samedi 27 septembre 2008

Samedi 27/09/08 : montée impossible à Saulx

Parc Asterix au programme de ce dimanche. J'avais donc prévu une sortie à Saulx ce samedi histoire d'entretenir quand même la forme. Temps au beau fixe pour aujourd'hui . J'en profite pour tenter la montée impossible de Saulx avec le Prophet, n'ayant jamais reussi à la passer avec ce vélo. Mais la nouvelle tige de selle permet un réglage plus optimisé de la position pédalage, donc je me dit que cela peut passer. Première tentative ratée pour cause de chataignes faisant patiner la roue arrière. Je retente sur une autre trajectoire, en montant les 3/4 de la pente sur la droite ( plus raide, mais meilleure adhérence ) puis en coupant en diagonale arrivé au 3/4 , où il faut lâcher les watts pour passer la zone caillouteuse sur l'élan. Et ça passe, youpi , YES ! VICTOIRE !!! . Je refais la montée dans la foulée en passant par le petit chemin à droite histoire de faire un peu de fractionné puis parcours classique via Nozay. 39 km et 575m de D+ pour une sortie bien agréable avec un temps enfin plus chaud que ces derniers jours.

mercredi 24 septembre 2008

Mercredi 24/09/08: sortie autour de Poissy

Depuis le temps que nous devions rouler ensemble avec Thierry, un collègue de PSA, l'occasion se présente enfin ce mercredi où nos emplois du temps coïncident pour une petite sortie en forêt de Saint Germain organisée par Pierre. Stéphane et Philippe, nouveaux venus dans le communauté vététiste sont aussi de la partie. Pour l'occasion, j'ai récupéré un bout du parcours de "l'Escapade du Petit Prince", randonnée organisée en novembre par le club de la ville de Poissy. Au programme, forêt de Saint Germain puis une petite boucle dans la forêt de Marly, plus intéressante coté denivelé. Départ à 17h40 depuis le parking à l'entrée de la forêt. Petite erreur d'interpretation de la trace GPS qui nous amène dans un cul de sac difficilement praticable. Demi-tour pour retrouver le bon chemin, et nous nous retrouvons sur un très joli single que 4km, bien agréable avec de multiples zigzags. Après 7km de roulage, nous montons en direction du Lycée Agricole de Saint Germain pour rentrer dans la forêt de Marly. Quelques petites côtes qui générent d'impressionnants craquement dans la transmission de Thierry. La cassette est neuve, sans doute un problème de chaine un peu usée qui pose problème avec la nouvelle cassette. Une pente un peu plus raide creuse quelques écarts et nous faisons une petite pause ravito au sommet. Je jette un oeil au GPS , et je note qu'à proximité du parcours théorique, un chemin coupe les lignes de niveau à 90°, annonciateur d'une bonne petite montée. La tradition veut que tout ravito soit suivi d'une côte bien raide, petit détour pour aller voir, il ne faut pas faire mentir la tradition. Ca monte bien, le 22 dents est de sortie pour l'occasion. On redescend dans la foulée par un chemin qui se termine dans une zone un peu boueuse comme la forêt de Marly en a le secret. Pierre, qui pratique régulièrement le coin traverse sans se poser de question mais ce n'est pas le cas du reste de la troupe qui préfère salir ses chaussures que ses pneus. Quelques métres plus loin, au passage d'un petit tronc d'arbre, bruit bizarre et la roue avant se bloque soudain. Le pneu vient de légérement déjanter perdant tout son air. Heureusement, le latex fait son effet , un coup de pompe et c'est reparti. Nous retrouvons bientôt le lycée agricole, où Philippe, prudent dans les montées précédentes, place l'attaque de la mort qui tue au pied de la dernière difficulté du parcours. Néanmoins, il manque encore un peu de foncier pour tenir le rythme jusqu'au sommet. Retour jusqu'à Poissy à travers la forêt de Saint Germain sur un parcours plutôt roulant. 20 km bien agréables, par un beau soleil et sur un terrain sec dans l'ensemble.

Cliquer sur la photo en haut à gauche pour voir l'album photo de la sortie

dimanche 21 septembre 2008

Dimanche 21/09/2008 : de l'Yvette à l'Orge ( rando de Savigny )


Le collège de ma fille organisant un voyage en Italie ( Rome , Pompei , ... ) avec un départ ce dimanche midi, la rando de Savigny s'imposait comme seule solution compatible avec le timing de la journée. Après une semaine bien chargée au travail et un virus qui m'a bien fatigué toute la semaine, je ne me sentais de toute façon pas trop en forme. Lever à 8h ( presque une grasse matinée ) un bon petit déjeuner et il n'y a plus qu'à se laisser descendre vers le bas de Savigny pour une arrivée aux inscriptions à 8h45. Je récupère une plaque de cadre et un ticket pour le repas à l'arrivée en échange de 4€. Départ pour le 35km à 9h. Je connais le parcours par coeur ou presque puisqu'il s'agit de mon terrain d'entrainement. Pour une fois, je peux rouler le nez dans le guidon, pas de risque de rater les bifurcations. Il fait très beau mais frais , 8°C ce matin, il va bientôt falloir ressortir le cuissard long. A ma grande surprise, les jambes ne vont pas si mal que cela ce matin. Je fais donc le parcours avec un bon rythme. Au passage, je decouvre une nouvelle variante dans la forêt de Saulx pour la descente du retour. A noter, le passage était sympa. Retour un peu avant 11h , pour 36,3 km ( y compris l'aller jusqu'au gymnase ) , 430m de D+ et 19,7 km/h de moyenne, le terrain était bien sec .

A noter : l'organisation de cette rando était particulièrement soignée : accompagnateurs pour les petits parcours, signaleurs à toutes les intersections , balisage et ravitos sans reproche.

samedi 13 septembre 2008

Dimanche 14/09/08 : La Rando des Renards


Après avoir récupéré Benoit et Hervé, nous arrivons peu avant 8h à Montigny. Inscription rapide, en échange on nous donne une jolie plaque de cadre. Un petit café ( sans sucre ! ) et nous partons vers 8h30 pour le parcours 62km ( ou 65, ou 67 , les indications divergent sur les différents panneaux) . Le temps est couvert et frais ce matin. Les premiers kms sont roulants et nous rejoignons rapidement la forêt domaniale de Port Royal. Le soleil a rapidement remplacé les nuages et il fait maintenant très beau, mais toujours frais. Pas bien réveillé ce matin, je réalise soudain que je n'ai pas allumé le GPS. Arrêt rapide peu après être passé le long du circuit Beltoise où tournaient quelques belles voitures de sport. Les 18 premiers km jusqu'au ravito sont assez faciles, à peine deux côtes à se mettre sous la dent. Je me dis que si les 1000m de D+ annoncés sont bien présents, il vont être concentrés sur la zone située en vallée de Chevreuse. Et effectivement, à peine repartis du ravito, nous trouvons la première belle côte du parcours. Pendant 15 kms nous allons enchaîner les montées raides et les descentes techniques, sur un parcours qui présente quelques tronçons communs avec celui de la Jean Racine. Mais la zone est ici encore mieux exploitée avec notamment quelques singles et quelques descentes ludiques mais techniques. Deux avions nous doublent dans une des rares zones plates, mais curieusement, ils ne semblent pas apprécier le technique et nous les rattrapons petit à petit dans un single tournicotant pour faire la jonction en haute d'une descente bien raide. Benoit s'engage juste derrière un de nos deux vététistes. Au vu de la pente, j'apprécie ma selle télescopique. Au passage d'une racine, la roue arrière de Benoit décolle d'une dizaine de cms. A peine reposée, le vététiste qui le précède pile soudainement alors que le plus dur était passé. Arrêt sur la roue avant, l'arrière monte, monte , ... lentement . Malheureusement, le vélo qui bloque Benoit ne redémarre pas, et c'est l'OTB , avec bascule dans la pente et une chute de 2m , heureusement dans les fougères. A cet instant, deux préoccupations majeures: vérifier que Benoit est indemne et je peste de ne pas avoir pris un appareil photo plus pratique que mon GSM. Pas le temps d'immortaliser la scène, pourtant rare, d'habitude, c'est moi qui suit l'acteur de ce genre de scène. Le levier de frein en a pris un coup et l'os du piston est sorti de son logement. On repart pour une super grimpette bien raide que je passe sur le vélo et on s'arrête en haut pour les réparations. Après quelques minutes, tout est ok , nous repartons. Le parcours est bien physique dans cette zone mais les chemins sont superbes. Une montée raide dans les fougères oblige tout le monde à mettre pied à terre. Je tente l'impossible mais rien à faire, c'est trop raide et au final , je perds du temps par rapport à ceux qui ont tout monté en marchant. Dans la descente qui suit, je tape légérement un arbre avec le guidon, et je pars faire un petit tour dans les fougères . Pas de chute, mais la roue arrière est bloquée par un amas de fougères qui s'est enroulé sur le moyeu et je perds plusieurs minutes à la débloquer. Je ne reverrai Benoit et Hervé qu'au ravito suivant. Au passage, encore quelques belles descentes, donc une avec une marche de 60cm , qu'Hervé n'aura même pas remarqué, concentré qu'il était à la poursuite d'un autre concurrent. Le profil du parcours convient bien à son style, il va prendre pas mal d'avance sur cette partie , suivi à quelque distance par Benoit. Après le ravito 2, le parcours est un peu plus facile , mais reste encore bien vallonné. Toujours plein de beaux singles. Dans la dernière côte avant le ravito, c'est cette fois la chaine qui se coince entre le pédalier et le petit plateau. J'ai beau tirer aussi fort que possible, pas moyen de la décoincer. Finalement , j'y arrive en retournant le vélo et en désserant la roue arrière. Arrivée au ravito 3 où les bénévoles nous indiquent que les 12 derniers kms sont roulants. Effectivement, la fin de parcours est effectuée à allure TGV ce qui fait remonter la moyenne qui avait fortement chuté depuis 30km. Au final, 62,2 km en 4h09 et 1030m de D+ pour ce beau parcours. Juste une petite critique pour le balisage, vraiment au "juste nécessaire" et qui demandait de faire attention pour ne pas rater une bifurcation.

Cliquer ici où sur la photo en haut à gauche pour voir l'album de la rando

Profil du parcours ( manque les 6 premiers kms , GPS pas allumé )

dimanche 7 septembre 2008

Dimanche 07/09/08 : Le Bon Saint Arnoult ... deux pour le prix d'une

Quelle rando faire ce dimanche ? Il y avait l'embarras du choix en ce weekend de rentrée avec plusieurs organisations proposant des parcours intéressants. Malheureusement, la météo ne semblait pas vouloir être avec nous. Après un petit échange de mail dans la semaine, Hervé est partant pour cette fois, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de rouler avec lui. Son vélo est enfin équipé de freins neufs. Lever à 6h30 et je passe récupérer Benoit puis Hervé. Il pleut un peu, nous optons donc pour le Bon Saint Arnoult, rando dont nous gardons tous de bons souvenirs et dont le terrain est à dominante sablonneuse ce qui devrait limiter la boue. Une grosse demi-heure plus tard nous sommes sur place. Miracle, il ne fait pas si mauvais temps et pour l'instant, pas de pluie. Après la séance d'inscriptions, nous partons sur le 55km. J'ai prévu de rentrer assez tôt à la maison et il faut récupérer des efforts de la semaine dernière, donc pas de 70km pour cette fois. Mais j'ai une belle envie de rouler ce matin et les jambes tournent toutes seules. Manifestement, l'AltaVTT n'a pas laissé de séquelles bien au contraire, la forme est là. Je pars sur un bon rythme et Benoit et Hervé sont légèrement derrière. Arrivé au sommet d'une côte sablonneuse, je décide d'enlever le coupe vent car le soleil fait son apparition et il commence à faire bon. Je vois arriver Benoit et Hervé, qui ne s'arrêtent pas. Je mets rapidement le coupe vent dans le filet du camel et de repars le couteau entre les dents pour les rattraper ( en fait, Hervé s'était arrêté pour enlever aussi son coupe vent , mais je ne l'ai pas vu ) . Une ligne droite, j'enclenche le 44x11 et fonce à 30km/h le nez dans le guidon pour recoller. Damned, ils avancent les rascals : rien à l'horizon . Je continue sur un rythme élevé pendant 25 minutes jusqu'au moment où il me semble reconnaître les lieux , qui ressemblent ... à l'aire de départ. En fait, je n'ai pas vu une bifurcation à gauche peu après notre arrêt et je viens de faire le parcours 14km ! Me voilà revenu au point de départ . Flûte de zut ! Un petit coup de fil à Benoit pour le prevenir, et je sors la carte puis le GPS du camel pour regarder si je peux trouver un moyen de couper pour les rejoindre. Pas évident, et la carte est un peu petite pour identifier un détail permettant de programmer le GPS. Au passage je constate avec horreur que j'ai perdu le coupe vent, mal fixé dans le filet du camel. Je décide donc de repartir sur le 55km , mais en reprenant le 14km à l'envers dans l'espoir de retrouver le coupe vent. Je suis la trace sur le GPS ce qui me permet de trouver la bifurcation manquée. J'appuie aussi fort que possible sur les pédales, dans l'espoir ( déraisonnable ) de rattraper Benoit et Hervé à un ravito . Mais ils ont presque 1h d'avance. Les jambes tournent toujours super bien, je monte toutes les côtes en force sur le plateau du milieu ce qui me permet de remonter pas mal de monde . Bien qu'offrant un dénivelé respectable, le terrain semble plat en comparaison de l'AltaVTT. Le parcours est superbe, avec pas mal de singles sauvages dans les bruyères. J'arrive enfin au ravito, au bout de 33km ( au lieu de 18 normalement ) . Benoit et Hervé sont repartis depuis longtemps. Arrêt rapide, je repars sur le même tempo. Peu après le ravito, je rattrape un groupe que nous avions dépassé au départ : cela me remonte le moral . Quelques côtes bien raides dans cette seconde partie de parcours, le petit plateau s'avère nécessaire à trois reprises, mais tout passe sur le vélo. Plusieurs descentes très ludiques avec de multiples virages relevés. Le parcours est vraiment bien tracé. Je rattrape un groupe mené par une jeune femme qui descend prudemment. Je profite d'un passage plus large pour doubler , et arrivé en bas de la descente , j'entends une voix me dire "tu n'aurais pas perdu un coupe vent ?? " Miracle, j'ai rattrapé le gars qui avait gentiment ramassé mon coupe vent tombé par terre. Tout est bien qui fini bien ! Arrivée au 2ème ravito après 52km . Je mange quelques bananes et quelques barres du camel . Je ne m'attarde pas, l'horaire tourne j'étais censé rentrer tôt à la maison... Tiens, serait-ce les efforts qui commencent à se faire sentir ? J'ai le sentiment que le vélo est un peu scotché dans une côte sablonneuse. Arrivé en haut, virage à 90° , et sensation de flou important à l'arrière. Je regarde ma roue arrière et voit que le pneu est quasi à plat. Il ne manquait plus que ça. Comptant sur mon montage Latex pour s'auto réparer, je me contente de regonfler. Encore quelques beaux raidillons, montés en rythme d'autant que je poursuivi par un Specialized carbone qui mène bon train et me signale que le pneu arrière est un dégonflé. Espérons que cela tienne jusqu'à l'arrivée qui ne doit plus être trop loin . Nouvel erreur de parcours au passage, suivant sans regarder le Specialized qui prend tout droit après une traversée de route où il fallait tourner à gauche. Demi-tour sur quelques centaines de mètres et c'est le dernier passage en forêt avant d'arriver à Saint Arnoult peu après 13h. Les 2 derniers kms se font à allure plus réduite car le pneu est à nouveau fortement dégonflé. Je retrouve Benoit et Hervé à l'arrivée. Au final , 69km en 4h02 , 1240m de D+. Je suis content de ma journée: beau parcours, beau temps malgré les prévisions pessimistes et bonnes jambes .



Profil du parcours

vendredi 29 août 2008

Dimanche 31/08/08 : AltaVTT

Départ samedi à 14h direction Villefranche sur Saône après avoir récupéré Benoit. La circulation est fluide, mais la maréchaussée est de sortie et nous respectons scrupuleusement les limitations. Arrivés à Belleville nous prenons la direction de Claveisolles, point de départ de l'AltaVTT pour reconnaître les lieux et voir s'il est possible de récupérer les dossards. Depuis Belleville, la route qui mène à Claveisolles est très belle, serpentant dans le Haut-Beaujolais. Nous nous retrouvons rapidement sur une toute petite route de montagne avec de nombreuses epingles à cheveux. Après 30 minutes depuis Belleville, nous voici à Claveisolles. On repère un panneau parking mais le parking en question ne possède qu'une dizaine de places . Bigre, cela semble quand même un peu léger. Finalement, en nous retournant, de l'autre coté de la rivière nous découvrons le vrai site de départ où Eric Davaine, "la voix" du VTT en France, officie déjà pour la rando des enfants qui a lieu le samedi. Nous récupérons la plaque du vélo et aussi un dossard équipé d'une puce de chronométrage. Au passage, le bénévole nous rappelle que le 80km est costaud. Nous repartons, direction Villefranche où nous avons reservé notre hôtel. Belleville aurait été plus approprié car moins loin, mais il fallait connaitre les lieux pour le savoir. Claveisolles étant un tout petit village, il n'y a pas d'hebergement sur place hormis une petite auberge. On dépose les bagages à l'hôtel et nous repartons direction Montmerle, où Franck, une relation de travail passionné de VTT nous a gentiment invité à dîner. Dîner très agréable, il fait très beau, et nous bavardons toutes la soirée en parlant vélo avec Franck, sa famille et ses amis. Pâtes au menu. Nous essayons de les convaincre de nous accompagner sans grand succès, le parcours est réputé pour sa difficulté. Retour à l'hôtel, on accroche les plaques et le dossard et dodo. Lever un peu difficile le matin, on s'est couché un peu tard. Tout est fermé, donc barres de céréales pour le petit déjêuner. Arrivée à Claveisolles à 7h40, un SMS de Franvk nous informe qu'il déclare forfait. Le temps de boire un café ( j'ajoute un sucre, pensant à mon ami Hervé qui prétend que cela entraine un risque d'hypoglycémie ) et nous nous installons sur la ligne ou Eric Davaine et le président du comité d'organisation nous briefent sur le parcours tout en rappelant que c'est dur. Et c'est parti, youpi ! Temps au beau fixe nous allons pouvoir profiter du paysage. Les premiers partent à toute vitesse, inutile d'essayer de suivre. Après quelques kms assez faciles, on entame la première difficulté du parcours. On va monter pendant une bonne heure sur un terrain pas toujours facile car les passages raides sont souvent aussi très caillouteux. Je ne me sens pas super bien et au bout de 30 minutes, les jambes se mettent à flageoler. Hervé avait raison avec son café sucré à eviter ! J'avale un gel "coup de fouet" et quelques minutes plus tard, cela va mieux et j'arrive au premier ravito 10km après le départ, en haut de la côte où Benoit m'attend . Le parcours est taillé pour lui, on montera toute la journée et il peut exprimer en toute latitude ses talents de grimpeur. On repart, avec rapidement une belle descente technique dans les cailloux avec de grosses marches. Après encore quelques montées entamons une partie descendante pour arriver au ravito 2 à 26km du départ. Grosse surprise: il y a juste de quoi boire et rien à manger ! Carton jaune aux organisateurs, sur un parcours aussi difficile, on peut quand même s'attendre à des ravitos bien fournis. La comparaison n'est pas flatteuse avec le raid de Remiremont. Heureusement, nous avons prévu de quoi tenir toute la rando dans les camels. On repart, le parcours est plus facile et à dominante descendante. Je suis donc étonné de découvrir le ravito 3 moins de 30 minutes après le précédent au détour d'un village. Nous passons sans nous arrêter ( il y avait à manger cette fois ) . Direction le ravito 4 que nous atteignons au bout de 45 kms et après une côte bien raide dans l'herbe humide qui casse un peu les jambes. Je mets un point d'honneur à tout monter sur le vélo. On se restaure ( un peu ) au ravito, remplissage du camel qui est vide. A noter que le ravito est en plein soleil. De retour sur les vélos, on se retrouve rapidement dans la difficulté majeure du parcours. Nous allons monter pendant près de 13km, sur des pentes raides et caillouteuses, passant de 350 à 900m d'altitude, avec quelques descentes dans l'intervalle pour mieux remonter derrière. Dur dur, Benoit qui tient la super forme aujourd'hui s'envole devant. Le terrain est fait pour lui, nous sommes à BenoitLand . La montée est interminable, sous un soleil de plomb dans sa première partie, avant de rentrer dans la forêt. J'alterne comme tous les concurrents roulage et poussage, certaines parties étant trop défoncées pour passer sur le vélo. Plusieurs fois, j'appuie par mégarde sur la commande de ma selle telescopique Gravity Dropper dans une tentative désespérée de trouver des pignons supplémentaires sur la cassette. Et zoup, je me retrouve en position selle basse en plein raidar. Je ne retrouve Benoit qu'au ravito 5 vers le km 58. Cette fois , il y a des sandwiches au saucisson, du Coca, miam , ça fait du bien. On reprend le parcours et après avoir traversé une route, nous voyons une personne en quad qui nous fait signe, nous partons tout droit suivant le geste. Erreur fatale, ce n'était pas un gars de l'organisation! Cela nous vaut 5km et 23 minutes de détour. Nous finissons par comprendre notre erreur ne voyant plus de signalisation aux intersections, donc on fait demi-tour pour retrouver le parcours. Dommage, il était sympa ce sentier. On entame une belle descente rapide où je manque de tomber, le roue avant se dérobant dans les cailloux. Le temps est un peu moins chaud, cela fait du bien. Arrivé à une intersection, un bénévole s'étonne de nous voir et nous explique que ne nous ayant plus vu sur le parcours, les quads de l'organisation commencent à débaliser. Il les prévient de stopper l'opération. On arrive au ravito 6 où toute l'organisation nous attend s'attendant à nous voire détruits. Nous leur expliquons que nous avons rallongé le parcours, pour faire durer le plaisir. Le détour de 5km m'a fait le plus grand bien car le terrain était plus roulant et j'ai évacué les toxines dans les jambes qui sont de nouveau opérationnelles. On repart donc sur un bon rythme, avec la pression, car les quads nous suivent. Nous appuyons donc au maximum sur les pédales, encore quelques côtes de 200 ou 300m de D+, mais cela semble facile en comparaison de ce qui précédait. J'essaie désespérément d'enclencher le mode TGV, il reste un peu d'essence, mais on se contentera du mode TMV pour aujourd'hui. On arrive quand même à rattraper des concurrents, ce qui nous libère de la pression des quads. Et après encore quelques montées ( c'est dingue, ça monte tout le temps ce pays ) , on arrive à Claveisolles après 8h20 sur le vélo, 7h de roulage pour Benoit et 7h20 pour moi. Si on enlève les 23 minutes de détour, le temps est exactement conforme à mes prévisions. Je suis bien fatigué à la descente de vélo. 86km, 2830m de D+ au bilan de la journée. Il faut ajouter 8l de boisson pour alimenter le moteur, en plus des barres, gels et des ravitos et des dizaines de manipulation de la commande de la selle telescopique qui s'est révélée une excellente alliée sur ce parcours. Un repas et un sac à dos nous sont offerts à l'arrivée. Le repas est bienvenu pour recharger les accus et la forme revient assez vite. Après nettoyage des vélos, on recharge la voiture et nous prenons la direction de Savigny pour un retour sans soucis, arrivée à 21h45 à Savigny avec de beaux souvenirs de cette rando très difficile .


Points positifs

  • Le temps magnifique , la région superbe
  • L'ambiance très sympa, bénévoles avec le sourire et les encouragements dans les villages
  • Le parcours difficile mais du vrai VTT dans de beaux paysages
  • Le cadeau et le repas à l'arrivée


Points négatifs

  • Ravitos à améliorer

Cliquer ici ou sur la photo en haut à gauche pour voir l'album de la rando ( merci à Benoit pour les photos)




Profil du parcours

samedi 23 août 2008

Dimanche 24/08/08: sortie club

Départ à 8h de la maison, direction la piscine de St Michel . J'arrive à 8h30 après 12km depuis Savigny via les bords de l'Orge. J'y retrouve Ludovic et Michel G. et nous optons pour le parcours que j'avais dessiné hier soir. Temps couvert et plutôt frais pour un mois d'août. Nous montons à la tour de Montlhery avant de redescendre sur Marcoussis. Michel connait bien le coin et nous montre un super sentier à la mode de l'Alpe d'Huez qui est bien plus sympa que la montée par la route. Celui-là, je l'ajoute à mes tablettes. Nous redescendons ensuite pour remonter vers Nozay. On repasse par le single " à ronces " qui s'avère vraiment à la limite du praticable, on voit à peine le chemin au milieu de la végétation. Point positif: les ronces sont couvertes de belles mures protégées par le coté inaccessible de l'endroit. Nous filons ensuite sur le plateau de Nozay, direction la forêt de Saulx où nous empruntons quelques-uns des beaux singles de l'endroit après une petite pause ravito. Sortie de la forêt, nous prenons la direction de Villebon avec un petit tour de l'étang. Première alerte au moment de remonter vers Saulx : le pneu arrière de Michel se dégonfle. Un petit coup de pompe et nous empruntons un chemin ultra mou sur quelques mètres où je m'enlise rapidement avec la roue qui double de volume. A peine sorti du piège nous faisons un arrêt forcé pour mise en place d'une chambre dans le pneu arrière de Michel qui ne tient plus la pression. On repart, direction Ballainvillers puis le bois de Templiers ( Michel nous apprend l'histoire du lieu que j'ignorais ) avec passage sur le pont daté du 11ème siècle. Puis gare de Gravisy et nous prenons les bords de l'Yvette direction Epinay où nos routes se séparent, Michel et Ludovic rentrent vers Saint Michel pendant que le retourne à Savigny via Morsang.

Samedi 23/08/08: Bords de l'Orge-Yvette-Saulx

Sortie en fin d'après avec Jean-Claude, cousin des Charentes venu passer quelques jours à Paris. J'en profite pour lui montrer que notre région n'est pas qu'un bloc de béton et que les espaces verts ne manquent pas. Nous empruntons les bords de l'Orge, puis ceux de l'Yvettte avant d'aller faire un petit tour dans la forêt de Saulx. Le temps est superbe, la vue depuis le belvédère au sommet de la forêt est magnifique. Nous prenons alors le chemin du retour pour revenir à Savigny après 1h43 de promenade et 30km au compteur.

mercredi 20 août 2008

Mercredi 20/08/08 : Meudon

Arrêt dans la forêt de Meudon en rentrant du travail. Objectif double : faire tourner un peu les jambes après les efforts de dimanche et tester la nouvelle tige de selle Gravity Dropper Turbo installée sur le Prophet. J'avais en effet commandé cet accessoire il y a quelques semaines en prévision du raid de Remiremont et de l'AltaVTT . Pas de chance, elle n'est arrivée ( en provenance direct du fabricant aux US ) que lundi donc trop tard pour l'XXX'TREME. Je l'ai montée sur le Prophet que je prévois d'emmener sur l'AltaVTT. Test très concluant lors de cette sortie dans la forêt toujours aussi ludique de Meudon. La manipulation est très simple : un pression sur la commande au guidon et la selle se met en position basse ( -7,5 cm ) . Une nouvelle pression et elle remonte immédiatement. Idéal pour rendre le vélo plus facile à piloter dans les descentes raides. Au passage je constate avec satisfaction que les jambes tournent bien et même bien mieux que la semaine dernière. J'emprunte quelques-uns de mes singles préférés avec une petite pensée emue lorsque je passe à l'endroit où je suis tombé assez violemment lors de la Jovacienne.

mercredi 13 août 2008

Dimanche 17/08/08: Raid XXX'TREME à Remiremont

Départ vendredi 15 en direction des Vosges avec toute la petite famille. Lorrain d'origine, c'est avec plaisir que je prends la direction des montagnes où je passais souvent mes vacances lorsque j'étais enfant. Ma nièce Valérie qui habite Saint-Die vient d'avoir une petite Gabrielle, nous profitons de ce week-end prolongé pour lui rendre visite. Parcours sans soucis via l'A5, toujours aussi fluide, nous mettons 3h30 pour arriver à Remiremont depuis Savigny sur Orge. Diner à Gerardmer le vendredi soir, c'est un plaisir de retrouver cette magnifique petite ville des Vosges. Samedi, direction Saint-Dié. Le temps est de la partie, nous profitons donc de la piscine de ma nièce où les enfants prennent plaisir à s'amuser. Guillaume, le mari de Valérie s'est acheté une nouvelle moto : une ZZR600 en parfait état. Il me propose de l'essayer, cela me change de mon Burgman 400. Un peu d'appréhension au début, cela fait quelques années que je n'ai pas piloté ce genre d'engin. Mais les réflexes reviennent vite et j'en profite pour enchainer une 2ème séance avec une montée et une descente du col menant à Saint Marie avec mon épouse en passagère, cela nous rappelle de très bons souvenirs. Merci Guillaume pour cette séance plaisir. Une nuit plus tard, me voici au départ du Raid XXX'TREME. Arrivé à 8h10 sur l'aire de départ, je récupère ma plaque N°14, équipée de 5 encoches à poinçonner aux ravitos. Briefing de départ, l'organisation nous explique qu'il y a des délais de passages à respecter sous peine d'élimination: 11h30 au premier ravito, 14h pour le 4ème et 16h pour le dernier . Le départ se fera derrière une voiture de police qui nous fait faire un tour de Remiremont histoire de chauffer les jambes avant de nous lancer sur le parcours. Nous sommes 93 inscrits sur le grand parcours et je suis assez inquiet au vu du matériel qui m'entoure : la densité de magnifiques vélos est importante : Skyde et Seven titane, Orbea Alma carbone équipé en pneus super lights ( il me semble voir un Maxxis Flyweight à l'avant, choix courageux vu la nature du terrain) , Scott Spark à la pelle, je me dis que le niveau me semble bien élevé et une inquiétude me prend que les délais de passage aient été calculés sur la base d'une moyenne élevée. Bon, on verra bien . Lorsque la voiture s'efface, les premiers accélèrent immédiatement dans la première bosse bien raide. Je me contente de garder mon rythme histoire de ne pas me carboniser, ce n'est pas la grande forme ce matin. Après la bosse de départ, on enchaine quelques montées/descentes. Les descentes sont très ludiques et techniques, en single entre les sapins. La pente est importante mais le terrain accroche bien et cela passe sans trop de soucis sur le vélo. Le parcours ressemble à une Jean Racine XXL avec l'altitude et la variété du terrain en plus. Le parcours passera son temps à osciller entre 400m et 700m d'altitude, quasiment sans portions planes. Quelques soucis en ce début de parcours : outre les jambes qui tardent à chauffer, les vitesses sautent sur les derniers pignons de la cassette, le dérailleur ayant été légerement tordu suite à un choc avec une pierre. Pour couronner le tout, impossible de boire, le tuyau du camel est bouché pour une raison mystérieuse. Je m'arrête donc pour remédier à tous ces problèmes: je detords doucement la patte du dérailleur et découvre que la membrane interne du tuyau du camel s'est un peu décollée ce qui fait bouchon. Je vire le petit morceau et tout rentre dans l'ordre. Pour les vitesses, je devrai passer le dernier pignon avec précaution pendant tout le raid sous peine de voir la chaine passer derrière la cassette, ce qui m'arrivera à quelques reprises. Arrivée au premier ravito au bout de 11km. Ravito bien fourni avec boissons énergétiques ( rare ), sucré et salé à volonté. Je repars rapidement, les jambes commencent à aller mieux. Après quelques séances de montagnes russes et quelques passages des plus humides, une belle descente bien raide nous amène au 2ème ravito. Pour l'instant, tout va bien , je suis largement dans les temps de passage. Le terrain est globalement sec, mais il y a un nombre assez stupéfiant de ruisseaux qui traversent les chemins , sans parler des rivières à passer à gué. Dans les zones proches d'un cours d'eau, le terrain devient mou et bien boueux. Les Nobby Nic me permettent de passer sans trop de difficultés, à condition de passer au bon endroit ( record d'enfoncement de la roue avant : 30 bons cms suite à un mauvais choix de trajectoire, et autant pour les chaussures en essayant de pousser pour sortir de cette situation inconfortable ) . On part pour une boucle après le 2ème ravito pour une vingtaine de kms et une bonne dose de dénivelé. Bien content de revenir au ravito N°3 et un peu inquiet : il est 12h15, 45km au compteur. Le délai pour le ravito suivant est à 14h, je crains que ce soit juste si le parcours reste aussi difficile. Je mange une bonne salade de riz au ravito, quelques gels énergétiques, quelques gobelets et c'est reparti. Je sors le GPS du sac pour le fixer au guidon : j'ai chargé dessus la position des ravitos, cela permettra de vérifier que je suis bien dans le timing pour le ravito 4. On remonte sec après le ravito, sur un sentier à flanc de montagne de 20cm de large. 100m de vide à gauche, racines et cailloux sur le sentier, mieux vaut faire attention à l'endroit où on met les roues du vélo. J'arrive en haut pas mécontent d'en finir, je suis plutôt sujet au vertige et ce passage magnifique étant quand même un peu stressant. J'appuie autant que possible sur les pédales . Après une belle descente, se profile le passage le plus difficile du parcours : une remontée vers la Pierre Nicole, bien raide d'un bout à l'autre. Je craque sur la dernière partie, terminée à pied. Arrivée finalement rapide au ravito, plus proche qu'annoncé. Il y a un nouveau délai à 16h. Il est alors 13h30 donc cela devrait passer sans problème. Je repars à 13h45. Le terrain s'avère difficile: pas mal de passages boueux + racines + cailloux, la progression n'est pas facile. Une petite averse au passage alors que le soleil brillait depuis le départ. Mais le temps de songer à sortir le Kway, le soleil est déjà de retour. Mention très bien au parcours qui regroupait tous les types de terrains possibles. Petit coup de pompe pendant 30 minutes. Je suis depuis le ravito avec un groupe et nous ferons toute la boucle ensemble les uns et les autres prenant parfois un peu d'avance au gré des aléas du parcours. Boucle difficile mais agréable : montées raides mais descentes ludiques. Beaucoup de singles sur ce passage, souvent à flanc de montagne. Dans l'ensemble, les descentes seront pour moi le meilleurs souvenir du parcours: un vrai régal de slalomer sur les singles entre les sapins sur un terrain bien accrocher. Retour au ravito, 15h31, ouf c'est gagné. Je reste 15 bonnes minutes au ravito, une petite salade, gel énergétique, abricots, fruits , tout y passe. Un petit coup d'huile sur la transmission qui fatigue sérieusement avec la boue. Je dépanne mes collègues occasionnels au passage. Les commissaires nous annoncent une fin de parcours avec encore "quelques bons coup de cul". Pfuiiii... Bon, on repart pour les derniers kms. Effectivement, on monte pendant quelques km sur une pente bien raide. L'arrêt a fait du bien, les jambes vont beaucoup mieux. Une partie plus roulante après le sommet de la bosse permet de remonter la moyenne, la forme est revenue . Et on entame la descente finale, superbe. D'abord roulante et large puis passage en forêt qui tournicote entre les sapins. Quelques bonnes marches à passer sur des racines bien signalées par des panneaux danger ( mention très bien au balisage ) . Et voilà l'arrivée après 6h59 de roulage et 80 km . L'altimètre indique 2250m de D+ ( 2400 d'après Sporttracks sur le GPS ) . Très beau parcours, exigeant car sans plages de récupération et avec un terrain technique et varié rendu encore plus difficile par quelques passages boueux lors des nombreuses traversées de cours d'eau. Mais des paysages magnifiques et des descentes superbes bien tracées. Bref, félicitations aux organisateurs pour cette magnifique manifestation.





Profil du parcours

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