dimanche 30 octobre 2016

Dimanche 30/10/16 : Barbizon et le "coup du pédalier"

Benoit Mc Gyver en action :-) Merci pour le sauvetage 


Retour à Barbizon pour cette belle matinée ensoleillée d'automne. Ce sera la première sortie sur ce terrain du Stump 29 expert carbone qui a remplacé l'AF5 volée avant la Granit. Pas beaucoup de volontaires pour cette sortie, mais nous avons le plaisir de retrouver notre chamois d'or, Xav himself. Petite scène cocasse au départ. Nous arrivons les premiers avec Benoit, parking désert. Comme il fait bien frisquet, on décide d'attendre Xav dans la voiture. Nous le voyons arriver et passer devant nous. On commence donc à sortir les vélos, pas mal de monde est arrivé entre temps et une camionnette nous masque la vue. Je décide d'aller saluer Xav ... mais plus personne en vue, sa camionnette rouge a disparu. On a beau regarder partout, personne ! En fait Xav n'a pas reconnu le Picasso, ça fait un bail qu'on a pas roulés ensemble :-) . Un petit échange de SMS et notre Xav revient. Nous partons pour un parcours ludico-technique, donc avec une moyenne qui reste autour de 10 km/h maximum. Je grimpe les grosses marches du départ Pedalator, ouf, je n'ai pas trop perdu après 6 mois plus orientés vers le XC pur. Un vrai bonheur de retrouver cette belle forêt rendue encore plus magnifique par les couleurs d'automne sous le soleil. La rosée est bien présente, rendant les racines glissantes. Xav avec son Fat n'est pas trop pénalisé, mais avec nos pneus plus étroits, il faut qu'on fasse attention avec Benoit. La moindre racine prise un peu en biais comme sur le chemin des Hauts de la Solle, se traduit immédiatement par un dérapage. Le terrain reste néanmoins super agréable. On prend une variante en haut du Mont Saint Germain, un de mes endroits préférés. Puis on remonte le Rocher Cassepot, dans le sens inverse de l'habitude, mais c'est sympa aussi en montée. Xav nous trouve un rocher plein de mousse qu'il grimpe sans le moindre souci. De mon côté, je fais plusieurs tentatives dont une finira en roulé-boulé sous l'oeil de la caméra. Je finis par grimper, mais pas super confiant, il faudra une petite aide du pied pour passer l'obstacle.
Petite pause point de vue, avec de repartir vers les platières. Xav et Benoit s'élancent, mais j'ai une sensation étrange, comme si la cale était en train de partir de la chaussure. Vérification faite, c'est pas la cale, c'est la manivelle qui s'est arrachée ! Argh ! Et j'ai pas la bonne clef avec moi. Miracle, 4 Koyotes passent en sens inverse et volent à mon secours. Ils ont la clef qui me manque, merci à eux . L'espoir revient ! Mais le mal est profond: ce n'est pas dévissé, c'est le pas de vis qui a lâché. Xav et Benoit ont fait demi-tour. Rien à faire, il faut abandonner. On décide de rentrer par les grands chemins. Mais la manivelle ne tient plus du tout, impossible de pédaler. Nouvel arrêt, on retire le cache des roulements, ca permet d'enfoncer plus la manivelle, et miracle, on arrive à serrer. N'ayant pas envie d'abandonner avec un si beau parcours sous le soleil, je décide de reprendre la trace espérant que le pb soit suffisamment résolu. Excès d'optimisme, moins de 1km plus tard, rebelote. Benoit Mc Gyver imagine alors une solution géniale : comme l'axe est creux, on peut passer des colliers rilsan à travers et le faire tenir en les serrant avec deux demontes-pneux comme goupille improvisée. Et ça marche !! Ca suffit pour rentrer et même pour une arsouille sur l'allée de la Chasse. Sortie écourtée mais riche en anecdotes. Et un pédalier à mettre à la poubelle, le filetage ayant rendu l'âme. Quoique ... après enquête, un kit est disponible pour changer tout le système de vissage, donc rien de grave au final.

dimanche 23 octobre 2016

Dimanche 23/10/16 : la Magny Futée

Nous avions découvert la Magny Futée par hasard avec Benoit il y a maintenant quelques années. Un vrai souvenir, car venus en touriste pour faire une petite ballade, on était rentrés bien tard après avoir joué aux montagnes russes. Un vrai parcours comme la Vallée de Chevreuse en avait le secret à une époque où les restrictions de passage pour cause de difficultés avec l'ONF n'existaient pas. Nous l'avons refaite pas mal de fois depuis, la dernière fois en 2014 avant la Granit et sur un terrain bien mou. Avec une petite émotion , on avait perdu Benoit qui s'était égaré et qu'on avait mis un bon bout de temps à récupérer . Au vu de l'état exceptionnel du terrain après un bel été et un début d'automne sans pluie, j'avais très envie de refaire cette rando. Je résiste donc à la sirène Mary qui vote pour la Viking VTT, Belle rando aussi la Viking, mais à plus d'une heure de route et un peu fatigué en ce moment, je n'ai pas le courage de me lever à l'aube. Nos petits hommes verts sont en phase piscine, pas moyen de les déplacer sur une vraie rando. Dommage, en espérant que nous pourrons bientôt rouler tous ensembles pour étrenner nos nouvelles couleurs modernisées. C'est donc le noyau dur de la Team KHS qui se présente aux inscriptions : Pat , Benoit et moi . Et pour le coup, c'est tout une aventure de les rejoindre, ces fameuses inscriptions ! Un monde inimaginable, du jamais vu . Des files de voitures garées sur le côté de toutes les routes convergeant vers le nouveau point de départ de la rando : le musée national de Port Royal. Prestigieux site de départ, avec un petit salon sur place. Mais des centaines de vététistes en train de faire la queue ! Pat qui s'est garé plus près nous préviens de prendre un stylo pour gagner du temps, judicieux conseil. On récupère une fiche microscopique , faut au moins 16/10 à chaque œil pour trouver les cases à cocher :-) . Finalement nous voilà inscrits et la plaque de cadre accrochée. Pas mal de temps perdu dans l'aventure, il est donc 8h45 quand nous nous élançons sur le 60km. Il fait franchement frisquet, avec en plus une humidité qui pénètre vêtements et poumons. Mon organisme n'est plus habitué, et quand Benoit décide soudain de passer en mode super turbo dans une bosse, le cardio s'affole et le souffle est court. Ouh là, je vais souffrir aujourd'hui me dis-je. Je suis au taquet pour garder la roue du Benoilator, Pat s'inquiète de me voir peiner comme ça, mais pas de souci particulier, je suis juste en mode diesel et limiteur de régime pour l'instant. Le parcours se révèle tout de suite très réussi. Quasiment que des singles, avec juste quelques petites liaisons mais si courtes qu'on ne les voit pas passer. Le terrain est parfait, juste un peu humide pour le grip et les vélos virevoltent d'un virage à l'autre. Je prends à nouveau beaucoup de plaisir à retrouver mon Cube, bonifié par les excellentes roues DT ( vraiment un bon achat ) et la cartouche hydraulique neuve de la fourche. Manque juste un peu d'explosivité dans les jambes pour relancer et encore plus profiter du parcours. Je ne m'inquiète pas, je sais que ça va revenir dès que je serai chaud. Je tente le bluff, et me projette à l'avant en prenant la roue d'un gars qu'on suit depuis le début et qui envoie fort à l'entame d'une bosse en sortant de Millon. Je ne me laisse pas distancer, appuyant sur les pédales et tenant en respect le Benoilator. Alors que je sprinte pour ce que je crois être le sommet, on tourne à gauche et là, horreur, enfer et damnation : un méga raidar à 30% 100m plus loin que tout le monde monte à pieds. Je ralentis pour récupérer un peu, Benoit revient, passe. Au plus fort de la pente, rien à faire, j'ai trop donné avant, je dois poser le pied, voyant s'envoler Benoit qui sera le seul à passer. Mode David on, je saute du vélo et cours à côté de toute la vitesse dont je suis capable : environ 3 km/h :-( . Au sommet, on fait cause commune avec Pat, toujours inquiet de mon coup de pédale, et on part à la chasse au fuyard. On continue d'enchaîner les bosses, ça va un petit peu mieux, mais Pat cale dans un mur en sable. Je n'insiste pas, pour l'instant faut ménager la machine. A force d'envoyer dès qu'on peut, en frôlant un nombre incalculable d'arbres et de branches sur un parcours qui reste super agréable et ludique, on finit par revenir un peu avant le premier ravito situé à Beauplan après 21km. Petite hésitation sur le parcours en repartant qui semble nous faire revenir sur nos pas, mais c'est pour mieux filer sur un improbable single.On va emprunter beaucoup de passages inconnus ou à l'envers de l'habitude, nous donnant l'impression de faire une épreuve 100% nouvelle. Un grand bravo au traceur ! Les jambes reviennent de plus en plus, les relances sont beaucoup plus dynamiques, je me fais plaisir, suivant prudemment Benoit. Après une belle descente rapide mais qui tabasse un peu, ma tige de selle descend, toujours pas idéalement serrée depuis la récupération miraculeuse du cadre, Je m'arrête au pied d'une longue bosse connue pour la remettre en place, c'est trop pénalisant au pédalage. Du coup, je reperds Benoit, récupère Pat et c'est reparti pour la chasse. Cette partie est superbe, forêt de la Madeleine, Bois de Méridon, du single à gogo, on s'amuse comme des fous et on a la banane avec Pat qui ne regrette pas le déplacement. On revient sur Benoit en montant ce qui est la descente d'arrivée à Choisel. On le reperd dans le single au sommet, on est coincés derrière un concurrent, et on le récupère juste avant le ravito situé sur le parking de l'auberge au bord de la route, avec au passage la découverte d'un très beau sentier au lieu de prendre le grand chemin habituel. Alors que je reviens à 10m dans la descente étroite, le regard fixé sur Benoit, je ne vois pas une souche par terre qui me fait faire un écart et un atterrissage dans les ronces devant un Pat hilare qui me signale que c'est plus la saison des framboises. C'est reparti pour le final, j'explique à Pat qu'il me semble me souvenir du profil et que ça va être roulant. Ah .. ben non ! On est dans les Vaux et on aligne plusieurs bosses bien velues. Sauf que maintenant les jambes tournent toutes seules, le Benoilator est donc sous contrôle. On passe de singles en bosses puis de bosses en singles, la banane est de plus en plus présente. La selle de Pat décide d'ailleurs de faire savoir sa joie et se met à faire "couic couic couic'" au rythme du pédalage. Alors qu'en sortant des Vaux je m'attends à une partie roulante, elle ne dure que 3km avant de rejoindre la forêt de Port Royal où Benoit finit par avoir mal aux jambes, et où nous jouons sur un tip top single ultra ludique enquillé à Mach2 avec Pat, puis 2 pétards monstrueux qui me permettent de lâcher mon dernier adversaire pour affronter seul la montée finale super raide où tout le monde exprime le souhait de porter plainte contre l'organisation, mais pas moi, le Cube vole et se joue de la difficulté; Reste 1km avec 30 km/h de vent de face pour rejoindre l'arrivée où nous attend un bon sandwich. Un parcours à garder dans les archives, pour une belle matinée ensoleillée d'automne, avec quand même une belle fraîcheur. 4h de roulage, 62km et 1360m de D+ au GPS à l'arrivée. A refaire !

dimanche 16 octobre 2016

Dimanche 16/10/16 : Le Toboggan Meudonnais


L'édition 2014 du Toboggan Meudonnais m'avait laissé un bon souvenir. Un parcours sympa , une ambiance conviviale et des ravitos hors du commun avec huîtres, fois gras, saumon fumé et vin blanc ! Le tout pour une inscription très modique de 5€. Je l'avais donc coché au calendrier, depuis fin août, date où mon fidèle Viper s'est vu remplacé par un Cannondale Synapse Ultegra équipé de roues carbones. Pas trop eu le temps de faire de vraies sorties routes depuis, juste quelques escapades dans le coin. Maître Franckor est indisponible mais il envoie toute la troupe des seigneurs de l'ordre AAOC, tous des maîtres du coté obscur. Pas moyen de convaincre Benoit de nous accompagner, il évoque un prétexte fallacieux comme quoi 90 km c'est trop long . JM et Mary ainsi que Pat sont aussi de la partie.  .Autant dire qu'il y a du niveau au départ. Je passe chercher Pat et nous arrivons juste en même temps que les Pedalator. Un exploit authentique qui passe inaperçu bien qu'il risque de ne pas se reproduire de sitôt :-) . Il y a un monde incroyable aux inscriptions, cette épreuve est connue et attire beaucoup de participants. On fait un peu la queue, le plus dur étant d'attraper un stylo pour remplir le bulletin. Le temps de regrouper tout le monde est nous partons à 8h20. Il fait beau mais franchement pas chaud, la veste à manche longues n'est pas de trop. Le début du parcours est un peu urbain, ça permet de chauffer tranquillement la machine. On traverse Meudon, Bièvres, avant d'entamer les hostilités par la montée du Val d'Albian. J'ai mis tous les atouts de mon côté : régime Benoit avec raclette la veille au soir, une bonne nuit ... mais dans cette première bosse les sensations ne sont pas top, pas d'explosivité, je me sens lourd et j'ai du mal à accrocher le wagon AAOC contrairement à Mary qui gambade devant tout en expliquant qu'elle a mal aux jambes, ce qui ne voit pas du tout , bien au contraire. Pat qui avait du mal dans les bosses à Choisel avance comme un missile, je n'arrive pas à tenir sa roue. Fichtre, diantre, je sens que vais souffrir aujourd'hui. Nous arrivons heureusement sur le plateau, je fais l'effort pour recoller, mais devant, les seigneurs de l'AAOC décident de passer dans l'hyperespace et poussent la manette des gaz. J'ai beau sprinter comme un dératé, je rate quand même le TGV de devant et je fais l'élastique en queue de peloton, sans trop comprendre pourquoi j'ai autant de mal .Le cardio est pourtant au taquet, et toujours Mary qui virevolte à l'avant. Le pire c'est que moi j'ai pas mal aux jambes , j'ai juste du mal à aller plus vite. Descente vers Gif en mode "Pat inside" couché sur le vélo le nez dans le guidon en pédalant comme un malade. Le feu rouge en bas qui a arrêté le peloton me permet de recoller, ouf, mais ce n'est pas que partie remise. Même scénario à la ligne droite suivante, et paf le JP éjecté. Heureusement, le groupe m'attend gentiment un peu plus loin, le reste du tracé jusqu'au ravito est plus facile, j'arrive à rester dans le groupe. Je me jette sur les huîtres, le vin blanc, le saumon, le fois gras , espérant que ça va décoincer la machine. On repart par la même bosse redoutable qu'en 2014, j'entends Pat bavarder avec son voisin, pendant que vois le cardio qui s'affole, mais ils ont tous un vélo electrique ou quoi ? Je m'accroche jusqu'au sommet, mais rebelote, voilà que la troupe se lance à nouveau en mode vitesse lumière, et re-paf , explosé, rien à faire . Quelques kms en solo où je me force à maintenir la cadence, petit à petit je sens du mieux, les jambes reviennent doucement. Montée de 17 tournants qui me parait bien longue, mais sans faiblir, je roule depuis quelques kms avec un concurrent qui a un rythme très proche et on se relaie efficacement. A un carrefour, je retrouve tout le monde qui m'attendait encore, pour des seigneurs du côté obscur, ils sont quand même trop sympas :-) . Allez, faut pas lâcher les roues cette fois. Passage en montagnes russes avec quelques bonnes bosses, où j'arrive à remonter des maillots AAOC, ça me remonte le moral :-) . Je garde Mary en visuel, et voilà le ravito 2. Je me rappelle alors une remarque de JM au départ sur le frein arrière beaucoup trop tendu. Un petit coup de clef allen, j'en profite pour détendre le cable, remettre la came qui permet d'ôter la roue dans sa position normale, retendre un peu le câble avec la molette de réglage, manger huître, vin blanc, saumon, fois gras et zoup on repart. Ah mais voilà ! D'un coup, le vélo semble répondre à mes coups de pédales. Comme quoi, rien de tel qu'une bonne sortie pour affiner les réglages. Je peux enfin suivre sans difficultés les changements de rythme, cardio à une hauteur normale. Sans trop savoir ce qui se passe derrière, je me retrouve en tête, une descente assez raide et à l'ombre, bien humide. Le gars devant moi part un peu en sucette, je donne un coup de frein arrîère un peu brusque et la roue arrière part en travers. Rien d'inquiétant pour un vététiste mais je me dis que cette descente est bien dangereuse. Juste à ce moment, je vois un attroupement en bas, camion de pompiers, ambulance, il y a eu une grosse chute. Je passe au ralenti, et attaque la bosse qui suit en me demandant où sont passé mes camarades. Mais je ne m'inquiète pas sur leur capacité à me rattraper :-) . Ca va quand même prendre 10km, avec de belles lignes droites où je me trouve un bon groupe et qu'on avale à 40km/h. Les jambes sont à nouveau opérationnelles. Comme prévu, ça fini par revenir de l'arrière. On attaque une bosse, je suis derrière Eric, j'ai les jambes qui démangent et envie d'accélérer mais il y a du monde et je ne sais pas trop par où passer. Mon vétetiste on, je me faufile à droite puis à gauche et j'entends une sorte de rugissement derrière "RAAAAHHH JP!!!!" . Gloups, est-ce un cri d'extase devant mon accélération ou un hurlement de fureur ? Je médite en montant la bosse , on attend tout le monde en haut, je demande à Eric si je l'ai gêné , il confirme , argh, moi petit padawan du côté obscur qui ne connait pas tous les usages de cette ordre mystérieux. Mes excuses je fais donc et ne pas recommencer je promets. Nous voilà repartis, avec un final avec deux longues bosses. La côte de l'homme mort où on accélère avec Pat pour tenter de suivre JM. Je me mets vraiment au taquet, ca suffit pas pour suivre la fusée Pedalator, mais ça suffit pour transformer mes cuisses en bout de bois au sommet qui semble ne jamais vouloir arriver ! Pat ne lâche rien et fait même le sprint au sommet, en forme le Patounet . En attendant, je décide de rebaptiser les lieux "la côte du JP mort" . Dernière bosse dans la forêt de Meudon pour rejoindre la tour Telecom, et final en faux plat descendant ensuite. Une sortie bien sympa au soleil en 3h20 de roulage et 1000m de D+  . Bien content d'avoir roulé avec la joyeuse troupe AAOC et fait ma première sortie route avec super Bikette qui envoie du lourd même avec un mal de jambes. 

dimanche 9 octobre 2016

Dimanche 09/10/2016 : Choisel et le retour du Cube

Ayant lancé une opération déstockage pour faire de la place au sous-sol, j'envisage de jeter le cadre du Cube, sur lequel je m'acharne à essayer d'enlever la tige de selle alu qui s'est soudée au cadre carbone depuis maintenant pas loin d'un an. Réaction chimique si redoutable qu'aucune tentative mécanique ou chimique n'a réussi à en venir à bout. La pauvre tige télescopique ayant rendu l'âme lors des diverses tentatives, je me dis que je n'ai plus rien à perdre. Je la scie et retire le mécanisme, il ne reste alors que le tube extérieur, bien costaud d'ailleurs. Je bouche le tube au niveau du boitier de pédalier et verse 1 l de lessive de soude après avoir lu que cela attaquait l'alu mais pas le carbone. Le lendemain matin, résultat spectaculaire, la tige de selle est quasi dissoute, suffisamment pour qu'une tige en 27,2 rentre dans le tube. Je décide de ne pas aller plus loin, le tube alu à l'intérieur servira de renfort , au cas où le cadre aurait souffert un peu de mes essais. Nettoyage du cadre à l'eau , puis au vinaigre pour bien neutraliser la réaction. Et le voilà prêt à être remonté ! Au passage je change la cartouche hydraulique de ma fourche Suntour qui ne fonctionnait plus bien. Et samedi après-midi, le Cube est ressuscité, il roule à nouveau, équipé au passage d'une transmission 11V dont je ne peux plus me passer désormais. Je lui monte les DT1501, et il ne reste plus qu'à tester tout cela à Choisel. Au passage, notre Seb est enfin de retour sur les chemins. Serait-ce les appels de Mary qui nous annonce venir avec une nouvelle amie prénommée Elodie? Bah non, c'est juste que Seb retrouve la forme et le temps de rouler. Quoique ....
 Pat, qui a viré chamois, voudrait bien aller rouler avec Bast et Xav, mais son Loki est HS, il nous annonce donc aussi sa venue avec une allusion à une Arme Fatale qui passe alors inaperçue. Malgré les appels de Mary pour partir tôt, le temps de se garer, nous arrivons trop tard avec Benoit, il y a un monde incroyable ce matin, pourtant il n'est que 8h et il fait franchement frisquet. Inscriptions rapide, on retrouve Hervé et notre super champion , David, qui vient faire une petite ballade cool pour récupérer de ses exploits incroyables à l'Alpsman. Quant à Pat, il nous sort une arme fatale magnifique, un Willier SR dont le design donne envie de rouler avec. Vélo d'essai prété par le magasin BoutiCycle de Ste Geneviève. Le tout équipé de la nouvelle transmission Sram Eagle avec un 34 devant une cassettte 10x50(!) derrière.  Et enfin, Seb est là, on est tous contents de le revoir, la KHS Team revient petit à petit à sa configuration nominale. Il est 8h20 quand nous commençons à rouler. On discute, un peu, David grimpe tranquillou, en papotant et sans forcer, ce qui signifie qu'on est presque à fond avec Hervé pour le suivre :-) . Pat, Benoit et Seb sont un peu derrière le temps de chauffer les diesels. Première descente, je retrouve le confort du Cube, c'est quand même bien un tout suspendu. Pat se fait la réflexion inverse avec son SR. On attaque bientôt la Madeleine, incontournable classique de la Vallée de Chevreuse. Je pousse fort sur les pédales, meilleure perf Strava à la clef, mais en forçant au sommet, je sens la tige de selle qui bouge. David ayant stoppé au carrefour pour regrouper la troupe, je fais de même et resserre le collier pendant que Benoit passe sans nous voir. CRAC, sueur froide, je crains d'avoir pété le tube de selle mais non, c'est la vis de serrage qui a lâché, elle a surement dû être éclaboussée lors d'une de mes tentatives chimiques. Me voilà bien embêté, la tige descend en butée dans le cadre, je suis transformé en crapaud-vététiste, je sens que la rando va me sembler longue. Pat suggère de mettre un bout de bois dans le cadre. J'hésite, de peur de ne pas réussir à la ressortir ensuite, je suis traumatisé avec ce cadre ! Impossible de grimper la bosse suivante, je n'ai pas de force avec la selle basse et je suis déséquilibré. Je grimpe à pieds, repart avec Pat, on fait une petite erreur de parcours, on revient sur le bon et je décide de stopper en voyant un tas de bois. Manip Pat Mac Gyver tentée et réussie. La selle tourne mais la hauteur est correcte, je peux de nouveau pédaler. Je retrouve tout le monde au premier ravito où Benoit qui n'avait pas vu qu'il nous avait doublé se demandait bien où on était passés. On croise Roland, qui semble en super forme et roule avec un gars affuté. Nous voilà repartis, le vélo fonctionne vraiment bien, je prends du plaisir à pousser sur les pédales. David accélère régulièrement puis nous attend. Pat a un peu de mal dans les bosses raides, on l'attend puis on file sur le single des 17 tournants. Pas mal de trafic, il faut slalomer pour passer. Quelques belles bosses, on rejoint les Vaux de Cernay avec un variante ajoutée sur la trace par Pedalator qui nous permet de profiter un peu plus du terrain de jeu. J'admire David en tout rigide qui envoie bien dans les descentes, où je me rappelle qu'une suspension arrière aide quand même bien à aller vite. Ca remonte super raide derrière,  David file tout droit alors qu'on suit la trace avec Hervé. La selle tourne sous la pression du pédalage, et je dois mettre pied à terre, grrrr, ça semblait limite mais faisable. On retrouve David et on attend Pat et Benoit qui n'arrivent pas. On décide de filer au ravito, c'est assez ludique sur cette partie et je me régale. De beaux toboggans qui remontent derrière, je loupe la remontée bien connue avec l'ornière, passée l'année dernière mais là, c'est trop sec et je cale dans le sable, tout comme Hervé et David. Sauf que ce dernier passe en mode trail grimpant en courant à grandes enjambées en portant son vélo. J'ai beau essayer de faire pareil, c'est impossible, trop raide et je ne fais pas d'Ironman à l'entrainement ! .  Ca me rappelle son CR de la Granit où ils doublait tout le monde en courant à cause de sa transmission capricieuse. On se console avec Hervé en se disant qu'on a quand même quelques printemps de plus que lui -) . Au ravito, après quelques minutes, toujours pas de Pat et Benoit. J'appelle Benoit sans succès, mais il me laisse un message derrière pour me dire que Pat a crevé puis a eu des soucis de vitesses. On repart donc avec David et Hervé. Séquence turbo, David appuie, je tente de suivre. Je jette un oeil au cardio qui indique des chiffres en zone rouge, mais curieusement, ça tient, et même un petit picotement d'adrénaline me titille la nuque,, rupteur débloqué, j'appuie fort et ça passe bien, je me fais plaisir ! On fonce sur une boucle Pedalator, et on s'inquiète avec Hervé. On imagine une bosse infernale qui risque d'être difficile après avoir roulé à ce régime sur le plat. En fait, cette montée n'est pas si dure, tout se passe bien. De magnifiques singles sur cette bouclette en descente, idem sur la suivante qui se mérite avec cette fois un beau raidar à passer au début; Je perds mystérieusement Hervé et David. Constatant que j'ai fait une petite erreur de navigation en allant trop à gauche, je fonce espérant les retrouver en bas. Finalement, je vais foncer jusqu'à l'arrivée, pensant voir David débouler derrière mais j'ai du rater la dernière boucle Pédalator et il arrivera quelques instants après moi. Regroupement général à l'arrivée, où on retrouve aussi la Pedalator family , ce qui nous donne l'opportunité de faire connaissance de la très charmante Elodie, et de retrouver Seb qui a roulé avec eux après avoir pris le parcours 50 qui lui a permis de rattraper le temps perdu par un départ plus tardif que prévu. Sortie agréable terminée sous un beau soleil

dimanche 2 octobre 2016

Dimanche 02/10/16 : de l'Yvette à l'Orge avec Nico

La rando de l'Yvette à l'Orge fait partie des traditions depuis que je fais du VTT. D'abord parce-qu'on joue à domicile, ensuite parce-que les parcours variés se prêtent aussi bien au raid de 70km qu'à une sortie en famille. Nico l'avait déjà faite il y a quelques années, mais avait depuis un peu perdu le vélo de vue. Depuis les grandes vacances et le montage de son premier 29", taille oblige, il prend à nouveau du plaisir à rouler. C'est lui qui m'avait demandé qu'on fasse la rando ensemble, et nous nous sommes entraîné régulièrement dans l'objectif de faire le circuit 37km. Mine de rien, la plus grande distance qu'il ai jamais faite, un vrai objectif qui l'a bien motivé ces dernières semaines. Hier soir, il insiste pour que je n'oublie pas de le réveiller à l'heure. Pas de risque, d'autant que pour moi, un départ de la maison à 9h15, ça ressemble à une grasse matinée ! ( Les lecteurs qui me connaissent sont priés de ne pas rigoler :-) ) Nous voilà donc partis, inscription rapide, il n'y a plus grand monde vue l'heure tardive. Il fait frais, mais Nico n'a pas froid et refuse de mettre une veste, contrairement au papa qui n'a plus l'habitude de ces températures. Jambières et veste manche longues pour moi. Départ classique, on roule tranquillement, il faut en garder sous le pied car je ne sais pas trop comment Nico sera au bout du parcours. Nous arrivons à Saulx, je m'inquiétais un peu pour le terrain au vu des pluies de la veille, mais il est nickel. Nos deux vélos filent dans la forêt, j'ai remonté le dérailleur avant sur celui de Nico, avec un double plateau 28/36 devant et une cassette 11/42 à l'arrière, de quoi passer tout ce qui se présente sous nos roues. Quelques variantes par rapport à d'habitude, on tourne à gauche dans Saulx pour remonter une des descentes qui par du sommet. Ca grimpe sec, mais à ma grande surprise, Nico avale la difficulté en danseuse sur un gros développement, revenant sur quelques concurrents aguerris qui nous avaient doublés auparavant. Papa est tout fier dans la roue du fiston qu'il encourage. Quelques passages sympas ensuite sur le singles de Saulx, terrain sec avec juste ce qu'il faut pour que les crampons mordent un peu, parfait. Premier ravito au bout de 12km. Nous repartons ensuite vers Villejust puis le Bois des Carres, un endroit où je mets très rarement les roues. Terrain ludique avec des singles en tourbe et une petite descente un peu technique qui permet à Nico de découvrir qu'un 29" passe facilement partout. Petite bosse pour remonter, une descente de long du grillage et nous prenons le chemin du retour via Nozay. On grimpe un beau raidar que je connais bien, dont Nico vient à bout .... à bout de souffle quand même . On a le vent dans le dos ensuite,  les vélos avancent sans difficulté dans des champs à tendance descendante, la moyenne remonte. Nous grimpons à nouveau au sommet de Saulx pour rejoindre le ravito. Puis retour classique en direction de Savigny, avec encore quelques passages sympa dans Saulx. A l'arrivée, nous avons tous les deux gagnés un lot, Nico est tout content de ramener un tee-shirt , pendant que nous mangeons nos sandwichs sous le soleil. 39km au GPS , et des jambes un peu raides pour KHS junior qui commençait à sentir ses cuisses sur les derniers kms.  Nous avons tous les deux le sourire. Une belle matinée de vélo avec mon fils, à refaire .

dimanche 25 septembre 2016

Dimanche 25/09/16 : La Renard'Yerres XXL

Le parcours tout en singles roulants de la Renard'Yerres m'avait bien plu en 2015. J'opte donc à nouveau pour cette épreuve, accompagné de Pat et Benoit. Nous partons sous un beau soleil. Nous tournons en sens inverse de l'année dernière. Nous avons donc droit à la partie ludique dans la forêt de la Grange dès le début. Alors qu'on aborde les petites montagnes russes, un énorme jet de Latex sort du pneu de Benoit. Arrêt regonflage, surement un silex ou un clou. On repart, il y a du monde et c'est un peu compliqué de prendre de la vitesse car les différences de niveau sont importantes. Une belle marche en racines, avant d'aborder des passages plus roulants où nous roulons avec un triathlète qui envoie du lourd sur plat mais est arrété à la moindre difficulté. On arrive au premier ravito au bout de 20km, Benoit regonfle encore, le latex a du mal à colmater. On repart par une belle bosse . J'ai été enrhumé toute la semaine, et nul doute que l'Actifed est un dopant efficace. J'ai les jambes qui tournent toutes seules, je prends un peu d'avance en grimpant sur le 42x18. Erreur fatale, car lancé ensuite à pleine vitesse, je loupe la flèche du parcours 60km. Je ne réaliserai mon erreur qu'en voyant les panneaux "retour 40km" après au moins 7km . Demi-tour, j'envoie un SMS pour dire à Benoit et Pat de ne pas attendre. Pas évident de remonter à contre-sens sur les singles étroit avec beaucoup de monde en face. Je finis par rejoindre le 60km et enclenche le turbo. Je vais rouler ensuite 40km à fond absolu, tout seul , mais heureusement le parcours n'est pas débalisé et les signaleurs sont toujours là . Arrivé à midi , ça se complique : averse . Pour ne pas prendre froid, j'enfile le kway que j'avais pris par précaution. Heureusement ça s'arrête rapidement . Ravito 2 rejoint après ... 58 km ! Pit stop mode F1 le temps d'avaler 4 abricots et c'est reparti , reste encore 17km. Rapidement, il repleut, c'est même le gros déluge ! Le vélo file dans des gerbes d'eau, je continue d'appuyer comme un forcené. Mode prudent sur quelques passerelles en bois transformées soudain en patinoire, quelques petites chaleurs sur des racines en virage, mais j'appuie toujours le plus fort possible, les jambes semblent infatigables aujourd'hui. Je retrouve finalement Benoit qui commençait à avoir à l'arrivée, hot dog avalé rapidement puis voiture pour me changer, je suis trempé jusqu'aux os . Rando toujours sympa, même si nous n'avons pas pris le super single technique  de Senart qui était au programme en 2015. Organisation aux petits soins, balisage abondant mais pas toujours bien placé si on roule vite,  Super stands de lavage à l'arrivée comme on en voit rarement . Au final 76km en 4h avec 19 de moyenne au GPS.

dimanche 18 septembre 2016

Dimanche 18/09/16 : entre l'Ecole et l'Essonne


Après les efforts de la semaine dernière, j'avais envie d'un parcours pas trop difficile, mais aussi de mettre du rythme pour profiter des bonnes jambes du moment. La rando du Condray Montceaux collait au cahier des charges. Pas beaucoup de volontaires, à part bien sûr, le Benoilator, très certainement en bonne forme après le raid de la semaine dernière qui a compensé un certain manque d'entraînement pendant les vacances :-) . Le départ étant tout près de la maison, pas besoin de se lever trop tôt, autre point appréciable. Nous sommes aux inscriptions à 8h30, c'est quasi désert, et nous sommes donc sur le vélo 5 minutes plus tard  Il fait gris et frais, je suis bien content d'avoir mis deux couches + les manchettes, notamment dans la première descente. Nous traversons la Seine par la nouvelle passerelle au dessus du barrage.
Le grimpette bien raide sur la pente d'accès, puis la traversée au dessus de l'eau bouillonnante sont assez impressionnantes, j'ai une pensée pour Hervé qui me disait dimanche dernier qu'il était sujet au vertige. Et bien je ne me sens pas trop à l'aise sur ce grillage ajouré qui ne cache rien de ce qui passe en dessous, pourtant on n'est pas bien haut. Nous nous dirigeons ensuite vers la forêt de Rougeau , pas de relief mais quelques singles bien sympas et fluides. on file ensuite vers le Bois de Sainte Assise, avant de rejoindre Ponthierry pour le ravito 1 au bord de la Seine, après 25km effectués en 1h08(!). Deuxième partie avec plus de relief, via le Bois Seigneur puis un tour du coté de Nainville avec enfin quelques vraies grimpettes. Retour sur du roulant, et quelques problèmes de balisage avant une rencontre avec des chasseurs furieux de voire des VTT passer par là. Relation de cause à effet ? Retour à Ponthierry pour le ravito 2 identique au premier et qui commençait à se faire attendre avec 55km au GPS. Final par un super single ludique le long de la Seine qui est le meilleur moment du parcours avec du pilotage et des passages en montagnes russes bien amusants. De nouveau du roulant où on file avec Benoit à fond de 42x11 avec le cardio haut dans les tours. On blêmit quand le parcours tourne soudain à droite vers une longue grimpette. Les 50 premiers mètres seront difficiles avant qu'on puisse relancer la machine. On retrouve notre passerelle, déjà moins impressionnante quand on connait, puis une grosse grimpette entre deux murets pour remonter au départ rejoint en 3h20 de roulage pour 70km parcourus à plus de 20,4km/h de moyenne. Belle séance de pédalage !

dimanche 11 septembre 2016

Dimanche 11/09/16 : Xtrem VTT Normandie


En début d'année , notre OliVTTiste avait proposé d'inscrire l'XTREM VTT Normandie au programme 2016. Le menu était alléchant, la destination pas trop lointaine, et l'épreuve de belles dimensions. Sans compter la découverte de la Suisse Normande où je n'ai jamais posé les crampoins précédemment . Un peu hésitant du fait d'une date pas trop compatible avec un agenda professionnel traditionnellement surbooké en septembre, je craque finalement à l'idée d'une belle sortie avec les copains et un parcours qui me permettrait de profiter de l'entraînement estival. Ludo ayant de la famille juste à côté du départ, il nous avait de plus proposé une soirée barbecue gage d'une belle convivialité, à défaut d'un régime diététique idéal à la veille d'une grande épreuve. Mais Benoit ne manque pas de rappeler qu'une entorse au régime préconisé par le maître JP Stephan ne nous a jamais fait de mal :-) . Regime Benoilator inside. J'axe donc mes sorties pendant les vacances sur la préparation de l'XTREM , après que Pedalator m'ai comme d'habitude parfaitement résumé l'épreuve : du D+ avec des montées longues et souvent raides, pas mal de passages sur de grands chemins et de la route , et quelques sentiers ludiques . Orientation majoritairement roulante donc, ce qui oriente le choix de la monture vers mon fidèle FM056. Pour l'occasion , je remets en place les XR 1501 , avec la cassette 11-45, qui va se révéler un excellent choix associée au double plateau 42x28 devant. De quoi mouliner dans les raidars et envoyer du lourd sur le roulant sans compromis. Benoit et Hervé decident de se joindre à nous et c'est donc un bien belle équipe qui s'annonce. Départ le samedi après-midi avec Benoit , avec une escale à l'Etang la Ville où nous récupérons Hervé. Pendant ce temps, Stéphane et OliVTTiste arrivés plus tôt s'occupent des plaques, de quoi dormir quelques minutes de plus le matin, un détail qui a toute son importance pour quelqu'un comme moi qui n'est pas du matin. Nous arrivons à l'hôtel vers 18h , situé à 1/4h du site de départ basé à Amayé sur Orne. Nous avons rendez-vous pour le barbecue à 19h , on en profite pour une séance de mécanique sur le vélo de Hervé. En effet, ce dernier a un jeu d'environ 3cm dans le moyen arrière. "C'est pas grave, David a eu le même souci". Oui, mais quand même, le jeu qu'avait David ne m'avait pas semblé aussi monstrueux. Voyant que les écrous de serrage tournent à la main, la cause du problème semble assez claire. Sous l'oeil inquiet d'Hervé , je sors la boite à outils spéciale raid contenant de quoi démonter un vélo complet et on attaque la roue avec Benoit. Après quelques réglages, ça va beaucoup mieux, de quoi attaquer sereinement les 100km du lendemain.

A 19h, nous arrivons chez la soeur de Ludo qui a la gentillesse d'accueillir notre nombreuse troupe avec son mari qui participe aussi à l'XTREM le lendemain . J'ai amené deux bouteilles de champagne, histoire d'en profiter pour célébrer mes 51 printemps et tenter d'éliminer sournoisement quelques adversaires potentiels pour le lendemain. Comme tout le monde a amené de bonnes bouteilles, le repas sera bien arrosé, y compris par deux ou trois gouttes de pluie qui heureusement ne dureront pas. Un moment super sympa que cette soirée pleine de bonne humeur. Heureusement, les 6kg de pâtes accompagnant le barbecue sauvent les apparences et donnent un soupcon de légitimité à notre professionnalisme diététique avant une épreuve d'endurance. Pendant le repas, nous apercevons au loin le feu d'artifice tiré depuis le site de départ. L'organisation de l'épreuve est spectaculaire, avec des animations sur deux jours.

Une bonne nuit de sommeil plus tard, il est temps de rejoindre le départ . Plus de 2000 inscrits au total sur l'épreuve mais seulement 200 sur les raids 100 et 120km dont le départ est prévu à 8h . Il y a un monde fou dans le petit village d'Amayé sur Orne, et l'organisation est impressionnante , entre le salon , les animations et le speaker plein d'enthousiame. On se demande presque si on n'est pas au départ des championnats du monde !

Le temps de se regrouper, on est en queue de peloton avant le départ . Tout le monde est là : les deux Olivier, Stephane, Ludo , Richard , Benoit , Hervé . 8h , les fauves sont lâchés. Au premier coup de pédale, je sens que les jambes sont bien là ce matin . Le regime Benoit a encore bien fonctionné :-)  Imaginant un single proche, je sprinte pour remonter un maximum de monde et éviter un bouchon. Finalement pas de single, mais de la route et des chemins larges. Du coup, les dépassements ne posent pas de problème. Je rejoins Richard au bout de 3km qui semble bien motivé pour en découdre aujourd'hui après de gros entraînements ces dernières semaines. Comme annoncé par Pedalator, les premiers kms sont roulants, le GPS affiche plus de 20km/h de moyenne. Aucun risque de rater la porte horaire fixée à 10h au ravito 1 à 21km du départ. Nous rejoignons aussi Hervé que je n'avais pas vu partir et pensait derrière nous. On va rouler à trois jusqu'au ravito. Pas de difficulté sur le parcours , la première bosse sur le profil passe inaperçue car très progressive, la seconde est nettement plus raide, et se termine par une descente où un panneau propose un passage "facile par le route" , ou "technique". Aucune hésitation, je fonce sur le passage technique qui a ma grande surprise se transforme rapidement en descente "granitesque", avec un grip précaire car le terrain est archi sec et poussiereux. Je vois Hervé devant moi hésiter sur une épingle raide qui tourne à gauche dans la pente. J'entends la voix de Bast dans ma tête qui dit "Allez JP, ça passe!" . Bon, si Bast le dit ... J'engage l'avant et les épaules, un petit coup de frein et l'arrière pivote tout seul, passé sans souci, sauf que maintenant faut arriver à ralentir le vélo avant le virage suivant. L'Ikon arrière ripe, une pensée pour Pat qui aurait surement grogné après le pneu, mais ça suffit pour ralentir et tout passe nickel . On fonce ensuite à Mach2 sur le grand plateau jusqu'au ravito atteint après un peu plus d'une heure de roulage. Petite pause pour regrouper toute l'équipe. On repart avec portage obligatoire par des escaliers.

Le deuxième secteur est plus physique avec des bosses plus velues qui consomment plus d'energie. Richard envoie fort et prend de l'avance, Ludo nous a rejoint et nous roulons à trois avec Hervé qui s'étonne de ne pas voir débouler le Benoilator. Je lui explique que ce dernier est fatigué après 15 jours intensifs consacrés au JO sur le canapé :-) . Benoit a donc enclenché son célèbre "mode raid" qui permet d'optmiser l'énergie et d'arriver au bout de n'importe quel parcours.  Premier secteur ludique avec une montée technique sur un terrain rocheux qui nous amène sur un sentier en balcon surplombant la vallée de l'Orne. Hervé apprecie moyennement le vide à droite. Je fais une petit pause photo, un des plus beaux endroits de la rando. Dommage qu'il n'y a pas plus de secteurs de ce genre. On arrive au ravito 2 qui se situe à 36km où Richard qui avait pris les devant nous attendait.

Nouveau regroupement général, Benoit, Steph et les deux Olivier ont fait une petite erreur de parcours, rattrapée grace à la trace GPS très judicieusement mise en ligne par les organisateurs.

Nous repartons avec Richard, Hervé et Ludo . Remise en route bien intense , car il faut grimper immédiatement une bosse féroce raide et technique. Pfuiii , mes pauvres vieilles jambes n'aiment pas les efforts violents lors de la remise en route.  Une fois chaud, on tente de rejoindre Richard qui est 200m devant, mais si je me rapproche dans les bosses, il envoie les watts dès que ça redevient plus roulant. Je gère au cardio pour tenir la distance et préfère ne pas forcer pour le suivre. On a aujourd'hui exactement le même tempo avec Hervé, c'est bien agréable car on se relaie sans se mettre dans le rouge tout en avançant à une bonne vitesse, personne ne nous dépasse. Quelques passages boisés, mais encore pas mal de grand chemins et de passages sur route, faudra faire venir les copains de l'AAOC la prochaine fois , ils ne seront pas trop dépaysés. Juste une descente technique avec de la pente et un gros devers à gauche où je serre les fesses en envoyant mes plus vifs encouragements aux crampons de mes pneus qui vont apprécier l'attention et très gentiment faire le job et maintenir le vélo sur sa trajectoire. Une petite passerelle à grimper et nous voilà revenus au premier ravito après 56km .

Richard repart devant, il est attendu à l'arrivée . On attend un peu avec Hervé, puis on le suit, pendant que le reste du groupe attend OliVttiste tout en dévorant les victuailles du ravito super bien fourni , avec du salé et du sucré. Organisation au top sur cette épreuve.

La 2ème partie du parcours va être plus ludique et physique. Une série impressionnante de longues bosses et de raidards que la quasi totalité des participants passe à pieds. Nous mettons un point d'honneur avec Hervé à passer sur le vélo. Je suis bien content d'avoir le 45 derrière qui trouve toute son utilité pour ne pas se griller les jambes en forçant de trop. Il commence à faire chaud , je bois régulièrement en me méfiant des crampes qui sont mon point faible dans la répétition de D+ raide. Mais tout se passera bien aujourd'hui . On revient sur beaucoup de monde, ça nous encourage et nous maintenons un très bon rythme avec Hervé. Il m'étonne en filant comme une fusée dans les descentes au revétement fuyant, pour quelqu'un qui dit ne pas aimer descendre, je le trouve drolement rapide .

On redescend vers l'Orne , sur un sentier tip top , fluide et ludique, le meilleur moment de la rando. On déboule à Mach2 en se faisant plaisir au niveau des sensations et du pilotage. Hervé me dit qu'on risque de payer cette partie de manivelles, mais nos jambes sont bien vaillantes et nous allons lâcher de plus en plus les chevaux jusqu'à la fin . On se fait rattraper par les premiers du 120 au sommet d'une énième montée infernale avant le ravito 4 situé à 29 km de l'arrivée. Ils sont un peu usés par la boucle spécifique du 120 et nous allons rouler de concert sur la suite , hormis deux fusées qui nous laisseront sur place. Petite consolation, on reviendra ( pas pour longtemps ) sur la fusée 2 dans un des derniers raidards où on passe à vélo pendant qu'il se resoud à monter à pieds. Mais une fois au sommet, il remet le turbo et nous distance. Dernier ravito qu'on aurait pu zapper à 13km de l'arrivée, on fait une courte escale avant le final . Il ne reste "que" 285m de D+ d'après la carte du parcours. Mais encore deux belles bosses et surtout une montée délirante à 60% où il faut se tenir à une rampe pour arriver à monter. Dur de pousser le vélo et de se tenir, donc je passe en mode cyclocross en le posant sur l'épaule droite tout en tirant la rampe de la main gauche. On déboule ensuite à pleine vitesse jusqu'à l'arrivée , avec un dernier talus bien raide grimpé sur le vélo et une arrivée super sympa sous les encouragements du speaker et de la foule. Je sprinte comme un malade pour passer la ligne d'arrivée en tête , avec une petite frayeur à la clef en arrivant à 40km/h sur une rupture de pente abrupte que je n'avais pas vue. Il y a un signaleur en bas, et pendant une fraction de seconde, je me demande si je ne suis pas en train de sauter dans le fossé ! Décollage des deux roues, mais atterrissage réussi et nous passons sous l'arche avec Hervé au bout de 6h20 de roulage. Super content du temps, l'objectif initial était de terminer en moins de 7h .

Excellentes sensations toute la journée , une organisation et une ambiance au top . Mais un parcours qui pourrait surement être amélioré, un peu trop de routes et de grands chemins. Malgré tout, cela restera un excellent souvenir et un beau week-end de VTT avec les copains.

dimanche 4 septembre 2016

Dimanche 04/09/16 : La Verte Ballancourtoise

La Verte Ballancourtoise fait partie de musts en IDF . Pour la première année, il fallait s'inscrire à l'avance sur internet. Malgré quelques relances par mails, une bonne partie de la team KHS s'y prend trop tard alors que les inscriptions sont complètes. Pas d'affrontement avec le Benoilator donc, il se replie sur Saint-Germain. Mary insiste pour qu'on soit là à l'aube, avec diverses menaces de représailles. Bref, je fais un effort surhumain pour arriver à 7h15 sur place. J'y retrouve un Pat stressé qui veut partir le plus vite possible, Richard chaud bouillant en vue du raid XTREM Normandie la semaine prochaine et notre Mary avec qui je n'avais pas roulé depuis un bout de temps. Pas d'objectif pour moi aujourd'hui autre que de faire une bonne séance de roulage. L'objectif c'est la semaine prochaine. Départ tranquille donc avec Mary qui a encore mal aux jambes de la session à 11000m de D+ en 3 jours en Maurienne. Richard et Pat filent devant, je reste papoter avec Mary, en profitant du superbe tracé sur ces premiers kms où on tourne dans tous les sens entre les arbres. Toujours au top nos amis traceurs Ballancourtois. Cette année, on tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Des pancartes humoristiques jalonnent le parcours pour nommer les points chauds. De nouvelles passerelles ont été posées sur le parcours, on prend les passages 'experts' avec Mary qui est en confiance sur son bel Orbea AM 27.5. J'ai pris le Stump aujourd'hui, il est dans son élément, effaçant sans efforts les passages techniques. A force de tournicoter, la moyenne n'est pas bien élevée et il nous faut presque 2h pour rejoindre le ravito 1. Je fais un sort au mythique et délicieux gâteau de semoule, signature de cette rando. Le parcours, toujours très agréable, est plus roulant jusqu'au ravito 2. Mary a un peu plus de mal et sans le vouloir, je prends un peu d'avance. Je croise un groupe où je reconnais Sandra, je me doute que Mary va s'arrêter et je ne m'étonne donc pas de ne pas la voir arriver au ravito 2 où je croise Mathieu qui a récupéré je ne sais comment la plaque N°1 décorée d'un bouquet de fleurs, tout comme la plaque ... 69 que je croiserai un peu plus loin :-) . Je monte petit à petit le tempo, doublant une quantité impressionnante de vététistes. Au fur et à mesure que je remonte vers l'avant, le niveau des concurrents augmente et le tempo aussi pour continuer à doubler. Le parcours plus roulant avec quelques parties plus plates se prête à envoyer du braquet et le cardio grimpe , me voilà en mode turbo maintenant. Seul un concurrence en Cannondale orange me passera sur cette 2ème partie. Final un peu compliqué dans le "Mont" où on tourne un peu en rond, mode GPS enclenché pour retrouver la bonne trace. Arrivée au bout de 5h de roulage et 1200D+, une bonne bière fraiche et un sandwich, je retrouve JM qui attend Mary , puis arrivent le club de l'Yvette et Severine qu'on a loupé au départ. Et enfin Oliv et Ludo , avec qui on discute de notre raid de la semaine prochaine. Belle sortie, sans trop forcer , bonnes jambes et le Stump a super bien marché, un vrai pullman ce vélo, super confortable et efficace.

dimanche 28 août 2016

Dimanche 28/08/16 : Test arme fatale Nico

Première sortie avec Nico et son nouveau vélo remonté à partir du cadre du Gaea et avec des stickers personnalisés :-) . Il avance déjà très bien , un petit 17 de moyenne pour cette sortie bien agréable avec un beau soleil et une température pas trop élevée. A ma grande surprise, aucune fatigue dans les jambes malgré la sortie de ce matin !