dimanche 26 juin 2016

Dimanche 26/06/16 : Saulx-Marcoussis avec Benoit

FM056 Elsass version
Pas de volontaires pour Barbizon, une bonne partie de la team KHS étant de sortie aux Cadoles. Avec Benoit, on s'est inscrit sur le marathon 110 km de l'Elsassbike dimanche prochain, donc pour ce week-end, on se contente d'une sortie d'entraînement . Benoit devant être de retour pour midi, on renonce à Barbizon et on fait le pari de rouler dans le coin en priant pour que le terrain ait suffisamment séché, ce qui semble jouable avec la chaleur de retour et 3 jours sans averses . Pari gagné . Malgré quelques zones boueues, c'est correct et je passe la montée impossible sans coup férir. Décidément, je suis impressionné par l'Ikon derrière, dont le grip est vraiment surprenant malgré ses petits crampons . L'assurance semblant vouloir fonctionner pour l'AF5 , j'ai fait le pari de racheter roues et pédalier pour profiter des soldes et des tarifs ultra compétitifs. Vu le délai sur les roues artisanales que j'avais fait monter, j'opte pour des roues de série mais haut de gamme, avec au final un poids équivalent mais 2 jours de délai de livraison :-) Donc premier test sur le FM056 des belles DTSwiss XR1501, du nouveau pédalier X0 en mono plateau, de la nouvelle selle SDG et de la transmission XT 11V + pignon OneUp dont je ne pouvais plus me passer. Résultat au top , les roues sont ultra dynamiques, de quoi asticoter le Benoilator au sprint :-) . Et quel bruit de la roue libre ! Une vrai pièce d'horlogerie. A la moindre pression sur les pédales, le vélo bondit et accélère, bonnes sensations. Benoit était un peu diminué par un rhume, donc résultats à vailder dans les prochaines sorties, sachant que pour dimanche prochain, avec 110k et plus de 3000m de D+, on restera tranquilles. Le terrain a souffert des intempéries. Nous serons plusieurs fois contraints de poser pied à terre avec des gros arbres en travers du chemin, nous obligeant même une fois à rebrousser chemin, le passage étant impossible. Le sol quant à lui est raviné de manière incroyable. La montée de l'Escargot est un vrai chantier, on croirait qu'un bulldozer y est passé. Malgré tout, bonne forme et super roues, donc record battu de 4s pour cette ascension  :-) . Dans cette config, le FM056 est une arme de guerre, fin prêt pour affronter les beaux sentiers des Vosges.

dimanche 19 juin 2016

Dimanche 19/6/16 : La Jovacienne 60k

Pas beaucoup de volontaires pour cette édition de la Jovacienne : terrain trop gras, pas assez de singles, roue libre HS , marre de la pluie, vélo HS , genou HS, pas le bon vélo, trop tôt, trop tard , .... bref une cascade d'excuses diverses et variées. Heureusement, Benoit est partant. C'est que cette rando nous rappelle des souvenirs, cela fait des années que nous ne l'avons pas faite, bref, ça nous rajeunit de 10 ans, une bonne idée pour la fête des pères :-) . Organisation au top , on reçoit même la trace GPS la veille, une bonne initiative à généraliser et que j'apprécie avec ma fameuse habitude de ne pas voir les rubalises quand je roule le nez dans le guidon.

Pas de pluie cette nuit, temps couvert mais correct au réveil, ça se présente pas trop mal . A peine 20 minutes pour rejoindre le départ depuis Savigny. On récupère les plaques, et c'est parti, avec un itinéraire bis pour commencer et éviter une zone boueuse ( gloups, se pourrait-il qu'il y ait de la boue ? ) . Une belle montée ensuite où on commence à doubler de nombreux concurrents, la pente n'est pas très forte, une bonne mise en jambe, ça semble tout facile comparé à la Granit. Le coup de pédale du Benoilator ne me semble pas excessivement incisif sur ces premiers kms, je reste tranquillement dans la roue, ne sachant pas trop si les jambes ont bien récupéré de la semaine précédente. Le terrain est humide mais très correct, quelques zones grasses mais qui ne collent pas . J'ai eu la flemme de changer la monte pneumatique du FM056, j'ai un Ikon derrière qui va me surprendre par son excellente tenue dans les zones boueues, étonnant ce pneu au regard son profil taillé pour le roulant, je n'avais jamais osé l'utiliser dans ce type de condition, et bien j'avais tord . Quelques belles bosses , dont une bien salée sur le goudron dans la traversée d'un village, celle là elle doit sacrément piquer en vélo de route ! Parti vite, je finis les cuisses en feu. On monte et on descend pas mal sur cette première partie, plutôt physique ce parcours, ça ne rigole pas. C'est une rando qui attire du monde, du coup , il y a des écarts énormes de niveau, jamais autant doublé sur une rando, difficile de maintenir le rythme, et le moindre caillou de travers provoque un début d'embouteillage. Ca se calme lorqu'on bifurque sur les boucles spécifiques aux grands parcours. Pas mal de bosses sur cette partie, le compteur de D+ tourne vite, il est clair que les 970m annoncés sont largement sous-estimés, c'est rare dans ce sens.

Premier ravito après 19km, il y a même des fraises Tagada, le top :-) . Sur la 2ème partie, plus facile,  on rejoint des parcours plus petits et du coup, on recommence à doubler pas mal de monde, prudence dans les descentes glissantes. Encore quelques pétards de la mort qui tue, on tire la langue avec Benoit pour monter sur le vélo. Des passages sympas en single, le parcours est vraiment bien construit et je suis surpris que les parcours familiaux soient aiguillés sur ce terrain qui n'est pas à la portée de tout le monde. Pas mal d'enfants qui se souviendront surement de leur sortie. Après un tour en forêt de Velizy, dans le sens inverse de l'habitude , on arrive au ravito 2 au bout de 38km.  Ravitos vraiment bien fournis, et toujours les fraises Tagada. Nous repartons, c'est nettement plus gras à cet endroit, la progression devient plus difficile. On se fait passer par un gars que je décide de suivre, il y a encore de la marge sous la pédale. Du coup, Benoit , pas en super forme aujourd'hui, se laisse distancer. Mode turbo enclenché, le retour au SR est toujours sympa avec les super sensations en relance en danseuse dans les petits talus. Je reviens sur ma cible, puis passe . A la faveur d'une montée bien collante, premier passage vraiment pénible, je distance mon poursuivant malgré les 3kg en plus sur le vélo au sommet. S'en suivent 5km assez pénibles avec un terrain soudain bien pourri cette fois . Je roule volontairement dans quelques flaques pour nettoyer un peu le vélo et le pédalier. Mon poursuivant a disparu, je continue d'appuyer de bon coeur, doublant des armées entières de concurrents qui doivent maudire le parcours, ça n'arrête pas de monter et descendre, certes , avec des pourcentages pas insurmontables, mais quand même , c'est physique. Une mini Granit je vous dis, si, si , j'exagère à peine ! Bon, les descentes n'ont rien à voir, je le concède. Arrivée au bout de 57km, 3h46 de roulage et 1250m de D+ au GPS . Pris d'un caprice inexplicable, la touche "arret" du GPS décide de faire grève, pas moyen d'enregistrer le parcours, mystère, car l'écran tactile fonctionne bien. J'attend Benoit qui arrive quelques minutes plus tard, bien content de ce parcours exigeant . Puis on attend la fin du tirage au sort, un home trainer en jeu, mais ni Benoit ni moi n'auront la chance de le gagner . Soleil magnifique et chaud sur le final, ça fait du bien ! Un grand bravo et merci aux organisateurs, organisation au top : balisage parfait, ravitos parfaits, intersections sécurisées, animations à l'arrivée, chapeau aux castors, je sais le boulot que ça représente .

dimanche 12 juin 2016

Dimanche 12/06/16 : Granit Montana Ultime 2016


La Granit Ultime .... une course à part qui ne ressemble à aucune autre . Une motivation pour notre petit groupe de copains pour s'entraîner toute l'année, afin de pouvoir profiter de cette épreuve qui ne pardonne aucune faiblesse. Et pour moi, un événement très particulier. Depuis 5 ans que j'y participe, une sorte de malédiction veut que des soucis personnels viennent se greffer dans la préparation. j'y affronte donc le parcours et mes propres démons ( rien à voir avec Guéret :-) ) , finir est alors une double satisfaction, thérapie de choc à ne pas conseiller à tout le monde !

L'édition 2015 m'avait laissé un sacré souvenir . Plus de 10h sur le parcours terminé sous des trombes d'eau avec une préparation un peu limite qui ne m'avait pas trop permis de profiter du terrain de jeu exceptionnel de nos amis de l'Ambazac Sprinter Club. J'étais donc bien décidé à revoir la copie pour 2016. A commencer par le vélo, mon Cube ne me satisfaisant pas dans les descentes techniques, question de géométrie avec un avant pas assez chargé ne donnant pas vraiment confiance dans les "défis" qui constellent le tracé. Juillet 2015, je trouve un cadre Spé Stumpjumper 29 d'occasion à un tarif très compétitif, pas d'hésitation, le voilà dans le garage puis bientôt monté . Je vais me régaler avec ce vélo au Pays Basque pendant les grandes vacances, je me projette déjà sur la Granit. Oui mais il faut monter quand même, comment l'alléger ? Pour Noël , je commande donc une paire de roues carbones solides mais light. Oui ... mais ... une série d'avatars fait que les roues n'arriveront finalement qu'en avril. Le Cube décède entre temps d'un mal imprévu : tige de selle soudée dans le cadre ( alu/carbone ) par réaction chimique et impossible à sortir après 2 mois d'effort. Je réfléchis à remplacer le cadre et commande un cadre carbone Chinois doté d'une géométrie similaire au Stump. Les roues arrivent en même temps , et me voilà avec une "Arme Fatale", 5ème du nom, qui se révèle très performante, d'autant que l'entraînement porte ses fruits et que je fais tomber mes records sur tous mes parcours de référence. Motivé à bloc . Sauf que vendredi soir, l'AF5 disparaît du garage, emporté par un voleur. Le drame ... moral à zéro . Mais je ne vais pas renoncer à tout cet entraînement. Le Stump a été miraculeusement epargné, peut-être a-t-il lui même commandité l'attentat, vexé de ne pas participer à LA course. Plus trop d'hésitations, ce sera donc lui qui me servira de monture.

Bast nous fait faux bon, prétextant un déficit de roulage pour aller rouler ... 3 jours dans le sud . Il se pourrait bien que la météo pas trop optimiste ait pesé dans la balance. Météo qui inquiète notre Pat qui surveille avec une pointe de pessimisme des prévisions très changeantes. Ce ne sera pas la canicule, mais en ce qui me concerne, je préfère , parce-que la Granit Ultime sous 30° à l'ombre, pas sûr que ce soit une bonne idée.  Pour ma part, c'est l'autoroute A10 qui m'inquiète, ce serait bien de ne pas devoir se coltiner un détour d'une heure pour arriver à Limoges . Finalement, elle rouvre le vendredi , ouf tout va bien , enfin , jusqu'au vol du vélo ....

Mauvaise nuit de vendredi à samedi, où je me repasse le film du vol en boucle, même si je sais que ça ne sert à rien, reste plus qu'à espérer que la police le retrouve mais de tout façon il faudra faire sans. Je monte les ZTR du Cube sur le Stump et le plateau de 26 samedi matin, puis nous partons avec Pat en direction d'Ambazac en début d'après-midi. Déluge avant Orléans puis le temps s'améliore et il fait beau à l'arrivée , ouf ! On retrouve Mary et JM , je fais le circuit de départ pour vérifier que le vélo est bien réglé et me préparer à un départ canon, j'ai des revanches à prendre, motivé à bloc le JP , et je ne veux pas me faire bouchonner dans les premiers passages techniques.

Diner sympa dans une pizzeria le soir, où nous faisons la connaissance de Nathalie "Pichotte" et de Franck, venu des Pyrénées profiter du rallye du samedi et de l'Ultime le dimanche. On est courageux ou fou , dans les Pyrénées ! On discute VTT, puis direction le dodo pour arriver frais et dispos .

Bonne nuit pour moi, j'ai du retard à rattraper, on est descendu à l'Ibis Limoges Nord comme d'habitude, à recommander, confortable et pas bruyant, et situé à 15 minutes du départ, donc pas de stress. Pat a même pensé à prendre un maillot cette année.

8h15, on est déjà en grille de départ, je me suis placé aux avant-postes. Je vois avec plaisir David, qui malade pendant la semaine, n'a finalement fait le trajet que tôt ce matin. Un autre fou ! Pat est sur la droite avec Mary, JM devant aussi. Et voilà la rubalise qui tombe, je pousse à mort sur les pédales, ça fuse de partout, la chaîne saute, caramba c'est quoi ce souci, je monte un pignon et me retrouve au milieu du paquet, David est juste devant moi, puis Mary et Pichotte qui passent comme des fusées, z'ont mangé quoi les filles ? Je pense à Bast qui nous a annoncé que Pichotte allait mettre à mal nos égos masculins, et ben , ça se confirme . Je les suis , ça bouchonne un peu au premier virage à gauche sur le petit single avant de revenir au bord de l'étang où je lâche les chevaux, passe Mary puis Pichotte histoire de calmer mon égo :-) . Je me sens tout bizarre, jambes un peu en coton, effet du stress , voir mon introduction et la signification de cette course dans ma mythologie personnelle. Le cardio est haut, faut se calmer il y en a pour 8h , je ralentis, Pichotte repasse, je prends sa roue et guette le retour de Pat que je ne vois pas. J'ai une sorte de limiteur de régime, mon influx nerveux est pour l'instant plus actif dans ma tête que dans mes jambes, mais bon, je connais le principe, faut pédaler et ça va passer. Voilà que maintenant c'est le pignon de 42 qui saute, je règle la tension, un peu trop , ça déraille, obligé de stopper pour remettre la chaîne. Mary repasse, Pat arrive, je repars, le pignon de 42 me fera des misères tout le parcours, pourtant c'est pas une cassette bricolée , explication pas encore connue , mais finalement, ça ne me gênera pas , les jambes arrivent à tirer le 26x36 sans souci. Je reviens sur Mary avec Pat, on la passe , coucou et bon courage pour la suite. Il parait qu'on a doublé aussi Pichotte, je n'ai pas bien vu où . Pat me dit qu'il a sa roue libre qui déconne et patinait au départ. Oups, pas bon ça . Il est resté planté au départ puis a bourriné pour revenir, cardio au taquet , il est un peu cuit me dit-il. Effectivement, il a un peu de mal quand ça monte, et ici , ben ça monte tout le temps ! Je le passe en lui demandant comment il se sent,  pas top me dit-il , cardio et roue libre capricieuse. Je m'inquiète pas plus que ça, notre Pat, il est parfois gagné par le doute et puis ça passe. Petit à petit je me mets dans ma bulle, grimper aussi vite que possible, descendre pareil tout en restant sur le vélo . On arrive à la descente où j'avais percuté un arbre en 2015, avec mes lunettes pleines de buées. Cette fois, j'ai des nouvelles lunettes avec des verres traités, ça marche, je vois les arbres :-) . Et surtout, dès la première descente, je réalise que le destin a bien fait les choses. Le Stump est dans son élément, la fourche avec son hydraulique réglable garde bien l'assiette, aucune appréhension, que du plaisir, il se faufile dans les épingles, il faudrait en mettre plus des épingles en tourbe, je me régale ! Pensée pour Bast et ses ateliers "épingles".  Les marches sont effacées sans y penser, cette fois, je suis dans le truc, l'influx revient dans les jambes, et je rattrape des concurrents qui m'avaient doublé dans la première heure. La moyenne est bien meilleure que l'année dernière où j'avais lutté à la minute près pour la porte horaire. Cette fois, je calcule qu'elle devrait être atteinte vers midi, ça se présente bien. Arrêt éclair au premier ravito, je retends la chaîne pour tenter de résoudre le problème du 42, mais ça ne fera rien, pas plus que le changement de maillon rapide au ravito 2. Cassette et chaîne neuve, mystère total. Allez, on s'en fiche, faut continuer. Mais où est Pat ? On monte, on descend, on virevolte, le parcours est top et cette première partie me semble assez différente des années précédentes entre les ravito 1 et 2. Je reconnais pas mal de passages, mais il y en a aussi beaucoup de nouveaux. On forme un petit groupe de même niveau, je reste en arrière, histoire d'avoir des poissons pilotes pour m'éviter une de mes légendaires erreurs de parcours. Une belle descente qui débouche sur une route et ... y'a Pat en plein milieux qui me crie "JP donne moi les clefs de la voiture". Freinage d'urgence, je m'arrête. Roue libre cassée . Pauvre Pat !! Un an de préparation pour 6 km , avec une roue quasi neuve . Vraiment pas de bol, presque pire que le vélo volé car au moins moi , je peux participer. Je lui laisse les clefs et repart à la poursuite de mon petit groupe que je rattrape sans difficulté, et oui , cette année , j'ai de la marge en descente, à la réflexion j'aurais certainement pu aller beaucoup plus vite , mais je me suis méfié des racines mouillées, surtout avec la petite pluie à partir de midi. Le granit par contre, c'est top, ça grippe même quand c'est mouillé. Ravito 2 , 32km , pit stop express + changement de maillon ( aucun effet non plus ) . Reste 4 km avant la porte horaire, toujours située au même endroit, passée à 12h10, waouh, ben ça se présente mieux que l'année dernière. On tourne rapidement à droite, on ne prend pas le même chemin qu'en 2015. Passage sympa, mais à partir de maintenant, on passe un cran de difficulté physique. Et d'une année sur l'autre, j'oublie tout le temps que si le pourcentage des montées n'est pas hyper raide, elle sont semées d'une ribambelle de rochers et racines qui ne facilitent pas la progression. C'est là que les 130 mm du Stump trouvent tout leur sens. Et en ouvrant l'amorto, le grip est au top lorsque le terrain devient trop mouvementé. J'ai la banane, je suis dans mon rythme, je profite du paysage et du parcours. Je reconnais la piste de descente que nous prenons en montée pour rejoindre la cabane du ravito au sommet, avec la charmante dame aux yeux bleus pour nous réconforter. 13h10, youpi, l'année dernière je venais juste de passer la porte horaire. Arrêt sandwich, on remplit le camel que je m'applique depuis le début à vider régulièrement pour éviter mes sempiternelles crampes. Je repars rapidement, direction la descente Kaolin. La végétation a bien repoussé ces derniers temps. Elle cache quelques gros cailloux qui secouent un peu le vélo, et même une grosse marche que je découvre ... quand le vélo la survole par inadvertance, merci les suspensions. En bas je rattrape deux concurrents avec qui je vais rouler quelques temps. Je suis un peu plus rapide en descente, mais ça repose de rouler à plusieurs, donc lorsqu'ils me proposent de passer, je leur dit que je suis bien derrière. On fait donc l'enchaînement des traditionnelles bosses de la mort qui tue pour profiter des trois pistes de DH consécutives. Ma préférée c'est la Ragondin, tout en tourbe et en virages où le Stump décrit de belles trajectoires fluides, çà donnerait presque envie de la remonter, mais bon, hein, faut pas abuser non plus :-) . Je finis par passer mes acolytes dans la A-Line où les rochers du départ ne les inspirent pas plus que ça. Elle tabasse bien celle là et la petite pluie rend les racines bien luisantes, du mal à lâcher les freins. Ensuite, ça monte, ça monte, ça monte .... Au Puy de la Garde, on est carrément dans les nuages. Humidité à 100% , je remonte les manchettes, fait pas si chaud que ça ici. Il y a quand même quelques sacré bourbiers par endroit, presque de quoi engloutir le vélo, mais qui a dit que c'était sec ? Et puis ça monte, ça n'en finit pas de monter. Enfoirés d'organisateurs va, des tortionnaires plutôt. Les petits demons dans la tête commencent à s'agiter. Mais qu'est-ce que tu fous là . Course de malade. Mal aux jambes. Serait mieux chez moi . Ca doit être bien un vélo électrique. Putain de caillou là , saleté de racines, temps de merde, année pourrie, ah si j'avais mon autre vélo ... Ah mais c'est quoi ces pensées négatives?? J'écrase pédales et demons dans un même élan, couchés les bestioles, allez à l'attaque . Le terrain humide est roulable sans problème mais ça pompe de l'énergie aux rares endroits où on peut récupérer. A partir du km 50, je me mets à rattraper des paquets entiers de concurrents. Super top pour le moral ! Je reconnais quelques-uns qui m'avaient dépassé en pleine bourre dans les premiers kms. A la Granit, le clef c'est de garder le tempo sur la fin. Du coup, ça me motive, et je m'applique à remonter la moyenne qui comme d'habitude a sacrement chuté à partir du ravito 3 . 7,9 entre le km 36 et 55 avec toutes les bosses qui s'enchaînent et qui finissent par faire penser que le parcours ne fait que monter. D'un coup les jambes redeviennent légères, le regard devient acéré, celui du tueur qui va bouffer tous ceux qui sont devant, l'adrénaline coule à flots. La Granit, on a beau vous la raconter, le jour où vous viendrez la faire , vous serez surpris. Nulle part ailleurs on ne retrouve ces enchaînements incroyables de montées et de descentes tournicotantes dans la tourbe, avec de la pente raide, des sapins, plein de sapins, des racines, plein de racines, du granit, plein de granit, et des mélanges selon toutes les proportions imaginables de ces trois ingrédients constitutifs d'une recette ultra épicée . Me voilà au ravito 4 , je sais que le plus dur est fait. Et là je découvre qu'une partie ceux que j'ai passé sont sur le ... 55 . Je n'en reviens pas, c'est la première année où je vois des concurrents du 55 aussi attardés sur le parcours. Etonnant. La fin est plus facile, sauf la descente de Pouyaud, un peu ravagée et glissante qui m'oblige à faire quelques passages à pieds.  Je continue de me régaler dans les descentes, peuplées de vététistes à pieds accrochés aux arbres. Ensuite, tout se passe pour le mieux, le final me parait bien plus sympa qu'en 2015, j'ai encore les watts pour pédaler et me faire plaisir sur ces derniers kms à profil descendant. J'adore la descente du "Defi du Guetteur" , pense à David dans celle du Castor avec sa chute de 2015 mais elle passe bien cette année, je la trouve moins ravinée . On traverse la route et on file sur le final en évitant la "Bosse de Ouff"  qui menait à Saint-Sylvestre. Reste 5km .  Peu après , "arrivée à 3km" me dit un signaleur . Je me demande si l'infernal sentier en devers du final 2015 est au programme. Réponse : le voilà ! Mais beaucoup moins ravagé que l'année dernière où j'étais tombé au moins 5 fois en 1 km. Ou alors c'est moi qui était ravagé en 2015, hypothèse crédible aussi :-) . Cette fois ça passe, hormis une traître racine qui me fait coucher le vélo, seul mini chute que la journée. Et voilà l'étang, les clameurs du public, parcours bouclé en environ 8h30, avec de bonnes sensations et beaucoup de plaisir. Sticker "finisher" collé sur la plaque de cadre.  Pat m'attend à l'arrivée, JM et David sont là aussi.  Mary a réussi à passer la porte horaire, super content pour elle, je sais qu'elle ne lâchera pas et va donc remporter la course, les autres filles ayant abandonné. Je me change, mange mon repas, on voit arriver des concurrents du 55 ce qui semble assez incroyable puis Mary arrive sous les applaudissements. Elle aussi a vaincu sa frustration de 2015. Bravo à notre championne qui gagne un bisous ( même plusieurs ) de JM et le traditionnel bloc de granit du vainqueur. 72km, 2800m de D+, pour environ 8h30 de temps total. Pas de chute, pas de crampes, pas de point de coté. Presque pas de pluie jusqu'à mon arrivée, encore un beau souvenir gravé pour longtemps compte-tenu des circonstances de cette année 2016. Et toujours un immense bravo et merci à l'équipe d'organisation pour tout le travail réalisé et leur bonne humeur, qui est le plus bel éclat de soleil de cette course mythique. Coté classement, ça bouge tous les jours , 115ème à la dernière version et 12ème Master3 .


vendredi 10 juin 2016

Vendredi 11/6/16 : AF5 volé !


AF5 volé dans mon garage à 17h aujourd'hui . Plainte déposée . Faites moi signe sur le blog si vous voyez le vélo sur une annonce ou sur une rando .

dimanche 5 juin 2016

Dimanche 05/06/16 : Barbizon


Pas beaucoup de volontaires pour cette sortie à Bleau . Nos petits hommes verts sont presque tous HS après Gueret , attaqués par les tiques et un virus . Sauf Ludo toujours en pleine forme. Pat a sa fourche en réparation et nous prédit la fin du monde dans les bois . J'ai du mal à y croire : quatre jours sans pluie, ça suffit largement pour que Bleau soit parfaitement roulable. Sans oublier que les inondations sont aussi liées au fait qu'il a plu partout, ce n'était quand même pas le déluge en RP.  Bref, j'y crois. Benoit se fait un peu tirer l'oreille, inquiet des conditions. Je lui promet grand soleil et terrain sec. Bon, coté soleil, c'est un peu loupé, on arrive sous un plafond bas et brumeux à ne pas mettre un avion dehors. Mais le terrain est tout à fait praticable, à condition d'éviter les zones de platières ce que j'ai pris en compte dans le tracé du jour qui nous fait faire le tour de la forêt sans toutefois aller trop loin au sud. Histoire d'éviter le Loing mais aussi de ne pas trop forcer à une semaine de la Granit. Alors que j'ai été fatigué une bonne partie de la semaine, Gueret ayant laissé des traces, je sens dès les premiers tours de roues que les jambes sont bien là. Les bosses paraissent plus plates aujourd'hui. Hum hum ... on va taquiner le Benoilator alors :-) Les racines sont quand même bien mouillées avec l'humidité omniprésente, donc on fait attention dans les passages techniques qui sont super glissants. Mais les chemins sont parfaits, juste un peu humides, les vélos filent dans notre forêt fétiche, le sourire et le plaisir sont bien présents. Avec le 45 dents, la montée des Vestiges par le côté le plus facile est une simple formalité. Le vélo marche parfaitement, y compris le frein arrière. Première partie ludique avec le magic single, bien plus sec que je n'aurais pensé. Passé Denecourt, on arrive dans la partie sud. La descente pavée vers Avon est devenue un ruisseau, c'est le seul endroit où on est surpris par la quantité d'eau. Heureusement que j'ai laissé le mini garde boue avant ce qui m'évite d'être trempé par l'eau projetée par la roue avant. Montée de la butte Montceau embrayée sur un beau tempo. Les sensations sont excellentes, tellement que je me crois plus loin du sommet qu'en réalité et du coup je reponds trop tard à l'attaque de Benoit qui franchit la ligne en tête. Quelques bosses enchaînées derrière, dont la terrible montée droit dans la pente du Mont Andart, que tout le monde passe, mais je dois m'y reprendre à deux fois après avoir ripé sur un cailloux. On passe ensuite le rocher d'Avon toujours aussi ludique, Une grosse branche me tord le dérailleur arrière, zut de zut, pas glop avant la Granit . On continue sur Boutigny en remontant notre descente habituelle où Benoit chute ... à pieds, les rochers glissent beaucoup. Petite variante pour prendre la Montée de Maintenon en face du château. Je pars à fond, poursuis à fond et fini ... à fond aussi avec les cuisses en feu mais le 3ème temps sur Strava. Cette fois Benoit et Ludo sont distancés :-) . Puis le Mont Morillon, toujours en mode tempo , le circuit de la gendarmerie et la montée de Pavés, nouvelle attaque gagnante et nouveau 3ème temps sur Strava, moral au top pour la semaine prochaine. Retour à la voiture avec quelques variantes . Au final, un parcours bien agréable et pas trop fatiguant, 48km , 800m de D+ au GPS et 3h37 de roulage . 

dimanche 29 mai 2016

Dimanche 29/05/16 : Les Démons de Gueret

Photo by Mary, l'attaque des petits hommes verts
Photo by Mary , KHS91 et l'AF5 en rouge et noir :-)

Photo by Mary

Photo by Mary

Photo by Mary

Photo by Mary, super point de vue
Photo by Mary
Photo by Mary , Granit typique du coin
J'avais beaucoup apprécié les Démons de Gueret l'année dernière, parcours au top et ambiance super conviviale . Du coup, cette belle rando méconnue était devenue le programme de la sortie club du SLC VTT St Michel pour 2016. Débarquement en force donc, d'autant qu'une bonne partie de la Team KHS hors SLC répond aussi présent . David se décide au tout dernier moment, et c'est également le retour d'Hervé sur les grands raids. Une pensée pour Seb qui ne se trouve pas assez en forme, pourtant ça lui aurait bien plu.

La semaine précédente, c'est la météo qui nous cause des inquiétudes avec des prévisions alarmistes pour le dimanche . 7h de vélo sous la pluie , ça gâcherait un peu le plaisir, alors on brûle des cierges dont la fabrication ne fait heureusement pas l'objet d'une pénurie ces derniers jours .

Le club a réservé deux gîtes dès le vendredi soir. N'étant pas trop amateur de camping et du fait de contraintes de planning, je réserve pour ma part au Campanile pour un départ le samedi après-midi avec Pat et Benoit. Départ de la RP sous l'orage à 15h, on fait un peu grise mine au point de ressembler aux nuages qui nous entourent. Mais dès la sortie de Paris, nous voilà à nouveau au soleil. Pat scrute les radars météo pendant le trajet. Passera ou passera pas entre les gouttes ? Réponse à l'arrivée, avec un orage terrible et des belles accumulations de grèle. Arrivés à Gueret, il pleut . Le moral en prend un coup, il fait sombre, oulala ... On essaie de joindre nos camarades qui sont sur place à la Chapelle Taillefert, l'option "diner creusois" que nous avons pris avec nos inscriptions n'est plus aussi séduisante. Mais impossible de joindre quiconque, pas de réseau téléphonique là-bas. Du coup, accompagné de Jean-Marc et Mary qui sont arrivés aussi le samedi, on fait les 10 minutes de route qui nous sépare du départ , juste au moment où une éclaircie se pointe. Concert de rock annulé à cause de l'orage, mais nous mangeons finalement notre repas creusois. Ambiance bien sympathique, bien que le repas soit un peu frugal. Pas de quoi rassasier un Benoilator qui aurait volontiers englouti une demi-vâche limousine en vue des efforts à faire le lendemain.

Bonne surprise le matin, les nuages sont épars, quelques rayons de soleil sont présents, pourvu que le terrain ne soit pas trop dévasté. Jean-Marc etrenne son magnifique Orbea Occam 29" tout neuf , à lui tout seul , il rajoute encore quelques rayons de soleil. David a choisi l'option light : gourde et chambre, pas de camel . Je le soupconne de méditer une sortie rythmée bien qu'il annonce vouloir rouler cool ( la dernière fois qu'il m'a dit ça , ça a duré environ 500m ) .

Une centaine de vététistes sont sous l'arche de départ à 8h30 pour le raid de 70km. Parmis les membres du SLC , certains sont sous pression quand le speaker annonce que le parcours devient technique et physique après le premier ravito et qu'il faudra rester prudent. Des échapattoires sont prévus sur les passages les plus difficiles :-) .

8h35, le quad s'élance devant nous . On n'a pas fait 50m qu'on voit JM et David remonter à toute vitesse sur la gauche vers les premiers. Départ tranquille pour chauffer la machine, on roule en peloton et ça fait plaisir de se retrouver avec Ludo sur un grand raid, ça nous rajeunit de presque 10 ans avec Benoit. Après quelques centaines de mètres, ça commence à monter. C'est étroit, je regrette de n'avoir pas accéléré un peu plus au départ car ça bouchonne pas mal et je n'arrive pas à prendre mon rythme. Je finis par doubler sur une partie plus large , avec Pat dans ma roue, j'avais un doute sur l'identité du suiveur, son boitier de pédalier changé ne faisant plus de bruit :-) . On revient sur Mary qui nous annonce qu'elle va commencer doucement pour nettoyer les toxines des derniers entraînements. Nous continuons, rapidement rejoints par Benoit, Ludo, Richard et Hervé avec qui nous feront la quasi totalité du parcours.

Les organisateurs avaient annoncé un parcours changé à 70% : tout à fait exact . Nous n'empruntons que peu de chemins parcourus l'année dernière et le parcours va s'avérer plus physique et technique qu'en 2015. Au fur et à mesure qu'on approche du ravito 1 situé dans le parc des Loups de Chabrière, le tracé devient de plus en plus interessant avec une proportion de singles tournicotants à la hause, et des passages technico-ludiques au milieu des blocs de granit qui peuplent la région. Le parc ouvre pile pour notre arrivée, on prend 5 minutes pour aller faire une photo des loups et on repart avec Mary qui vient d'arriver.

Comme annoncé, la difficulté technique et physique change immédiatement . On commence par la plus belle descente du parcours de mon point de vue. Dans la pente avec des épingles en devers, mais super fluide et magnifiquement tracée. Ca surprend un peu ceux qui n'ont pas l'habitude du coin, mais on se régale avec Pat, mode Granit Montana enclenché.  Le vélo fonctionne à la perfection, il fait beau, les jambes vont bien, le moral est au beau fixe, j'ai hâte de voir la suite.

La suite ... elle va être costaud . Du km 20 au km 50 , on enchaîne les montées à croire qu'on est dans l'Himalaya et pas dans la Creuse :-) . A un moment, je vérifie l'altitude au GPS, en me disant que ce n'est pas possible qu'on monte depuis aussi longtemps, on doit être au moins à 4000m là ! Ben non, le GPS n'annonce que 650m d'altitude. Pat a exactement le même sentiment à cet instant " mais c'est pas vrai , ça fait que monter ! " . Avec le terrain qui a été bien humidifié par les orages, ça pompe de l'énergie. Quelques belles descentes , mais l'impression qui domine, c'est que ça grimpe . Alors qu'on approche du ravito 2, un passage bien technique en devers à flanc de coteau se présente. Pas facile à négocier car il arrive après une grosse grimpette et le physique est un peu entamé. Je me prends une branche dans la roue en glissant sur des cailloux, sans effet visible ... jusqu'au talus raide à descendre pour rejoindre la route : poignée de frein arrière en butée, la durite a été abimée par la branche . Surpris, je pile de l'avant et part en OTB sur la route. Passage technique juste derrière, le signaleur m'en vante les mérites "allez , tu tentes le technique ?". "Euh, ben non, sans frein ça va pas le faire". Je bénis la version "facile", dans le raide et glissant avec le seul frein avant, c'est pas du tout rassurant.

Sur le coup, ça me plombe le moral, je ne vais pas pouvoir profiter du beau parcours qui reste, c'est bien la première fois que ça m'arrive ce coup là. Grrr ... 

Heureusement, sur les 20km qui suivent, on passe une majorité du temps en montée et les descentes sont plutôt faciles, donc pas de souci pour suivre mes camarades. Le moral revient, je repasse en tête du groupe alors que j'avais un peu ralenti jouant au yoyo à l'arrière. Je médite ma traditionnelle attaque des 10 derniers km.  Le terrain est de plus en plus humide, avec moult gués et passages bien mous pas simples à négocier, mais une majorité de passages magnifiques avec en prime beaucoup plus de beaux points de vues qu'en 2015, bravo pour ce nouveau tracé, surtout ne changez rien pour 2016, sauf la météo et le repas creusois :-) .

Une grosse averse à 13h30 mais qui heureusement ne durera pas longtemps . Passé le km 50 , on rentrre sur une phase plus roulante bienvenue qui nous permet de récupérer. Soudain, Pat allume le turbo dans une ligne droite et prend de l'avance. Ludo a baissé un peu de pied, je reste avec Benoit et Hervé . Sans trop savoir comment, on rate un truc et on loupe le ravito 3 ( 2ème passage chez les loups ) où Pat, Richard et Ludo nous chercherons en vain . Au vu de la trace, il s'en est fallu de quelques centaines de mètres.

Nous attaquons donc à trois la dernière partie, au dessin très ludique avec des singles rubalisés ( énorme travail de préparation) qui serpentent sur des terrains de jeu magnifiques. Dans une montée raide, je tente à tout prix de passer sur le vélo malgré les conseils de modération de Benoit. Je ripde sur caillou, ça m'envoie à droite, je force encore plus et là , aie !!! Crampe. Je repars avec Benoit et Hervé mais au bout de 300m , à nouveau des crampes au deux jambes. Ca passe en 2 minutes, je repars le couteau entre les dents pour rejoindre mes deux camarades. Une erreur de parcours au passage en roulant le nez dans le guidon, je reviens sur mes pas, accélère encore, aperçoit enfin Hervé quelques virages plus bas dans une descente technique qui serpente entre les arbres. Je lâche tout ... et passe par dessus le vélo, repars, descend dans une trace transformé en ruisseau , finit dans un tas de boue, la chaîne grogne, j'insiste, erreur, elle passe derrière la cassette et se coince férocement . Je mets bien 10 minutes à résoudre le problème. Cette fois aucune chance de les revoir . Je m'inquiète de l'absence de ravito, sont fous les organisateurs de nous faire rouler dans un terrain aussi exigeant sans nous nourrir. Je les maudits ( ça motive ) dévore quelques gels et pâtes de fruit, les kms défilent , reste 7km jusqu'à l'arrivée. Plus personne ni devant ni derrière. Je suis tout seul dans cette magnifique forêt sauvage. C'est mort pour l'attaque mortelle des 10 derniers km faute de concurrent à attaquer :-)  Le terrain est bien ravagé par la pluie quand même, j'en bâve dans les montées gluantes et encore plus dans les descentes glissantes avec des dérobades de l'avant dès que je veux ralentir de trop, putain de durite arrière ! Mais ça passe, un peu en vrac partout, je deviens expert en rattrapage d'un pied sorti in extremis, m'en mets quand même quelques-unes en couchant le vélo, sans que ça ne ralentisse trop la progression . Des guès maintenant inondés, un truc à noyer le vélo et le cyliste que je saute avec maestria . Enfin .... plus précisement, je lance le vélo et saute à pieds :-) .

Au milieu de nulle part , je tombe ... sur Benoit qu'il me semblait avoir aperçu à un moment sans trop y croire : il a fait une pause ravito . On finit donc ensemble , 70km au compteur, 6h30 de roulage et 2400m de D+ .

Une superbe épreuve, avec un parcours hors norme, différent de celui de la Granit , avec une orientation moins technique mais plus ludique qui donne une vraie personnalité à cet événement hautement recommandable , super convivial avec des organisateurs à la bonne humeur communicative.  A refaire, sur le sec , et un frein arrière qui fonctionne pour profiter du final au tracé plein d'imagination.

Quant à David, il aura finalement oublié de ralentir , gagnant une photo dans le journal pour avoir franchi la ligne en premier avec Damien un concurrent venu du massif central.

Vélo un peu sale à l'arrivée ...
Le profil en 3D


samedi 21 mai 2016

Samedi 21/05/16 : Marcoussis avec Benoit


Sortie avec Benoit pour profiter du beau temps annoncé pour ce samedi . Parcours tonique avec de belles bosses à Saulx et quelques passages techniques pour ne pas perdre la main avant Gueret. Affrontement dans les bosses, personne ne voulant lâcher 1m . Match nul dans l'Escargot avec au passage un record de la montée pour moi , bon signe sur la forme actuelle, j'en avais encore un peu sous la pédale m'attendant à une attaque qui n'est finalement pas venue. Séquence sympa dans le petit bois de trial ensuite : un motard venait de débroussailler des singles, et nous a très gentiment proposé de nous montrer les plus beaux passages. Belle descente ludico technique à la clef avec même un belle épingle passée sur le vélo, l'AF5 étant au top question maniabilité. Retour à Mach2 avec un Benoit déchaîné, heureusement que j'avais pris le temps de remettre le 32 hier soir :-) . Plus aucun souci de transmission, vélo ready pour la semaine prochaine , juste le plateau de 30 à remettre en place. 

dimanche 15 mai 2016

Dimanche 15/05/16 : Igny

On approche de Gueret, le programme du dimanche reste donc axé sur la préparation de notre future sortie démoniaque, avec du D+ au programme. Les forêts de Verrières, Meudon et Versailles sont bien pourvues en raidars, parcours tracé pour travailler les répétitions d'effort. Nous avons la bonne surprise de voir David nous rejoindre. Nous voilà accompagnés par un sacré client . Séance réglage sur l'AF5 hier, j'ai un souci avec la chaîne qui a tendance à passer derrière le dernier pignon. J'y passe une bonne heure, tout semble ok . Nous nous retrouvons à 8h15 sur le parking de la Mairie avec Pat et David. Benoit est en week-end prolongé en famille, Oliv préfère voir les avions à la Ferté. Je comptais un peu sur Hervé pour accompagner David, au vu de ses sorties répétées ces derniers temps, nul doute qu'il nous aurait accompagné sans souci. Mais pas Hervé en vue. Le coach trouve que la team KHS a une bien curieuse préparation cette année, mais bon, l'essentiel est de se faire plaisir fin Mai, chacun à son rythme. Départ classique depuis Igny, il fait bien frais et j'ai ressorti jambières, manchettes et coupe vent ( sans manches ) . La traditionnelle montée infernale de départ nous réchauffe vite, je tombe les manchettes, mais ça sera tout jusqu'à la fin de la sortie, d'autant que des nuages viennent rapidement cacher le soleil. David accélère dans les bosses, ça fait un sacré lièvre, je fais de mon mieux pour m'accrocher, bonne motivation, et ça ne se passe pas si mal . Pat grogne un peu derrière, les gambinettes de notre patounet rechignent à mettre du rythme en bosse. Bah , ça va venir, car je le trouve en forme notre Pat. Un peu de repos après les grosses séances de ces derniers jours et ça va envoyer du lourd. J'ai monté la selle télescopique sur l'AF5, ca fonctionne bien et la tige de selle ne grince pas, ça repose les oreilles :-) . Pas mal de déboisement ONF dans la forêt de Verrières, quelques passages sont méconnaissables. Il en sera de même sur le reste du parcours et pas mal d'arbres en travers des chemins qui obligent à mettre pied à terre. Le terrain est bien sec, ça rend bien au coup de pédale, très agréable de rouler dans ces conditions. Un beau chreveuil nous défie en descente, on s'accroche avec David, mais la bestiole est trop forte, respect :-) , Juste le single de l'A86 qui comme toujours est grassouillet. Au détour d'un virage, je vois une grosse branche en travers, je modifie ma trajectoire pour la passer à 90° , mais une autre branche cachée dans les feuilles m'expédie en travers, et je finis le nez par terre sans bobo. On file ensuite sur Meudon, j'enquille la montée sur le grand chemin à bon rythme, pour une fois, David reste dans la roue. Le temps de récupérer Pat , on descend pour rejoindre un coin mythique de nos sorties avec Benoit : la montée raide de la secte des tappeurs de mains ( pas là aujourd'hui ) . Je passe le 45 et craac , la chaine se coince derrière la cassette, et pas qu'un peu . 1/4 h pour tout remettre en place, avec au passage les ecrous de la patte de dérailleur qui sortent du cadre ! ( ils sont juste collés car c'est en fait la fixation de la roue qui bloque la patte ) . On remet tout en place, Pat découvre que le galet touche le dérailleur, c'est ça qui dérègle l'indexation. Je serre plus la vis de tension , et le problème sera résolu pour le reste de la sortie, mais j'aurais toujours une appréhension en passant le 45 , au point de me prendre un tronc d'arbre au retour en regardant la cassette ( sur le coup Pat à cru que je faisais un malaise, vu de derrière la trajectoire était ... surprenante :-) ) . On repart vers Velizy, j'ai un problème de frein après avoir par mégarde mis un peu d'huile sur le disque arrière, je n'ose pas du coup descendre la pente raide que nous prenons chaque année, Pat se lance et réussi , bravo :-) . Quelques beaux passages sur Velizy, une branche qui se coince dans ma cassette et remet en vrac l'indexation ( malédiction ! ) , des passages plus roulants, puis retour par Bièvres avec le beau single en balcon que j'adore pris en mode bien rythmé, et retour par la single de la N118 avec des variantes version beaux raidars qui me rassurent, les jambes tiennent parfaitement le choc. Je tente une de mes montées impossibles mais me trompe de coté, plein axe c'est vraiment trop pentu , le vélo s'arrête , impossible de monter plus haut et là, je frôle le salto arrière converti in extremis en vrille latérale, pas très loin de casser l'avion là ... mais je récupère le tir in extremis. Encore trois chevreuils devant nous, il y a plein à Verrières, puis retour à Igny après 56km , 4h de roulage et 1500m de D+ . Bonne sortie, bonnes sensations, à refaire avec Benoit qui adore ce coin.

dimanche 8 mai 2016

Dimanche 08/08/16 : Remake Ballancourtoise

Pour ce dimanche, sortie longue avec du D+ au programme pour préparer Gueret et la Granit. Je trace initialement un parcours à Igny, pourtant un coin super sympa quand le terrain est sec mais cela ne soulève pas un grand enthousiasme hormis pour Benoit. Ludo propose un remake de la Ballacourtoise sur le parcours 50k, nous optons donc pour cette solution, mais en ajoutant les boucles du grand parcours pour que le compte de km et D+ y soit. Du coup, c'est un bon groupe qui se retrouve sur le parking de Nainville pour un départ plus proche de chez nous. Richard avec son 27,5 carbone tout neuf, Ludo, OliPic et OliPa , Seb, Pat, Benoit et moi . Malgré le soleil, on craint un orage au départ : Seb est en court , direct . Pas même un blouson de ski . Ouh là , mais que lui arrive-t-il ? Il faut dire qu'il fait vraiment bon, au bout d'1/4h , je vire les manchettes, je transpire déjà . Ca fait du bien de rouler sous le soleil et la chaleur, mais on n'a plus l'habitude. Heureusement que le camel était bien rempli, je finirai à sec . Montée traditionnelle pour aller rejoindre la "descente du GPS" ( souvenirs ) dans le massif des Grands Avaux, où nous stoppons pour une séance déblayage de branches afin de rendre le passage possible. On remonte et on redescend, pas de souci sur ce passage quand c'est sec, c'est autre chose sur le gras. Les singles sont top avec un super rendement, les vélos filent . On emprunte la DH locale, je prends la ligne avec les modules, sans vraiment le vouloir, mais une fois lancé, plus moyen de stopper ou de changer de trajectoire et du coup, je me retrouve trop bas car on remontait à mi pente ! Je rattrape Pat et Richard, mais on a perdu le reste du groupe qu'on finit par retrouver dans la descente vers Ballancourt sans trop comprendre le déroulement des événements. Le terrain a été un peu saccagé par des déboisements, du coup, on doit prendre un chemin le long d'un champ à la place et là, c'est l'ENFER ! Le pire chemin de ma carrière de vététiste, le sol a été labouré, il est super sec, les roues buttent dans les sillons, c'est plat mais on roule à 5km/h, infernal je vous dis. Ludo et Pat, plus attentifs, ont réussi à remonter sur la suite du single 10m plus haut , mais Ludo butte dans une pierre cachée et se prend un beau vol, du coup , on arrive au même moment au bout du champ. Petit ravito pour se remettre de nos émotions . OliPic n'est pas en forme, gros rhume, on place un périmètre de sécurité autour de lui pour éviter les miasmes. Petite boucle sur un chemin roulant, Benoit et Pat envoient du lourd, je m'accroche et tente une attaque après le premier virage, évidemment, ça énerve le Benoilator qui en remet une couche, mais on s'amuse bien :-) . On enchaîne sur Mondeville avec quelques bobosses avant d'arriver au point où j'ai ajouté une boucle vers le sud à proximité de Videlles . Oliv n'étant pas trop bien et d'autres ayant des contraintes horaires, on se sépare . Nous continuons sur le grand parcours avec Benoit, Pat et Seb qui a retrouvé ses jambes. Début roulant, donc ça envoie à nouveau à fond les manettes, bah c'est tout plat nous dit Par qui se souvient du parcours. Ben tout faux, ça monte pendant au moins 3 km ensuite, interminable. Je remonte Benoit qui se repose et j'arrive au sommet en tête , mais derrière ça relance immédiatement , pfuii il est agaçant le garçon . Finalement, la boucle n'est pas si roulante, on file maintenant sur des beaux singles,  et même une descente technique avec de grosses ornières. Benoit sauve un vététiste perdu dans la forêt en lui indiquant le bon chemin pour rentrer, et nous continuons. Chemin roulant, Pat et Benoit envoient à nouveau, je décide de suivre à distance : je sais ça remonte derrière assez fort  pendant 1km . Donc j'opte pour la tactique d'accélérer en bas de la bosse. Ca fonctionne, je reviens facilement, dépose Pat et  rejoint Benoit au sommet . Pat et Seb commencent à fatiguer un peu  ( Pat a fait 120km de route vendredi ) . Du coup, l'enchaînement de bosses dans le bois de Videlles fait des dégâts. Pat coupe à la sortie, pendant que Seb s'accroche. Benoit part tout droit vers la montée du Saut du Postillon mais le tracé passe plus à gauche. Je rappelle tout le monde et  j'attends Seb et Benoit après la remontée vers la Padole, Seb arrive, mais plus de Benoit . Disparition mystérieuse, il a du prendre un autre chemin car on le retrouvera à l'arrivée sans qu'il nous ai rejoint. Le final fait mal aux jambes avec encore quelques bosses. Je vide le camel , j'ai super chaud, mal aux jambes mais ça tourne toujours, même si je suis plus fatigué qu'à la JR, semaine d'entraînement oblige, c'était le but. J'annonce un dernier km à Seb,     il en restait au moins trois "c'est encore plus long qu'à la Granit" me dit-il ! Bon, on arrive, Benoit est là, belle sortie avec un temps superbe et bon travail pour les raids à venir . 66km , 1500D+ et 4h45 de roulage.

jeudi 5 mai 2016

Jeudi 05/05/16 : Saulx au soleil

Petite sortie tonique à Saulx avec Pat . Un peu fatigué après 12h de voyage en 2 jours  et des nuits très courtes, mais avec le beau soleil , les toxines disparaissent vite pour laisser place au plaisir de rouler dans ma forêt historique. L'AF5 fonctionne à la perfection, la transmission 11V est vraiment top, précise et rapide. Montée impossible avalée sans aucun souci, pendant que Pat bataille derrière, il a trop de force dans la jambe droite, ça le déséquilibre :-) . On enchaîne les bosses et les passages techniques qui ne semblent plus présenter la moindre difficulté désormais, on voit les effets du travail à Bleau ces dernières années et du terrain sec. Difficile de se décider à renter, on est bien sur les singles avec la température qui monte. Pat a une contrainte horaire, il coupe sur le final pendant que je rentre par l'Yvette avec de super sensations. KOM explosé dans la côte des meuniers mais surtout record atomisé dans la descente de Saulx, je me retrouve 3ème , ça c'est nouveau , pas de doute, l'AF5 est d'une efficacité diabolique en descente.