dimanche 26 avril 2015
DImanche 26/04/15 : la Viking VTT ou plutôt la Scoumoune VTT
La Viking VTT avait été un des bons moments de la saison 2014, donc je l'avais cochée sans hésitation pour cette année. Tout semble bien se présenter : un bon groupe partant au départ : David, Hervé, Pat, Eric, Christophe, Seb , JM & Mary. Quelques inquiétudes pour la météo mais ça devrait tenir jusqu'en début d'après-midi. Je décide samedi de remettre le plateau de 30 sur le Cube, il y a quand même 1800m de D+ et quelques bosses bien raides et longues. Première alerte : aucun souci pour changer le plateau, par contre, la chaîne vibre beaucoup dans cette configuration. J'ai beau chercher, rien d'évident . Une dent tordue à Bleau ? Peut-être mais alors ça ne se voit pas plus que ça. J'essaie avec une autre chaîne , pas mieux . Pas le temps d'y passer la journée, je remets le 32, ça me fera les cuisses me dis-je. Réveil matinal pour rejoindre Bonnières sur Seine , quand même 1h de route depuis la maison. Je suis pas du matin, j'ai tout préparé la veille pour ne rien oublier. J'oublie quand même un truc important : prendre mon traitement anti-allergique, depuis 15 jours je fais régulièrement des crises, et j'ai les bronches un peu prises. Eric a déclaré forfait, mal de dos, pas de nouvelles de Christophe, mais je retrouve bien tous les autres protagonistes au départ. Mary attend sa copine Sandra, David discute avec Seb, Pat fait des signes un peu plus loin, Hervé préfère faire le 60 il est en reprise, JM s'élance, pas vu avec qui, on met donc en route, David passe comme une fusée, et dépasse Mary toute seule qui peste, sans doute une incompréhension avec son groupe, bref c'est un peu le bordel ce départ. Impossible de suivre David, je ne suis pas bien du tout, je n'arrive pas à respirer, ça siffle , ça tousse, mauvaises sensations, je passe en mode gestion du problème, heureusement Pat et Seb ne partent pas trop vite, j'arrive à rouler avec eux . Le single montant du départ est sec, beaucoup plus facile que l'année passée où ça glissait à mort. Je passe le coup de cul final, sans forcer, ça me rassure, je peux pas rouler trop vite, mais je devrais pouvoir finir le parcours et habituellement lorsque je suis chaud, la respiration s'améliore. Le vélo fait un bruit bizarre dès que j'appuie un peu fort : clac clac . Je ne vois pas d'où ça peut venir, tant pis . A la faveur d'un tunnel tout noir où nous ne sommes pas à l'aise avec Pat , Seb prend un peu d'avance. On accélère un peu, Pat relance dans un virage en montée et paf, chaîne cassée. Réparation sans trop de soucis, malgré un maillon récalcitrant. J'en profite pour enlever les manches de la veste, il ne fait pas froid et je chauffe dur. On rejoint Seb peu après au ravito, les bronches ont chauffé, je me sens mieux. Nous repartons pour la boucle en forêt de Rosny que je sais physique : on enchaîne les bons coups de culs , le terrain offre du grip, de beaux passages en single et des descentes rapides, j'aime bien ce parcours qui est typé et change de nos randos habituelles. Je parviens à rester en tête de notre petit groupe, une bonne bosse, j'appuie et là : pschiiiiiiiii , pneu avant dégonflé en 30cm. Un clou planté bien dans l'axe, en plus le préventif a séché, montage d'une chambre obligatoire. L'écrou de la valve est quasi impossible à enlever, on y passe un temps pas possible malgré la pince que j'ai toujours pour ce cas de figure; Je regonfle, et on repart, l'arrêt assez long ne m'a pas fait de bien, je suis à nouveau gêné pour respirer, je perds rapidement de vue Pat et Seb, d'autant que cette partie est dure. Un petit groupe des Sangliers du Vexin passe à toute vitesse, dur pour le moral. Une grosse bosse manque de m'exterminer, je tiens au mental,, regrette beaucoup de ne pas avoir le plateau de 30, mais ça passe et ça fait chauffer les bronches, je peux rouler plus vite ensuite. Je rate une bifurcation en rentrant dans Bonnières, heureusement j'ai la trace GPS , je rejoins le ravito 2 situé au point de départ et ma petite coupe me place devant Seb et Pat qui arrivent après moi, je n'étais donc pas loin derrière. Pat ne se sent pas bien, il décide de ne pas repartir. On repart avec Seb, mais je sens mon pneu avant mou . Arrêt regonflage lorsque Pat qui nous observait s'approche pour me dire que j'ai un GROS problème : et pour cause, la chambre sort du pneu par une énorme entaille sur toute la hauteur !!! Surement un silex, mais quand ? On réfléchit, Seb a des grosses rustines spéciales déchirures. On démonte, on installe le gros rectangle de plastique collant, on regonfle, la chambre ne sort plus. Pat conseille d'abandonner, mais la boucle du 45 de l'autre côté de la Seine est magnifique, je prends le risque. Je tente quand même le stand VTT du départ, mais il n'a pas de pneu , on en profite pour bien gonfler à la pompe à pied. C'est reparti , on appuie sur la partie plate qui suit. Il commence à tomber des gouttes. Deux gars passent, je prends leur roue , je me sens beaucoup mieux , on les rattrape et finalement on les distance. Un virage, ouh là , le vélo est flou, je tâte l'avant : dégonflé. Raaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! Et moi qui ait dit à Philippe il y a 15 jours que je ne crevais plus depuis longtemps en mettant volontairement des pneus plus solides. J'aurais du toucher du bois. Seb me passe une chambre. Il tombe des cordes maintenant. On répare , et on décide de faire demi-tour vu l'heure ( déjà 1h30 d'arrêts ! ) et la pluie. Je fais 100m, pshiiiiiiiii, à plat . Si , si , si !! Deux épines dans le pneu . Déjà là avant ? Allez savoir . Heureusement Seb a une autre chambre. Merci à lui, un vrai sauveur :-) . Dernière réparation après suppression des épines. Je découvre une petite brindille coincée derrière le galet supérieur du dérailleur : explication du clac clac. Retour au point de départ. Je gagne un bidon au tirage au sort, comme quoi ... On retrouve Hervé qui a fait le 60. On discute , puis retour à la voiture où je me change histoire de ne pas en plus attraper froid. Promis, je reviendrai pour conjurer le sort!
dimanche 12 avril 2015
Dimanche 12/04/15 : Rallye de la Tour
Pas le courage de me taper un aller/retour à Cahors pour le Roc Trespouzien, je laisse donc Pat profiter tout seul du Bergougnou avec Mary & JM, snif , ce sera pour l'année prochaine. Plus de place depuis longtemps à la JR, donc je me rabats sur le 70km du Rallye de la Tour, un grand classique de l'Essonne que je n'avais plus fait depuis quelques années, il tombe toujours au moment de la JR. Ludo, Oliv et Philippe sont partants, on se retrouve à 8h aux inscriptions où il y a pas mal de monde avec le beau soleil annoncé. C'est plutôt du brouillard qui nous attend au départ, pas chaud et humide, je n'y vois rapidement plus rien avec mes lunettes. J'ai viré les gardes-boue et mis des pneus pour le sec la veille après une semaine de beau temps. Erreur d'appréciation, il a du tomber un déluge localisé sur le parcours qui est affreusement gras et glissant dans la zone celèbre de Turpin. L'Ikon renforcé et tubeless ready à l'arrière confirme que malgré les crampons bas, il reste polyvalent et j'arrive à passer partout, y compris un terrible raidar droit dans la pente. Sortis de Turpin, le terrain est plus agréable et la moyenne augmente rapidement. On alterne roulant et de belles bosses, et nous tenons un rythme élevé. Oliv n'avait pas menti en me disant la semaine dernière que Ludo et Philippe tenaient la forme. On alterne en tête du groupe, au grès des aléas de parcours. Après le second ravito à St Cheron, nous nous lançons dans une très belle boucle du coté de Breux-Jouy. Un terrain que je ne connaissais pas, joli et ludique. Ludo qui sait beaucoup de choses, nous explique que nous passons à coté d'un des plus grands camps naturiste de France. Bigre, je n'en avais jamais entendu parler. On hausse le rythme et il ne nous arrive rien :-) . Ou presque car Philippe s'arrête pour regonfler, puis second arrêt en haut d'une grosse bosse bien longue pour changer la chambre définitivement percée. Sa jante est un peu fendue à l'intérieur et plus étanche, donc pas de tubeless pour l'instant. On discute sur la meilleure manière de réparer. On prend le chemin du retour avec une nouvelle escale au même ravito. Il fait maintenant bien chaud, agréable de rouler dans ces conditions. On appuie toujours fort sur les pédales, et Oliv commence à accuser le coup, son gros Spectral n'est pas parfaitement adapté à ce type de parcours à la fois roulant et physique. Quelques belles montées où je titille mes petits camarades nous ramènent à Turpin. On tourne dans le sens inverse de l'habitude et je redoute le passage des ornières que nous prenons habituellement dans l'autre sens. Inquiétude justifiée, on en bave pour passer cette zone quasi impraticable. Un pensée pour le Benoilator qui aurait bien grogné à ce moment là . Puis on remonte le long du mur de l'autodrome avec de finir par un très beau passage dans le bois de l'autodrome, où un talus bien raide se présente, je tente sous l'oeil perplexe de Philippe, et ça passe :-) . Merci l'Ikon , et un peu les jambes aussi . La forme est bien là aujourd'hui . Nous finissons quelques minutes plus tard avec 69,5km au GPS en 3h49 de roulage à plus de 18km/h de moyenne et 1140m de D+. Le vélo est couvert de boue tout comme le cycliste mais la matinée a été bien agréable.
dimanche 5 avril 2015
Dimanche 05/04/15 : Barbizon
Trop d'eau pour aller rouler sur la Cernaysienne. J'ai déjà donné les deux dernières années et me suis juré de ne plus remettre mes roues en Vallée de Chevreuse lorsque le terrain est trempé, pas amusant du tout et trop de mécanique à faire ensuite sur le vélo. Nous optons avec Pat pour une sortie à Bleau pour profiter du magnifique soleil annoncé. Un monde fou sur le parking, ce sont les vacances de Pâques et les grimpeurs sont venus de loin. J'ai pris l'Intense mais en version 29 avec ses roues normales en prévision d'un parcours assez physique, une variante de celui tracé par JM il y a 15 jours. Ca fait une grosse différence : je perds en motricité et plus généralement en adhérence, je gagne en maniabilité avec un vélo qui tourne beaucoup mieux et surtout, ça consomme moins de watts pour avancer :-). Cela me permettra de grimper pour la première fois la grimpette du Mont Ussy avec les pavés que nous prenons habituellement en descente. Cardio au taquet au sommet, mais passage réussi , youpi . Dans les passages techniques, le vélo est moins sécurisant mais plus précis et je réussis à passer à quelques endroits qui me résistaient habituellement avec des sensations excellentes : geste maîtrisé et passage propre. Ca me fait penser à notre Bast qui nous manque, reviens vite, sinon, tu pourras plus nous suivre, on devient de vrais chamois aussi :-) . Il y a aussi quelques passages bien mouillés, curieusement, plutôt sur les sommets que dans les creux. On rentre par les Vestiges, c'est plus sec dans cette zone, l'adhérence est donc bonne, je me bats pour passer, ça tire dans les jambes quand on monte direct depuis tout en bas. Je passe la fameuse dernière marche un peu en travers, ça m'expédie à droite, mais le grand guidon de 740 spécial Fat trouve ici toute son utilité : avec le pneu normal, il me donne un bras de levier au top qui me permet in extremis de redresser la trajectoire et de vaincre ce passage mythique. Par contre, je n'ai plus de jambes pour Remiremont qui suit et butte sur le sommet que Pat passe presque, il s'en fallait de 10cm. On écourte un peu la fin : ma roue libre se met à faire un bruit de crécelle qui n'inspire rien qui vaille. Erreur de parcours en redescendant Cuvier Chatillon par le GR , on se retrouve au rond point de Barbizon. Retour aux voitures après 38 km, 1000m de D+ et 3h30 de roulage .
samedi 28 mars 2015
Samedi 28/03/15 : Vive le vent ... de printemps
Prévisions météo mauvaises pour dimanche + changement d'heure , je me dis qu'une sortie le samedi après-midi sous un beau soleil de printemps serait une bonne idée . Pat est partant, avec un dos réparé mais du coup, quelques douleurs ... un peu partout ailleurs . Belle sortie rythmée et fatigante avec une vent fort de face pendant une bonne moitié du parcours qui a consommé pas mal de watts .
dimanche 22 mars 2015
Dimanche 22/03/15 : Bleau by JM & Mary
En vue d'une semaine chargée, j'avais prévu au programme de ce dimanche une grasse matinée et une petite sortie route. C'était sans compter sur Mary & JM qui choisissent justement ce week-end pour proposer une sortie à Bleau, tracée par le maître Pedalator. Et Mary annonce la présence de 3 de ses copines, dont Corinne et son mari Dominique que nous avions rencontrés au Roc Trespouzien. Nous ferons aussi la connaissance de Sandra et de Valérie accompagnée de son mari Laurent. Impossible de résister, d'autant que le rythme est annoncé cool, après que nos deux fanatiques du pédalage aient bouclé une sortie route de plus de 2000m de D+ la veille dans le Vexin . Nous voilà donc sur le parking de Barbizon à 8h15, avec Pat qui est aussi de la partie. Tout le monde n'est pas encore arrivé, certains viennent du fin fond des Yvelines. On s'échauffe tranquillement sur les rochers aux alentours, le grip est excellent ce matin. J'ai pris le Fat, qui reste trop amusant à rouler à Bleau tant que le rythme et le parcours s'y prêtent. Après avoir réuni tout le groupe, nous nous élançons à 8h50. On monte en haut d'Apremont, c'est l'occasion de rouler sur nos coins favoris tout en prenant des variantes différentes de l'habitude, la trace de JM est pleine de trouvailles par rapport aux nôtres. On tournicote dans les platières, puis on redescend vers le désert d'Apremont. Une grosse branche vient à bout de la patte de dérailleur de JM et vrille la chaîne, on est quitte pour une bonne séance de mécanique, avant de prendre le chemin de la Mare aux Liqueurs pour y faire la descente sympa qui part dans les rochers au début et que nous n'empruntons pas assez souvent. Le Fat y est à l'aise, et toute la troupe apprécie ce passage, même s'il parait que certaines ont essayé de se jeter dans quelques buissons de passage en ces lieux. On tangente l'hippodrome avant de remonter vers le Nid d'Aigle. Mary insiste pour faire une descente qui se révèle être notre fameuse montée. Bien plus facile dans ce sens ! On remonte par un autre sentier pour aller jouer dans le Mont Ussy. Plein de passages technico-ludiques dans ce coin très sympa avec encore des variantes que nous n'empruntons pas souvent dans ce sens. Voilà une trace à garder précieusement. Nos 4 championnes montrent une remarquable qualité technique, et on constate avec plaisir que Mary arrive à se lâcher sur de nombreux passages. Rythme cool certes, mais tracé by JM, donc on enchaîne à un moment un belle série de bosses/descentes qui commencent à me faire regretter d'avoir pris le Fat . Un bon entraînement. Nous nous dirigeons vers la Roche Eponge par une belle montée que je n'avais jamais empruntée débouchant sur un chaos rocheux magnifique, avant de prendre le sentier en balcon qui nous emmène à Dénécourt. Je m'y reprends à deux fois mais parvient à passer les dix marches en haut de la montée, on attend les photos de Mary :-) . Descente par le passage en épingle où Dom frôle la catastrophe avant de filer vers le Rocher Cassepot. On retrouve avec bonheur des sentiers qui étaient presque impraticables il y a quelques semaines. Cette fois, tout passe avec facilité, cette zone est toujours aussi top. Bien entendu, nous ne manquons pas la fameuse descente, qui nous amène de nouveau près de la Solle. On dit au revoir avec Pat à notre sympathique petit groupe pour prendre la direction du retour via le Mont Saint Germain. L'heure a bien tourné et j'ai une contrainte à la maison. Retour aux voitures peu après 13h avec 32km au GPS pour 900m de D+ et 4h30 de sortie pour 3h10 de roulage. Une bien belle matinée conclue sous un soleil presque aussi resplendissant que nos sourires de satisfaction.
dimanche 15 mars 2015
DImanche 15/03/15 : Cerny mode turbo
Un peu la flemme de tracer une sortie à Bleau ce dimanche et de plus, la rando Val d'Essonne, un grand classique du coin est au programme. Du beau monde en perspective : la Team AAOC au grand complet, une belle délégation de Saint-Michel, renforcée par Seb et Pat. Bast a définitivement muté en chamois, plus moyen de l'amener sur des terrains plus roulants. On verra par la suite, que pour être roulant, c'était vraiment roulant. J'ai pourtant le souvenir d'éditions plus techniques dans le passé. Est-ce notre niveau qui a changé ou le parcours qui s'est aseptisé, ou les deux en même temps ? Pression maximale au boulot, test d'anglais samedi, pas beaucoup roulé ces derniers temps pour les raisons précédentes, bref je ne suis pas du tout optimiste sur mon niveau de forme. J'ai bien entendu sorti le Cube, avec un bon réglage de l'indexation des vitesses et le plateau de 32 à l'avant, prévoyant de bien utiliser le 32x11 ( j'avais souffert en 2014 avec le plateau de 30 ) . Il y a un monde fou à notre arrivée, on met du temps à réunir tout le monde. Départ effectif après 8h30, il va falloir appuyer sur les pédales pour boucler le 70 et rentrer à une heure décente. Le terrain est parfaitement sec, le rendement au top. Du coup, j'ai l'impression de voler, le contraste avec le Fat est important sur ce type de terrain. On bavarde un peu, mais à ma grande surprise, je me sens bien, très bien même, et de vieux souvenirs remontent à la surface : le coup du départ canon, peu apprécié par Benoit et Pat en général. Et donc, je place une accélération dans la première bosse, appuyant généreusement. Une pensée pour Pat qui doit réfléchir à la meilleure méthode pour m'étrangler, mais faut bien s'amuser dans la vie. A mi pente, un "crouiic-crouiic" caractéristique se fait entendre derrière moi, je sais que les roulements de Seb sont là, ce qui signifie que leur propriétaire les accompagne probablement. Seb qui m'inquiète de plus en plus, ne se contente pas de me rejoindre, il en remet une couche, poursuivi par Richard notre nouvelle recrue de St Michel qui ne s'en laisse pas compter. Je dois faire un effort pour les suivre, la mèche est allumée et Seb chaud bouillant. A la faveur de la première descente, Pat profite de son Nerve qui le handicape dans les bosses ( son arme fatale est toujours en maintenance ) pour nous rattraper en mode missile, accompagné de Philippe. Le reste du peloton a disparu, nos amis d'AAOC sont en mode balade ... pour l'instant. A la faveur d'une boucle spécifique du 70 on se retrouve juste derrière Franck et Bruno . Avec Pat, on relance un bon coup pour les déposer. Trop bien le coup du vététiste déposant deux routards ... sur la route :-) :-) . Petite pause ravito, rassemblement général. Notre équipe de cinq repart devant, mais rapidement, la team des costauds d'AAOC nous rejoint. Nous voilà avec Christophe, Marco et Eric; le rythme monte d'un cran, surtout qu'à défaut de singles, ça n'arrête pas de monter et descendre, terrain de jeu idéal pour nos amis. Seb qui n'arrête pas de progresser ( va falloir faire quelque chose là ) s'accroche comme une sangsue dans leurs roues, pendant que je fais l'elastique derrière, le cardio au seuil en permanence; A ma grande surprise, je ne m'effondre pas , au contraire, à force de pousser le moteur, il se débloque et me voilà revenu dans les roues, et ma foi, les sensations sont excellentes ! Pat ne lâche rien, tout comme Philippe, ils ne sont jamais loin et Pat nous refait le coup du missile à la faveur de la moindre descente. Nous arrivons de concert au ravito 2 au bout de 40km avalés à une moyenne hallucinante de plus de 20 km/h . On laisse repartir les avions, d'autant que les ravitos sont complètement dévalisés, heureusement que j'avais emmené quelques pâtes de fruits . Le rythme descend un peu, j'attrape une branche dans le pédalier qui me fait dérailler dans une bosse un peu plus raide que les autres. Je met un peu de temps à remettre la chaîne, me voilà tout seul. J'enclenche le turbo, et aperçoit Richard pas loin devant. Mais c'est le moment d'un coup de moins bien, début d'hypo. Je reste raisonnable et avance rapidement mais sans forcer. Arrivée au ravito 3 au bout de 58km, absolument plus rien à manger ! Heureusement, il me reste deux pâtes de fruits, avalées rapidement, je me sens mieux. On repart, Seb et Richard accélèrent, mais les jambes dont revenues, pas de souci pour accrocher le wagon. D'ailleurs, les jambes sont même en pleine forme, j'accélère et donne du rythme. Ca monte et descend encore, on passe les 1000m de D+, quelques singles, enfin, qui ajoutent un peu de ludique. Et c'est le final, le même qu'il y a 3 ans, grosse pensée pour Benoit avec qui nous avions fini à Mach2 . Je place une attaque dans une bosse, qui décroche le peloton, seul Seb résiste, le rascal. Un gars du club de l'YVette tente de passer, on le suit, cette fois, on lâche tous les chevaux. Les derniers kms sont avalées à pleine vitesse, relances permanentes, je parviens à rester pour quelques mètres devant l'homme de l'Yvette et manque de faire une belle chute avec la pédale qui heurte un caillou à plus de 50km/h dans la descente. Nouvelle pensée pour Benoit mais heureusement, le choc ne me fait pas tomber. Arrivée après 70,9 km, 3h35 de roulage et 1100m de D+. Parcours sans trop d'intérêt, mais une belle partie de manivelles qui m'a rassuré sur mon état de forme. Comme quoi, le Fat ça fait un bon entraînement !
dimanche 8 mars 2015
Dimanche 08/03/15 : Barbizon
Pas grand monde sur la fréquence ce dimanche . Nous nous retrouvons à Barbizon , "vers" 8h15 ( hein Seb :-) ) pour un parcours à dominante technique. Il fait très beau, mais très froid à notre arrivée -1°C . J'ai juste mis un maillot manche longue en prévision des 15° annoncés par la météo pour le midi et du coup je n'ai pas très chaud. On attend donc Seb qui s'est un peu égaré et nous partons vers 8h40 . Direction le monument Millet Rousseau pour la montée vers Apremont que nous n'avions pas empruntée depuis quelques temps. Nous avons la bonne surprise d'admirer trois sangliers en contrebas. Le haut de la montée est bien technique, l'objectif est de passer avec le Fat. Après trois tentatives, je réussis presque mais ripe sur le dernier rocher, pied à terre. C'est faisable, assurément. Pat est presque passé aussi malgré un mal de dos qui va le handicaper toute la sortie. On se régale ensuite dans le chaos d'Apremont avec des points de vue de toute beauté par ce temps exceptionnel. Nous prenons ensuite la direction de Franchard par quelques chemins plus roulants. On jardine un peu au départ, nos GPS ayant perdu le nord. Cela nous permet de découvrir un single inconnu et bien technique, avec de reprendre la bonne direction. On va se régaler sur le chemin de crête. Et tenter quelques passages fait avec Bast, et d'autres qu'on ne connaissait pas au hasard de nos trajectoires. On descend quelques belles dalles en s'encourageant mutuellement. Une fois qu'un d'entre nous a réussi , cela encourage les petits camarades et nous passerons donc à chaque fois tous les trois les difficultés. Pause en sortant du chaos rocheux, en face du fameux toboggan qui nous avait impressionné avec Pat lors du sortie avec Bast & Alain. Le terrain est bien sec, on tente ? Allez je me lance, mais stoppe au vu du passage qui m'impressionne. Pat se lance et ... pareil Seb se mue en coach scientifique pour analyser la trajectoire optimale. Allez ... je deconnecte un neurone, arrive lancé et passe sans réfléchir. En fait, c'est dans la tête, le vélo ne bouge pas. Effet domino : Pat et Seb se lancent et passent à leur tour. Victoire ! Un petit ravito et on repart. Pat a de plus en plus mal. On traverse le massif du Mont Aigu par des sentiers ludiques, puis on se lance sur le single des Gorges du Houx avant de remonter le long de la N7 pour attaquer le Nid d'Aigle. Je passe ( enfin ) les rondins de bois dans la descente, ils sont bien secs et comme je m'en doutais, passent tout seul à partir du moment où on arrive avec de la vitesse. La montée du Nid d'Aigle est beaucoup plus difficile, je m'arrache in extremis . Direction l'hippodrome de la Solle avec une descente innovante, on laisse Pat qui rentre par la route pour ne pas trop forcer. Direction Denecourt avec Seb, puis le sentier qui revient vers le Mont St Germain. Je l'adore celui-là, il a été inventé pour le Fat qui fait merveille. Une racine traître couche Seb qui se cogne un peu le genou. On zizague un bon moment avant de remonter via la Grotte aux Cristaux. On redescend pour tenter la montée super impossible mais ma trace n'était pas bonne, la remontée qu'on emprunte est assez facile; Tant mieux, les jambes tirent encore un peu aujourd'hui . Retour classique ensuite, pour 3h12 de roulage, 900m de D+ et 33km. Une sortie super agéable dans une forêt enfin presque sèche et terminée par presque 20° , incroyable !
dimanche 1 mars 2015
Dimanche 01/03/15 : Barbizon
Retour sur les terres de Bleau à peine débarqué du ski . Traditionnellement, c'est une sortie difficile, j'ai toujours eu du mal la première semaine après un séjour en altitude. Un peu à la bourre samedi, mais ça tombe bien, Olivier nous trace un parcours. Assez original, avec des passages techniques mais aussi des liaisons par les chemins entre les zones. Pat est tout patraque du dos, donc forfait tout comme Stéphane victime d'une mauvaise chute dans les escaliers . On leur souhaite un prompt rétablissement. OliVTTiste notre traceur, Ludo, Patrick G. et son redoutable neveu Arnaud sont partants, et c'est le retour de Christophe après ses problèmes de genou, accompagné d'un Marco un peu grippé. Un accident sur l'autoroute nous retarde un peu, le départ se fait vers 8h45. Montée classique sur les sommets d'Apremont, j'ai repris le Cube pour aujourd'hui au vu du profil roulant et je dois m'arrêter pour regonfler le pneu arrière a moitié à plat, pourtant vérifié la veille au soir. Nous perdons le groupe avec Marco qui en a profité pour débâcher. Les rascals n'ont pas pris la trace prévue ! Et j'ai oublié le téléphone dans la voiture. Nous continuons sur des singles transformés en marécages par les pluies abondantes des derniers jours. Au point de devoir mettre pied à terre plusieurs fois, ça ne passe plus. Du jamais vu à Bleau. Au bout de 10 minutes, on s'arrête étonnés de ne pas retrouver nos camarades. J'ai bien le GPSPhone, mais pas les numéros dedans, je tente une recherche dans ma boite mail sans succès mais enfin ils nous rejoignent. Il se met à pleuvoir, et pour arranger le tout, l'ONF est passé au bulldozer dans les chemins. Un désastre, tout est dévasté et quasi impraticable. On souffre sur une montée habituellement facile. Marco , pas bien , décide de rebrousser chemin avec Christophe. Sur le coup, vu la petite forme du jour, j'hésite. Mais bon, faut faire le métier, alors je pars à la poursuite du groupe. Nous rejoignons la zone du Rocher de Bouiligny. Le souci , c'est que mes pneus ( je me suis habitué au Fat ) ne m'inspirent aucune confiance sur les rochers mouillés. Mode prudopédibus on. Pendant qu'Arnaud, réputé pas en forme, nous fait des démonstrations impressionnantes, en particulier la descente finale de Bouligny qu'il dévale en mode course à Mach2, la méthode semble efficace mais il faut avoir le niveau qui va avec. On attend le film d'Olivier. Puis nous nous dirigeons vers la Malmontagne, objectif la montée impossible. Pour Arnaud , il s'en faudra d'une racine mouillée, pour nous autres, de beaucoup plus, dans tous les cas, la montée reste invaincue. On enchaîne sur la montée sablonneuse, je souffre le martyr et cale en couchant le vélo à 1m du but. Petite pause sur le belvédère avant de prendre le chemin du retour. Beaucoup de roulant et de montées bien collantes. Mes forces sont mises à rude épreuve par ce terrain pas trop ludique et super usant. Traversée du site de la gendarmerie, pas sur les circuits en dur , mais en mode bac à sable géant par les chemins. Je préfère la version circuit, beaucoup plus amusante ! Je me motive en pensant à la joie que je pourrais éprouver en faisant cuire Olivier à petit feu . Et regrette mon Fat et ses pneus magiques sur ce genre de terrain. Retour par la montée pavée, qu'Arnaud découvre pour la première fois. On peut pas vous dire commet il est monté, il était déjà en haut quand je suivais méticuleusement la roue d'Olivier pour arriver au sommet. Je coupe sur la fin pour ménager mes jambes. Et arrive ... après le groupe qui avait donc finalement un raccourci meilleurs que le mien. 43km , 3h21 de roulage et + de 1000m de D+ au GPS. Une reprise difficile, mais la semaine prochaine, les globules devraient être plus nombreux :-)
jeudi 26 février 2015
Mercredi 25/02/15 : Les Arcs 1800
Rien de tel qu'une petite séance d'entraînement sur neige pour se dégourdir les jambes après une journée de ski . Je monte par la route jusqu'au Chantel, nettement plus haut que la première fois . La route a été déneigée, et j'ai plus gonflé les pneus pour que le vélo roule un minimum. Je rejoins les pistes à hauteur du sommet du télésiège débutants. Environ 200m de D- en perspective. Les pistes sont fermées, mais j'avais oublié que les cabines des Villards restent ouvertes jusqu'à 21h30 sur le nouveau site des Mille8. Du coup, quelques skieurs sont en train de regagner la station et sont très étonnées de croiser un vélo . Mais aucune réaction hostile, bien au contraire, ça amuse tout le monde et les questions ne manquent pas. La piste est saupoudrée de neige fraîche tombée ces trois derniers jours, mais il y a aussi des passages glacés. Les changements d'adhérence demandent de bien tenir le guidon. Je ne connais pas trop la limite d'adhérence. Mais je comprends vite que je dois rouler dans l'axe de la pente, l'adhérence latérale est limitée et mes chaussures pour pédales plates n'ont aucune accroche, poser le pied empire les choses. Je redescends , prudemment mais surement jusqu'à la station pour quelques boucles sur les chemins avec remontée de la piste de luge. Première tentative ratée, à cause des pédales plates, je perds les pédales au sens propre au moment où je veux accélérer en tirant dessus :-) . Seconde tentative réussie avec plus de rythme , et en cherchant l'appui sur l'arrière. Ca passe, bien essouflé, avec un papa qui explique à son gamin " il est plus tout jeune le monsieur, il a du mal ". Ben tien, je l'aurai bien bouffé celui-là . Après 4 boucles intenses, retour à la maison .
lundi 23 février 2015
Lundi 23/02/15 : Les Arcs 1800
Les Fats sont nés pour rouler dans la neige. Difficile donc de résister à la tentation d'emmener mon 27,5+ au ski, pour voir ce que cela donne dans la vraie neige. Ce soir, soirée luge programmée par les enfants. Et bien moi, j'irai à vélo. Succès d'estime garanti dans la station. Je commence par grimper environ 400m de D+ pour rejoindre les Alpages du Chantel. Neige bien tassée sur la route, mais souffle court avec l'altitude. Pour rejoindre les pistes, deux raidars. Passera ? Et bien oui, ça grimpe, la traction est parfaite, les promeneurs sont très étonnés de me voir passer. Me voilà sur la piste, hum, ça descend quand même, on y va doucement, mais rapidement il devient évident que l'adhérence est excellente. je lâche les freins et dans une gerbe de neige dévale à fond la caisse. Waouh le pied !! Tiens, des skieurs de fond qui tracent devant, allez zoup, doublés . Euh pourquoi ils ont un maillot bleu-blanc-rouge marqué "France" . En fait, je viens de m'immiscer dans une démonstration de l'équipe de France de ski de fond, qui n'avait pas prévu l'arrivée de cyclistes depuis le sommet :-) . Je termine ma course devant le podium, succès d'estime garanti avec le speaker qui annonce " un vélo orange vient de terminer" . Je m'eclipse discretement et rejoint mon fils en route pour aller retrouver sa grande soeur qui fait bande à part dans l'appart de sa meilleure copine. Nous voilà sur place, le dernier étage de l'immeuble débouche sur les pistes, l'ascenseur faisant office de remonte pente. Les luges se lancent, je suis tranquille, et les grille avec une facilité deconcertante. Ouh là, une grosse bosse, l'Intense vole au-dessus de la neige, c'est tout doux , contrôle génial , virage en épingle en contre-braquage, plein gaz jusqu'en bas. Trop bien , le Fat sur la neige. Ca grimpe parfaitement si la neige est damée, ça descend n'importe-où, ça avance dans la poudreuse sur le plat, par contre, poudreuse en montée, très très dur, impossible de tenir plus de quelques mètres tellement l'effort est violent. Bon, allez c'est décidé, je lance une nouvelle mode, le 27,5+ en station l'hiver !! Cerise sur le gâteau : dans la neige , le vélo est plus propre à l'arrivée qu'au départ. Au retour à la maison, il brille comme s'il sortait du magasin :-) .
Inscription à :
Articles (Atom)
