lundi 27 juin 2011

Dimanche 26/06/11 : Mennecy

Nous avions envisagé la Troglodyte à Rouen pour ce dimanche. Mais une semaine chargée nous a finalement amenés avec Benoit à opter pour la 8ème ronde de Mennecy. Nous n'avions d'ailleurs jamais participé à cette épreuve passée mystérieusement inaperçue dans nos agendas ces dernières années. Sans doute pour cause de concurrence de dates avec les Cadoles et le XXX'TREME de Remiremont. Nous partons à 7h50 non sans avoir salué Patrick et Christophe d'ADP qui partaient pour Fontainebleau afin de fuir la boue (??) . Le trajet est rapide jusqu'à Mennecy, nous avons toutefois un peu de mal à localiser le stade JJ Robert. Inscription fulgurante, surtout que j'avais pré-imprimé le bulletin. Nous avions même la trace GPS mise à dispo par les organisateurs. Enfin Benoit l'avait, j'avais omis de vérifier le bon transfert sur mon GPS, trace introuvable. Pas grave, mon sens légendaire de l'orientation compensera largement. Nous partons, petite inquiétude, les premières flèches sont à moitié cachées dans l'herbe. Heureusement ensuite le balisage sera irréprochable. Première partie assez roulante, puis quelques beaux passages dans le massif des Grands Avaux avec un contraste saisissant, la transition roulant/technique étant brutale. Au passage, petite erreur de parcours, on aurait mieux fait de suivre les flèches, la trace GPS nous ayant mené dans un cul de sac. Nous arrivons au premier ravito en menant un bon train avec deux autres concurrents. Nous voilà reparti pour un 2ème tronçon beaucoup plus physique. On alterne montées raides et descentes rapides du coté de Videlles, ça fait mal aux jambes. C'est à ce moment que Michel, un concurrent nous rejoint. Michel a ... 67 ans. Mais une caisse d'enfer, c'est un ancien champion de course à pied. Je signe tout de suite pour être capable de faire la même chose dans vingt ans. Nous roulons de concert sur cette partie du parcours vraiment superbe. Michel nous annonce une montée impossible et suggère à Benoit de passer devant pour "voir jusqu'où il monte". Benoit s'éxecute pendant que je lève le pied pour accumuler de l'énergie. Benoit cale aux trois quarts de la pente. Je m'élance à mon tour, mauvaise trajectoire dans le mur perdu. Mais je sens que c'est possible, alors je redescends jusqu'à une partie moins raide et je repars en visant cette fois la trajectoire optimale. L'effort est violent mais CA PASSE ! Je suis super content. J'y ai cependant laissé beaucoup de forces. Nous arrivons peu après au ravito. Petite pause, Benoit est attendu, il ne faut pas traîner, c'est reparti. Au bout de quelques kms, j'ai un point de coté, reste de l'effort précédent. Je laisse filer mes deux compères lancés dans un combat sans merci. Ils arriveront de concert.Avec Benoit, nous constatons que nous avons finalement encore une belle marge de progression ! Après un passage à vide, les jambes reviennent pour les derniers kms qui me semblent toutefois assez long avec beaucoup de lignes droites le vent dans le nez. Au final, une belle matinée sous la canicule, et belle surprise, je gagne un magnum de Medoc 2001 à l'arrivée ! Sympa ! Une randonnée très bien organisée avec un parcours de 60km tout à fait agréable à recommander.





dimanche 19 juin 2011

Dimanche 19/06/11 : Saulx-Nozay

Contrainte horaire pour ce week-end . Petit tour de 41km dans la forêt de Saulx et le Bois de St Eloi . Beaucoup de vent aujourd'hui.

lundi 13 juin 2011

Lundi 13/06/11 : Saulx

Après 2 jours consacrés au balisage-surveillance puis débalisage de la Nuit de l'Orge, j'avais envie d'appuyer un peu plus fort sur les pédales. Petit tour à Saulx en profitant d'un beau soleil matinal, j'en profite pour inventer un nouvel exercice de fractionné : 3 montées successives enchaînées de la montée impossible en version originale. J'ai calé au milieu sur la 3ème les jambes en feu. Le terrain était idéal, juste assez mouillé pour que les crampons mordent bien dans la terre. Je n'aurais pas parié que le Cobra à l'arrière tienne le choc dans la pente ultra raide et bien si , à ma grande surprise. Pas si mal ce pneu .

mardi 7 juin 2011

Samedi 11/06/11 : La Nuit de l'Orge , 8ème édition


Déjà 8 ans que la Nuit VTT de l'Orge rassemble pour une soirée de Juin petits et grands autour du plaisir de rouler en VTT sous les étoiles. Mais avant de profiter de ce bon moment, ce sont des mois de préparatifs qui ont mobilisé la petite troupe enthousiaste du SLC VTT. Une randonnée qui plus est nocturne ne s'improvise pas. Il faut de nombreuses autorisations pas toujours simples à obtenir. Il faut aussi trouver quelques généreux sponsors sans qui l'organisation ne pourrait avoir lieu. Et puis il faut construire le parcours, le reconnaître, chaque année réservant son lot de surprises. Il faut surmonter quelques moments de découragement lorsque tout ne va pas comme on le voudrait. Mais finalement, la persévérance paie toujours. Que ne ferait-on pas, juste pour le plaisir de voir le sourire des participants à l'arrivée ? Une semaine avant la course, c'est le rush final avec le remplissage de dizaines de bouteilles de plâtre qui seront le principal support du balisage. La récompense pour toute l'équipe, c'est la reconnaissance en groupe du parcours final à la nuit tombée lorsque les caisses de bouteilles sont prêtes à l'emploi. Cette année , nous étions une bonne vingtaine et c'est une grande chenille verte aux yeux brillants qui fendait la nuit bien chaude de ce début printemps au climat estival. Le plaisir de rouler la nuit est incomparable. Les chemins sont transformés par ce jeu d'ombres et de lumières provoqué par les lueurs parfois incertaines d'éclairages souvent bricolés. Le moindre chemin devient une aventure, les bruits et les contours de la forêt sont différents. Les vélos filent avec cette petite fraîcheur nocturne qui vous rafraîchit le visage et lave en même temps votre esprit des petits tracas quotidiens. Quel bonheur ! Et puis cette année nous avions même parfois quelques échos de musique créole diffusé par le bidon MP3 ramené de Taiwan par notre ami Roland. Certains promeneurs tardifs se demandent encore quels sont ces extraterrestres tout verts qui sont passés comme l'éclair au son d'une musique joyeuse. Enfin, vient le grand jour. La mise en place du balisage est la clef de la réussite. De nuit, aucune approximation n'est permise . Plâtre, flèches réfléchissantes et rubalises sont associés  pour que les concurrents puissent rouler sans peur de se perdre. Ce sont pas moins de 7 équipes qui vont passer l'après-midi à accomplir cette tâche. 21h30, premier départ pour le petit parcours de 10km. Avec les gilets fluos et les éclairages, le moment où le peleton s'ébranle a toujours un petit coté magique et poétique. Au son des cris des enfants accompagnés de leurs parents, c'est une nuée de petites lucioles qui s'évanouit doucement dans la nuit tombante. Dans le même termps, les signaleurs filent rejoindre leur postes pour sécuriser les intersections et les endroits critiques du parcours. 22h30, c'est le départ des grands parcours. La ville de Saint-Michel est soudain remplie de cyclistes dans une ambiance toujours festive et les riverains n'hésitent pas à encourager tous les participants. Il y a quelques habitués qui filent bon train. Les parcours empruntent les allées, chemins et ruelles pour un circuit en ville ludique agrémenté pour les plus grands parcours de passages dans les bois et les chemins et l'ascension vers la tour de Monthlery pour le 35km. Au sommet de la tour, le peloton compact du départ est fortement morcelé avec plus d'une heure d'écart entre les premiers et les derniers. Un parcours nocturne est plus exigeant qu'une randonnée diurne. Les exclamations fusent parmi les participants, qui pour certains ont testé la variante de la "montée impossible" qui mérite bien son nom. C'est alors le retour vers Saint-Michel où une bonne soupe à l'oignon attend nos concurrents. Leur sourire et leurs compliments sont la plus belle des récompenses pour toute l'équipe du SLC VTT. Rendez-vous donc à tous pour la 9ème édition de la Nuit VTT de l'Orge. 


dimanche 5 juin 2011

Dimanche 06/06/11 : la Magny Futée

Petit flash-back sur ces derniers jours. Dimanche dernier, je déclare forfait pour la Norville à mon grand désespoir. Un virus attrapé le vendredi a empiré dans la nuit, je tiens à peine debout dimanche matin, rien à faire. Dimanche après-midi, j'avais promis à ma fille Julie de l'emmener faire un grand tour de VTT Je suis décidé à tenir ma promesse. Quelques aspirines améliorent la situation. Je lui prépare le BeOne mais mademoiselle préfère son vélo rose, plus joli, malgré les 6kg en plus sur la balance ! 35km et 2h30 plus tard, nous revenons enchantés. Sacré coup de pédale pour Julie malgré son peu d'entrainement, je suis bluffé. Je me sens beaucoup mieux à partir de mercredi mais mauvaise surprise jeudi, cette fois ce sont les courbatures à gogo, j'ai mal partout. Heureusement, vendredi soir, nous avons la répétition de la Nuit de l'Orge. Les jambes ne vont pas si mal et je reviens de cette sortie nocturne en bien meilleure forme. Ce sera donc bon pour dimanche ouf. Mais quel parcours choisir ? J'avais opté initialement pour la Bedouine, une rando que j'apprécie. Mais cela fait pas mal de fois qu'on tourne dans ce coin.  Vendredi, David recommande la Magny Futée qui ne m'inspirait pourtant pas grand chose. Du coup, je vais jeter un oeil sur le site de l'organisation. Et la carte du parcours me séduit immédiatement. De visu, on passe dans les plus beaux coins de la vallée de Chevreuse. Adjugé, Benoit est partant. Malgré les conseils avisés de Philippe L. ( coucou au passage ) , on renonce à Bullion, 45k c'est un peu court.  Difficile de s'endormir samedi soir. Entre la chaleur, le tonnerre et des voisins bruyants, ce n'est pas l'idéal. Du coup, je me réveille en sursaut au son du réveil dimanche matin avec une toute petite envie de me lever. Je finis par ramper jusqu'à la cuisine pour un petit déjeuner et j'arrive un peu en retard pour chercher Benoit, plutôt 7h40 que 7h30. Tout le monde sait à quel point je suis ponctuel le matin, c'est donc un incident très rare. Encore plus étonnant , je trouve un Benoit qui finit tout juste de se préparer, même causes, même effets. Vu la quantité d'eau tombée cette nuit, je suis un peu inquiet sur la monte pneumatique du Prophet à l'arrière. Benoit de son coté, emmène les gardes-boue qu'il n'utilisera pas, mais en fait, ils auraient été les bienvenus.  Nous prenons le chemin de Magny-Les-Hameaux. Un petit village célèbre pour être pile dans l'axe de la piste 07 droite de Toussus, survol à éviter impérativement ! Le GPS nous fait un peu visiter le coin, on se perd dans Magny et nous finissons par arriver aux inscriptions à plus de 8h40. Départ à 8h50, je sens que ça va être chaud coté horaire. Surtout depuis que j'ai aperçu le profil du 60k. Genre machoire du requin des Dents de la Mer. 1400m de D+ au programme, petit doute de ma part sur le coté raisonnable de la chose au vu de la semaine écoulée. On verra bien, j'ai très envie de faire ce parcours. Quelques km de bitume et nous voilà déjà sur les chemins. Une clochette tinte derrière mon vélo. Une vache égarée? Un problème sur le vélo de Benoit ? Que nenni, un petit chien me dépasse suivi par son maître qui fait la rando. Incroyable. La bestiole tient un rythme d'enfer sans effort, plus de 20 km/h au compteur ? Nous ferons route ensemble pendant plus de 10km avant que le chien ne fasse une petite pause boissons-croquettes. Je n'avais jamais vu ça ! Heureusement qu'il n'était pas féroce, parce-que celui-là, pour le larguer lorsqu'il vous court après , ça risque d'être très fatiguant. Nous continuons sur un terrain très ludique. Finalement, le Cobra derrière s'en sort très correctement. Les crampons latéraux font merveille dans les devers et la traction n'est pas si mauvaise dans les pentes, sauf quand le terrain devient vraiment trop mou. Les singles magnifiques et tortueux à souhait s'enchaînent sur un parcours qui descend plus au sud que d'habitude avec une incursion dans la forêts des Molières. Très beau chemin en devers, rendu glissant par la pluie. Nous croisons malheureusement un concurrent étalé sur le dos avec le masque à oxygène et le SAMU qui s'affaire à ses côtés. Espérons qu'il s'en soit bien sorti. On redouble d'attention après cette vision qui nous a un peu refroidi. Benoit saute dans la roue de deux concurrents pressés, le rythme augmente, je m'accroche dans une belle bosse . Au sommet, je lâche les chevaux dans le chemin plat au sommet , plus de 40km/h au compteur, turbo enclenché pleine puissance, ça faisait longtemps que je n'avais plus joué à ça. Je repasse devant tout en me disant que ce n'est pas très raisonnable, on approche des Vaux de Cernay ce n'est pas le moment de griller toutes les cartouches. Arrivée au premier ravito au km 20 avec plus de 17 km/h de moyenne au compteur. Petite pause, on reprend le parcours pour la boucle dans les Vaux . Elle tient toutes ses promesses avec des beaux chemins tournicotants, des descentes bien raides, des montées casse-pattes et quelques cailloux dont un agresse sauvagement Benoit au mollet, rapé sur plusieurs cms. Pas un chat sur ce tronçon. Nous ne croiserons qu'une jolie cavalière.  Arrivée au ravito 2 après 41k. Mention très bien pour le balisage, les ravitos, le signalement des intersections. Bravo aux organisateurs. Nous repartons et nous avons la joie de rejoindre enfin un autre concurrent. Lequel ne trouve rien de mieux que d'essayer de mettre une mine à Benoit dans un passage plus roulant, juste avant une longue bosse. Fatale erreur. Notre compagnon disparaît rapidement dès les premiers mètres de l'ascension. Nous arrivons alors dans un passage moins vallonné. La moyenne remonte pendant quelques km où nous appuyons fermement sur les pédales. Mais arrivé du coté de Milon la Chapelle , retour sur les singles et les montagnes russes. Pas trop mal aux jambes, mais je sens que le niveau d'énergie commence à diminuer. Le parcours reste constant dans le même esprit jusqu'à quelques centaines de mètres de l'arrivée. Un des plus beaux  parcours que j'ai vu en vallée de Chevreuse, technique, ludique, physique mais avec quelques portions roulantes pour évacuer les toxines, un dosage idéal. Nous rejoignons finalement le point de départ après plus de 65k, 4h40 de roulage et 1150m de D+ mesurés au GPS, sacrée rando, on ne s'attendait pas à ça, 20/20 !

Profil du parcours

dimanche 22 mai 2011

Dimanche 22/05/2011 : Savigny-Montlhery-Turpin-Marcoussis-Saulx

Pas de rando au programme ce dimanche, hormis la Lyricantoise, mais une contrainte perso m'oblige à rentrer tôt dans tous les cas. Malgré une proposition alléchante de Xavier, on opte pour une sortie au départ de Savigny. Au vu de la sécheresse actuelle, je me dis que c'est le moment d'aller rouler en forêt de Turpin. Je concocte donc un circuit empruntant la vallée de l'Orge, la montée de la tour, une boucle à Turpin, l'escargot de Marcoussis et retour par Nozay et Saulx. Olivier se propose de nous accompagner, voilà une belle occasion de rouler ensemble, cela faisait quelques temps que cela n'était pas arrivé. Départ à 8h de la maison, il fait déjà bon et je tombe rapidement le coupe-vent. Autour de la tour, le terrain est sablonneux comme jamais, je ne l'ai jamais vu aussi sec. Benoit fait une petite erreur de navigation ( si, si , c'est donc possible ) , on le retrouve rapidement. Nous retrouvons Serge et David sur le plateau à coté de l'autodrome, St Michel est donc en force dans le coin. J'immortalise Olivier traversant les ornières TOTALEMENT SECHES à Turpin. Une première historique ! On remonte en direction de Marcoussis, la montée de l'escargot se fait au train, je suis content d'arriver à rester dans la roue de Benoit. Lequel porte une accélération violente à 2 épingles du sommet. Touché mais pas coulé, je m'accroche à 10m. Le single avant Nozay commence à être envahi par les ronces, on y va prudemment , la dernière fois que je suis passé là, je ressemblais à la sortie à Rambo sortant de la jungle. Retour par Saulx, puis les bords de l'Yvette. Une belle sortie de 53km et 800m de D+ sous un soleil absolument magnifique, voilà une matinée vraiment agréable. Une petite pensée pour Xavier qui a du se régaler à la Lyricantoise.


dimanche 15 mai 2011

Dimanche 15/05/11 : la Claude Varoquier

Avec le terrain bien sec, j'attendais avec impatience ce dimanche pour participer à la Claude Varoquier, une de mes randos préférées. Benoit ayant une contrainte horaire, nous prévoyons un départ matinal à 7h30 aux inscriptions; Xavier de retour sur les chemins se joint à nous. J'ai récupéré mon GPS de retour de réparation après un souci avec l'écran tactile, donc tout se présente bien pour moi. C'est un Benoit pas au top de sa forme que je retrouve lorsque j'arrive chez lui. La semaine fut difficile. Mais l'attrait d'un parcours nouveau l'a emporté, Benoit n'a jamais fait cette épreuve. Nous arrivons sur place assez rapidement, Saint Fargeau Ponthierry a en plus le mérite d'être près de chez nous. Inscription rapide, il n'y a pas grand monde à cette heure matinale. Nous partons et ... déjà perdus . Aucune flèche visible n'indique le départ, on tourne en rond quelques minutes et nous croisons Ludovic et Michel qui arrivent sur le parking lorsque nous trouvons enfin la bonne direction. Départ roulant comme prévu, on s'échauffe. Il fait beau mais un peu frisquet. Au km 6, Xavier crie "crevé". On s'arrête le temps de réparer et quelques troupes de vététistes passent alors devant nous. Je me dit qu'on va peut-être voir arriver nos collègues de St Michel mais la réparation est trop rapide. Nous arrivons dans le massif des Grands Avaux et ce sont de beaux passages qui nous attendent. Montées parfois raides, descentes techniques, le parcours est superbe, le plus technique sans aucun doute de ce début d'année. Peu avant le 1er ravito, une belle descente roulante. Je lâche les freins et soudain en plein milieu à plus de 40km/h, un choc dans la roue avant. Il n'y avait pourtant aucun obstacle visible. Le vélo se met complétement à l'équerre, reprise d'adhérence brutale, rien à faire je suis éjecté. Avec la vitesse, je vole ! Suffisamment pour avoir le temps de penser :

     -Putain merde qu'est-ce qui se passe ??
     -Ouh là , ça va faire mal !
     -Un neurone isolé suggère de sortir plein volets et d'arrondir, mais pas de bol, là je ne suis pas dans mon avion
 
Et boum, je heurte violemment le sol mais en mode roulé boulé. Je me retrouve sonné dans le fossé. Un type me regarde, il me faut une minute avant de réaliser que c'est Xavier ! Je reprends mes esprits, pas de bobo sur le vélo et finalement pas trop de mal non plus sur le cycliste, je m'en sors bien sur ce coup là . On s'interroge avec Xavier sur l'origine de la chute, sans trouver d'explication évidente.

C'est reparti, on rejoins bientôt le ravito 1, richement doté. Nous reprenons le parcours qui est de plus en plus  beau. Des singles incroyables et sauvages, il faut d'ailleurs faire attention aux branches et regarder où on met les roues. Les descentes sont parfois très chaudes, raides et glissantes. Le record de la plus redoutable appartient à une pente vertigineuse dans le sable. Un tandem devant moi descend en partant dans tous les sens. Avec ma chute, je suis bien calmé, j'y vais à pieds. Pas sûr que c'était une bonne idée, j'ai l'impression de descendre une piste noire sur les chaussures de ski. Ca gliiiiiiiiisssssssssssse , je me raccroche tant bien que mal au vélo . Benoit décide de contourner l'obstacle pendant que Xavier fonce droit dans la pente et nous fait une descente magistrale de maîtrise. Chapeau bas monsieur. On arrive bientôt au ravito 2 au bout de 28km. La suite du parcours est toujours aussi belle mais physique. On enchaîne grosses montées et grosses descentes dans le sable et les cailloux. Je rate une vitesse au pied d'une montée, la chaine se bloque et re-boum, pas eu le temps de déclipser. Petit coup au moral. Dans la montée suivante, Ludovic nous rejoint. Voilà toute la troupe réunie ! On fait le parcours ensemble jusqu'au 3ème et dernier ravito. Ludovic et Michel s'arrêtent en chemin pour discuter avec une connaissance, nous repartons sans eux car Benoit est attendu à midi. Je pensais la fin roulante mais on joue encore aux montagnes russes dans le sable après le ravito, avant de rejoindre des chemins plus plats en forêt. Benoit enquille, horaire oblige avec Xavier dans sa roue. Je m'emploie à combler les 30m perdus dans la dernière ascension. Et soudain, plus personne devant. Mince, comment ont-ils fait pour accélérer à ce point. Puis au bout de 5 minutes, je réalise qu'il y a un problème et je reviens sur mes pas pour voir une bifurcation pas très bien signalée. Apparemment, il y a un petit malin qui s'est amusé à débaliser pendant la matinée. Je reviens sur le parcours et fonce sur la plaque pendant plusieurs km. Arrivée finalement au bout de ... 67km au GPS . Malgré mon erreur, le parcours était plus long que prévu , mes petits camarades affichent tous 63km pour 55 annoncés. Evidemment, pour la contrainte horaire de Benoit on est pas bien du tout. Je suis ennuyé d'avoir insisté pour le faire venir. . Une belle délégation de Saint-Michel a roulé sur le 35km, on est nombreux en vert. On mange quand même notre sandwich arrosé d'une bonne bière fraiche. Et là , c'est le tirage au sort des lots. Serge gagne une paire de chaussures ! Puis c'est le tirage du gros lot , le vélo . Premier nom tiré, la personne n'est pas là. Une main innoncente repioche dans l'urne et annonce le nom de .... Benoit !! Enorme ! C'est un Benoit tout sourire qui hérite d'un magnifique Trek tout neuf. Pour une première participation, c'est un beau coup de chance et son sourire fait plaisir à voir. Un grand bravo aux organisateurs, c'était une très belle matinée sur le plus beau parcours de l'année à ce jour.


dimanche 8 mai 2011

Dimanche 08/05/11 : La Mazar'yvette

La Mazar'Yvette est une de mes randos préférées. Surtout quand il fait beau et sec comme actuellement. Elle était donc inscrite de longue date au programme. Lors de la permanence de St Michel vendredi soir, Eric m'apprend que le 85 km est supprimé suite à des soucis d'autorisation. Du coup, le parcours 70km devient un 77. Ouille. Je manque d'entraînement en ce moment, la distance m'inquiète un peu. Je décide de remettre le Prophet en service. Sur les chemins très secs, le BeOne secoue bien le pilote et c'est assez usant à la longue. Je passe une bonne heure à régler le vélo samedi, avec quelques sueurs froides pour localiser un craquement sinistre qui venait finalement d'un roulement desserré sur le pédalier. Je passe chercher Benoit dimanche à 7h , nous avons prévu un départ matinal. Il a un début d'angine, voilà un super bon prétexte pour opter pour le 60km, d'autant que Julie veut absolument faire une sortie vélo l'après-midi. Inscription rapide, l'organisation de cette rando est vraiment au top. Nous partons peu avant 8h. Cette année, le parcours tourne à l'envers. Les singles ne manquent pas, et nous enchaînons quelques beaux passages. Avec le soleil, c'est un vrai bonheur d'évoluer dans les belles forêts de l'Essonne. Cela faisait longtemps que je n'avais plus roulé sur un tout suspendu, je redécouvre le confort de la suspension arrière sur les chemins défoncés, un vrai bonheur. Nous arrivons au premier ravito rapidement après environ 14km. Les victuailles ne manquent pas, on repart quelques minutes plus tard avec les réservoirs bien remplis. Cette boucle est la plus ludique du parcours. Du single, des montées, des descentes. Benoit fait une petite chute dans un descente après que son pneu ait ripé sur une ornière. Un classique et heureusement plus de peur que de mal. Les passages sablonneux tirent dans les jambes et il faut bien fermer la bouche dès qu'on prend de la vitesse car la densité d'insectes est importante. Je gobe une mouche involontairement, beurk. Les jambes vont de mieux en mieux et j'arrive à m'accrocher derrière Benoit dans les bosses. Après le 2ème ravito nous repartons au milieu d'un petit groupe. Le chemin s'élève et tout le monde part devant. Le moral en prend un coup, je connais ce passage qu'on fait habituellement en descente et la montée s'annonce longue. Je garde mon rythme derrière Benoit. Mais le moral remonte rapidement. Ce n'était qu'un feu de paille et les échappés ne sont pas bien loin devant. On accélère progressivement et on remonte tout le groupe sans coup férir. Yes ! Finalement, on n'était pas si mal que ça . Le parcours devient un peu plus roulant et la moyenne remonte à la faveur de quelques lignes droites avec le vent dans le dos. Une nouvelle bosse nous permet de lâcher une nouvelle fois les chevaux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ces sensations. J'arrive à répondre à l'accélération progressive de Benoit. Le moral est au beau fixe, et on file vers l'arrivée atteinte au bout de 59,5km , 700m de D+ et 3h19 de roulage. On croise Rolland à l'arrivée, et cerise sur le gâteau, je gagne un tee-shirt au tirage au sort. Une belle matinée. On ne peut que féliciter nos amis du club de l'Yvette pour cette organisation remarquable. Il y avait des signaleurs partout, ravitos impeccables avec même du saucisson au dernier et le tout pour 4€ avec la bière pression en prime à l'arrivée  ! Bravo .


dimanche 1 mai 2011

Dimanche 01/05/11 : Le Faut pas Mollir à Plaisir

J'ai profité des deux derniers week-end pour aller jouer à plusieurs reprises sur mon terrain de jeu favori, la forêt de Saulx, en l'absence de randos au programme. Cela m'a permis de presque venir à bout de la nouvelle montée impossible, désormais, j'y crois, elle sera vaincue un jour. Avec la fin des vacances, le calendrier des randos est à nouveau conséquent pour ce premier dimanche de Mai. Au choix, "Le Faut pas Mollir", Boissy et Le Coudray Montceau. Les deux dernières sont plates, Boissy est loin, c'est donc la première qui a mes suffrages, je garde un excellent souvenir des éditions auxquelles j'ai participé. Mais pas de nouvelles de Benoit. Les mails de St Michel s'orientent vers Boissy, ce serait sympa de rouler avec les copains, mais le parcours ne m'inspire vraiment pas. 23h, toujours pas de nouvelles du Benoilator, je me dis que je vais finalement opter pour un tour dans le coin. Mais miracle, nos messages se croisent, voilà Benoit en ligne qui propose ... Le Faut pas Mollir. Adjugé sans hésitation. Nous quittons Savigny à 7h55 pour un arrivée à Plaisir une demi heure plus tard. Inscription rapide. Nous optons pour le 45km qui annonce 1000m de D+. L'alternative était le 90 mais cela aurait fait juste en temps et en ... forces. Benoit de retour du ski m'annonce qu'il va rouler doucement et qu'il faudra que je pense à l'attendre. Allez savoir pourquoi, je ne suis pas plus rassuré que ça. Le parcours nous emmène rapidement dans la forêt de Saint Apolline. Au programme, terrain sec, beaux singles ludiques et techniques. Et physiques aussi , les grimpettes ne sont pas en reste accompagnées de quelques descentes techniques très amusantes . Avec le beau temps, c'est un vrai plaisir de rouler. Nous tenons un bon rythme. Plus précisément, je fais de mon mieux pour suivre un missile vert auquel rien ne résiste. Le ski a l'air d'avoir donné une caisse d'enfer à mon partenaire et la poussière fait un nuage de fumée derrière son vélo. De mon coté, je suis plutôt content des sensations, je me fait plaisir avec quelques relances où le BeOne bondit en avant. Dans une bosse, la fourche se met soudain à vibrer bizarrement. Il y a un jeu terrible à l'avant. Oups, problème. Je pense que la fourche a rendu l'âme lorsque je me rends compte que le serrage rapide s'est ouvert, en fait c'est la roue qui est en train de reprendre sa liberté. Arrêt immédiat, je resserre et j'en profite pour enlever le coupe vent, il commence à faire chaud sur le parcours. Nous arrivons au premier ravito après 25km et 500m de D+. On repart pour la 2ème partie avec la traditionnelle bosse qui suit tout ravito. Le parcours devient ensuite plus roulant avec un passage sur des chemins où nous faisons fumer les pneus. J'allume la mèche mais Benoit en rajoute encore et finit par prendre le large. Notre séance de manivelles était amusante mais la fin de parcours va un peu me la faire regretter. Pendant que discute avec un concurrent attiré par l'affiche de la Nuit de l'Orge accrochée au sac à dos, nous abordons une montée très raide. Ce sera la première d'une longue série. La fin de parcours est superbe, on enchaîne montée et descentes en permanence sur de beaux singles. C'est un peu la débandade dans le peloton. Nombreux sont les vététistes qui s'arrêtent victimes de crampes. Même si les jambes sont douloureuses, la banane est de sortie, ce parcours est magnifique. On aborde enfin la dernière bosse bien raide juste avant l'arrivée, un classique des parcours à Plaisir. Au final, 48,5km en 3h de roulage et 950m de D+. Rendez-vous pour la MazarYvette dimanche prochain, 70km au programme.


dimanche 10 avril 2011

Dimanche 10/04/11 : rando en vallée de Chevreuse ...

La Jean Racine ... une rando hors du commun avec presque 100% de single et  pas un mètre de terrain plat. Des montagnes russes dans les fougères et la montée mythique au château de la Madeleine lorsque les forces sont déjà bien entamées. J'y étais donc inscrit une nouvelle fois pour cette année 2011. Beaucoup de travail et un entraînement en dessous des années précédentes m'avaient poussé à retenir le raid 60km au lieu du 80 habituel. Mais qu'importe la distance, du moment qu'on emprunte les plus beaux chemins. Reprise des raids pour Benoit qui avait aussi prudemment choisi le 60. Nous étions les deux seuls participants de St Michel cette année. Je surprends Benoit en proposant un départ de Savigny à 6h30. Sur la JR , il faut partir tôt, la moyenne y est basse et les bouchons guettent le vététiste pas assez matinal. Nous arrivons à 7h et je suis surpris de trouver de la place sur le parking de l'espace Jean Racine. En fait, cette année le salon est important et il a pris place sur le grand parking où on se gare habituellement. Ceci explique cela. On récupère nos plaques. Pas de trace de mes collègues de PSA, on décolle à 7h20. Départ prudent, il faut se réserver pour les difficultés qui nous attendent. 20km plus loin, on atteint le premier ravito et les difficultés attendent toujours. Que se passe-t-il avec le parcours ? J'ai utilisé plusieurs fois la plaque, et ceux qui me connaissent mesurent la portée du message. Les singles ont fait place à des allées et même à de la route. Certes, quelques belles montées permettent de dépenser des forces, mais ce n'est pas l'esprit habituel de ce parcours. On repart, les premiers kms après le ravito nous rassurent mais ça ne dure pas et on atteindra le 2ème ravito au bout de 40km dont les derniers accomplis à vive allure. Le balisage est correct mais parfois difficile à interpréter avec des panneaux "100km" qui se destinent aussi aux autres parcours. La dernier tronçon est plus dans l'esprit habituel. Du single et des enchaînements de montées et descentes bien raides qui entament sérieusement mes forces. A la faveur d'une belle montée Benoit disparaît devant, je ne le reverrai plus. Je reste dans un groupe homogène mais allons perdre pas mal de temps à jardiner, la faute à un balisage de plus en plus difficile à suivre voire absent. Je finis avec 67km dont les cinq derniers sur la plaque et le bitume et 4h50 de roulage pour un peu plus de 1100m de D+. Le temps était magnifique, la forêt aussi. Une belle rando en vallée de Chevreuse, mais une JR sans les Vaux de Cernay et le Château de la Madeleine n'est pas une JR.  Sans doute un problème d'autorisation. Souhaitons aux organisateurs de réussir à revenir pour 2012 sur le vrai parcours, sans quoi, l'attrait particulier de cet évènement  n'existera plus et cela menacerait la pérennité de la rando sur le long terme.