dimanche 27 décembre 2009

Dimanche 27/12/09 : Milly-Maisse

Lever matinal pour ce dimanche afin d'aller conduire Hervé et sa famille à Orly. Du coup, pour une fois je suis largement en avance. Pas beaucoup de volontaires pour m'accompagner à Milly ce matin, mais heureusement, Stéphane se manifeste samedi soir et nous nous donnons RDV sur le parking à 8h45. Au programme, un de mes parcours favoris avec une belle boucle sur les chemins de la Nez de Beuf. Il y a pas mal de vélos sur le parking, nous sommes en bonne compagnie. Départ peu avant 9h, pour une première boucle tranquille dans la forêt de Milly. Le temps est correct bien que menaçant. Stéphane fait une des dernières sorties avec son Commencal Super 4, qui sera bientôt remplacé par un KTM Score. Incorrigible Stéphane. La descente dans le sable par le chemin des Grands Longs nous ramène à Milly et nous prenons cette fois la direction du Bois de Malabri. On monte la belle grimpette qui caractérise le début de parcours, ça chauffe sous les couches de vêtements mais nous parvenons au sommet sans coup férir. Beaucoup de chasseurs dans le coin, ça canarde ferme de tous les cotés, ce n'est pas le moment d'imiter le cri du sanglier ! Le coin est sympa avec de beaux singles et une belle descente. Je reconnais le chemin où j'avais chuté dans une ornière pour ma première sortie avec Benoit. On croise toujours des chasseurs, apparemment bredouilles, on vérifie quand même qu'aucun casque ne dépasse de leur musette :-). J'emmène Stéphane voir un magnifique point de vue au dessus de la forêt du Bois du Chenet, on en profite pour faire une petite pause casse croute et discuter ... vélo. J'aurais bien essayé le Commencal, mais les pédales Time posent problème, je suis équipé Shimano. Tant pis. On repart pour la descente bien chaude dans le sable, et nous enchainons alors sur la partie la plus agréable du parcours. Ca monte, ça descend, ça virevolte de tous les cotés. Je reconnais quelques endroits historiques, dont celui où j'avais explosé un pneu. Aujourd'hui, tout va bien, pas le moindre souci mécanique. Le sol est correct, à majorité sablonneuse. Paysage magnifique mais on voit pas mal de traces de l'incendie qui a fait rage pendant l'été. Nous arrivons finalement à Boutigny, les montagnes russes ont un peu fatigué les mollets de Stéphane, qui suit néanmoins le rythme sans vraiment faiblir. On remonte par la bosse bien raide où Franck nous avait montré son enthousiasme il y a un peu plus d'un an. Je le poursuis virtuellement, les jambes vont bien ce matin, nul doute qu'il ne serait pas envolé si facilement. On enquille le single du sommet, qui nous amène sur la tripe bosse qui devait être la dernière difficulté du parcours. Elle est bien costaud celle là : un bon raidard qui s'enchaine sur un second encore plus raide et lorsqu'on croit qu'on est sauvé et bien, c'est le plat de résistance avec 10m à 30%. Mais le pire est venir : le chemin du sommet est grassouillet. Ca glisse un peu, rendement désastreux. Et soudain, 300m avec la fin du champ, c'est l'horreur. Verdun en pire, l'apocalypse, l'enfer, la fin du monde. En 20m, le vélo prend 30kg de boue, à ne plus pouvoir le porter. Les roues cessent de tourner. Même à pied, la progression est infernale. Seul l'instinct de survie nous permet de progresser, centimètre par centimètre jusqu'à la lisière du champ. On se saisit d'une tige en plastique qui marque le territoire du propriétaire pour essayer d'enlever un peu de toute cette boue collante. Ca marche, sauf que le propriétaire apparait en tracteur et n'a pas l'air content. Oups, on dégage , fonçant à 1km/h à pieds après avoir tout remis en place. En 10m, les roues sont à nouveau bloquées... Encore 100m et on rejoint la terre ferme, les vélos reprennent de la vitesse, lestés de tonnes de bonne terre glaise. La descente qui suit est périlleuse, adhérence aléatoire et freins neutralisés par la boue. Nous parvenons enfin à Milly et on regagne les voitures par la route. Dommage, le parcours faisait 1km de trop dans le champ ... Mais une belle matinée de vélo quand même, avec 38km et 2h55 de roulage pour 700m de D+, et 1h de nettoyage à l'arrivée !

dimanche 20 décembre 2009

Dimanche 20/12/2009 : Igny, Magnifique !

Après une tentative ratée jeudi pour cause d'embouteillages, j'attendais avec une certaine impatience ce dimanche pour rouler dans la neige. Les quelques jours enneigés en début d'année nous avaient laissés un souvenir impérissable et c'est donc avec plaisir que nous retrouvons ce beau tapis blanc. Je récupère Benoit avec quelques émotions ( j'avais perdu mon téléphone, tombé dans le garage.. ) et nous rejoignons Igny pour retrouver la troupe de 15 vététistes annoncée par Franck. Ce doit être le coté sudiste de Franck, il a un peu exagéré. Nous découvrons un escadron finalement plus modeste avec Marco , 2 exemplaires de Bruno et un autre Jean-Pierre et enfin Eric. Mais la qualité prime la quantité ! Il fait bien frisquet lorsque nous prenons la direction de la forêt de Verrières. Première descente après la gare, je lâche les freins et arrivé au petit pont en bas, plus personne ! Pour une fois que je fais le trou en descente ... Rien de tel que la neige, j'ai l'impression d'être au ski et je me régale. Finalement, tout le monde arrive et nous reprenons le parcours en direction de la redoutable montée droit dans la pente au début de la forêt. Les premiers mètres en devers font du dégat, tout le monde se trouve forcé de mettre pied à terre, ça gliiiisssse surtout latéralement. La partie la plus raide pose finalement moins de problème, les crampons mordent bien dans la neige bien froide et le paysage est magnifique. Un petit tour sur le plateau et nous redescendons vers le single le long de la N118. Les montagnes russes s'enchainent et tout le monde se fait plaisir. Superbe vue, on se croirait à la montagne. Nous voiçi à Bièvres, pour monter vers le haut du Bois du Loup Pendu. La pente est raide et les cailloux sous la neige sont des pièges redoutables. Benoit trace la route devant insensible à tous les obstacles. Marco tente une contre-attaque et fait un retour spectaculaire avant qu'une ornière n'ait raison de son courage. Je le repasse et je m'applique pour monter sans poser pied à terre. Et voilà le sommet ! Damned , la roue patine, je m'accroche et paf par terre. Pas de bobo, mais je découvre avec horreur que l'os du frein arrière est sorti de son logement. On passera 5 minutes à trois à essayer de le remettre en place, pas facile avec les doigts gelés mais finalement, on y arrive . Direction de Bois de l'Homme Mort avec ses beaux singles en balcon. La vue est magnifique sur Bièvres. Il commence à tomber quelques flocons pendant qu'on file sur le sentier avec juste le bruit des pneus qui frottent sur la neige. Génial, le pied ! Les trajectoires sont parfos un peu aléatoires mais dans l'ensemble, cela passe très bien. Benoit nous montre que les Ignitor sont d'excellents pneus neige mais mes Mountain King ne se défendent pas si mal. On rejoint les bois de Jouy on nous serpentons sous une neige qui tombe de plus en plus fort. Ca colle sur les lunettes, je ne vois plus rien sur le GPS et mon contente de suivre la troupe. Une petite pause nous permet de rencontrer quelques ... skieurs qui nous prennent en photo. Enorme ! Une belle descente full speed nous attend. Je lâche les freins, un peu trop, en virant à droite, je vois le vélo continuer sans moi ! Puis on remonte vers l'A86 pour découvrir avec perplexité que la passerelle qui permet de traverser vers Vélizy a disparu avec les travaux pour le tunnel. Scrongneugneu ! Bruno qui connait le coin nous guide à travers le domaine de la cours Rolland pour retourner vers Bièvres. Franck et Marco poussent régulièrement des pointes de vitesse dans le seul objectif de nous bombarder de boules de neige. Ah les jeunes ... Heureusement, les tireurs manquent d'entrainement et un peu de godille suffit à éviter les projectiles. La descente vers Bièvres est bien plus ludique que la montée ! Quel pied ! Arrivé au pied de la bosse des phoques, la troupe se sépare pour cause de contraintes horaires. Je continue avec Benoit pour rejoindre le single en haut de Verrières que je ne veux rater à aucun prix pendant que nos amis prennent au plus court en direction d'Igny. Le single est génial : tout en virages, on se régale bien que la neige soit de plus en plus épaisse ce qui nuit quand même sérieusement au rendement ! Les arbres sont plein de neige, le spectacle est exceptionnel, quelle chance d'être là! Une ornière traitre a raison de mon équilibre et je m'étale à coté du vélo. A la sortie du single, on coupe par les grandes allées, pour tenir l'horaire. Difficile d'atteindre des vitesses élévées, la poudreuse nous freine. Et à notre grande surprise, on retrouve le reste du groupe en haut de la descente vers Bièvres ! Comme quoi le chemin le plus court n'est pas toujours le plus rapide. Descente délicate avec de belles marches, c'est chaud malgré le froid ambiant :-) . Nous voici de retour peu après 12H30 aux voitures après 3h07 de roulage, 37km,750m de D+ et de magnifiques souvenirs. Voilà une sortie que nous ne sommes pas près d'oublier.

dimanche 6 décembre 2009

Dimanche 06/12/09 : Fontainebleau

Petit coup de fatigue et météo défavorable m'avaient incité à faire une pause vélo la semaine dernière. C'est donc avec un peu d'inquiétude que je scrutais les prévisions pour ce week-end. Inquiétude d'autant plus forte que cela se présentait mal. Vu la pluie de ces derniers temps, la Polaire à Dourdan était exclue, trop de boue. Je prévois donc un parcours du coté de Fontainebleau et pourquoi pas la boucle Milly-Maisse? Echange de mails avec Franck qui craint un traversée de champ, il préfère refaire le parcours de la dernière sortie club de St Michel. Je revois le parcours pour le réduire à 40km et supprimer quelques passages de portages dans les rochers, histoire de ne pas m'attirer les foudres de Patrick mais surtout de réduire le temps de parcours. Et Benoit dans cette affaire ? Benoit n'est pas amateur de pluie et m'oppose des prévisions météo pluvieuses. Je m'emploie à le convaincre que ce ne sera que quelques gouttes anodines et finalement, il se décide, 30 minutes avant le départ ! Nous nous retrouvons donc sur le parking de la N7 avec Benoit, Franck, Patrick, Christophe et Jean-Christophe. Une belle équipe ! Première surprise : la N7 est en travaux et il faut ruser pour se garer. Il tombe quelques gouttes qui refroidissent un peu l'enthousiasme mais cela ne dure pas. Et nous voilà partis. Première bosse, Franck se met à mes cotés, guettant l'attaque traditionnelle. Mais le manque d'entrainement de ces dernières semaines m'incite à la prudence, on se contente de monter en rythme. Première descente toujours aussi ludique avec ses petites bosses qui permettent de décoller. Evidemment, derrière ça remonte ! On évite le portage dans les rochers pour aujourd'hui et se profile la belle bosse bien raide de début de parcours. Franck attaque en tête et triomphe de l'obstacle, ce qui m'oblige à faire de même. Christophe est trahi in extremis par la mécanique pendant que le reste de la troupe finit par poser pied à terre. Nous reprenons notre chemin en direction des superbes singles qui composent cette partie du parcours et c'est parti pour plus de 15km de virages et de relances jusqu'à la tour Dénecourt avec quelques passages techniques bien sympa. Nous entamons la seconde partie, quelques singles en balcons avec racines et cailloux emaillent le parcours. La roue de Franck tente de se suicider en se jetant dans le vide, heureusement, son propriétaire récupére le coup in extremis. Le temps est toujours avec nous, quelques gouttes parfois mais cela ne dure pas. Le terrain humide favorise certains passages et nous faisons un sans faute dans l'ascension vers le long single qui nous mène aux platières des gorges du Houx. Par contre, pour la montée vers les platières, ce sera 100% d'échec. Dommage, pour ce qui me concerne, le plus dur était fait mais une erreur de trajectoire m'a fait perdre le contrôle de la roue avant. Nous rentrons ensuite par une succession de chemins plus roulants, le team ADP mène grand train et je ferme la marche en queue de peloton en m'accrochant de mon mieux pour ne pas voir le groupe s'éloigner. Nous arrivons finalement pile à l'heure aux voitures, mission accomplie et une bien belle matinée VTT au final pour 39 km en 2h46 de roulage et 700m de D+.

dimanche 22 novembre 2009

Dimanche 22/11/09 : Barbizon

Pour ce dimanche, vu la météo, j'avais prévu un tour à Fontainebleau. Je reçois en cours de semaine une invitation de Franck pour une sortie à Meudon. Je décline, l'horaire est un peu tardif et je crains le pire sur l'état du terrain que je connais bien. C'est avec plaisir que je reçois la confirmation de la disponibilité de Benoit, il est définitivement de retour aux affaires. Comme il n'a pas eu l'occasion de rouler avec nous ces derniers temps, j'opte pour le parcours de Patrick en version complète avec les variantes. Nous arrivons à Barbizon peu après 8h30 et devinez qui nous trouvons sur le parking ? Patrick himself! Accompagné par Eric et Thierry deux autres anciens du team PSL. Je me dis qu'on risque de rouler finalement plus vite que prévu. Nous partons et au bout de 10m, Patrick fait demi-tour, sa fourche est dégonflée. Heureusement, il a la pompe avec lui. Nouveau départ, sous un soleil magnifique. Nous avons de la chance, la météo était pessimiste. La forêt est superbe avec ce temps. Petit tour sur le single des fougères et nous attaquons la côte spéciale échauffement. Rien à faire, je ne peux pas résister à la tentation d'appuyer sur les pédales; il faudra que je vois un psy pour savoir pourquoi :-) :-) . Nous enchainons par le beau passage sur single de l'autre coté de la route, attention, les racines mouillées sont glissantes. Le groupe est très homogène, nous nous efforçons de glisser sur les mêmes racines et on y arrive très bien! Soudain, un cri dans la forêt. Thierry sauvagement agressé par un rocher affamé y a laissé son câble de dérailleur. La réparation est rapide, le petit train repart. Thierry qui sort de 18 points de suture après une chute est prudent dans les descentes, pendant que Patrick déboule avec son efficacité habituelle dans l'exercice. Benoit chauffe doucement et commence à accélérer, je m'emploie donc à monter les bosses le plus vite possible, profitant de la satisfaction temporaire de ne pas voir Benoit s'éloigner inexorablement comme c'est le cas d'habitude. Dans le redoutable faux plat montant "special Franck", Eric mène un train d'enfer. Je reste collé dans sa roue, les jambes sont super aujourd'hui. J'envisage une attaque au sommet, mais je me ravise pour ne pas déchainer les hostilités. On a fait un beau trou à cette occasion. Puis nous rejoignons le pied du single en balcon et nous marquons un 100% de réussite dans l'ascension qui y mène. Youpi ! On enchaine par la montée vers les platières et là, c'est du 100% d'échec, gasp ! Le sol est trop glissant, pas moyen d'accélérer pour franchir le passage délicat sur l'élan. J'évite de déjanter cette fois et nous enchainons dans les rochers, j'adore ce passage. On effectue la petite boucle supplémentaire, très agréable avant d'attaquer les 3 dernières bosses dont la première sera fatale à Thierry qui commence à souffrir. Il faut dire qu'il roule en double-plateau 32x44, ça use les jambes sur un parcours comme celui-là. Dans la première des trois, la plus raide, je reste sur le 32 ce qui me permet de remonter la troupe jusqu'à Eric que je rattrape au sommet. Le Hilight est redoutable dans ce type d'exercice. Encore deux bosses et c'est le retour au parking après une matinée bien agréable sous un soleil magnifique.

dimanche 8 novembre 2009

Dimanche 08/11/09 : Barbizon

Pour ce dimanche, vu la météo, l'option Lardy me semblait très hasardeuse pour cause de risque de boue maximal. C'est donc avec plaisir que j'accepte l'invitation de Franck pour aller rouler sur le parcours de Patrick à Barbizon. Je prévois une tenue noire pour passer incognito au milieu des maillots multicolores d'ADP, on ne sait jamais. Benoit n'est pas dispo, Franck passe me chercher peu après 8h. Patrick, Christophe et deux nouveaux ADP, Alexandre et Thomas sont de la partie. Christophe nous prévient d'un bouchon sur l'A6, nous contournons par Viry et nous arrivons sur place vers 8h50. Il y a de beaux vélos, et je note que Canyon est de plus en plus représenté, avec deux superbes Lux MR carbone et un Nerve XC. L'histoire montrera que le Lux semble aller plus vite que le Nerve :-) . Nous entamons le parcours par ... la fin de celui de la semaine dernière. Après une petite escapade dans un single plein de fougères bien agréable, on retrouve notre longue bosse dans les cailloux, elle est nettement plus facile avec les jambes bien fraiches. Je me livre à mon exercice favori : l'échauffement tranquille dans la première bosse. On revient sur trois vététistes qui nous avaient doublés au bas de la bosse, mais qui avaient continué tout droit sans prendre le détour. Ils font un peu de résistance, sans doute vexés de se faire reprendre. On attend en haut que le groupe se reconstitue et nous traversons la route pour aller faire un tour du coté de l'hippodrome de la Solle sur de très beaux sentiers. J'apprécie de retrouver ce parcours très ludique. Franck accélère soudain, mais on n'essaie pas de suivre, c'est pour la bonne cause photo. Sauf qu'il rate la bifurcation, mais rien ne peut décourager Franck qui repart encore plus fort pour prendre sa photo. Et là, il mitraille le groupe avec une efficacité remarquable : deux vététistes au tapis au pied de l'appareil !! Je passe prudemment sur le coté, en me méfiant de l'effet redoutable l'arme. Sans doute troublé par un sanglier, Franck a mal visé et a abattu deux des siens, ouf , je l'ai échappé belle ! Il faut dire que Franck a équipé le vélo de Christophe de deux savonnettes. C'est très beau à voir, le vélo est en glisse dans tous les virages, mais l'efficacité de la trajectoire s'en ressent ! Je me refugie aux cotés de Patrick, qui souffre d'un rhume carabiné. Heureusement d'ailleurs parce-que vu comment il appuie sur les pédales, je n'ose imaginer ce que cela aurait donné ! Le groupe reprend son cheminement et Christophe ses arabesques. Thomas a un peu de mal à suivre le rythme, nous faisons quelques pauses pour lui permettre de recoller. Le temps est bien meilleur que prévu, pas de pluie et même quelques rayons de soleil qui percent timidement. La forêt est magnifique et les couleurs jaunes et rouges dominent, un régal. Nous redescendons vers Fontainebleau pour aller prendre le beau single en balcon qui mène aux Rochers de Houx. Franck insiste pour prendre la variante qui nous mène au sommet. Je tombe le KWay, revélant enfin les belles couleurs vertes de St Michel. Il va falloir assurer et réussir l'ascension finale toujours délicate. Heureusement, ça passe impeccable, je crois que j'ai pigé le truc pour ce passage. Mais à peine repartis, je coince le pneu entre deux rochers, et pschiiiit , déjantage. Je cherche fébrilement ma pompe dans le camel, sentant que l'instant est propice à quelques retours de baton sur mes histoires de pompe :-) :-) . Heureusement, je regonfle sans problème. Ouf, l'honneur est sauf. Et rira bien qui rira le dernier ! On emprunte des passages sympa avec quelques bosses qui nous amènent en haut d'une belle descente où Franck nous immortalise une fois de plus. On enchaine par quelques lignes droites un peu sablonneuses et la terrible côte pavée où Christophe commence à se ressentir d'un manque d'entrainement depuis le Roc d'Azur. Nous arrivons finalement au point ravito, Thomas et Alexandre décident de couper par la route. Le rythme augmente, Patrick par comme un boulet de canon. On suit tant bien que mal, jusqu'au moment où une branche bloque mon dérailleur et la roue avec. Heureusement, pas de dégats. J'extraie la branche et tente de recoller, sans grand succès, heureusement Franck m'attend. On finit par retrouver les deux fuyards, en haut d'une descente technique dont je me souviens bien. Trajectoire approximative sur la première marche, du coup, je suis à la rue sur les suivantes et me fait quelques frayeurs. Je m'attends à voir passer Patrick le descendeur, mais non, un cailloux s'attaque sauvagement à son pied et le stoppe aussi. Dans la descente suivante, je sème quelques clous comme Franck m'a appris à la faire et Christophe crève. Ce qui permet de prendre cette photo. Il est important de noter qu'il avait une pompe et a réparé en un temps record, ADP 1 - St Michel 1 . Nous retrouvons Thomas et Alexandre qui arrivaient par la route, nous pourrons donc finir ensemble. Je repars en tête dans la bosse qui se profile, Franck me rejoint, je m'accroche dans sa roue. Le rascal accélère, je tente de le passer par la droite, mais cette damnée bosse n'en finit pas, rien à faire, je dois le laisser partir. L'accélération a fait quelques dégâts derrière. Et c'est la partie finale avec la descente dans les Gorges d'Apremont où Patrick et Alexandre, les descendeurs du groupe, prennent le large. Cette fois, on ne rate pas le dernier single et nous arrivons au parking après 37km , 2h38 de roulage et 680m de D+. Un parcours toujours aussi agréable, merci Patrick.

dimanche 1 novembre 2009

Dimanche 01/11/09 : Fontainebleau

Pas de rando au programme de ce week-end, j'avais donc proposé il y a quelque temps une sortie club à Fontainebleau sur quelques-uns de mes sentiers favoris. La proposition avait recueilli un grand succès, avec plus de 20 candidats pour les deux parcours proposés : 33 et 46km, avec le GPS pour guide. Invitation lancée à Franck également qui arrive un nouveau vététiste tout juste reconverti de la route la veille. Et quelques connaissances des uns et des autres viennent s'ajouter à la troupe pour former un beau groupe. Je donne mon ancien GPS à Eric qui conduira la troupe sur le 33km. Petite inquiétude, le temps couvert ne facilite pas la reception des satellites sur ce modèle équipé d'une puce moins sensible. Nous nous élançons à 8h30, Olivier me fait remarquer que la poche arrière de mon sac est ouverte, donc j'accélère dans la première côte pour avoir le temps d'y remédier. Ce qui me vaut quelques remarques et grognements derrière sur mes méthodes d'échauffement :-) :-) . Nous séparons les deux groupes au sommet, une petite boucle supplémentaire est au programme du grand parcours avec une jolie descente à bosses où Michel nous fait une démonstration de sauts suivie de quelques petites bosses dans l'autre sens, là , ça saute moins ... Nous empruntons ensuite quelques passages dans les rochers, sinon, on ne serait pas à Fontainebleau. Entrainement type Merrell, avec un peu de portage. Michel localise l'unique épine du coin qui perce son pneu tubeless pourtant rempli de préventif. Pause réparation impérative.Franck surveille les opérations, perché sur un rocher. Heureusement, nous avons des pompes :-) . On repart, direction la montée impossible. Un tas de feuille mortes aura raison de l'adhérence de ma roue arrière, mais d'autres seront plus chanceux, Franck et Ludovic passent l'obstacle sans trembler. Nous rentrons alors dans la zone des singles et nous allons les enchainer pendant plus de 10km, quel plaisir ! Tout le monde semble apprécier le parcours. Soudain, nous voyons l'arrière garde du premier groupe sur laquelle nous revenons à grande vitesse. Et tout le monde se retrouve pour une petite pause ravito. Le temps est idéal, pas de pluie, terrain juste humide pour tasser le sable et il ne fait pas froid. D'ailleurs, on est un peu trop couverts et le camel finira à sec. Nous repartons, et on perdra Olivier au passage, qui finira avec le groupe d'Eric, pas compris ce qui s'est passé. C'est reparti pour les superbes chemins tout en virages et en relance, avec quelques passages techniques puis l'ascension vers la tour Denecourt, rendue délicate avec les rochers glissants. Nous arrivons au sommet pour une petite photo méritée. Un géant Vert nous suis depuis quelques temps, c'est Philippe L. qui a rejoint notre groupe. Nous enchainons par la descente avec les marches puis l'itinéraire classique pour rejoindre le point de vue sur Fontainebleau au niveau de la croix du Calvaire. Philippe L. nous quitte à la bifurcation des deux parcours. Quelques faux plats montants permettent à Franck de faire parler la poudre, on s'accroche derrière mais l'accélération produit de gros dégats dans le peloton qui finira très étiré au sommet. Puis nous continuons pour aller chercher le super single qui nous emmènera aux platières des gorges du Houx. Ascension technique sur cette zone, un de nos compères du jour en maillot jaune vient à bout du passage délicat en montée entre les rochers. Damned ! Cette fois, il faut que ça passe et miracle, j'y arrive aussi, depuis le temps que je voulais le passer celui-là ! Nous empruntons ensuite une partie de l'itinéraire de Patrick, avec un parcours plus roulant où nos amis routiers retrouvent un terrain qui convient à leur style. On arrive à nouveau dans les platières, les roches glissantes entrainent plusieurs chutes sans bobo. Descente technique dans les gorges d'Apremont vers le parking de Barbizon, où nous allons chercher une nouvelle bosse caillouteuse attaquée à un rythme soutenu par Franck qui finira d'achever quelques organismes fatigués. Néanmoins tout le monde arrive en haut et nous rentrons alors vers le parking de la N7. Stéphane pressé coupe avec Ludovic, on les attendra 10 minutes à l'arrivée, ils étaient en fait repartis pour un second tour sans le vouloir. Quand on aime, on ne compte pas !

Au final, 45km en 3h26 de roulage pour 780m de D+ et un parcours bien agréable dont Fontainebleau a le secret

vendredi 30 octobre 2009

Vendredi 30/10/2009 : Saulx

Profitant de deux jours de congès, petit tour à Saulx. Terrain agréable, ni trop sec, ni trop humide, et de belles couleurs dans la forêt.

samedi 24 octobre 2009

Dimanche 25/10/09 : La Grangeoise

La Grangeoise m'avait laissé d'excellents souvenirs les années précédentes, je l'avais donc cochée sur le calendrier du week-end. Changement d'heure prévu pour la nuit de samedi à dimanche, cool, cela nous fait une heure de plus de sommeil. Je passe chercher Benoit un peu en retard, ayant eu du mal à remettre la main sur mes gants de mi-saison. Je sors aussi les jambières, il commence à faire frisquet le matin. La direction est fléchée sur la route 10km avant les Granges le Roi. Du jamais vu, belle initiative des organisateurs. Nous nous garons dans un champ et nous rejoignons les inscriptions par un chemin un peu collant. Michel et tout une troupe d'ADP nous attendent, ben quoi, on n'est pas en retard pourtant ? Inscription fulgurante, 4€ tarif licencié, là encore, super bien organisé. Le temps de fixer la plaque de cadre et nous voilà partis. Nos amis d'ADP sont partis devant, on ne les reverra pas. Benoit n'a pas eu trop le temps de rouler ces derniers temps, quant à moi, je suis un peu enrhumé et la semaine a été fertile en émotions fortes, certes positives, mais je suis un peu vidé. D'un commun accord avec Michel, nous partons donc sur un rythme correct mais raisonnable. Le terrain glissouille avec la pluie de ces derniers jours. Le Race King arrière ne s'en sort pas si mal en motricité mais c'est plus aléatoire en accroche latérale. Première partie de parcours sans grosse difficultés mais agréable avec quelques jolis singles. Néanmoins dans un chemin bien gras, un concurrent me dépasse et s'étale de tout son long devant moi dans la foulée. Je pile pour ne pas lui rouler dessus et passe par dessus le guidon. Je pique la tête la première et malgré une tentative d'arrondi de dernière minute, pas le temps de sortir les volets, atterrissage dur sur les lunettes un peu tordues sur le coup mais pas de bobo. Nous repartons donc après cette interlude spécial figure acrobatique. Arrivée au premier ravito après 20km. On ne s'attarde pas, on entame une 2ème partie assez proche de la première mais qui nous vaut de croiser au détour d'un chemin, un des fidèles lecteurs de mon blog, Mister Lebleu du club de l'Yvette et son fidèle Jekyll. On discute 5 minutes et nous arrivons au ravito 3, juste avant le fameux single de l'autoroute. Youpi, on va le faire aujourd'hui. J'ai bien en tête le petit raidillon qui permet d'y accéder, attention avec ce sol glissant il faudra anticiper. Ca passe sans souci et j'enchaine les virages avec plaisir. Il y a un peu de monde sur le tracé, il faut donc parfois patienter un peu pour retrouver un terrain dégagé. Ce passage est toujours aussi joli et agréable. Le Hilight est une merveille sur ce type de parcours avec son efficacité en relance. Nous sortons du single, un bout de route avec de tourner à droite pour reprendre la forêt. Terrain gras, un groupe entier se retrouve à terrer devant Michel qui a juste le temps de s'arrêter. Cette 3ème partie est superbe, le parcours va crescendo avec de belles enfilades fluides en montées et descentes. Excellent. On arrive au ravito 4 après 51km. Courte escale et nous repartons pour ce qui va être la meilleure partie de la rando. Une fin magnifique, tout en montages russes et passages superbes. Ca devient plus physique avec quelques beaux raidillons qui s'enchainent sur la fin. Les cuisses commencent à durcir. Heureusement, une dernière bosse et voilà l'arrivée après 4h de roulage, 1150m de D+.

Au final une rando magnifique, organisation impeccable, fléchage parfait, parcours au top, à recommander !

dimanche 11 octobre 2009

Dimanche 11/10/09 : Saulx-Nozay

Ayant de la famille à la maison, j'opte pour un petit tour autour de Savigny pour ce week-end. Pas de rando à Choisel donc, mais cela me permet de rouler avec Benoit ce qui me fait plaisir, cela faisait quelques temps que nous n'avions pas trainé nos crampons sur les mêmes chemins. Nous partons à 8h30, en direction de la forêt du Rocher de Saulx. En passant Ballainvilliers, nous voyons au loin un maillot orange et bleu. Tiens, un ADP. Ca pullule ces petites bêtes là en fin de saison! Qui est-ce ? Marco ? Non pas possible vu la vitesse de rapprochement :-) . Finalement, nous rejoignons un petit groupe de 3 personnes avec qui nous discutons GPS avant de reprendre notre chemin. Le terrain est bien plus praticable que je ne l'imaginais, les crampons du Race King suffisent encore largement à assurer l'adhérence. On descend du coté de la Ville du Bois, et arrivé à proximité du haras, nous voici confronté à la terreur du cycliste. Un fauve sanguinaire les yeux injectés de sang nous regarde avec agressivité, sa maitresse est impuissante à le retenir et nous met en garde verbalement contre sa férocité. Aie aie ! Et Benoit qui a oublié sa bombe répulsive. Benoit tente l'esquive, pariant que la bête s'en prenne à moi. Eh bien non, elle se lance à sa poursuite. Le fauve est entrainé et malgré ses efforts, Benoit ne parvient pas à le distancer. J'assiste terrifié et impuissant à la la scène. Heureusement, malgré sa taille impressionnante, le monstre ne parvient pas à se saisir des mollets de Benoit. Et enfin, il fatigue et rebrousse chemin sans un regard pour moi, ouf . Pour un Yorkshire de 500g, il avait de la voix et du souffle :-) :-) . Nous gagnons le Bois de St Eloi où je fais découvrir à Benoit quelques singles repérés cet été, avec au passage de belles bosses techniques et les descentes associées. Nous repartons en direction de Nozay pour un retour classique par Saulx, le Bois de Templiers et les bords de l'Yvette. Arrivée à la maison après 42km et 2h20 de roulage pour 500m de D+ . Une sortie bien agréable aux couleurs de l'automne.

samedi 3 octobre 2009

Dimanche 04/10/09 : La Plaisiroise

Ayant gardé un bon souvenir des éditions précédentes, en particulier les singles de la forêt de Bois d'Arcy, j'avais prévu la Plaisiroise au programme de ce dimanche. Pas de Benoit pour cause d'une combinaison tendinite-boulot-bricolage, mais il y a du beau monde au départ avec Franck, Michel H, Olivier, Hervé et Pierre un collègue de PSA accompagné d'une délégation de l'USPCA. Franck a fait bande à part, tous ses copains d'ADP ayant opté pour la rando d'Orsay. Je sens qu'on risque d'en entendre reparler ... Je passe chercher Hervé, pas encore tout à fait réveillé et nous arrivons à 8h15 au parking. La tête de Franck surgit d'un fourré, heureusement, aucun chasseur ne passe par là et personne ne lui tire dessus. Il disparait et hop réapparait, un vrai magicien. Je présente Hervé et Franck. Ca s'impatiente un peu du coté des inscriptions, où Pierre, Michel et Olivier nous attendent. Nous les rejoignons, inscription rapide contre 5€ sur le parcours 50km. L'USPCA est déjà parti, je décide donc d'imprimer un bon rythme dès le départ pour les rattraper. Au passage, je réalise soudain qu'il y a un truc bizarre avec le Lapierre de Franck : il y a "Specialized" inscrit sur le cadre et une suspension arrière. Fichtre, mais c'est le fameux cadre de Patrick. Franck nous explique que pour l'instant, les sensations ne sont pas au top sur ce vélo. De mon côté, les jambes vont bien ce matin, et le Hilight fonctionne à merveille sur ce type de terrain. Il n'y a quand même pas photo avec le Prophet coté nervosité du vélo. Je suis surpris par le début de parcours : où sont passés les magnifiques singles des années précédentes ? On fonce à 30km/h sur de grandes allées. Nous apprendrons plus tard que l'ONF a interdit l'usage des sentiers. Pas glop du tout, la rando s'en trouve complètement dénaturée. Le terrain est bien sec, et même très poussiéreux. Au bout d'un dizaine de kms, j'aperçois au loin des maillots bleu blanc rouge, la jonction est presque faite avec l'USPCA. Nous arrivons dans une partie plus ludique mais du coup ça bouchonne un peu et le rythme baisse, d'autant que quelques concurrents butent sur le moindre petit talus. Je finis quand même par rattraper l'arrière garde et se profile une belle bosse type montée presque impossible comme je les aime. Malheureusement, un vététiste à pied m'oblige à poser un pied à terre sur une portion plus raide, mais cela suffit quand même pour rattraper les rouges et blancs et j'ai même droit à un fan club au sommet :-). Nous arrivons au premier ravito après 17,5km et 54 minutes. C'est roulant ... Petite pause, on repart. Olivier et Franck emmènent la troupe à un rythme infernal. Le parcours reste à peu près dans le même esprit avec toutefois une belle montée impossible où Franck nous prend en photo. Pas question de poser pied à terre, je suis tellement concentré que je ne reconnais Franck qu'au dernier moment en voyant ... ses chaussures dans mon horizon visuel. Quelques kms plus loin, soudain, un pshiiit à l'arrière. Heureusement le latex rebouche rapidement, mais les trajectoires deviennent floues, arrêt obligatoire pour regonfler. A peine repartis, Hervé pince dans la descente suivante. Pneu complètement à plat, une réparation s'impose en bas de la descente. Ce qui permet aux bleu, blanc, rouge de nous dépasser. On se rend compte qu'on était à 500m du ravito, situé au km 27, on est surpris de le voir si tôt. C'est là que les organisateurs nous expliquent le problème avec l'ONF. Cela devient inquiétant, à ce train là, on va finir sur la route. La dernière partie est identique aux années précédentes avec de beaux passages et de belles bosses dans la forêt de Maurepas, on y croise même un Pedalator en mode tranquille et un Olivier en mode super forme qui n'est pas facile à suivre. Une dernière bosse bien raide et on revient sur Plaisir. Franck tente une attaque dans la petite grimpette du parc qui mène à l'arrivée mais oublie un principe géométrique incontournable : la ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre. Je vise droit dans la pente tout en allumant le turbo, et je débouche quelques mètres devant notre Franck dépité par l'échec de sa manœuvre. Tout le monde se retrouve à l'arrivée, la déception domine devant un parcours rendu trop fade par les restrictions imposées. Au final, 44,5km ( au lieu des 50 annoncés ) , 2h17 de roulage à presque 19,4 de moyenne et 680m de D+.

Organisation, ravitos et fléchages parfaits .