jeudi 30 décembre 2010
Jeudi 30/12/2010 : Barbizon
Avec le redoux, plus question d'aller rouler à Saulx sur un terrain boueux. J'ai très envie d'aller poser mes crampons dans la magnifique forêt de Fontainebleau avec mon nouveau jouet. Lever matinal pour ce jeudi matin en faisant attention de ne réveiller personne et je file vers Barbizon. Damned, mal réveillé, j'ai oublié le casque. Demi-tour, 1/4h de perdu dans l'affaire. Arrivée à Barbizon vers 9h, il n'y a personne à part quelques touristes japonais dont on se demande comment ils ont abouti là. Je me fais mitrailler lorsque je sors le vélo du coffre. Mise en place de la roue avant. Scrogneugneu, que se passe-t-il, ça ne rentre pas. Aurais-je malencontreusement serré la poignée de frein et rapproché les plaquettes. Inspection attentive, non, ça à l'air ok . Et puis soudain en regardant mieux je vois que le ressort des plaquettes est tordu et en travers de l'étrier. Comment cela a-t-il pu se produire ? Mystère ? Je démonte , détords le ressort mais rien à faire, dès que je replace les plaquettes, il dépasse. Je tiens à rassurer les touristes japonais : le hurlement à glacer le sang qu'ils ont entendu n'était pas un animal sauvage, juste un vététiste fou de rage.... Après presque une heure d'efforts je parviens à trouver une solution satisfaisante. Mais du coup, il va falloir sérieusement raccourcir le parcours. Moi qui voulait tester la trace vers le Mont Aigu, ce sera pour une autre fois. Je pars en utilisant le GPS en mode cartographique. L'objectif est de rejoindre les Gorges du Houx en passant de l'autre coté de la N7 puis d'aller faire une dernière fois la montée mythique et y replanter le drapeau de St Michel pour 2011. Le parcours se révèle sympa avec de beaux singles que je découvre. Traversée pas évidente de la N7 à cette heure puis je me retrouve en terrain connu. Le BeOne me procure beaucoup de plaisir. Les vibrations sont incroyablement bien filtrées et la réactivité du vélo est un vrai bonheur. La montée raide pour accéder au single au balcon passe sans problème. Je file ensuite sur le beau sentier puis me lance dans l'ascension des Gorges du Houx. J'inaugure une nouvelle trace pour contourner le rocher qui barre maintenant le chemin et voici le moment de vérité. Ca passe facile !! Youpi . Oui ... mais je sens que personne ne va le croire. Alors je pose le téléphone sur un rocher en mode camescope et je la refais !
Puis retour par les Gorges d'Apremont. Le BeOne vole dans la descente , un vrai bonheur. Une petite sortie de 20km mais je rentre à la maison avec la banane jusqu'aux oreilles.
dimanche 26 décembre 2010
Dimanche 26/12/10 : Saulx
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Merci Papa Noël ! |
vendredi 24 décembre 2010
Vendredi 24/12/10 : Saulx
Les vacances sont arrivées ! Grasse matinée après une semaine rendue encore pénible par les trajets interminables sous la neige entre Poissy et Savigny. Au lever, je ne résiste pas devant le beau tapis blanc dehors. A vélo c'est beaucoup plus fun qu'en voiture ! Cette fois, l’épaisseur est raisonnable et ne freine pas trop la progression. J'ai même le plaisir de laisser sur place quelques voitures qui avancent au pas sur la route gelée sous le regard stupéfait et vexé des conducteurs. Dans la forêt, la progression devient plus délicate. Il ne fait pas très froid et le sol est très mou sous la neige. Du coup, certaines montées sont pénibles et je suis même forcé de mettre pied à terre sur l'une d'entre elles avant le point de vue, la roue arrière étant littéralement collée par le terrain. La descente pour le retour est un grand moment de rigolade. Le mélange boue/neige/verglas est absolument redoutable, le vélo est quasiment incontrôlable et je manque à plusieurs reprises de finir à terre. Tout est bien qui finit bien, j'arrive vivant en bas et le retour se passe sans souci malgré un vent de face qui diminue beaucoup la vitesse sol ! . Une petite balade bien agréable, j'adore vraiment rouler dans la neige .
samedi 18 décembre 2010
Dimanche 19/12/10 : Saulx
Initialement, je projetais pour ce dimanche une belle sortie à Barbizon. Les échanges de mails ont fusés ces derniers jours avec Franck pour construire un parcours innovant et motivant. Samedi en jetant un oeil sur les prévisions météo, un gros doute m'assaille. Au vu des abondantes chutes de neige annoncées, le trajet vers Fontainebleau devient aléatoire et au mieux il faut prévoir une grosse perte de temps. Donc, il semble raisonnable de garder le parcours au chaud pour des jours meilleurs et d'envisager un départ depuis Savigny. Avec le sol tout blanc, pas de souci pour aller rouler à Saulx, la boue qui caractérise la période hivernale à cet endroit sera neutralisée provisoirement. Xavier, notre sauveur de KWay est partant pour rouler avec nous. Chic, dans ces conditions, plus on est de fous, plus on rit ! Finalement, ce sont quatre fous qui se retrouvent à 8h30 devant chez moi . Franck, Benoit , Xavier et moi . Direction la descente de la vanne des eaux, un premier moment de plaisir, la neige craque sous les pneus et l'adhérence est parfaite. Les passants nous regardent médusés, doutant qu'on puisse rouler à vélo par un temps pareil. Mais si , et en plus , c'est génial. Il neige fort, on se croirait dans le Grand Nord . Les chemins sont transformés, le passage sur les bords de l'Orge est magnifique sous ce beau manteau blanc. On traverse le parc de Morsang puis on rejoint les bords de l'Yvette. Test du single à droite. Oups ! Pas évident de faire la trace, on va travailler la puissance aujourd'hui. Quelques embardées ponctuent notre progression à un rythme largement inférieur à l'habitude. Xavier casse sa chaîne en sortant du chemin et répare à la vitesse de l'éclair. On traverse le parc de la gare à Gravigny et nous voilà en train de monter la petite bosse qui nous mène à Ballainvilliers. Elle est bien plus éprouvante que d'habitude avec la neige qui freine bien les roues. On rejoint enfin Saulx. Pas moyen de monter le petit raidillon pour entrer dans la forêt les 20cm de neige scotchent le vélo. On improvise une bataille de boules de neige, la neige a la consistance idéale, un peu mouillée, de quoi mitrailler tout le monde. Nous voici dans la forêt, je pensais que l'epaisseur serait moindre avec les arbres, mais pas tant que ça. Du coup, on en bave et on décide de limiter la sortie en restant à Saulx, impossible de faire 50k , il y a trop de neige. Au hasard des petites sorties de pistes, ceux qui prennent de l'avance en profitent pour monter des embuscades. Benoit passe après avoir courageusement chargé l'ennemi mais Xavier est abattu par le tir croisé organisé par Franck et moi-même. Heureusement, ce n'est que de la neige, il repart donc et nous mine le moral en montant tel un cabri une belle bosse bien glissante qui nous fait poser pied à terre. On réalise que notre nouveau camarade est doté d'une maîtrise technique bien au dessus de la moyenne qu'il nous fera admirer tout au long de la sortie au hasard de quelques bunny up et descentes bien négociées. Les montées sont dures mais les descentes sont de beaux moments de plaisir, bien qu'on ait parfois du mal à retrouver la trace des singles. Quel bonheur de sentir le vélo filer en faisant voler la poudre blanche tout autour de nous. Tout le monde a le sourire, on croise quelques joggeurs et vététistes et la bonne humeur est générale. Comme si le blanc des flocons avait chassé toutes les idées noires.On revient par la descente sympa qui nous fait déboucher sur la route tout en bas . Benoit nous gratifie d'une belle embardée qui l'expédie dans le champ sur le bord du chemin, sain et sauf. Le concours de figures continue et chacun à son tour se retrouve en posture délicate mais on arrive à rester sur les vélos ! Retour à Savigny avec une variante que je ne connaissais pas depuis les bords de l'Yvette. C'est avec plaisir qu'on grimpe la route pour remonter dans Savigny, enfin un peu de rendement ! On se quitte devant chez Franck, retour à la maison après 30km et 2h40 de roulage ( temps de parcours sur le sec : 1h45 ... ) . Une sortie vraiment sympa , quelle chance depuis 2 ans de pouvoir ainsi rouler sur la neige.
dimanche 12 décembre 2010
Dimanche 12/12/10 : Barbizon
Nous avions des invités à la maison pour ce dimanche 12 décembre. Retour impératif à 12h. Plutôt que la Gâtinaise prévue ce week-end, j'opte pour un parcours maison plus facile à maitriser d'un point de vue timing. Je prépare donc une version "light" d'un parcours réalisé avec Franck et qui présente l'avantage d'enchainer single sur single tout en étant réalisable en moins de 2h30. Je fais suivre la proposition à Franck et Benoit. Franck en profite pour me renvoyer une version améliorée, notre apprenti égaré dans la forêt avec son GPS il y a deux ans est désormais devenu un maitre traceur. Benoit hésite un peu, au vu du déroulement des événements de la semaine dernière, je m'emploie à le rassurer : cette fois le terrain est bien connu, pas de mauvaise surprise à attendre. On se donne rendez-vous à 8h30 sur le parking de Barbizon. Euh ... non en fait Franck a rameuté sa troupe à 8h45. Voilà une bonne excuse toute trouvée pour me lever un peu plus tard et cela reste jouable en terme de timing. Au vu des participants, je me méfie pour le choix du vélo. Petite vérification du KHS, je trouve les pédales bien dures à tourner sur le pied d'atelier. Je démonte et constate que le roulement gauche du pédalier est bloqué. Je comprends mieux pourquoi je n'arrivais pas à accélérer dimanche dernier! Je démonte les ZTR pour les mettre sur le Prophet. Je passe chercher Benoit aux alentours de 8h. Une voiture rouge nous double sur l'autoroute, avec un beau Canyon blanc sur le porte-vélo. On reconnait immédiatement Franck et Patrick. Arrivée sur le parking avec quelques minutes de retard. Le temps de sortir les vélos, il est 8h45. Il manque un ADP à l'appel, petit souci de coordination. On part devant avec Benoit pour cause de timing à respecter. Benoit découvre le début de parcours où on enchaine quelques beaux singles qu'il ne connaissait pas dans les Gorges d'Apremont. On enchaine avec des beaux passages assez techniques autour du Rocher Cuvier Chatillon avant de se lancer sur un de mes sentiers préférés dans la zone des Longues Vallées. Le dévers qui caractérise ce passage est encore plus délicat qu'à l'habitude avec les racines mouillées qui ont vite fait de faire décrocher les roues. Sans compter le final, innovation proposée par Franck qui nous emmène dans un passage redoutable avec des racines énormes. Un passage en dévers avec une racine anodine au milieu manque de m'expédier quelques mètres plus bas, les 2 roues dérapent en même temps. Oups. On finit quand même vivants et on se lance dans la belle descente qui nous amène dans le passage "Remiremont". Lequel nous expédie dans la redoutable bosse qui mène à la Table du Grand Maitre. Pause casse-croûte en haut, on discute avec tout un groupe de vététistes qui arrive par l'autre coté mais en poussant les vélos. Ensuite, c'est le "magic single", beaucoup plus roulant malgré quelques zones assez "molles". Et soudain, nous entendons un bruit infernal, une sorte de TGV orange et bleu lancé à pleine vitesse qui déboule en slalomant au milieu des arbres. C'est Franck et toute sa troupe qui revient le nez dans le guidon. Au point que la première racine sur le parcours provoque une belle ruade de son vélo. Nous cheminons ensemble pendant quelques kms, avant de bifurquer pour reprendre la direction de la voiture avec Benoit. Dans notre enthousiasme, nous reprenons en fait ... le parcours l'envers. Alerté par les croisements de trace sur le GPS, on réalise rapidement notre erreur et on fait demi-tour. Option "coupe" pour le reste du parcours car cela va faire juste pour les délais. On zappe donc à regret quelques beaux passages. Pour autant l'itinéraire n'est pas désagréable et on repère quelques beaux singles dans le zone du Rocher Cassepot qu'il faudra revenir essayer. Dans la montée redoutable qui mène à la N6, Benoit, fort des exercices de musculation réalisé pour son genou enclenche le turbo. Tel un missile , il revient sur plusieurs vététistes médusés qui avaient à l'origine quelques centaines de mètres d'avance. Je fais de mon mieux, écoutant au passage les commentaires des cyclistes dépassés qui se demandent si l'homme vert sur le vélo noir était bien humain. Il sont rassurés en voyant passer le second, écarlate et au bord de l'asphyxie mais qui s'accroche du mieux possible dans la roue. Benoit me confiera plus tard que son plus gros problème, c'est que la jambe gauche a maintenant du mal à suivre la droite qui bénéficie de deux mois de musculation intensive. Arghl :-) . On vise au plus court, et plutôt que de prendre le parcours de Patrick à l'envers, on déboule à fond sur la voie romaine. Séance castagnettes ! Puis on file à fond de plaque sur la grande allée qui nous ramène au parking avec au final 33km bien agréables en 2h30.
samedi 4 décembre 2010
Dimanche 05/12/10 : Milly, Benoit is back !
Depuis la semaine dernière, Benoit m'avait annoncé son retour sur les chemins pour ce week-end après une longue période de rééducation de son genou et quelques sorties sur des terrains roulants. Je réfléchis pendant la semaine au parcours idéal. Il faut quelque-chose de ludique mais pas trop difficile et en évitant autant que possible les portages ( que ceux qui lisent ce cr en connaissant la suite évitent de mourir de rire, si possible ... ). Pour éviter la boue, ce sera forcément Fontainebleau. J'opte pour un départ de Milly, plus roulant que Barbizon. Oui, mais ce serait dommage de refaire un parcours déjà réalisé. Je m'emploie à trouver de nouvelles traces sur internet et j'en trouve une qui me semble bien, avec des variantes jamais empruntées. Je peaufine le parcours, 44km, ce sera suffisant. Afin d'éviter la tentation de forcer, je décide d'emmener le KHS, cela fait une éternité que je n'ai pas fait de sortie à son guidon ( 5 ans ! ) et je suis tout content à l'idée de le retrouver. Je passe quelques moments à le régler, et à fixer le support du GPS sur le cadre.Samedi, Eric propose une sortie club à Barbizon. Ce serait dommage de rater l'occasion, j'ajoute une variante 30km et je propose à tout le monde une petite ballade au départ de Milly. La semaine et en particulier le samedi ont vu de belles chutes de neige, du coup, je nous imagine déjà en train de rouler sur ce magnifique tapis blanc, miam miam, cela va être le pied ! J'envoie un mail à Franck dans l'espoir de le convaincre de se joindre à nous avec Marc, quelques échanges de SMS, Franck avisera dimanche matin. Echanges sur la mailing list de St Michel, certains s'inquiètent de la météo. Pas moi, mon site préféré Meteociel est optimiste et les prévisions sont presque toujours exactes. Pour ce qui est du terrain, aucune inquiétude à avoir. J'arrive à l'heure chez Benoit, une grande première ou presque. Au point que nous sommes en avance au parking à Milly, pas un chat. Coup de fil de Franck pendant le trajet, ils arrivent, youpi. La neige était absente des champs jusqu'à la sortie Milly, mais sur le parking, c'est un sol gelé et enneigé qui nous accueille.
Le chemin est très technique, trialisant mais pourtant tout à fait roulable. Le paysage est magnifique, rochers, fougères, points de vue à répétition. Mais en réalité , ce qui se répète surtout, c'est la topographie du chemin. En fait de quelques mètres, c'est plutôt quelques kilomètres !! Nous voici parti pour un long moment de bonheur, où le cri de détresse de St Michel a pour écho les cris d'agonie d'ADP. Sur ce terrain, plus aucun risque de devoir s'escrimer à suivre le TGV, l'objectif c'est déjà de rester sur le vélo et tout le monde n'y parvient pas :-) . C'est donc poussés par nos exclamations à chaque obstacle évité, contourné, survolé ou ... percuté que nous progressons à une moyenne inversement proportionnelle à notre plaisir. Benoit tient la tête et ne la lâche pas. Je me retrouve un moment isolé après avoir fait un tout droit dans un virage puis pris une mauvaise trace ( à essayer un autre jour ... ) . Je finis par rattraper tout le monde au grès des obstacles qui ralentissent la progression. Benoit et Franck jouent à faire tomber la neige depuis les branches basses. Ambiance blanche et magique, on ne serait pas surpris de voir passer un traineau tiré par des rennes avec un bonhomme en rouge et blanc à l'intérieur. D'autant que l'endroit semble loin de la civilisation, on se croirait au fin fond d'une forêt nordique. Nous finissons par une descente mémorable dans les rochers suivie par une seconde beaucoup plus ludique sur le vélo avec des passages parfois très délicats. Marco a une contrainte horaire, ADP nous quitte et coupe directement pour rejoindre le parking. Nous entamons la dernière boucle. Benoit commence à souffrir, car pour ce qui est d'éviter les portages, j'ai vraiment tout faux, mais ce n'était pas intentionnel ! Le pompon, c'est le passage rocheux avant de traverser l'autoroute que je pensais avoir évité, mais malheureusement, c'est raté. Le terrain redevient ensuite plus roulant, Benoit commence à donner des signes de fatigue, je suis ennuyé, le parcours est trop physique, c'est le risque en innovant, j'aurais du me méfier. Je me suis un peu laissé emporté par mon enthousiasme. Heureusement, il retrouve du tonus en pédalant et nos enchainons sur la magnifique descente de la Vallée Close. Beaucoup plus facile dans ce sens ! On reconnait à peine les passages quasi infranchissables en montée. C'est le retour vers Milly, mais toujours avec une bonne dose de passages techniques qui finissent de consommer la réserve de Benoit. La montée vers le Nid de l'Aigle est difficile mais après une pause au sommet et une barre énergétique, nous rejoignons sans encombre les voitures avec Michel et Benoit. Au final 3h35 de roulage, plus de 4H au total, 900m de D+, et 44,8 km pour une sortie absolument magnifique : beau temps, neige et parcours ultra ludique. Un grand moment de VTT .
Tout est réuni pour une sortie mémorable. St Michel arrive en force, suivi par ADP représenté par seulement 2 unités aujourd'hui, c'est le monde à l'envers, mais nos deux téméraires ne sont pas les premiers venus et rien ne les effraie. Rolland est parmi nous et motivé pour trouver un raid en 2011. Je lui parle de la Granit Montana qui nous tente bien. Nous nous élançons vers 8H45 et dès les premiers mètres, c'est une belle neige tassée de 2 à 3 cm d'épaisseur qui fait crisser nos pneus. Le pied ! Je suis aux anges. Enfin, pas très longtemps, car un bolide gris se porte en tête, l'ami Benoit a instantanément retrouvé son rythme habituel. Quelques neurones déjà réveillés se mettent en marche pour analyser la situation. Me voilà juché sur un enduro de 15kg destiné à freiner mes ardeurs, et entouré de Franck, Marc, Michel et Benoit qui pète les flammes. Une petite lupiote rouge s'allume sur le panneau d'alarmes, la situation pourrait devenir préoccupante pour mes petites gambettes. Le KHS marche à la perfection, offrant un confort et un grip royal. Par contre, coté rendement, c'est le jour et la nuit avec le HIHM3. Mais JP Stephan conseille de rouler sur un gros vélo en hiver, ça permet de travailler la force pour les beaux jours. Alors, allons-y ! Nous arrivons à une première bifurcation, petite pause pour laisser le groupe se reformer, un gros trou s'était formé entre les 5 de tête et le reste du peloton. L'épaisseur de neige a encore augmenté, c'est absolument magnifique. Après une belle montée en single, nous redescendons sur Arbonne où le groupe se coupe en deux. Le 30k continue tout droit pendant que nous prenons la direction du rocher de Milly. La trace est agréable, nous faisons le tour du Rocher des Sablons après une pause ravito, sur un chemin très sympa, attention aux cailloux recouverts de neige dans les descentes, ça gliiissse .Franck nous ajoute deux variantes magnifiques sur de beaux singles. Bravo. De mon coté, je suis un tout petit peu déçu , j'imaginais cette nouvelle trace encore plus ludique, il y a quand même quelques grandes allées. Et dans les grandes allées en question, c'est l'horreur. J'ai l'impression d'avoir mis de la glu sur mes pneus. Je suis littéralement collé par terre, impossible d'accélérer, je vois la tête du groupe s'éloigner tout en appuyant comme un forcené. Je maudis JP Stephan, ça va déjà un peu mieux... et je me rassure en imaginant les futures sensations sur un vélo light. Petit coup d'oeil au point de vue de Hurlevent, puis nous prenons la direction du Rocher de la Reine. Petite hésitation à un moment, la trace semble prendre un petit chemin à peine assez large pour passer les vélos. Voilà un de ces petits passages de quelques mètres dont Fontainebleau a le secret. Le GPS est indispensable à cet endroit !

dimanche 28 novembre 2010
Dimanche 28/11/10 : la Polaire
Pour ce dimanche, j'avais prévu de participer à la Polaire à Dourdan. C'est une rando dont j'ai souvent entendu parler et je n'avais jamais eu l'opportunité d'y participer. La date est avancée pour cette année, au grand damn des organisateurs qui se retrouvent en concurrence avec d'autres manifestations comme Montgeron. Pour autant, la météo fait en sorte que la rando mérite son appellation avec un froid polaire et de la neige prévue ce dimanche matin.
Samedi après-midi, je fais un check du HIHM3 après la sortie plus que boueuse de dimanche dernier. Les plaquettes arrière sont HS et bonnes à changer. C'est impressionnant la capacité de la boue à bouffer les plaquettes! Curieusement, l'avant a mieux résisté. Une fois les plaquettes neuves en place, petit essai de roulage pour les roder un peu. Et là, mauvaise surprise, bien que nettoyée et graissée dès l'arrivée, il y a un truc qui ne va pas avec la chaine. Il y a comme une vibration dans la transmission à chaque tour de pédale. Retour au garage, je démonte la chaine pour la faire tremper dans un bain de pétrole. J'y retourne une heure après et là, horreur ! La chaine s'est coupée en trois morceaux, plusieurs maillons ont lâché rongés par la boue. Fichtre ! Je fonce à Culture Vélo racheter une chaîne neuve. Au vu du prix des cassettes en magasin, je reporte le changement de cassette à la prochaine commande en ligne, c'est pas l'idéal de ne changer que la chaine mais tant pis. Tout rentre dans l'ordre avec la nouvelle chaîne, ouf. Pas de volontaires pour m'accompagner à Dourdan, c'est donc en mode lonesome cow-boy que je prends le chemin de Dourdan. Il fait froid et humide, aglagla. La tenue d'hiver est de sortie, du coup, les couleurs de St Michel ne sont plus visibles me voilà en mode incognito. Arrivée à 8h30 à Dourdan, j'aperçois quelques maillots oranges et bleu sur le départ pendant que j'en finis avec l'inscription. Départ en traversant Dourdan puis on monte dans la forêt par de grands chemins. Cette première partie de parcours est un peu monotone, pas beaucoup de singles à se mettre sous la dent. Un vététiste équipé du même vélo me double, je resterai 100m derrière tout le long de ce tronçon. Pas très envie de forcer, le moteur est froid. Le terrain est gras, mais le sol a un peu gelé, il y a donc des appuis. Rien de bien méchant, et ces derniers temps, je finis par aimer rouler sur les terrains glissants, c'est assez fun de sentir le vélo partir dans tous les sens. Le Toro fait toujours merveille, aucune côte n'en viendra à bout aujourd'hui. On arrive au premier ravito après 20km. Les organisateurs sont un peu dépités d'une assistance faiblarde. Rien à dire sur l'organisation, ravito et fléchage lights mais corrects. Il y a même des boissons chaudes. Malheureusement, ce qu'il me faudrait, c'est une bouillote pour les pieds. Le reste ça va, mais mes petits petons sont complétement gelés et la sensation n'est pas très agréable. Je repars avec mon frère jumeau qui appuie férocement sur les pédales et part devant. Mais les bosses suivantes ont raison de son enthousiasme et je reviens sur lui. On enchaine sur la récompense du jour : le fameux single de l'autoroute à St Arnoult. C'est Holiday on Ice sur la première partie. Un embouteillage se forme sur le raidillon qui marque l'entrée du single. Il y a des vélos partout, le sol glissant ayant raison de toutes les tentatives. Je tente le coup et à la stupéfaction de l'assistance médusée, ça passe impeccable, même pas de patinage. Là, c'est le grand moment de satisfaction du jour. On enchaîne sur le reste du single, toujours un régal. Suivent quelques grandes allées dans la forêt de Dourdan, je dois m'arrêter pour enlever le garde-boue avant qui ne tient plus. Cela permet à mon camarade du jour qui fatigue de recoller. Dernier single très sympa et étonnement lorsque on rejoint l'arrivée après seulement 37kms. Où sont passé les 8 manquants ? Mystère , tout le monde a le même kilométrage, y compris Christophe d'ADP que je croise à ce moment. Au final, une rando pas désagréable mais il y avait moyen de mieux faire dans ce coin. 36 km, 870m de D+ en 2h30 au GPS .
Samedi après-midi, je fais un check du HIHM3 après la sortie plus que boueuse de dimanche dernier. Les plaquettes arrière sont HS et bonnes à changer. C'est impressionnant la capacité de la boue à bouffer les plaquettes! Curieusement, l'avant a mieux résisté. Une fois les plaquettes neuves en place, petit essai de roulage pour les roder un peu. Et là, mauvaise surprise, bien que nettoyée et graissée dès l'arrivée, il y a un truc qui ne va pas avec la chaine. Il y a comme une vibration dans la transmission à chaque tour de pédale. Retour au garage, je démonte la chaine pour la faire tremper dans un bain de pétrole. J'y retourne une heure après et là, horreur ! La chaine s'est coupée en trois morceaux, plusieurs maillons ont lâché rongés par la boue. Fichtre ! Je fonce à Culture Vélo racheter une chaîne neuve. Au vu du prix des cassettes en magasin, je reporte le changement de cassette à la prochaine commande en ligne, c'est pas l'idéal de ne changer que la chaine mais tant pis. Tout rentre dans l'ordre avec la nouvelle chaîne, ouf. Pas de volontaires pour m'accompagner à Dourdan, c'est donc en mode lonesome cow-boy que je prends le chemin de Dourdan. Il fait froid et humide, aglagla. La tenue d'hiver est de sortie, du coup, les couleurs de St Michel ne sont plus visibles me voilà en mode incognito. Arrivée à 8h30 à Dourdan, j'aperçois quelques maillots oranges et bleu sur le départ pendant que j'en finis avec l'inscription. Départ en traversant Dourdan puis on monte dans la forêt par de grands chemins. Cette première partie de parcours est un peu monotone, pas beaucoup de singles à se mettre sous la dent. Un vététiste équipé du même vélo me double, je resterai 100m derrière tout le long de ce tronçon. Pas très envie de forcer, le moteur est froid. Le terrain est gras, mais le sol a un peu gelé, il y a donc des appuis. Rien de bien méchant, et ces derniers temps, je finis par aimer rouler sur les terrains glissants, c'est assez fun de sentir le vélo partir dans tous les sens. Le Toro fait toujours merveille, aucune côte n'en viendra à bout aujourd'hui. On arrive au premier ravito après 20km. Les organisateurs sont un peu dépités d'une assistance faiblarde. Rien à dire sur l'organisation, ravito et fléchage lights mais corrects. Il y a même des boissons chaudes. Malheureusement, ce qu'il me faudrait, c'est une bouillote pour les pieds. Le reste ça va, mais mes petits petons sont complétement gelés et la sensation n'est pas très agréable. Je repars avec mon frère jumeau qui appuie férocement sur les pédales et part devant. Mais les bosses suivantes ont raison de son enthousiasme et je reviens sur lui. On enchaine sur la récompense du jour : le fameux single de l'autoroute à St Arnoult. C'est Holiday on Ice sur la première partie. Un embouteillage se forme sur le raidillon qui marque l'entrée du single. Il y a des vélos partout, le sol glissant ayant raison de toutes les tentatives. Je tente le coup et à la stupéfaction de l'assistance médusée, ça passe impeccable, même pas de patinage. Là, c'est le grand moment de satisfaction du jour. On enchaîne sur le reste du single, toujours un régal. Suivent quelques grandes allées dans la forêt de Dourdan, je dois m'arrêter pour enlever le garde-boue avant qui ne tient plus. Cela permet à mon camarade du jour qui fatigue de recoller. Dernier single très sympa et étonnement lorsque on rejoint l'arrivée après seulement 37kms. Où sont passé les 8 manquants ? Mystère , tout le monde a le même kilométrage, y compris Christophe d'ADP que je croise à ce moment. Au final, une rando pas désagréable mais il y avait moyen de mieux faire dans ce coin. 36 km, 870m de D+ en 2h30 au GPS .
dimanche 21 novembre 2010
Dimanche 21/11/10 : l'Escapade du Petit Prince
J'avais depuis plusieurs semaines décidé de participer à l'édition 2011 de l'Escapade du Petit Prince. Il faut dire que cette rando se déroule à Poissy, à 60km de chez moi mais ... c'est là que je travaille et pas mal de collègues de PSA étaient partants. Difficile de laisser passer une belle occasion de rouler ensemble, ce qui n'arrive pas si souvent. Les pluies des dernières semaines laissaient augurer un terrain gras dont la forêt de Marly a le secret, j'avais donc monté à l'arrière un Toro Tubeless Ready, une première, mais j'avais eu l'opportunité de l'avoir à un prix intéressant et j'en avais entendu du bien notamment sur le site de Pedalator. Le relatif beau temps de la semaine laisse espérer que le terrain ait un peu séché. Samedi, temps superbe. Comme je ne pourrai pas rouler ce dimanche avec mes amis d'ADP qui vont à la Milliacoise tout comme mon club de St Michel, j'en profite pour leur faire découvrir une autre activité et nous allons faire une belle balade avec le "Zoulou 2 fois", une après-midi très réussie. C'est donc avec un moral d'enfer que je me lève dimanche matin, sachant à l'avance que je vais découvrir un plafond bas et de la pluie. Gagné, c'est même pire que prévu, il pleut pas mal. Un temps à ne pas mettre un Benoit dehors ! J'arrive à Poissy à 8h ( notez l'exploit ) , et je ne trouve que Pierre sur le parking. Manifestement, les conditions météo ont douché les bonnes volontés. Ma fois, ce n'est pas bien grave, Pierre est notre organisateur en chef de sorties VTT, c'est donc un vrai plaisir de rouler en sa compagnie. Aux inscriptions, je découvre qu'Henri est venu également avec son club. Mais ses ... lunettes de soleil constituent un camouflage efficace, sans compter le coté un peu décalé de l'accessoire au vu de ce qui tombe dehors. Je troque le coupe-vent du club contre un Kway plus étanche. Et nous voilà partis sur le parcours 50km . On remonte à bonne allure la petite file de courageux qui s'élance sur le parcours et au bout de quelques kms, nous voilà bien seuls tous les deux. Henri a disparu à l'arrière. Nous rentrons bientôt dans Marly, itinéraire connu et utilisé pour quelques sorties le soir en été. Je suis bluffé par le Toro sur ce terrain. Contrairement à l'Essonne, la boue est ici liquide et peu collante. Le Toro mord bien dans le sol et je ne serai quasiment jamais handicapé par l'adhérence, hormis quelques passages bien raides et un peu glaiseux. Pour autant, le terrain est plus usant qu'à l'habitude, ça colle quand même bien par endroits. Le parcours est un vrai jeu de montagnes russes sur cette partie, montées/descentes s'enchaînent sans discontinuer. Nous arrivons au 1er ravito après 15km sympas, le temps n'est pas trop gênant. Et devinez qui tient le ravito ?? M. Pedalator himself qui nous propose gentiment un café pendant que Mme Mary Pedalator mitraille les concurrents avec son appareil photo. On repart sous une pluie battante, cela commence à pénétrer les vêtements ce qui est déjà moins agréable. Le terrain est toujours physique même si ce tronçon est moins vallonné. Mon frein arrière se met à perdre toute efficacité ce qui me vaut quelques chaleurs dans les descentes, je dois compenser avec l'avant ce qui provoque quelques départs en sucette de la roue heureusement rattrapés et ponctués du célèbre cri de détresse de St Michel. On croise une course d'orientation, organisée par Christophe un collègue. Moments délicats car le croisement du troupeau de coureurs avec le troupeau de cyclistes en sens inverse n'est pas sans risques.Pierre commence à souffrir de crampes peu avant l'arrivé au ravito 2 situé au km 33. Ericycles a mis en place un stand pour laver et graisser les transmissions, bravo, c'est vraiment une idée géniale et ... nécessaire. Le HIHM3 commençait à souffrir de méchantes remontées de chaine. On repart pour la dernière partie avec quelques belles côtes dont la fameuse bien raide pour laquelle j'étais venu. Par ce temps, ça ne va pas le faire me dit Pierre. Mais qui ne tente rien ... Je m'applique à coller l'arrière au sol . Ca grimpe , je passe la première partie raide, le moral est là. J'enchaîne et le sommet se profile à 2m. Hélas un instant de déconcentration et les jambes qui commencent à fumer me font faire un petit écart fatal, je perds l'adhérence et je dois mettre pied à terre. Maintenant, je sais que c'est possible, je reviendrai . Grosse crampes pour Pierre au sommet. Et ce n'est pas fini, les montagnes russes continuent. Devant les crampes de Pierre, on décide finalement de shunter deux petites boucles pour éviter deux nouvelles bosses. Pas bien grave vu l'état du terrain, je n'y tenais pas plus que cela à ces bosses même si les jambes vont bien aujourd'hui. A ma grande surprise on remonte sans patiner la dernière côte raide qui nous fait sortir à coté du lycée agricole avant de débouler à pleine vitesse dans la forêt de St Germain. Au final , 46km ( avec deux boucles en moins ) en 3h30 de roulage et pas loin de 1000m de D+ sur Sportracks. Une belle rando et un beau moment de VTT malgré le temps. 460 inscrits au final, vu les conditions, c'est un bel exploit . Organisation, ravitos et fléchages parfaits, merci au club VTT de Poissy.
vendredi 12 novembre 2010
Vendredi 12/11/10 : Barbizon de Kilo Hotel Sierra , bonjour !
Après la très agréable sortie de jeudi, je suis rentré à la maison, en me disant que vu la météo, il était temps de songer à préparer le train de pneus "hiver". Je profite donc de l'après-midi pour monter un Mountain King 2.2 à l'avant et un Toro Tubeless Ready 2.1 à l'arrière sur les ZTR. Comme d'habitude, j'en bave avec le Moutain King qui ne veut rien savoir malgré le compresseur. Je finis quand même par y arriver après une heure d'efforts et pas mal de latex gaspillé. Et soudain, j'avise le KHS qui me regarde d'un air tout triste depuis le home trainer où il réside depuis un an. Il me dit qu'il a bien envie de prendre un peu l'air pour de vrai et qu'il en a marre du virtuel. Mon sang ne fait qu'un tour, je lui monte les ZTR et je remets en place les freins, inutiles sur le TACX. C'est décidé, je l'emmène faire une petite sortie à Barbizon demain, avec pour objectif de rouler pour le fun sur les singles des gorges d'Apremont en profitant du confort royal offert par les 150mm de débattement. Le temps est correct ce matin après la tempête nocturne. Nous arrivons à Barbizon vers 9h30, et pendant 2 heures, je roule sans autre objectif que le plaisir, au milieu des rochers et des fougères. Le débattement permet de franchir les obstacles avec une méthode très simple : on fonce dessus et ça passe ( enfin , pas toujours :-) ). J'avais oublié la stabilité extraordinaire en descente de ce vélo, c'est un vrai rail. Evidemment en montée, c'est un peu moins réactif que le HIHM3 mais il monte tranquillement et imperturbablement, d'autant que les ZTR lui confèrent quand même un certain dynamisme. Et puis JP Stephan explique dans son bouquin qu'il est profitable de rouler en hiver sur un vélo plus lourd, ça fait les muscles. Retour à la voiture à 11h30 après une belle balade et dans une forêt quasi désertique ce matin.
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