dimanche 26 juillet 2015

Dimanche 26/07/15 : remake de la Nez de Boeuf

Dernière sortie avant les vacances à Hendaye. Seb a envie de faire le parcours de la Nez de Boeuf à laquelle il n'avait pas pu participer. Je prévois un départ de Courances, plus proche de la maison que Maisse. A ma grande surprise, beaucoup de partants, les juilletistes sont rentrés : les deux Olivier, Philippe avec une transmission réparée, Seb, Pat de retour de Corse , Bruno qui nous accompagne une dernière fois avant le départ pour le Far Far West  et enfin Stéphane, de retour de sa blessure au genou. On se retrouve dans le beau petit village de Courances, j'en profite pour tester le porte-vélo sur la 508 en prévision de la semaine prochaine. Le Spé est de sortie, histoire de bien valider l'amorto de rechange reçu cette semaine, avant d'affronter les pentes caillouteuses du Pays Basque. Il fait frisquet au départ, à peine 12°, du coup, j'ajoute un tee-shirt en dessous du maillot au départ. Philippe va nous impressionner toute la rando par son coté "GPS Man" : de tête, il retrouve toutes les bifurcations de la rando faite ensemble il y a 3 semaines. On est tous bluffés. Au point d'ailleurs qu'on devra renoncer à la variante que j'avais prévue en arrivant sur Maisse, Philippe en tête ayant fidèlement pris le parcours d'origine :-) . On adopte un rythme tranquille, et ça m'arrange bien, mauvaise nuit à cause de voisins qui faisaient la fête dans le jardin, j'aurais bien dormi un peu plus et les jambes sont moyennes ce matin. Le parcours est toujours aussi sympa et les pluies de vendredi ont tassé le sable et la poussière, les chemins sont parfaits, avec une meilleure adhérence dans les descentes raides. Le Stump procure un confort royal et passe très bien aussi bien les bosses que les descentes. Je monte la bosse bien raide avant la grosse marche en sable, je serai le seul à passer sur le vélo .  Sans selle télescopique, je n'ose toutefois pas tenter la marche, qu'OliVTTiste passe en toute décontraction avec son Spectral encore équipé de pneus DH spécial sud de la France. Seb tente avec une chute mais retente et passe sur la droite. Dernier courageux, Olivier P. qui inaugure une autre technique : droit dans la pente, pas grave s'il y a des arbustes :-) . Sans personne pour nous freiner, l'enfilade de bosses et talus dans la zone des carrières est un vrai bonheur. Bruno nous quitte après 40Km, déménagement oblige. Les petits ponts qui passent l'Essonne à Courdimanche sont tous neufs, et maintenant équipés de larges marches tout à fait montables et descendables, c'est la première fois que je les passe tous les deux sur le vélo. Peu après, Steph donne aussi des signes de fatigue, normal pour une reprise, et décide de couper également. Je l'attends pour le saluer et file rejoindre le groupe qui s'est sauvé devant. Un mauvais appui dans un virage en sable, et je me retrouve à terre, obligé de sortir le multi-outil pour remettre la selle qui a tourné. Je retrouve le groupe qui attendait quelques centaines de mètres plus loin. Nous repartons, mais cette fois, c'est Pat qui donne des signes de fatigue, même si nous avançons à une vitesse raisonnable, la répétition de bosses raides et caillouteuses fait son effet. Il coupe quelques virgules montée/descente pour s'économiser. Superbe descente avec des épingles entre les rochers que je suis bien content de passer sur le vélo, presque un sans faute si un rocher traitre n'avait tapé le guidon de 740 , décidément un peu trop large. Nous attendons Pat avec Seb, mes jambes font beaucoup mieux en cette fin de parcours. Nous filons sur les jolis singles du Bois de la Chapelle Saint-Anne, avec quelques chevreuils qui galopent dans les bois à nos côté. Arrivée à Courances, et mystère : les deux Olivier et Philippe qui étaient devant ne sont pas encore là ! Finalement, on les retrouve quelques minutes plus tard après qu'ils aient fait une petite erreur de navigation. 59,5km et 970m de D+ au final pour 4h30 de roulage.

dimanche 19 juillet 2015

Dmanche 19/07/15 : Barbizon

La météo aviation annonçant des orages pour samedi soir, je programme une sortie à Barbizon. Peu de monde sur la fréquence actuellement, juste Seb et Philippe. Je passe le samedi en atelier de mécanique pour finir le montage du nouveau cadre de mon AF3 : un Spé Stumpjumper FSR en 29" , super occasion trouvée sur le net en Angleterre. 130mm de débatemment avant/arrière, de quoi survoler les rochers et racines. Malheureusement, l'amorto a une fuite. Pas de souci pour le faire remplacer par le magasin de vélo anglais qui me l'a vendu, mais l'amortisseur de rechange n'arrivera que mardi. Tant pis, je prends la pompe haute pression, trop envie de tester mon nouveau jouet. On se retrouve à 8h dans le brouillard sur un parking trempé. Il a vraiment bien plu cette nuit, Barbizon était le bon choix. Départ via les crêtes d'Apremont, ça glissouille pas mal sur les rochers, on y va prudemment. Je dois faire une pause toutes les 40 minutes environ pour regonfler l'amorto , ça reste gérable. Le vélo est super équilibré, excellentes sensations, c'est maniable et stable, et les suspensions effacent tout, surtout en descente. Je n'ai jamais piloté un vélo aussi efficace dans ce type d'exercice, il va falloir être prudent car il donne l'impression de pouvoir dévaler n'importe quoi à pleine vitesse. Soudain, Philippe stoppe : sa manette de dérailleur arrière a cassé net. Il est bloqué sur le pignon de 28, heureusement, il est en triple devant. Pas idéal, mais gérable quand même. Impossible de bricoler une solution, on repart. On remonte sur Franchart, puis on descend les Gorges du Houx, Seb ne l'avait jamais fait dans ce sens et apprécie le passage. Il est vrai que la montée impossible parait toute simple en descente ! On remonte sur le single de Gorges du Houx, super agréable, je fais attention de ne pas appuyer trop fort sur les pédales, le pauvre Philippe mouline ferme derrière. On file sur le sentier hyper fluide jusqu'au circuit de la gendarmerie, j'adore de passage. Direction la Salamandre puis l'acqueduc, remontée sur le Mont Morillon où Seb me titille dans la bosse. Amorto pas assez glonflé, ça pompe pas mal, attend un peu mon p'tit Seb :-) . Nous prenons la direction d'un de mes coins préféré : Bouligny puis Avon. Philippe crève, c'est le jour de la scoumoune mécanique. Pendant qu'il repare, Seb essaie le Spé qui trouve tout à fait à son goût. On repart, le GPS s'éteint d'un coup, pourtant la batterie est bien chargée. Rien à faire pour le rallumer, surement un faux contact avec l'humidité ambiante.
Pas grave, je connais par coeur, on y va. On grimpe Bouligny sans poser le pied, petite descente technique pas simple à trouver, les fougères sont immenses, on a du mal à savoir où est le chemin. On remonte la bosse de Maintenon, toujours aussi raide. Dans la descente avec la grosse marche en sable, on perd Philippe qui tourne à droite en bas au lieu de partir à gauche ! Il faut dire que Seb qui était descendu trop bas, lui a bien crié "à droite" et pour cause, il remontait et était donc dans l'autre sens :-). On finit par récupérer tout le monde, et c'est parti pour le passage dans le rocher d'Avon, mon préféré. Quelques belles marches à passer qui me permettent de finir le réglage de la fourche.  Un clic clic clic suspect se faire entendre à l'arrière : une branche est rentré dans l'étrier et a tordu le ressort des plaquettes ! Heureusement, j'ai une pince, un bon quart d'heure pour couper et détordre tout ça . J'ai toujours un jeu de plaquette de rechange, sauf ... aujourd'hui, j'ai vidé le sac et oublié de les remettre hier. L'heure tourne, il va falloir accélérer, allumage du turbo. On remonte par une bosse méga raide au Mont Andart, je suis le seul a passer sur le vélo. Petite pause au sommet pour rassembler la troupe. On file sur la butte Montceau, Seb attaque. Cette fois, je bloque les suspensions, passe le 30x16 et j'appuie comme un forcené. Le maillot vert de Seb reste quelques mètres à ma hauteur puis explose, tout comme mon record de l'ascension , super jambes en ce moment, 468W en puissance moyenne sur une minute !! . Evidemment le Stump est plus lourd que le Cube, mais il est loin d'être ridicule dans les bosses. Descente vers Avon, le vélo survole le sentier, quelle sensation de sécurité, bluffant. On passe Avon, on remonte sur la croix d'Augas via les bosses de Xav avalées par le Stump avec gourmandise. Descente vers Cassepot, puis la Solle, on remonte par la bosse bien pentue du Luxembourg. Seb attaque, je contre-attaque, et on reproduit le scénario précédent, je finis en danseuse à fond suspensions bloquées, top 10 au classement général Strava à la clef. Retour aux voitures avec Philippe qui mouline ferme sur la longue ligne droite qui nous ramène au parking de la N7 puis à Barbizon. Super sortie, avec 44km, 800m de D+ et 3h33 de roulage

mardi 14 juillet 2015

Mardi 14/07/15 : Saulx

Belle petite sortie à Saulx en mode récup, terrain au top , temps idéal : soleil, pas trop chaud, un peu de vent . Ma nouvelle arme fatale file sur le sol bien dur, excellentes sensations, le vélo est super maniable et réactif, et part comme une balle en relance. J'imagine ce que cela donnera avec les ZTR beaucoup plus légères que les RCZ blanches montées pour l'esthétique mais qui sont loin de démériter. Une crevaison à l'arrière dans le Bois de Saint Eloi, heureusement, après 3 regonflages, le latex fini par faire son travail.  KOM sur une des bosses du retour, sans le chercher .

dimanche 12 juillet 2015

Dimanche 12/07/15 : Nainville

Voilà un bout de temps que nous n'avions pas posé nos roues sur le terrain ludico-technique de Nainville, un des coins les plus sympa pour rouler en Essonne. Le beau temps persistant qui a asséché tous les chemins nous offre une occasion à ne pas laisser passer. Beaucoup de monde en vacances, et voilà même notre OliVTTiste contaminé par le virus du bricolage ( aurait-il croisé Benoit récemment ? ) qui déclare forfait. C'est néanmoins une bien belle équipe qui se retrouve sur le parking de la forêt des Grands Avaux. JM&Mary, Ludo et Seb sont là. Il ne va pas falloir mollir ce matin. Ca tombe bien, c'est la première sortie de la nouvelle version de mon AF1. Cela faisait un bout de temps que je lorgnais sur un cadre FM056, dont la forme m'avait tapé dans l'oeil. Reçu et monté cette semaine avec les composants du Gaea. Dès les premiers tours de roue, la géométrie plus moderne du cadre, beaucoup plus maniable me procure d'excellentes sensations. Avec le sol bien sec, voire archi sec, je vais pouvoir filer dans les singles. Nous grimpons par le départ traditionnel. Le premier constant est vite fait : je n'ai jamais vu autant de sable à cet endroit. Il est sec, et bien mou. Il en sera ainsi tout le parcours, de quoi bien faire travailler les cuisses. Ma nouvelle monture est une arme dans les bosses, rendement au top , ça grimpe facile, de quoi montrer à Seb que la vielle loco vapeur a encore quelques chevaux vigoureux :-)
On tournicote un peu dans les Grands Avaux avant l'aller rejoindre les hauteurs de Ballancourt et le super terrain de jeu de nos amis au maillot rouge. Quel plaisir de rouler sur ce terrain, le rendement est au top, le vélo file d'un pif paf à un paf pif . Tout le monde à le sourire, Mary est pourtant étrangement silencieuse, il parait que c'est la sortie route d'hier qui l'a un peu fatiguée. Quelques jolis passages techniques, pas trop durs, qui lui permettent de doucement reprendre confiance. On emprunte quelques passages spécial chamois qui nous font avoir une pensée pour Bast, Alain et Xav, ça commence à faire longtemps qu'on n'a pas roulé ensemble. Il va vraiment valoir faire quelque chose ! Allez les amis, on veut rouler avec vous et d'ailleurs, il se pourrait bien qu'une AF3 V2 soit aussi en préparation dans ce but :-) . J'ai ajouté un bout du départ de la Ballancourtoise, et nous rentrons donc dans Ballancourt pour aller jouer dans le bois du Mont Revoir. Endroit très ludique, quelle chance d'avoir un terrain de jeu pareil à coté de chez soi. On reprend la direction du sud, avec le single le long du grillage où nous prenons beaucoup de plaisir, le terrain nous permettant de prendre facilement de la vitesse. Bois d'Epignon puis les hauteurs de Mondeville. Je n'ai jamais vu cette zone aussi sèche, pas la moindre trace d'eau, inutile aujourd'hui de batailler pour franchir les bourbiers : c'est droit devant à pleine vitesse. Je trouve le moyen de cogner un arbre avec le guidon, petite chute et j'entraîne Seb avec moi. Direction de Bois de Videlles avec le traditionnel enchaînement de bosses/descentes. Mary file bon train dans les parties descendantes, bien fluide, pas de doute, la confiance revient, attention les filles, va falloir vous accrocher bientôt pour la suivre. Une belle descente dans le sable mou , le vélo surfe, il suffit juste de ne pas ralentir. Retour par le bois de la Padole, encore de beaux passages près des carrières, puis la longue ligne droite pavée de Beauvais. Merci la selle suspendue, je ne suis pas trop secoué. La remontée vers le Tertre Noir est très délicate : on est sur une plage, le sable est profond, ça bouffe une énergie folle. Petite boucle plate et roulante dans le Bois des Fontaines histoire d'éliminer les toxines et retour au parking après 6h de sortie, 5h40 de roulage, et 1200D+ au GPS. Une très belle sortie ensoleillée et pleine de bonne humeur .


dimanche 5 juillet 2015

Dimanche 05/07/15 : La Nez de Boeuf

Avec la canicule de ces derniers jours, plus la moindre trace de boue sur nos sentiers Essonniens. Une occasion en or de profiter d'une des randos les plus sympas de l'année, la Nez de Boeuf au départ de Maisse. Cerise sur le gâteau, la météo annonce des températures plus clémentes et même quelques risques de pluie voir d'orages. On croise les doigts mais la météo aviation est optimiste. Mary et JM sont partants aussi, c'est une belle équipe qui se retrouve aux inscriptions : Mary, JM, Olivier P., Ludo, Richard, Philippe, David et Hervé. Je sors la tenue St Michel pour être dans le ton de mes camarades. Raté : je suis le seul en tenue club au départ, ah les petits farceurs :-) . Le temps de récupérer tout le monde, nous partons à 7h45 avec un David qui a promis de rouler doucement. Je me rend rapidement compte que le GPS ne fonctionne pas , pas de localisation. Pendant que je bricole, je manque de m'envoler dans le souffle d'une missile sol sol bleu qui nous dépasse avec un bang supersonique : c'est David qui roule doucement :-) . Je trouve le problème du GPS, en pensant couper le wifi c'est la fonction GPS que j'ai coupé. Je rallume, et enfin tout fonctionne peu après la première bosse, 3km environ de zappés sur la trace , pas grave. Je suis dans le roue de JM qui roule tranquille, mais je me doute qu'il ne va pas résister à l'envie de suivre David qui a ralenti et est juste devant. On rentre dans le vif du sujet avec la même première partie de parcours que ces dernières années : du ludique, technique, avec des montagnes russes et des petits talus bien raides à monter/descendre. La trace est bien fluide, et je me suis bien réhabitué au semi-rigide, je n'hésite plus à me lancer dans les passages techniques que le vélo absorbe remarquablement bien. Chaque relance est un bonheur avec l'accélération immédiate. On a tous la banane. JM et David finissent par s'échapper devant, je me retrouve avec Ludo et Olivier P. qui tiennent une belle forme et relancent à chaque occasion, Richard, qui a sorti aussi son SR, est là aussi, Philippe un peu en retrait tout comme Hervé et Mary. On arrive au ravito après 18km et on attend pour regrouper tout le monde. C'est reparti, on roule dans le Bois de Malabri, de belles bosses et belles descentes, plutôt glissantes car le sol est très sec et poussiéreux .
L'arrière part un peu dans tous les sens, mais l'avant tient bien et tout passe sur le vélo. Dans un passage entre les rochers, ma pédale droite passe sous une racine, ce qui bloque net le vélo. Ca ne m'était jamais arrivé, la pédale est bien coincée et Richard me donne un coup de main pour dégager le vélo. Ca roule bien, le groupe est homogène, les quelques gouttes de pluie du départ ont laissé la place à une chaleur plutôt lourde, je transpire beaucoup et le camel se vide à grande vitesse. Les organisateurs ont rajouté un point d'eau peu après le château de Courances, pause éclair et regroupement général; On rejoint ensuite le ravito 2, à la même place que l'an dernier et on double Roland et Jacques un peu avant, content de les voir , on bavardera un peu au ravito, ils ont fait la Montagnarde sur route le dimanche précédent, 212 km et 4000D+. C'est reparti pour la dernière étape, on laisse passer Mary devant dans la descente granitesque qui suit le ravito. Tout passe sur le vélo, sauf le virage entre un rocher et un arbre où on pose le pied avec Ludo, l'arbre est juste dans la pente et vu l'adhérence on a peur de l'embrasser. La dernière partie est un peu plus roulante avec encore quelques beaux passages et bosses. Pas mal aussi de zones sableuses ultra sèches qui pompent de l'énergie dont un passage redoutable dans les genêts.  Dommage d'avoir supprimé depuis 2 ans le single qui remontait sur les hauteurs de Maisse. Dans le faux plat montant final, on appuie fort sur les pédales avec Oli. P et on dévale la dernière descente pour en terminer avec 3h32 de roulage ( manque le départ suite pb GPS )  et 900m de D+ pour 60km. Il faut super chaud maintenant et la bière finale est bienvenue. Petit papotage entre amis pour terminer et c'est le retour à la maison après une belle matinée de VTT .

dimanche 28 juin 2015

Dimanche 28/06/15 : la recette miracle ( diététique Benoit@pprouved )

Pas de Raid des Cadoles cette année, pour cause d'invitation à la soirée d'anniversaire des 40 ans d'amis de longue date . Soirée très agréable par un temps magnifique . A l'apéro, buffet de rêve : Sangria maison à la limonade, Punch au citron vert, Margarita à la fraise, Desperados, etc .... Après 3 mois d'entraînement intensif pour la Granit, je décide de relâcher un peu et je me régale à tout goûter, les cocktails étant plus délicieux les uns que les autres. Puis on attaque le repas où je fais un sort au barbecue, avant de m'attaquer aux gâteaux et champagne pour le dessert. Couché à 3h du mat, pas très clair, je me dis que j'ai eu une drôle d'idée de donner RDV à Pat à 9h pour une sortie dans le coin . Mais il faut entretenir les jambes avant la Nez de Boeuf de dimanche prochain qui s'annonce tip top avec le beau temps. Finalement, pas de difficulté majeure à me lever à 8h, je me prépare tranquillement dans une maison endormie. 9h, ouverture du garage, Pat est là, première sortie VTT pour lui depuis sa chute à la Granit. Encore des douleurs au dos, mais globalement ça va. On s'élance direction Saulx/Ville du Bois/Marcoussis/Nozay/Saulx et retour par l'Yvette et l'Orge. A la première bosse, je réalise que les jambes sont au top, bien aidées par le Gaea dont j'avais oublié la réactivité. Je retrouve avec ce cadre les nouvelles sensations acquises sur la route ces derniers temps. Du coup, je me fixe pour objectif de faire un sort à mes records Strava. On arrive dans la forêt, option montée impossible, ça passe super facile, même pas au taquet sur le cardio, j'aurais pu aller plus vite. 4ème au classement général, pas mal quand même :-) . On file vers le haut de la forêt , direction le Bois de St Eloi et ses singles ludiques qui plaisent bien à Pat. Avant, il faut monter la côte du canapé, je grimpe tout sur 36x24, ça pulse, 2ème temps Strava à la clef, gnark, gnark ! Content le JP, Pat un peu moins :-) . On arrive à Marcoussis, pause ravito avant d'attaquer l'Escargot version VTT et ses épingles . Je pousse bien sur les pédales, sans trop savoir jusqu'où je peux aller sans exploser, me voilà en haut, 2ème temps au scratch aussi, trop bien, j'ai presque envie de la refaire, je pouvais aller plus vite, je me demande bien ce qui m'arrive ce matin ! Pat arrive, on attaque la remontée sur Nozay, séance full speed jusqu'au transformateur, on retourne dans Saulx jouer dans les singles avec le petit talus à descendre, puis retour à la maison , Pat rame un peu dans la descente de Ballainvilliers avec son plateau de 30, il tente quand même une attaque, je le laisse passer puis appuie sur le 36x11, qui a logiquement le dernier mot. On file sur les bords de l'Yvette via le Parc des Templiers, puis on remonte sur le Parc de Morsang pour constater que les bords de l'Orge sont en travaux. Je cherche une issue, lorsqu'un cri retenti derrière "Chaine!!!!" . Je pile in extremis avant de percuter la grosse chaîne qui barre l'entrée du passage. Ouf !!! Merci Pat. On doit prendre la piste cyclable, pas moyen de prendre le chemin, puis on remonte la vanne des eaux et nous voilà de retour après une belle sortie sous le ciel bleu, vive l'été . 48km , 750m de D+ et 2h53 de roulage .

dimanche 21 juin 2015

Dimanche 21/06/15 : La Faut Pas Mollir

Le Gaea à l'arrivée un peu poussiéreux :-) . Notez la selle suspendue spéciale Benoilator, bluffé par son efficacité/confort
La semaine a été difficile après la Granit. Pas spécialement mal aux jambes, mais une grosse fatigue générale jusqu'à jeudi. Aucune envie de rouler, du mal à me lever le matin, bref, La Granit ultime ça fatigue ultimement ! Retour d'un bon niveau d'énergie et de l'envie de monter sur un vélo à partir de vendredi. La Faut pas Mollir, une rando déjà faite pas mal de fois est au programme. Elle a une caractéristique particulière qui est d'alterner le très roulant avec des bosses bien raides en Vallée de Chevreuse. Du coup, comme dirait JM, c'est une rando qui pose des soucis métaphysiques aux adeptes du dentisme-monothéique. Le seul vélo monté en 2x10 dans le garage est le Gaea, je décide donc de le prendre pour cette sortie. J'en profite pour le remettre en 36/22 au lieu de 32/22 devant, me souvenant que j'avais fait le parcours avec David l'année dernière en 42/28 à Mach 2 . Cela va donc être l'occasion de tester la selle suspendue Cane Creek, issue de discussions avec le Benoilator qui s'est équipé de cet accessoire pour épargner son dos qui souffrait sur son Canyon SR . Il avait pu la tester sur le Gaea, et d'ailleurs changé l'élastomère d'origine jugé trop mou . Ne rigolez pas, c'est un système à parallélogramme déformable qui ne génère absolument aucune interférence au pédalage, juste un supplément de poids. Aucune nouvelle de qui que ce soit pendant le semaine, je me fais même du souci pour Seb bien silencieux. Mais ouf, il se manifeste samedi soir, rendez-vous est pris . Pat soigne sa cote froissée dans sa chute de dimanche dernier, et aucune nouvelles des petits hommes verts si ce n'est Oliv, parti dans le Morvan tester les Sapinières VTT avec son Spectral remis à neuf. On se contentera du parcours 60 km pour aujourd'hui, l'idée est de tourner les jambes pour récupérer et de se faire plaisir. Inscription vite faite pour 5€, tarif licencié, et nous partons à 8h05, temps nuageux mais pas froid. Immédiatement, je sens que la fatigue de la Granit est partie. Les jambes sont là , sensations amplifiées par l'effet du retour au semi-rigide, Le vélo bondit en avant dès que j'appuie plus fort, en particulier dans les bosses qui se montent facilement sur la plaque. Grognement de Seb derrière qui me trouve bien fringuant alors qu'il se ressent encore de ses exploits du week-end précédent. Ca grogne, mais ça suit, il est en forme notre petit padawan. N’empêche, vu comment il m'a fait souffrir ces dernières semaines, on va inverser les rôles aujourd'hui, eh, eh :-) . Nous filons à Mach 2 vers le sud. Le 11 dents ne passe pas , dérailleur réglé trop vite hier, ça me gène car on dépasse souvent le 30 km/h avec même des portions de route. Pensée pour les amis de l'AAOC, c'est une rando pour eux ça. On arrive au premier ravito situé au km 17 après .... 42 minutes !! Là on est en mode rando ultimement ... roulante . Test super concluant de la selle suspendue, surtout dans les passages en tôle ondulée dans les champs. Certes, la roue arrière sautille parfois, mais ça ne se répercute pas dans le dos, je peux rester assis,  et du coup, on gagne même en efficacité au pédalage. Génial, je sens que le Gaea va ressortir plus souvent. Nous arrivons en Vallée de Chevreuse, le profil du parcours change radicalement . Premières bonnes bosses, où je redécouvre l'efficacité incomparable d'un SR : ça monte tout seul, et le 22x36 me semble du coup un développement super facile à emmener. Ca grimpe aux arbres, et la légèreté et rigidité du SR carbone fait merveille lors des relances en danseuse. Grand sourire, la ville est belle. La où ça fait bizarre, c'est dans les premières descentes techniques : pas de tige de selle téléscopique, pas de suspension, moins de débattement, et terrain ultra sec et donc glissant, ouh là , mode prudence enclenché avec la roue arrière qui balaye le chemin. "Lâche les freins" me dit Seb. Euh ... pas tout de suite, faut que je me réhabitue. En plus, les Formula du Gaea fonctionnent en on/off, contrairement aux excellents freins Shimano du Cube ( va falloir investir ) . On fait une boucle Maintcourt/Vaux de Cernay/Auffargis, très sympa avec des passages qu'on ne connaissait pas et un tracé technico-ludique qui contraste franchement avec la première partie. On arrive dans une bosse que Seb connait bien du côté des Cinq Cent Arpents. Montée super raide, droit dans la pente et les gros cailloux . "Alors là mon JP, si tu la grimpe , je t'offre un gâteau"  . Bon, si en plus, il y a un prix au sommet, mode grimpeur impossible enclenché . Le plus dur , c'est de bien choisir la trajectoire car le terrain est bien défoncé et en plus, il y a des concurrents partout en train de grimper à pieds. Mais je réalise vite fait que ça va être jouable, la combinaison jambes/vélo/développement est idéale ce matin. Seb s'en rend compte, et commence déjà à réfléchir au gâteau :-) . Et voilà le sommet, ceci dit, elle a dû faire du dégât cette bobosse, car tout le monde était à pieds. Nous sortons bientôt du mode Chevreuse, ça redevient roulant et on rejoint le ravito 2 au km 40. Arrêt rapide et on repart, le final est identique à l'année dernière. J'ai réglé la butée du dérailleur, donc le 36x11 est de sortie, et ça suffit tout juste à suivre Seb qui a mis le turbo dans un nuage de poussière qui me fait tousser, il y en a partout. Heureusement, les bosses me permettent de rapidement boucher les quelques mètres qu'il ne manque pas de prendre sur les chemins où les chaos me freinent un peu. Il me faudrait un développement encore plus grand pour ne pas trop mouliner ce qui a tendance à faire sautiller l'arrière. Arrive la dernière difficulté bien longue du parcours au km 55 , d'abord sur route puis dans la forêt vers Ponchartrain, qu'on grimpe en cadence avant de plonger sur Plaisir. Dernière petite butte avant l'arrivée, je prévois une attaque sur Seb mais en accélérant la chaîne merdouille sur la cassette et paf, le maillon rapide rend l'âme pendant que Seb s'envole, arrêt mécanique obligatoire pour changer le maillon. Arrivée au bout de 3h15 de roulage, 60km et 880m de D+. On mange notre sandwich, on discute Granit, puis on prend le chemin du retour, lorsqu'on voit arriver un magnifique Open 29" avec un Pedalator dessus, tout content de s'être bien derrouillé les gambettes. C'est vrai que ça fait du bien de se souvenir qu'un VTT ça peut dépasser le 10 km/h, chose peu fréquente du côté d'Ambazac :-) . Moralité de la journée, un SR, ça avance quand même drôlement bien.

dimanche 14 juin 2015

Dimanche 14/06/15 : La Granit Montana Ultime ... et vraiment ultime !!


La Granit, c'est le genre d'épreuve où on se demande souvent pendant le parcours pourquoi on a décidé de la faire, et à l'arrivée, on ne pense plus qu'à revenir. C'est donc pour une 4ème participation que je m'étais inscrit cette année, avec un nouveau site de départ, un parcours rallongé et du D+ en supplément, de quoi faire peur quand on sait à quoi ressemble le terrain local. Même s'il y a pas mal de membres de l'équipe "historique" qui manquent à l'appel cette année à cause de divers empêchements, David est partant, tout juste revenu d'une belle perf au Raid Vauban, tout comme Pat, Seb et Richard. Et après des hésitations, Jean-Marc et Mary sont de la partie aussi malgré une ornière traître qui a fait chuter notre guerrière le dimanche précédent. Richard a un souci avec son vélo, donné en SAV à Decat. Je ne suis pas trop rassuré pour lui, et effectivement, il nous rejoint in extremis le samedi en début d'après-midi avec un amortisseur qui perd de la pression. Pas trop rassurant pour affronter un parcours aussi exigeant que la GMU, c'est un coup à se retrouver en rade. On repasse chez moi où j'embarque deux amortos de spare que j'ai en stock, en espérant qu'il y en ai un qui se monte. Voyage sans histoire jusqu'à Ambazac où nous rejoignons le bel Etang de Jonas, nouveau site de départ.
Récupération des plaques, d'un bidon et d'un tee-shirt Granit, je suis tout content d'en avoir un 2ème. Organisation toujours au top et toujours aussi sympa. On finit par être connus, alors on discute avec les organisateurs et l'ami Pascal. Le parcours a beaucoup de points communs avec l'année précédente, plus des nouveautés dont le Mur de Chedeville au départ , précédé d'une boucle autour de l'étang. Objectif : éviter les chutes dans la première descente. On en profite pour jeter un oeil à l'amorto de Richard, on parvient à lui monter un de ceux que j'avais amené, pas parfait mais au moins il ne risque pas de se dégonfler en plein milieu du parcours. Au passage, petite séance de réflexion pour comprendre comment positionner l'excentrique de la suspension NEUF du Décat de Richard. Rendez-vous est pris pour un resto tous ensemble au Clos des Cèdres, très bonne adresse où nous avions déjà dîné l'année précédente. Direction l'hôtel Ibis pour déposer les affaires. Et là : le gag . La réceptionniste ne trouve pas mon nom ! Mais si , je vous assure, j'ai réservé depuis des mois. Vous avez votre réservation avec vous ? Ben oui, regardez ... et là je découvre que je me suis gouré de dates : réservé pour le 13 mai !! Le boulet ! Bon pas grave, il reste des chambres, ouf :-) . Nous repartons rapidement pour le resto, et cette fois, on ne refait pas le coup de 2014 où on s'attendait les uns à l'intérieur et les autres sur le parking. David est là aussi avec Lucy son amie. Nous sommes rejoints à table par trois concurrents qui sortent d'une reco. Il faut dire qu'ils jouent la gagne, nous avons notamment le 2ème de l'année précédente, Julien, un vététiste belge super sympa ainsi que Fred, un ami de JM & Mary spécialiste des raids en tout genre. Bigre, on joue pas dans la même catégorie. Une fois le délicieux repas avalé, direction dodo . Après une semaine difficile , où j'ai chopé une allergie ou un virus qui m'a fait tousser tous les jours et une nuit de vendredi mouvementée avec un rodéo policier dans le quartier, je compte sur une bonne nuit pour arriver frais et dispo. Ce ne sera pas vraiment le cas, il fait trop chaud dans la chambre, j'ai du mal à dormir, pourtant je ne me sens pas du tout stressé. 6h45, je me lève difficilement, direction le petit dej. Pat et Richard sont déjà là . Je mange mon gâteau sportif et fait honneur au buffet, il faut prendre des forces, puis on charge les voitures. Je découvre sur le parking un Pat désespéré avec juste son cuissard qui me dit "tu n'aurais pas un 2ème maillot ? " . Enorme ! Et voilà notre Pat transformé en KHS91. On décolle direction Ambazac où on arrive à 8h. Mary & JM sont là, on monte les vélos et je me retrouve sur la ligne de départ avec David. Je veux prendre des photos mais réalise que j'ai oublié la carte mémoire. Décidément, c'est la période des gags. Je donne l'appareil à Lucy, ça fera toujours 100g de moins à porter. Je reconnais nos amis de la veille au soir concentrés en première ligne où JM s'est aussi positionné. 8h30, la meute s'élance.
Photo empruntée à David
J'hésite à faire le départ, mais la journée va être longue, donc je me laisse absorber par le paquet . Mauvaise idée, car le tour de l'étang est sur un petit chemin, et ça bouchonne, on est à l'arrêt dès le premier virage. Puis on entre dans la forêt pour la première ascension du jour. Il fait chaud et très humide, je transpire déjà et je ne me sens pas très bien. Pas de forces, je n'ai pas mal aux jambes, mais je suis pas vraiment dans la course. Pat est avec moi , on monte ensemble dans le paquet, j'ai plein de buée sur les lunettes, ça commence difficilement. Je ne sais pas où sont Seb et Richard. On rejoint le parcours de 2014, et arrive la première descente technique. La terre est sèche, pas trop de poussière, bon grip, je connais bien ce passage, je m'engage sans inquiétude. Un ralentissement devant, mes lunettes de couvrent de buée, je  vois plus grand chose et soudain mon guidon heurte un arbre que je n'avais pas vu. Ca fait touner le guidon, OTB magistral droit dans la pente, je vole, fait un roulé boulé en retombant sur le genou blessé il y a trois semaines ce qui fait céder la peau toute neuve pendant que je vois mon vélo faire des loopings en l'air. Ouaaaah comment ça va terminer tout ça ? Je parviens à m'arrêter, récupère le vélo miraculeusement intact, et c'est reparti. Je fais 10m et je me couche dans le virage suivant, je suis vraiment pas dans le rythme. Patrick a disparu devant, je sens que la journée va être loooonnngue ! Des idées noires me traversent l'esprit, sur le coup , pas loin de bâcher. Puis je me reprends, surement une mauvaise nuit, où alors c'est bien un virus que j'ai chopé, bon, on s'en fout, je suis un finisher, je suis un finisher, je suis un finisher, allez avance et ça va finir par aller mieux ! Et donc je pédale, tant bien que mal. Le GPS affiche une moyenne inférieure de presque 2km/h à l'année dernière, attention, ça risque d'être chaud pour la porte horaire. Avec l'humidité, le terrain bouffe de l'énergie. Petit à petit, je me reconcentre, vire les lunettes. Au moins je vois devant, sauf que c'est flou et pas agréable. Les montées suivantes et descentes suivantes se passent mieux, tout passe sur le vélo, je reprends confiance. 1er ravito au km 17, arrêt express pour pas faire chuter la moyenne, Mary arrive, on va rouler un peu ensemble. Elle se sent pas trop bien non plus, on s'encourage mutuellement. Je me sens de mieux en mieux, mais la moyenne ne décolle pas. Pourtant je suis haut dans les tours au cardio. Il fait toujours chaud et humide, je suis trempé de l'intérieur, ne pas oublier de boire. Dans une des rares descentes faciles sur un grand chemin, deux vététistes blessés en train d'être secourus en 100m. Etonnant une chute à cette endroit, ils ont l'air en de bonnes mains. Les descentes passent bien et j'y prends du plaisir, je suis enfin rentré dans l'épreuve. Mais la moyenne m'inquiète toujours, c'est limite. Une montée infernale pour rejoindre le ravito 2, nouvel arrêt express. Une bénévole veut soigner ma jambe qui effectivement dégouline de sang, je ne m'en étais pas rendu compte. Rien de grave, et pas le temps, il me reste moins de 50 minutes pour la porte horaire. Camel rempli, je saute sur le vélo et fonce. On est trois avec le même objectif , je connais bien ce passage, c'est plutôt plus roulant que ce qui précède, donc jouable .On appuie autant qu'on peut avec nos moyens du jour, je regarde les minutes défiler sur le GPS. Ca va être juste, pas possible de louper la porte, je donne tout ce que je peux, voilà la porte, les gars nous disent : "tout droit pour le 80, à droite pour le 60". Yeeesssss ! Je ne m'arrête pas, trop content de passer , il est 13h00 pile sur le GPS, incroyable.  Un gars m'interpelle, c'est Pat que je n'ai même pas reconnu et qui m'attendait. Il part sur le 60, je lui dis que je continue sur le 80. Et on s'élance avec mes deux acolytes. Quelques centaines de mètres plus loin, je ripe dans un raidar, manque de tomber et là , crampes dans les deux mollets. Aie ! Je m'étire deux minutes et bois à grande gorgées, ça passe, je repars le couteau entre les dents puisque mathématiquement je suis dernier sur le 80 et pas envie de finir dernier. Je fonce en suivant les rubalises, j'entends des cris derrière moi, mais je suis verrouillé sur l'objectif, rattraper les deux gars devant. Le terrain devient plus facile, beaucoup plus facile, beaucoup TROP facile. Un doute ... je reviens en arrière il y a bien des rubalises. Je repars, mais bientôt plus rien. Hum ... et ce cri derrière ... je me suis gourré ? Difficile décision que de revenir 1km en arrière, ça va être très compliqué maintenant de rattraper quelqu'un. Abandon ? NON !!! JE SUIS UN FINISHER ! Allez, on y croit. J'entends des voix dans un sentier, les débaliseurs ? Je prends celui-là et au loin je vois des gars en bleu qui courent, ce sont eux. Faut les rattraper. Séquence surréaliste : je suis derrière les gars qui ferment le parcours !!! Putain de merde !Il n'y a qu'à moi que ça arrive des trucs pareils.  J'appuie, je les rejoins , ils sont content de voir que j'ai repris le bon chemin, ce sont eux qui avaient crié pour me rappeler.
Photo organisation
Je ne comprends rien à cette affaire de rubalise, mais plus le temps de penser, faut foncer. Mon erreur a eu un point positif: le terrain plus facile a éliminé les toxines, je roule bien maintenant, relance en danseuse dès que je peux et dévale les descentes à toute vitesse, je vole, je me fais plaisir, je vais le faire. Une route, un gars me dit " tu es 106 si tu termines". 106 ? Pas si mal, il y donc eu beaucoup d'abandons. Ca me rebooste,  Je continue de boire pour chasser les crampes et tiens ... plus d'eau :-) . Trop bu ! Bon, je dois pas être si loin du ravito 3, une grosse bosse, une descente, une nouvelle bosse, je reconnais la piste de DH qu'on remonte, j'entends des voix , le ravito et il y a une dizaine de concurrents qui sont là . Eh , eh ... pit stop express pour remplissage du camel, j'avale quelques pâtes de fruits et du saucisson et zoup me voilà reparti, je suis plus dernier, youpi ! J'ai le moral au top maintenant. Un déluge me tombe dessus, aie, juste avant les trois pistes de DH caillouteuses, va falloir faire gaffe. Pas le temps de regarder la vue cette année, j’enchaîne la Kaolin, la Oulala et la Ragondin. Je suis avec trois autres gars, je m'étale deux fois dans un virage sur la Ragondin en perdant l'avant sur des cailloux glissants, pas aidé par une lucidité déjà entamée. Je me fais distancer dans les descentes, destabilisé par les deux chutes, mais revient facilement dans les montées, ce qui me donne confiance pour la suite. Je ne me souvenais plus qu'elles étaient aussi dures les montées dans cette zone, avec la pluie, les cailloux et racines rendent la tâche difficile. Il tombe des cordes, mais je m'en rends à peine compte, de toute façon j'étais déjà trempé de transpiration. On pédale, on pédale, on est cinq maintenant dont deux gars avec l'accent du sud-ouest qui papotent dans toutes les montées comme si c'était plat, même pas essoufflés. Mais ils sont énervants ceux là !
 Au km 64, on nous colle une pastille rouge sur la plaque de cadre, ravito dans 2km, ils sont long ces km, enfin le voilà . Je commence à avoir un peu mal au ventre à force de boire, j'ai du mal à manger mais je me force. Allez, on repart, faut pas mollir. Je vais faire toute cette dernière partie tout seul, 72km au GPS, et je vois un panneau "arrivée 10km". Non ? Pas possible, ils se sont trompés ? J'ai donc fait 2 à 3km de rab avec mon détour ? Pfuiii , 10 km, au moins une heure . Allez, appuie et arrête de penser. Alors j'appuie autant que je peux dans les bosses, tente de tout descendre sur le vélo, mais c'est la zone où les descentes sont les plus techniques. J'arrive dans une pente super raide, au bout un arbre, un virage en épingle à gauche et une grosse marche derrière. Ouh là, je le sens pas, j'attrape les freins et là , ouiiiilllle, une crampe à la main ! Les poignées de freins m'échappent et le vélo accélère comme une balle. Plus possible de m'arrêter, je suis mort, c'est la fin, adieu les amis ! Et ben non, ça passe super facile vu que je saute la marche sans le vouloir et atterrit tout en souplesse. Bigre, c'est donc ça la bonne technique. Allez, je le note dans un coin pour l'année prochaine si j'arrive vivant. Je reconnais le parcours final habituel : la Pierre du Mola ( je passe à gauche ) , les remontées pas trop dures qui passent sur 26x24, plus de crampes, la descente du Castor où je me fais une frayeur sur le passage entre deux pierres, me voilà en bas mais cette année on remonte pas la Ouff , je tourne à gauche, sur un chemin sympa en montagne russe pas trop dur, fini ? Tiens un panneau 5km quand même. Mais la fin se corse, ça redevient technique, avec un infernal sentier en balcon et en dévers complètement ravagé, je couche le vélo sur une racine et continue prudemment quelques mètres à pieds. Je suis méfiant, hier Pascal a parlé d'une descente hyper raide sur la fin. Finalement, pas si raide, ouf. Et enfin des cris, des klaxons. "Il y en a encore derrière?" "Oui, 5 ou 6" . Et voilà l'étang, j'y suis, j'entends la sono "on dirait qu'un truc arrive dit le speaker" . Et oui, c'est moi les gars, le finisher ! Je fonce, je vole, je vois Mary qui cours pour m'encourager, un talus, je le grimpe au sprint, l'arche, la ligne, j'entends mon nom au micro, vois trois super nanas en mini-jupe à droite ( qu'est-ce qu'elles font là ? ) , je souris, je l'ai fait, je l'ai fait, ouahh , c'était vraiment dur cette fois, mais j'ai déjà tout oublié, je suis bien, bon, j'exagère, je referais pas un tour. Un organisateur me colle un sticker finisher, sympa. Seb et JM sont là, j'apprends que Pat est tombé et s'est encore fait mal à une côte, Richard a eu des soucis de vélo et a fini sur le 45, ils sont déjà repartis. David a fini dans les 30 en 7h, JM premier master 3 en 7h20 et Seb dans les 9h. Mary a du abandonner , mal remise de sa chute de dimanche dernier, mais en 2016 on revient tous en pleine forme. Seb qui doutait de pouvoir faire le 80, qui n'aime pas la pluie et qui doutait de pouvoir résister moralement. Et bien, il a vaincu tous ses doutes, il l'a fait, je suis très content pour lui, il est tout heureux d'avoir vaincu le parcours.  Et au final, un immense merci aux organisateurs de cette épreuve magique, atypique, dure, très dure, mais aussi conviviale, très conviviale, un petit sanctuaire hors du temps et de notre société moderne, un endroit où seuls comptent le plaisir, l'amitié,  l'effort et la joie de pratiquer notre sport favori. Longue vie à la Granit Montana ! 82 km, 10h05 et 3580m de D+ au GPS sur la ligne . 96ème au classement final, me voilà dans le Top 100 , objectif atteint :-) :-)

Merci Mary pour la photo :-) 

dimanche 7 juin 2015

Dimanche 07/06/15 : Inter régionale à Bretigny

Dernière sortie significative avant la Granit. J'ai passé la matinée d'hier à préparer le Cube, changement de cassette suite aux sauts de chaîne à Gueret, mise en place du 26 dents devant. Du coup, il est dans une config pas trop adaptée aux randos VTT de ce dimanche, j'opte donc pour une sortie route. Il y a une cyclo à Bretigny , pas loin de chez moi et les 100km proposés me semblent coller au programme : ni trop , ni trop peu . Pas de volontaires pour m'accompagner, notre Pat préfère soigner son mal de jambes avec une sortie depuis chez lui. J'ai le grand plaisir de retrouver Roland aux inscriptions à Bretigny. Ca fait longtemps qu'on ne s'était pas croisé, il s'est mis à la route et revient du Paris Sancerre, 220km hier, donc il est là pour tourner les jambes en mode piano. Je m'inscris, et retrouve le club de Roland après quelques kms. On papote un peu, Jacques n'est pas là , il est en cure en Bretagne ( reste de la conversation censuré, mais ceux qui connaissent Roland et Jacques devineront ) . Ca roule doucement, je dis donc au revoir à Roland lorsque 2 concurrents nous doublent à bonne vitesse et saute dans leurs roues. Mais il s'arrêtent pour débâcher, je continue donc en solo jusqu'au pied de la bosse avant le ravito où ils me rejoignent avec un groupe du Plessis Paté. On monte à bonne vitesse, je m'accroche à la roue du leader et nous arrivons ensemble au ravito avec un peu d'avance sur le reste de la troupe qui a décroché. Picorage express, je repars, mais plus personne. Finalement, j'aperçois mon groupe au loin, 10km en chasse-patate pour revenir à la faveur d'un faux plat montant. Nous arrivons dans le forêt de Fontainebleau, pensée émue en face du panneau "La Canche aux Merciers" haut lieu vététistique. Ce passage est superbe,  on remonte vers Milly , nous roulons à quatre, jusqu'au ravito n°2 au km 65. Il y a même des petits sandwichs, je me régale et ... loupe encore le départ du groupe. Grrr , nouvelle séance de poursuite, c'est bon pour pousser les gambettes avant la Granit. Je recolle à nouveau et cette fois c'est un petit peloton. Ca visse à mort entre Chevannes et Ballancourt, avec au passage un bon score sur Strava. Nous allons filer sur ce retour plus roulant jusqu'à l'arrivée atteinte au bout de 98,6km, 700m de D+ et 3h20 de roulage. Bonne sortie rythmée et agréable. Roland a fait le 70, on se retrouve donc encore, et on re-papote tout en remplissant un quizz sur le Tour de France. Mardi soir, test du Cube à Verrières pour vérifer les passages de vitesse puis repos jusqu'à Dimanche .

dimanche 31 mai 2015

Dimanche 31/05/15 : La Démons de Gueret , démoniaque !

Les loups de Chabrière

L'année dernière, nous avions failli avec Bastien , aller faire la 2ème édition d'un nouveau raid dans la Creuse, la Démons de Gueret , sur les toujours avisés conseils de notre ami Pedalator. Cela n'avait pas pu se faire faute d'anticipation suffisante, du coup je l'avais cochée de longue date sur le calendrier au vu des retours élogieux. Cette année, la team KHS est un peu décimée, mais Pat est partant aussi. Départ tardif vers 19h30 pour concilier les obligations familiales en cette veille de fête des mères, nous arrivons vers 22h45 au Campanile où JM & Mary dorment déjà du sommeil des pédaleurs acharnés. Installation rapide, et au dodo. L'édition 2015 s'annonce bien corsée, le raid monte en puissance et c'est plus de 70km et 2800 de D+ qui sont annoncés. Autant dire qu'avec Pat, on a des doutes sur notre monoplateau de 30 dents à l'avant, il parait que c'est plus roulant que la Granit, ça vaudrait mieux ... Une bonne nuit, un bon petit dej où JM & Mary viennent nous faire un petit coucou pendant qu'on bavarde avec deux particpants venant de Bordeaux à qui on révèle le secret du jour : il y a 700m de D+ que l'année précédente. Il y a moins de 10 minutes entre la Chapelle Taillefer, lieu de départ et Gueret, nous y sommes à 8h pour un départ groupé prévu à 8h30. Seul petit bémol d'une organisation parfaite toute la journée, il n'y a pas de file pour les pré-inscrits et du coup on perd un temps incroyable à récupérer les plaques, on arrive sur la ligne in extremis. Un quad nous ouvre la route sur le premier km, puis il nous laisse le champ libre. Devant, quelques fusées dont les traceurs de la Granit s'envolent. Une pensée pour Benoit, la journée s'annonce longue, passage en mode raid :-) . On reste ensembles avec Pat et Mary. Ca monte presque tout de suite, une montée pas trop raide qui permet de chauffer les jambes mais qui dure un bon bout de temps. Bon, le 30 tient le choc , les gambettes aussi. Je sens Mary un peu craintive dans les premières descentes, elle n'a pas encore retrouvée toute sa confiance. J'ai changé la chaîne qui claquait ces derniers temps, elle ne claque plus là, elle saute ! Grrrrrr , ça va être gênant cette affaire, j'aurais du mettre une cassette neuve, pas eu le temps. Je bricole les réglages, mais je serai condamné à passer à pieds les montées > 20% heureusement rares sur le parcours. Cette première partie reste relativement roulante : ça monte et ça descend , mais les chemins sont assez larges, le terrain est identique à la Granit avec une différence notable : tous les deux/trois kms , alors que le terrain est sec voire poussièreux, on trouve des zones ultra molles du fait du ruissellement, marque de fabrique du coin. Les gués, passages de ruisseaux, ou marécages gluants sur 20m ne sont pas rares et font partis du folkore local. On distance un peu Mary à la faveur d'une ou deux descentes un peu plus techniques mais elle nous rejoint au premier ravito situé au km 21. 500m de D+ à ce stade. Amorto de son Spark un peu trop gonflé, elle nous fait peur en tentant de le dégonfler à la main, un truc à finir à plat ça ! C'est reparti, ça monte comme après tout ravito qui se respecte. Nous roulons à nouveau de concert, puis je prends un peu d'avance sur mes camarades. On arrive au km 35, et là, d'un coup , changement de décors. Une descente vertigineuse, granitesque voire plus. Heureusement c'est sec, mais je poserai le pied sur un pente à 40% qui se termine sur deux rochers qui me font douter de pouvoir tourner avec le vélo qui gliiiisssse . On entame une sacrée partie de montagnes russes, et cette fois, ça monte plus raide et dans les cailloux. Je prie pour que les jambes tiennent, le 30 me tire bien dans les pattes. Arrivée au ravito 2, située dans le parc à loups de Chabrières. Super ravito, il y a du saucisson, il ne peut plus rien m'arriver de grave. Pat arrive peu après , suivi à quelque distance par Mary. On fait des photos des loups de l'autre coté de la palissade, beau spectacle inhabituel. Nous voilà repartis; Cette fois, ça ne rigole plus : montées et descentes sont raides et techniques, mode Granit on . A la faveur d'un raidar bien costaud, je prends à nouveau un peu d'avance. Ce passage est top : plein de descentes dans la tourbe avec des épingles, que j'arrive bien mieux à passer avec le Cube qu'avec le Fat à Bleau.
On place les épaules, un coup de frein et ça tourne tout seul, à gauche , à droite, à gauche, à droite, waouh, le pied, j'adore. Puis ça monte ... Plus personne derrière, je décide de continuer jusqu'au ravito 3 prenant beaucoup de plaisir sur les passages techniques qui serpentent entre les arbres et les rochers. Ravito 3 , km 52, arrêt rapide , je croise JM qui sort de la boucle qui nous ramène à ce ravito ensuite. Bigre, il a pas chômé. Pas de Pat ni de Mary, je me lance sur la boucle, qui commence par un sacré toboggan avec une belle descente, longue et rapide , longue, longue ... Donc forcément, va falloir remonter tout ça . Et effectivement c'est le cas : une longue, longue, longue montée , bien raide sur une bonne partie, avec des ruisseaux et des cailloux. Ma fortune contre le plateau de 26 devant. Je ferai une pause de 30s, pas par lassitude physique mais mentale, j'aime pas quand ça tire comme ça dans les jambes. Je parviens quand même en haut, encore une petite enfilade et des jolis passages, on revient au ravito, tout va bien, donc je ne m'arrête pas, je me dis que ça va se calmer. Et non, pas du tout ! Un portage de la mort, où je dois m'accrocher aux arbres pour pas redescendre.  Encore plein de beaux passages en descentes raides dans la tourbe, voyant au loin une zone molle, je me lance plein gaz dans un tobbogan et bien, insuffisant : le vélo s'arrête net au milieu de la masse noire dans laquelle je m'étale de tout mon long, surpris par ce ralentissement express. Encore des montées, j'ai en mémoire un profil descendant après le km 63. Ah ben pas tout à fait, on se retrouve sur un micro single au bord d'un énième ruisseau qui serpente en montagnes russes au milieu de racines énormes. Ca monte moins mais ça avance pas plus vite pour autant. Je prend du mauvais coté du ruisseau à un moment, la roue avant se bloque dans un trou et me voila en tonneau dans un buisson de ronces, aie, ça pique. Je repart avec un gars du club de Mornac. La chute m'a filé une crampe à la cuisse gauche, pas moyen de le suivre, ça tire dès que je mouline; Puis je me souviens d'un conseil d'Eric, faut mettre du braquet. Ah, essayons : je me mets à grimper en danseuse avec 5 dents de moins et ça marche d'enfer : je me rend compte que j'ai encore du jus , dépasse mon camarade de jeu, et je retrouve un très bon rythme pour le final qui me ramène au point de départ avec un grand sourire, 6h10 de roulage au GPS , 2400m de D+  (ça suffisait ! ) et 73,7 km. Une sacré belle épreuve que j'ai adoré, et un bon entraînement pour dans 15 jours. Organisation au top, balisage vraiment parfait, ravitos bien fournis, sucré/salé à partir du 2ème, plateau repas à l'arrivée, et beaucoup de sourires et de bonne humeur, bravo ! Ah j'oubliais : pour la Granit, aucune hésitation, plateau de 26 devant :-)