dimanche 16 février 2014

Dimanche 16/02/14 : Les Trois Pignons

Le beau temps est annoncé pour ce dimanche. J'en profite pour dessiner un parcours au départ de Milly la Forêt qui exploite les richesses du magnifique massif des Trois Pignons. Il y a de nombreux passages nouveaux que je n'ai jamais testés, récupérés sur une trace trouvée sur internet. Ma traditionnelle invitation du samedi fait un bide complet : pas un seul volontaire identifié, entre les routiers, les blessés et les skieurs, la troupe est décimée. Un pensée pour Pat qui souffre d'une pubalgie, et qu'on espère rapidement revoir parmi nous.  Pressentant la difficulté du parcours et un peu refroidi par la vidéo de Cedric Gracia pour tenter tout seul une sortie aussi technique, je décide finalement d'aller rouler à Barbizon ... et de retarder le réveil. Alors que je me prépare tranquillement, un "bip" retentit sur mon téléphone. "Hello JP j'arrive!" me dit Olivier . Youpi me dis-je tout en prévenant Olivier que j'avais changé mes plans. Un petit coup de fil et on décide finalement de rester sur le parcours initial, j'arrive au parking à 8h40. Mon "GPSPhone" est sur le vélo, renvoyé par la poste par le vététiste qui l'a retrouvé la semaine dernière. Un immense merci à lui ! Quelques minutes plus tard, nous sommes en route, avec un beau ciel bleu qui fait du bien au moral. Malgré les pluies répétées de cet hiver, nous aurons eu de la chance le dimanche. Le parcours se révèle immédiatement ludique. Plusieurs boucles autour de Coquibus nous emmènent vers des points de vues extraordinaires sur des sentiers techniques et magnifiques. Les platières sont encore très humides avec de véritables mares qui sont suffisamment profondes pour mouiller les chaussures. Quelques belles montées nous échauffent rapidement avec une mention spéciale à l'ascension des Cotes de Courances, que je finis en crachant mes poumons, une sacrée trouvaille que je ne connaissais pas. Le 30x42 s'avère bien adapté à ce genre de parcours et me permet de monter les passages les plus raides. On continue les boucles, autour de Nid d'Aigle puis du Rocher aux Voleurs. Le coin est vraiment superbe avec des paysages à couper le souffle, des passages techniques avec plein de dalles, dont certaines où il faudra revenir pour les passer. Mais on s'en sort bien dans l'ensemble, les stages chamois ont bien portés leurs fruits et nous arrivons à passer la presque totalité des endroits techniques sur le vélo. Plusieurs descentes nous régalent avec de très beaux enchaînements, la banane est de sortie sur nos visages. Petite transition plus roulante pour aller rejoindre le Rocher des Sablons par un itinéraire différent de celui que nous prenons habituellement et qui nous mène en haut de la montée impossible que nous allons cette fois descendre. La montée jusqu'au sommet nous use les jambes, c'est raide et cassant mais ça passe. Nous voilà maintenant en position de tenter la descente. On étudie scientifiquement la trajectoire, les rochers sont secs, ça aide pour la confiance. Il y a deux dalles consécutives à passer. Je tente en premier, waouh ! Une fois dans la pente, plus possible de réfléchir, ça descend vite et ça glisse quand même, donc impossible de s'arrêter. Mais le Cube répond fidèlement aux ordres de son pilote et j'arrive en bas sans encombres avec un petit pic d'adrénaline. Olivier descend à son tour sous l'oeil de la caméra, passage impeccable.Prochaine étape , le Rocher de la Reine . Nous croisons toute une équipe ADP avec qui nous tapons une petite discute. Alex est équipé du même pignon OneUp de 42 que moi,  la mode est lancée :-) . Nous prenons ma variante "no foot" qui fonctionne bien pour rejoindre le haut du Rocher. Le terrain est encore une fois bien mouillé ici, il y a de grosses mares à contourner. Nous voilà au fameux rocher. Je tente, ça passe du premier coup, pendant qu'Olivier réussit aussi son passage sous l'oeil de la caméra ! On aura plus de mal sur le rocher suivant , celui qui fait une cuvette au milieu et je dois m'y reprendre à trois fois pour passer. Nous rejoignons ensuite la Gorge aux Chats pour enchaîner sur le Laris qui Parle puis la Canche aux Merciers. J'adore ce passage, malgré la séance d'escalade incontournable pour rejoindre le sommet. Le retour en contournant au sud le Bois de la Charmes comporte quelques passages vraiment difficiles qui nécessitent de pousser un peu. Un peu de route puis le Chemin de Rumant constituent l'épisode roulant du jour qui dure quelques kms. Olivier entreprend d'essayer de me décrocher en profitant de son 44 devant pendant que je mouline sur le 30. Mais je m'accroche tant bien que mal, impressionné par le bonhomme vert devant qui envoie comme Hulk lorsqu'il est de mauvaise humeur. Je tire la langue, profitant des petits passages en faux plat montant pour combler l'écart. Mais la partie finale est plus difficile, ça remonte et soudain, je reviens comme une balle pour passer Olivier qui commence à payer ses efforts. Ouf ! Je commençais à douter. Virage à droite et ça remonte fort pour rejoindre les platières de la Roche Feuillue. Mon poursuivant a un peu lâché prise payant son long rush précédent. Regroupement au sommet, nous découvrons ensemble cette zone que nous ne connaissions pas. La fatigue se fait un peu sentir et on hésite sur la dernière dalle qu'on passe finalement à pieds mais qui doit passer sans trop de soucis. Nous redescendons avant de remonter un peu pour rejoindre Coquibus et prendre le chemin du retour . De retour aux voitures, le GPS affiche 1080m de D+, 56,5 km et 4h34 de roulage. Une magnifique sortie, qui mérite les cinq étoiles. A refaire avec tout le monde !


dimanche 9 février 2014

Dimanche 09/02/14 : Le Beau Mollet

Ayant des invités à la maison ce dimanche, je réfléchis à un parcours pas trop long. Convaincu par les performances de mes pneus boue à Larchant, j'opte pour le Beau Mollet, une rando sympa déjà faite à quelques reprises. A ma grande surprise, Seb et Olivier décident de m'accompagner dans cette entreprise risquée au vu des pluies de ces derniers jours. En allant à l'assemblée générale de l'aéroclub samedi soir, je me prends un énorme grain vers 18h, de quoi bien mouiller le terrain. Mais j'ai confiance dans ma monture et pour tout dire, je suis assez impatient de tester son fonctionnement dans ces conditions. J'arrive aux inscriptions vers 8h15, bulletin déjà rempli via internet, nous prenons le départ à 8h30, avec Seb car Olivier a recruté des amis et partira plus tard. Nous sommes rapidement dans le vif du sujet, la première allée est bien grassouillette. Ca colle sous les roues, mais ça avance bien malgré tout. Après quelques km assez roulants, nous attaquons les premiers raidars dans la forêt de Versailles, le parcours s'orientant au sud pour la première boucle. Après la route aux Noyers, sur le GR11, nous attaquons une des plus grosses difficultés du parcours. Avec le sol gras, la pente vient à bout de tout le monde, mais ma fidèle monture m'emmène en haut sous les yeux étonnés des concurrents qui peinent à pieds. J'arrive au sommet en zone rouge mais je suis passé. Test concluant de la transmission mono-plateau pour randonnée "standard" , en 30 dents devant et 11-42 derrière. J'ai reçu cette semaine le pignon de 42 OneUp qui assure des passages impeccablement fluides, le fait de ne pas avoir à changer de plateau est vraiment un plus qui facilite la vie du pilote.  Cette première partie de parcours n'est pas facile, il y a pas mal de D+ , des passages grassouillets qui scotchent un peu. Seb mène un bon train, privilège de la jeunesse, pendant que je laisse chauffer la machine, profitant de quelques passages délicats pour prendre parfois un peu d'avance, avantagé par le 29" car Seb a pris son mulet en 26" pour préserver son vélo "officiel" . Mais les conditions ne sont pas catastrophiques, de la boue certes, mais rien qui empêche la progression, et pas de passages collants. Je n'aurai pas à déclipser de tout le parcours hormis un ou deux passages où je serai bloqué par d'autres concurrents devant moi. En remontant vers le nord, nous suivons par erreur deux avions qui ne faisaient pas le parcours. Nous nous retrouvons au départ de la boucle, on est quitte pour un demi-tour pour aller rechercher le bon chemin. On traverse le bois du Pont Colbert, avec quelques grimpettes, puis direction Viroflay avant d'atteindre le ravito en haut d'une longue montée assez roulante. On fait une pause rapide, horaire oblige et nous voilà repartis. La 2ème boucle est sympa et plus sèche dans l'ensemble que la première. Je me sens super bien sur cette partie, ça avance tout seul. J'en profite pour placer quelques accélérations dans les bosses, histoire de monter à Seb que les vieilles locos en ont encore dans les jambes :-) . Il faut en profiter car notre jeune recrue progresse de manière préoccupante à force d'entraînement. On discute de la Granit au passage, les inscriptions ouvrent aujourd'hui . Encore une belle bosse, bien connue, dans la forêt de Meudon après être remonté vers le tour Telecom mais par le chemin "facile" à gauche. Je réalise soudain que j'ai perdu mon "GPSPhone". Zut de zut. Mais c'est mon jour de chance, un concurrent le ramassera et identifiera même mon adresse mail en regardant astucieusement la messagerie, sauvé ! Cela ne nous empêche pas de continuer à appuyer généreusement sur les pédales, nous doublons de nombreux concurrents. Dernier single ultra boueux avant une montée qui nous ramène dans Velizy. Arrivée à 11h38 après 2h50 de roulage, 43km avec notre détour et 870m de D+ . Nous sommes bien contents de notre sortie même si les vélos et les deux vététistes sont bien sales.


dimanche 2 février 2014

Dimanche 02/02/14 : l'Hivernale

Pour ne pas faire mentir la tradition, nous avions programmé l'Hivernale à Larchant comme premier rendez-vous de la saison. La météo pourrie de ce mois de janvier laisse présager des conditions difficiles. Pas beaucoup de volontaires : Bastien, Alain, Patrick, Olivier, Sebastien, Stéphane, Xavier et Giovanni. Forfait de dernière minute de Patrick, il n'aime pas la boue et souffre d'un début de pubalgie, espérons que cela disparaîtra rapidement. Benoit, qui n'aime pas cette rando, a opté pour un entraînement en rythme en direction de Verrières. Il va finir sur la route à ce train là :-) . Un peu inquiet du terrain, je décide de monter les anciennes roues pour ne pas risquer d'abîmer les Asterion, avec un Maxxis Beaver devant et un Michelin Wild Mud à l'arrière. Une monte qui se révélera excellente avec un vélo contrôlable même dans les pires descentes glissantes. Et, n'ayant peur de rien, je décide d'étrenner mon montage "1x10" sur cette petite rando du dimanche :-) . Pour l'occasion, plateau Wolftooth 26 dents devant avec cassette 11x42 à l'arrière, en montant le pignon de 42 derrière le 36 après avoir viré le 17 dents, comme le prévoit le montage en vigueur chez tous les fabricants de cette solution qui se multiplient de jour en jour. Nous nous retrouvons vers 8h10 aux inscriptions, il y a du monde, malgré l'état du terrain. Bastien et Alain sont déjà partis avec JM et Mary. Nous nous élançons vers 8h35, comme d'habitude, après une première montée on est tout de suite dans le vif du sujet, ça tournicote dans tous les sens avec des montées/descentes bien raides. Je sens immédiatement la différence depuis l'année dernière, nos entraînements à Bleau ont portés leur fruits, ça passe sans inquiétude dans les endroits techniques. Le parcours a un peu changé, on ne prendra pas la descente bien raide avec les matelas sur les arbres cette année, en échange nouvelle variante du coté de Bonnevault avec vue sur la carrière. Nous arrivons ensuite dans le fameux secteurs des Gondonnières, un mythe local, avec le départ qui serpente en balcon en surplomb de la carrière, il y a du gaz, concentration nécessaire. Ma roue avant sort du sentier et je me couche sous l'oeil de la caméra de Stéphane. Pas trop de monde devant, nous pouvons donc bien négocier ce passage ludique avec ses talus bien raides où il faut arriver lancé pour grimper au sommet, surtout avec le terrain bien gras, mais ça passe. Le passage expert de la descente des Blaireaux est fermé cette année, trop dangereux, mais le passage "normal" nous donne quand même bien du fil à retordre avec le devers "savonnette". On se lance sur le vélo dans la dernière partie avec Stéphane, c'est chaud mais ça passe. Un peu plus loin, dans une autre descente en devers bien glissante, Olivier nous montre que son prénom n'est pas choisi par hasard. Il passe de longues secondes enlacé avec un arbre qui lui avait fait de l'oeil. A ma grande surprise, les pneus grippent parfaitement dans ce passage que je négocie sans problème sur le vélo. Impossible de grimper "la Joie de Miche" avec ce terrain, ce sera pedibus pour tous. Un peu plus loin, une nouvelle descente "expert". Stéphane et Olivier préfèrent contourner, je tente. Le grip est excellent, c'est du sable, mais il y a des épingles redoutables que je n'arriverai pas à passer sur le vélo. Ca semble faisable, il faudra revenir s'entraîner. Nouveau passage pas du tout facile et nouveau, avant d'arriver à la mythique "Aie Aie Aie". Moi qui attendait une montée tranquille, je dois puiser dans mes réserves pour m'arracher sur des passages bien raides dans une vraie jungle. Et nous voilà au sommet de la "Aie Aie Aie". Xavier et Gio qu'on pensait devant me rejoignent. Il y a du monde, je dois attendre un peu pour descendre. Pas de chute, mais de beaux zigzags enregistrés par la caméra ! Nous sommes au km 17, premier ravito. Nous repartons tous ensemble, ou presque, Olivier ayant pris la poudre d'escampette avec Stéphane. Je vais rechercher nos chamois et nous regroupons tout le monde, mais il vont rapidement disparaître sur cette partie roulante. Stéphane enquille bien sur ce tronçon, et nous roulons tous les trois de concert. On arrive alors dans un de mes passages favoris, une sorte de canyon où on monte et descend sur les côtés. Voyant un tronc, Olivier se jette à nouveau dessus. Nous détournons pudiquement le regard :-) . La suite est physique : ça tourne, ça monte, ça descend, sans répit. Impossible de récupérer. Je viens à bout d'une montée infernale sur le vélo, mais elle va me coûter cher, je me retrouve avec un point de côté dont je n'arriverai pas vraiment à me débarrasser avant la fin du parcours. Je prends un peu d'avance sur un passage technique, Stéphane fait l'effort pour revenir juste avant le passage "Houdini". Il est un peu cuit pendant les minutes qui suivent, mais le ravito 2 n'est pas loin. On ne tente pas le "Gap Majeur" au profit de l'itinéraire bis, déjà bien salé ! Un peu entamé à cet endroit, je n'ose pas passer la descente avec une marche sur le vélo que Seb que nous retrouvons au ravito 2, 100m plus loin nous explique avoir franchi. Bravo ! Le ciel est magnifiquement bleu, un temps printanier qui nous accompagne depuis le début . Au point que j'ai plus que chaud avec la veste d'hiver. Nous repartons groupés, avec une descente technique pour commencer. Nous attaquons la dernière partie, la plus physique. Des montées bien grasses et des passages tout aussi glissants sur les crêtes après la carrière. Stéphane tombe pile au même endroit que moi l'année dernière dans une descente en glaise. Le Beaver avant continue de faire merveille et pas de souci pour moi . Seb accélère à ce moment, suivi par Stéphane, j'ai du mal à suivre, le point de côté est revenu et me gène dans les montées. La fin du parcours dans la forêt de la Commanderie est toujours aussi difficile. Quelques nouvelles variantes, je retrouve la descente pentue et glissante dont j'avais gardé le souvenir. Tout le monde est à pieds, je tente, le contrôle est bon, je prends confiance et me lâche bien. Grand sourire sous le casque, et paf, je perds l'avant et fini le nez par terre. Une seconde d'inattention se paie cash ici . Nous finissions par la traditionnelle dernière boucle en tournant à droite après le parking alors qu'on pense être arrivé. Olivier revient de nulle part, je remets du gaz pour tenir le diable vert déchaîné en cette fin de parcours. C'est l'arrivée après une dernière descente, on retrouve tout le monde avec Bastien et Alain. Alain a roulé sur le Trance 29 de Bast qui lui a permis de faire souffrir tout le monde. Soupe à l'oignon, vin chaud, bière, sandwich, une bonne petite collation, une dernière photo et retour maison après 4h32 de roulage, 46,7km, 1207m de D+. Encore une belle édition, usante par l'état du terrain mais tout à fait praticable quand même. Aucun souci avec le vélo, la nouvelle transmission a parfaitement bien fonctionné, la chaine est parfaitement tenue par la denture "XX1 like" du plateau.


Fichier gpx non publié ( passages privés sur le parcours ) 

dimanche 26 janvier 2014

Dimanche 26/01/14 : Barbizon

Dernière sortie avant Larchant. Une étude attentive de la météo aviation montre que la pluie risque d'arriver en fin de matinée. Je trace donc un parcours pas trop long afin de rentrer aux voitures à une heure décente et au sec. Peu de volontaires aujourd'hui. Bastien et Xav optent pour une sortie chamois, pendant que les forfaits se multiplient et que Patrick teste le côté obscur de la Force en compagnie des troupes de Dark Franckor. Son objectif de battre le Maître Benoilator en haut des bosses le pousse à toutes les extrémités :-) . Nous apercevons la famille Pedalator à l'entrée de la forêt à notre arrivée et nous nous retrouvons sur le parking avec Olivier que la dernière partie de mon tracé, riche en montées féroces, n'a pas découragé bien au contraire. Départ en direction de l'ouest ce matin, direction la zone du monument Millet-Rousseau. Malgré deux tentatives, je n'arrive pas à passer le tas de cailloux dans la première ascension, ça semble pourtant faisable mais les jambes froides n'aident pas à franchir les obstacles. J'aime bien le passage dans les platières au sommet, du technico ludique qui passe sur le vélo en regardant bien où on met les roues. Nous filons ensuite en direction de Franchard. Le rythme est bon, le groupe homogène. Notre Olipic retrouve la forme et le coup de pédale se fait bien plus incisif que ces dernières semaines. Aujourd'hui, nous serons épargnés par les soucis mécaniques et la sortie va se faire avec un minimum d'arrêts. J'ai un peu abusé de la brioche au petit dej' et il me faudra du temps avant d'avoir faim, j'ai l'estomac un peu lourd ! On prend la route du Sommet dans le Long Boyau, avec la petite descente technique que je prends plaisir à passer de manière bien fluide ce matin. Pas de doute, les cours de chamoiserie ont portés leurs fruits. Le passage qui suit sur des singles entourés de fougères est un de mes préférés d'autant que nous avons la chance d'avoir un beau rayon de soleil, une denrée rare depuis quelques semaines. On remonte sur le Mont Fessas pour prendre le sentier en descente. La fin est un vrai toboggan qui dévale pleine balle, sensations très agréables, nous avons tous le sourire, et encore plus Benoit qui se régale d'avance de la remontée le long de la N7. Nous enchaînons ensuite avec une variante du côte de la Mare aux Liqueurs. Belle descente technique avec une épingle au démarrage puis une dalle au milieu que je passe sans coup férir, le terrain est relativement sec et cela me met en confiance, je prends une belle avance qui me permet de prendre mes petits camarades en photo à l'arrivée.


Nous rejoignons le magic single via Cassepot où je tente une attaque rapidement neutralisée par le Benoilator qui l'avait sentie venir. J'ai tracé quelques coupes dans de grandes allées pour rejoindre la Butte aux Vestiges, mauvaise idée, le terrain est désagréable, labourée par des hordes entières de sangliers, un vrai champ de mines sans compter le passage où il faut grimper à une échelle pour passer une clôture. Nous voici sur l'endroit où on s'acharne depuis 3 semaines. Passera-t-on enfin aujourd'hui ? Je commence la montée doucement pour garder des forces. La première partie est de plus en plus boueuse et ravinée et je m'arrache d'extrême justesse pour passer, mais c'est bon. Voilà l'instant fatidique, la fameuse racine. Les jambes brûlent, j'ai laissé une cartouche dans la partie précédente. Je tente de récupérer sur quelques mètres puis donne tout ce qui reste dans le moteur. Racine passée, le vélo est quasi à l'arrêt et j'embarque dangereusement à droite. Allez !!!! Je me concentre sur mon équilibre, redresse et repart. Je hurle un YES victorieux ! Passé !!! Benoit tentera 2 passages et finira par trouver une nouvelle trajectoire sur la gauche. Olivier se résigne après plusieurs essais, ses roues de 26" limitent son adhérence. Nous aurons moins de chance à Remiremont, malgré un bel acharnement, rien à faire, encore trop humide. C'est parti pour un belle brochette de montées bien raides dans la zone des Longues Vallées, avec la fameuse montée impossible au milieu. Nous passons tout sur le vélo, Olivier n'est pas en reste et ne lâche rien, même si le haut de la montée impossible lui résistera, toujours l'adhérence qui trouve ses limites. Il faut dire qu'on a eu chaud aussi avec Benoit, c'est bien mou et il fallait bien doser l'effort sur les pédales. Nous terminons par une ultime remontée sur le Route Tournante et une jolie descente sur le GR avant de rejoindre les voitures après le traditionnel sprint final sur la Route des Artistes. 45km, 940m de D+, 3h27 de roulage. Olivier est fin prêt pour Larchant, la persévérance a payé une fois de plus !




dimanche 19 janvier 2014

Dimanche 19/01/14 : La piste des cent dalles

Toujours pas d'amélioration significative de la météo. Si ça continue, on va souffrir sur le parcours de l'Hivernale. En attendant, nous avons la chance d'avoir Bleau à notre disposition. Bastien nous propose bien une sortie à Larchant mais l'humidité générale nous en dissuade. Pour compenser, je trace un parcours à même de satisfaire tout le monde : des dalles à franchir, des rochers à grimper, des petits singles techniques, quelques passages plus roulants, du sable , 100m de route, et plein de grosses montées suivies de jolies descentes. Le tout sur plus de 50km, bref de quoi faire chauffer les guiboles. Bastien, Benoit, Ludovic, Michel, Olivier, Patrick S. et Patrick G. avec un superbe Bergamont carbone 29" monté en XX1 tout juste finalisé pour ce dernier. Belle machine ! Le temps est encore tout gris et humide, on aimerait vraiment voir le soleil, il nous manque. Bastien nous a donné rendez-vous sur le parking de la N7 car il a monté un plan d'enfer avec une seconde sortie en compagnie d'Alain l'après-midi. Infatigable ! Mais nous ne le trouvons pas au rendez-vous . Appel téléphonique sans succès. Mystère, nous décidons de continuer, le parcours promet d'être long. Départ par les petits sentiers de Cuvier Chatillon, petit moment d'inattention, je butte sur une petite racine, mais je déclipse trop tard et tombe dans le fossé. Pas de bobo, mais en remontant sur le vélo, je réalise que le dérailleur est complètement déréglé. Ah non ! Ca ne vas pas recommencer ? En fait, c'est la gaine qui est sortie de sa butée à l'endroit où elle rentre dans le cadre, ce qui génère une tension excessive. Elle s'est abîmée, il faut sortir les outils pour tout remettre en ordre. Michel est tombé aussi, avec un pshiit étrange auquel on ne prête pas attention sur le moment. Bastien qui était en retard en profite pour nous rejoindre. Nous filons vers la fameuse dalle en haut de Cuvier que Patrick veut absolument passer aujourd'hui . Petit passage ludique qui passe sur le vélo pour la rejoindre, hormis les 10 derniers mètres. Bastien passe, Patrick s'élance et chute en bas, le rocher sur la trajectoire complique les choses. Il remonte, difficilement sur le rocher glissant sous l'oeil de la caméra. Je tente à mon tour, ça passe, le problème c'est bien de tourner avant le rocher sinon la dalle passe en fait sans trop de soucis. Elle est néanmoins très impressionnante vue d'en bas ! Patrick retente et passe aussi. Objectif atteint ! Mais son pneu est dégonflé, séance pompage shadock. On enchaîne sur une grosse marche. C'est à ce moment que Michel réalise que son amortisseur est dégonflé. Et comble de malchance il a oublié sa pompe haute pression qui ne le quitte jamais. Arrivés sur le chemin en bas, on regarde de plus près. Et là, horreur ! La valve de l'amortisseur s'est arrachée. Incroyable malchance car elle est très bien protégée à l'intérieur du cadre. Surement une branche qui a tapé pile dessus. Michel doit se résoudre à rentrer à la voiture, on est désolés pour lui. Petite consolation, avec Patrick G., il a son vélociste avec nous, rendez-vous est donc pris au magasin de Ste Geneviève dès lundi. On en profite pour regonfler une nouvelle fois le pneu de Patrick. 4 km en 50 minutes, on n'est pas arrivés à ce rythme là. Direction l'hippodrome de la Solle avec quelques montées descentes pour y arriver, avant de redescendre sur Fontainebleau par le single le long de la N7. Les vélos filent, la moyenne remonte, mais pas longtemps, on prend le single technique découvert il y a 15 jours qui mène sur la montée infernale qui disperse le peloton. Maintenant, direction le sud de Bleau, en traversant le Long Boyau, puis le Rocher de la Salamandre et le Mont Montrillon avec de rejoindre Bouligny. Avant de rejoindre le Rocher d'Avon, on fait la montée du Mont Chauvet dans l'axe du château de Fontainebleau, une découverte pour Bastien. Redoutable montée. On découvre une belle descente avec une marche en racine au départ. Ca passe aussi, j'aurai réussi toutes les difficultés techniques aujourd'hui, me voilà content. Petit réglage à prévoir de la fourche qui plonge un peu trop à mon gout. Le passage dans le Rocher d'Avon est toujours aussi génial, on fait découvrir à Bastien le passage secret entre les rochers, il faut bien viser, il y a juste la place pour le guidon. Patrick après ses soucis de pneus, commence à avoir des problèmes de dérailleur. Il grogne un peu. C'est vraiment la scoumoune coté mécanique aujourd'hui. Ludovic qui a une contrainte horaire, nous laisse pour rentrer pendant que Bastien, Benoit et Patrick G. font le sprint dans la Butte Montceau. J'ai du mal à suivre, les jambes vont bien mais je manque de souffle, l'humidité ne me réussit pas. Olivier commence à donner quelques signes de fatigue. Bastien qui a rendez-vous avec Alain à la Croix d'Augas nous quitte aussi pendant que nous inaugurons une variante qui nous amène au pied du magic single en contournant Denecourt. Belle partie de manivelles à la suite, Benoit accélère suivi par Patrick dont le dérailleur se fait provisoirement oublier, je reste en retrait, me réservant pour la montée des Vestiges. On butte tous sur la première partie, pourtant la plus facile, mais la pente est de plus en plus ravinée, les trajectoires connues ne passent plus. Je repars quand même avec la satisfaction de passer la marche finale, avec une nouvelle méthode : je passe la roue avant, arrête le vélo, transfère le poids et tire l'arrière, ça marche, youpi ! Moins de chance avec Remiremont, pas moyen de passer la dernière racine, mais ça viendra. On perd Olivier qui est bien fatigué en cette fin de parcours, pendant que les soucis de Patrick avec son dérailleurs prennent une tournure incroyable. Désormais la chaîne passe derrière le galet inférieur. Ca parait impossible, surtout qu'aucun problème évident n'est visible. Patrick enrage. On décide de couper la fin du parcours après avoir retrouvé Olivier. On prend quand même le single en devers, plus sec en cette fin de matinée, mais toujours technique. A la sortie, après avoir regroupé la troupe, Benoit me lance "allez roule!" . Le souffle est revenu avec l'humidité en baisse. Je ne me fais pas prier ! On déboule à pleine vitesse avec Patrick G. qui n'est pas en reste. Benoit passe en me lançant " allez accélères !" . Ce que je fais, on file à plus de 30 km/h. Je connais bien le coin, je sais qu'il y a une montée de 150m un peu plus loin . Le Benoilator va-t-il placer une mortelle accélération dont il a le secret ? Je bloque fourche et amorto, prêt à bondir dans la roue, mais pas d'attaque. Je tente ma chance et déboîte mais voilà Patrick qui en remet une couche avant que Benoit repasse. Ca roule fort dans le groupe de trois. On enquille la descente à bonne vitesse, l'arrière chasse dans deux virages, nous voilà sous le tunnel de la N7, reste l'allée des Artistes pour finir. Je me lance, sans tout donner pour appâter les poursuivants. Benoit passe, mais j'en remet encore, Benoilator dépassé ! Mais c'est sans compter sur le Bergamont et son propriétaire qui passent à leur tour. Je visse à mort pour rester dans la roue et nous voilà au parking. Waouh, ça décrasse :-) . Malgré le parcours raccourci, le GPS indique 53,9 km et 960m de D+ pour 4h17 de roulage. Avec les 4 grosses bosses zappées, on aurait dépassé les 1200m de D+ . A refaire, en entier !





dimanche 12 janvier 2014

Dimanche 12/01/14 : les Rochers de la Brume

Après quelques hésitations sur la destination du week-end, Bleau s'avère rapidement faire l'unanimité, le terrain reste quand même bien boueux ailleurs. Je trace un parcours destiné à continuer la préparation de Larchant. Il y a donc des passages techniques, des passages ludiques, un peu de roulant pour se décontracter les jambes, des bosses bien raides et du kilométrage. Ah j'oubliais : passage impératif par le Rocher de la Reine pour cause d'entraînement au franchissement :-) . L'épidémie routière s'aggrave, voilà que même Patrick est contaminé maintenant. Du mauvais coté de la Force les petits padawans sont tombés, mais maître JP sur eux toujours veillera  ! Olivier est de retour pour ce dimanche, tout comme Seb. Nous serons donc quatre avec Benoit. La météo annonçait du beau temps, mais le brouillard s'en est mêlé. Nous arrivons à Barbizon sous un ciel magique, un léger voile de brume laissant entrevoir le soleil. Cela ne durera pas, avec le lever du jour, nous serons bientôt plongés dans le brouillard qui par instant ne fera pas bon ménage avec mes lunettes au cours de la sortie. Départ par ma montée impossible préférée qui passe nickel sous l'oeil de la caméra embarquée. Nous remontons vers le Puits au Géant, la luminosité est superbe à cet instant.


Direction la Faisanderie par le single qui serpente en direction du sud. On emprunte quelques centaines de mètres de route, je voulais contourner une zone peu praticable mais j'y suis allé un peu fort, il faudra modifier la trace à cet endroit. Nous remontons ensuite vers les Gorges du Houx par le même chemin que la semaine dernière avec la montée super raide qui fait quelques dégâts, ça passe pour moi, le Cube est maintenant bien réglé et se montre redoutablement efficace aussi bien en montée que dans les passages techniques. J'ai finalement monté la Reba de l'arme fatale N°1 et sa légèreté permet de lever plus facilement l'avant, appréciable pour les franchissements. Nous filons sur le single du sommet pour attaquer les Gorges du Houx. Olivier me précède et nous passons "à zéro", jusqu'au passage final. Olivier tente mais bloque sur les derniers mètres. Ca passe sans encombre pour moi, tout est une question de développement. Seb échoue malgré plusieurs tentatives, pendant que Benoit passe au second essai. Le drapeau de Saint-Michel est toujours là :-) . Direction le Rocher de la Reine, avec un peu de roulant où Benoit appuie sans compter sur les pédales, étirant le peloton qui s'accroche courageusement. J'ai tenté un autre passage pour monter sur le Rocher et l'essai est concluant : nous passons sans poser le pied, trace validée ! Et nous voilà sur le fameux single de rêve. Le terrain est beaucoup plus humide que je que j'imaginais, limite marécageux à certains endroits. Mais les rochers sont secs. Et nous arrivons sur la dalle du jour. Olivier s'élance en tentant de passer sur la droite, pas évident car il faut tourner. Je repère un passage au centre, il faudra tenir la trajectoire car avec le poids sur l'avant, les petits creux à gauche seront infranchissables, et à droite, il y a un trou. Donc c'est simple : on comprime la fourche, on lève la roue puis on se jette en avant pour monter l'arrière. Tentative N°1, je passe trop à gauche et bloque dans un trou. Tentative N°2 réussie , mais la caméra ne tournait pas ! Nouvel essai, cette fois je tombe dans le trou à droite, avant d'enchaîner deux passages réussis  youpi ! yes ! waouh ! Petite pause ravito, nous repartons avec encore un beau passage de rocher quelques centaines de mètres plus loin puis c'est la descente, direction les Trois Pignons. Petite séquence roulage où Benoit en remet une couche, puis on monte, pardon, on escalade, le Laris qui Parle pour le super sentier du sommet. La vue est complètement bouchée aujourd'hui mais le plaisir bien présent sur ce passage ultra ludique et technique. Belle descente dans la Canche aux Merciers puis nous prenons le chemin du retour via Arbonne, sur un bon tempo. La remontée vers le Rocher des Sablons va faire des dégâts. Je passe Seb et Olivier dans les premiers hectomètres sablonneux et revient petit à petit sur le Benoilator, petite descente puis c'est la longue montée roulante. Je remonte encore, mais dans le virage raide à droite, accélération de ma cible qui me fait mal aux jambes et aux poumons, rien à faire, je finis sagement. Olivier qui n'a pas beaucoup roulé ces dernières semaines commence à donner des signes de fatigue. Pause ravito et nous prenons la direction de Franchard puis d'Apremont. Il y a une belle suite de bosses qui finit d'achever Olivier. Nous l'attendons, et on termine par une variante du retour Pedalator. Benoit et Olivier filent aux voitures pendant que j'emmène Seb pour la dernière montée impossible, les jambes vont très bien en cette fin de sortie et je passe la difficulté puis le rocher qui m'avait jeté à terre la semaine dernière et nous retrouvons nos camarades sur le parking. Encore une belle sortie de 51,7 km, 870m de D+ et 3h55 de roulage. Il manquait jusque quelques rayons de soleil :-) .


    dimanche 5 janvier 2014

    Dimanche 05/01/14 : les dix bosses impossibles de Bleau

    Seb m'avait commandé un parcours physique pour préparer l'échéance de Larchant qui approche à grand pas. J'ai donc tracé un itinéraire empruntant une bonne partie des montées impossibles que je connais dans la partie nord de la forêt, une bonne dizaine au total reliées par une trace ludique en grande majorité sur des singles. Patrick ayant réclamé "une dalle" pour assouvir sa nouvelle passion, Bastien a mis sa petite touche pour ajouter un passage ... mémorable. Au cours de la semaine, c'est la débandade générale : Seb déclare forfait abattu pour une gastro subite, Bruno garde les enfants, Franck, Marco, Eric et Christophe sont frappés par le virus de la route, rechute traditionnelle du mois de janvier. Xavier et Gio ont prévu du jardinage en mode chamois Nous avons aussi quelques skieurs et enfin ceux qui ont des invités. Bref, c'est finalement un groupe restreint qui se présent à Barbizon le dimanche matin à 8h15 : Bastien, Patrick, alors que je suis accompagné du Benoilator prêt à en découdre pour 2014. Mauvaise surprise, malgré des prévisions météo optimistes, il pleut à notre arrivée. Ca nous mine un peu le moral, mais tous les sites météos sont unamines, y compris la météo aviation : il doit faire beau ce matin ! On y croit dur comme fer, en saluant au passage Xav et Gio qui arrivent en même temps. Le terrain est bien mouillé, ça risque de glisser pas mal. Nous partons en direction de Cuvier Chatillon, pour un remake de ma reco de mercredi, la branche en moins. Je montre à Bastien le chemin que j'ai trouvé dans le dédale de sentiers du départ pour pouvoir passer sans poser le pied. Bien ludique cette mise en train. Ensuite, nous avons la traditionnelle bosse d"échauffement. C'est la 4ème sortie de la semaine pour moi, je n'ai plus l'habitude, les jambes sont un peu faiblardes et Bastien me fait souffrir dans la monté en rythme. On emprunte une nouvelle variante ,avec une petite erreur qui nous fait pousser les vélos pendant quelques mètres avant de rejoindre une belle montée caillouteuse qui passe plus facilement qu'on ne le pensait. Nous filons rejoindre la zone des Longues Vallées pour un enchaînement de 3 montées/descentes bien féroces, 3/3 réussies, ça commence bien et ça fait mal aux jambes. La suivante est un gros challenge, la fameuse montée des Vestiges dans le sens le plus dur. Malgré plusieurs tentatives, aucun de nous ne parviendra à franchir la racine finale aujourd'hui, le terrain glisse trop. Pour couronner le tout, mon dérailleur n'est pas complètement remis de ses aventures de la semaine et les vitesses sautent sur le pignon de 32. En jouant sur la tension du câble je parviens quand même à trouve un réglage correct qui me laissera tranquille pour la suite. Voici le fameux passage Remiremont, même punition. Malgré plusieurs tentatives, presques réussies, on butera tous sur la dernière racine non sans avoir essayé plusieurs trajectoires. Nouvelle séquence de deux bosses bien tendues que tout le monde parvient à passer, mais on est content d'arriver en haut :-) . Petite pause dans le D+ avec la Grotte aux Cristaux, on tente la montée du sentier qu'on prend habituellement en descente, et je mets la pression sur Bastien en passant la marche via une trajectoire longuement méditée, JP 1 - Bastien 0. Nous traversons le massif sur mon single favori, avant de prendre la variante Bastien pour la "dalle". Wouah, pas du tout évidente la dalle en question, mouillée et réception dans les racines glissantes. On déclare forfait alors que Bastien nous épate en passant facile. JP 1 - Bastien 1 . Il repasse une 2ème fois, on s'incline . C'est alors qu'un groupe déboule mené par un gars sur un bel Ellsworth noir. Alors là, les amis, c'est un grand moment de solitude. Il survole la dalle comme s'il s'agissait d'un vulgaire cailloux puis grimpe dans la foulée sur un rocher d'un mètre de haut avec une facilité déconcertante avant de descendre de l'autre coté comme si c'était un sentier tout plat. Misère, on est ridiculisés mais admiratifs. Ellsworth 1 - groupe KHS91 0 . Le gars est par ailleurs super sympa et entreprend de nous donner un cours d'escalade de rochers ! Pomper sur la fourche et tirer fort en accompagnant le mouvement. Facile à dire et facile à faire ... pour lui : il monte sans donner un coup de pédale, incroyable. Bastien tente, sans succès , j'en fait de même mais je n'ose même pas me lancer sur le rocher, trop gros, je bloque dans la tête. Mais maintenant qu'on a vu que c'était possible, il faudra revenir sur le sec. Nous redescendons tant bien que mal, la zone étant pour le moins technique, avant de rejoindre un bout de magic single puis le sentier qui monte à Dénécourt, tout passe sur le vélo dans cette zone technico-ludique. Ensuite, c'est la redescente pour remonter vers la zone de la Crois d'Augas mais avec une boucle qui nous fait descendre jusqu'à Fontainebleau pour remonter par le sentier des Martyrs, très justement nommé. Ca monte, ça monte, et longtemps ! La récompense, c'est les bosses de Xav, j'adore ce coin. Puis nous repartons vers le Mont Ussy, descente technique qui passe bien mieux sur le Cube que sur le Gaea, suspension arrière oblige, et une variante pour remonter, on ne prend pas le "faux plat de Franck" mais plus à gauche avec un beau raidar suivie d'une seconde montée qui attaque les gambettes. Notre Benoilator pourtant peu entraîné en ce moment, ne semble absolument pas souffrir et lutte cote à cote avec Bastien. Enervant ça ! Mes gambettes sont toujours moyennes mais le point rassurant, c'est que ça va plutôt mieux qu'au début, le fond est là. On traverse la N7 après la descente droit dans la pente, pour aller chercher le single du sommet des Gorges du Houx via une variante par une montée ultra raide que je n'ai pas réussi à passer la dernière fois. On perd Patrick qui prend le chemin habituel puis file vers la voiture car il avait une contrainte horaire. Je suis tout content de venir à bout du mur, Bastien perd l'avant, son Trance est un peu haut avec la fourche de 140. Séquence plaisir sur le beau sentier qui serpente en haut avant de rejoindre la mythique montée des Gorges du Houx. Benoit passe facile, Bastien s'arrache et moi .. je cale . Aie aie aie ! Heureusement, Franck n'est pas là . 2ème essai, encore raté. Je persévère, en mettant plus gros derrière et enfin, je peux replanter le drapeau de Saint-Michel, ouf ! Evidemment, mes petits camarades me font remarquer ce moment de doute :-) . On entame une belle boucle, version Patrick retravaillée avec quelques passages bien sympa sur des petits singles dans cette belle zone du Long Boyau et du Mont Aigu. Le terrain est parfaitement sec ici, c'est étonnant mais bien agréable. Bastien se trouve une belle dalle, il y en a pour tout le monde. Ensuite, nouvel enchaînement de bosses dont la redoutable montée des pavés romains. Nous sommes maintenant sur le retour, mais les difficultés ne sont pas finies , avec la variante Pedalator, où Benoit se couche dans le virage. Je parviens à passer, pendant que Bastien se lance dans plusieurs tentatives, toujours gêné par les cabrages. A force de persévérance, ça passe !


    Mais ce n'est pas fini : j'ai ajouté une nouvelle montée impossible découverte à 100 m  du parking. Je donne tout ce qui me reste et je grimpe sur le vélo . Eh eh :-) . Bastien et Benoit mettent pied à terre dans la zone la plus pentue où l'adhérence est très dure à garder. Passage au milieu des rochers ensuite, je glisse sur un petit rocher mouillé et m'étale, jambière transpercée, décidément je fais marcher le commerce en ce moment. Je retente pour me venger et nous n'avons plus qu'à nous laisser descendre aux voitures. Le GPS affiche 49km, 1205m de D+ et 4h24 de roulage pour 5h40 de sortie au total. Un beau parcours sportif avec une météo bien agréable finalement, mais un peu de terrain sec ne serait pas de refus.





    mercredi 1 janvier 2014

    Mercredi 01/01/14 : 1ères aventures !

    Malgré une faible pluie, je décide d'aller faire un petit tour à Barbizon cet après-midi , j'ai trop envie de jouer avec le Cube. Arrivée sur place à 14h15, je sors la veste de pluie, il tombe quand même de grosses gouttes. Il y a malgré tout pas mal de monde dans la forêt. Direction Cuvier Chatillon, pour une reconnaissance de quelques passages que je voudrais emprunter dimanche. Je tente de refaire le départ que nous avait montré Bastien. Pas évident de s'y retrouver dans le labyrinthe de chemins, je trouve quand même une trace qui passe -presque- sur le vélo. Je la reprends deux fois pour la mémoriser et pour réussir le passage complet, ça passe, c'est fun, youpi. Montée de la bosse, je ne force pas, les résidus du réveillon se font sentir dans les jambes. Arrivé au sommet, je tente quelques traces "freeride". Je découvre un passage oublié, que je nettoie pour pouvoir l'emprunter sans poser le pied. Un tronc d'arbre au milieu d'un talus sur la zone de départ me pose des soucis, je glisse dessus à chaque fois. A la sixième tentative, je trouve la bonne approche et passe. Deux mètres plus loin, une branche me refait le coup de la semaine dernière, heureusement elle est moins grosse mais la vis de la patte de dérailleur joue cette fois son rôle de fusible. Retour sur le chemin pour la remplacer. Et là, ça se complique. La clef de 4 sur mon multi-outil est complément pourrie, ça ne visse pas ! Un vététiste arrive, on discute, il n'a pas de trousse d'outillage sur lui, habitant à proximité, quand il a un souci, il rentre à pieds ! C'est bien ma chance. Il est admiratif devant le Cube, on discute pneus, pendant que je m'acharne sur cette foutue vis, je tente avec une pince, ça ne donne pas grand chose, le gars reprend son chemin. Je sors la pince coupante et coupe la clef allen qui était arrondie, la rage me donne une force incroyable. Arrivent deux charmantes demoiselles à pieds. Pas d'outils non plus :-) . Elles s'arrêtent pour proposer leur aide, un beau sourire fera l'affaire pour me remonter le moral ( suite censurée ... ) . Finalement, avec ma clef à moitié coupée, j'arrive à visser un peu, suffisant pour tenir la chaîne et rouler jusqu'à la voiture. Je revisse facilement avec un outillage plus sérieux, ouf , mais la fixation du dérailleur est un peu tordue, pas solide ces dérailleurs XT ! Prudemment, je décide d'attendre d'être à la maison pour redresser sans tout casser. J'ai quand même 9 vitesses sur 10, donc l'heure ayant tournée, je décide de partir à la découverte dans les gorges d'Apremont. Et la chance me sourit, je découvre un petit sentier à quelques mètres du départ qui grimpe dans la pente. Je nettoie la trace de branches mal placées ( je deviens méfiant ... ) et tente la montée. C'est de la belle montée impossible/possible. 1er essai raté, je ripe dans la partie la plus raide. Je recommence avec un plus gros développement, et ça passe ! Au sommet, un paysage étonnant, avec des rochers partout et le sol tout retourné par des sangliers. Mais ça passe très bien à vélo en cherchant le bon passage, et après quelques essais, je rejoins un autre beau petit sentier. Voilà une bouclette tip top pour les départs ou les arrivées. Je termine avec le score spectaculaire de 11,2 km en 1h02, mais avec quelques nouvelles variantes sympa pour les prochaines sorties.

    Mercredi 01/01/14 : Bonne année 2014 !

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    mardi 31 décembre 2013

    Mardi 31/12/13 : une dernière sortie pour bien finir l'année

    Dernière sortie à Barbizon pour profiter du beau temps matinal. J'opte pour une trace fluide mais à 98% en single histoire de rentrer tôt et de profiter des sensations excellentes en cette fin 2013. L'arme fatale est maintenant parfaitement réglée. Le challenge du jour, c'est de venir à bout de la montée des Vestiges. Objectif atteint, en optant pour une montée sur le 22x32 qui me permet de conserver suffisamment d'élan sur la dernière marche en racines, juge de paix de cette ascension. Et ça passe, yes !!! J'ai les jambes et les poumons en feu, mais je suis content . Retour via le single en devers, une pensée pour Patrick parce-que ça glissouille quand même pas mal :-) . Arrivée à voiture après 2h15 de roulage et 32km.

    Rendez-vous en 2014 avec en bonus, la campagne des Yvelines vue du ciel dans cette dernière journée de l'année .