dimanche 28 mars 2010

Dimanche 28/03/10 : La Cernaysienne

Première rando de l'année en vallée de Chevreuse, c'est avec plaisir que j'envisage la Cernaysienne pour ce dimanche, en version 55km. L'étude du site de l'organisation montre un parcours assez roulant dans sa partie médiane, en souvenir des grandes allées à ornières ( et boue ... ) de l'année dernière, je décide de prendre le Prophet pour pouvoir foncer sans être trop secoué. C'est le week-end du changement d'heure et Benoit a en plus une contrainte horaire. Il va falloir se lever tôt, dur dur mais je me conditionne psychologiquement ! La météo semble correcte, couvert mais pas de pluie annoncée. Je passe chercher Benoit approximativement à 7h15 ( à 10 minutes près quoi :-) ) . Nous prenons la route de Cernay où nous arrivons un peu plus tard que prévu, le GPS nous a fait traverser St Remy et Dampierre ce qui n'est pas idéal avec tous les feux. On retrouve avec plaisir Michel de retour sur les chemins. Inscription licencié à 3€, Benoit est aux anges, l'Hivernale n'a qu'à en prendre de la graine. Il n'y a pas foule, le temps a du en décourager quelques-uns. Départ identique à l'année dernière avec une descente bien grasse. Ouh là, le terrain est beaucoup plus gras qu'attendu. Il y a des flaques d'eau partout ! Il ne me semblait pas qu'il avait autant plu ces derniers jours. Le début du parcours est glissant mais sympa avec de beaux singles et des belles descentes techniques dans le sable. Je redécouvre l'intérêt de la suspension arrière, j'ai l'impression de rouler sur un fauteuil et bien que moins maniable le Prophet est aussi beaucoup plus stable en descente. A la faveur d'une belle bosse, Benoit prend le large devant et nous suivons tant bien que mal avec Michel. Les jambes ne sont pas au top ce matin et je me sens tout raide. Je me dis que cela va s'arranger au fil des kms. Après quelques zones de plat avalées à bonne vitesse, on finit la première partie du parcours sur un beau single qui bouchonne pas mal et qui glisse tout autant, je perds l'avant dans un virage mais je réussis à rattraper le vélo. Il se met à pleuvoir de plus en plus fort, on arrive au premier ravito situé au km 17 près d'un étang. Pluie, boue, mauvaises jambes, le moral n'est pas au top. Vu notre moyenne limitée par le terrain, je suggère à Benoit d'opter pour le 35km, on ne sera jamais à l'heure sinon et pour parler franchement, je ne me sens pas de passer une heure de plus à progresser dans des grandes allées boueuses, sous la pluie. On repart, et justement, le parcours devient vraiment pénible . C'est tout plat, sur un terrain apocalyptique !! Des ornières de 30 cm de profondeur pleines d'eau et de boue à engloutir un vélo entier. Ma transmission crie grace, la chaine remonte et se bloque dès que je pousse sur les pédales. Arrive ce qui devait arriver, je bloque dans une ornière et m'étale sur le coté dans une mare de boue. Pfuiiiiii ..... pas glop du tout. Je repars à la poursuite de mes camarades mais le coeur n'y est pas trop. Heureusement, ils m'attendent gentiment. On passe une dizaine de km sur ce terrain vraiment pénible avant de revenir dans la forêt de Chevreuse sur un terrain plus sympa mais toujours aussi humide. En traversant une flaque, je rejoue le film Titanic, coulant courageusement sans lâcher la barre du navire en perdition... Il y avait bien 40cm d'eau ! Les dernières bosses sont un supplice, j'ai vraiment mal partout, aux jambes et aux bras, plus de jus et je suis gelé. Heureusement, l'arrivée est en vue et on la rejoint après 37km et 2h45 de roulage. Je suis plus fatigué qu'à l'arrivée du Merrell ! Un vrai jour sans comme je ne me souviens pas en avoir connu. Je mets 10 minutes à me changer à la voiture, tellement raide que je n'arrive pas à attraper mes pieds pour changer mes chaussettes transformées en éponges suite à mes aventures nautiques. Retour à la maison, je tremble toujours, impossible de me réchauffer malgré la douche. Je grignote à peine au repas de midi emmitouflé dans un gros pull en laine et part faire une bonne sieste. Miracle, 1 heure plus tard, tout va bien, plus froid, plus mal aux jambes, plus raide. Mystère ... Une rando à oublier.

dimanche 21 mars 2010

Dimanche 21/03/10 : La Franckinoise

Pas de rando au programme pour ce dimanche. C'est avec plaisir que je vois passer une invitation de Franck de retour sur les chemins après la traditionnelle période de route du début d'année. Plusieurs centaines de vététistes d'ADP sont annoncés pour cet événement. Du coup Benoit prend peur et décide de partir un week-end au ski, me laissant seul affronter la meute déchainée. Après avoir accepté avec enthousiasme l'invitation, je commence à me poser des questions. Est-ce bien raisonnable. Je n'ai pas eu le temps de beaucoup rouler ces derniers temps et le nom des participants m'inquiète un peu. Finalement, je me dis que je vais opter pour le parcours plus cool, Franck ayant prévu deux options, une version pour les furieux et une autre pour les gens raisonnables. Mais l'appel de la forêt est le plus fort et prenant mon courage à deux mains, je parviens à me lever suffisamment tôt pour arriver au rendez-vous de 8h15 à Barbizon. J'y retrouve une belle délégation d'ADP mais aussi du VCBS et enfin Patrick himself, il faut dire que l'on emprunte une partie de son parcours fétiche. Franck a bien travaillé son sujet, je découvre un magnifique single au départ du parcours, bravo ! Suit la traditionnelle bosse du départ dans laquelle je me garde bien cette fois d'allumer l'incendie, je me contente de suivre tranquillement la troupe qui d'ailleurs ne roule pas tranquillement du tout ! Le rythme est soutenu et heureusement, notre Franck en pleine forme et décidé à manger du chemin innove régulièrement sur l'itinéraire, ce qui entraine quelques arrêts pour retrouver le bon chemin et me permet de recoller discrètement au peloton. J'ai aussi pris soin de semer quelques gros arbres en travers des singles pour ralentir tout le monde. Les singles sont humides et les racines encore plus. Je vois Marco chuter devant moi et je me dis de faire attention à ne pas en faire de même. J'adapte ma trajectoire pour prendre les racines bien à angle droit, peine perdue, je suis par terre avant même de dire ouf ! Plus de peur que mal. Marco continue à travailler son style et enchaine de magnifiques figures : descente de rocher en crabe en ripant des deux roues, 180° en virage, travers de l'avant et de l'arrière, le spectacle est impressionnant et en plus il reste sur le vélo. Nous bifurquons après l'hippodrome de la Solle pour rejoindre mon single favori que l'on enquille à Mach 2. Je suis dans mon jardin et j'ai l'avantage d'en connaitre le tracé presque par coeur, ce qui me permet de revenir sur la tête en optimisant le pilotage :-) . On approche de la tour Denecourt et je découvre plusieurs variantes nouvelles et fort bien sélectionnées par Franck. Soudain, je vois Eric du VCBS en sens inverse et ... à pied. La cale de sa chaussure s'est arrachée et malgré de vains efforts, elle reste introuvable. Il repart sur une jambe, ce qui dans son cas, suffit largement pour avancer à bon rythme. Nous enchainons par le passage habituel et technique dans la zone de la Roche Eponge . Et juste avant d'arriver à la N6 , je vois Patrick stopper brutalement dans un raidillon. La chaine a cassé net bien qu'elle soit neuve. En bon vététiste de Saint Michel, j'ai tout l'outillage nécessaire, la réparation ne prend pas beaucoup de temps avec un maillon rapide. Patrick n'est pas trop en forme et les chutes additionnées aux problèmes mécaniques commencent à lui miner le moral. Nous repartons, pour retraverser la N7 et remonter de l'autre coté en direction d'un de nos singles favoris puis de la montée des Gorges du Houx. Il va falloir assurer, tout le monde me guette dans la fameuse montée impossible qui termine cette ascension. Vu l'humidité du terrain, je suis moyennement confiant. Je vois Franck qui observe mon arrivée et je note au passage que personne n'est passé. La motivation est à son comble, assiette de montée, gaz à fond, je tire sur le guidon et le vélo grimpe vaillamment la pente , yaouh ! c'est gagné, l'honneur est sauf. Nous enchainons par le suite du parcours habituel, mais l'heure tourne et il faut se résigner à raccourcir le trajet pour ne pas arriver trop tard . Juste en entrant dans un chemin, une branche se prend dans le dérailleur d'Eric qui s'arrache de sa fixation. Du jamais vu ! Ce n'est pas la patte mais la vis qui est partie. Séance de mécanique, et coup de chance, le filetage n'est pas complément mort, j'arrive à remettre le dérailleur en place. Pauvre Eric, ce n'est pas son jour. On lui conseille de ne pas trop essayer de changer de vitesse jusqu'à l'arrivée que l'on rejoint quelques minutes plus tard après 44km et 3h12 de roulage sur un beau tracé de 700m de D+ . Merci Franck !

dimanche 14 mars 2010

Dimanche 14/03/10 : la Castelviroise

Le printemps approche et la saison des randos revient. Pour ce dimanche, la Castelviroise était au programme. Une épreuve à la bonne réputation partant du Centre émetteur de l'Aviation Civile à Chevannes. Ayant des invités le midi, je propose à Benoit un départ matinal pour arriver à 8h aux inscriptions histoire d'avoir le temps de faire le 50km. Avec l'aide d'une demi douzaine de réveils, je parviens à me lever presque à l'heure et nous sommes sur place dans le timing prévu. On s'inscrit en échange de 4,5 € tarif licencié, l'organisation nous donne à chacun une plaque de cadre. Nous sommes sur le vélo à 8h10. Le terrain est bien sec, la rando devrait être agréable. Début roulant puis nous rejoignons la forêt des Grands Avaux avec de beaux sentiers et quelques passages techniques amusants. Je suis en mode touristique après 3 semaines où j'ai peu roulé pour cause de ski et d'emploi du temps chargé. Dès les premières bosses un peu longues, je vois Benoit s'envoler devant sans pouvoir y faire grand chose. On arrive rapidement au premier ravito situé au km 11. Un craquement régulier se fait entendre sur le vélo, ce qui finit par m'agacer. Cela semble provenir du tube de selle, mais rien ne semble desserré. Le tronçon suivant s'avère particulièrement ludique avec de beaux singles et quelques raidillons. Je peine encore à suivre Benoit mais je ne m'affole pas, je reste à mon rythme et plus le parcours avance plus les jambes s'améliorent. A la sortie de la zone technique je retrouve Benoit qui m'attendait gentiment. Nous repartons de concert sur une zone plus roulante. Je m'accroche dans la roue du Benoilator, je sens la pression du turbo qui se rétablit doucement. Un vététiste de Ballancourt est dans nos roues. Je déboite et je passe en tête, ça fait du bien de sentir les jambes revenir. Nous arrivons au ravito 2 situé au km 28. Je sors entièrement le tube de selle et le nettoie avant de le remettre en place ce qui aura raison du craquement. Sans doute des saletés qui sont rentrées avec quelques sorties boueuses. Après une petite pause, nous repartons pour la fin du parcours qui est aussi une réussite. Benoit part une nouvelle fois devant à la faveur d'une longue bosse, pourtant l'allure n'est plus touristique mais il est en forme le rascal. Un très beau single le long du grillage très rapide et ludique nous récompense de nos efforts. Puis c'est un raidillon redoutable et déjà emprunté sans succès sur plusieurs randos. Cette fois, avec le terrain bien sec, ça passe et je remonte un nombre considérable de concurrents qui mettent pied à terre. Un grand "yaouh" ponctue l'arrivé au sommet, c'est passé. La fin du parcours est roulante avec le compteur qui frole parfois les 40km/h. On retrouve à l'arrivée Philippe, Yann, David et Ludovic qui est de retour sur les chemins. Cela fait plaisir de le voir en bonne forme après ses soucis de l'hiver. Mention très bien pour le parcours de cette année, très ludique et avec plus de dénivelé que l'année précédente. Ravitos parfaits, organisation excellente, rien à redire ! Au final 50km en 3h07 de roulage et un peu moins de 800m de D+ .

dimanche 7 mars 2010

Dimanche 07/03/10 : Saulx

Après une pause vacances de ski, retour au vélo pour ce dimanche matin. Pour cause de contrainte horaire, juste un petit tour à Saulx sous un soleil magnifique mais un vent glacial. Le sol durci par le gel était bien roulant, pour une balade sympa de 26km et 1h37 dans la forêt de Saulx. Le fait marquant du jour est le nombre d'arbres abattus par la tempête. Plusieurs chemins étaient barrés avec des dégâts visibles dans la forêt.

dimanche 14 février 2010

Dimanche 14/02/10 : Savigny-Saulx-Marcoussis

Avec les chutes de neige de la semaine et le froid ambiant, la sortie du dimanche s'annonçait prometteuse avec des chemins tous blancs. Une proposition de Franck tombe en fin de semaine : un 55K à Fontainebleau sur un parcours "mortel". C'est tentant mais j'ai promis de ne pas rentrer trop tard pour la Saint-Valentin. Je décline, un peu refroidi par ailleurs au vu des températures annoncées à Fontainebleau : -9°C, ça commence à faire froid quand même. Je prépare donc un parcours au départ de la maison ( ça fait gagner du temps ) , avec au programme la forêt du Rocher de Saulx, le Bois de St Eloi et ses jolis singles ( et aussi ses chiens féroces ... ) , puis Marcoussis et son escargot mythique suivi d'un retour par Nozay. Le terrain sera gelé, donc pas de risque de boue, il faut en profiter pour aller rouler sur ces chemins que j'apprécie beaucoup pendant la belle saison. Nous partons à 8h30 avec Benoit. Il fait froid, mais cela reste supportable. On descend vers l'Orge par le chemin de la vanne des eaux. Il y a moins de neige que ce que pensais. Et mauvaise surprise dans la descente, une énorme flaque de boue qui repeint le vélo et le pilote en marron ! On remonte vers le parc de Morsang, il commence à y avoir plus de neige, c'est joli et très agréable sous les roues. Nous empruntons ensuite le parcours le long de l'Yvette pour traverser le parc de Gravisy-Baligny puis monter vers Ballainvilliers et Saulx. Arrivés dans le forêt, la couche de neige s'épaissit. J'adore rouler dans la neige, c'est super agréable et on se croirait à la montagne avec ce beau paysage tout blanc. La forêt est méconnaissable par endroits : il y a eu beaucoup de coupes d'arbres cet hiver. Et les engins qui sont passés ont complétement labouré les sentiers, les pédales touchent presque le bord des ornières. Heureusement que le sol est bien dur, sinon, on ne passerait pas. Petite pause en haut de la forêt avant de redescendre vers la Ville du Bois. La descente est super sympa, sur un beau tapis de poudreuse immaculée. On remonte de l'autre coté, et c'est un magnifique passage ludique dans le Bois de St Eloi avec des singles recouverts de 2 à 3 cm de neige. Quelques passages techniques et impressionnants avec le sol un peu glissant. On tente la montée impossible, et au moment où je crie victoire, la roue arrière ripe alors qu'il ne restait que 1m à passer. On tournicote un peu puis direction Marcoussis toujours pas des chemins très joueurs. On arrive dans la zone "chien féroces". Ouf, pas de chiens. Mais si, juste à la sortie, il y en a un qui déboule. On reste impassibles avec Benoit, ignorant le fauve et bien occupés à franchir un tronc d'arbre qui barre le chemin. Un aboiement plus féroce et hop, on saute au dessus du tronc facilement. Le chien méchant, il n'y a rien de tel pour améliorer les performances du cycliste ! Nous sommes récompensés par une descente sympa. Nous roulons alors vers Marcoussis, direction l'escargot. Benoit attaque, je limite les dégats en conservant mon rythme derrière. On passe le long de la carrière qui fait office de terrain de moto-cross puis on prend notre itinéraire secret pour sortir par le parc de l'école en bas. Remontée vers Nozay, il y a des travaux sur le chemin, on est obligés de se rabattre sur la route juste au moment où passe un peloton de routiers suivi par une petite camionnette aux couleurs du club. Benoit saute sur la route et prend l'aspiration du véhicule. Retardé par un franchissement aléatoire de fossé, j'appuie comme un damné pour recoller. 50m, 30m, 20m, je suis à fond et je n'arrive pas à rattraper Benoit. Ca aide, une camionnette ! Changement de tactique, je retourne sur le chemin maintenant praticable, pariant que Benoit aura un peu de mal à le récupérer en restant sur la route. Tactique payante, on se retrouve le long de la ligne haute tension. Retour par Saulx en exploitant tous les singles disponibles puis direction Savigny via le Bois des Templiers. Dans la côte de retour, je mijote une attaque mortelle mais Benoit se méfiait et attaque en premier sur la plaque. J'arrive à le suivre mais pas moyen de le dépasser au sprint ! Coriace le Benoit . On finit en haut à 25km/h, pas mal pour une montée à 10% . Retour à la maison après 50km, 800m de D+ et 3H20 de roulage. C'est toujours un grand plaisir de rouler sur la neige.

dimanche 7 février 2010

Dimanche 07/02/10 : Barbizon, parcours cinq étoiles !

Après la pluie de la semaine, Fontainebleau était la seule destination raisonnable pour ce dimanche. Histoire de varier les plaisirs, je me lance vendredi soir dans une recherche de parcours sur Internet pour voir si je trouve quelques nouvelles idées. Et effectivement, je trouve une trace d'un nouveau parcours que je m'empresse d'adapter pour ce dimanche. Du coup, c'est avec une certaine impatience que j'attends de tester la nouveauté. Je passe chercher Benoit et nous nous retrouvons vers 8h45 sur le parking de Barbizon. Départ classique, avec la traversée de la N7 sous le tunnel du parking et la montée de la belle bosse spéciale échauffement. L'inquiétude nous gagne sur les cinq premiers kms. Que du chemin large et rectiligne. Benoit se jette sur la première côte qu'il voit à portée, mais demi-tour, il fallait continuer tout droit sur le plat. On commence à se dire que ce nouveau parcours semble bien aseptisé. D'ailleurs, au premier single que l'on voit devant nous, nous l'évitons, persuadé que l'esprit du tracé privilégie le roulant. Ah ben non, tiens donc, nous ne sommes plus sur la trace, c'était bien le single qu'il fallait emprunter! On rattrape vite fait ce beau sentier qui nous tend les bras. Et là, tout change. Le chemin est technique avec un sol bien humide qui rend rochers et racines glissants. De plus, il y a un devers marqué, il faut faire attention où on met les pneus. Le parcours est de plus en plus fun : montagnes russes, passages techniques, whaouh, on se régale. Le moral est au beau fixe. Et c'est de mieux en mieux. Avec des passages pas évidents, mais avec un peu de concentration ça passe. Marches, descentes raides, montées impossibles, tout y est. Et cela va continuer sur tout le parcours sans interruption. On rejoint à un moment notre parcours favori pour quelques centaines de mètres avant de monter par un sentier très raide dont l'amas de rochers final aura raison de notre ténacité. Benoit nous déniche un petit passage ultra ludique avant d'entamer une boucle qui nous fera descendre jusqu'à Fontainebleau. Nous passons devant un parking qui sert de base aux vététistes locaux avant de repartir en single dans le forêt pour remonter vers le plateau par un chemin bien raide qui demande de gros efforts pour ne pas poser pied à terre. A nouveau un passage connu avant de prendre un petit bout du parcours de Patrick à l'envers. Nous avons de la peine à le reconnaitre dans ce sens. Et c'est à nouveau une orgie de singles, on se régale toujours autant. Une montée impossible se présente et le restera. La pente est trop forte et parsemée d'énormes racines. On traverse les Rochers du mont d'Ussy, le chemin devient plus praticable mais je suggère un petit single qui se termine finalement par un portage plus que physique, avec une pente infernale, limite escalade. Puis un petit sentier qui nous obligera à pas mal de portage, trop de cailloux infranchissables. Mais nous sommes récompensés par une longue descente, technique mais faisable et super ludique avec les vélos qui rebondissent de virage en virage. La moyenne peine à dépasser les 10km/h et nous devons finalement un peu couper sur la fin de parcours pour cause de contraintes horaires. Au final un parcours génial de 35km effectué en 3h20 de roulage pour 775 de D+ . Un bel entrainement physique et technique et une super base de parcours à améliorer encore.

samedi 30 janvier 2010

Dimanche 31/01/10 : Barbizon

Cela faisait quelques temps que je voulais essayer d'assembler le parcours de Patrick et le mien pour voir ce que cela pouvait donner. Chose faite pour ce dimanche, avec un 40km tournant en sens inverse des aiguilles d'une montre. Je propose à Eric, notre président, une sortie club pour étrenner le nouveau GPS investi par notre trésorier. Au menu, 25km et 40km. Hélas, le GPS tout neuf rend l'âme en ingurgitant le parcours! Ce n'est que partie remise. Entre les bugs de GPS, l'attrait de la piscine et les contraintes horaires, nous nous retrouvons finalement tous les deux avec Benoit. Bon, ce n'est pas un souci, nous avons l'habitude et nous sommes équipés pour affronter seuls le monde sauvage de la forêt de Fontainebleau et ses bêtes féroces. Nous arrivons sur le parking vers 8h30, le temps de sortir les vélos, nous partons à 8h40 , en direction de la célèbre bosse du départ. Les jambes vont bien ce matin, elle me semble plus courte que d'habitude. Le sol est bien ferme, il fait -2°C, la forêt est pleine de givre mais pas de traces de neige. Nous rentrons dans le beau single du début de parcours, j'aime tout particulièrement ce passage qui offre un point de vue magnifique et un terrain ludique. Nous passons à coté de l'hippodrome de la Solle, très joli à voir avec le temps superbe et l'herbe toute blanche. Nous remontons vers le passage des fusillés que nous franchissons sans difficulté ( Ndlr : en 2009, en ce lieu, plusieurs vététistes tombèrent au champ d'honneur sous mes yeux, mitraillés sans pitié par un dénommé Franck, équipé d'un ... appareil photo ! ) . Un petit single plus tard, nous voici sur la nouveauté du jour, notre parcours favori, mais en sens inverse. Nous sommes décontenancés avec Benoit. Dans ce sens, nous avons du mal à reconnaitre le tracé et il se révèle beaucoup plus technique. Le chemin qui contourne le Rocher Cassepot nous réserve des passages délicats. En particulier le fameux dévers, déjà difficile dans l'autre sens, mais là, gloups ! Benoit se lance et je vois avec horreur son vélo disparaitre brutalement en contrebas. Arrghll ! Mon sang se glace mais à ma grande surprise, je vois le vélo remonter de l'autre coté, piloté sereinement par l'ami Benoit pas déstabilisé pour un sou. Il y avait un replat au fond du trou et c'est passé ! Incroyable ... Je n'ose pas tenter la même manoeuvre et je passe prudemment à coté du vélo. Nous continuons, saluant au passage les nombreux promeneurs. L'ascension vers la tour Denecourt est amusante, les marches et les pavés forment des obstacles difficiles mais franchissables. Petite pause au sommet. On hésite à tenter la descente des premiers mètres. Sans doute faisable mais risqué. Le reste de la descente est ludique avec de nombreux passages techniques, marches et rochers mais ça passe ... presque partout. Et nous remontons de l'autre coté pour arriver à l'entrée de notre single favori. Le sol bien ferme permet de lâcher la cavalerie et nous virevoltons de virage en virage, avec une belle moyenne sur ce tronçon. Génial ! Nous croisons quelques marcheurs équipés de chiens énormes et sans laisse. Curieusement, plus personne ne se bat pour passer en tête ... Le sentier redevient technique du côté du Rocher Canon avant d'arriver sur la partie du parcours que j'avais volontairement voulue plus roulante histoire de varier les plaisirs. Je sens un peu mes jambes, payant l'enthousiame déployé sur les singles. Heureusement que Franck et Marco ne sont pas là me dis-je. C'était sans compter sur le Benoilator qui enclenche la plaque et imprime un rythme d'enfer avec un grand sourire. Dire qu'avant il n'aimait pas le plat ... Je m'accroche à sa roue, avec quelques petits sprints quand même lorsque la race canine s'intéresse à nous. Dangereux cette forêt, je vous dis ! On remonte vers le Rocher Cuvier Chatillon, une belle grosse bosse bien plus sympa en descente :-). Là, on a du mal à décoller sur les petits tremplins ! Heureusement, les promeneurs nous encouragent. Il ne nous reste plus qu'à descendre pour rejoindre le parking de Barbizon après 42km , 3h de roulage et 550m de D+. Un beau parcours, à travailler un peu pour rajouter quelques difficultés histoire de le rendre encore plus intéressant.

dimanche 24 janvier 2010

Dimanche 24/01/2010 : La Gatinaise

Au programme de ce dimanche, nous avions opté pour la Gatinaise avec Benoit. Malgré la soirée Paella de St Michel qui n'était pas la préparation idéale pour se lever à l'aube le lendemain. Mais j'avais négocié un petit délai, pariant sur un parcours relativement roulant ne nécessitant pas de partir trop tôt. Après une nuit courte mais bonne, je passe chercher Benoit vers 7h50 et nous prenons la direction de Oncy sur Ecole. Pas trop de monde aux inscriptions, nous échangeons 4€ tarif licencié contre un petit papier pour le casse croute à l'arrivée. L'affiche promet un parcours sans boue, mais les premiers kms de liaison pour rejoindre le massif forestier de Fontainebleau sont bien gras, je regrette de ne pas avoir pris les gardes boue. Il tombe un petit crachin pas trop gênant. Petite erreur de parcours en suivant un vététiste de l'Armée de Terre, finalement, on retrouve le bon chemin qui nous emmène enfin sur le vrai terrain de jeu. Cette première partie de parcours se révèle agréable. Pas de grosses difficultés malgré une bonne bosse interminable bien que relativement roulante. Petite pensée pour Franck qui aurait adoré. Quelques singles émaillent le parcours, dont certains que nous empruntons régulièrement. Mention bien pour une randonnée en forêt de Fontainebleau, les organisateurs ont du bien négocier avec l'ONF. On arrive au premier ravito au bout de 18km après avoir descendu les rochers au bord de l'A6 que l'on monte habituellement. Pas évident en descente d'ailleurs .. . Au ravito, on discute avec un vététiste lecteur de mon blog qui m'a reconnu. Discussion fort sympathique. Nous repartons pour la seconde boucle du 55km, qui se révèle plus physique. La semaine a été éprouvante sur le plan mental, je n'ai pas mal aux jambes mais je manque de punch et Benoit prend le large. Je me fais rattraper par un concurrent sur un Specialized, ça m'agace un peu, je fais l'effort de le suivre et nous rejoignons Benoit. Du coup, je me sens mieux et finalement la répétition des ascensions a raison de la fougue de notre adversaire qui finit par disparaitre après un bon raidillon. Nous filons sur un bon rythme et quelques beaux passages pour rejoindre le 2ème ravito ( en fait, le même que le premier, le parcours fait des boucles). On se restaure rapidement et on repart pour les 15 derniers km. Nous reconnaissons avec Benoit le single découvert il y a 3 semaines. On se sent comme chez nous ! Et soudain, au bord du chemin, trois maillots ADP qui semblent en détresse. St Michel dépannage arrive à la rescousse. Un souci ? Une pompe ?? :-) :-) . Et non, rupture de chaine. Autre petit point faible bien connu de nos camarades d'ADP, le dérive chaine présent ne semble pas très en forme. Plus rapide que l'éclair, Benoit sort son attirail et opère le pauvre vélo à chaine ouverte. Quelques secondes plus tard et avec l'aide d'un maillon rapide, la transmission reprend vie et nous repartons en direction de l'arrivée sous une pluie de plus plus présente. Nous remontons vers le Rocher de la Cathedrale, évitant malheureusement au passage un super single que nous prenons habituellement. L'idée de l'utiliser me traverse l'esprit mais nous ne savons pas où va le parcours au sommet, donc on s'abstient. A peine le sommet franchi, on arrive à une bifurcation sans fléchage. Aie! Demi-tour, on voit arriver ADP. On rebrousse tous chemin, mais non pourtant, c'était bien par là. On retente le coup et on finit par croiser un vététiste de l'organisation avec ... la pancarte qu'il venait de retirer. Pressés les débaliseurs, il est à peine 11h45 ! Nous voilà à nouveau sur le bon chemin et on prend un belle descente avec en bas une bifurcation entre le 20km et le 55km. Machinalement, je jette un oeil au GPS pour voir la distance parcourue et ... ENFER !!! PLUS DE GPS ! AAAARGHHLLLL ! J'appelle Benoit pour lui dire que je fais demi-tour, le GPS a du tomber dans la descente. Un concurrent nous dit l'avoir vu par terre au sommet. On remonte, puis on reprend le parcours en sens inverse pendant plusieurs kms. Rien. Sniiifffff ! On repart vers l'arrivée, il ne me reste qu'un vague espoir qu'il ait été ramassé par une bonne âme. La pluie est de plus en plus forte, arrivé en bas de la descente, on part sur le 20km pour raccourcir le trajet. Je veux essayer d'arriver le plus tôt possible au cas où quelqu'un aurait ramené le GPS. On retrouve ADP ( le 55 devait faire une boucle revenant sur le 20 ) . Etonnant cette fin de parcours du 20km. C'est le plus bel endroit de la rando avec un single bien technique avec marches et rochers. Certains ont du maudir le parcours ! On rejoint finalement le gymnase, on commence a être mouillés, pas glop. Mon moral n'est pas au beau fixe, je pleure mon GPS favori et toutes les aventures que nous avons vécu ensemble. Et arrivé au gymnase, que vois-je ? Une charmante dame et son mari qui manipulent un Vista HCX cherchant à identifier son propriétaire. YES !!!!!!!!! Je ne saurais jamais comment il a pu tomber de sa fixation qui en a pourtant vu d'autres. Mais l'essentiel est là, je l'ai retrouvé. Grand merci à mes sauveurs. Au final, une rando bien tracée et un parcours agréable malgré un temps très moyen. Le GPS de Benoit affiche 52km en 3H16 ( dont 1/4h de recherches intensives) pour environ 600m de D+ .

dimanche 17 janvier 2010

Dimanche 17/01/10 : Le Beau Mollet à Velizy


Petite hésitation pour ce dimanche au vu de la météo pour le moins pluvieuse de samedi. Le Beau Mollet à Velizy avec de la boue ou une rando maison à Fontainebleau ? Je prépare un petit parcours sympa pour Fontainebleau, mais je reçois un mail de Benoit qui semble bien motivé pour le Beau Mollet. Philippe L. est partant aussi. Je pose donc les gardes-boue sur le Hilight. Exceptionnellement, on opte pour le 35km pour cause de contrainte horaire. Il faut rentrer tôt à la maison. Henri, un collègue de PSA nouvellement converti aux joies du VTT est aussi partant avec son club. Et effectivement, on retrouve tout ce beau monde à 8h15 aux inscriptions. J'ai du mal à trouver Henri sur le parking et la réciproque se vérifie : entre le costume et la tenue cycliste prêt à affronter un terrain boueux, l'apparence n'est pas la même! Nous partons vers 8h30, sur un rythme tranquille. Pas de côte féroce dans les premiers km, je ne peux donc pas appliquer ma méthode d'échauffement favorite :-) . Première petite bosse, la transmission toute neuve de Benoit émet des craquements sinistres, petit souci de réglage. Philippe franchit la difficulté en tête, bien content de devancer le maitre Benoit dans son exercice de prédilection. Le groupe se reconstitue au sommet. J'ai les jambes qui démangent un peu en voyant quelques concurrents passer à gauche. Et finalement, je craque, et rallume le turbo. Je me retourne au bout de quelques centaines de mètres, et je vois Benoit qui revient à toute vitesse, alerté par Philippe sur ma tentative de fuite. Le rythme change nettement, compte-tour à la limite de la zone rouge, on fonce sur les chemins qui sont quand même bien grassouillets et collants, ce qui nécessite à la fois de la cuisse et de l'attention pour maintenir le vélo sur la bonne trajectoire. Un mur nous résiste pour 2m, gênés par les concurrents à pied. Dans l'ensemble, l'adhérence reste correcte, la boue est liquide et les crampons des pneus arrivent à jouer leur rôle. Arrive un faux plat redoutable, la pente n'est pas très importante mais le terrain ne rend pas et l'ascension est interminable. Puis nous arrivons au premier ravito au bout de 12km. Ravito bien fourni, on bavarde un peu avec Benoit tout en nettoyant les transmissions. Quelques minutes plus tard, on retrouve Henri légérement entamé ( ah ce faux plat ! ) puis Philippe. Nous repartons avec Benoit pour une 2ème partie de parcours tout à fait agréable. On emprunte un single bien glissant le long de la nationale que nous ne connaissions pas puis pn découvre un passage sous l'A86 qui remplace la passerelle disparue récemment. Le vététiste devant moi est en grande difficulté dans les virages serrés qu'il passe pied à terre tout en appuyant comme un malade sur les pédales sur le plat. J'en conclus qu'il s'agit d'un routier égaré sur un terrain inhabituel. Le passage dans les bois de Jouy puis de Velizy est assez physique. Mauvaise nouvelle pour moi, le Benoilator est de retour et atomise tout le monde dans les bosses. Impossible de le suivre, je m'emploie donc à limiter les dégats en éviter de faire exploser le moteur. Les sentiers sont bien choisis, beaucoup de singles, bravo pour le tracé. Montées et descentes s'enchainent, avec comme feu d'artifice final, l'enchainement de deux des montées les plus raides du coin. On se croirait à la Jean Racine! . Malheureusement, arrivé au sommet, c'est fini : on rentre sur Vélizy par les grandes allées et nous arrivons vers 11h après 2h de roulage, 28 km ( où étaient les 35 ? ) et 580m de D+. Malgré tout, un parcours très agréable et ludique avec de jolis passages.

samedi 9 janvier 2010

Samedi 09/01/2010 : Savigny-Saulx

Pas disponible dimanche pour rouler, je profite de la fin d'après-midi pour aller rouler dans la neige. Direction la forêt de Saulx. Au premier chemin, je réalise que si rouler dans 5cm de neige est un plaisir extraordinaire, 10cm de plus changent la donne. Pas moyen d'avancer, je dois mettre pied à terre. Arrivé à Ballainvilliers, même souci : l'itinéraire habituel est impraticable, j'opte pour la route. Et finalement, je renonce dans le chemin après la N20, avec les ornières et le devers, je fais 500m en 5 minutes. La nuit approche demi-tour. Petit plaisir dans la descente avant le parc de Balizy, je double toute une brochette ... de surfeurs médusés de voir passer un VTT. En fait, tous les gens que je croise me prennent pour un fou furieux. Au final 19km en 1h20 pour une ballade bien agréable mais moins facile que prévu.