jeudi 1 août 2013

Jeudi 01/08/13 : Saulx

Petite sortie à Saulx pour valider le bon fonctionnement du Dad avant le départ au Pays Basque. J'ai monté le pédalier 20/32 après avoir fait l'acquisition du même dérailleur avant SRAM que Patrick, spécial petits plateaux.  Après avoir étudié avec précision les développements en 29" en utilisant le comparateur trouvé sur ce site, il est clair que le 22x36 avec une roue de 29" développe un peu plus grand que le 22x34 en 26". Donc, pour enfin réussir à grimper sans poser le pied les 4km à 20% de moyenne de la Rhune, le 20x36 est indispensable. Test concluant, sauf pour la chaîne un peu longue et qui ripait dans la montée impossible. Ok après raccourcissement de deux maillons. Terrain super sec malgré les récents orages. J'en profite pour tester tous les endroits techniques, et je finis la tête la première dans le fossé dans une descente anodine où le terrain avait été raviné par les orages. Un énorme trou m'attendait en bas à pleine vitesse. J'ai eu beau tirer sur le guidon, trop tard, la roue n'est pas passée et éjection du vélo par l'avant mais en mode saute mouton :-) . Roulé boulé sans bobo à l'atterrissage avec une pensée émue pour les chutes récentes de mes petits camarades, je l'ai échappé belle ! Je repars, la forme est là et j'enchaîne à un bon rythme les passages dans les singles. Et c'est à ce moment que je réalise que le GPS a disparu dans la chute ! Demi-tour, et coup de chance, je le retrouve dans l'herbe, ouf , sinon les ballades de vacances étaient compromises sans traces ! Retour à la maison en poussant fort sur les pédales, le vélo marche super bien, vivement le Jaizkibel.

samedi 27 juillet 2013

Samedi 27/07/13 : Barbizon

Nous avions convenu avec David, un finisher de la Granit, de faire une sortie ensemble à Fontainebleau fin Juillet. Ayant des invités le dimanche, je lui propose le samedi 27 qui lui convient parfaitement. Il viendra avec un ami, Hervé. Patrick est partant aussi, normal, nous sommes sur ses terres. Je prépare donc un parcours découverte sur la base du raid que nous avions tracé pour l'entraînement fin mai. J'ajoute quelques boucles supplémentaires, avec notamment le fameux "single de rêve". On avisera en fonction de l'heure et de l'état des troupes. Il devient rapidement clair que le samedi n'est pas le meilleur jour coté météo. Je scrute avec inquiétude les prévisions, il y a des orages annoncés, zut alors. Un coup d'oeil à la  météo aviation la veille au soir me réconforte, ça devrait se calmer en début de matinée, j'envoie un mail pour rassurer tout le monde car il clair qu'au lever, ce sera le déluge ! Et ça ne rate pas, je me réveille à 6h au son du tonnerre. Quelques minutes plus tard, un SMS de Patrick qui s'inquiète, je ne suis pas surpris. Je tente de le rassurer, mais je le sens moyennement convaincu. Ma propre confiance est ébranlée lorsque je vois les éclairs au-dessus de Fontainebleau. J'arrive peu avant 8h, David et Hervé sont déjà là, ils viennent des Yvelines. Il pleut encore un peu mais ça s'arrête pile lorsque Patrick nous rejoint. Le ciel est encore bien noir au sud, mais on y croit, nous voilà en route. Je n'ai jamais vu la forêt dans cet état. Les orages ont du être exceptionnellement violents. Le sable a coulé depuis les chemins, on se croirait à la plage à marée basse. Il y a des grosses flaques partout, mais comme toujours, le terrain est tout à fait praticable. Cailloux et racines sont bien glissants et nos invités du jour découvrent avec prudence le terrain bien particulier de Bleau. On se rend rapidement compte que s'il ne pleut plus, la végétation est elle bien mouillée. Les fougères ayant beaucoup poussé et envahit les chemins, nous sommes rapidement trempés par le ruissellement des feuilles à notre passage. On se croirait dans une station de lavage ! De nombreux arbres se sont abattus, brisés ou déraciné par l'orage. C'est assez incroyable et nous devrons de nombreuses fois mettre pied à terre pour franchir ces obstacles. La météo aviation confirme finalement qu'elle est digne de confiance, car le soleil fait rapidement son apparition, chassant les derniers doutes de Patrick. Une belle matinée de vélo nous attend donc. Nous partons par la montée impossible qui le restera aujourd'hui, ça passe presque mais le sol a été fortement raviné et il y a des passages vraiment infranchissables, ce sera le cas à plusieurs endroits. Nous nous dirigeons ensuite vers la Grotte aux Cristaux, la descente est délicate avec l'humidité, le single est toujours aussi sympa mais on se fait encore bien mouiller en taillant notre route dans la végétation luxuriante. Nous montons ensuite sur les hauteurs pour rejoindre la montée des Vestiges. La pluie a emporté 5cm d'épaisseur de sable, rendant les racines vraiment proéminentes. Il me faudra beaucoup de détermination et l'aide des roues de 29" pour passer cette montée habituellement plus facile, derrière c'est hécatombe. Mais nous sommes récompensés ensuite par le magic single qui comme d'habitude fait l'unanimité. Puis nous grimpons vers Denecourt, David glisse dans les derniers mètres de l'ascension et se fait une belle béquille à la cuisse gauche. Hervé qui prétend ne pas être un grand technicien ne s'en sort pas mal du tout, il compense par une énergie redoutable qui le propulse régulièrement en avant dans les bosses plus roulantes. Direction le sud de Fontainebleau. Au vu des températures annoncées, j'ai ajouté une grosse gourde en plus des 2l du camel. Je la perds dans la descente, heureusement, Hervé veillait et me la ramène, je ne m'étais rendu compte de rien. Nous arrivons bientôt au Rocher d'Avon. Toujours aussi sympa ce passage. Puis on file vers la Malmontagne. La montée qui nous résiste depuis l'hiver est encore plus dure que d'habitude avec la pluie qui a creusé des ornières qui me seront fatales. David  passe presque avant de bloquer dans le virage finale sur une racine mouillée. A contrario la grosse bosse sablonneuse qui suit est bien tassée et passe presque totalement à vélo. Séquence portage pour rejoindre la descente où Eric avait fait sa cabriole. Pas de cascades aujourd'hui. Et nous entamons la remontée vers le nord. Le passage le long de l'acqueduc est magnifique avec fougères et bruyères. On commence à être à court d'eau et avec le terrain et la chaleur, tout le monde fatigue un peu. Nous arrivons au circuit de la gendarmerie. On commence par la piste facile, Hervé la trouve déjà sportive et du coup n'est pas inspiré par la noire. Patrick commence à avoir soif et préfère rester à l'ombre. Nous ferons donc la boucle noire à deux avec David. J'adore ce circuit ! Je décide de raccourcir un peu le retour. Hervé fait une démonstration impressionnante dans la montée romaine, grimpée sur un sacré tempo. Puis retour vers Apremont. Dans la petite descente pour rejoindre la montée vers le haut des Gorges, je me fais une belle frayeur. A un endroit d'habitude tout plat, la pluie a creusé un énorme trou. Trop tard pour freiner, je me lance, ça passe mais je suis déséquilibré et ma pédale droite heurte le bord du chemin, je me couche sans bobo. On finit via l'itinéraire de Pédalator, avec une petit boucle additionnelle, qui cachait une sacré bosse. Dans la descente, mon pneu se dégonfle mais il reste assez d'air pour que je puisse rejoindre prudemment les voitures. Nous voilà arrivés après 65,6km au GPS, 5h15 de roulage et 1100m de D+.  David et Hervé ont découvert un nouveau terrain de jeu tel qu'on n'en trouve pas dans les Yvelines. De quoi travailler la technique et la confiance pour Hervé avant la Granit 2014 :-) . J'ai ensuite une pensée pour Olivier lorsque Patrick puis Hervé nous offrent une tournée à la buvette du chalet. On discute vélo pendant un bon bout de temps, un moment très sympathique. Une belle sortie pour commencer les vacances avant de rejoindre le Pays Basque.

mercredi 24 juillet 2013

Mercredi 24/07/13 : Verrières

Lors de la dernière sortie avec le cadre carbone, j'avais été plutôt secoué, sensations un peu bizarres. Dimanche je vérifie le fonctionnement de la fourche et découvre que le blocage ne fonctionne plus et tourne dans le vide bien que le mécanisme soit tout à fait opérationnel. Bizarre et inquiétant. Je démonte alors la cartouche RLD qui gère le blocage et l'amortissement et là surprise, l'huile me tombe sur le pied lorsque j'enlève la vis inférieure. Pas du tout normal ... pour une cartouche étanche ! En fait, surement un mauvais serrage en usine et la cartouche s'est tout simplement ouverte. Je remets de l'huile 10W, resserre correctement, tout est impeccable et bien étanche et la fourche refonctionne parfaitement. Pas étonnant que j'ai été secoué : il n'y avait plus aucun amortissement. Du coup, je prévois un tour à Verrières en rentrant du boulot pour bien vérifier que tout est réglé en repassant aux mêmes endroits. Test concluant, je retrouve l'onctuosité et le parfait amortissement de l'Epicon. Seul petit détail : une monstrueuse averse transforme en quelques minutes la forêt en piscine et je suis trempé jusqu'aux os. Heureusement il ne fait pas froid et je sèche finalement assez vite en rentrant à la voiture.

dimanche 21 juillet 2013

Dimanche 21/07/13 : Igny by JP

Ils sont de retour !
Patrick de retour de vacances et remis de sa chute de la Granit, m'envoie un mail pour se porter volontaire pour une sortie - raisonnable - ce dimanche. Je suis super content de voir qu'il va mieux et c'est avec plaisir que je réfléchis à un parcours adapté. Igny me semble une bonne idée et je prévois un parcours ludique mais moins physique que la version Bastien. Environ 50km et 800m de D+ au programme. Pour changer, on tournera dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Et puis tant qu'on y est, je propose à Benoit de nous accompagner. Pour l'avoir croisé à quelques reprises sur son vélo, je sais qu'il est le sur le bon chemin. Après une petite hésitation, la réponse arrive, positive ! Waouuh ! Je promets aux participants de rouler tranquillement, c'est une reprise, l'important et de se faire plaisir sur un parcours sympa et avec le magnifique soleil qui accompagne le mois de Juillet. Je décide de prendre le Sobre, il m'accompagnera en vacances pour profiter de son confort sur les cailloux des montagnes du Pays Basque. C'est l'occasion de tester sa nouvelle monte arrière, un Xking 2.2 Racesport de Continental remplace le RaRa un peu juste sur les terrains super secs et glissants actuels. Je passe chercher Benoit à 7h30, ça fait plaisir de retrouver nos bonnes vieilles habitudes. Nous arrivons à Verrières en avance, une fois n'est pas coutume, Patrick nous rejoint le temps de sortir les vélos de la voiture et nous voilà partis. Nous sommes tout de suite dans le vif du sujet avec la montée infernale à l'entrée de la forêt qui fait mal aux jambes à froid malgré une température ambiante bien estivale. Heureusement, elle n'est pas très longue et nous sommes rapidement sur le sentier qui fait le tour de la forêt. J'adore cet endroit avec ses belles enfilades et ses coups de cul qu'on peut passer sur l'élan en poussant bien sur les pédales. Le temps passe si vite que je ne reconnais pas l'entrée de la montée impossible qui mène au circuit de BMX. Je tente donc de passer sur la plaque ce qui me vaut de rester scotché au milieu, Benoit et Patrick passent mais la suite se monte à pieds de toute façon.  Nous sommes maintenant en haut de la forêt et c'est parti sur le single tournicotant qui fait tout le tour avant de longer l'A86. C'est amusant mais il y a de belles ornières. Benoit est un peu crispé, craignant de se faire mal au cou et y va prudemment, je fais attention de maintenir un rythme raisonnable ce qui nous permet de bien anticiper les obstacles et de profiter de ce bon moment de pilotage. Le Sobre est vraiment excellent sur ce type de parcours, très agréable à piloter, je me régale. Nous traversons Clamart pour rejoindre le bois du même nom. On y enchaîne quelques belles bosses et quelques belles descentes. Mes convalescents me semblent dans une forme bien meilleure que prévue, Patrick nous fait quelques départs en danseuse dont un dans une des bosses les plus raides, mais il revient rapidement à la raison. Benoit ne semble pas avoir beaucoup perdu de son coup de pédale et dès que ça monte, on le sent dans son élément. La chaleur incite les joggeuses à porter des tenues facilitant l'évacuation des calories, ce qui nécessite de la part du vététiste un effort de concentration pour ne pas quitter le chemin des yeux. C'est là que l'expérience parle :-) . Nous remontons vers les étangs de Meudon pour la première pause ravito. Tout va bien dans le petit groupe et Benoit retrouve petit à petit confiance. Séquence ludique dans le bois de Meudon avec ses nombreux chemins remplis de petits whoops qu'on avale tout en souplesse. Nous prenons la direction de Velizy via le super sentier en bordure d'un fossé qui tournicote pendant quelques kms. Le terrain est sec, donc ça passe plutôt bien et le 29" facilite encore plus la tâche. Je suis aux anges, rien de tel qu'une belle sortie sur un terrain ludique avec du beau temps et des amis ! Après une boucle du coté de Viroflay nous prenons la direction de Velizy pour franchir l'A86 en direction du Bois des Metz. Voilà Benoit qui passe en tête. La crispation initiale a disparu et les jambes semblent tout à fait opérationnelles. Une belle bosse, et là soudain il se passe quelque-chose ...


La métamorphose vient de s'opérer, le Benoilator est de retour sur les chemins, je tombe les dents derrière et serre celles situés plus haut, il faut s'accrocher maintenant le rythme vient se monter de deux crans. Patrick commence à sentir ses mollets sous l'effet de ce nouveau tempo. Nous filons maintenant dans le bois de Jouy. Les descentes sont avalées plein gaz, au point que je m'inquiète un peu pour la santé de mes camarades, mais le virus du VTT est le plus fort. On file tellement qu'on rate la bifurcation dans la descente, difficile de regarder le GPS à cet endroit. On rattrape donc la bonne trace on y allant à vue. Il faut retenir le Benoilator dans les montées, sur l'élan, il serait capable de rater le bon chemin !  Le single en balcon de Bièvres est vraiment top dans ce sens, en légère descente on avale les petites bosses sur l'élan. On fait une petite erreur d'aiguillage en descendant sur Bièvres ce qui nous vaut de découvrir une descente inconnue malheureusement encombrée de deux gros troncs d'arbre. Puis direction Vérrières pour le retour le long de la N118. Benoit sprinte dans les montagnes russes et je finis au taquet la première bosse raide, il me faudra plusieurs minutes pour récupérer ! Ca n'amuse plus du tout le terrain. Nous arrivons finalement à Igny après 54km, 3h50 de roulage et 870m de D+, une bien belle sortie et des convalescents sacrément en forme, ça promet pour la rentrée. D'ailleurs, je serais Bastien, je m'inquiéterais :-) .


mercredi 17 juillet 2013

Mercredi 17/07/13 : Verrières

Après quelques semaines tranquilles, il est temps de reprendre l'entrainement ... en vue des vacances et des belles ballades prévues au Pays Basque. Sortie à Verrières avec le Sobre pour comparer le confort sur le single qui fait le tour de la forêt. Conclusion : il n'y a pas photo, les chocs sont beaucoup mieux filtrés. Pas photo non plus pour le Racing Ralph à l'arrière plusieurs fois mis en difficulté sur les montées poussiéreuses, contrairement à l'Ikon monté sur les ZTR. Mais beaucoup de plaisir sur cette sortie effectuée sur un tempo dynamique. Je pense avoir trouvé un réglage acceptable de cette fichue fourche DTSwiss après m'être bien documenté à son sujet. Elle ne s'est pas mal comportée dans les descentes et sur les sauts de marche. Deux chevreuils aperçus au bord du circuit de BMX.

dimanche 14 juillet 2013

Dimanche 14/07/13 : Igny

Pas grand monde pour rouler ce week-end. Vacances, travail, repos ou blessures, le team KHS91 est décimé ! La mauvaise nouvelle de la semaine, c'est la grosse chute en DH de Xav avec deux clavicules HS. Grosse pensée pour notre chamois qui va devoir s'armer de patience. Avec ce temps magnifique, j'ai envie d'un parcours dynamique et j'opte pour un remake du parcours de Bastien à Igny avec quelques variantes de mon cru. Pas de pression ce matin, je suis sur le vélo à ... 9h. Il fait déjà chaud mais pas trop, de toute façon le parcours est bien boisé et je vais d'ailleurs découvrir avec stupéfaction qu'il reste des passages boueux dans les sous-bois ! Il a tellement plu pendant des mois que l'eau est encore bien présente. Départ par le single le long de la N118 toujours aussi ludique avec ses toboggans. Je croise quelques vététistes, mais il ne sont pas dans le bon sens pour servir de cibles . Les jambes sont  là et je prends toutes les montées infernales que Bastien avait ajoutées le long du parcours. Je suis toujours aussi bluffé de l'accélération de mon arme secrète lorsque la pente s'élève. Petit plaisir personnel, je me suis offert deux stickers personnalisés pour le cadre :-) .

Les passages délicats du mois de mai passent sans problème : la montée le long du bois du Loup Pendu n'est qu'une formalité et cette fois je ne ramasse pas les bidons. Le passage en balcons au-dessus de Bièvres est toujours aussi beau, le vélo file sur le sentier et les relances sont un plaisir avec le sol qui rend bien. Dans la remontée en lacets, je sors du sentier juste devant un groupe bien dense tout habillé de rouge. Voyant quelqu'un devant, ils accélèrent pour me dépasser, je laisse faire et prend la roue du dernier avec un petit sourire un coin. J'accélère doucement pour remonter la file, mettant la pression sur leader. Sentant qu'il est à bloc, je tombe les pignons et le vélo part comme une fusée, j'adore ces sensations là ! Je rejoins la forêt de Vélizy pour slalomer sur les beaux singles du coin avant de descendre pour remonter vers la tour Telecom. Un vélo devant, youpi. J'opte pour l'option droit dans la pente, cela fait longtemps que je n'y suis pas passé. Ma cible est vite avalée, je monte sur la plaque jusqu'aux 100 derniers mètres où,les jambes en feu, je dois me rasseoir et passer le petit plateau, mais j'arrive à relancer au sommet pour aller chercher le sentier avec les whoops super ludique.

Direction Meudon, avec la belle descente aménagée où je me laisse aller à sauter un ou deux tremplins mais avec prudence, il ne faudrait pas allonger la série noire. Dans le bois de Clamart, remontée droit dans la pente en face de l'étang puis j'improvise quelques boucles pour ajouter du D+ . La montée impossible de Bastien passe facilement sur le sec alors que nous avions fini à pieds en mai. Il y a vraiment un sacré potentiel dans cette zone entre grimpettes et descentes techniques, de quoi aligner un sacré D+ si on veut s'en donner la peine.

Retour en direction de Verrières. Le single qui fait le tour de la forêt est sec, bien sec, et ça tabasse ferme, je regrette de ne pas avoir un tout-suspendu sur ce passage. Par contre, le rendement est là et ça va vite, je manque d'ailleurs plusieurs fois de finir dans un arbuste. Point de vue magnifique au sommet de la forêt , point culminant de l'Ile de France. Retour par l'itinéraire habituel via le terrain de BMX, la descente le long du mur puis retour à Igny pour 49km,1300m de D+ et 3h52 de roulage/

dimanche 7 juillet 2013

Dimanche 07/07/13 : Saulx-Nozay

Grosse opération informatique ce week-end qui mobilise toutes mes équipes au boulot avec des points réguliers tout au long des deux jours.  Et nous avons des amis à manger le dimanche. C'est donc à regret que je décline l'invitation de Bastien pour une Lyrivernale à Larchant. Mais tout n'est pas perdu car Xavier qui vient manger avec sa petite famille dimanche est un sportif de haut niveau qui joue les podiums en championnat de France d'athletisme. Son entraineur lui a conseillé le vélo pour varier l'entrainement. Voilà une belle opportunité. Nous avons déjà roulé ensemble et la dernière fois , il m'avait "commandé" une sortie plus exigeante, qu'à cela ne tienne ! Initialement j'avais envisagé de lui prêter le FS120 et puis je me ravise et en profite pour remonter le Sobre. A force d'améliorer le vélo, j'ai de quoi en monter deux ! Je m'attelle à la tâche le samedi après-midi et c'est avec plaisir que je vois le beau vélo orange de nouveau opérationnel. Un petit test dans la rue, tout fonctionne à merveille. Au passage, j'ai remplacé le dérailleur du Gaea par un modèle Shadow+ avec blocage de la chape pour éviter les sauts de chaîne. Me voilà donc à la tête d'une petite écurie de 29". Nous partons de la maison vers 8h45. Alors que nous venons à peine de démarrer, une ombre file sous nos yeux par une rue perpendiculaire. L'attitude sur le vélo est caractéristique. Un style à la fois décontracté et efficace, je dis à Xavier de m'attendre et je sprinte à la poursuite de celui que j'ai reconnu , pas évident de le rattraper car le bougre n'amuse pas le terrain. On ne rejoint pas si facilement un Benoilator qui rode incognito sur le chemin de la forme :-) . Je fais enfin la jonction et les nouvelles sont bonnes : les douleurs sont enfin presque parties, les dernières manipulations de l'osteo ont été efficaces. L'optimisme est de retour , en route pour Verrières histoire de tester les dernières vidéos techniques de Remy Absalon. Nous reprenons avec Xavier le chemin de Saulx sous un magnifique soleil et une temps déjà bien chaud, ça fait drôle, on n'a plus l'habitude. Après une semaine où mon mollet gauche m'a joué des tours, conséquence de ma demi-chute aux Cadoles où j'ai du me faire une petite élongation. Je suis donc un peu inquiet, mais non, au contraire, la semaine de repos m'a fait du bien, les jambes tournent toutes seules. J'ai prévu une routine adaptée au sprinter de haut niveau qu'est Xavier : méthode "fractionné" en roulant plutôt cool sur le plat mais en poussant plus fort dans les bosses. On revient comme des missiles sur un vététiste dans la première côte et nous voyant il donne tout ce qu'il a pour rester devant. Sensation très amusante de jouer au chat et à la souris quand le chat en garde sous la pédale :-) . L'herbe a bien poussé dans le chemin menant à Saulx, on ne voit presque plus les roues, un peu stressant pour Xavier qui n'est pas né chamois comme son homonyme et s'inquiète d'éventuels obstacles cachés. Mais nous sortons sains et saufs et rentrons dans la forêt. Je donne quelque tuyaux sur la gestion des développements, il faut apprendre à se servir de la transmission 2x10. Le terrain est bien sec, sauf en bas de la montée impossible où l'humidité est encore présente. Nous montons par l'itinéraire facile pour prendre ma descente favorite, une seconde ascension pour redescendre par la montée impossible encombrée de troncs d'arbres couchés. Nous enchainons par la longue bosse centrale, une cible devant, j'accélère, dépasse en poussant encore un peu plus et j'entends "Jean-Pierre?" . Je me retourne et je découvre Stéphane, un fournisseur sympathique et lecteur de mon blog. Quelle coïncidence ! On discute un peu et nous voilà repartis vers le sommet. A la sortie de la forêt, je vois des maillots qui ressembent à ADP mais ... en fait ce sont les nouveaux maillots. Et voilà encore des connaissances, on s'arrête pour serrer les mains avant de descendre vers la Ville du Bois. Xavier souffre un peu dans la remontée, qui est super ravinée, incroyable l'effet des orages sur ce passage où les 29" trouvent tout leur intérêt pour pouvoir rester sur le vélo. Pause ravito en haut, on recroise ADP. On enchaîne sur le passage dans le Bois de St Eloi bien raviné aussi, je n'ai jamais vu ça. Les 29" sont encore redoutables, on passe sur le vélo, mention pour Xavier qui s'en sort super bien pour un débutant. On joue avec les bosses locales toujours aussi ludiques, avant de revenir via Nozay. Route en construction juste avant les lignes haute tension, c'est un peu le chantier au propre comme au figuré, Xavier tombe à l'arrêt en escaladant une butte en terre, le pied coincé dans la pédale. A l'approche de Saulx, j'entends une voix tonitruante à l'accent caractéristique appeler "Jean-Pierre". Et voilà Roland qui arrive ! Suivi par un copain, Christophe, tous les deux sur leurs beaux Flash 29". Ils viennent de découvrir un endroit super ludique dans une carrière près de l'A10. A garder en mémoire. On discute des Cadoles où Roland s'est pris une méga gamelle dans une descente.  Pas étonnant vu le côté glissant du terrain dimanche dernier. Nous repartons tous ensemble pour une boucle dans Saulx. Pas besoin d'utiliser le dérailleur avant aujourd'hui, tout passe sur la plaque. Roland arrive avec une petite émotion sur la descente où il avait finit dans un buisson le jour de neige. Xavier prudemment préfère passer à pieds. On virevolte dans les singles locaux, je choisis les passages avec de beaux talus bien raides histoire de faire travailler Xavier en fractionné. Il souffre un peu :-) , l'effort à vélo n'est pas le même qu'en course à pieds mais s'en sort avec le honneurs et beaucoup d'engagement. Vu son gabarit poids plume et sa musculature, avec un peu d'entrainement il deviendra redoutable. Dans la descente finale, en confiance, je prends les tremplins et découvre que l'arme secrète vole très bien ! Du coup, je patiente un peu en bas, je me demande ce qui m'arrive, je fais finir par attraper le virus chamois ! On quitte Roland et Christophe, et retour vers Savigny en mode plutôt rapide. La dernière bosse est fatale à Xavier qui souffre de crampes aux quadriceps, je connais, ça fait mal ! Puis on rentre à la maison, bien contents et avec un bon déjeuner à la clef, merci madame :-) .40,1km pour 2h36 de roulage et 610m de D+.

mercredi 3 juillet 2013

Mercredi 03/07/13 : souvenir de la Granit :-)


Philippe Laurençon, le talentueux photographe qui officiait sur la Granit m'ayant accordé les droits de diffusion, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette magnifique photo  :-)

dimanche 30 juin 2013

Dimanche 30/06/13 : le Raid des Cadoles

Une des multiples cadoles sur le parcours
Voilà bien longtemps que je n'avais pas participé au Raid des Cadoles, une belle épreuve que nous avons fait plusieurs fois avec Benoit. Notre OliVTTiste rêvait de la faire, mais j'avais initialement décliné l'invitation. Finalement, un changement de programme me permet d'y aller pour profiter des bonnes jambes depuis la Granit et y tester l'arme secrète. Bastien se laisse tenter aussi et voilà donc une belle équipe avec OliVTTiste, Olivier Pa., Philippe, Sergio et Bastien.  Bastien et moi optons pour un départ la veille au soir. Je m'arrête au Campanile de Troyes sud, adresse à éviter, les murs sont en carton pâte et je vais avoir du mal à m'endormir avec des voisins très bruyants. Mais bon, ils finissent par se calmer et je me réveille à 6h, plutôt en forme. Après avoir englouti une moitié de gâteau "Patrick", un jus d'orange et un café, je file en direction d'Essoyes où le départ est donné cette année. Le lieu de départ change régulièrement visitant les différents villages autour du parcours. Il est 7h50 quand je rentre sur le parking où règne déjà une belle effervescence, plus de 1000 inscrits via Internet sur les différents parcours qui vont de 20 à 80 km. La délégation de St Michel vient juste d'arriver aussi et je croise Pedalator et Mary qui se dirigent vers le départ. Le site est noyé dans le brume, et il ne fait pas chaud du tout, je regrette de n'avoir pris qu'un coupe-vent sans manche. Je file donc rapidement aux inscriptions où ma plaque pour le grand parcours de 80km a disparu ! Les organisateurs m'attribuent donc un nouveau numéro, vite fait bien fait, tout est super bien organisé ici. Bastien nous rejoint. L'heure tourne un peu et je me dis qu'on risque de rencontrer des bouchons dans les premiers singles, sanction immédiate sur ce parcours si on ne part pas dans les tous premiers. 8h20, nous voilà en route. Le terrain s'avère rapidement gras, voire très gras. Je suis étonné, c'était tout sec hier soir autour de l'hôtel mais on est à 50km , il a du pas mal pleuvoir ici ces derniers jours. Zut alors. Rien de catastrophique toutefois mais un petit air des chemins de l'Essonne par temps humide. Nous roulons groupés pour chauffer la machine. Je sens immédiatement que les jambes sont là aujourd'hui,  le vélo ne demande qu'à bondir en avant. Et si je tentais de suivre notre fusée Bast92 ? Petit à petit ce dernier accélère, je reste dans la roue. Voilà la première bosse un peu significative, c'est bien humide. Une racine en travers mal négociée provoque un gros coup de raquette de la roue arrière, je récupère in extremis mais j'ai déraillé dans l'aventure. Mon lièvre s'envole, j'attends les hommes verts et repars avec eux. Petit à petit je prends de l'avance, je fais attention à ne pas m'emballer, je sais que ce sont 60km de singles qui nous attendent avec quelques centaines de virages à la clef ...  Mais si j'arrivais à rejoindre Bastien au ravito ? J'appuie fermement sur les pédales, mais bientôt le scénario redouté se produit, sur le premier single vraiment technique et ludique aux alentours du 13ème km, je me retrouve derrière tout un groupe qui est en grande difficulté sur ce terrain délicat d'autant plus que ça glisse beaucoup. Dépassement quasi impossible, je perds beaucoup de temps car sans élan, la plupart des bosses qui parsèment le parcours sont impossibles à monter, la terre glaise et les cailloux et racines mouillées rendant l'obstacle infranchissable. Heureusement,  la forme est là aujourd'hui et les crampons de mes chaussures Mavic très efficaces : je me mets au cyclocross et grimpe en courant le vélo sur l'épaule. Je dépasse ainsi facilement et sans gêne beaucoup de monde et petit à petit j'arrive à m'extraire de la foule pour rejoindre le ravito 1 situé au km 20. Comme je le craignais, plus de Bastien. J'attends donc mes petits camarades qui arrivent quelques minutes plus tard. La brume s'est dissipée et nous avons droit désormais à un beau soleil même si la température n'est pas très élevée. Tant mieux, ça m'évitera de trop me déshydrater. Roland et Jacques arrivent aussi, il sont sur le 60. Roland regarde mon vélo et secoue la roue que vois bouger avec horreur. C'est quoi ce problème ? Et effectivement il y a gros jeu latéral. Je resserre l'axe mais ça ne disparait pas complétement. Zut de zut , que se passe-t-il ? A priori le vélo roule normalement mais je comprends d'où venait le claquement dans les passages plein de cailloux (  nombreux .... ) . Tout le monde se restaure pendant que je prends quelques photos. Les ravitos sont parfaits ici, les mieux que j'ai vu cette saison : sucré et salé à volonté de quoi refaire les réserves sur ce terrain exigeant. Nous voilà à nouveau en route. Notre OliVTTiste n'est pas en grande forme ce matin, je m'inquiète pour lui car le plus dur reste à faire. Désormais, il n'y a plus que des singles et le petit train vert avance en tournicotant sur ce joli terrain de jeu. Cette fois, il n'y a personne devant et je m'en donne à coeur joie tout en restant concentré. Les pneus bien remplis de boue ont du mal à trouver l'adhérence sur les cailloux et les innombrables racines. Sans doute parce-que les conditions étaient meilleures lors de mes précédentes participations, je n'avais jamais remarqué qu'il y avait autant de racines sur ce parcours ! Cette fois elles ne passent pas inaperçues et demandent une concentration sans faille pour bien les passer perpendiculairement, sinon c'est la chute assurée. Nous arrivons bientôt à un passage mythique de l'endroit : Notre Dame des Vignes.
C'est l'occasion de prendre quelques photos et de se défouler pendant quelques kms ensuite car nous sommes sur une des parties roulantes du parcours et nous filons à grande vitesse au milieu d'un petit groupe de furieux. Le 29" s'avère un bel avantage et je finis par larguer tout le monde et ... me tromper de direction ce qui m'oblige à rebrousser chemin :-) . Nous voilà à nouveau sur les montages russes, une belle descente puis une grosse bosse raide derrière. Au moment de pédaler, tout se bloque. Je regarde et voit que la chaine à fait ... quatre tours autour de la manivelle. Oulalala ! C'est bien serré, petit instant de désespoir, comment vais-je pouvoir faire pour réparer ? Et là , je vois avec soulagement que le maillon rapide n'est pas dans meli-mélo. Je l'enlève et ouf, je peux sortir la chaine mais ... un des élements du maillon m'échappe des mains. Je le cherche fébrilement dans le tapis de feuilles mortes lorsque Sergio me rejoint. Je lui explique la situation, on cherche, en vain. Bon, pas grave, j'en ai de rechange. Euh ... zut, oubliés à la maison. Alors là, je le sens mal. Mais non, Sergio en bon vététiste de St Michel a tout pour réparer et me sort un maillon 10V. Ouf sauvé ! Je remets la chaine en place, mes doigts pleins de terre glissent, la chaîne se détend et satellise le maillon rapide de Sergio. On cherche ... en vain . Et là, Sergio sort ... un 2ème maillon !!! Ce type est trop génial !!! Merci, merci. Cette fois, on s'y prend en mode chirurgical, chaîne réparée, on repart ... et 30m plus loin derrière le virage, il y avait ... le ravito 2 ! Un gars de l'organisation à prévu une bassine avec de l'eau et des brosses pour nettoyer les transmissions, géniale idée, merci à lui. Les vélos sont pleins de boue collante et ont bien besoin d'une petite révision. Le WD40 offert au départ trouve tout son intérêt. On attend quelques minutes OliVTTiste qui arrive, toujours pas en super forme. Et nous voilà en route pour la 3ème partie. Je dois m'arrêter rapidement, le pneu arrière est presque à plat. Regonflage et secouage pour répartir le latex, c'est reparti mais un autre arrêt sera nécessaire peu après avant de remédier définitivement à la crevaison. On arrive enfin dans la zone des cadoles et sur les passages en montagnes russes dans des sentiers entièrement recouverts de pierres calcaires. Le vélo file sur ce terrain bien sec et ... très bruyant. J'ai adopté une technique simple aujourd'hui : quasiment tout passe sur le 32 à l'avant, le petit plateau n'est presque pas utile, les parties raides sont courtes et il faut mieux les prendre avec de la vitesse en forçant un peu pour garder de l'adhérence. Quelques passages bien gras alternent avec un terrain plus sec, obligeant à rester attentif, la chute n'est jamais bien loin. Ravito 3 atteint au bout de 60km, notre OliVTTiste se sent mieux et arrive rapidement pendant qu'Olivier Pa. et Philippe tiennent une belle cadence il faut s'employer pour les suivre. Le ravito 4 n'est que 11km plus loin, on file bon train pour le rejoindre. Olivier Pa nous largue plein gaz dans une descente humide pleine de racines qui nous incite à le laisser faire avec Philippe, nous tenons à rester entiers. La descente se termine d'ailleurs par une belle ornière où je me fais une belle frayeur. On met ensuite le turbo pour rejoindre le fuyard et dans un chemin plat une racine m'expédie par terre, sans bobo, OTB évité de justesse. Olivier nous attendait quelques centaines de mètres plus loin et nous rejoignons le ravito 4 au sommet d'une bosse interminable. Une dame de l'organisation nous dit que les derniers kms sont faciles. Cousine du signaleur de la Granit ? Et non, effectivement, après une dernière bosse, on file sur des chemins roulants et à profil descendant rejoignant en quelques minutes l'arrivée. Super plateau repas et tee-shirt offert pour nous accueillir. Décidemment, on est bien chouchoutés, organisation, balisage et ravitos absolument parfaits, bravo ! Le GPS affiche 1600m de D+ ( 1900 annoncés ), 81,3 km, 5h55 de roulage pour 7h30 de temps total avec nos diverses aventures. Soulagement à l'arrivée à la maison, j'inspecte la roue et réalise que contrairement à ce que croyais, le système de serrage rapide de la fourche Epicon ne peut pas se mettre indifférement dans les deux sens. En inversant sa position, plus de jeu, ouf !

dimanche 23 juin 2013

Dimanche 23/06/13 : La Nez de Boeuf

L'équipe du jour
Déluge quasi permanent cette semaine jusqu'à vendredi. Heureusement que j'ai amélioré les évacuations d'eau de la cave, sinon l'inondation était encore assurée. Du coup, Bastien commence à avoir des doutes sur la Nez de Boeuf que nous avons programmé pour dimanche. Comment sera le terrain ? Et devinez quoi, le voilà qui commence à penser à Bleau :-) . Je reste toutefois optimiste, Maisse est à coté de Milly est le terrain est majoritairement sablonneux, même s'il y a quelques passages plus délicats. Avec le vent et la végétation qui boit beaucoup d'eau, normalement ça devrait être tout à fait praticable. Benoit toujours en train de soigner sa chute, Patrick HS avec deux côtes cassées, nos amis routiers qui reviennent de 10 jours non stop sur Paris Bayonne, les volontaires ne sont pas légion pour rouler dimanche. Olivier est partant avec Sergio et Olivier P. Stéphane ne résiste pas à l'appel des singles pendant que Bastien ne résiste pas à celui de Bleau. Et nous avons la bonne surprise d'accueillir Christelle, une charmante vététiste qui envisage de rejoindre le club :-) .  Nous nous retrouvons à 7h45 sur place pour les inscriptions. Notre OliVTTiste qui a perdu l'habitude des randos organisées a oublié son porte-monnaie. Heureusement il est secrétaire du club, pas trésorier :-)  Je vole à son secours, sortant ce qu'il faut du camel magique qui contient tout ce qui est nécesaire pour arriver au bout des randos. Quelques années d'expérience qui parlent :-)  Heureusement d'ailleurs, comme vous allez pouvoir le découvrir par la suite ! Christelle coche la case 50km, je lui recommande un parcours plus light, car la Nez de Boeuf n'est pas une rando ordinaire. C'est du costaud et du technique, le 35km semble déjà un bon début.  Nous voilà donc partis, la troupe stoppe quelques mètres plus loin, attendant ... Jean-Pierre. Euh, les gars, c'est moi en fait et je suis juste là à votre gauche :-) . On met définitivement en marche, à peine 50m et déjà un single de 20cm de large entre les buissons bien touffus. Il est 8h15. Puis on traverse la route pour monter sur une pente herbeuse et régulière pendant quelques centaines de mètres.  Je sens immédiatement que les jambes sont faciles aujourd'hui. J'ai bien récupéré de la Granit et une super envie de rouler malgré un temps frisquet, mais sec. Petit à petit j'accélère, Stéphane est dans ma roue et nous prenons un peu le large pendant que nos camarades attendent Christelle qui souffre un peu de ce départ tambour battant. Le début de parcours est magnifique ! Ca tourne dans tous les sens, c'est technique, ça monte fort et ça descend raide, je repasse rapidement en mode Granit, et me dit que j'aurais peut-être du laisser la tige de selle télescopique. Je prends énormément de plaisir tout comme Stéphane. Le vélo se joue du terrain. Nous voilà au pied d'une montée impossible, tout le monde met pied à terre. J'attends que ce soit dégagé et décide de profiter du 20 dents avant que j'ai laissé pour l'occasion. Tentative n°1 ratée, je patine au milieu mais c'était presque bon. Je redescend et tombe un pignon à l'arrière pour disposer de plus de vitesse et ça passe . Yes !!! Belle descente derrière où nous passons sous les encouragements de Christelle, Sergio et Olivier, le 35 passait au milieu de la pente. Sympa ! Nous voilà du coté du Rocher de Chatillon dans une de zone de montagnes russes. Je plonge dans une descente raide regardant droit devant pour soudain réaliser que ça remonte hyper fort. Pas le temps de tomber le plateau, je pousse de toutes mes forces en danseuse pour franchir in extremis le dernier mètre et derrière j'entends le cri de surprise de Stéphane tout aussi pris de court que moi. Mais nous passons, je passe le 36 à l'arrière pour assurer les prochaines bosses du même style. Zone incroyablement ludique, on y croise d'ailleurs une descente digne de la Aie Aie Aie de Larchant mais nous ne la prenons pas. Un endroit à garder au chaud pour les entraînements techniques et physiques, c'est top de chez top ici ! A l'arrière, la chaine saute de temps en temps. Je me demande pourquoi. Cassette mal resserrée lors du contrôle post Granit cette semaine ? Rien de catastrophique, je m'en débrouille. Après un passage ludique non loin de Boutigny, une zone plus roulante arrive qui me permet de soigner ma roulatinose ( ndlr : roulatinose : carence en parties roulantes affectant souvent le vététiste de retour de la Granit :-) ) ; "Tu gonfles à combien derrière ?" me demande Stéphane . '1,5 bars et 1,8 devant avec les ZTR" . "Le pneu ne se déforme pas trop en virage ?" "Non, non, pas de souci" . Au moment où je réponds ça, je me dis justement que le comportement du vélo est étrange ... et bingo ! crevé !! On s'arrête,  le pneu a dû riper sur un rocher et une petite entaille laisse échapper l'air sur le flanc. Le pire endroit mais c'est un tout petit trou. Je sors la pompe, qui refuse de gonfler dans un premier temps. Quand ça veut pas ... mais finalement si , ça gonfle. On fait tourner la roue à l'horizontale, le préventif fait son office, ça semble bouché. Nous voilà repartis, encore quelques belles grimpettes que je monte prudemment, guettant la pression arrière mais ça tient et nous voilà au ravito 1 . Un gars du VTT de l'Yvette est tombé à 10m du ravito et semble mal : il ne peut pas se relever, des vététistes font ralentir les concurrents qui arrivent vite en bas de la descente. Pas glop pour lui espérons que ce n'était pas trop grave, les pompiers sont en route. On attend un peu le reste de la troupe, personne, on repart finalement. J'ai de plus en plus de sauts de chaine derrière, il va falloir envisager une sérieuse révision. Quelques zones plus humides sur cette partie et une descente nous oblige à y aller très prudemment, c'est de la glaise et ça gliiiiissssse , le vélo part un peu dans tous les sens . Une bosse plus raide, je passe le 20 dents, ça craque sévérement derrière et me voilà bloqué sur le pignon de 28 dents, impossible de monter plus haut. Il y a vraiment un souci, je m'arrache pour monter au sommet et m'arrête. Bigre, le câble est tout détendu. Pourtant j'avais tout vérifié. Je retends en vérifiant bien la gaine, Stéphane a disparu devant, j'allume le turbo pour revenir. Partie très agréable : les jambes sont là et je dépasse pas mal de monde, les parties roulantes me handicapent un peu car maintenant ce sont les petits pignons qui ne veulent plus passer. Raaaaahhhh . Bon, pas grave, je pédale comme un malade.  Ca saute souvent dans un sens où dans l'autre, aléatoirement. Un gars que j'ai passé sur le plat s'accroche dans ma roue, à l'occasion d'un saut de chaîne il repasse mais la côte suivante lui est fatale : il est quasi arrêté et je le laisse sur place tirant le 32 devant en danseuse. Le vélo répond admirablement c'est super agréable et ça donne envie d'en rajouter. Soudain un craaaac et les pédales se bloquent. Que se passe-t-il ? Tiens un gros truc noir dans les rayons . Ouh là ! C'est le DERAILLEUR ! Arrgh , la patte a lâché c'était ça , la cause des sauts de chaîne. J'ai du toucher un rocher en début de parcours sans m'en rendre compte. Heureusement, j'ai une patte de rechange. Séance mécanique, tous les gars que j'ai doublé repassent. La chaîne a vrillé, j'ai du mal à la démonter mais au bout d'un quart d'heure d'efforts, je peux repartir, ouf . Ah oui, mais bon, maintenant, voilà que je ne peux plus passer les 4 derniers pignons. Je jette un oeil au GPS : 36 km. Ca fait 18km depuis le dernier ravito où le gars à dit que le suivant était à peu près à la même distance. Mouais, j'ai du tomber sur le cousin du gars de la Granit 2012. En fait, le ravito suivant sera au km ... 45 !
Ils exagèrent un peu là. Je fais toute cette partie en force, montant les bosses en danseuse, ça passe mais ça consomme des watts ! Je finis par me dire que j'ai du louper le ravito et sort mes barres de réserve. Je reviens à nouveau sur beaucoup de monde, il y en a qui semblent vraiment très fatigués. Enfin le ravito, je grignote des chips et des abricots et file régler le dérailleur. Il a du prendre vraiment un coup, j'ai du mal à obtenir un réglage acceptable, impossible de passer le 36 mais j'arrive à monter sur le 32, ça suffira largement. Cette fois, je redémarre le couteau entre les dents. L'heure tourne, je ne voudrais par arriver trop tard. Il est 12h39, il reste 19km.  Je vais prendre énormément de plaisir sur cette partie. C'est un peu plus roulant, avec des passages super agréables sur des singles improbables dont un qui serpente au milieux des genêts, avec des passages où on ne voit même plus les roues. Avec des bosses raides pleines de cailloux et racines où je croise bon nombre de concurrents à pieds, et des descentes super ludiques dignes de Saint-Sylvestre, vraiment le plus beau parcours jamais vu sur cette rando, un immense bravo aux traceurs. Les kms défilent, je relance à chaque virage et l'arme fatale vole sur les chemins, le pied ! Peu après une bifurcation 25/65, ça remonte, je tombe le petit plateau et craaac. Ah non ! C'est pas possible ! Vous y croyez vous ? J'ose à peine regarder, mais ouf, c'est le dérailleur avant qui a tourné cette fois. Je suis maudit aujourd'hui. Pfuiii ! "Vous voulez qu'on vous aide monsieur". Je relève la tête et là je vois deux jolies promeneuses qui me proposent de tenir le vélo pendant que je revisse le dérailleur. Vous y croyez vous ? Voilà le vélo à nouveau réparé et j'abandonne (  à regrets ) mes sauveteuses pour grimper cette bosse. Encore une super descente technique, suivie d'une seconde en sable, une Aie Aie bis en plus courte,  puis on traverse Gironville pour une dernière longue montée où je rejoins deux vététistes exténués qui me souhaitent bon courage en me voyant monter sur le vélo. C'est gentil, mais rassurez-vous, les jambes vont super bien. Un long faux plat au sommet avec un énorme vent de face puis on bascule à droite pour la descente finale qui est en fait la montée initiale. Arrivée à 13h40 après 4h15 de roulage (5h30 au total avec les arrêts répétés )  et 1300m de D+ pour 65,2 km. Content d'avoir fait les derniers 19km en 1 heure. Seulement 310 vététistes pour cette édtion au grand désespoir des organisateurs. Tout le monde a eu peur, à tord, de la météo. Indubitablement la plus belle édition de la Nez de Boeuf, un parcours sublime ! Au passage, quelques encouragements sympa de concurrents qui compatissaient à l'annulation forcée de la Nuit de l'Orge. Un parcours à refaire absolument. Une bonne préparation pour les Cadoles la semaine prochaine.