Malgré la météo très moyenne ( il a manifestement beaucoup plus cette nuit) , il y a du monde et on perd pas mal de temps pour trouver une place. Arrivée à 8h30 au gymnase, on retrouve Ludovic et Philippe E. aux inscriptions. Départ à 8h40, on rentre tout se suite dans le vif du sujet : le premier single est bien boueux et glissant. Première partie de rando sympa au niveau du parcours bien vallonné, mais la pluie de la nuit a (re)transformé le terrain en bourbier, c'est donc reparti pour une troisième rando consécutive dans la boue. Le Hutchinson Toro 1,85 monté pour l'occasion s'en sort bien, sans doute un peu trop gonflé car il finira quand même par patiner dans une côte bien glaiseuse et pourtant pas trop raide. Deuxième rando pour le Segment, les réglages sont meilleurs et le confort s'avère royal avec les 140mm de débattement, tout comme la maniabilité du vélo. Malheureusement, le terrain ne se prête pas trop aux excentricités. Ludovic qui s'entraine pour un raid de 300km le week-end prochain tient une forme olympique et imprime un bon rythme que seul Benoit parvient à suivre sans difficulté. Dans une descente technique et amusante, je me rend compte en bas que j'ai perdu mon compteur qui s'est décroché avec les vibrations du vélo. Comme le GPS est resté dans le camel, plus de kilométrage. Du coup, le temps me parait un peu long jusqu'au premier ravito situé à 24km du départ. Benoit et Ludo sont déjà arrivés et Philippe nous rejoint peu après. On grignote un peu et on repart pour la 2ème partie qui s'avère moins difficile en terme de D+ , mais toujours aussi boueuse. On arrive assez rapidement au 2ème ravito situé au km 35. C'est reparti , option 45km et non 55 km , le terrain n'est pas trop proprice à l'amusement et la moyenne n'est pas au top, donc autant raccourcir un peu le parcours. Ludovic appuie bien sur les pédales ( il faut prendre un peu d'élan pour passer dans les bourbiers en Python) , et nous le perdons assez rapidement de vue . Après une traversée de champ bien collante, on hésite quelques secondes devant une bifurcation du parcours : est-ce bien une boucle du 45km alors que le GPS indique déjà ... 45km ? Allez zoup , on prend la boucle qui est constituée d'un super raidillon super glissant , super impossible à monter . On essaie quand même avec Benoit , mais rien à faire, le vélo glisse de trop et ce n'est pas beaucoup mieux à pied vu que j'ai mis les sur-chaussures qui empèchent les crampons de la semelle de jouer leur rôle . Nous verrons malgré tout passer un concurrent sur le vélo, surement en tubeless, ce qui confirme que j'avais du trop gonfler l'arrière vu l'état du terrain ( 2,3 bars ) . Cette boucle me fait bien mal aux jambes à force d'essayer de passer les raidillons sur le vélo en patinant. On redescend pour aborder un single archi collant où la progression est vraiment difficile, avant de prendre une descente sur route et d'enquiller la célèbre montée finale de la rando de Boutigny. On se fait doubler en bas de la côte au grand damn de Benoit, mais notre audacieux ne fera pas long feu et on le reprend rapidement dans la montée . Je tente de monter en danseuse pour décrisper un peu les jambes mais je me rend vite compte que les crampes ne sont pas loin si je force , donc on finit tranquille tout à gauche pour arriver au gymnase. Vu l'état des vélos, l'option nettoyage est indispensable, mais il n'y a malheureusement qu'un seul jet d'eau, monopolisé par ailleurs par un quidam qui nettoie son vélo ... au pinceau ! Après 45 minutes d'attente, on lave les vélos avant de rentrer gelés dans le gymnase pour avaler un sandwich de 3 cm de long . Pas glop . Pour la peine, on repassera deux fois au sandwich ...

Au final , 47,8 km à 14,6 km/h de moyenne pour 880m de D+ .

Profil du parcours

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samedi 29 mars 2008

Dimanche 30/03/08 : Rando des Roys à Dourdan : dur dur !



Arrivée à 8h sur le parking du gymnase à Dourdan. Pas grand monde à cette heure matinale. Le changement d'heure et le temps ont manifestement découragé pas mal de monde. On retrouve Jerome, Ludovic, les deux Michel, Philippe sur le parking : Saint-Michel est présent en force, d'ailleurs , nous allons remporter la coupe du club le plus représenté que les organisateurs nous remettrons au retour. J'ai poussé tout le monde à choisir cette rando, le terrain de Dourdan étant sablonneux et donc moins sujet à la boue que celui de Cernay qui avait lieu en même temps. Bon, surtout , on ne tape pas ! Il semble que durant la nuit, quelques terroristes aient emporté le sable pour le remplacer par de la boue. J'envisage de porter plainte auprès de l'ONF. Bref, c'est parti et rapidement, le terrain s'avère plus que gras. Après un départ tranquille, le rythme s'accélère. Au bout de 15km, panne de turbo. Ce n'est pas la panne sèche , mais plus moyen de rouler vite. Est-ce le décalage horaire, le terrain , le pneu arrière qui me scotche au sol , le fait que j'ai laissé le Prophet pour une fois à la maison , les astres , un sabotage terroriste ? Peu importe l'explication, les faits sont là . J'adopte donc un rythme plus tranquille jusqu'au ravito où je compte bien me refaire une santé. Bon, c'est un peu raté, vu que le ravito est carrément famélique : jamais vu ça sur une rando : pain d'épice, chocolat et quartiers d'orange , point final. Je mange donc un barre sortie du camel et on repart. Rien à faire , pas moyen de suivre le rythme. On rattrape Jérome qui a aussi un peu de mal et était parti devant, et nous roulons ensemble. J'ai toujours faim et je m'arrête une minute pour manger une autre barre. Je repars pour rattraper Jérome , mais personne en vue . Une demi-heure plus tard, je suis toujours tout seul et là , gloups , horreur enfer et damnation, je me rends compte que je viens de repasser strictement au même endroit ! J'ai manifestement raté un truc, et je viens de refaire une demi-boucle supplémentaire soit environ 8km ! Vu l'état du terrain, ce n'est pas le top pour le moral. Un groupe arrive, je les suis . Je comprends mon erreur en voyant qu'en haut d'une côte , il fallait tourner à droite alors que j'ai tourné à gauche. Là où je n'ai pas de chance , c'est que j'étais retombé rapidement sur le balisage la première fois, donc , je n'ai pas réalisé mon erreur. Bon cette fois , c'est le bon parcours, sauf qu'il reste un bon bout de chemin pour aller jusqu'au ravito. Alors que j'envisage de mettre le GPS en mode cartographique pour trouver un itinéraire de retour à Dourdan , je rattrape au pied d'une montée, trois charmantes joggeuses. Je les suis dans la côte, que je ne vois pas passer ... :-) :-) . Finalement, alors que le GPS affiche déjà 45km ( au lieu de 37,5 ) , voici le ravito N°2. Benoit m'a gentiment attendu . Le ravito est le digne pendant du N°1 , pas grand chose à se mettre sous la dent. Je mets donc encore la réserve de barres à contribution. On repart, il parait que le parcours est moins gras dans sa 2ème partie. Hum... très discutable ! C'est même de pire en pire, surtout que la pluie s'en mèle. Le célèbre single de l'autoroute à Saint Quentin s'en trouve un peu gâché : pas moyen de prendre de la vitesse , le vélo est scotché. Arrive un petit raidillon, je tente le coup, mais le vélo patine à mort . Pied à terre : ça gliiiissssse , et paf , je me retrouve à terre faute de point d'appui. Même à pied, pas moyen de monter sur le chemin, je passe donc sur le côté sous l'oeil goguenard de mister Benoit qui observe la scène. Heureusment, on trouve quand même quelques portions de sable sur le single ( je le savais ! ) . La pluie augmente. Petite pause, pour manger la réserve de barres de Benoit, je suis toujours affamé. Après quelques ultimes efforts, c'est avec plaisir que nous voyons arriver le gymnase non sans avoir parcouru quelques allées transformées en infâme bourbier. Au final, 61 km et 1200m de D+ pour moi ( après filtrage de ma boucle supplémentaire, le parcours faisait 54,6km et 1100m de D+ ) . Dans la série des bizarreries du jour, le GPS affiche 12,2 de moyenne mais l'analyse du fichier annonce 13,2 . Décidemment, drôle de journée . Bon entraînement psychologique en tout cas pour la Jean Racine , sauf que si le temps ne s'améliore pas rapidement , le 70km de la JR va être inhumain avec les 2000m de D+ annoncés.

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Profil du parcours (filtré ) : 54,6 km , 1100 m de D+

vendredi 28 mars 2008

Samedi 29/03/08 : sortie à Saulx

Sortie à Saulx cette après-midi avec Benoit . Objectif : tester le petit frère du Prophet qui a été livré ce matin , histoire de vérifier avant la rando de demain que tout est bien serré sur le vélo et que les réglages sont ok. En effet, j'ai vendu mes anciens vélos et profité de soldes défiant toute concurrence pour acheter sur Internet un Qkikes Segment Ed Two ( petite marque française du Nord de la France ) , afin de disposer d'un second VTT avec une géométrie plus sur l'arrière que le Prophet histoire de faire quelques progrès en descente. Test très concluant : le vélo est super maniable , très rassurant en descente et à ma grande surprise, le rendement reste excellent. Terrain plutôt gras à Saulx, il fallait bien choisir les endroits où passer pour ne pas finir embourbé. Ceci dit, comparé à la rando de lundi dernier à Blois, c'était presque sec !

lundi 24 mars 2008

Lundi 24/03/08 : La Molineuvienne ( Loir & Cher )



En lisant le journal local samedi, j'ai découvert une annonce pour une randonnée VTT près de Blois. Ce n'est pas trop loin de Freteval : 45km environ. Donc, je décide d'y participer. Il y a deux parcours: 33 et 53 km. Le site internet du club local annonce 250m de dénivelé sur le parcours 53km (!) , je m'attends donc à une randonnée plate et très roulante dans de grandes allées forestières. Le lever lundi matin est un peu difficile : pas super motivé vu le parcours proposé et j'ai un peu mal aux jambes avec ma balade en terrain mou de la veille, je ne suis pas un grand amateur de ce type de terrain. Bon, on finit par se lever quand même, petit déjeuner et je décolle vers 7h45 direction Molineuf où j'arrive à 8h20. Surprise: Molineuf se trouve en plein dans la forêt domaniale de Blois , en bas d'une descente de 2km ! J'ai un gros doute du coup sur le dénivelé annoncé vu qu'il va bien falloir monter cette côte au départ. Par ailleurs, la traversée de la forêt m'a permis d'apercevoir des chemins forestiers qui ont l'air très boueux. J'opte donc finalement pour le 33km, quelque peu méfiant sur le terrain. 8h30, c'est parti. Je suis un groupe de locaux qui mène un bon train. Première côte : bon , va falloir chauffer la machine, un petit coup de danseuse et zoup, je largue les locaux. Tralala, tralalère. Hum ... au bout d'1km , je ne suis pas loin d'avoir déjà dépassé le dénivelé annoncé : c'est quelle dure cette côte. Manifestement, le gars qui a fait le site web ne doit pas connaitre la bonne définition du D+ . On tombe les vitesses, et on adopte un rythme plus tranquille. Caramba ! Ca revient derrière . Bon, je décide finalement de suivre ce petit monde. On redescend par un chemin bien glissant et on prend un chemin le long d'un champ. C'est gras, on n'avance pas. Et hop, on remonte dans la boue. Dur dur, ce n'est pas grande forme ce matin. Petit bout de route en haut, cela me permet de reprendre les 100m que j'ai perdu sur le groupe. Et on rentre dans un très beau single qui tourne, monte et descend en permanence, mais sur de la terre argileuse qui glisse un maximum. Le vélo part dans tous les sens , je maitrise moyennement. Au bout de 3 à 4 km très sympa bordés de neige, on reprend un grand chemin blanc. Je tombe les vitesses histoire de rattraper mes petits camarades du jour qui m'ont largué dans le single, les jambes ont toujours du mal à tourner. Tête dans le guidon, la vitesse monte. Au bout de quelques minutes, je réalise qu'il n'y a plus personne devant. Bizarre : soit je suis tombé sur l'équipe de France de contre la montre, soit j'ai raté quelque-chose. L'option 2 semble probable. Demi-tour . Effectivement, je viens de faire 3km pour rien , je retrouve le chemin, et c'est reparti pour un joli single qui glisse avec pas mal de boue , mais pas collante heureusement. Par ailleurs, il y a beaucoup de ruisseaux dans la forêt: les passages de gués se répétent régulièrement, penser à mettre les pédales à l'horizontale sous peine de pieds mouillés. En fait, 70% de la rando va se dérouler sur des singles superbes mais de plus en plus boueux. Il n'est pas rare de faire un bon km à 8km/h avec les roues qui patinent. Bonne surprise : le Continental Explorer devant fait merveille et la direction reste contrôlable. Le Schwalbe Smart Sam derrière a plus de mal mais ne s'en sort pas si mal. L'habitude aidant, je cesse d'essayer d'éviter les flaques et je m'habitue à voir le vélo zizaguer dans tous les sens. De toute façon, je suis couvert de boue malgré les gardes boue qui font de leur mieux. On arrive sur un raidillon sévère , tout le monde essaye de grimper à pieds en s'accrochant aux branches. Le moral dopé par le coté ludique de la rando, je tente le coup : turbo on, je donne toute la puissance et miracle, le vélo monte malgré les racines et le patinage de l'arrière. Super ! Un petit frisson dans l'échine, moral cette fois au beau fixe, les jambes reviennent. Tiens, au fait , 25km depuis le départ, où diable est passé le ravito ? Je me dis que vu le peu de monde, ils ont du l'annuler. Bon , pas grave j'ai des réserves dans le camel. Et ... 2km plus loin, voilà notre ravito ( étonnant comme emplacement sur un parcours censé faire 33km ). TOP le ravito ! Vin chaud, rillettes, tartines de confitures de toutes sortes , jus d'orange, pâtes de fruit, oeufs de Pâques (!!! ) etc ... en plus des denrées classiques. Petite pause, nettoyage de la transmission dans un ruisseau car elle se manifeste par des craquements sinistres , le vélo étant couvert de boue. Finalement le parcours fait plutôt 38km que 33. Je repars , nouveau single , cette fois , c'est le Vietnam ! Les roues s'enfoncent de 10cm, la boue ne colle pas mais la progression est très difficile. Les ruisseaux font facilement 30cm de profondeur , il faut bien choisir l'endroit où traverser. Mais ça passe, le vélo avance toujours. Je rattrape d'ailleurs pas mal de monde, dont le groupe du départ qui est à pied , la boue a fatigué les organismes mais aussi les vélos, il y a beaucoup de bris de transmission. On enchaine sur un single en devers avec racines, c'est un peu holiday on ice et il y a du monde en bas dans le fossé, heureusement, sans mal . Mais ça passe toujours. Et enfin, la récompense : une super descente de 2km sur un terrain curieusement sablonneux (plutôt atypique dans le coin) . Arrivée peu avant 12h , heureusement, il y a de quoi laver les vélos. Au final 38km, pour 521m de D+ au GPS à 13km/h de moyenne . Très belle rando très ludique malgrè la boue. Moi qui n'aime pas la boue, je me suis surpris à apprécier ce parcours. Finalement, la boue , c'est comme le sable : il faut foncer tout droit sans se poser trop de questions.



Profil du parcours : 521m de D+ sur 38km

Cliquer sur la photo du début pour voir l'album photo de la rando .

Dimanche 23/03/08 : balade à Freteval



En ce week-end Pascal, nous avons prévu de rendre une petite visite à la belle famille à Fretaval, près de Vendome. La méteo de ce dimanche matin s'avère correcte: temps froid mais beau soleil. Lever à 8h, en prévision d'une petite balade programmée sur le GPS. Freteval possède plusieurs itinéraires VTT que je connais bien, mais j'ai décidé de profiter de mon nouveau Vista HCX avec cartographie intégrée pour améliorer un peu le parcours. Départ par l'itinéraire habituel qui s'avère plus difficile qu'à l'habitude. Le sol est très mou et c'est in extremis que j'arrive en haut de la première côte, la roue arrière ayant une tendance affirmée au patinage. Les 10 premiers kms sont physiques : le rendement est franchement desastreux, les roues s'enfonçant dans l'herbe du chemin. J'emprunte néanmoins mon nouvel itinéraire qui s'avère finalement peu judicieux : la forêt traversée est privée et j'arrive rapidement à une clôture gardée par des barbelés et deux molosses féroces. On improvise donc un itinéraire bis ( merci la carte sur le GPS ) pour rentrer à la maison en visant des chemins plus roulants. Retour au bout d'1h40 d'efforts pour un petit 16 km/h de moyenne. Fausse manip en arrivant , j'efface la trace du GPS ! Pas trop grave elle ne méritait pas d'être conservée .

samedi 15 mars 2008

Samedi 15/03/08 : 20 km de singles à Fontainebleau

Au vu de la méteo très pessimiste pour dimanche , et de la température agréable de ce samedi, nous décidons avec Benoit d'avancer la sortie dominicale au samedi après-midi. Départ pour Fontainebleau à 15h sous un temps qui se couvre, mais avec 19°C au thermomètre ce qui permet de ressortir cuissard court et maillot à manches courtes, un vrai plaisir. L'objectif est de tester un parcours trouvé sur le Net, qui annonce quelques beaux singles. Départ du parking de la N7 à Barbizon, 1ers kms classiques avec la côte du Rocher Cuvier. Après un départ vallonné, nous entamons une longue serie d'allées un peu monotones. Où sont les singles ? Après 18km, on rentre enfin dans le coeur du sujet. Et là , c'est le bonheur total : chemin qui tournicote dans tous les sens , monte , descend. C'est un régal et on appuie sérieusement sur les pédales pour profiter de ce magnifique terrain. Montée ludique vers la tour Denecourt, avec rochers et racines, mais ca passe - presque - partout. Et on repart sur les singles après la tour Denecourt. La nuit tombant, on shunte un peu la fin de parcours pour arriver pile-poil avant l'averse après 39km très sympas et 550m de D+.

samedi 8 mars 2008

Dimanche 09/03/08 : petit decrassage à Barbizon

Dur dur de se lever ce matin, après une semaine à 2000m d'altitude, l'organisme a un peu de mal à se réadapter à la région parisienne. Départ de la maison à 9h pour rejoindre le parking de la N7 à Barbizon. Au programme, une boucle allégée, car les cuisses sont encore raides après une semaine de ski intensif. Heureusement, malgré les prévisions méteo pessimistes, le temps est tout à fait correct , couvert mais pas froid. A 9h30, départ tranquille histoire de se réhabituer à pédaler. La première côte tire dans les jambes, il manque un télésiège ! Au bout de 15km, cela commence à aller nettement mieux et j'arrive enfin à retrouver un rythme plus correct. J'en profite pour prendre une petite descente raide dans le sable, et elle parait finalement bien plate comparée à la piste noire du "Bois de L'ours" des Arcs 2000. La pluie faisant son apparition, retour au parking après 25km agréables et un tout petit 410m de D+, décidemment cette forêt est vraiment superbe.