dimanche 27 septembre 2015

Dimanche 27/09/15 : Les Virades de l'Espoir

Mais non, vous ne revez pas, c'est bien le Benoilator qui est de retour :-) 
Semaine très difficile, avec de gros soucis perso qui me font renoncer à l'Offroad Granitic Morvan. Ce ne sera pas cette année que je découvrirai les sentiers de Bourgogne sur le VTT. Je me sens de plus fatigué, conséquences du stress mais aussi de ma bronchite qui a bien fatigué l'organisme. Au dernier moment, j'opte donc pour les Virades de l'Espoir à St Remy, un classique de la saison, avec un parcours plutôt roulant qui permet de profiter de la Vallée de Chevreuse sans trop tirer sur la machine, juste ce qu'il me faut. Comme un petit clin d'oeil, le destin me réserve une excellente surprise. Je tente une nouvelle fois de convaincre le Benoilator de revenir rouler avec nous et ... il accepte !! Je relis le message, vérifie que ce n'est pas un fake, mais non, pas de doute, waouh ! C'est donc avec une certaine émotion que je retrouve un rituel qui a marqué de longues années de VTT : je passe chercher Benoit chez lui , "vers" 7h20 , avec un peu de retard quand même, faut bien reprendre les bonnes habitudes. Nous retrouvons aux inscriptions une délégation de St Michel , avec quelques nouveaux inscrits, accompagné de notre Ultra-Raideur de choc, OliVTTiste. Et devinez quoi ? Encore une surprise, il est juché sur un magnifique destrier flambant neuf, prêt à envoyer du lourd . Argh, c'est pas au programme du jour, et faut laisser à Benoit le temps de reprendre le rythme. On opte pour un mix entre le 46 et 70km ce qui devrait faire une sortie d'environ 60km .
Le FR116 de notre Ultra Raideur 
Nous voilà partis, sous la traditionnelle fraîcheur matinale de St Remy à cette époque de l'année. La petite descente initiale nous refroidit un peu plus, heureusement, ensuite, il y a la belle bosse en lacets où Oliv ne résiste pas à l'envie de tester son nouveau jouet. Et évidemment, ça fuse. Pfuiii ... va falloir appuyer pour le suivre dans les bosses désormais. Pause regroupement au sommet, Benoit est en mode "raid", comme le veut la tradition. Petit à petit, il hausse le rythme, et j'ai un moment d'angoisse quand je le vois sprinter en haut d'une bosse déposant tout le monde. Il parait qu'il était gêné par un autre concurrent. Il nous suivra sans grand mal le reste du parcours, juste prudent dans les passages physiques le temps que la confiance et le rythme reviennent. A part le soleil, pas grand chose à signaler sur le parcours, agréable mais roulant et contournant, un peu trop d'ailleurs, les passages difficiles de la VDC, notamment dans les Vaux où on roule un bonne partie sur la piste cyclable. Pas grave, c'est bien adapté au programme du jour, et je n'ai pas envie de trop forcer. On perd Benoit à une intersection mal balisée, OlivTTiste et Olivier Pa. me disent qu'il est devant. Notre infirmier n'écoute que son bon coeur pour soigner une jolie concurrente blonde tombée dans un petit passage technique, et du coup, on enclenche le turbo pour revenir sur Benoit. La moyenne fait un bond en avant, tout comme le cardio, et on file à Mach 2 jusqu'au ravito 2, avec Oliv qui envoie du lourd sur son nouveau joujou. On retrouve tout le monde au ravito, et on repart pour une dernière boucle qui nous ramène à St Remy après 60km et 900m de D+ pour 3h20 de roulage. Un sandwich, une bonne bière, et on rentre contents à la maison .

dimanche 20 septembre 2015

Dimanche 20/09/15 : la Renard d'Yerres

Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas. Retour sur un parcours "Renard" mais cette fois sous un magnifique soleil.  J'ai une contrainte horaire, donc le coté rapide du parcours m'arrange bien . La team KHS s'est volatilisée pour l'occasion, tout le monde imagine un parcours tout droit sur des allées boueuses . Et non, tout faux ! Pas de D+ au programme sur ce terrain, mais de superbes enchaînements de singles.  Quelques passages gras, mais rien de dramatique et un terrain bien meilleur qu'on aurait pu croire dans l'ensemble . Dont un passage "Larchanesque" après le 1er ravito, vraiment tip top et rendu bien technique par le terrain un peu gras qui demandait de bien soigner les trajectoires sur les devers et talus raides.  Un des plus beaux singles que j'ai eu l'occasion de rouler en RP où de nombreux concurrents étaient littéralement en perdition.  De beaux passages variés dans la forêt de Senart  : single "Bleau" dans la bruyère, single dans l'herbe, single grassouillet et trounicotant, racine, montagnes russes, tout y passe ! Un peu de roulant pour le retour vers Yerres, mais on rejoint rapidement la forêt de la Grange qui nous réserve une belle surprise à quelques kms de l'arrivée : une belle zone technico-ludique sur les derniers kms, avec des marches, des sauts et même une piste de DH . On sort du dernier single à 10m de l'arrivée ! Je me suis régalé sur le FM056 lancé plein gaz et profitant des relances et de la super maniabilité du vélo. Le Black Panther a confirmé ses talents sur terrain mixte. J'ai bien du doubler 200 personnes sur le parcours, j'avais une envie folle d'appuyer sur les pédales , maintenant que je peux enfin respirer correctement :-) . J'ai remplacé la fourche DT Swiss par ma Suntour Epicon, vidangée et repassée en 100mm. Ca change tout ! Amortissement bien meilleur, précision de l'avant en nette amélioration rendant le vélo super précis dans ses trajectoires et toujours ce fonctionnement au top de cette super fourche : ultra sensible sur les petits chocs mais avec une excellente tenue hydraulique qui la freine bien en compression et permet de passer des grosses marches ( et il y' en avait une belle à la fin ) sans frayeur . 

dimanche 13 septembre 2015

Dimanche 13/09/15 : le Raid des Renards mouillés

Je n'avais pas fait la Rando des Renards depuis plusieurs années. Le nouveau parcours n'a rien à voir avec le passé : presque tout le tracé sur des singles dont certains inédits pour moi , des passages ludiques, des passages techniques mais rien d'effrayant, des bosses, pas mal de bosses en fait, des copains, des descentes derrière Mary pour observer ( la trajectoire ) , bref très sympa .  Départ matinal, rendez-vous à 7h pour un départ à 7h15 , la famille Pedalator craignant les bouchons . Pfuiii ... pas humain ça !  Bastien déclare forfait à la dernière minute, dos bloqué . Zut alors . David est quant à lui bien présent au rendez-vous et me parle de son programme 2016. Un peu de pluie à partir de 9h, mais ça mouillait à peine à travers les feuilles. Ca va passer me dis-je ... Eh ben en fait non, ça s'est mis à tomber de plus en plus fort, jusqu'au déluge . Un temps à pas mettre un Benoit dehors. Perdu Mary et JM qui ont fait un arrêt veste de pluie, on était pas très loin du ravito 2 mais ne les voyant pas arriver je suis reparti, pas le moment de prendre froid avec ma bronchite. La suite , top pour ce qui est du parcours, mais la cata au niveau pluie . De belles descentes techniques inédites rendues assez délicates avec le terrain glissant. Mais le choix de pneus ( Nobby Nic devant , Black Panther Xtrac derrière ) était adapté : vélo parfaitement contrôlable. Le déluge a fini par me gâcher ( un peu ) le plaisir. J'avais beau prier pour que ça s'arrête, ça n'arrêtait pas d'empirer. Mais pas bâché. La fin fatigante car les singles étaient collants , ca ne bourrait pas au niveau des pneus mais ça consommait le double de watts . J'ai pris les variantes "faciles" pour raccourcir, trop d'eau . Remonté un nombre incalculable de concurrents sur les 15 derniers kms. Arrivé au gymnase à 12h35, la pluie a eu un effet inattendu : plus aucune gêne respiratoire . Mon cadeau d'anniversaire ( lunettes vélo avec verres à ma vue traités anti-humidité ) a fonctionné à merveille : pas la moindre buée , le bonheur . Ma veste de pluie s'est révélé aussi bien étanche , démonstration probante : j'avais mis le gobelet écolo réutilisable dans la poche arrière . Fatale erreur : la pluie a rempli le gobelet , puis débordé et rempli la poche. A un moment, je me demande ce qui me tire comme ça dans le dos : j'avais 2l de flotte dans la poche !!! Arret vidage de veste sous les yeux médusés des autres concurrents. JP@inside. Petit souci : dans la poche , il y avait les clefs de la voiture. J'aurais parié que le transpondeur était HS pour démarrer la voiture, mais non ouf, c'est solide ces trucs là . Et enfin, un grand merci à JM pour le pret du bidon, vu que mal réveillé ( évidemment, à une heure pareille !! ) , j'avais oublié le camel au garage. Bon, ceci dit , ça manquait pas d'eau sur le chemin :-) . A refaire sur terrain sec car le tracé était vraiment superbe, sur le sec ça aurait été du bonheur total . Bravo aux organisateurs ! Et bon rétablissement à notre Bast. 

dimanche 6 septembre 2015

Dimanche 06/09/15 : Ballancourtoise

Grosse bronchite cette semaine avec deux séjours chez le toubib. Mais difficile de résister à la Ballancourtoise, surtout avec un beau soleil. Malgré tout , j'aurais mieux fait de rester couché. Beaucoup de mal à respirer au début, mais l'effort contribue à nettoyer les poumons, donc je continue sans forcer, mode thérapeutique on . Rapidement, les forces manquent. Pas mal aux jambes mais impossible d'appuyer fort sur les pédales. Histoire de compliquer les choses, le nouveau plateau de 22 que j'ai monté hier pose problème : à plusieurs reprises la chaîne se coincera entre les deux plateaux nécessitant un arrêt de 30s pour remettre tout en place. A revoir d'urgence. Je profite quand même du parcours exceptionnel, je ne sais pas où les traceurs vont chercher leurs idées, mais cette rando n'a rien à voir avec les autres qui tournent pourtant dans le même coin. Des passages vraiment tip top, ludiques, et techniques. Pas trop raisonnable, je mets un point d'honneur à venir à bout des pires raidars. Mais le dernier super raide à la fin de Videlles va me mettre à mal. Je rejoins le dernier ravito en mode réserve. J'y retrouve Richard, mais le laisse filer lorsque nous repartons. J'ai la tête qui tourne et je décide de couper par la route les derniers kms en arrivant à Champcueil. Je file direct à la voiture. Retour difficile, j'ai du mal à conduire et je fais un petit malaise en arrivant à la maison. Je dors 1h et ça va mieux. Pas gagné pour la participation aux championnats de France marathon à Tournus, il va falloir un petit miracle, dommage, la forme était au top depuis les vacances. 65km, 4h40 de roulage et 1100m de D+ . Un super bravo aux organisateurs, tout était parfait : parcours, fléchage, ravitos, .... Du boulot de pro, un investissement incroyable pour les bénévoles, c'est bluffant. 

dimanche 30 août 2015

Dimanche 30/08/15 : Baston à d'Huison

Grand soleil 
Ravitos bien fournis
Nouveaux parcours cette année à d'Huison avec un tracé "à la carte" composé de plusieurs boucles en trèfle que chacun pouvait prendre à sa guise permettant de moduler la distance entre 20 et 80km. Nous optons pour le 80 et c'est une belle équipe qui se retrouve au départ . Bast , venu pour un petit tour tranquille en mode raid, Seb, de retour sur le VTT en mode reprise, Pat, Oliv, Ludo, Stéphane . Inscriptions rapides, nous partons à 8h15. Le rythme est tranquille, j'en profite pour discuter avec les uns et les autres, du projet secret ( pas tant que ça ) d'Oliv, des vacances de Steph, etc ... Un coup d'oeil à l'avant, eh mais ... le Bastounet, il envoie déjà du lourd. Enclenchement du turbo pour recoller à la tête à la faveur d'une bosse, une sélection s'opère et nous ne sommes plus que 5 avec Bast, Seb, Pat et Oliv qui a remis des pneus 'humains' sur son Spectral et a retrouvé du rythme. Le rythme augmente de plus en plus et nous avalons la première boucle très agréable du coté de Boutigny avec quelques beaux passages en single très fluides . Malgré les pluies de jeudi, le terrain est sec, juste un peu ramolli pour éviter la poussière et bien accrocher, bref parfait. Il fait par contre assez humide et j'apprécie comme une bénédiction mes nouvelles lunettes de vélo avec des verres à ma vue, évitant la formation de buée comme précédemment avec les clips optiques additionnels.  Je n'en reviens pas du rythme de Bast et Seb, moi qui pensait faire une sortie tranquille avec mon nez bouché depuis une semaine, ce ne sera pas pour aujourd'hui; Heureusement, en chauffant mes poumons se débloquent et j'arrive à respirer correctement. Il valait mieux, car je vais faire tout le parcours dans la limite haute du cardio, quasi au seuil. Je me dis que les deux lapins à l'avant vont bien finir par payer leurs efforts s'ils n'ont pas raconté d'histoires sur leur entraînement réel. Pat n'est pas en reste et tiens la forme qu'il aurait voulu avoir à la Granit, il n'hésite pas à en rajouter par moment, pfuiii , ça fait mal aux jambes cette affaire là ! Heureusement que j'ai pris le semi-rigide qui me permet de revenir comme un boulet de canon dès que la pente se durcit un peu . Pensée pour Benoit, quelle trouvaille cette selle suspendue, je prends un plaisir fou sur ce vélo ultra réactif et maniable. Mais ça suffit tout juste à suivre. Après le premier ravito, Oliv disparait à l'arrière , sans doute resté avec Ludo et Steph qui venaient d'arriver. C'est reparti encore plus fort, le GPS indique bientôt 40km pour moins de 2h de roulage. Quelques singles sympa, mais l'essentiel du parcours est sur des chemins assez larges et roulants ce qui n'empêche pas les bosses de se succéder rendant le parcours usant, mais elles ne sont pas très raides et je ne passerai jamais le petit plateau.Heureusement que je suis resté en double, le 36x11 est bien utile pour les lignes droites dans les champs. Ravito 2, avec des petits sandwichs au fromage, excellente idée le salé, car il fait très chaud et on perd pas mal d'eau et de sel. Nous repartons, la sueur perturbe l'écran tactile du GPS et les 30s que je prends à le bricoler m'empêchent de passer un petit groupe à l'entrée d'un single. Mauvais plan, car je vois mes petits camarades prendre le large devant. Le temps de pouvoir passer, il y a un bon trou à combler et ça ne ralentit pas ! Je finis par revenir dans une bosse bien raide sur la route, passe Bast, reviens sur Pat. Je fais la descente suivante à fond pour reprendre Seb, tellement à fond, que je finis par me trouver bien seul. Aie, loupé une bifurcation à droite. Je remonte, il fait de plus en plus chaud, niveau d'eau en baisse, j'ai senti un début de crampe dans la dernière montée, et j'ai donc augmenté la fréquence de vidage du camel, il va bientôt falloir le remplir . Déjà 68km, mais où est le ravito ? Je retrouve Bast, Seb et Pat, arrêtés pour un ravito maison, Seb donne gentiment un peu d'eau à Bast qui est à sec. Il fait pas loin de 35° au soleil, ça tape . Finalement, le ravito était 1km plus loin. On refait les niveaux, eau et sucre car on a bien donné et on repart pour le final où Seb nous là joue version coupe du monde. Cardio au taquet pour suivre le fuyard, dans une zone où je me souviens d'un affrontement similaire avec le Benoilator. Bast a rendu la main . Je ne lâche rien, mais suis stoppé par un signaleur sur une traversée de route. Aaargh, il a repris 100m, une bosse, on envoie tout ce qu'on peut avec Pat, qui prend le relais dans la descente. Finalement Seb loupe une bifurc, regroupement général au pied de la butte Herbert. Le terrain me convient mieux, je suis décidé à ne rien lâcher. On attaque la bas de la montée, je passe en tête, Seb dans ma roue. Seb Schurter va--il me faire le coup du sprint sur les 100 derniers mètres et profiter de sa vitesse en descente ? Progressivement j'accélère tout en rythme. Et , petit à petit le trou se creuse, eh eh , ça va le faire. Je donne tout sur la dernière partie de la montée qui est longue , putain, ça tire dans les jambes, faut tenir. Et voilà la descente, je me doute que mon adversaire va tout donner, donc faut y aller. 36x11 enclenché, je relance dès que possible. Ouah, ça va vite, le FM056 vole , au point que j'ai un peu mal à prendre un virage un peu resserré à gauche mais ça passe dans un nuage de poussière.  Top 10 sur Strava au passage . Je sprinte comme un dératé sur le faux plat suivant, établissant le record de pulsations de la rando sur les 500 derniers mètres. Et voilà l'arrivée après 79,3 km , 3h56 de roulage et 1200m de D+ . On a bien mérité la boisson fraîche et le sandwich ! Fléchage impeccable, traversées de route sécurisées, ravito bien fournis, bravo et merci aux organisateurs .


dimanche 16 août 2015

Dimanche 16/08/15 : sur les traces de la Ballancourtoise

Bast de retour parmi nous 
Retour du Pays Basque hier, long trajet même si la circulation était plus fluide de prévue. Donc pas évident de se lever tôt mais l'envie de rouler avec les copains est la plus forte et en plus , Bast est de retour parmi nous :-) . Pat a prévu un remake de la Ballancourtoise, je propose de les retrouver à Mondeville ce qui me fait 1h de sommeil en plus. Du beau monde ce matin : Bast, Oliv en plein entraînement pour la Meije, Philippe rencontré à la Granit, et notre Marco toujours aussi véloce quand ça monte et un peu moins quand ça descend. Le rendez-vous fonctionne, mes petits camarades sont un peu en retard et je prends le parcours à l'envers pour les croiser. Ca me permet de régler un pb de butée sur le dérailleur avant. Je retrouve tout le monde est nous voilà partis. Temps magnifique mais frais. Je retrouve avec plaisir le FM056, un vrai petit jouet ce vélo. Ca me permet de tenter de ne pas trop perdre de terrain sur Marco qui attaque à chaque bosse et Philippe qui a un sacré coup de pédale. Notre Oliv a transformé son Spectral en char d'assaut indestructible pour le Meije : pneus de DH, pignon de 42 à l'arrière. Le bémol, c'est qu'un char c'est lourd : voilà donc notre OliVTTiste qui a actualisé le célèbre mode raid du Benoilator, Mais dans la version Olivolator, la vitesse en montée est vraiment réduite : comme la Meije , c'est 70% du temps en montée et 6000m de D+, je conseille à Olivier de revoir sa monte pneumatique pour un version plus roulante et moins energivore. C'est bien de ne pas risquer de crever en descente, mais faut pas non plus être crevé en haut des bosses :-) . Avec un double plateau 22x36 devant, je ne suis pas sûr non plus de l'utilité du pignon de 42 à l'arrière. Revenons au parcours : toujours aussi top . Du single ludique , de belles bosses, quelques talus bien raide dont un que je suis bien content d'avoir grimpé. Un groupe super sympa, des sentiers bien secs mais pas trop, du grip et du plaisr. Bref , une belle matinée. Belle utilisation du bois de Videlles et de son D+ et D-. Le tank indestructible casse quand même la chaîne, la réparation dure un peu mais Bast file sa pince magique qui d'ailleurs ne quitte plus non plus mon camel, et OliVttiste peut repartir. Nous avons une contrainte horaire avec Marco, on quitte donc le groupe pour rentrer ... par la route. Changement de décors, faux plat montant avec le vent dans le nez, Marco m'explique comment prendre et passer les relais sans forcer. La vitesse n'a plus rien à voir avec la version chemins, toutes suspensions bloquées et cardio bien sollicité, on rendre à Mach 2 sur Mondeville. Mon bien sympa aussi, mais quelle différence sur la route en le VTT et le Viper, même avec le FM056 , rien à voir. Au final 50km, 3h30 de roulage et 800m de D+, il me manque encore 100m pour finir le challenge Strava 11000m de D+ .

mercredi 12 août 2015

Mercredi 12/08/15 : Ibardin par les chemins


Les chemins ayant maintenant pas mal séché après les grosses pluies du week-end dernier, il est temps de ressortir le VTT. Je décide de faire mon parcours favoris : Ibardin par les chemins en montant par le versant espagnol . Cette année, la végétation est dense, et le Jaizkibel m'a convaincu d'éviter les singles, ils sont bordés d'épineux vraiment trop agressifs. La montée est toujours aussi magnifique, et cette année, je rencontre une espèce sauvage nouvelle dans cet endroit : le bulldozer . Un arbre a du être déraciné par les orages de la semaine dernière, et des forestiers sont en train sécuriser le chemin en tractant le tronc au bulldozer. Il y a des branches partout, portage du vélo sur 100m obligatoire. Je monte tranquillement, pas d'autre objectif que le plaisir de rouler dans ces paysages que j'apprécie. Avec la vue toujours aussi magnifique sur la Rhune. Redescente par le versant français, beaucoup plus technique. Les chemins se sont dégradés depuis l'année dernière et il y a quelques passages qui tabassent bien avec des ornières et des gros cailloux partout. Le débattement du Stump est le bienvenu. Autour du barrage, les sentiers se font plus étroits et difficiles, et il faut faire attention aux nombreux randonneurs. Alors que je prends une petite coupe secrète qui me fait contourner un bout du GR, j'ai la surprise de voir déboucher devant moi deux jolies randonneuses en sens inverse. J'oublie de regarder devant, butte sur gros cailloux, n'arrive pas à déclipser et paf me voilà étalé dans un buisson épineux, encore ! Les demoiselles sont flattées de l'effet renversant qu'elle m'ont fait, séquence rire et sourire, j'en oublie les épines :-) . J'avais oublié à quel point le retour est difficile. Certes le profil est descendant, mais il y a régulièrement des passages très raides en montée et pas évident avec un terrain défoncé. Passage physique, sans oublier la fin de parcours avec la remontée du col de Courlecou. Certes , il doit y avoir 80m de dénivelé , mais en 500m de montée ! Pfuiii, fait mal aux jambes celui-là. Ensuite, dernière bosse et c'est la descente facile et fluide sur Hendaye.


Mardi 11/08/15 : sortie recup vers Bera

Après la grosse sortie copieuse en D+ de la veille, sortie courte en mode récup . Mal aux jambes sur le plat . Curieusement, en montant le versant espagnol du col d'Ibardin, ça allait beaucoup mieux. Montée très jolie dans ce sens, et test du mode "David" : pourquoi ne pas mettre la plaque pour voir si ça va plus vite ? Retour sympa avec le vent dans le dos, ça roulait tout seul .

lundi 10 août 2015

Lundi 10/08/15 : Ibardin-Agina-Aritxulegi-Jaizkibel

Retour du beau ciel bleu , j'en profite pour tenter un bel enchaînement : bosse de la nationale, col d'Ibardin, col d'Agina, col d'Aritxulegi, col du Jaizkibel, pas loin de 3000 D+. Départ tranquille, j'ai mal aux jambes de l'après-midi paddle board de la veille. Ca va mieux dans Ibardin, objectif atteint, record battu. Mauvaise surprise : la descente vers Bera est dans un épais brouillard, dangereux avec les épingles et les voitures. Heureusement , plus de brouillard en bas et le ciel bleu revient à Leseka , au pied de l'Agina. Je rattrape un groupe, méfiance, les locaux sont des bons grimpeurs, je reste derrière. Mais bon, tant pis, je craque et je passe devant. Ca embraye derrière et je sens la présence derrière moi . Je ne me retourne pas et me concentre sur le pédalage. Il y en a un qui me fait l'intérieur dans une épingle, aie, ça doit être un cador mais finalement il me laisse immédiatement repasser. La montée se durçit, le cardio monte, les jambes vont bien, je me concentre pour monter en souplesse. J'entends des soupirs derrière, tiens, tiens :-) . Je pousse un peu plus fort pour voir et paf ça explose et soudain je suis tout seul . Montée régulière avec des paysages sauvages et magnifiques, très bel endroit. J'atteint le sommet , pause photo puis j'entame la descente qui amène directement sur un lac qui marque le début de la remontée suivante. Puis je bascule au sommet, direction San Sebastian pour récupérer la montée du Jaizkibel. Les jambes tiennent le coup . Me voilà au pied , je décide de ne pas trop forcer car un peu usé par le D+ précédent. Plein de velos dans la montée, je rattrape pas mal de monde, ça booste le moral, et finalement j'arrive en haut en 34 min à 2 minutes à peine de mon record. Descente rapide ensuite vers Hondarribia et retour maison après 84km , 3h57 de roulage et 2900D+

samedi 8 août 2015

Vendredi 07/08/15 : le tour du Jaizkibel

Après un début de semaine ensoleillé , la météo devient plus changeante ces derniers jours . L'air est plus frais ce qui est bien agréable après des semaines caniculaires, mais le terrain est aussi plus humide. Je guettais le jour idéal pour le tour du Jaizkibel, la sortie majeure à VTT que j'ai programmé pour ce séjour. Je décide que la météo de ce vendredi suffira à mon bonheur et me voilà sur le Stump. Je l'ai monté en mode "montagne" pour l'occasion : tige de selle télescopique, transmission 2x10 ( ok Bast, on arrête de rigoler :-) ) , freins passés en 180 et pneus renforcés avec un Mountain King 2.4 protection à l'avant et un Ikon Exo TLR à l'arrière. Le vélo a pris un bon kg dans l'affaire, ça se sent, surtout après avoir roulé ces derniers jours sur le Viper qui a lui aussi sa tenue montagnarde avec des roues à 1,3kg , du coup ça fait 6kg de différence entre les deux vélos ! J'ai déjà plusieurs fois parcouru le Jaizkibel, mais sans jamais boucler le tour complet : pb de militaires, de toros, de temps , de trace , .... . Bref cette fois, j'ai bien préparé mon coup , ça doit le faire . Départ par Irun , où je prends un itinéraire bien connu pour la montée. Un peu mal aux jambes à froid, la montée initiale va servir d'échauffement, et vu la pente et le terrain, ça chauffe vite :-) . Je butte sur la première montée raide, je n'arrive pas à bien diriger l'avant, que se passe-t-il ? Arrêt contrôle, la selle était mal serrée et a complètement reculé en butée, ce qui déleste trop l'avant. Je la remets à sa place et serre bien fort, ça va beaucoup mieux, à moi les montées impossibles. Un petit nuage couronnait le Jaizkibel au départ, je parie qu'il sera passé une fois au sommet. Je débouche enfin sur les alpages, au milieu d'un troupeau de moutons et de ... vaches qui me semble avoir de bien grosses cornes . Hum ... souvenir de toros, je ne m'attarde pas et m'éloigne prudemment en me disant qu'il n'est pas possible qu'il y ait un toro sur le GR. Mais bon, dans le doute ... Un nouveau troupeau de moutons qui me regarde passer, et me diriger droit dans les nuages. Le petit nuage n'est pas parti, et il a été rejoint par des camarades, le sommet est totalement dans le brouillard. Au point que je ne reconnais rien, et fini par réaliser que les grandes antennes qui servent de point de repère immanquables sont à peine à 10m de moi, on le devine à peine tellement le  brouillard est dense. Mais il ne fait pas froid heureusement. Cette partie est technique, avec des passages en balcons et pas mal de rochers sur le chemin, la météo m'oblige à mettre pied à terre plusieurs fois, je ne suis pas en confiance avec le manque de visibilité.
Séquence portage et escalade pour contourner l'enceinte des antennes, le sentier n'est pas roulable à cet endroit et assez impressionnant. Me voilà dans la descente vers le coté sud , le début est super trialisant. Tout est faisable sur le vélo, mais je passe prudemment quelques passages chauds à pied, je suis tout seul dans le brouillard, donc ce n'est pas le moment de prendre le risque de me faire mal. La visibilité revient et la descente devient plus roulante, freins lâchés , l'efficacité des suspensions est bluffante, le vélo survole les obstacles, séquence plaisir. Je croise quelques promeneurs qui montent en sens inverse. Je me souviens m'être bien perdu il y a quelques années, juste après un petit donjon en pierres. Justement le voilà, mais ma trace part cette fois à droite, dans un petit sentier pentu avec pleins d'épingles. Une pensée pour Bast, comme je ne suis pas un pro du nose turn, je me contente d'enrouler les passages bien aidé par le vélo super stable et maniable. Joli passage sur ce sentier, qui débouche finalement sur un talus ultra pentu qui me ramène sur la route pour aller prendre un chemin de l'autre côté pour un des musts de la sortie : le sentier en crête qui descend sur le petit port de pêche de Pasaia.
A gauche, une grande crique creusée dans la roche, à droite des falaises qui se jettent dans l'océan. Un endroit magique entre ciel et mer , où il vaut mieux ne pas tomber. Petite pause pour profiter du magnifique panorama. Demi tour, pour revenir sur la route et prendre la suite de la trace qui descend sur le versant ouest pour un retour surplombant la mer. Au passage, je croise une famille de petits ânes, tous mignons, belle rencontre Le sentier se transforme en piste, la moyenne de 7km/h depuis le départ en profite pour remonter. Tiens, que vois-je au loin ? Deux jeeps militaires. Ouh là ! Souvenirs, il y a quelques années, je me suis retrouvé au milieu d'un champ de tir improvisé, méfiance ! Mais les véhicules disparaissent devant moi et je n'aurai pas de mauvaise surprise. D'un coup, un virage et la piste devient un sentier escarpé et étroit. Imprévisible, car rien de particulier n'est visible sur la carte  à cet endroit. Mais le chemin passe de facile à quasi impraticable : il fait 20cm de large avec des buissons épineux qui me lacèrent les bras et jambes. La végétation est si dense que j'ai du mal à voir devant la roue et bute souvent sur des gros cailloux. Ca manque de place pour pousser le vélo, surtout avec le guidon de 740 qui pose problème sur ce passage. Un torrent à traverser, ça gliiiissse , je m'étale sur les rochers, séquence rafraichissement.
Je suis obligé de pousser le vélo, rochers partout , ça ne roule pas. Le sentier est en balcon au-dessus de la gorge du torrent, soudain mon pied gauche s'enfonce dans le vide, il y a un gros trou dans le bord du sentier. Je bascule dans le trou, grosse frayeur, heureusement, je ne lâche pas le vélo qui me donne un point d'appui en se couchant. Je suis coincé dans une forêt de buissons épineux et ma jambe gauche ne trouve pas d'appui. Je remonte à la force des bras, merci le vélo, le coeur battant, super dangereux ce sentier, à virer de la trace. Je suis griffé de partout mais pas de bobo. Je repars très prudemment, me disant qu'à ce rythme j'en ai pour des heures à boucler la suite du parcours.
Quelques centaines de mètres plus loin, le sentier redevient roulable sans prévenir, me voilà maintenant dans une prairie, et j'ai le plaisir de croiser une famille de pottocks. On se croirait en Ecosse , étonnant la diversité des lieux . Le sentier redevient une piste, je passe de 2 à 20 km/h, ça fait du bien de rouler sans se faire griffer de partout. Je sais que j'arrive sur l'autre must de la trace : le sentier côtier qui revient sur Hondarribia. Après avoir longé les lignes de niveau , me voilà dans une belle descente, qui se termine droit dans l'océan, enfin, je m'arrête un peu avant quand même. Waouh, ça valait le coup de souffrir pour voir ça. Séquence comtemplation, le lieu inspire la sérénité, me voilà bien loin de la pression de ces derniers mois au travail. J'envisage une reconversion comme guide VTT sur la Jaizkibel mais décide quand même de retourner vers la civilisation. Le sentier côtier est superbe, chaque virage découvre un nouveau site exceptionnel. Mais il faut le mériter, cela n'arrête pas de remonter sur 50m de D+ bien raides pour replonger vers la mer ensuite, sur un terrain très minéral avec des dalles à n'en plus compter. Les jambes sont parfaites et seule l'adhérence arrête mes tentatives d'ascension. Avec en plus les encouragements du public, le site étant très prisé par les randonneurs qui semblent tous apprécier de voir un vététiste. Il faudrait en importer quelques-uns à Bleau :-) . Je rejoins la civilisation au niveau du phare d'Hondarribia. Retour rapide à la maison ensuite. Magnifique sortie . 50km , 1750m de D+ et 5h27 de roulage .