dimanche 28 août 2011

Dimanche 28/08/2011 : Oncéenne

Après d'Huison Longueville, nous avions prévu l'Oncéenne pour ce dimanche, une rando en général très agréable. Révision des réglages des suspensions du Prophet samedi. J'emmène quelques barres énergétiques pour éviter le coup de pompe de la semaine dernière. Je passe chercher Benoit vers 7h30, nous retrouvons Michel H. aux inscriptions à 8h15 ainsi qu'une grosse délégation d'ADP avec Franck et Marco que nous saluons avec plaisir. Départ vers 8h40 pour le 55k. Début de parcours avec un fléchage approximatif, les emplacements des flèches étant souvent mal choisis. Nous finirons d'ailleurs par en louper une avec une centaine d'autres concurrents. Séance jardinage pour retrouver le parcours. Il y a de beaux paysages mais nous roulons majoritairement sur des grands chemins roulants dans la forêt de Milly. La moyenne est élevée. Le premier ravito tarde à venir, j'apprécie mes barres. Nous finissons par l'atteindre au bout de 29k !! Un record absolu. Pas grand chose à manger, dommage. Benoit se console en discutant de la prochaine Ballacourtoise avec une charmante représentante du club. Nous repartons, pour de grandes traversées de champ jusqu'au ravito 2 situé au km 47. Cette fois il y a de quoi manger. Nous ne nous attardons pas.Pensant l'arrivée proche et comme les jambes tournent bien, je lâche tous les chevaux derrière un concurrent pressé qui nous double. Nous fonçons a presque 30km/h. Mais en fait cette fin de parcours est la partie la plus intéressante. Au lieu de l'arrivée, ce sont de belles bosses et descentes en single. Le moteur tient le coup, je maintiens la pression de peur de voir Benoit revenir, pour une fois que je suis devant ! Pas mal de concurrents souffrent de crampes en cette fin de parcours difficile. Le dernier single nous amène droit sur le gymnase. Au final , 59k au compteur pour un peu plus de 3h de roulage. Une édition qui ne nous laissera qu'un souvenir mitigé du fait d'un parcours un peu trop roulant mais la fin était agréable. Et cette fois aucun pépin mécanique ni physique n'est venu perturber ma journée, ça fait plaisir !


dimanche 21 août 2011

Dimanche 21/08/2011 : d'Huison Longueville

De retour de vacances, un coup d'oeil au calendrier annonce le retour des randos en RP. Au programme, d'Huison Longueville, une épreuve dont j'ai gardé un bon souvenir l'année dernière. J'ai roulé ces dernières semaines, mais plus en mode balade, le bassin d'Arcachon étant bien doté en forêts mais sans intérêt pour le VTT, car il faut rester sur les pistes cyclables. Benoit est dispo ce dimanche, nous optons pour le parcours de 52km histoire de reprendre tranquillement. La météo annonce des orages et c'est avec inquiétude que je me réveille sous la pluie. Mais le plafond est haut et les dernières prévisions optimistes pour la matinée, alors on y croit. Je passe chercher Benoit à 7h30 et nous arrivons sur place aux environs de 8h15. Sur le parking il nous semble reconnaître Eric mais le vélo, un beau Merida 96 nous fait penser qu'on se trompe. Puis nous croisons Patrick dans sa nouvelle Audi. Inscription fulgurante, l'organisation est excellente, un petit café et nous partons. Le début de parcours est juste bien pour une reprise. Un peu de sable, un peu de bosses, un peu de single et roulant dans l'ensemble. Au passage d'un petit pont en bois mouillé, un vététiste qui nous précédait dérape violemment sur cette patinoire et se fait très mal. Ses camarades appellent les pompiers, il semble assez sérieusement blessé..Espérons pour lui que ce n'était pas trop grave. Dans une descente, une herbe s'entortille dans la cassette. Je vois avec désespoir Benoit s'éloigner car la chaîne tourne à vide sur les pignons. Heureusement, à force de pédaler, j'arrive à nettoyer partiellement la cassette et je peux recoller au fuyard. Le premier ravito se fait attendre et nous sommes bien content de le rejoindre au bout de 22km avec un moyenne supérieure à 18km/h. Petite pause et nous repartons. Cette 2ème partie est sympa avec plus de singles et de belles montées et descentes. Les jambes tournent bien et nous arrivons toujours sur un bon rythme au 2ème ravito. Nous avons la bonne surprise de voir arriver un petit groupe avec Eric ( c'était donc bien lui ! ) et Patrick. On papote quelques minutes, Eric nous fait part de ses impressions très positives sur sa nouvelle monture. Qui manque un peu d'huile , mais St Michel assistance y remédie immédiatement. On passera d'ailleurs sous silence le petit incident ayant affecté Benoit, une rarissime crevaison sans témoins, ouf. Nous repartons sur le 52k, sous les railleries de Patrick et Eric, mais nous sommes raisonnables aujourd'hui. Encore plus de single pour cette partie, mais aussi pas mal de vent de face qui use dans les lignes droites. C'est avec surprise que je découvre le ravito 3 au km 47. Quelle drôle d'idée de mettre un ravito si près de l'arrivée ! Oui, mais voilà , justement, l'arrivée n'est pas si près que ça nous expliquent les organisateurs présents. Elle serait même à ... 13km. Un problème de balisage nous a expédié sur le 72km. Arrggghllll, il va falloir gérer pour finir. On repart, et au bout de quelques kms, je sens d'un coup les jambes devenir très lourdes. Plus d'essence. Turbo HS et il a du exploser quelques cylindres au passage parce-que le moteur ne tourne plus rond du tout. Les dernières bosses sont un calvaire, pourtant le parcours est toujours magnifique mais je ne suis plus en mesure de l'apprécier. Au bord des crampes, mal au ventre, je monte au ralenti, les kms défilent lentement... Et c'est avec un peu plus de 63km au GPS que je rejoins l'arrivée où Benoit m'a précédé. Il a d'ailleurs croisé Patrick qui repartait, on en conclut qu'il a du finalement faire le 52 et trouver le bon chemin. A bout de forces, je m'écroule avec le vélo dans l'herbe au pieds de Benoit un peu inquiet de me voir dans cet état. Je suis plus fatigué qu'à l'arrivée  du challenge Merrell ! Il faut dire que j'en suis à la 4ème sortie de la semaine, j'ai sans doute un peu trop forcé pour la reprise, mais jusqu'au km 50, ça tournait tout seul. Heureusement, il y a un Coca à l'arrivée, boisson magique qui remonte un peu le niveau d"énergie. Quelle reprise ! Mais un beau parcours sous un grand soleil et une forte chaleur qui a sans doute contribué à user les organismes.


dimanche 3 juillet 2011

Dimanche 03/07/11 : La Nez de Boeuf

Le Nez de Boeuf est une des plus belles randos d'Ile de France. C'est donc sans hésitation qui nous l'avions inscrite au programme de ce dimanche avec Benoit. Un appel aux troupes de St Michel reste apparemment sans réponse, je passe chercher Benoit à 7h30, pile à l'heure, chose tout à fait imprévisible. Nous prenons la direction de Maisse. Hélas, un convoi de cirque nous ralenti fortement sur les 15 derniers  kms, ce qui ajouté à une circulation perturbée à l'arrivée suite à un accident nous amène aux inscriptions à 8h30 avec un bon quart d'heure de retard. Lz zone de départ est nouvelle, et si le parking est grand, le croisement vélos/voitures est à revoir car dangereux. Nous avons la bonne surprise de retrouver Michel H. et Roland qui revient aux affaires avec les Cadoles le week-end dernier. Nous partons vers 8h40 pour le 55 km. Les choses sérieuses commencent dès le départ avec une belle montée suivie d'un enchaînement de singles aussi étroits que techniques, nous voilà tout de suite dans le vif du sujet. Les jambes vont bien mais je n'arrive pas à  me réveiller et je dois me faire un peu violence pour appuyer sur les pédales. La première partie du parcours innove, cela faisait 3 ans que je n'étais pas venu et je ne reconnais pas grand chose. Quelques belles montées et pas mal de sable qui use les gambettes. En bas d'une descente vertigineuse, je croise Eric puis Marco qui sont à la recherche de Patrick. Tu l'as vu me demandent-ils ? Non, aucune trace de Patrick qu'on n'aurait pas manqué de reconnaître. Nous arrivons d'ailleurs au ravito où nous avons la bonne surprise de retrouver enfin notre ami Franck de retour du Paris-Nice cyclo. ADP est en force aujourd'hui. Roland arrive peu après. Nous repartons pour la 2ème partie du parcours. Le D+ augmente régulièrement, le parcours est physique. Michel est en forme aujourd'hui et relance en permanence. Alors qu'une bosse raide se profile, je pousse sur le shifter pour passer sur le 22 dents devant et ... rien. Le dérailleur ne bouge plus. Aie. Je m'arrête et je parviens à pousser la fourchette à la main. Mais c'est pour constater que le serrage rapide s'est ouvert! Arghl ! Re-arrêt, du coup mes compagnons ont filé. Je suis rattrapé par tout un groupe qui rend la montée encore plus délicate car tout le monde met pied à terre. Cette fois, je n'arrive plus à remonter sur le plateau du milieu. Il y a un vrai problème là. Malgré plusieurs tentatives de déblocage, je n'arrive pas à trouver ce qui se passe. Je me trouve obligé de monter les pentes raides à pied, car la fourchette est bloquée dans un position intermédiaire, et je suis bloqué sur le plateau milieu sans pouvoir dépasser le 28 dents à l'arrière sinon la chaîne se met à frotter très fort. Des armées entières de maillots ADP me dépassent contemplant le vélo retourné et son propriétaire en train de faire de la mécanique. Heureusement, par je ne sais quel miracle, aucun ne semble avoir d'appareil photo :-) .  Je rejoins tant bien que mal le ravito 2 après 25 km interminables. Je suis un peu frustré par cette malchance. Je fais un sort aux chips, je suis affamé. On tente avec Benoit et Michel de débloquer le mécanisme sans succès, au contraire, ça empire. Nous reprenons le parcours pour la dernière partie que j'espère pas trop accidentée. Le début est conforme à mes espérances. Ca monte, mais la pente permet de passer sans trop de soucis sur le 32x28. Puis nous filons à bonne vitesse dans les champs, le moral revient. Et nous rejoignons un tronçon commun avec les petits parcours. C'est gagné me dis-je, il est bien connu que ces parcours sont faciles. Ben oui , surement mais pas ici !! On attaque des singles super techniques en montagnes russes. Je perds encore Benoit et Michel, obligé de passer à pied dans les parties trop raides. Ca finit par m'énerver sérieusement, je décide de tenter le tout pour le tout. Debout sur les pédales, je réussis à tout passer sur le vélo pendant 5km, expérimentant la méthode "single speed" : il faut passer beaucoup plus vite pour franchir les bosses sur l'élan. Au passage, ke slalome au mieux entre quelques concurrents qui commencent à trouver le parcours usant. Un vététiste en difficulté dans une descente bien pentue s'exclame "j'ai une licence de VTT pas d'alpinisme!" . En fait, ça passe bien mieux sur le vélo qu'à pieds. Un parcours qui aurait plu à Xavier. Je reviens un peu sur les hommes verts que j'aperçois à quelques centaines de mètres. Mais le parcours ne se calme pas ! Du coup, lorsque je vois un panneau indiquant "10 25" tout droit par le route, j'évite le chemin qui repartait à droite et je finis sur le bitume avec au final 53km au compteur. Manifestement le dernier single était terrible, Roland, Benoit et Michel me rejoignent à l'arrivée 10 bonnes minutes plus tard. Au final, une rando magnifique mais très dure. Arrivé à la maison, le mystère sera éclairci. Un petit bout de bois a reussi à s'introduire dans l'arret de la gaine sous le cadre, provoquant l'explosion de la gaine et le blocage complet du câble.


lundi 27 juin 2011

Dimanche 26/06/11 : Mennecy

Nous avions envisagé la Troglodyte à Rouen pour ce dimanche. Mais une semaine chargée nous a finalement amenés avec Benoit à opter pour la 8ème ronde de Mennecy. Nous n'avions d'ailleurs jamais participé à cette épreuve passée mystérieusement inaperçue dans nos agendas ces dernières années. Sans doute pour cause de concurrence de dates avec les Cadoles et le XXX'TREME de Remiremont. Nous partons à 7h50 non sans avoir salué Patrick et Christophe d'ADP qui partaient pour Fontainebleau afin de fuir la boue (??) . Le trajet est rapide jusqu'à Mennecy, nous avons toutefois un peu de mal à localiser le stade JJ Robert. Inscription fulgurante, surtout que j'avais pré-imprimé le bulletin. Nous avions même la trace GPS mise à dispo par les organisateurs. Enfin Benoit l'avait, j'avais omis de vérifier le bon transfert sur mon GPS, trace introuvable. Pas grave, mon sens légendaire de l'orientation compensera largement. Nous partons, petite inquiétude, les premières flèches sont à moitié cachées dans l'herbe. Heureusement ensuite le balisage sera irréprochable. Première partie assez roulante, puis quelques beaux passages dans le massif des Grands Avaux avec un contraste saisissant, la transition roulant/technique étant brutale. Au passage, petite erreur de parcours, on aurait mieux fait de suivre les flèches, la trace GPS nous ayant mené dans un cul de sac. Nous arrivons au premier ravito en menant un bon train avec deux autres concurrents. Nous voilà reparti pour un 2ème tronçon beaucoup plus physique. On alterne montées raides et descentes rapides du coté de Videlles, ça fait mal aux jambes. C'est à ce moment que Michel, un concurrent nous rejoint. Michel a ... 67 ans. Mais une caisse d'enfer, c'est un ancien champion de course à pied. Je signe tout de suite pour être capable de faire la même chose dans vingt ans. Nous roulons de concert sur cette partie du parcours vraiment superbe. Michel nous annonce une montée impossible et suggère à Benoit de passer devant pour "voir jusqu'où il monte". Benoit s'éxecute pendant que je lève le pied pour accumuler de l'énergie. Benoit cale aux trois quarts de la pente. Je m'élance à mon tour, mauvaise trajectoire dans le mur perdu. Mais je sens que c'est possible, alors je redescends jusqu'à une partie moins raide et je repars en visant cette fois la trajectoire optimale. L'effort est violent mais CA PASSE ! Je suis super content. J'y ai cependant laissé beaucoup de forces. Nous arrivons peu après au ravito. Petite pause, Benoit est attendu, il ne faut pas traîner, c'est reparti. Au bout de quelques kms, j'ai un point de coté, reste de l'effort précédent. Je laisse filer mes deux compères lancés dans un combat sans merci. Ils arriveront de concert.Avec Benoit, nous constatons que nous avons finalement encore une belle marge de progression ! Après un passage à vide, les jambes reviennent pour les derniers kms qui me semblent toutefois assez long avec beaucoup de lignes droites le vent dans le nez. Au final, une belle matinée sous la canicule, et belle surprise, je gagne un magnum de Medoc 2001 à l'arrivée ! Sympa ! Une randonnée très bien organisée avec un parcours de 60km tout à fait agréable à recommander.





dimanche 19 juin 2011

Dimanche 19/06/11 : Saulx-Nozay

Contrainte horaire pour ce week-end . Petit tour de 41km dans la forêt de Saulx et le Bois de St Eloi . Beaucoup de vent aujourd'hui.

lundi 13 juin 2011

Lundi 13/06/11 : Saulx

Après 2 jours consacrés au balisage-surveillance puis débalisage de la Nuit de l'Orge, j'avais envie d'appuyer un peu plus fort sur les pédales. Petit tour à Saulx en profitant d'un beau soleil matinal, j'en profite pour inventer un nouvel exercice de fractionné : 3 montées successives enchaînées de la montée impossible en version originale. J'ai calé au milieu sur la 3ème les jambes en feu. Le terrain était idéal, juste assez mouillé pour que les crampons mordent bien dans la terre. Je n'aurais pas parié que le Cobra à l'arrière tienne le choc dans la pente ultra raide et bien si , à ma grande surprise. Pas si mal ce pneu .

mardi 7 juin 2011

Samedi 11/06/11 : La Nuit de l'Orge , 8ème édition


Déjà 8 ans que la Nuit VTT de l'Orge rassemble pour une soirée de Juin petits et grands autour du plaisir de rouler en VTT sous les étoiles. Mais avant de profiter de ce bon moment, ce sont des mois de préparatifs qui ont mobilisé la petite troupe enthousiaste du SLC VTT. Une randonnée qui plus est nocturne ne s'improvise pas. Il faut de nombreuses autorisations pas toujours simples à obtenir. Il faut aussi trouver quelques généreux sponsors sans qui l'organisation ne pourrait avoir lieu. Et puis il faut construire le parcours, le reconnaître, chaque année réservant son lot de surprises. Il faut surmonter quelques moments de découragement lorsque tout ne va pas comme on le voudrait. Mais finalement, la persévérance paie toujours. Que ne ferait-on pas, juste pour le plaisir de voir le sourire des participants à l'arrivée ? Une semaine avant la course, c'est le rush final avec le remplissage de dizaines de bouteilles de plâtre qui seront le principal support du balisage. La récompense pour toute l'équipe, c'est la reconnaissance en groupe du parcours final à la nuit tombée lorsque les caisses de bouteilles sont prêtes à l'emploi. Cette année , nous étions une bonne vingtaine et c'est une grande chenille verte aux yeux brillants qui fendait la nuit bien chaude de ce début printemps au climat estival. Le plaisir de rouler la nuit est incomparable. Les chemins sont transformés par ce jeu d'ombres et de lumières provoqué par les lueurs parfois incertaines d'éclairages souvent bricolés. Le moindre chemin devient une aventure, les bruits et les contours de la forêt sont différents. Les vélos filent avec cette petite fraîcheur nocturne qui vous rafraîchit le visage et lave en même temps votre esprit des petits tracas quotidiens. Quel bonheur ! Et puis cette année nous avions même parfois quelques échos de musique créole diffusé par le bidon MP3 ramené de Taiwan par notre ami Roland. Certains promeneurs tardifs se demandent encore quels sont ces extraterrestres tout verts qui sont passés comme l'éclair au son d'une musique joyeuse. Enfin, vient le grand jour. La mise en place du balisage est la clef de la réussite. De nuit, aucune approximation n'est permise . Plâtre, flèches réfléchissantes et rubalises sont associés  pour que les concurrents puissent rouler sans peur de se perdre. Ce sont pas moins de 7 équipes qui vont passer l'après-midi à accomplir cette tâche. 21h30, premier départ pour le petit parcours de 10km. Avec les gilets fluos et les éclairages, le moment où le peleton s'ébranle a toujours un petit coté magique et poétique. Au son des cris des enfants accompagnés de leurs parents, c'est une nuée de petites lucioles qui s'évanouit doucement dans la nuit tombante. Dans le même termps, les signaleurs filent rejoindre leur postes pour sécuriser les intersections et les endroits critiques du parcours. 22h30, c'est le départ des grands parcours. La ville de Saint-Michel est soudain remplie de cyclistes dans une ambiance toujours festive et les riverains n'hésitent pas à encourager tous les participants. Il y a quelques habitués qui filent bon train. Les parcours empruntent les allées, chemins et ruelles pour un circuit en ville ludique agrémenté pour les plus grands parcours de passages dans les bois et les chemins et l'ascension vers la tour de Monthlery pour le 35km. Au sommet de la tour, le peloton compact du départ est fortement morcelé avec plus d'une heure d'écart entre les premiers et les derniers. Un parcours nocturne est plus exigeant qu'une randonnée diurne. Les exclamations fusent parmi les participants, qui pour certains ont testé la variante de la "montée impossible" qui mérite bien son nom. C'est alors le retour vers Saint-Michel où une bonne soupe à l'oignon attend nos concurrents. Leur sourire et leurs compliments sont la plus belle des récompenses pour toute l'équipe du SLC VTT. Rendez-vous donc à tous pour la 9ème édition de la Nuit VTT de l'Orge. 


dimanche 5 juin 2011

Dimanche 06/06/11 : la Magny Futée

Petit flash-back sur ces derniers jours. Dimanche dernier, je déclare forfait pour la Norville à mon grand désespoir. Un virus attrapé le vendredi a empiré dans la nuit, je tiens à peine debout dimanche matin, rien à faire. Dimanche après-midi, j'avais promis à ma fille Julie de l'emmener faire un grand tour de VTT Je suis décidé à tenir ma promesse. Quelques aspirines améliorent la situation. Je lui prépare le BeOne mais mademoiselle préfère son vélo rose, plus joli, malgré les 6kg en plus sur la balance ! 35km et 2h30 plus tard, nous revenons enchantés. Sacré coup de pédale pour Julie malgré son peu d'entrainement, je suis bluffé. Je me sens beaucoup mieux à partir de mercredi mais mauvaise surprise jeudi, cette fois ce sont les courbatures à gogo, j'ai mal partout. Heureusement, vendredi soir, nous avons la répétition de la Nuit de l'Orge. Les jambes ne vont pas si mal et je reviens de cette sortie nocturne en bien meilleure forme. Ce sera donc bon pour dimanche ouf. Mais quel parcours choisir ? J'avais opté initialement pour la Bedouine, une rando que j'apprécie. Mais cela fait pas mal de fois qu'on tourne dans ce coin.  Vendredi, David recommande la Magny Futée qui ne m'inspirait pourtant pas grand chose. Du coup, je vais jeter un oeil sur le site de l'organisation. Et la carte du parcours me séduit immédiatement. De visu, on passe dans les plus beaux coins de la vallée de Chevreuse. Adjugé, Benoit est partant. Malgré les conseils avisés de Philippe L. ( coucou au passage ) , on renonce à Bullion, 45k c'est un peu court.  Difficile de s'endormir samedi soir. Entre la chaleur, le tonnerre et des voisins bruyants, ce n'est pas l'idéal. Du coup, je me réveille en sursaut au son du réveil dimanche matin avec une toute petite envie de me lever. Je finis par ramper jusqu'à la cuisine pour un petit déjeuner et j'arrive un peu en retard pour chercher Benoit, plutôt 7h40 que 7h30. Tout le monde sait à quel point je suis ponctuel le matin, c'est donc un incident très rare. Encore plus étonnant , je trouve un Benoit qui finit tout juste de se préparer, même causes, même effets. Vu la quantité d'eau tombée cette nuit, je suis un peu inquiet sur la monte pneumatique du Prophet à l'arrière. Benoit de son coté, emmène les gardes-boue qu'il n'utilisera pas, mais en fait, ils auraient été les bienvenus.  Nous prenons le chemin de Magny-Les-Hameaux. Un petit village célèbre pour être pile dans l'axe de la piste 07 droite de Toussus, survol à éviter impérativement ! Le GPS nous fait un peu visiter le coin, on se perd dans Magny et nous finissons par arriver aux inscriptions à plus de 8h40. Départ à 8h50, je sens que ça va être chaud coté horaire. Surtout depuis que j'ai aperçu le profil du 60k. Genre machoire du requin des Dents de la Mer. 1400m de D+ au programme, petit doute de ma part sur le coté raisonnable de la chose au vu de la semaine écoulée. On verra bien, j'ai très envie de faire ce parcours. Quelques km de bitume et nous voilà déjà sur les chemins. Une clochette tinte derrière mon vélo. Une vache égarée? Un problème sur le vélo de Benoit ? Que nenni, un petit chien me dépasse suivi par son maître qui fait la rando. Incroyable. La bestiole tient un rythme d'enfer sans effort, plus de 20 km/h au compteur ? Nous ferons route ensemble pendant plus de 10km avant que le chien ne fasse une petite pause boissons-croquettes. Je n'avais jamais vu ça ! Heureusement qu'il n'était pas féroce, parce-que celui-là, pour le larguer lorsqu'il vous court après , ça risque d'être très fatiguant. Nous continuons sur un terrain très ludique. Finalement, le Cobra derrière s'en sort très correctement. Les crampons latéraux font merveille dans les devers et la traction n'est pas si mauvaise dans les pentes, sauf quand le terrain devient vraiment trop mou. Les singles magnifiques et tortueux à souhait s'enchaînent sur un parcours qui descend plus au sud que d'habitude avec une incursion dans la forêts des Molières. Très beau chemin en devers, rendu glissant par la pluie. Nous croisons malheureusement un concurrent étalé sur le dos avec le masque à oxygène et le SAMU qui s'affaire à ses côtés. Espérons qu'il s'en soit bien sorti. On redouble d'attention après cette vision qui nous a un peu refroidi. Benoit saute dans la roue de deux concurrents pressés, le rythme augmente, je m'accroche dans une belle bosse . Au sommet, je lâche les chevaux dans le chemin plat au sommet , plus de 40km/h au compteur, turbo enclenché pleine puissance, ça faisait longtemps que je n'avais plus joué à ça. Je repasse devant tout en me disant que ce n'est pas très raisonnable, on approche des Vaux de Cernay ce n'est pas le moment de griller toutes les cartouches. Arrivée au premier ravito au km 20 avec plus de 17 km/h de moyenne au compteur. Petite pause, on reprend le parcours pour la boucle dans les Vaux . Elle tient toutes ses promesses avec des beaux chemins tournicotants, des descentes bien raides, des montées casse-pattes et quelques cailloux dont un agresse sauvagement Benoit au mollet, rapé sur plusieurs cms. Pas un chat sur ce tronçon. Nous ne croiserons qu'une jolie cavalière.  Arrivée au ravito 2 après 41k. Mention très bien pour le balisage, les ravitos, le signalement des intersections. Bravo aux organisateurs. Nous repartons et nous avons la joie de rejoindre enfin un autre concurrent. Lequel ne trouve rien de mieux que d'essayer de mettre une mine à Benoit dans un passage plus roulant, juste avant une longue bosse. Fatale erreur. Notre compagnon disparaît rapidement dès les premiers mètres de l'ascension. Nous arrivons alors dans un passage moins vallonné. La moyenne remonte pendant quelques km où nous appuyons fermement sur les pédales. Mais arrivé du coté de Milon la Chapelle , retour sur les singles et les montagnes russes. Pas trop mal aux jambes, mais je sens que le niveau d'énergie commence à diminuer. Le parcours reste constant dans le même esprit jusqu'à quelques centaines de mètres de l'arrivée. Un des plus beaux  parcours que j'ai vu en vallée de Chevreuse, technique, ludique, physique mais avec quelques portions roulantes pour évacuer les toxines, un dosage idéal. Nous rejoignons finalement le point de départ après plus de 65k, 4h40 de roulage et 1150m de D+ mesurés au GPS, sacrée rando, on ne s'attendait pas à ça, 20/20 !

Profil du parcours

dimanche 22 mai 2011

Dimanche 22/05/2011 : Savigny-Montlhery-Turpin-Marcoussis-Saulx

Pas de rando au programme ce dimanche, hormis la Lyricantoise, mais une contrainte perso m'oblige à rentrer tôt dans tous les cas. Malgré une proposition alléchante de Xavier, on opte pour une sortie au départ de Savigny. Au vu de la sécheresse actuelle, je me dis que c'est le moment d'aller rouler en forêt de Turpin. Je concocte donc un circuit empruntant la vallée de l'Orge, la montée de la tour, une boucle à Turpin, l'escargot de Marcoussis et retour par Nozay et Saulx. Olivier se propose de nous accompagner, voilà une belle occasion de rouler ensemble, cela faisait quelques temps que cela n'était pas arrivé. Départ à 8h de la maison, il fait déjà bon et je tombe rapidement le coupe-vent. Autour de la tour, le terrain est sablonneux comme jamais, je ne l'ai jamais vu aussi sec. Benoit fait une petite erreur de navigation ( si, si , c'est donc possible ) , on le retrouve rapidement. Nous retrouvons Serge et David sur le plateau à coté de l'autodrome, St Michel est donc en force dans le coin. J'immortalise Olivier traversant les ornières TOTALEMENT SECHES à Turpin. Une première historique ! On remonte en direction de Marcoussis, la montée de l'escargot se fait au train, je suis content d'arriver à rester dans la roue de Benoit. Lequel porte une accélération violente à 2 épingles du sommet. Touché mais pas coulé, je m'accroche à 10m. Le single avant Nozay commence à être envahi par les ronces, on y va prudemment , la dernière fois que je suis passé là, je ressemblais à la sortie à Rambo sortant de la jungle. Retour par Saulx, puis les bords de l'Yvette. Une belle sortie de 53km et 800m de D+ sous un soleil absolument magnifique, voilà une matinée vraiment agréable. Une petite pensée pour Xavier qui a du se régaler à la Lyricantoise.


dimanche 15 mai 2011

Dimanche 15/05/11 : la Claude Varoquier

Avec le terrain bien sec, j'attendais avec impatience ce dimanche pour participer à la Claude Varoquier, une de mes randos préférées. Benoit ayant une contrainte horaire, nous prévoyons un départ matinal à 7h30 aux inscriptions; Xavier de retour sur les chemins se joint à nous. J'ai récupéré mon GPS de retour de réparation après un souci avec l'écran tactile, donc tout se présente bien pour moi. C'est un Benoit pas au top de sa forme que je retrouve lorsque j'arrive chez lui. La semaine fut difficile. Mais l'attrait d'un parcours nouveau l'a emporté, Benoit n'a jamais fait cette épreuve. Nous arrivons sur place assez rapidement, Saint Fargeau Ponthierry a en plus le mérite d'être près de chez nous. Inscription rapide, il n'y a pas grand monde à cette heure matinale. Nous partons et ... déjà perdus . Aucune flèche visible n'indique le départ, on tourne en rond quelques minutes et nous croisons Ludovic et Michel qui arrivent sur le parking lorsque nous trouvons enfin la bonne direction. Départ roulant comme prévu, on s'échauffe. Il fait beau mais un peu frisquet. Au km 6, Xavier crie "crevé". On s'arrête le temps de réparer et quelques troupes de vététistes passent alors devant nous. Je me dit qu'on va peut-être voir arriver nos collègues de St Michel mais la réparation est trop rapide. Nous arrivons dans le massif des Grands Avaux et ce sont de beaux passages qui nous attendent. Montées parfois raides, descentes techniques, le parcours est superbe, le plus technique sans aucun doute de ce début d'année. Peu avant le 1er ravito, une belle descente roulante. Je lâche les freins et soudain en plein milieu à plus de 40km/h, un choc dans la roue avant. Il n'y avait pourtant aucun obstacle visible. Le vélo se met complétement à l'équerre, reprise d'adhérence brutale, rien à faire je suis éjecté. Avec la vitesse, je vole ! Suffisamment pour avoir le temps de penser :

     -Putain merde qu'est-ce qui se passe ??
     -Ouh là , ça va faire mal !
     -Un neurone isolé suggère de sortir plein volets et d'arrondir, mais pas de bol, là je ne suis pas dans mon avion
 
Et boum, je heurte violemment le sol mais en mode roulé boulé. Je me retrouve sonné dans le fossé. Un type me regarde, il me faut une minute avant de réaliser que c'est Xavier ! Je reprends mes esprits, pas de bobo sur le vélo et finalement pas trop de mal non plus sur le cycliste, je m'en sors bien sur ce coup là . On s'interroge avec Xavier sur l'origine de la chute, sans trouver d'explication évidente.

C'est reparti, on rejoins bientôt le ravito 1, richement doté. Nous reprenons le parcours qui est de plus en plus  beau. Des singles incroyables et sauvages, il faut d'ailleurs faire attention aux branches et regarder où on met les roues. Les descentes sont parfois très chaudes, raides et glissantes. Le record de la plus redoutable appartient à une pente vertigineuse dans le sable. Un tandem devant moi descend en partant dans tous les sens. Avec ma chute, je suis bien calmé, j'y vais à pieds. Pas sûr que c'était une bonne idée, j'ai l'impression de descendre une piste noire sur les chaussures de ski. Ca gliiiiiiiiisssssssssssse , je me raccroche tant bien que mal au vélo . Benoit décide de contourner l'obstacle pendant que Xavier fonce droit dans la pente et nous fait une descente magistrale de maîtrise. Chapeau bas monsieur. On arrive bientôt au ravito 2 au bout de 28km. La suite du parcours est toujours aussi belle mais physique. On enchaîne grosses montées et grosses descentes dans le sable et les cailloux. Je rate une vitesse au pied d'une montée, la chaine se bloque et re-boum, pas eu le temps de déclipser. Petit coup au moral. Dans la montée suivante, Ludovic nous rejoint. Voilà toute la troupe réunie ! On fait le parcours ensemble jusqu'au 3ème et dernier ravito. Ludovic et Michel s'arrêtent en chemin pour discuter avec une connaissance, nous repartons sans eux car Benoit est attendu à midi. Je pensais la fin roulante mais on joue encore aux montagnes russes dans le sable après le ravito, avant de rejoindre des chemins plus plats en forêt. Benoit enquille, horaire oblige avec Xavier dans sa roue. Je m'emploie à combler les 30m perdus dans la dernière ascension. Et soudain, plus personne devant. Mince, comment ont-ils fait pour accélérer à ce point. Puis au bout de 5 minutes, je réalise qu'il y a un problème et je reviens sur mes pas pour voir une bifurcation pas très bien signalée. Apparemment, il y a un petit malin qui s'est amusé à débaliser pendant la matinée. Je reviens sur le parcours et fonce sur la plaque pendant plusieurs km. Arrivée finalement au bout de ... 67km au GPS . Malgré mon erreur, le parcours était plus long que prévu , mes petits camarades affichent tous 63km pour 55 annoncés. Evidemment, pour la contrainte horaire de Benoit on est pas bien du tout. Je suis ennuyé d'avoir insisté pour le faire venir. . Une belle délégation de Saint-Michel a roulé sur le 35km, on est nombreux en vert. On mange quand même notre sandwich arrosé d'une bonne bière fraiche. Et là , c'est le tirage au sort des lots. Serge gagne une paire de chaussures ! Puis c'est le tirage du gros lot , le vélo . Premier nom tiré, la personne n'est pas là. Une main innoncente repioche dans l'urne et annonce le nom de .... Benoit !! Enorme ! C'est un Benoit tout sourire qui hérite d'un magnifique Trek tout neuf. Pour une première participation, c'est un beau coup de chance et son sourire fait plaisir à voir. Un grand bravo aux organisateurs, c'était une très belle matinée sur le plus beau parcours de l'année à ce jour.