dimanche 24 février 2013

Dimanche 24/02/13 : Saulx-Monthlery

En cours de semaine, nous sommes invités par des amis à une soirée au Musée du Vin pour une soirée dégustation de Vin d'Alsace. Un endroit à conseiller, en plein 16ème arrondissement, on entre dans un immeuble anonyme et on se retrouve dans les souterrains d'une abbaye du 15ème siècle. Comme si on avait franchi une porte spatio-temporelle. Craignant pour mon état de forme dimanche matin, j'annonce à l'avance que ce sera juste une petite sortie pour moi. Bastien tente de me convaincre malgré tout de refaire la JR en version 70k. Mais 1700m de D+ par -5°C le lendemain d'une soirée arrosée, je ne suis pas assez fou pour ça. Olipic décide d'organiser un entrainement "raid" sur la rando d'Ormoy. Pas trop raide quand même le parcours :-) . Finalement la météo annonce de la neige pour dimanche. Je me dis que cela pourrait inciter nos amis routiers à revenir avec nous, donc je tente ma chance avec un parcours au départ de Savigny avec un horaire raisonnable, RDV fixé à   8h45 à la gare de Gravigny. L'appel est entendu, Franck, Marco, Patrick et Benoit sont partants pour un petit tour de 64km et 1000m de D+ modulable selon l'épaisseur de neige. Samedi, je reçois les pièces commandées la semaine dernière : un nouveau disque et dérailleur avant. J'installe l'ensemble et miracle, plus aucun souci avec les passages de plateaux. C'est instantané, précis, ouf une bonne chose de faite. Lever à 7h35 dimanche, je me sens plutôt bien, finalement ça devrait aller mieux que prévu. Benoit passe me chercher et nous filons rejoindre nos camarades en roulant sur un beau tapis blanc de quelques mm d'épaisseur. C'est joli sans freiner le vélo, parfait. Tout le monde est à l'heure au rendez-vous, nous prenons donc la direction de Saulx. Marco profite de la moindre grimpette pour accélérer pendant que je garde une vitesse constante, il faut évacuer le repas de la veille. On en profite pour tenter la montée impossible, ça me permet pour une fois de revenir sur Marco mais je butte à 2m du sommet, difficile de bien lire le sol avec la neige. Franck souffre toujours un peu dans les bosses mais ça revient bien et il n'hésite pas à placer quelques accélérations, sur le plat :-) pendant que notre Benoilator fait la même chose quand ça monte. On descend sur la Ville du Bois, sous le regard de quelques chevaux pas encore transformé en lasagnes :-) . Quelques mètres plus loin, scène d'horreur que vous pourrez découvrir sur la vidéo. Un monstre sanguinaire attaque férocement Marco qui ne trouve son salut que dans une fuite effrénée alors que nous contemplons la scène impuissants. Finalement, le monstre épuisé abandonne, Marco est sauvé.  Petit souci avec le GPS qui se bloque alors qu'on traverse le bois de St Eloi en direction de Marcoussis, on tourne un peu en rond avant que Franck ne nous montre son chemin qui nous amène à bon port.Nous continuons vers Montlhery, petit tour sympa et ludique dans le bois de l'Autodrome avant de remonter sur le plateau par une grimpette bien costaud. Je suis surpris de monter un gros développement et je reviens sur Benoit dans le final, sans oser porter une attaque de peur de quelques représailles :-). Franck décide de rentrer pour ne pas trop forcer sur la machine qui remonte petit à petit en puissance. Marco le suit, nous continuons avec Benoit et Patrick. Je manque de tomber dans la descente vers la forêt de Turpin. Il faut dire que le sol est bien gelé ce qui rend les ornières piégeuses, surtout sur ce terrain qui a bien souffert de l'épisode humide. Difficile de rouler très vite sur le plat, on est secoués dans tous les sens. En bas de la descente, Patrick me lance un regard de désespoir. Je pensais que les célèbres ornières locales qui font parfois presque 1m de profondeur seraient gelées. Et bien non pas du tout et avec la neige qui masque les passages praticables, on met quelques temps à trouver un passage qui nous évite la noyade ! Nous y arrivons malgré tout, on continue sur le chemin qui s'avère très technique. Ca passe mais il faut savoir où on met les roues. Nous arrivons dans le bois de Marivaux pour remonter par le golf presque désert. Les quelques kms à découvert sont physiques, un vent glacial nous ralenti. Arrivés dans le bois du Déluge, une plaque de glace vive me jette à terre, il faut absolument rester dans la trace au centre du chemin si on veut éviter les mauvaises surprises. On revient par Marcoussis, une grosse bosse bien raide pour grimper à Nozay et on retrouve Saulx pour une dernière descente avant de revenir par l'itinéraire habituel et les bords de l'Yvette. 63,5 km, 4h25 de roulage et 980m de D+ pour une belle sortie neigeuse, on est gâtés cette année. Le régime vin blanc m'a plutôt bien réussi, les jambes répondaient beaucoup mieux que je ne l'avais craint. Pas sûr quand même d'adopter cette préparation pour la Granit !


dimanche 17 février 2013

Dimanche 17/02/13 : Tour de Fontainebleau

Hésitation pour aller à Cerny ce week-end, mais malgré les deux derniers jours sans pluie, la perspective de passages gras et collants m'incite à la prudence. Nos amis d'AAOC sont repartis sur la route pour préparer le Paris-Hendaye, entraînant Patrick du mauvais coté de la Force. Bastien a envie de travailler la technique et fait donc appel à maître Xavier qui lui concocte un parcours chamois 1ère catégorie. J'ai plus envie de travailler le physique, toujours perplexe sur ma défaillance de Larchant. Comme Benoit et Olivier ont raté le raid de la semaine dernière, je prévois un remake en supprimant la partie impraticable au sud. En sortant le vélo du pied d'atelier pour le mettre dans la voiture, je me rends compte que la roue avant est quasi bloquée. Mystère total, comment est-ce possible, tout allait bien dimanche dernier et le vélo n'est pas sorti depuis. Je tente un réglage d'étrier sans succès. L'heure tourne, je mets le vélo dans la voiture et file chercher Benoit, on verra sur place. Nous arrivons un peu en retard à cause de cet incident, on retrouve Olivier qui s'inquiétait. En sortant le vélo de la voiture, on découvre l'origine du problème : le disque est complétement voilé ! Un ouvrier est venu réparer le sèche-linge à la cave, a-t-il fait tomber le vélo ? On s'escrime pendant 10 minutes pour dévoiler le disque tant bien que mal et trouver un réglage qui permette à la roue de tourner correctement. Miracle, on y arrive, ouf . Nous voilà partis, mais après quelques kms, c'est mon dérailleur avant qui refait le coup de la semaine dernière, la vis de serrage semble avoir désormais du mal à tenir et il descend sous les contraintes des changements de vitesse. On répare et on croise le groupe de Bastien et Xavier, un coucou à la troupe des chamois et nous partons de notre coté. Pas d'erreur de parcours, tout le monde reste sagement derrière moi, et on profite du single de la Grotte aux Cristaux. On file sur Dénecourt, nouvelle séance de réglage du dérailleur, grrrr . Heureusement, cette fois c'est la bonne, il me laissera tranquille jusqu'au bout, mais le passage sur le grand plateau occasionnera quelques déraillages. On dévale vers Fontainebleau pour passer coté sud. Nous voilà bientôt dans le Rocher d'Avon, toujours aussi ludique. Olivier voyant la caméra nous fait une des superbes chutes dont il a le secret :-) . Pas de bobo, on repart pour la suite qui est bien physique. Avec le terrain plus sec, il me manque 5m pour arriver en haut de la montée impossible découverte la semaine dernière. Un peu plus d'élan et ça passait. Les jambes vont bien aujourd'hui, Larchant n'est plus qu'un souvenir. Je fais attention de ne pas trop en rajouter lorsque le Benoilator accélère dans les côtes. Je connais le parcours et attend mon heure. Olivier place quelques mines sur les parties plates, en général juste avant une montée infernale ! La grande montée dans le sable vers la Malmontagne fait mal aux jambes, le sable devenu mou au sommet nécessite de bien enrouler pour ne pas glisser. Après la descente en lacets, nous nous lançons dans le portage obligatoire pour remonter. Mais ensuite, ma variante s'avère concluante, ça passe sur le vélo et nous découvrons quelques endroits magnifiques, on se croirait dans les Vosges. Nous entamons la remontée, avec quelques enchaînements de bosses où je me sens de mieux en mieux. Ca souffre un peu derrière, les bosses passent maintenant facilement sur la plaque, c'est bon signe. On remonte le long de l'Acqueduc, pour finalement arriver au circuit de la gendarmerie. On prend la piste verte avant de filer directement sur la noire. Le terrain bien sec la rend plus praticable que la dernière fois mais je manque de ne pas arriver en haut de la montée la plus raide, ça passe tout juste en mordant sur le coté. Les toboggans qui suivent sont vraiment impressionnants. Voyant la caméra allumée, Olivier tente le double salto arrière glissé, observez bien le coin en haut à droite sur la vidéo. Retour ensuite par le parcours de Patrick, le Benoilator met un point d'honneur à sprinter en haut de la bosse pavée. Puis retour par l'itinéraire habituel. Super sensations à ce moment, le Canyon fuse en avant, j'ai le sourire sous le casque. On descend par Apremont pour rejoindre les voitures après 53km et 4h de roulage pour 1010m de D+ .


dimanche 10 février 2013

Dimanche 10/02/13 : Raid à Fontainebleau

On est sans nul doute en train de battre le record de l'hiver le plus pluvieux depuis quelques décennies. Après l'Hivernale et la grosse séance de nettoyage/mécanique qui a suivi, je n'ai plus très envie de remettre mes crampons dans la boue des chemins de l'Essonne. Exit donc la Bondoufloise, et Fontainebleau s'impose naturellement. Encore plus avec les quelques flocons tombés ces derniers jours qui promettent de beaux paysages. Un peu frustré par mon gros coup de moins bien à Larchant, j'ai envie d'un parcours costaud histoire de me rassurer sur mes sensations. Je trace donc un vrai petit raid, en prévoyant un grand tour de la forêt et en exploitant le potentiel de la partie sud, d'autant que Bastien a envie d'aller y poser ses roues. J'ai toujours adoré tracer des parcours, en visualisant les sentiers qu'on va emprunter, ce sont déjà des beaux moments de VTT. J'apprécie d'ailleurs tout autant la préparation des navigations aériennes pour les mêmes raisons. Je passe donc un bonne soirée vendredi en fignolant mon tracé. Lorsque je regarde le résultat, je me dis que le parcours va être physique avec plus de 1000m de D+ et quelques passages bien raides au programme. Je lance donc les invitations avec quelques petits mots pour attirer l'attention des participants sur le coté difficile de la trace ( voir l'article précédent sur le blog ) . Benoit qui est de sortie samedi soir opte pour un petit tour en solo, pendant qu'Olipic vote pour la piscine, il a la crève depuis plusieurs jours. De mon coté, nous sortons aussi, mais signe du destin, nos amis ont prévu ... une raclette, plat légendaire pour préparer les raids. Franck annonce un retour du bon coté de la Force avec tout le peloton des furieux de la route. Youpi ! Je guette en vain un SMS de Benoit dimanche matin et prend finalement seul la direction de Barbizon. Nous nous retrouvons sur le parking, il fait -1°C et de belles plaques de neige décorent la forêt. Le temps de se préparer et d'admirer la potence réglable de Marco qui plonge vers le sol, nous voilà partis. L'Ignitor fait merveille sur ce terrain et je suis rapidement en confiance question adhérence. Le sol est bien dur, un vrai plaisir de rouler. Nous empruntons un début d'itinéraire très proche du parcours de Patrick. Je me bats avec mon GPS, une malencontreuse montée de niveau automatique pendant la nuit produit des résultats désastreux le rendant inexploitable. Je le bricole en roulant ce qui me vaut de me retrouver rapidement à l'arrière de la troupe. D'autant que la pédale droite a souffert de la boue, les ressorts sont détendus, elle clipse à peine ce qui me gène dans les passages techniques où le pied a tendance à sortir tout seul de la pédale. Mais rien de bien grave, on s'amuse comme des petits fous sur ce beau terrain de jeu.  Bruno a une contrainte horaire vers 13h et donc, il est pressé, ce qui incite tout le peloton AOOC à mener grand train. Et quand on les connait, on imagine ce que cela peut donner. Oui, mais notre ami de la Fontaine veille sur moi, car nos amis confondent un peu vitesse et précipitation, faisant régulièrement des choix discutables aux intersections ! On zappe involontairement le single de la Grotte aux Cristaux, Marco ayant foncé comme un missile dans la première descente qu'il a vu et qui lui plaisait bien ! Ah ces gamins, je ne vous dis pas comment il faut s'en occuper, le moindre instant d'inattention et voilà ... Je passe le Holux en mode guidage, un peu petit mais çà dépanne bien quand même, toujours rien à faire pour avoir la cartographie sur l'autre GPS. En plus il se décharge à toute vitesse sans que je sache pourquoi. Franck nous propose une option contournement de l'ascension du Rocher Cassepot dont il n'a pas de bons souvenirs, on file sur une grande allée direction Denecourt. On a beau s'égosiller derrière Eric et Marco, les voilà qui dépassent l'entrée du chemin à Mach2. Ils finiront quand même par réaliser leur erreur. La montée est super ludique dans la neige. Au sommet Franck file du coté droit du rocher, alors que la trace passait à droite, petit détour pour faire ce passage bien sympa et technique. En bas, Bastien improvise une variante, je les attends cinq bonnes minutes à l'entrée du bon chemin :-) . Bon, cette fois je passe devant ! Enfin jusqu'à la bosse suivante où super Marco me déborde à une allure difficilement soutenable par mes vieilles jambes :-( . Nous voilà cette fois en direction du sud qui est l'objectif du jour. On dévale à toute vitesse jusqu'à Fontainebleau pour remonter dans la forêt de l'autre coté. Franck n'est pas trop en forme et ça lui mine un peu le moral malgré nos encouragements. On est là pour rouler ensemble , chacun à son rythme. Il décide finalement de couper un peu avant le Rocher d'Avon. Nous repartons un peu tristes, on l'aime notre Franck ! Nous voilà à l'attaque de la partie technique dans le Rocher. Mon GPS se décide subitement à fonctionner, mystère. Cet endroit est vraiment superbe, paysages magnifiques et parcours technique mais tout passe sur le vélo ou presque, on s'amuse. A la sortie du passage, Bastien, Eric, Bruno et Marco loupent une bifurcation. On a beau siffler et crier avec Patrick, rien à faire. Nous décidons de prendre l'itinéraire prévu, ils nous rattraperont certainement. Plusieurs beaux passages avec des bosses bien physiques nous font bien transpirer. Toujours personne derrière, je me demande où ils sont passés. Et finalement en bas d'une descente dans la neige, voilà qu'on les retrouve en train de nous attendre, ils ont coupé pour nous rattraper. Bruno se dit qu'il ne sera jamais de retour à l'heure prévue et effectivement, ça parait mal parti. Surtout qu'il ne sait pas ce qui nous attend. Finalement Eric, Bruno et Marco décident de rentrer aussi. Nous voilà réduits à trois unités, ce parcours est sélectif. Je suis content de ma condition aujourd'hui, les jambes tournent bien, je ne suis toujours pas fatigué. On file vers la Malmontagne et le Haut Mont. Deux super côtes nous font bien mal aux jambes, puis le parcours devient technique, mais vraiment très très technique. Rapidement, on se retrouve à pousser, puis à porter, puis à escalader. On est un peu au milieu de nulle part, dans des amas de rochers vertigineux. Ce passage va nous prendre beaucoup de temps, il est plus de 12h30 quand on en sort, mais ça valait le coup. Voilà du vrai entrainement pour la Granit. Alors qu'on passe la N7, ma chaîne saute. Je m'arrête, mais un gros bruit se fait entendre à chaque tour de pédale après l'avoir remise en place. En fait, le dérailleur avant surement secoué par un rocher est descendu d'un coup. Je le remets approximativement en place, mais je devrais ensuite rester sur le 22 sous peine de dérailler. Patrick décide de rentrer par la route voyant l'heure tourner. Nous nous retrouvons à deux. On monte au Rocher des Demoiselles, puis au Mont Morillon avant de longer l'aqueduc avec des bosses à répétition. Le compteur de D+ continue de tourner, on va clairement passer les 1000m comme annoncé. Nous débouchons sur le circuit de la gendarmerie après avoir longé le Rocher de la Salamandre. Nous empruntons la piste orange, super ludique. Je me fais une belle frayeur au passage sur un petit dos d'âne bien raide de 10cm de large. La roue est à 1cm du bord, aglagla. L'heure tourne, sinon, j'aurais bien montré la piste noire à Bastien. Retour par la fin de l'itinéraire de Patrick, la bosse pavée me fait bien mal aux jambes, la fatigue commence à s'installer. Quelques flocons nous accompagnent. On roule quand même à un bon rythme et je suis surpris de pouvoir accélérer à la fin de bosse qui mène à Apremont pour revenir sur Bastien qui était parti devant. Dommage que les jambes n'allaient pas aussi bien dimanche dernier. Descente finale avec une pensée pour Xavier et nous voilà aux voitures avec 57,1 km, 4h49 de roulage, 1100m de D+ et 5h40 de temps total. Il est 14h. Une belle sortie et un parcours à refaire en ajoutant quelques passages que j'ai déjà en tête :-) . A noter que tout ce que j'avais écrit hier s'est réalisé, sauf l'attaque des sangliers. Je vous laisse le soin de trouver la joggeuse rose dans la vidéo :-) .

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samedi 9 février 2013

Dimanche à Barbizon ...

Vous voulez découvrir la magnifique forêt de Fontainebleau sous un joli manteau blanc
Vous revez d'affronter des bosses infernales et des descentes magnifiques
Vous n'avez pas de contrainte horaire à 12h pile :-) ni d'ailleurs à 14h02
Vous vous sentez prêts à rouler 4h30 au minimum et vous avez séché Larchant parce-que c'était trop facile
1000m de D+ dans les cailloux, les racines et les gros rochers ne vous effraient pas
Vous êtes aptes à semer un troupeau de sangliers affamés à votre poursuite
Vous n'avez pas peur des panthères noires et des joggeuses roses, votre maillot pare-balles vous protège des chasseurs embusqués
Votre niveau technique vous permet d'affronter la célèbre piste noire des gendarmes
Vous disposez de réserves de nourriture embarquées
Alors venez avec nous pour le tour de Fontainebleau au départ de Barbizon demain à 8h15
52km et plus de 1000m de D+ au programme
http://www.openrunner.com/index.php?id=2234319

Les survivants pourront dire "j'y étais!"

dimanche 3 février 2013

Dimanche 03/02/13 : l'Hivernale d'Eric

L'Hivernale, une rando hors normes qui était notre premier objectif de l'année. Ce sera la 5ème participation pour moi, le parcours s'améliore à chaque édition pour devenir la référence des randos techniques en Ile de France. OliPic est impatient de découvrir cet évenement, pour lui ce sera une première. Après avoir craint un forfait sur blessure du Benoilator, il est finalement bien là parmi nous, avec des jambes retrouvées ( un peu trop je trouve) . Les mails circulent tout au long de la semaine. En prévision du terrain gras qui s'annonce avec ce mois de janvier pourri, je décide de faire quelques modifs sur le Canyon. Montage d'un Nobby Nic 2.25 devant et un Ignitor 2.1 derrière. Je change le guidon plat pour un relevé et je met en place ma tige de selle téléscopique que je réserve aux grandes occasions. Ce sera aussi l'occasion de tester ma nouvelle camera Camsports EvoHD que j'ai acheté pour sa petite taille afin de pouvoir la fixer à l'extérieur d'un avion.  A l'arrière, je mets en place le support spécial pour ma Drift HD170. De quoi immortaliser le parcours et la descente de la Aie Aie Aie. Bastien inquiet des conditions et des bouchons nous annonce un départ ultra matinal, on se retrouvera sur le parcours dit-il. J'ai comme un doute, on a déjà du mal à le suivre, donc pour le rattraper ... Nous nous retrouvons à 8h aux inscriptions, le temps de saluer Bastien qui part avec Alain. Patrick a déjà filé. Nous retrouvons Olivier, Stéphane avec Joaquim et un autre ami qui ne pourra finalement pas partir suite à un pb de freins, Xavier, Giovanni et Olivier V. Une belle équipe, nous prenons le départ un peu avant 8h30. On rentre tout de suite dans le vif du sujet avec les extraordinaires singles locaux tout en virages,relances et montagnes russes, surtout celui après la carrière. Stéphane apprécie, lui qui adore ce type de parcours.  Olivier a un souci de gonflage de son amorto, je continue pour prévenir Benoit qui est parti devant, on va rouler tranquillement pendant quelques temps mais on ne voit pas revenir Olivier et le groupe de Xavier resté avec lui, Stéphane nous rejoint. Le montage du vélo donne entière satisfaction, les pneus accrochent parfaitement le terrain. Du moins jusqu'à la zone de la descente des Blaireaux. Un des passages mythiques du coin qui s'avère cette année absolument impraticable. On passe le devers à pieds et pas rassurés car ça glisse vraiment beaucoup. Benoit qui a une histoire compliquée avec ce parcours commence à ronchonner dans le casque, en gageant qu'on ne l'y reprendra pas. Heureusement, ce passage est vite oublié , place à un single de folie tournicotant, le plaisir est maximum et on s'amuse comme des petits fous.Après presque 17km, nous voilà en haut de la fameuse descente de sable Aie Aie Aie. Cette année je suis bien décidé à arriver en bas sur le vélo, chose que je n'ai encore jamais réussi à faire. Je me lance, ne pas toucher au frein avant. Il faudrait même ne pas freiner du tout mais mes neurones ont du mal à se faire à cette idée. Je compte sur les roues de 29" pour me faciliter la tâche et effectivement, ça se passe bien me voilà en bas sur le vélo, youpi ! Benoit se lance à son tour et passe aussi. Une première ! Il est en confiance aujourd'hui et il ne boude pas son plaisir, oublié les passages du début. On patiente au ravito avec Stéphane en attendant Xavier. L'attente est assez longue, on commence à avoir bien froid. Finalement une fusée verte arrive, voilà Xavier. Olipic vient aussi à bout de la Aie Aie Aie pour sa première tentative. Séance de mécanique intensive pour regonfler son amorto qui fuit par la valve, puis c'est le dérailleur avant de Giovanni qui a un souci, il est complétement tordu et finalement on l'enlève. Le 22 n'est pas très pénalisant ici. Il est temps de repartir, rapidement Xavier Giovanni et Olivier V disparaissent. En fait Olivier est épuisé et coupera pour le retour. On approche de la zone du goulet que j'adore. Alors que j'arrive sur une petite marche en sable anodine, je freine machinalement de l'avant. Les nouvelles plaquettes posées cette semaine sont terribles, il suffit d'effleurer le frein pour bloquer la roue. Je fait un superbe OTB avec atterrissage le nez dans le sable. Dommage, la carte mémoire de la caméra était pleine, enregistrement raté. Je repars, Benoit et Olipic ont pris le large. Le passage du goulet est toujours aussi jouissif, il ne faut pas se rater en bas des pentes bien raides. Un gros passage boueux sur le plateau avec des mares de 10cm de profondeur, le single "Houdini" bien sympa avec la caméra arrière, puis après quelques passages magnifiques mais aussi physiques, un panneau indique que désormais, ça monte et ça descend tout le temps. Et effectivement, les jambes souffrent. A l'approche de la zone du Gap Majeur, j'ai un gros coup de moins bien, me voilà au ralenti. Je me loupe dans une descente, sort de la trajectoire et fonce dans des petits arbres. J'en casse un avec le guidon, sans tomber, sous l'oeil médusé des autres concurrents. Méthode sanglier ! On évite le Gap cette année, surement à cause de la météo, et c'est une descente beaucoup plus accessible qui m'amène au ravito 2 où je retrouve mes compères. Je me restaure bien pour reprendre des forces et nous repartons avec toujours la descente redoutable dès la sortie du ravito. Je roule quelques kms devant Benoit puis je commence à faiblir et les laisse partir dans la montée vers la "Cha'Gliss" qui glisse pas mal, mais on a connu pire. Je me retrouve sur la réserve, mode économique enclenché, j'y vais tranquillement, admirant le balisage parfait et les panneaux humoristiques. Cette partie du parcours est un petit calvaire, mais personne ne me double pour autant, tout le monde est au même point. Dans une des dernières descentes, alors que je m'engage prudemment, trois missiles me passent à pleine vitesse. Vu l'état du terrain, je suis impressionné par tant de maîtrise, jusqu'au premier virage où je suis temoin d'une énorme chute des trois quidams qui se retrouvent tous à moitié assommés mais sans bobo majeur à part une belle crampe. Du coup je mets pied à terre. Je retire le bonnet sous le casque, et immédiatement je me sens mieux avec un peu de fraîcheur. Coup de chaud en plein hiver ? Petit à petit, l'énergie revient et je finis les 5 derniers kms sur un bon rythme pour rejoindre l'arrivée où je retrouve tout le monde avec Bastien qui nous attendait. La soupe à l'oignon est un regal, tout comme le sandwich. Une sacrée édition avec le terrain bien collant qui ne permettait aucun moment de répit. Je termine avec 45km , 4h32 de roulage et 1180m de D+ au GPS mais 49km au compteur alors que d'habitude, ils sont en phase. Je me demande si le GPS ne sous-estime pas un peu la distance avec tous les virages serrés. Un grand bravo à l'organisation qui ne pouvait rendre de plus bel hommage à son créateur disparu prématurément.

dimanche 27 janvier 2013

Dimanche 27/01/13 : Nainville

Dans une semaine, c'est l'Hivernale. Une sortie à tendance physique était donc prévue pour ce dimanche afin de tester un peu la forme. Au vu du redoux annoncé, j'ai un doute sur le choix de Nainville. Patrick aussi d'ailleurs. Mais Xavier et Bastien semblent y tenir, le terrain est annoncé encore dur car gelé en profondeur. On opte donc pour ce parcours. La pluie m'accueille au réveil dimanche matin, mes doutes reviennent. La pluie était annoncée comme inévitable mais pas trop forte, j'ai prévu une tenue en conséquence. Mais là, il pleut plutôt fort, espérons que ce ne soit pas le cas sur place. Je passe chercher Benoit et nous voilà en route. Un éclair blanc à l'arrière de la voiture sur l'autoroute, il semble bien qu'un radar mobile soit de sortie ce matin. A l'arrivée, tout le monde a vu le même éclair à cet endroit inhabituel, pas glop. Patrick est de retour après plusieurs semaines délicates avec son genou puis son dos, ça fait plaisir de le voir. Roland est venu avec un ami, David sur un bel Epic 29"équipé de roues American Classic. Olipic est forfait, couché trop tard. Xavier est bien là avec Giovanni, et bien évidemment Bastien nous attend. Nous partons, on est tout de suite dans le vif du sujet, ça monte fort dès les premiers mètres. On enchaîne trois belles côtes sur un terrain inhabituel. Il pluviote, mais le sol est encore gelé avec pas mal de neige qui reste par endroits. Le rendement pour l'instant n'est pas mauvais. La pluie s'est arrêtée, le GPS affiche presque 300m de D+ après 6km. "Maintenant ça descend" nous annonce un Xavier décidément d'un optimisme sans faille. On arrive dans la zone de la 'descente du GPS' où j'ai cassé le Sportiva l'année dernière. La pluie commence à ramolir le sol, c'est ultra glissant, personne n'arrive à passer sur le vélo, même si bien sûr Xavier et Giovanni tentent. Deux chutes pour ce dernier en 30m ! On arrive quand même vivants en bas et on enchaîne. Le terrain est bien gras à partir de là, Patrick grogne, on serait mieux à Barbizon dit-il. Difficile de lui donner tord, mais le parcours est fun et c'est un bon entraînement pour Larchant. Les pneus du Canyon s'avèrent moyennement adaptés à l'exercice. Ca glissouille de tous les côtés, je changerai pour l'Hivernale. Mais rien d'irrémédiable, ça avance quand même. Le parcours fait des boucles dans tous les sens, pas évident de s'y retrouver. Xavier s'arrête, on a raté une bifurcation. Il me dit que ça rejoint plus bas, voulant éviter une montée impraticable, j'opte donc pour l'option tout droit et presque tout le monde me suit sauf Bastien. On se retrouve sur le single du grillage bien connu de la rando de Ballancourt. On s'inquiète de voir la trace s'éloigner sur les GPS, et on avise un chemin à droite qu'on prend pour rejoindre Xav et Bastien. Ouh là là , c'est une piste de descente, raide de chez raide et très glissante. On grimpe tant bien que mal moitié à vélo moitié à pieds. Arrivés en haut , on a perdu Roland, David et Patrick ! On voit un chemin qui descend, on le prend. Pour descendre, ça descend ! Avec des gaps qu'il est hors de question de tenter avec ce temps mais qui sont très durs à passer à pieds, pas d'échappatoire. On arrive quand même en bas pour constater qu'on est presque revenus sur nos pas. On repart dans le bon sens, tentant toujours de rejoindre l'autre trace. Malgré les GPS on ne sait plus trop si on est dans le bon sens du parcours ou pas, d'autant que la fixation de mon GPS cartographique a lâché avec l'eau. Je navigue avec le Holux sans carte, et avec toutes les boucles, la pluie , la boue et la buée, ce n'est pas évident. Miraculeusement, on tombe sur nos trois compères perdus qui arrivent ... dans l'autre sens. On repart ensemble, ça monte dur. Déjà 450m en à peine 14km. Il faut dire qu'on a ajouté quelques montées/descentes imprévues. Patrick tenterait bien un retour rapide par la route, encore faut-il trouver une route. On décide de rentrer, mais en fait on reprend le parcours dans le sens opposé au retour ! Encore quelques approximations, nous voilà sous une barre rocheuse qu'il faut à tout prix franchir. On se croirait à Koh Lanta, mode survie.Séance escalade sous la pluie, puis séance sangliers au beau milieu des bois pour retrouver le bon sentier. On finit par le voir, mais les arbres sont si serrés qu'on doit faire un détour pour le rejoindre. En plus, il y a plein de chasseurs partout, on va finir en civets si on continue comme ça :-) . Les chemins sont maintenant ultra boueux, ça glisse dans tous les sens avec de belles flaques. Mes gants réputés étanches ne le sont d'évidence pas. J'ai froid aux mains mais je ne suis pas le plus à plaindre, certains sont trempés de la tête au pieds. J'ai fait le bon choix d'équipement, les pieds et le haut du corps sont toujours au sec.On hésite à chaque intersection, finalement nous demandons le chemin à des chasseurs très aimables qui nous indiquent la direction de la route vers Mondeville. Me voilà réconcilié avec la chasseurs après quelques mauvaises expériences. Nous voilà donc sur le bon chemin. Enfin, chemin ...En fait, la neige fond et un ruisseau s'est transformé en torrent, inondant le parcours avec plus de 20cm d'eau à certains endroits !!! David glisse et s'étale de tout son long dans la mare. J'en ai mal pour lui, et pourtant on rigole comme des tordus tellement la situation est surréaliste. On finit par se regrouper au bout du chemin.  En haut d'une longue montée sur le gravier, on tombe enfin sur la route. D'un coup ça roule mieux. La vitesse monte, monte , Benoit est déchaîné devant. Roland a retrouvé ses jambes de 20 ans, et David tente de sécher en fonçant aussi. Je dois mouliner avec le 36 dents, le compteur affiche 49 km/h !! Les petits routes sont dangereuses, il y a des blocs de glace au milieu et des voitures en nombre incroyables alors qu'on est au milieu de nulle part. Nous fonçons à grande allure jusqu'au parking, qu'on rejoint après 3h58 de sortie, 3h de roulage pour 30km et 700m de D+. Sacré sortie ! Quel bonheur de se changer et de retrouver le chauffage de la voiture. Patrick prend le temps de sortir une statuette à l'effigie de Xavier pour y planter quelques épingles :-) . Mais la bonne nouvelle c'est qu'il n'a plus mal au genou. Pendant ce temps, Roland se prend à rêver d'une bonne petite rando piscine. Xavier et Bastien sont annoncés à 10km de l'arrivée, ils ont continué le parcours, quel courage ou quelle folie, au choix !


dimanche 20 janvier 2013

Dimanche 20/01/13 : Saulx


Initialement, nous avions prévu une sortie technique sur Fontainebleau avec Xavier comme traceur. L'option Nainville était aussi possible pour préparer l'Hivernale qui approche à grands pas. Mais les chutes de neige annoncées m'incitent en fin de semaine à revoir le programme. Autant éviter de sortir les voitures sur des petites routes enneigées. Je propose donc un parcours au départ de Savigny vers la forêt de Saulx. Nos amis d'AOOC renoncent à la route pour quelques heures et décident de nous accompagner. Pendant ce temps, Bastien qui ne recule jamais devant la difficulté nous propose un parcours de 70km avec 1300m de D+ à Igny ! Avec 10 cm de neige annoncés, ça me semble quand même très très ambitieux et je tente de ramener notre aventurier à la raison. Ce qui n'empêche pas Xavier pendant ce temps d'hésiter pour faire quand même son parcours très technique à Barbizon. Quand on sait que ce que mot "très technique" signifie pour lui, je me demande s'il a bien regardé la météo ! Franck bien plus raisonnable vote pour Saulx tout comme Benoit. Dimanche matin, la neige est bien au rendez-vous. Presque 10cm de neige fraiche devant la maison et il neige toujours. Je sors le vélo, direction la maison de Benoit pour le récupérer au passage et lui fixer mon GPS-phone pour un test. Son Garmin a rendu l'âme après de longues années de loyaux services. Le sol est recouvert d'une couche de poudreuse bien froide qui vole sous les pneus mais freine quand même bien le vélo comparé à hier. Nous nous dirigeons prudemment vers la gare de Gravigny-Balizy, lieu de rassemblement. On est accueillis par une avalanche de boules de neige ce qui signe la présence de l'ami Franck. Bastien et Xavier sont bien là finalement, tout comme Eric. Mais à ma grande surprise, pas de Marco :-( . Direction l'entrée de la forêt où nous avons rendez-vous avec Olipic. Premier single dans le parc derrière la gare, nous faisons la trace, histoire de mettre tout le monde dans l'ambiance. J'entends quelques exclamations en provenance du gars qui roule sur le vélo de Franck, il faut se réhabituer au tapis blanc plus traître que le ruban noir :-) . La montée vers Ballainvilliers semble bien plus pentue que d'habitude, on y double une escouade du club de l'Yvette. Après la traversée de la N20, le chemin à travers champs pour rejoindre Saulx s'avère difficile à négocier. La neige est épaisse à cet endroit, le vélo a du mal à garder sa trajectoire. Il me semble entendre des voix qui crient "JP", je me retourne mais ne voit rien dans cette atmosphère brumeuse et blanche. En arrivant au bout du chemin, j'entends de nouveau les mêmes voix. Deux hypothèses : soit je suis sur le point d'avoir une révélation soit il y a vraiment quelqu'un. Finalement, la 2ème option est la bonne, Roland et Michel G. tentaient de nous rattraper. Nous voilà tous réunis avec Olipic et OliPaul qui sont arrivés par un autre chemin. Nous attaquons les choses sérieuses, voilà enfin la forêt. Les premiers mètres sont difficiles dans une belle épaisseur, ça roulait bien mieux hier. On rejoint la zone de la montée impossible pour faire la belle descente sur la droite. Ascension pas évidente, il faut marcher un peu mais la descente est un vrai bonheur. Xavier file en tête mais glisse sur le devers et manque de dévaler la pente sur le coté sous les rires moqueurs du reste de la troupe. Je me lance prudemment, ça passe et la descente est magnifique dans la poudreuse. Attention à la marche finale, je gare le vélo devinant l'occasion de quelques belles photos. Ca ne rate pas, chacun y va de sa petite figure. Michel G. trouvant le terrain trop physique opte pour une option sur les grands chemins pendant que nous remontons pour une 2ème descente. Je chute en butant sur un bloc de terre gelé au bout du chemin. Du coup, je dois affronter un mur de boules de neige sur le final :-) . Nous remontons sur le plateau par la longue bosse centrale pour aller jouer dans la carrière. Le toboggan initial me permet de tourner une petite vidéo sympa mais qui vient à bout de la batterie du téléphone qui ne supporte pas bien les températures négatives. Nous voilà en direction du bas de la carrière. Itinéraire impossible en été car le sable y est trop profond. Mais là, ça passe. On se retrouve en haut d'une belle pente, large et raide qui mène tout en bas. Xavier dévale comme un missile pendant que nous tentons de faire de même avec plus ou moins de succès. C'est tellement bon qu'on en refait une 2ème, mais la remontée à pieds est loin d'être évidente. Tout comme la remontée finale où je dois abandonner le vélo pour arriver à me hisser en haut avec l'aide de Xavier puis nous tirons tout le monde un par un. Cette fois, c'est parti pour les petits singles. Je décide de tenter la descente raide qui normalement passe bien sur la neige. Xavier et Bastien passent impeccablement. Je tente, mon frein arrière est quasi bloqué par la glace. Par réflexe je freine de l'avant, mauvaise idée, OTB immédiat sans bobo mais avec un beau succès à l'applaudimètre. Mes petits camarades vexés vont alors rivaliser d'ingéniosité pour remporter la palme. Roland se lâche depuis le haut, le vélo part un peu dans tous les sens, il se bat comme un lion. Le vélo file, mais droit dans un arbuste en bas de la pente. Chute spectaculaire, on rit tout en s'inquiétant de Roland qui sort de là la visière en travers du visage, on croirait un soldat de l'Empire ! Eric est plié, tout comme le reste de la troupe. Olipic voyant cela, décide d'employer les grands moyens : il se lance, zigzague puis fonce droit sur un gros arbre. Dans un dernier réflexe, il s'éjecte du vélo et reste accroché à l'arbre qu'il enlace avec vigueur :-) :-). Séquence inoubliable, tout le monde est mort de rire. On continue tranquillement sur le petit sentier, pour finalement descendre par le chemin au bout de la forêt et rentrer à Savigny via le Bois des Templiers et les bords de l'Yvette. Hier, j'avais eu la flemme de sortir les chaussettes d'hiver et les chaussures en GoreTex. J'en ai été quitte pour des orteils douloureux sous la douche. Erreur rectifiée, je n'ai jamais eu froid de la matinée et même parfois très chaud ! Une sortie mémorable de 29km pour 2h30 de roulage et 420m de D+ qui en paraissaient le double avec la neige épaisse. Xavier avait sa caméra embarquée, on a hâte de voir le résultat!


samedi 19 janvier 2013

Samedi 19/01/13: Saulx


Hier soir, la neige ne m'a pas vraiment fait rire pour rentrer de Poissy ... mais ce matin, impossible de résister à l'appel du beau tapis blanc. C'est l'occasion de voir ce que donne le 29" sur ce type de terrain, je compte sur les grandes roues pour faciliter la progression dans la poudreuse. Direction ma forêt préférée, cela fait longtemps que je n'y ai pas mis les roues. La texture de la neige est idéale, juste un peu mouillée pour bien accrocher. Le sol est gelé en dessous. Cela se sentira dans quelques chemins défoncés où la progression sera difficile avec les blocs de terre durs comme de la pierre sous la neige. Comme toujours, rouler à VTT sous la neige est un grand plaisir. Avec en prime les encouragements admiratifs de tous les promeneurs qui considérent que rouler à vélo par ce temps relève de la folie douce. S'ils savaient :-) . C'est avec plaisir que j'arrive sur les premiers chemins de Saulx. La neige est immaculée dans la forêt, je suis le premier à passer. Le vélo file avec aisance sur les sentiers, les grandes roues diminuent de manière spectaculaire la résistance à l'avancement. Je suis aux anges. Je monte au sommet de la côte impossible par le petit chemin moins pentu qui la longe sur le côté. La descente par mon itinéraire favori est un vrai bonheur. Le vélo vole sur la poudreuse, la trajectoire est fluide, un pied géant. Je monte par la longue bosse centrale de la forêt pour rejoindre le grand chemin au sommet. Pas le temps de jouer dans les singles, ce sera pour demain. Alors que je roule tranquillement sur le plat, la roue arrière se met soudain à l'équerre et je me retrouve sous le vélo avant d'avoir compris pourquoi! Surement un bloc gelé sous la neige. La descente au bout de la forêt s'avère technique. Le sol est super gelé sous le tapis blanc, ça tabasse pas mal. Retour à la maison via les bords de l'Yvette. En remontant vers le haut de Savigny, je croise une Xantia rouge qui pile en me croisant, c'est l'ami Franck qui me confirme sa présence pour le lendemain :-). Au final,  une sortie bien agréable de 25km , 345m de D+ et 1h49 de roulage.

dimanche 13 janvier 2013

Dimanche 13/01/13 : Barbizon

Contrainte imprévue ce dimanche avec des amis qui viennent déjeuner. Je trace donc un parcours pas trop long pour rentrer à l'heure mais ludique avec de nouvelles portions dont la traversée au milieu du Rocher Cuvier Chatillon découverte la semaine dernière. Samedi, Benoit part faire un tour avec le 29". A ma grande surprise, la taille M lui convient mieux que prévue avec une sortie de selle qui reste raisonnable. Le test est tout à fait concluant, il fait les mêmes constats que moi : pas de cabrage en montée, un rendement supérieur au 26" sur le plat. La position plus en avant le gène un peu dans les descentes mais c'est une question de confiance et d'habitude. Le grand plateau de 36 dents lui semble un peu petit pour taquiner le mur du son sur le plat, mais je lui explique que compte-tenu de la capacité du dérailleur avant, c'est la condition pour avoir un 22 dents devant bien utile pour les montées impossibles. Lorsqu'il me ramène le vélo, je lui montre la vis de la valve cassée sur l'amorto du FS120 et dont je me demande comment la sortir depuis quelques mois. Le temps de discuter, il me sort la vis !! Ce Benoilator est trop fort en mécanique. D'ailleurs comme il trouve son propre amorto un peu mou, le voilà qui supprime la chambre de compression pour la remplacer par un bout de bois. Evidemment, l'amorto est bien plus ferme maintenant :-) . Nous arrivons dimanche vers 8h30 à Barbizon où nous trouvons Olipic et Olipaul, Xavier avec Olivier et un autre ami et enfin Bastien qui arrive à la bourre. Nous partons vers 8h50, il ne faudra pas traîner pour rentrer à l'heure. Nous n'avons pas fait 2 km que Xavier et ses amis ont disparu, problème de dérailleur semble-t-il. Nous les attendons mais rien à l'horizon, nous sommes contraints de continuer tous seuls pour ne pas sortir du timing. On tente la montée impossible des Longues Vallées. Passage réussi sans difficulté avec le 29". Benoit passe aussi, mais le reste de l'équipe est vaincu par la pente. Le Spark de Bastien semble un peu trop équilibré sur l'arrière et le cabrage est systématique. Il y a surement un réglage à revoir. Nous revenons vers le Rocher Cuvier Chatillon. La zone est magnifique et le single technique à souhait. Les rochers mouillés nous posent quand même des soucis d'adhérence et nous devons mettre pied à terre à plusieurs reprises à des endroits qui doivent passer sur le sec. On enchaîne par la descente de la Grotte aux Cristaux et le nouveau single vraiment top dans les deux sens. On remonte ensuite par une pente infernale pour rejoindre le chemin menant aux Vestiges, plus facile dans ce sens que dans l'autre. Un petit bout de Magic Single, trop court tellement il est bon celui-là. Je pile pour ne pas rater la bifurcation manquant de provoquer un carambolage avec tout le monde lancé à fond derrière. Nous rejoignons alors le Mont d'Ussy puis le fameux faux plat menant vers la Faisanderie avec une pensée pour nos amis d'ADP/AAOC dans ce haut lieu de l'attaque. Olipic tente l'échappée mais plafonne avant le sommet qui nous permet de le doubler avec Bastien. On prend ensuite le single en balcon avec sa belle bosse qui en commande l'accès et provoque quelques dégâts dans l'équipe. Puis c'est la montée des Gorges du Houx. Cette fois je me méfie et appuie bien sur les pédales dans la reprise de pente finale, ce qui me permet de bien vérifier que le drapeau de Saint-Michel est toujours planté au sommet. Les petits hommes verts derrière ont quelques soucis quand même. Olipic ne me laisse pas le temps d'immortaliser sa chute pendant que Benoit vexé fait une 2ème tentative couronnée de succès. On shunte une boucle dans les Gorges du Houx pour cause de timing avant de repartir sur Apremont pour finir sur l'itinéraire de Pedalator qui est décidément vraiment ludique dans ce sens. 34 km pour 2h33 de roulage et 620m de D+.  Un parcours pas très long mais où je me suis bien amusé ce matin et qui me donne de belles idées pour l'améliorer encore.

dimanche 6 janvier 2013

dimanche 06/01/13 : Barbizon

Première sortie de l'année 2013 pour ce dimanche. J'ai profité des congés pour faire refaire les verres correcteurs de mes lunettes de vélo. Le résultat est bien meilleur qu'avant, plus de déformation des images à cause du galbe. Voilà une bonne chose de faite. Avec l'humidité ambiante, Barbizon reste une terre d'accueil incontournable. C'est le grand retour du Benoilator aux affaires avec toute l'équipe présente ou presque. J'ai prévu un parcours adapté, avec de beaux singles ludiques et quelques nouveautés. Au total un peu plus de 40km. C'est l'affluence lorsque nous arrivons à Barbizon. On bat le record absolu de présence des petits hommes verts puisque notre famous Couettator-President a lancé une invitation générale avec un second parcours moins exigeant. Même Ballancourt aurait eu du mal à rivaliser aujourd'hui, le parking est plein à craquer et nous devons nous garer un peu plus loin dans l'allée. On retrouve plein de monde qu'on a pas vu depuis quelques temps : Roland & Jacques, OliPaul, Stéphane Q, ... Philippe B. qui avait annoncé son forfait la veille n'a finalement pas pu résister à l'appel de la forêt. Bastien et Olipic sont bien entendu présent. Bastien est tout content de revoir notre Benoit qui a droit à une belle accolade. C'est un vrai troupeau qui s'élance à l'assaut des singles de Bleau ce matin. Impossible de compter tout le monde et de bien savoir qui fait quel parcours. Heureusement il y a pas mal de GPS sur les vélos. Je passe enfin la marche de la montée impossible du début mais le terrain est ultra humide ce matin avec le plafond bas et l'humidité qui tombe. Mon pneu finit par riper un peu plus loin mais je sais que cette montée finira par céder. Nous prenons le single de l'autre jour en sens inverse. Comme je le pensais, c'est super ludique dans ce sens car en légère descente. On file bon train et Benoit n'est pas en reste, les jambes reviennent à toute vitesse. J'en profite pour montrer à Bastien la trace pour le passage "des sangliers" qui passe très bien sur le vélo, du moins, sur le mien :-) . Le sentier descend ensuite franchement, un passage très agréable mais il faut être vigilant avec les racines humides. On remonte de l'autre côté, la pente devient progressivement de plus en plus raide et ce passage nous réchauffe bien on tombe tous les vestes en haut. Je réussis à tomber à l'arrêt, pédale gauche un peu dure à déclipser. Roland surement jaloux nous fait la même mais en beaucoup plus impressionnant, rien ne remplace l'expérience :-) . On descend sur l'hippodrome de la Solle pour remonter en suivant le parcours de Patrick. Benoit est en tête dans l'ascension menant un train bien plus rapide que la semaine dernière. Bastien décide une attaque à 100m du sommet, je sprinte avec lui pour passer en tête, profitons-en, ça ne durera pas ! On rejoint l'entrée de Xav Land, à l'envers cette fois. Je suis toujours ausi fan des toboggans de cette zone, vraiment top. Roland tente la bosse de Xavier, en douceur. Nous voilà repartis pour la montée vers Denecourt. Le chemin cassant fait quelques dégats, les racines humides nous obligent à poser pied à terre deux ou trois fois, mais c'est clairement faisable sur le sec. On inaugure une nouvelle descente depuis le sommet, départ "Granit", pas évident sur le mouillé mais plusieurs d'entre nous passent. Stéphane Q fait un passage superbe et finit curieusement par un OTB sur un petit cailloux après la zone délicate, surement un instant de déconcentration. Nous voilà en approche du Magic Single. Benoit passe en tête, et je dois appuyer sur les pédales pour le suivre. Nous sommes dans le sens inverse aujourd'hui, mais c'est une nouvelle chevauchée fantastique digne de la précédente ! Voilà qui aurait bien amusé nos amis de Wissous :-) . On perd mystérieusement Jacques dans cette zone, en espérant qu'il retrouve son chemin sans problème. Bastien prend la tête à la faveur d'une traversée de route, ça file à nouveau à toute vitesse. On rattrape un quidam en jaune qui me coince pendant plusieurs centaines de mètres, je vois Bastien s'échapper pendant que je râle un peu derrière notre ami qui est soit sourd soit vraiment peu coopératif. Au bout du sentier, on tente la montée des Vestiges. Je cale à 2m du sommet sur une racine, c'était presque bon ! 2 vététistes en 29" passent magistralement sur des développements plus grands, surement la bonne méthode à condition d'avoir la forme qui va avec. On redescend pour une partie nouvelle qui nous permet de découvrir une belle grimpette menant au sommet du single en devers. Olipic me passe au pied après que j'ai ralenti pour préserver mes forces et comprend rapidement pourquoi j'avais levé le pied. Michel bloque au milieu, je passe sur une grosse racine pour l'éviter, et à ma grande surprise, le vélo parvient à franchir l'obstacle, trop fort ce 29". Le single en devers est redoutablement glissant, nous avons une pensée pour Patrick. Nouvelle variante à la sortie, qui débouche sur une autre bosse bien raide qui m'attire quelques réflexions sur le coté "parcours pour convalescent". A réserver quand même aux convalescents très sportifs. Mais justement, c'est le cas et Benoit vient à bout facilement de l'obstacle ce qui n'est pas le cas de tout le monde. La descente qui suit est bien délicate aussi, surtout que l'arrêt au sommet pour attendre le reste de la troupe a provoqué la formation de buée sur mes lunettes, je n'y vois rien sur les premiers mètres. On enchaine par le single de la Grotte aux Cristaux avec quelques détours volontaires au sommet pour jouer dans cette zone sympa. Et retour via le Rocher Cuvier Chatillon avec une variante tirée d'un parcours de Pédalator. On jardine un peu et le groupe se coupe en deux. On attend Roland qui téléphone, j'en profite pour faire du repérage pour une prochaine fois puis retour à la voiture après 3h10 de roulage et 45km pour 630m de D+ . Une matinée bien agréable malgré la grisaille.