mardi 31 juillet 2012

mardi 31/07/12 : Col d'Ibardin

Nous voici à Hendaye pour 15 jours de vacances entre mer et montagne. J'ai pu récupérer pas mal de traces sur Internet avec un programme alléchant. Pour cette première sortie, j'opte pour une boucle passant par le col d'Ibardin.    Le départ à froid est rude. Hendaye est un vrai circuit de montagnes russes et dès la sortie de la maison, ça monte à plus de 10%. Ça tire un peu dans les jambes, je monte sans forcer. Je récupère rapidement le GR10. Un peu de bitume sur les premiers kms, puis le terrain devient plus technique. Je retrouve avec plaisir les chemins du Pays Basque. Le terrain est très changeant : on passe en rien de temps d'un passage aride plein de gros cailloux à des sous bois humides. Il y a pas mal de monde sur le chemin et de nombreux vtt. Je constate avec satisfaction que je reviens facilement sur ceux qui sont devant moi. Les pentes sont souvent raides et le 22x34 est rapidement de sortie. Mais tout passe sur le vélo hormis un passage vraiment très raviné. Il commence à faire chaud et je suis bien content de rentrer dans le sous-bois qui procure un peu de fraîcheur. La vitesse moyenne est à peine supérieure à 10km/h, je me demande si je vais arriver à boucler les 40km prévus dans les 3h nécessaires pour rentrer à l'heure à la maison mais j'ai le col en vue, pas question de faire demi-tour maintenant. Passage magnifique au bord du lac de Xoldokogaina où j'aperçois mes premiers Pottoks, les petits chevaux sauvages typiques de la région. Au-dessus du lac, on se croirait dans la forêt Vosgienne, avec un sous-bois plein de pins avant de remonter très fortement pour rejoindre le chemin plus roulant qui m'amène au col d'Ibardin avec toutes ses boutiques. Retour à la civilisation après un grand bol d'air de nature sauvage. Je monte au sommet du col pour redescendre par un sentir qui donne sur le coté Espagnol. Je parie que le retour sera plus rapide, il est déjà 11h, je sens que ça être juste. Cette partie est un vrai  bonheur : la vue est superbe et le sentier bien roulant. Le vélo file en descente pendant presque 1/2h. J'ai la banane jusqu'aux oreilles, ça tournicote en epingles qui passent à pleine vitesse, un vrai bonheur ! Je rejoins finalement les bords de la Bidassoa pour un retour à Mach 2 via la piste qui longe les berges de cette belle rivière. Je repasse coté Français pour l'arrivée sur Hendaye, il faut remonter en haut de la ville pour rejoindre la maison. Le GPS affiche 40km en 2h45 pour 900m de D+ et beaucoup de plaisir.


dimanche 22 juillet 2012

Dimanche 22/07/12 : Saulx

Dernière sortie avant les vacances. Lever tardif vers 8H30, pas de nouvelles de Benoit donc j'opte pour un petit tour au départ de Savigny. Mais, surprise, finalement le Benoilator était bien là, il envoie un SMS à 8h45 pour s'excuser de ne pas avoir pu m'accompagner. Super, ça tombe bien, il n'est pas trop tard ! Nous partons finalement "vers" 9h45 en direction de la forêt de Saulx. Le temps est enfin estival, quel plaisir de rouler sous un ciel bleu et chaud. Les chemins sont secs, ça roule bien. Nous devons à plusieurs reprise mettre pied à terre pour contourner voire escalader de gros arbres tombés en travers des chemins. A croire qu'il y a eu une tempête sur place. Ce sera encore pire dans le bois de St Eloi, avec un gros arbre pourtant encore bien vert, brisé en deux. On se regarde perplexes avec Benoit, qu'est-ce qui a bien pu arriver ? Impact de foudre ? Retour par notre chemin habituel, cette fois il n'y a pas de chevaux sur le chemin. Petit tour dans les singles, on contourne trois petits toutous blancs puis retour vers Savigny via le parc de Morsang. Le bord de l'Yvette est super roulant, on appuie bien forts sur les pédales, sensation agréable se sentir le vélo accélérer sur un sol bien ferme. Nous arrivons devant chez moi avec 46 km au compteur pour 2h34 de roulage et 550 m de D+, une sortie vraiment agréable. Maintenant, ce sont les chemins du Pays Basque qui m'attendent, de beaux paysages, des petits chevaux sauvages et du D+ en perspective.

dimanche 15 juillet 2012

Dimanche 15/07/12 : Barbizon

La météo continue de nous jouer des tours pour ce mois de Juillet. Donc pour ce dimanche, pas d'hésitation, ce sera une nouvelle fois Barbizon. Semaine éprouvante avec une ambiance plus que morose au boulot, crise du marché automobile oblige et pas mal de soucis perso en prime. Heureusement, un vol magnifique en fin de soirée avec le J3 est venu donner un beau bol d'oxygène.Avec une invitation à un anniversaire prévue le samedi soir, je me demande dans quel état je serai le dimanche matin mais j'ai très envie de rouler. Je prépare un nouveau parcours, qui nous fait passer par le sud de Fontainebleau mais à l'envers des dernières fois. Je me réveille bien en forme le dimanche, à ma grande surprise. Me voilà bientôt converti au régime "Benoit" ce qui ne manquera pas de désespérer JP Stephan. Amortisseur quasi à plat lorsque je vérifie machinalement le vélo, le fantôme de la nuit du samedi a encore frappé. Je regonfle en vitesse, il va falloir envisager une révision de cet amorto qui n'en est pas à son coup d'essai. Je passe chercher Benoit et nous prenons la direction de Barbizon ... sous une petite pluie. Je tente de faire diversion dans la voiture en discutant de tous les sujets qui me passent par la tête. Le bras de Benoit va mieux après sa chute du week-end dernier, ouf. Nous arrivons sur un parking quasi désert, pas de trace de Thierry, un de nos collègues de Saint-Michel qui s'est porté volontaire pour nous accompagner sur cette sortie. En fait, il s'était garé sur le parking de la N7 et nous rejoint rapidement. Nous partons vers 8h45, avec une variante pour traverser les Gorges d'Apremont. Elle est plutôt sympa et quasi roulable sur sa totalité. Nous arrivons finalement en bas de la descente au pied de la D409 pour remonter par le chemin habituel sur les Gorges de Franchart. On longe le Long Boyau, traversée délicate de la zone d'entraînement de la gendarmerie avec un sable bien profond puis nous arrivons ans la zone magnifique du single qui longe la route de Medicis, au bord de l'aqueduc. Passage très agréable, les vélos filent dans les hautes herbes un peu humides. Le tracé devient technique dans la zone du Rocher de Bouligny puis le Rocher d'Avon. Technique mais roulable la plupart du temps. J'ai mis mes lunettes de vélo avec le clip optique qui présente un petit défaut : je vois bien de loin mais pas bien de près, ce sont mes anciens verres. D'où quelques difficultés à lire la trace avec précision. Ca nous vaudra quelques erreurs de parcours et on trouve le moyen de repasser trois fois au même endroit sous l'oeil plus que goguenard du sieur Benoit. Ah oui, il faut préciser que la trace avait un petit bug rédhibitoire sur les GPS Garmin ce qui a empêché notre maître navigateur de la charger sur le sien. Je suis donc seul à naviguer. Thierry reste impassible et suit le train, avec sans doute un peu d'inquiétude. Finalement, on retrouve le bon chemin qui nous emmène à Avon. Quelques belles bosses me permettent d'affronter l'homme aux pois rouges et ma foi le résultat est encourageant. Il doit s'employer pour franchir les passages en tête avec à peine un vélo d'avance. Notre petit jeu entame sérieusement les ressources de Thierry qui donne quelques signes de moins bien. On traverse le Mont Andart puis la Roche Eponge pour remonter sur la tour Denecourt. Une longue montée dans ce sens bien qu'elle ne soit pas très difficile. Quelques petites averses ponctuent parfois l'itinéraire. Benoit n'hésite pas à sortir le KWay mais en général pour mieux le ranger 5 minutes plus tard. Il ne fait pas froid et il est difficile à supporter. Après Dénécourt, c'est le Magic Single qui se présente sous nos roues. Un vrai bonheur. La végétation est touffue et ce n'est qu'en regardant la trace au retour que j'aurai confirmation que nous étions bien sur notre chemin préféré. Il était difficile à reconnaître à cette époque de l'année mais toujours aussi jouissif. Thierry est cette fois sur la réserve, escorté par Benoit. Je les attends aux intersections. J'ai prévu une variante pour le retour, en zappant le single en devers. Nous arrivons sur un léger faux plat sur une voie romaine. En fait de faux plat, c'est une très longue montée. Dommage que Thierry soit fatigué, c'était un endroit idéal pour un affrontement tout en puissance. Un truc à faire avec Bastien et nos amis d'ADP :-) . Le tracé se révèle amusant, il y a du single et quelques descentes bien techniques. Nous arrivons finalement sur le parking de la N7 où nous laissons Thierry pour filer sur la plaque et à un rythme soudain beaucoup plus rapide rejoindre la voiture au point de départ. Benoit est en retard, il ne faut pas tarder. Nous arrivons finalement avec 47km, 3h40 de roulage et 650m de D+ . Je suis très content de ce tracé, varié et ludique. La dernière partie peut se faire à bonne vitesse, à refaire un de ces jours en mode turbo. Sensations excellentes aujourd'hui, l'effet Granit est toujours là.


dimanche 8 juillet 2012

Dimanche 08/07/12 : Barbizon

Encore une semaine pluvieuse, à croire que cela n'en finira jamais. Les randos sont en pause vacances en RP jusqu'à fin août. Je réfléchis donc à un parcours pour ce dimanche, et pour éviter la boue, je me dis que St Arnoult ou Fontainebleau sont des bonnes options. Benoit a une contrainte pour le  dimanche midi, Ludovic n'est finalement pas dispo. Un tour dans le coin? C'était sans compter sur les trombes d'eau qui tombent toute la journée de samedi. Je prévois finalement un sortie courte à Barbizon pour pouvoir rouler avec Benoit. Lequel est moyennement rassuré par les prévisions météo. Je sors donc mon arme imparable, la météo aviation. On opte pour un départ matinal. Dimanche matin, je descend à la cave chercher le camel pour le remplir. Et là , horreur et malédiction ! Un vrai déluge a du s'abattre pendant la nuit, j'ai de l'eau plein le sous-sol. J'envoie un SMS à Benoit pour le prévenir que je serai en retard le temps d'évacuer l'eau. Ce n'est pas une première, on est équipés : pompe, raclette etc ... J'ouvre le garage : il tombe des cordes :-(. Je m'attends à recevoir un message de Benoit pour annuler, il n'aime pas l'eau. En fait, il attends la même chose de ma part, plein d'espoir à l'idée d'éviter une sortie humide. Mais je ne suis pas décidé à lâcher le morceau ! Il y a la Granit 2013 à préparer :-).  Cave nettoyée, vélo chargé, j'y vais sous l'oeil inquiet de mon épouse qui se demande si je ne suis pas devenu fou. Pas d'inquiétude, je l'étais déjà :-) . Je récupère un Benoit plein d’enthousiasme qui charge un gros sac plein d'affaires de rechange dans la voiture. Séquence inquiétude. Nous filons vers Barbizon sous un ciel plein de nuages gris et bas. Là, il faut y croire. Séquence conviction. Nous voilà sur place, il y a des lacs dans la forêt. Je n'ai jamais vu ça. Il tombe quelques gouttes, mais cela semble évoluer dans le bon sens. Et nous partons sur le parcours, 32 km au programme pour rentrer tôt. On monte en haut des gorges d'Apremont par l'itinéraire "Franck". Le terrain est parfaitement roulable, comme toujours dans cet endroit magique. Il faut quand même éviter quelques belles mares. Nous commençons l'ascension. La végétation est en plein croissance, bien abreuvée. Au sommet, on rentre dans un véritable mur de fougères. C'est assez extraordinaire comme sensation. On se croirait en plein jungle, tout juste si on aperçoit le chemin. Séquence aventure. On ne s'étonnerait pas de croiser Tarzan au détour d'un virage, mais ce sont deux belles biches et un lièvre qui viennent nous saluer. Séquence bébêtes. Nous voilà dans la bosse du Rocher Cuvier Chatillon. Je me sens bien ce matin et les jambes tournent toutes seules. J'adopte un bon tempo dès le bas de la montée. On grimpe à une vitesse record, je crains une attaque du Benoilator mais je parviens à garder la tête jusqu'au sommet. Séquence mal aux jambes. Nous voilà désormais sur le single en devers, plein de cailloux et racines mouillés qui n'attendent qu'un vététiste téméraire pour le jeter au sol. On n'en mène pas large mais on passe victorieusement. Séquence technique. On arrive dans la zone Remiremont et la bosse raide qui suit pour enchaîner sur le Magic Single. J'ai prévu de raccourcir mais je n'arrive pas à me résoudre à quitter ce chemin si ludique, d'autant que soleil fait son apparition. Malgré l'eau omniprésente, ça roule bien et c'est du pur bonheur. Retour par l'itinéraire de Patrick en sens inverse. Benoit glisse sur un tronc couché en diagonale, c'est la chute. Séquence émotion. Plus de peur que de mal, des ronces ont amorti le choc :-). Dans la montée après l'hippodrome, Benoit montre qu'un Benoilator peut à tout moment retrouver son âme de grimpeur. Effet magique, son maillot se couvre de pois rouges. Séquence Tour de France. Je souffre pour m'accrocher à quelques mètres sur une pente raide avec le 32 en service. Retour à la voiture via le souterrain du parking de la N7. Il est rempli de 30cm de flotte ! Séquence sous-marin, les roues dépassent à peine. On en ressort hilares et les chaussures remplies de poissons rouges. Retour à la voiture après 34km d'une sortie bien amusante avec le sourire aux lèvres.




dimanche 1 juillet 2012

Dimanche 01/07/12 : La Nez de Boeuf à Maisse

La Nez de Boeuf a toujours été une de mes randos préférées. Ne serait-ce que parce-que c'est la première que nous avons faite ensemble avec Benoit à l'époque où elle avait lieu au mois d'Avril. Roland venait d'avoir son Prophet et avait cassé l'amortisseur. Souvenirs ... :-) . Cette année nous sommes inscrits sur le 70km pour profiter au maximum de ce dernier parcours avec Bastien qui part en vacances. Avec l'entraînement Granit, ça ne devrait pas poser de problème. On se donne rendez-vous à 7h30 aux inscriptions. En préparant le vélo la veille, la valve NoTubes de la roue avant se met soudain à fuir. Pourquoi ? Mystère .... Je démonte, change de valve, rien à faire. Après plusieurs tentatives pour bien la mettre en place ça semble bon et le pneu tient toute la journée. Mais dimanche matin, catastrophe, pneu à plat. Je regonfle et un psshiiiit inquiétant se fait entendre. Pas question de prendre le risque de galérer sur le terrain. Je secoue la roue pour répartir le latex mais je prends celle du BeOne en secours si ça ne tient pas pendant le trajet. On arrive à Maisse vers 7h40 avec le 1/4h perdu en problème mécaniques matinaux. On voit la voiture de Bastien parmi les toutes premières arrivées. Il doit nous attendre depuis longtemps ! On sort les vélos. J'opte pour la roue du Beone, du latex suinte par la valve de la ZTR ce qui ne me dis rien qui vaille.Benoit disparaît soudainement ! Je regarde partout, sous la voiture, tout autour de moi. Rien ! Volatilisé. Enlevé par des martiens attirés par le maillot vert ? Et là qui vois-je ? Bastien qui arrive, aussi en retard que nous. "Benoit n'est pas là?" "Ben si, il y a bien son Lapierre collector devant ma voiture". Et puis nous le retrouvons en compagnie de Eric et Christophe. Mystère dissipé. Il va falloir assurer ce matin avec de pareils compagnons de route. Inscriptions fulgurantes, nous nous lançons sur le parcours. Le départ est différent de l'année dernière, ça monte en pente douce, on arrive à s'accrocher derrière les deux locomotives. Christophe nous annonce qu'il s'est inscrit à la MB Race pour la semaine prochaine. 140km et 6600m de D+. Arghl ! Première descente roulante. Je suis derrière Eric et Christophe, Bastien dans ma roue. On arrive sur la route puis virage à droite. J'entends un énorme bruit d'air derrière. Et zut me dis-je, c'est Bastien qui a crevé. Vu le bruit, c'est mal barré. Je vire à droite, le vélo zigzague dans tous les sens. !!!!! C'est MON PNEU qui est crevé ! Incroyable. Comment est-ce possible sur ce terrain tout propre ? Et puis normalement, lorsqu'on roule avec lui, c'est Eric qui crève. Décidément, je suis maudit  en ce moment. Arrêt impératif, Eric et Christophe prennent la poudre d'escampette. Inspection du pneu : flanc déchiré sur 1cm 1/2. Je tente de regonfler sans y croire. Le pneu n'y croit pas non plus, il faut monter une chambre. Je gonfle à mort craignant une crevaison lorsqu'on sera sur la partie technique du parcours. Nous repartons à trois. Cette première partie est assez calme. Une descente bien pentue dans la terre meuble au km 12 me rappelle la Granit. Mais l'accroche est excellente, pas de problème ici. Arrivée au ravito après 14km, arrêt rapide et nous repartons. Le parcours va crescendo. Quelques parties roulantes permettent de se reposer pendant que nous profitons de singles magnifiques, fluides et ludiques. Le Larsen gonflé à 3 bars derrière occasionne quelques pertes d'adhérence mais ça reste gérable.Le terrain est très correct, juste quelques flaques évitables. Bastien accroche deux concurrents qui mènent bon train et finit par prendre petit à petit un peu d'avance. Regroupement au ravito 2 situé au km 35 devant le château de Courance. Je me sens de mieux en mieux au fur et à mesure que la contrariété des problèmes mécaniques du matin s'estompe. On repart pour une troisième partie sympa avec quelques belles bosses plutôt roulantes. Benoit a un petit coup de moins bien, il n'a pas roulé depuis la Granit. Je passe dans une côte :-). Le parcours est toujours agréable, vraiment ludique avec des passages superbes. Dernier ravito au km 52, le même que le premier. Il est un peu dévalisé. Bastien repart devant pour suivre ses lièvres pendant que j'attends Benoit. Une jolie concurrente blonde nous inciterait volontiers à prolonger cet arrêt, mais l'heure tourne et le devoir nous appelle. La dernière partie mérite cinq étoiles. C'est absolument génial : des bosses raides, des descentes idoines, des talus sympas, des montagnes russes, du single à gogo avec une mention spéciale au dernier, absolument magnifique. Je me sens super bien, et je peux profiter au maximum du parcours en relançant partout et en venant à bout de toutes les difficultés à part une épingle à 180° en bas d'une descente dans le sable que je n'arriverai pas à négocier. Arrivée au bout de 64km, 4h de roulage et 1150m de D+. Je me sens tout frais, sensation agréable. Benoit nous rejoint quelques minutes plus tard, il avait un peu mal aux jambes. Bastien nous attendait après avoir bien profité aussi de ce dernier tronçon qui a été fatal à ses deux lièvres. On discute avec Ludovic et Roland qui ont fait le 55. Et si on programmait la Granit 2013 comme sortie club ? Excellent parcours que cette Nez de Boeuf 2012, à recommander, bravo aux traceurs.

dimanche 24 juin 2012

Dimanche 24/06/12 : Saulx

Ce dimanche, on fête les 50 ans d'aéroclub de l'ami Bacho, un ami et personnage hors du commun qui gagne a être connu. Pas question de manquer ça. Je me contente donc d'une petite sortie à Saulx, en profitant du terrain encore sec avant l'arrivée de la pluie annoncée en fin de matinée. Entre temps, j'ai viré le Moutain King nouvelle génération qui était à l'avant pour remettre un Toro, retour d'expérience des dérapages latéraux sur terrain glissant. Un arbre énorme s'est abattu sur la grande montée roulante de Saulx. Son franchissement est quasi impossible et j'hésite à faire demi-tour avant de finalement tenter de me glisser entre les branches en tirant le vélo. La descente vers Ballainvilliers est encore plus envahie par la végétation qu'il y a 15 jours. A ce train là, elle sera bientôt impraticable, c'est à peine si on entrevoit la trace. Au retour, je croise une petite délégation d'hommes verts, on papote sur le thème de la Granit.

lundi 18 juin 2012

Dimanche 17/06/12 : La Granit Montana

Et voilà le grand jour arrivé. Après plusieurs mois de préparation, le "Team Granit" se retrouve samedi soir dans les environs de Limoges.

Bastien est venu de son côté pendant que nous faisons voiture commune avec Benoit et Olivier. Nous nous installons au Campanile, l'endroit est sympa, ça commence bien. Il y a du monde dans les restos ce samedi soir dans la banlieue de Limoges, plus de place dans les pizerrias, nous choisissons finalement de dîner au Courte Paille, avec double ration de pâtes. On se couche à une heure raisonnable et après une bonne nuit, lever à 6h30 pour prendre le petit déjeuner à l'hôtel qui est censé être servi à partir de 7h. Gros doute lorsque nous voyons l'endroit désert et tout sombre alors qu'il est 7h05. On finit par appeler le N° d'urgence qui nous permet de réveiller l'équipe de l'hôtel qui a loupé le réveil. Pas glop du tout, ça tombe mal, gros carton rouge au Campanile. Heureusement, j'ai un bout de gâteau "JP Stephan" ( merci pour la recette ) que j'ai amené avec moi, je le dévore pendant que Benoit  et Olivier mangent des barres céréales et des gâteaux à la noix de coco. On part un peu stressés, ce n'est pas le démarrage idéal.

On arrive à Saint-Sylvestre un gros quart d'heure plus tard. On sort les vélos, j'ai amené une pompe à pied au cas où. Olivier s'en empare pour donner un coup au pneu arrière. Et là, scénario  catastrophe, la valve tubeless lui reste dans la main ! "Pas grave, nous dit-il, Benoit, tu peux me passer les chambres que j'ai laissé chez toi?" "Euh .... " Chambres laissées dans le garage en partant. Olivier en sort une de son camel : raté, c'est une grosse valve. Là, ça sent mauvais. Mais Saint-Michel dépannage veille, j'avais pris deux chambres au cas où, j'en donne une à Olivier et on part chercher les plaques pendant qu'Olivier répare. Il nous rejoint peu après, c'est un peu mouvementé ce matin mais on gère. Bastien nous attendait, on a le temps de boire un café et on regarde partir le championnat SNCF à 8h30 avant de se placer sur la grille.

On aperçoit M. et Mme Pedalator quelques mètres devant ainsi que JP Stephan avec son maillot de champion du monde masters en 1ère ligne. Un vététiste a un souci de cales de chaussures, l'organisation lance un appel sympa pour le dépanner. Ce sera une constante tout au long de la journée : sans nul doute l'équipe d'organisation la plus conviviale que j'ai eu l'occasion de voir, difficile de faire mieux. 8h45, nous sommes sur la grille, la troupe s'élance. Il y a un crash devant moi, je me retrouve bloqué à pied pendant quelques secondes. Je peux enfin repartir. On monte 300m sur la route puis on bascule pour la première descente, le ton du parcours est donné : ça monte fort ou ça descend fort, il n'y pas d'autres alternatives au programme.

Première descente raide dans la terre de bruyère humide. Beaucoup de monde sur les premiers passages techniques. Je découvre rapidement que mon pneu avant est inadapté à ce terrain humide : pas assez d'adhérence latérale, chaque prise d'appui est une aventure avec le pneu qui menace de ripper. Je serre les fesses pendant cette descente qui ne me donne pas du tout confiance. Je vais traîner ce handicap psychologique pendant tout le parcours, le niveau technique avec l'état du terrain est totalement hors norme, jamais vu l'équivalent sur les autres grands évènements où nous avons participé avec Benoit. Et pour corser le tout, il fait humide en ce début de matinée, mes lunettes se couvrent rapidement de buée dès que je ralenti, rendant la visibilité vers l'avant aléatoire. Tout est passable sur le vélo ou presque mais encore faut-il pouvoir le faire. Quelques chutes impressionnantes devant moi ne contribuent pas à restaurer ma sérénité. Heureusement, ça va beaucoup mieux dans les ascensions qui sont longues et raides mais qui passent bien hormis la répétition qui finit par user.

Avec la bousculade du départ, j'ai perdu tout le monde de vue. Bastien a filé devant, mais où sont Benoit et Olivier ? Finalement, après un petit saut de chaîne qui m'oblige à mettre pied à terre, Benoit revient. Le premier ravito arrive après 16km et une belle descente difficile à négocier où le concurrent devant moi percute un arbre dans les derniers mètres. On repart alors qu'Olivier arrive, il ne faut pas perdre de temps avec la porte horaire à franchir. La pluie de la nuit a rendu le parcours vraiment humide. Non seulement les descentes sont glissantes, mais il y a régulièrement quelques beaux bourbiers bien profonds qu'il faut éviter autant que possible. Néanmoins, la boue est liquide, donc ça passe sauf que ça mouille parfois bien les chaussures. L'enchaînement des montées et descentes techniques est absolument incroyable. Un truc de malade, j'étais pourtant prévenu mais j'étais loin d'imaginer que la difficulté pourrait être à ce niveau. Pour les vététistes de la région parisienne, c'est assez simple : vous prenez l'Hivernale de Larchant en multipliant le dénivelé par trois, la longueur des descentes et des montées par dix, vous ajoutez quelques ruisseaux et marécages, de la tourbe mouillée et glissante et vous avez une petite idée du parcours de la Granit Montana. Je ne parle pas du 100km de la JR, aimable balade champêtre en comparaison. La forme étant moyenne aujourd'hui, je passe rapidement en mode économique avec pour unique idée celle d'arriver au bout en passant la porte dans les temps.

Dans la longue montée avant le 2ème ravito, les jambes commencent à bien tourner et j'arrive en forme au sommet , retrouvant Benoit qui m'attendait en se restaurant. Nous repartons rapidement alors que le soleil commence à bien chauffer. Les paysages sont magnifiques sur cette partie, avec quelques descentes un peu plus roulantes qui permettent de récupérer un peu même si le granit local s'occupe de vous secouer comme un prunier. En voulant passer à pieds un passage particulièrement délicat dans une autre descente vertigineuse, je glisse et dévale toute la pente sur les fesses avec le vélo dans les mains sous l'oeil médusé des autres concurrents totalement admiratifs devant cette technique de descente inhabituelle mais très efficace. Je tente de me diriger avec les pieds,  merci aux enfants pour l'entraînement en luge cet hiver ! Je crois ma dernière heure arrivée, mais non, même pas, je me relève prestement en bas et continue comme si de rien n'était :-).

Et voilà le km 37 et la bifurcation 56/76 qui fait office de contrôle de passage pour finir le grand parcours, on passe largement dans les temps avec plus de 45 minutes d'avance. Yes ! Le plus dur est fait me dis-je tout en me demandant qu'elle idée j'ai eu de m'inscrire à cette épreuve de cinglés. C'est le meilleur passage pour moi. Je me sens de mieux en mieux et je remonte pas mal de concurrents dans les bosses. L'entraînement paie, je ne me sentirai jamais vraiment en difficulté dans les parties montantes, qui sont à 99% montables hormis quelques courts passages de portage obligatoire. Par contre, j'en bave toujours dans les descentes avec ce putain de pneu avant qui n'a aucune adhérence latérale sur le mouillé. Je me paie une superbe gamelle dans un passage le long d'un grillage, une racine en travers et le vélo se couche violemment avec un pied qui reste clipsé me forçant à un quasi grand écart. Ouille. Je me relève tant bien que mal. Puis on traverse une tourbière sur 200m, terrible ! Soit on essaie de passer à vélo avec la roue avant qui s'enfonce de 20cm, soit à pied avec de l'eau jusqu'au mollet.

Je reviens sur Benoit dans la dernière ascension et nous arrivons ensemble au ravito 3 situé au km 48 au sommet du spot de DH local avec force modules en bois tout autour. Au menu, saucisson, sandwichs, coca, fromage et un accueil au top par une jeune femme aussi charmante que gentille qui fait de son mieux pour nous réconforter pour la suite du parcours. A juste titre, parce-que la suite, c'est l'enfer ! Pendant presque 20 bornes, on va alterner descentes de folie, traversée de marécages au milieu de nulle part sur des sentiers défrichés pour l'occasion, ou sous le cagnard, un concentré de tout ce qui fait le VTT. Dans les descentes, j'essaie toutes les techniques : sur le vélo, sous le vélo, à coté du vélo à droite ou à gauche, par-dessus le vélo, sur le dos, le ventre ... Je ne compte plus les chutes, mais toujours en douceur. Le tracé est magnifique, mais le problème c'est l'intensité du dosage. Hallucinant ! Le clou de ce passage, c'est le signaleur qui m'annonce à une intersection : "ravito à 800m et arrivée à 14km,, courage!" . Youpi me dis-je, un ravito. Je le voyais plus loin pourtant. Il faut escalader le lit d'un ruisseau pour commencer. Puis ça monte en forêt. Ca monte, ça monte .... 1/2h plus tard, toujours pas de ravito et pour cause, je mettrai 45 minutes en tout à l'atteindre avec des morceaux d'anthologie. Il paraît qu'un avis de recherche a été lancé par une association de concurrents pour retrouver le signaleur farceur :-)

Toutes les difficultés du parcours sont signalées par une petite pancarte sympa avec des noms évocateurs : "la montée des sangliers", "la descente du castor", "la grimpette du Canyon" ... Dans un des rares chemins a peu près plats, j'évite un bourbier par la droite. Hélas, je n'avais pas vu un énorme trou caché par les herbes. Le vélo disparaît dedans pendant que je finis le nez dans le bourbier. Pfuiiiiii .... Dur, dur ! Je suis usé par le coté sans répit du tracé. Pas question de renoncer, même si dois ramper avec le vélo sur le dos, je ramperai jusqu'à l'arrivée. Je tiens à cet objectif que nous avons longuement préparé et puis j'ai une pensée pour des proches malades qui comptent sur moi pour montrer l'exemple et ne rien lâcher. Raaahhhhhhhh ! A l'attaque, on repart ! Benoit a disparu devant, plus grand monde de visible autour de moi. Je n'ai pas mal aux jambes, mais je manque désormais de force et je suis obligé de mettre pied à terre dans les forts pourcentages, en montée, comme en descente d'ailleurs, la lucidité commençant à baisser, j'opte pour la prudence.

Au détour d'une énième descente infernale, je tombe sur un panneau "arrivée 10km" . Ca me rebooste. Et le ravito arrive quelques centaines de mètres plus loin. Je me jette sur le coca et le saucisson, prend le temps de bien manger et boire. Je me sens beaucoup mieux en repartant. Un peu plus loin, deux concurrents qui ont l'air tout frais me rattrapent. D'où viennent-ils ? En fait, c'est l'équipe qui ... ferme le parcours. Mais, où sont passé tous les autres ? Il y a eu pas mal de déchet et me voilà le dernier en course. Mince alors ! La compagnie de mes deux "fermeurs" me fait du bien, j'arrive à maintenir un rythme honorable, bien meilleur que sur le tronçon précédent. Le terrain a séché et le Mountain King avant retrouve de l'adhérence ce qui me permet de descendre enfin sans me faire de trop grosses frayeurs. En fait, ça descend si bien que je rate une bifurcation ce dont je me rends compte en arrivant sur une route. Pourtant le parcours était impeccablement bien fléché. Un travail incroyable de l'organisation, je n'imagine pas le temps qu'ils ont du y passer. Il me reste plus qu'à remonter, histoire d'augmenter un peu le D+ :-) . Et zut, j'ai perdu mes poissons pilotes.  Je retrouve le parcours ( ça monte ! ) , arrive la dernière descente où j'entends la sono de l'arrivée. Je manque deux ou trois fois de passer par dessus le vélo. J'entends soudain un "pshhhiiiitt" à l'arrière mais le latex fait son effet et le trou se bouche rapidement.

 J'arrive donc en bas où je retrouve l'équipe de fermeture du parcours qui s'inquiétait de ma disparition. Super sympa les gars. Le signaleur du bas de la descente prévient l'arrivée par radio : "il arrive ! ". Pour finir, il reste bien entendu une dernière bosse infernale, ici, c'est dur jusqu'au bout. Ca monte raide, avec des caillasses et de l'eau. A ma grande surprise, je vois apparaître Olivier puis Bastien puis plein de monde qui descend de l'arrivée pour m'encourager. Ca tape des mains, ça applaudit, il y a des gamins qui courent à coté de moi en criant des encouragements. Incroyable, ça ne m'est jamais arrivé un truc pareil. Je donne tout ce qu'il me reste pour monter cette foutue côte sur le vélo. Pas question de poser le pied maintenant. Ca rippe, ça tabasse, je me bats, il reste 200m parait-il puis 100m puis 30m, et je débouche sur la pelouse, il y une haie d'honneur sous la banderole, avec Benoit et tout le monde qui m'encourage. Géant ! Evidemment, il y a un belle butte juste avant la banderole. Je la passe sur l'élan, ligne franchie. Je l'ai fait ! Yeeeeessssssss ! J'ai le droit à l'interview au micro et l'organisation m'offre l'inscription pour 2013. Enorme ! Décidemment, ils sont trop sympas ici. Il ne reste plus qu'à s'entraîner aux descentes hyper raides dans la terre de bruyère et surtout à revoir la monte avant sur ce terrain en cas de pluie. De très loin la course la plus dure que j'ai jamais faite. Un parcours de folie, une organisation exceptionnelle aux petits soins pour les concurrents, un terrain dur et technique complètement hors norme, une ambiance hyper conviviale.

Au final, un souvenir exceptionnel que je ne suis pas prêt d'oublier. Avec mes petits détours, le GPS indique au retour 75km et 3150m de D+, 8h47 de roulage et 9h55 au total (!). Il ne reste plus qu'à s'entraîner pour l'année prochaine et cette fois, on revient en force.



dimanche 10 juin 2012

Dimanche 10/06/12 : Saulx

L'échéance du 17 Juin approche. Grosse journée samedi avec un voyage aéroclub à l'ile d'Yeu, 7h10 de vol à deux pilotes, et un tour de l'île en ... tandem avec une des élèves pilote qui ne savait pas faire de  vélo. Une belle partie de rigolade, surtout dans les descentes où elle n'en menait pas large. Puis surveillance de la 9ème nuit VTT de l'Orge. Je rentre bien crevé à 2H30 du matin. Difficile de me lever le dimanche. On a envisagé un petit tour avec Benoit. Voyant l'heure tardive, je me dis qu'il doit déjà être parti mais je tente un SMS. Pas de réponse, ce qui confirme qu'il doit être en train de rouler. Je descends au garage et sors le FS120. Au moment de m'élancer, grosse surprise lorsque je m'assied sur la selle : le vélo s'effondre, l'amorto n'a plus de pression. Aie ! A une semaine de la Granit, ce n'est pas une bonne nouvelle. En essayant de regonfler, je me rend compte que la valve pivotante s'est complètement desserrée, la fuite vient de là. Je démonte, resserre, remonte. Ca semble tenir. A ce moment, un petit bip sur le téléphone. Benoit qui ... vient de se réveiller tente sa chance. Finalement, ce problème mécanique tombait bien. Nous partons pour Saulx où nous avons la bonne surprise de trouver un terrain sec ou presque. Le programme du jour consiste à enchaîner quelques belles montées dont ma forêt préférée n'est pas avare. Les jambes sont un peu raides, 7h dans un petit avion, ça laisse des traces. Mais les sensations sont bonnes dans les bosses. On roule à une allure raisonnable en accélérant dans les montées. Grosse satisfaction du jour, je viens à bout de la montée impossible, sans coup férir : les bonnes jambes et le Larsen qui mort méchamment dans ce type de sol encore un peu humide font merveille. On prend quelques passages techniques en descente pour s'habituer aux pentes raides, petite boucle du coté du bois de Saint Eloi et retour via Nozay. Je m'inquiète pour le chemin qui nous ramène à Saulx qui était en travaux la dernière fois. Finalement, pas de souci aujourd'hui. Ah si ! Il y a ... deux chevaux SUR le chemin !! Euh, c'est gentil un cheval ? Benoit prend son plus beau sourire et avance en leur parlant doucement pendant que je surveille courageusement nos arrières, appareil photo en main. Les pauvres bêtes ont encore plus peur que nous et se refugient dans un coin ce qui nous permet de passer. Retour à Saulx pour rajouter encore un peu de D+ avec une montée bien raide et caillouteuse qui devrait ressembler à ce que l'on trouvera à Saint-Sylvestre. Quelques chemins sont envahis par la végétation bien alimentée par les nombreuses pluies ces derniers jours. Puis nous prenons la direction de la maison après 2h33 de roulage, 43,2 km et 650m de D+. Encore une petite séance cette semaine et les dés seront jetés.

mardi 5 juin 2012

Mardi 05/06/12 : Longchamp

Ayant eu ma dose de terrain boueux dimanche, j'hésite fortement à aller faire un tour à Marly en sortant du boulot ce soir. J'emmène donc finalement le BeOne avec les pneus slicks. Et me voilà de retour à Longchamp. Le coté obscur de la Force je cotoie :-) . Au petit Padawan je pense en ces moments. Je m'élance pour le premier tour, rapidement un petit groupe me dépasse. Je saute dans les roues, mais ça va un peu vite pour moi et je lâche dans la ... descente, n'arrivant pas à tourner les jambes froides assez vite. Quelques minutes plus tard un peloton beaucoup plus gros arrive, ça roule à 35 km/h. Je retente l'intégration. J'arrive à prendre la roue d'un gars taillé en armoire à glace, un vrai bonheur je suis littéralement aspiré et ça avance tout seul. En moins d'un tour on rattrape et dépasse le petit groupe qui m'avait largué. Incroyable l'effet peloton, je suis bluffé. Attention à ne pas tomber dans le coté obscur. Surtout que derrière moi, un gars tout en noir avec un casque noir aussi souffle d'une étrange façon. Ca me rappelle quelque-chose, mais quoi ? Bon, en attentant, je fonce et on enchaîne 10 tours sous une petite bruine. Putain de printemps ! Une heure plus tard, le compteur affiche 36,1km. Je n'en crois pas mes yeux.

dimanche 3 juin 2012

Dimanche 03/06/12 : Magny Futée / Trempée

Plus que 15 jours avant notre objectif. Nous avions coché sur nos tablettes la Magny Futée, que nous avions découvert avec Benoit l'année dernière. Une belle rando avec un parcours technique et physique. Au fur et à mesure que les jours avancent, je regarde avec une certaine inquiétude les prévisions météo qui sont loin d'être optimistes. Olipic déclare forfait pour la bonne cause, belle maman vient manger à la maison. Reste donc Bastien et Benoit. Le moral de Benoit est bien entamé par la lecture de la météo. Pas le moindre doute, le Benoilator n'a aucun atome crochu avec les grenouilles, sauf quand elles sont rôties dans l'assiette.  Samedi soir, il annonce son probable désistement. Je m'emploie à le convaincre que la météo est plus favorable que prévu pour le lendemain matin, météo aviation à l'appui. Pas de pluie prévue à partir de 8h. Le souci, ce sont les orages bien annoncés pendant la nuit. Et effectivement, à partir de 2h du matin, ça tonne fort dehors, avec un beau déluge à la clef. Mauvaise nuit du coup, je me relève plusieurs fois pour aller vérifier que notre sous-sol n'est pas un nouvelle fois inondé. Le réveil finit par sonner à 5h50, nous nous sommes donnés RDV à 7h15 aux inscriptions. Je coupe le réveil et ... me rendort. A 6h25, le téléphone bippe : SMS de Benoit qui vient, après une longue méditation, de se décider à venir. Habillage en catastrophe, j'arrive chez Benoit avec 20 bonnes minutes de retard. SMS à Bastien pour le prévenir ... il est déjà sur place !! On fonce en direction de Magny les Hameaux. Arrivée 30 minutes plus tard, inscriptions rapide, il n'y a pas grand monde vu le ciel menaçant et le sol détrempé par les orages. Benoit a de gros doutes sur mes prévisions et je sens que ça va être ma fête s'il se met à pleuvoir. Nous voilà sur le parcours. Les chemins sont transformés en marécages, le déluge s'est abattu ici aussi. Le Larsen TT à l'arrière avoue ses limites sur un tel terrain bien gras. On se croirait en février. Heureusement, il ne fait pas froid, mais il y a beaucoup de vent. Nous allons en direction du Bois de St Lambert puis du Champ Granier. Rapidement, je suis victime de remontées de chaîne sur le plateau du milieu, de l'herbe et de la boue bloquent un peu le galet inférieur du dérailleur. Enervant mais pas catastrophique. Le parcours est agréable et souvent ludique, mais les passages en montée sont parfois un calvaire, le pneu patine à mort sur la terre glaise et les cailloux mouillés. Arrivée au premier ravito bien garni au bout de 21km. Petite séance mécanique huilage/nettoyage. Au passage, un concurrent me demande de régler son dérailleur, ses vitesses passent mal. Point positif, si la crise s'aggrave, j'ai une reconversion possible dans la mécanique vélo. Nous repartons, en direction cette fois des Vaux de Cernay via le Bois des Cinq Cents Arpents. Dans une petite descente, je choisis une mauvaise trajectoire et le pneu tape une pierre de biais. Pshiiit, déjantage et dans le seconde qui suit je perds l'avant et me couche. Petite pause regonflage, on repart, un peu déstabilisé, je fais 10m dans la descente et vlan, par terre de nouveau. Pour me remettre de mes émotions, j'ai le droit à une belle montée hyper glissante où le Larsen rend les armes à plusieurs reprises, je finis à pied avec l'envie de balancer le vélo dans le fossé. Moral dans les chaussettes, trempées par un petit passage à gué par un mini ruisseau transformé en torrent de montagne par les pluies nocturnes. Mode moral à zéro on.  De noire pensées me traversent l'esprit, l'envie n'y est plus, je tourne les jambes tranquillement pour avancer. Benoit et Bastien se sont arrêtés pour m'attendre, merci à eux. Je repars dans leurs roues, nous arrivons dans les Vaux. Le terrain est plus sec, le parcours franchement top à cet endroit. Ça monte ( sur le vélo ), ça descend, ça tourne dans tous les sens, il y a des fougères, des beaux paysages. Mode moral de retour on. Les jambes tournent toutes seules, et je sens de la puissance lors des relances, c'est agréable, je m'amuse, youpi la vie est belle, vive le VTT. Un petit rayon de soleil fait timidement son apparition, la météo aviation était comme toujours très précise. Benoit a eu raison de venir. Certes, mais l'état du terrain ne l'enthousiasme pas plus que cela. Après avoir bien slalomé dans les Vaux, nous voilà au ravito 2 situé au km ... 48. Un peu loin. Toujours bien fourni. Rien à dire sur l'organisation, ravito et fléchage nickels. Je dépanne un vététiste qui a perdu un guide durite. Saint-Michel mécanique à votre service, un petit collier rilsan et un petit coup de pince et le voilà paré à affronter la fin de parcours. Je me sens en pleine forme désormais. Nous filons à bonne allure. Bastien profite d'une traversée de route où nous sommes bloqués par les signaleurs pour prendre la poudre d'escampette. On ne le reverra plus.  Petit tour par Chevreuse pour monter à la Madeleine. Un concurrent revient à ma hauteur, nous discutons du parcours et je lui explique que cette montée est légendaire. Nous y voilà. Rapidement, il arrête de me parler, je me demande bien pourquoi. Grand moment quand je déboîte pour passer le Benoilator qui a toujours un peu mal aux jambes mais ça va quand même beaucoup mieux. Je monte tout sur le plateau du milieu, excellentes sensations. La suite du parcours est terrible : terrain complètement détrempé et collant, une horreur. Les bosses sont infernales, ça patine, c'est usant. On râle un peu. La dernière descente est hyper glissante, on voit un nombre incalculable de chutes. Nous sortons enfin du bourbier pour entrer dans Magny après 64km et 4h01 de roulage pour un peu plus de 1100m de D+. Bon entraînement, à refaire sur un terrain plus praticable pour mieux profiter de ce beau parcours.