samedi 28 septembre 2013

Samedi 28/09/13 : Barbizon by Bast92

Le retour de Xav
Météo incertaine pour ce week-end, Bastien nous propose un parcours de sa composition à Bleau. Après de nombreux échanges, on opte pour une sortie le samedi, au grand désespoir de Patrick qui s'en aperçoit au dernier moment. Pardon Pat :-) . J'ai hâte d'y être, car notre dernier blessé est de retour, Xav est à nouveau sur le vélo. Youpi :-) . En espérant que le virus qui m'a un peu mis à plat cette semaine aura rendu les armes d'ici là.  Finalement, nous ne sommes que trois à nous retrouver à 14h sur le parking de Barbizon. J'arrive largement en avance, normal, je suis plus de l'après-midi que du matin :-). Bastien nous sort une arme fatale de son cru, un beau Giant Trance X 29,  monté spécialement pour les sorties techniques. Me doutant que le parcours allait demander un peu d'engagement, j'ai monté le Sobre en configuration spéciale : selle téléscopique , pédales plates à picots, chaussures freeride... et caméra fixée au guidon. Xav arrive, on est super content de le voir là et il a l'air plutôt en forme. La rentrée a été mouvementée avec des soucis professionnels qui l'ont empêché de commencer la rééducation. Ca ne se voit pas vraiment, il a déjà retrouvé la majeure partie de son aisance technique et au bout de 100m survole déjà tous les rochers qui se présentent devant sa roue. On ne se refait pas ! Nous voilà partis, on monte en haut des Gorges d'Apremont en longeant le village de Barbizon, itinéraire inhabituel , on est tout de suite dans le technique. On continue en longeant le haut des Gorges, il y a des rochers partout mais ça passe en jouant à saute-mouton .
Les pédales plates permettent de se lancer sans appréhension. Pneu avant sans doute pas assez gonflé, je manque une réception pendant qu'il déjante légérement et je passe par dessus le vélo sans bobo. Zut, la caméra ne marchait pas, ça aurait fait une image spectaculaire. Nous continuons sur ce chemin qui donne tout de suite le ton de la sortie : du technique, parfois très technique mais qui passe sans portage. La moyenne a du mal à passer les 9km/h à ce moment. Nous rejoignons les hauts de la Solle avant de descendre sur l'hippodrome par un chemin que je ne connaissais pas, super découverte, on se régale ! Bravo Bastien. On longe l'hippodrome avant de remonter vers le Rocher Cassepot puis la tour Denécourt. La montée passe presque, il a du tomber une petite averse et on ripe 2 ou trois fois sur les arêtes de rochers mouillés. A refaire sur le sec. Je profite de la pause au sommet pour refixer la commande de la selle télescopique, j'ai perdu une vis dans la chute. Nous repartons par la descente raide avec un lacet, je la passe tranquillement, je n'en reviens pas, une première pour moi. Avec la selle télescopique et les pédales plates, le Sobre se révèle super efficace. Seul souci, j'ai tellement l'habitude de tirer sur les pédales que je rate la moitié des montées impossibles me faisant bêtement avoir avec le pied qui sort de la pédale. Passage super sympa dans le rocher Cassepot, avec le fameux single emprunté par Pedalator la semaine précédente guidé par les gars du forum VV. Il est top ce single, on l'avait déjà pris mais je ne m'en souvenais pas trop. On reconnait les passages, Bastien fait une petite chute avec la roue avant qui ripe sur une racine. C'est technique mais tout passe, on s'y reprend à deux fois sur un passage ou on choisit la mauvaise option pendant que Xav passe comme un boulet de canon en nous criant " fallait mieux regarder la vidéo" :-) . Ma chaîne n'arrête pas de passer derrière le dernier pignon m'obligeant à plusieurs arrêts. Bizarre, je n'ai pas touché au vélo depuis les vacances où je n'avais pas eu de soucis. Depuis le bas, on rejoint un bout du Magic Single pour monter aux Vestiges. Raahh , malgré cinq tentatives qui me brulent les jambes, rien à faire alors que j'y arrive sans problème habituellement. Combinaison des pédales plates et surtout d'une selle qui avait complétement reculé dans le chariot, ce que je réaliserais en haut. En voulant passer à tout prix malgré le poids trop en arrière, je réussis un superbe salto arrière filmé par la caméra ! On remonte le passage Remiremont de Franck, ça va beaucouip mieux avec la selle à sa place. On rejoint le Mont Saint Germain puis la Grotte aux Cristaux avec une super descente granitesque et quelques passages bien chauds dans les cailloux mais on passe sur le vélo, yes ! . Après la remontée finale, Xav coupe pour rentrer. Je suis impressionné par son niveau de performance après si peu de temps. Nous finissons ensemble avec Bastien, qui me montre le retour d'Alain dans Apremont. Super itinéraire, avec une très belle descente très fluide. Nous arrivons aux voitures après 35,2 km, 700m de D+  et un peu plus de 3h de roulage sur mon GPS. Un parcours magnifique, idéal pour travailler la technique avec tous les types de terrains et quelques passages bien chauds mais faisables :-) . Tracé vraiment réussi à ranger précieusement dans la série des parcours cinq étoiles.A l'arrivée, le camel est vide. Il faisait une chaleur humide qui nous a bien fait transpirer.


dimanche 22 septembre 2013

Dimanche 22/09/2013 : Saulx

Retour tardif d'une soirée d'anniversaire chez des amis. La semaine a été épuisante mentalement et je suis mort de fatigue en me couchant. Du coup, pas moyen de me lever à l'heure prévue pour aller rouler à Bleau. Je finis par ramper hors du lit, et le beau temps m'oblige à faire un effort, je monte péniblement sur le vélo pour aller rouler à Saulx. Curieusement, les jambes ne vont pas si mal une fois enfin en route. Je suis surpris de voir le terrain humide, il a du pleuvoir cette nuit. Je profite des bonnes conditions pour faire plusieurs boucles, j'ai envie de faire de la technique donc je passe par tous les passages difficiles et j'en découvre plusieurs nouveaux dont deux belles descentes. La seconde montre les limites du RaceKing. Le sol est à la fois ferme en dessous mais humide en surface. La pente est très raide et je me fais une belle frayeur car la roue arrière va balayer le chemin de droite à gauche en permanence, les crampons glissent sur la couche humide en surface. Le vélo prend de plus en plus de vitesse mais à part des ornières pas d'obstacle infranchissable et je finis entier en bas. Une descente digne de la Granit ! Je remonte par le chemin très pentu au milieu de la forêt. 1ère tentative ratée, je patine sur la partie basse complétement défoncée. Je décide de retenter en mettant un développement plus gros pour limiter le patinage. Alors que je démarre, deux joggeurs arrivent dans l'autre sens et me gênent pile sur la zone difficile. J'arrête le vélo, parvient à rester en équilibre et repense à la vidéo de Chris Akrigg , faut y croire ! Je parviens à lever la roue avant assez haut pour la poser au sommet de la marche et tout en pédalant je me détends vers le haut. Et là, miracle, CA MARCHE ! Le vélo bondit, franchit la grosse marche en racines, je pousse un grand "YES!" de satisfaction. Pas trop longtemps car il faut garder du souffle pour monter en haut. Retour à Savigny, la fatigue a disparu, belle sortie ludique.

dimanche 15 septembre 2013

Dimanche 15/09/13 : La Rando des Renards

Agenda trop chargé ces temps-ci pour participer à la sortie Gamelle Trophy avec les petits hommes verts. Seb, Patrick et Bastien ayant opté pour la Rando des Renards à Montigny, je m'inscris aussi et mets un peu la presssion sur Benoit qui finit par en faire de même :-). La perspective d'un beau petit raid en vallée de Chevreuse est tentante. Hélas, le forum de VV nous apprend rapidement que l'ONF n'a pas donné les autorisations de passage, les Vaux de Cernay seront donc largement édulcorés. Pas trop grave me dis-je, cela fera un parcours idéal pour Benoit qui a encore besoin de reprendre son rythme. Bonne nouvelle, David et Hervé ont opté aussi pour cette rando, on se donne rendez-vous à 8h10 au départ. La pluie s'invite en fin de semaine, puis c'est un vrai déluge qui tombe toute la journée de samedi. Pour une fois, la météo aviation est à coté de la plaque. Ca commence à s'inquiéter sérieusement pour l'état du terrain dans notre équipe. Patrick lance l'inévitable "et si on allait à Barbizon ..." . Oui mais bon, on est déjà inscrits, on va pouvoir rouler avec David et Hervé, et le peu de pluie de cet été me fait penser que le terrain est tout à fait capable d'absorber ce qui est tombé. Je suis confiant ... mais il continue de pleuvoir de plus en plus fort dans la soirée. Pris d'un doute, je file à la cave et échange les roues du  Sobre et du Gaea, afin de disposer d'un X-King à l'arrière, au cas où. Le pneu est dégonflé, je me dis qu'il faut rajouter du préventif mais le téléphone sonne à ce moment et j'oublie de le faire. Fatale erreur , on le verra ensuite ! Le lendemain, il fait un temps magnifique au réveil. Je passe chercher Benoit, peu inspiré par la pluie de la veille, et que je trouve ... en train de refaire l'enduit de sa clôture, surpris de me voir à l'heure :-) . On part du coup un peu en retard. A l'arrivée sur le parking, je découvre que le pneu est complétement à plat, aie, aie, aie. On regonfle, et on file aux inscriptions. Evidemment, avec ces contre-temps, on a loupé David et Hervé. On retrouve Seb et Bastien, nous voilà en route, il n'est pas loin de 8h30. Les premiers km sont roulants, et un peu inquiétants, car quelques endroits sont bien boueux.  Après un passage ludique dans le Domaine de Port Royal, on traverse la plaine de Rodon pour rejoindre le Bois de Maincour. La moyenne dépasse les 20 km/h avant que les derniers km précédants le ravito ne la fassent chuter, quelques bonnes bosses nous rechauffent,  dont une vraiment impossible à monter sur ce terrain humide. Le premier ravito est un peu pauvre en victuailles, nous y arrivons ensemble avec Bastien, bientôt rejoints par nos camarades de jeu. Le pneu s'est encore dégonflé, je regonfle avec ma nouvelle pompe à embout flexible. Au bout de 10 coups de pompe, l'embout est HS, fendu !! Benoit me prête la sienne, et nous repartons. Quelques mètres plus loin, Seb crève. On découvrira un clou de 3cm dans le pneu ! Benoit part devant pendant qu'on l'aide à réparer avec Bastien. La chambre nous fait le coup de l'obus qui se dévisse, il faut s'y reprendre à deux fois pour regonfler, réparation assez rapide malgré tout et nous repartons à la chasse au Benoilator. Je reste avec Seb qui n'a plus de chambre, Bastien prend petit à petit de l'avance devant nous. Le balisage est parfois moyennent bien placé, on hésite à plusieurs reprises. Cette partie est certes édulcorée, mais on prend quand même quelques belles descentes et montées, le 29" fait toujours merveille me permettant de passer pas mal de passages bien raides où tout le monde met pied à terre. Ca me vaut la séquence sympa du jour . Deux vététistes devant. Le premier met pied à terre en expliquant à son collègue : "là, pas de honte, c'est vraiment impossible". Sur ce, je passe devant, sur le vélo :-) . Et là, son copain lui dit "et maintenant, t'as honte?" . Sur le coup, j'étais mort de rire et j'ai eu du mal à monter jusqu'en haut, pas facile de se concentrer en riant ! Ca ne marche pas à tous les coups, car peu après,  on arrive sur une montée infernale avec des racines énormes, totalement infranchissable sauf à s'appeler Danny Mac Askill. Pas mal de monde sur les chemins, le niveau des participants semble nettement inférieur à Guerville et il faut souvent patienter ou slalomer entre les concurrents. On arrive au ravito 2, où des stands permettent de se fabriquer sandwichs au saucisson, rillettes et fromage, miam, miam. Pneu encore un peu dégonflé .... je regonfle avec la pompe de Benoit. Grosse montée pour repartir, je suis dans la roue de Bastien méditant une attaque, lorsque soudain, je sens une ombre derrière moi. C'est les jambes de Benoit qui reviennent, Pedalator avait annoncé la revanche du Benoilator. On finit roue dans roue au sommet et Bastien piqué au vif accélère. Dans la montée suivante, Benoit retrouve ses habitudes et attaque en tête. Je le suis lorsque soudain, je sens la jante taper les cailloux. Arrêt, Seb arrive et on regonfle avec sa pompe, mais je n'y crois pas trop. Effectivement, quelques km plus loin, rebelote, cette fois, il faut mettre une chambre. Zut, de zut, c'est ma faute, le préventif a séché et le pneu n'est plus étanche. Heureusement j'ai un Se-Bernard avec moi :-) . On met la chambre, jusque là, ça va. On regonfle, et au dernier coup de pompe, la pompe de Seb se sépare en deux !! L'air s'échappe, pneu à nouveau à plat et plus de pompe. . Ca commence à mal tourner là ... je maudis les dieux de la mécanique tout en me félicitant qu'aucun concurrent d'ADP ou AOOC ne soit dans les parages pour nous voir avec deux pompes HS :-) :-)  On examine l'engin, ça semble juste dévissé. Revissage, regonflage, il ne se passe rien, on titille, on visse, on prie et miracle ça gonfle , ouf sauvés ! Au moins 1/4h de perdu dans l'affaire, on ne risque pas de revoir Benoit ni Bastien. Nous repartons,  quelques passages sympa du coté de Chevreuse puis un retour très ludique via Chateaufort avec un très joli et long single tout en pifs pafs et montagnes russes. Il faut bien anticiper certains passages, car il y a de sacré talus et quelques belles bosses qui font du dégât dans la troupe, beaucoup de gens à pieds. Nous roulons de concert jusqu'à l'arrivée, rejointe avec 62km au GPS, 1050m de D+ et 3h51 de roulage mais plus de 1h30 d'arrêts :-( . On retrouve Benoit content de voir la forme revenir, Bastien a loupé une partie de la fin de parcours et est déjà rentré.Le temps de manger un sandwich, au moment de partir chercher les voitures, Seb découvre avec horreur son pneu avant à plat ! C'était pas notre jour coté mécanique, mais au final, la matinée était bien agréable avec un parcours en bien meilleur état que ce qu'on aurait pu craindre et une organisation tout à fait satisfaisante hormis quelques détails de balisages à régler ( genre la rubalise à l'intérieur du virage à droite, quasi impossible à voir tant qu'on a pas le nez dessus ) .

mercredi 11 septembre 2013

Mercredi 11/09/13 : Saint Germain

Toute l'équipe ayant confirmé son intention de rouler doucement sur les randos à venir, Patrick faisant valoir son grand age, Benoit son manque d'entraînement, Bastien sa volonté de privilégier le plaisir avant tout, Seb son apprentissage, Olivier ses soucis mécaniques sans compter Xav en réeducation et Eric qui ne s'est pas exprimé sur le sujet, je décide malgré tout d'aller me promener tranquillement à St Germain ce soir, en souvenir du bon vieux temps où on préparait la Granit :-) et au cas très improbable où un petit farceur dissimulerait ses intentions réelles . Chemins légèrement humides mais rien de bien méchant, vélo propre à l'arrivée, quelques lapins qui gambadaient dans la forêt en minorité par rapport aux joggeurs, donc prudence dans les virages, faut pas écraser les petites bêtes.  Singles toujours aussi ludiques mais beaucoup plus rapides qu'à Guerville ! 28km pour 1h15 de roulage au GPS à l'arrivée et toujours un plaisir constant dans les relances avec le Khs91 '29er. 

dimanche 8 septembre 2013

Dimanche 08/09/13 : La Guervilloise , waouh !!

Le 8 septembre, une date pas comme les autres, puisqu'il s'agit de mon anniversaire :-) . Il fallait donc une belle rando et nous avions opté pour la Guervilloise, après que Bastien nous ait fait un récit dithyrambique de sa participation en 2012. Entre temps, on avait testé le parcours cet hiver, ce qui nous avait convaincu du coté exceptionnel de l'endroit mais aussi que le terrain ne faisait pas très bon ménage avec la pluie. Inquiétude donc pour la météo en début de semaine, on ne compte plus le nombre de mails avec les réflexions métaphysiques sur la monte pneumatique. Benoit d'abord réticent se laisse convaincre, Eric, Seb, Patrick et Bastien sont partants aussi. Pour compliquer un peu les choses, ma fille organise une soirée à la maison pour ses 18 ans samedi soir. On décide finalement d'aller dormir à l'hôtel, ce qui amuse beaucoup le petit frère. Comme j'ai mis le vélo dans la voiture, on prend aussi la voiture de madame, voyant tout cet équipage, la réceptionniste s'inquiète de savoir si nous avons fait bon voyage. On la rassure, les 1500m qui nous séparent de l'hôtel ont été franchi sans difficulté majeure :-) . Lever matinal et je file chercher un Benoit encore moyennement réveillé et qui s'inquiète de cette nouvelle manie des départs ultra matinaux. Mais la fin justifie les moyens ! Nous voilà en route pour Guerville sous un ciel limpide dénué du moindre nuage.

Arrivée à Guerville à 7h45, il y a déjà du monde sur le parking et on met un petit bout de temps à se garer tout au fond. Nous filons aux inscriptions où nous retrouvons le reste de l'équipe, il fait bien frisquet, je ne regrette pas le coupe vent et les manchettes. Et nous voilà partis, après avoir prété à Bastien 2 GPS, car il semble que son Sportiva sous-estime les temps de roulage, il s'agit donc d'une expérience statistique pour comparer les résultats. A peine quelques centaines de mètres et ça monte déjà, et pas qu'un peu, c'est même super raide au point qu'on met pied à terre sur 10m pour passer un talus surement montable quand on connait les lieux en prenant un peu d'élan avant. Nous filons avec Eric et Bastien jusqu'à réaliser qu'il n'y a plus personne derrière. On attend quelques minutes, Patrick a eu un souci avec son obus de valve, et c'est reparti. Nous voilà dans le vif du sujet, l'orgie de singles commence. Difficile d'expliquer à quoi ressemble ce parcours, c'est tout simplement génial. Ca tournicote dans tous les sens au milieu des bois, le guidon de 700 du Gaea me pose parfois quelques soucis et j'ai du mal à suivre le rythme de Bastien qui fonce entre des arbres qui me semblent parfois bien près et m'incitent à ralentir. Son cintre ne fait que 640 et ça se sent. Il y a des bosses, des talus, des marches, des pierriers, des lianes, des souches, des descentes, enfin, il y a tout ce qu'on rêve pour faire du VTT ludique mais surtout , tout passe sur le vélo !   Vers le km 11, crevaison pour Bastien et pour des dizaines de vététistes, il y en a partout au bord du chemin. A ce point,  ça sent la malveillance.
Heureusement, mon Race King Protection semble remplir son office, RAS de mon côté. Bastien regonfle après avoir remis un peu de préventif et tout rentre dans l'ordre ... pour l'instant. Je prends un plaisir absolument immense sur ce parcours, tout y est : beau temps, tracé exceptionnel, organisation au top et les jambes qui suivent , le pied, vraiment ! Nous arrivons au ravito 1 vers le km 18, petite pause, avant de repartir pour les tours de manège. Je tente de suivre Bastien, ça semble jouable, jusqu'à l'arrivée dans un single qui ressemble aux Cadoles : tout en montagnes russes avec des pierriers. Bastien passe devant un concurrent in extremis à l'entrée, je reste coincé derrière, il ne met pas beaucoup de bonne volonté à me laisser passer. Un peu frustrant car il faut garder beaucoup de rythme pour bien enrouler toutes les difficultés. Finalement, je parviens à dépasser, j'appuie mais je doute de récupérer Bastien. A la sortie, je vois le maillot vert de Seb qui revient. J'en remets une couche dans une bosse raide, et j'en profite pour me tromper de chemin partant quelques centaines de mètres sur un mauvais itinéraire. Demi-tour, je retrouve le balisage, et une zone absolument géniale. Ca tourne tellement qu'il y même des rubalises sur le coté pour nous guider. Je suis super content de tout passer sur le vélo, merci mon 29"qui m'a permis plusieurs fois de m'arrêter sur des virages à angle droit en montée, le temps de tourner le guidon et de repartir. Je me souviens d'un d'entre eux où la bosse qui suivait se terminait par un panneau "et là, on rigole moins?". Et ben si, on rigole toujours, c'est même la grosse banane, le parcours est GENIAL ! Et derrière un sentier super fluide, tout en virages relevés. Quel extraordinaire terrain de jeu ! J'y resterai bien toute la journée. Passage plus roulant à flanc de colline, on arrive sur une grosse montée où tout le monde est à pieds, pourtant, ce n'est pas la pire. Je suis étonné de voir Bastien juste devant moi, au point de douter que ce soit lui, mais si, il a encore crevé. Regroupement général au ravito 2 au sommet, toute l'équipe est à nouveau réunie.
Le redémarrage pique les jambes, car après quelques centaines de mètres, nous montons une bosse interminable et très raide dans sa première partie. Je suis dans la roue du Benoilator, encore à la recherche de sa forme après son retour. Sur le plat ensuite, Eric accélère et je saute dans sa roue. Nous allons rouler bon train jusqu'à l'arrivée. Un grand moment, car dans les singles, c'est un sacré match. D'un coté, les grandes jambes d'Eric sur son vélo à petites roues et du mien, mes petites jambes avec des grandes roues. Le match s'avère équilibré ! Avantage à Eric dans les virolos, mais les passages techniques de toute sorte qui pimentent le parcours donnent un net avantage au 29" qui survole facilement les obstacles. Il faut rester super concentré, ça passe pas loin des branches en permanence, difficile d'anticiper, ça tourne tellement qu'on ne voit que 10m devant. Le cardio est bien sollicité et je suis plus essoufflé à la sortie de chacun de ces passages qu'au sommet des côtes ! Mais quel bonheur ! J'ai vraiment pas envie que ça finisse et les jambes continuent de tourner toutes seules me permettant de profiter à fond de ce grand huit magique. Entre les passages en forêt, quelques allées permettent de récupérer un peu, ce qui aide à encore mieux profiter du single suivant. Bon allez, faut que le dise, je ne suis pas sûr de m'être déjà autant amusé sur mon VTT. Chers organisateurs Guervillois, soyez vénérés pour l'éternité, c'est TROP TROP BIEN !!! Et voilà le dernier ravito ... à 500m de l'arrivée, on continue avec Eric, et nous croisons Pedalator et Mary dans la montée finale. Petite discussion bien sympathique, la pauvre Mary a le bras en écharpe mais le sourire quand même. Nous voilà à l'arrivée, un sandwich coca, Bastien nous attendait et le reste de l'équipe arrive quelques minutes plus tard, on se raconte nos expériences, tout le monde a le sourire, waouh, quel parcours !! Encore BRAVO ! Ah tiens , j'en ai même oublié que j'avais encore mal à l'épaule avant de partir :-). 53,8 km , 1200m de D+ et 3h40 de roulage au GPS.

On discute avec Pedalator , merci Mary pour la photo

mercredi 4 septembre 2013

Mercredi 04/09/13 : Saulx

J'ai pris une RTT pour l'après-midi, pour un événement marquant, on va chercher la première voiture de ma fille Julie qui fête ses 18 ans. Après avoir récupéré la merveille, une petite C1 d'occasion toute mignonne, effectué toutes les formalités administratives, puis un petit tour avec la demoiselle pour vérifier qu'elle s'habitue bien à son nouveau bolide, il me reste du temps. L'ami Bastien ayant entrepris se venger de notre canular banzai en nous mettant une pression d'enfer avec un temps canon sur la Ballacourtoise, je me dis qu'un entraînement ne serait pas de trop. C'est l'occasion de tester le nouveau Continental Race King 2.2 Protection qui remplace l'Ikon. Cette version devrait être solide, c'est fait pour. Je le monte avec une chambre pour qu'il se mette en forme sur la jante et part à Saulx. Première tentative de la montée impossible ratée, j'ai bien gonflé pour éviter les pincements mais du coup, l'adhérence est limite. Je dégonfle à une pression plus raisonnable, la seconde tentative passe impeccable, j'enchaîne trois montées de suite histoire de travailler les intensités, je finis la dernière bien cuit ! Je me fais ensuite un circuit comprenant toutes les difficultés techniques connues de la forêt, et elles ne manquent pas. Je découvre sur le retour une nouvelle variante de la descente finale et je débouche carrément sur des passerelles constituées d'amas de rondins. Je stoppe pour étudier la disposition, ça semble passer, aller on tente, je me lance, ça passe pour la première, la seconde est plus délicate il faut sauter une belle marche à la fin, mais ça passe aussi. A l'atterrissage, la roue arrière tape un cailloux, pourvu que je n'ai pas pincé ! Ensuite, le chemin est roulant mais étroit, je file à 40km/h, avec le sourire. Un joggeur arrive en face, et soudain, le vélo se met brutalement en travers, le suis éjecté. Enorme OTB à pleine vitesse, heureusement que j'ai fait du judo plus jeune, j'ai l'impression d'avoir été catapulté par Teddy Riner, mais j'enroule bien la chute et seule l'épaule droite touche le sol avant que je me retrouve par magie sur mes pieds sous les yeux affolés du spectateur. "Vous allez bien?"  "Euh oui, pas de problème". Ceci dit, l'épaule droite qui a heurté le sol, me lance bien. Je récupère quelques minutes puis repart mais je comprends immédiatement la raison de la chute. J'ai pincé de l'arrière, le souci c'est que la chambre de rechange est ... dans le pneu. Reste les rustines donc ... Je m'affaire pendant 10 minutes maudissant le dieu de la mécanique qui s'acharne sur moi. Je regonfle et paf ! Le téton de la valve un peu tordu suite aux manips de dimanche dernier casse net. Miraculeusement, en remettant le bouchon il reste un peu de pression. Retour au ralenti, ça tient jusqu'à la maison où je vire la chambre. Un coup de compresseur, le pneu clipse immédiatement, préventif ajouté, vélo paré pour dimanche, reste à racheter une chambre et à espérer que mon épaule ne me fera pas trop mal demain !

dimanche 1 septembre 2013

Dimanche 1/9/13 : La Ballancourtoise

Voilà une rando qu'on attendait avec impatience, pour sa qualité mais aussi pour retrouver toute l'équipe presque au complet après les chutes de cette saison. Il ne manque que Xav et Gio, toujours en convalescence après leur chute en DH pendant les vacances. Il est maintenant temps de révéler un horrible complot destiné à mettre la pression à Bastien. Le "Raid Banzai" est un CR très nettement exagéré de notre sortie d'il y a 15 jours :-) . Objectif atteint, les mails ont largement circulé toute la semaine et effet collatéral, nous avons aussi inquiété Sebastien ! Rassurons donc tout le monde, nous n'en sommes pas encore à rivaliser avec Julien Absalon à 23 km/h de moyenne. Benoit est de retour sur son premier raid depuis la chute du mois de Mai. Bastien revient de vacances et au départ à 7h30, nous avons le plaisir de retrouver une belle équipe d'AOOC : Eric, l'homme au 26" collector, Christophe, Marco et enfin de retour sur les chemins, l'ami Franck ! :-) :-) . Je suis super content de le voir avec nous. Autre retour, Michel H. qui se joint à nous avec l'ami Olipic, qui sort tout juste d'une grosse séance de mécanique avec sa roue libre. Patrick est bien entendu des nôtres ,chaud bouillant pour un remake du raid banzai, ce qui inquiète bien sûr un peu Sebastien qui a toujours un doute sur nos intentions. Premier incident mécanique du jour, les colliers rilsan de mon support GPS se sont mystérieusement détendus dans la voiture, ça bouge de partout et je sors un collier de secours pour essayer de fixer tout ça proprement. Et zoup, c'est parti ! On papote sur les premiers tours de pédale, tout le monde est content de se revoir. Franck est moyennement confiant dans son état de forme, on s'emploie à le rassurer. Je vois Christophe et Bastien qui accélèrent devant, et j'ai très envie de voir si je peux les suivre. J'accélère et recolle aux deux lascars. Les jambes tournent toutes seules ce matin, je sens que la matinée va être amusante. On est immédiatement dans le vif du sujet, single à gogo, ça tourne, ça monte, il y a de la technique, du ludique, que du bonheur ! On discute un peu de la MB Race avec Christophe et Bastien en attendant le reste du groupe, un petit trou s'étant formé derrière nous. Tout le monde arrive, c'est reparti. Une belle montée caillouteuse, la pente reste raisonnable comparée aux murs du Pays Basque. Ca monte tranquillement sur la plaque, je ne résiste pas au plaisir de dépasser Bastien et Marco, ça n'arrive pas tous les jours ! Mais pas le temps de savourer, 100m plus loin, je sens un flou à l'arrière confirmé par Marco qui me dit que je suis à plat. Arrêt forcé, je n'entends pas de fuite, donc je tente de regonfler. Mais au bout de quelques minutes, il faut se rendre à l'évidence, mes efforts sont inutiles. Une inspection plus attentive révèle une belle déchirure dans le flanc droit de l'Ikon arrière. Zut .... Comme je n'arrivais pas à monter ce pneu en tubeless, j'ai ajouté un flap mais du coup, le pneu est tellement serré sur la jante que je sais que ça va être très difficile de le sortir. Michel et Olivier s'arrêtent pour m'aider. Olivier a un souci de transmission, la chaine ripe sur les trois plateaux, il décide de couper. On verra passer tout le club de St Michel au fur et à mesure. Je tente la rustine, ça semble marcher, au passage le téton de la valve se casse ( #$^^&# grrrrrr !!! ) et un essai de roulage provoque rapidement le dégonflage, il faut mettre une chambre. A trois, on finit par sortir le pneu, je n'ai pas regardé la montre, mais ça commence à faire un bon moment qu'on s'escrime après le vélo. Finalement, la chambre est en place, Michel m'aide à regonfler, je commence à avoir des crampes et à me transformer à vue d'oeil en shadock des bois à force de pomper, pomper, pomper ... Et enfin, on repart ! J'ai le moral à zéro, frustré par l'incident, c'est en fini de la belle bataille qui s'annonçait si bien. Heureusement, Michel est là et je réalise soudain qu'il est installé sur un beau 29"Merida Big Nine. Il est où le Trek ??? Volé chez lui pendant les vacances !! Voilà un nouveau converti, et j'en connais un qui testerait bien un Merida à grande roues :-) . On descend dans la foulée un talus super raide où le 29" fait merveille, il me faut plusieurs kms pour retrouver l'envie d'appuyer sur les pédales. Finalement, petit à petit, je me remets dans le rythme et nous finissons par rejoindre le ravito 1 où Benoit et Patrick m'ont gentiment attendu, mais commençaient à se demander où j'étais passé. Sans doute plus de 20 minutes perdues dans l'affaire. On repart tous les quatre, à peine le temps de grignoter un petit bout de gâteau de semoule, mais Benoit en bon camarade en a dévoré plusieurs pour que les organisateurs ne restent pas avec trop de victuailles sur les bras. Tout à son honneur. A peine le temps de donner trois coups de pédale, que Benoit constate que son pneu arrière a été victime du même mal que le mien : un passage trop rapproché sur un rocher coupant, et son racing ralph a le flanc abimé et perd de l'air. Arrêt, il veut mettre une chambre. Je l'en dissuade, on tente de secouer le pneu sur le flanc pour que le latex agissse et on gonfle un bon coup. Ca va tenir dis-je. Et j'ai raison, ça tient ... 1 km. Nouvel arrêt réparation, Michel part devant, on croise quelques copains d'ADP. Nous repartons quelques minutes plus tard. Difficile une nouvelle fois de reprendre le rythme. Nous arrivons à une intersection traditionnelle de cette rando où je me perds à chaque fois : il y des chemins balisés partout, au moins quatre possibilités, des pancartes dans tous les sens. Je suis bloqué par des concurrents aussi hésitants que moi, j'entends Patrick dire "par là" , mais il a déjà disparu, je ne sais pas par où il est parti. Pas de Benoit en vue non plus. Je continue tout droit, tenaillé par le doute en roulant au ralenti dans l'attente d'un panneau de confirmation qui n'arrive pas. Pas top cette zone, un signaleur ne serait pas de trop pour lever les doutes. Je ne reverrai plus Patrick, pas de traces de Benoit non plus, je me dis que je dois être au mauvais endroit, mais bon, tant pis, le mieux est de continuer tranquillement le temps de savoir sur quel parcours je suis. Les chemins sont toujours aussi ludiques, ce tracé est magnifique. On passe dans la zone des bruyères que nous connaissons bien, toujours aussi beau. Et au détour d'un chemin, qui vois-je, Benoit ! Youpi, j'en ai retrouvé un. Apparemment, je suis sur le bon parcours. On décide de rester sur le 59, vu l'heure, le 72 devient difficile à gérer et Benoit commence à avoir un petit coup de moins bien, le manque de foncier se fait sentir prouvant au passage qu'il tourne bien aux produits naturels :-) . Nous rejoignons le 2ème ravito, le GPS indique 40km, aucune tête connue en vue, ça nous étonne de ne pas voir Patrick ou Michel, où sont-ils passés. Cette fois, je fais un sort aux gâteaux de semoule, je suis affamé. Nous repartons, toujours un peu incertains du parcours où nous sommes. Chose curieuse, nous n'avons toujours pas vu de bifurcation entre le 59 et le 72, et on ne la verra jamais ! Apparemment, on l'a loupé du coté de Videlle, mais bon, pas grave, le parcours reste magnifique et de toute façon on voulait réduire la distance. Benoit est vraiment fatigué, je le distance dans les bosses ce qui n'est pas habituel. De mon coté tout va bien, la frustration a disparu et je profite des chemins au top qui nous sont offerts. La fin de parcours est magnifique. Plusieurs singles "des chasseurs" qui tournicotent dans tous les sens et où le guidon de 700 demande de bien faire attention à ce qu'on fait. Mais ça passe, je m'amuse. On enchaîne avec quelques passages techniques, nous n'oserons pas passer la marche du "Canyon" et pourtant ça semblait très possible puisque le concurrent qui nous suivait passe "les doigts dans le nez". A refaire avec maître Xav pour nous encourager et Olivier pour nous soigner ensuite. Un panneau nous indique que l'arrivée est proche est qu'on peut "tout lâcher". Nous arrivons au fameux single du grillage. Un concurrent nous passe à Mach 2. Raaah ! J'accélère et fonce à sa poursuite. On roule plein gaz, je suis à moitié rassuré par la proximité du grillage et des poteaux, le guidon ne passe pas loin, pas le moment de faire un écart à plus de 30 km/h , ça pourrait faire mal. Je finis par rejoindre le fuyard, il reste quelques centaines de mètres en ville avant l'arrivée. 58,5 km au compteur pour 1160m de D+ et 4h10 de roulage. Une belle édition, vivement 2014 en espérant que la malchance mécanique qui me poursuit sur cette épreuve me laissera enfin tranquille ! On retrouve Bastien, Alain et Sebastien à l'arrivée qui ont fait le 72, Michel qui s'était un peu trompé et arrive en même temps que moi mais ... dans l'autre sens. On déguste un bon sandwich avec une bière pression en regardant les exploits extraordinaires des trialistes en démonstration. Un sympathique vététiste du club de Bouray vient nous saluer, c'est un lecteur de mon blog :-) . Et pour finir, une petite pensée pour Mary, Mme Pedalator, dont nous avons appris qu'elle avait été victime d'une chute assez grave suite à la traversée d'un chien sur le circuit de Longchamp. Bon rétablissement à elle, décidément, c'est l'année des mauvaises chutes, prudence à tous sur les chemins !

lundi 26 août 2013

Lundi 26/08/13 : Saulx

Demi-journée de RTT pour renouveler mon certificat médical avion, examen nettement plus poussé que pour le VTT. J'en profite pour rattraper un peu le retard pris hier . J'ai craqué devant la pluie qui tombait à verses au réveil, doutant que les conditions puissent être acceptables à d'Huison Longueville. Apparemment à tord si on en croit quelques commentaires sur vélo vert. Etonnant quand même car chez moi la pluie est tombée sans arrêt jusqu'à 18h. Debout à 7h ce matin, à 7h30 je suis sur le vélo, histoire de dérouiller les jambes frustrées toute la journée d'hier. La nouvelle fourche ultra légère fonctionne à merveille tout comme le nouveau capteur bluetooth pour remplacer son prédécesseur qui n'a pas survécu à la cabriole de la Rhune. Le terrain est humide mais très praticable . La fine couche mouillée en superficie m'empêche de venir à bout de la montée impossible, le pneu ne tient pas et patine. Il fait bien frais ce matin, je n'ai plus l'habitude et le coupe vent sans manche est plus que le bienvenu. Le rythme monte doucement au fur et à mesure que l'organisme se réchauffe. Une sortie agréable terminée sous un beau soleil. Le médecin aéro est sympa et c'est un chasseur et amateur de nature. On parle VTT, il me dit de faire attention aux sangliers à Fontainebleau, plusieurs cas de personnes qui ont été chargées ! Oups ! Pas rassurant ça, d'autant que la vitesse de pointe du sanglier furieux atteint parait-il 50 km/h.Va falloir travailler le sprint :-)

dimanche 18 août 2013

Dimanche 18/08/13 : Raid Banzai !

Retour du Pays Basque samedi dans la journée, avec un trafic plus supportable qu'à l'aller, 9h de route au total. J'ai un peu mal partout suite à ma chute à la Rhune, je propose quand même à Benoit un petit raid pour garder la forme en vue des échéances à venir et du retour du redoutable Bastien :-) . Patrick et Eric ont normalement prévu un remake de la Nez de Boeuf, mais j'ai la flemme de me lever à l'aube pour les rejoindre et aussi des inquiétudes sur mon genou, au vu du programme d'entraînement dementiel qu'on suivi Patrick et Eric pendant les congés, ça risque d'être dur de les suivre. Bon, vous me direz que Benoit revient d'un stage intensif dans un club breton , est-ce préférable ? Mais qui ne risque rien ... La météo n'est pas optimiste pour dimanche et finalement Patrick et Eric renoncent à leur sortie. Je consulte la météo aviation plutôt rassurante, quelques gouttes en début d'après-midi et encore, avec une probabilité moyenne. Et donc finalement on opte tous pour mon raid, on abandonne le 80km prévu à Fontainebleau pour un parcours plus facile à gérer en cas de pluie on départ de Savigny. Mais quand même 70km et 1500m de D+ au programme ! Au réveil, je suis inquiet, j'ai vraiment mal au genou, je boite et il est un peu enflé. Un petit coup de synthol suffira-t-il ? Patrick arrive un peu en avance au rendez-vous devant la maison, il est pressé de découvrir le fameux numéro de Xcountry magazine. Benoit nous rejoint et papote avec madame puis nous filons retrouver Eric à la gare de Gravigny, en route pour le rocher de Saulx premier épisode de notre raid. J'ai du mal à forcer sur la jambe droite, on discute blessures avec Eric qui en connait un rayon :-), il me conseille de ne pas sous-estimer le mal. Bon, hum, pas rassurant tout ça. Mais la douleur s'estompe rapidement, au point de presque disparaître, et comme je suis content de retrouver mon arme fatale, je ne résiste pas au plaisir d'appuyer sur les pédales. Eric mène un bon train dans la première ascension, je suis rassuré de voir que je peux le suivre sans difficultés. Je guide la troupe dans ma forêt préférée, et après un petit hors d'oeuvre, on s'attaque à la montée impossible, au moins je serai fixé sur le genou. Eric et Patrick s'élancent mais calent aux 3/4 de la montée, faute de bien connaître la bonne trajectoire et avec le handicap d'un 26" pour Eric. Handicap qui pourrait bien être provisoire vu le nombre de questions qu'il nous a posé sur les 29" et son niveau impressionnant de documentation sur le sujet ! Benoit est-il remis de ses problèmes à la nuque après son énorme chute du printemps ? Et bien, il a encore quelque gène pour tourner la tête mais pas pour pédaler, il monte tout ça comme si c'était plat d'un coup de pédale aérien. Je le suis, c'est pas le moment de rater mon coup , mais ça passe sans difficultés, moins raide ... que certains passages de la Rhune. On enchaîne par la descente ludique avant d'attaquer la longue bosse plus roulante qui suit. Et là, le ton de la sortie va être donné. Ca appuie sévèrement, Eric fonce dans son style puissant, Patrick est scotché dans sa roue. Je suis derrière, me demandant comment se sent Benoit. C'est à ce moment qu'il passe dans une accélération fulgurante, et seul le manque de place l'empêche de s'envoler. Il va falloir surveiller le Benoilator de près me dis-je .... On fonce plein pot vers la Ville du Bois. Le compteur dépasse souvent les 35km/h sur le faux plat montant, mode arsouille on et personne n'est en reste. Les centaines de km de route effectués par Patrick lui ont rendu la forme, la puissance est impressionnante. Je suis bien content de pouvoir tenir le rythme digne d'une coupe du monde de XC ! Dans la montée suivante, c'est un combat titanesque. Emporté par son élan, Eric ripe sur les ornières d'un terrain raviné mais il écrase les pédales de son Merida et ressort en force d'une situation impossible. Nous voilà au sommet, petite pause ravito où on discute ... 29" :-) . Ensuite j'ai prévu quelques boucles dans les bois alentours, avec du D+ et du D-, les bosses sont avalées en force sur la plaque, c'est la guerre pour passer en tête, personne ne lâche rien, le groupe est remarquablement homogène. Passage plus roulant, le compteur s'affole à nouveau avec une pointe à presque 60km/h sur un faux plat légèrement descendant. Je jette un oeil à la cassette pour vérifier si je suis bien sur le 11 dents, eh oui, c'est le cas, je mouline comme une malade avec Patrick qui sprinte comme Cavendish à coté de moi. Alors que je pense avoir cause gagnée, Benoit revient à notre hauteur en pédalant tranquillement comme si il allait chercher le pain ! On pile à l'approche d'un rond-point, impossible de l'aborder à cette vitesse, les voitures nous regardent passer médusées. Le GPS annonce plus de 25km/h de moyenne pour déjà 1000m de D+ . Sur le chemin du retour, nous optons pour un second passage dans Saulx, avec pas mal de passages techniques. Eric a des soucis avec une pédale et s'explose le genou sur la potence après qu'elle ait cédé sous la traction surpuissante, on ralentit quelques mètres avant de reprendre le rythme. Quel plaisr de survoler les singles en relançant à chaque virage, chaque petite bosse. Le vélo vole et virevolte, le terrain est idéal, un peu de pluie la nuit a collé la poussière. On prend l'option retour long par Morsang, personne n'a envie de que ça s'arrête. J'ai une pensée pour Bastien qui aurait adoré cette sortie météorique. Sur les berges de l'Yvette, on envoie les watts, j'envoie comme un malade sur le 36x11 mais à l'approche de la fin de l'allée, alors que je suis en tête, le missile Benoilator lance une attaque de folie, Eric puis Patrick sautent dans la roue et me voilà dernier. Mais c'est pas fini ! Je repasse pour la montée en haut du parc, Eric est dans ma roue, on redescend pour la seconde partie des berges mais cette fois c'est celles de l'Orge. On remet les gaz, et le scénario se reproduit avec le même missile bleu qui attaque férocement à plus de 50km/h sur la fin, sauf que cette fois ça monte derrière. Eric est dans la roue, je fais un effort violent dans la montée pour les rejoindre, Patrick coince un petit peu. Mais sur le plat, le Benoilator en remet une couche, le stage breton l'a transformé en machine de guerre, on double les voitures qui se trainent. Je me cale dans l'aspiration d'Eric, c'est super efficace du fait de sa grande taille, il offre un abri très appréciable. Nous arrivons finalement chez moi où nous finissons ce raid mémorable autour d'une bonne bière. Au bilan , 70km en 3h pile de roulage pour 1600m de D+ , un truc de fous  ! Vivement le retour de Bastien dimanche prochain en attendant celui de Xavier qui continue à soigner ses blessures après sa chute en DH. Petite séance de mécanique le soir pour monter un 29x42 sur le pédalier en remplacement du 22x36 histoire de pouvoir appuyer un peu plus sur les parties roulantes des prochaines randos.

jeudi 15 août 2013

Jeudi 15/08/13 : la Rhune

Impossible de venir ici sans aller affronter la montagne légendaire du Pays Basque, la Rhune. Initialement prévue hier, j'ai remis la sortie à ce jeudi pour cause de nuages accrochés au sommet. Pourtant il faisait un temps magnifique, mais les jours où le sommet est dégagé sont rares et le moindre nuage traînant dans les environs a une fâcheuse tendance à s'accrocher pile poil sur sur la Rhune, qui est le point culminant de la région. Grosses vagues mercredi et nous avons passé toute l'après-midi jusqu'à tard dans la soirée dans l'eau avec mon fils à tracer de belles trajectoires en body board. Et mauvaise surprise en me levant ce matin, j'ai les jambes en compote ! J'ai un sérieux doute sur ma capacité à arriver au bout de mon parcours mais ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent dans les deux activités. J'ai donc l'espoir qu'en chauffant doucement la machine, les douleurs disparaissent. Départ à 8h15, j'ai traîné dans la préparation, la motivation étant un peu vacillante au vu de ma forme apparente. Me voilà quand même sur le vélo. Hendaye n'ayant rien à envier aux rues de San Francisco, il faut monter une pente déjà bien raide pour rejoindre la route menant vers le pont de Béhobie, porte de l'Espagne et du chemin menant à la montée du col d'Ibardin. Je me traîne à petite vitesse, mais les jambes tournent c'est déjà ça. Sur le chemin le long de la Bidassoa, j'accélère petit à petit sur cette partie sans difficulté, le GPS indique 20 à 25km/h, et les sensations s'améliorent. Alors que le ciel est tout bleu partout ailleurs, le bas de la vallée à cet endroit est sous les nuages bas, image étonnante.









Nuages bas dans la vallée

J'arrive dans les temps prévus au début de la montée, je garde la plaque pour cette montée afin de travailler en puissance et de chauffer les muscles et ça fonctionne. Au milieu de l'ascension, je suis bien, les sensations sont enfin bonnes, plus de difficulté à mettre du rythme, ouf, ça va le faire.
Et me voilà "on top" comme ont dit en aviation

Vue panomarique

Quelques Pottocks pour l'ambiance et bientôt j'arrive au sommet. A noter que lorsqu'on monte par le chemin, on arrive bien plus haut que le col qui est situé à 327m alors que le GPS indique 450m avant de descendre le long des magasins pour rejoindre la route.

9h40, Ibardin,la Rhune est au loin droit devant
Quelques centaines de mètres de bitume avant de rejoindre la piste qui mène à Rhune depuis le col. La première partie est ... descendante, il va falloir bientôt regagner l'altitude perdue.
9h58, le panneau indique le début de la montée finale, il reste un peu moins de 5km, le premier est roulant ...
On se rapproche, les antennes sont bien visibles
La première partie de la montée finale est paradoxalement roulante sur le premier km, le GPS n'indique plus que 350m, sur 4km il va falloir monter à 900m, je vous laisse calculer le pourcentage moyen ! J'ai bien en tête le premier mur au détour d'un virage à gauche, qui monte droit dans la pente. Et effectivement, le voilà. J'enclenche le 20x36, ici pas la peine de jouer au héros, l'idée c'est de tenter la montée sans mettre pied à terre. Cette fois, les choses sérieuses commencent, ça monte vraiment fort, et surtout je sais que ça va durer longtemps. J'entends un clic-clic de transmission, bizarre pourtant tout est bien réglé. Je me retourne et je réalise que je suis poursuivi par un autre vététiste. On va s'affronter en mode "Rhune", ici 50m d'avance représentent plusieurs dizaines de secondes , tout est au ralenti ! Dans un passage encore plus dur, il me rattrape, et passe en me disant bonjour en espagnol. Impossible de le suivre même s'il est 10m devant. Je n'essaie même pas, surtout ne pas se griller parce-que je suis à bloc, le souffle court, qu'est-ce que c'est dur ! Nous allons nous suivre presque toute la montée jusqu'à un nouveau passage sans doute à plus de 25% où ma roue ripe, et me force à mettre pied à terre pour éviter la chute. Zut, mais bon, je sentais que j'arrivais à la limite et c'est la première fois que je monte si haut d'une traite ici. Tant pis, je fais une pause d'une minute pour laisser le coeur redescendre avec un petit espoir de reprendre le fuyard s'il a présumé de ses forces ( ce qui ne sera pas le cas ) .
Pause en regardant les Pottocks
Ca se rapproche, il est 10h30, 2km en 1/2h !
Et me voilà reparti, le milieu de la montée est relativement moins pentu, en moulinant tranquillement, ça permet de récupérer un peu avant la ligne droite finale absolument terrible.
La dernière ligne droite, l'objectif écrase la pente, jamais inférieure à 20% sur cette partie et 30% dans le dernier virage
J'arrive au pied de ce fameux passage, il va falloir serrer les dents. J'aperçois mon lièvre à mi-pente, ça fait quelques minutes d'avance, mine de rien. Le sol est recouvert de petits cailloux ronds qui ne facilitent pas la progression. Il y en a beaucoup plus que les autres années, ça n'augure rien de bon pour la descente qui risque d'être délicate. Je dose de mon mieux la puissance sur la roue arrière pour trouver le bon compromis entre l'adhérence et la trajectoire. Mes jambes brulent et les poumons aussi, je me rappelle que je m'étais juré de ne pas recommencer cette ascension de folie. Maintenant, il faut aller au bout. Je m'arrête 30s à 100m du dernier virage, hyper raide, pour reprendre mon souffle. Les encouragements de tous les randonneurs admiratifs font du bien. En serrant les dents, je passe le virage, je sais qu'il reste ensuite 100m difficiles avant que la pente diminue. Il y a un monde fou qui profite de la belle vue avec le temps dégagé, il faut y aller avec prudence car les gens ne regardent pas trop où ils vont. J'arrive au sommet, je dégouline littéralement.
11h, un vététiste sympa a proposé d'immortaliser le moment, merci à lui
Vue sur les maisons du col d'Ibardin
Hendaye et Fontarrabie au fond


Au premier plan à gauche , le chemin pour redecendre


Le petit train de la Rhune qui est en service depuis presque 100 ans


Il est temps de redescendre pour arriver à l'heure pour le déjeuner. J'y vais prudemment, les cailloux roulants dans une pente à 30%, ça m'inspire une confiance mitigée. Je regrette la selle téléscopique à cet instant. Je me retrouve rapidement dans le fameux virage vertigineux. Un coup d'oeil dans l'axe de la pente pour voir s'il y a du monde, un groupe de randonneuses approche. Je serre à droite pour ne pas les gêner, à cet endroit, c'est du bitume. A la sortie de la zone bitumée, je réalise trop tard que sur ce coté, il y a un petit ruisseau qui coule. La roue avant ripe violemment sur le rebord d'une rigole en bois transformée en patinoire par l'eau. D'un coup de rein désespéré, je redresse le vélo in extremis mais ça m'envoie de l'autre coté la roue arrière décroche et je me vois tomber sur le coté droit dans la pente vertigineuse. Oulala, ça se présente très mal là ! Pas le temps de déclipser, je tente de heurter le sol le plus souplement possible mais la pente est si raide que je fais un tonneau complet par la droite et je m'arrête dans un nuage de poussière rouge, un peu sonné. Un coup d'oeil aux randonneuses, je n'ai blessé personne, ouf. Second coup d'oeil pour vérifier s'il ne s'agirait pas d'une école d'infirmières justifiant de prendre une posture incitant à la réanimation. Aie, en fait c'est un club du troisième age et elles sont au bord de la crise cardiaque me voyant déjà en mille morceaux. Je me relève donc avec un grand sourire malgré un bras et une jambe droite bien rapés, mais pas de gros bobo. Je suis couvert de terre rouge, les lunettes en travers et le casque de guingois. Elles me regardent comme si j'étais le survivant d'une catastrophe nucléaire. Je rassure tout le monde et saute sur le vélo pour repartir. Le souci c'est que je ne vois plus grand chose à travers les lunettes avec la poussière et la transpiration qui dégouline. Impossible de s'arrêter à cet endroit, ça descend trop fort, je fais une petite pause plus bas mais l'essuyage ne donne pas grand chose. Je roule prudemment jusqu'à ce que la pente se calme et permette de plus lâcher les freins. Attention aux rigoles parfois très creusées qui permettent l'évacuation de l'eau. Cette satanée foruche DTSwiss ne les absorbe pas bien et je me fais plusieurs quelques frayeurs avec le vélo qui chasse fortement. Remontée sur quelques centaines de mètres vers Ibardin, version col, puis remontée bien raide au milieu de la foule pour rejoindre la piste qui redescend vers Hendaye. Je fais peur avec le sang sur le jambe et le bras, les gens s'écartent naturellement, un automobiliste s'arrête même pour me proposer sa trousse à pharmacie, super sympa , merci à lui. Je décline, rien de grave et il y a un torrent plus loin sur lequel je compte pour reprendre forme humaine. La suite de la descente ne pose pas de difficulté, le vélo file bien. Je stoppe au torrent pour une pause ravito et nettoyage, pour la jambe, le bras et surtout, les lunettes ! Me voilà enfin présentable et je vois la trajectoire devant, quel bonheur. Tellement bien, que je rate la bonne bifurcation, filant comme un missile sans regarder le GPS. Ca me vaut un bon km de remontée en plus, quand on aime, on ne compte pas. Puis retour à la maison par la piste le long de la rivière à toute vitesse, le vent dans le dos. A l'arrivée, le GPS affiche 60km pour 4h27 de roulage et 1650m de D+. Belle sortie et sacrée frayeur quand même !