dimanche 30 juillet 2017
Dimanche 30/07/17 : le jour où Dark Benoilator pris conscience des pouvoirs du côté Obscur
dimanche 16 juillet 2017
Dimanche 16/07/17 : baptême des roues de Benoit
De retour d'Austin depuis vendredi, il est temps de reprendre l'entraînement du Benoilator qui s'est un peu laissé aller pendant ses vacances. Ce sera l'occasion de tester les belles roues toutes neuves. Je passe la veille pour apporter un démonte cassette, car celui de Benoit ne passe pas sur l'axe des roues. Le mien fonctionne parfaitement ce qui me vaut deux bonnes bières fraîches comme récompense :-) . Je passe le lendemain matin vers 8h45 pour un petit tour dans le coin en utilisant une partie de la trace de la "Boucle des 12 côtes" de Max mais avec un retour via Saulx où j'ai un compte à régler avec la montée ouest dont j'ai raté à deux reprises le top 10 sur Strava pour une malheureuse seconde ces derniers temps. Nous voilà donc partis via les bords de l'Orge, remise en train tranquille sur ces chemins sans difficulté. On passe même par la piscine de St Michel, au cas où un homme vert traînerait dans le coin, mais personne en vue. Direction Montlhery, Benoit pousse sur les pédales dans le faux plat montant sur la piste cyclable. Je souffre, la faute à une allergie contractée à Austin qui n'est pas encore complètement partie. Bronches un peu encombrées et je crache plus ou moins mes poumons. Parcours classique en montée vers l'autodrome, au fur et à mesure que mon organisme chauffe, je respire mieux. On s'amuse un peu dans les bosses locales, avant de prendre l'incontournable descente caillouteuse, plutôt moins cassante qu'à une époque récente. Alors que nous approchons de la côte du chemin de Fontenay, trois vététistes s'y engagent juste devant nous. Chic, des cibles :-) . On fait la jonction facilement, pas la place de passer, donc on patiente. Le gars en vert qui s'est placé en tête a un pédalage atypique avec les jambes un peu arquées. Il me fait penser à notre Jacquot me dis-je intérieurement. On arrive sur la portion goudronnée, c'est le moment de dépasser tout le monde ... lorsque une voix bien caractéristique me dit " Ah Jean-Pierre, salut ! " . Mais ... c'est Roland !! Et donc le gars qui pédale comme Jacques, ben ... c'est Jacques ! Et le troisième n'est autre que notre ex-président Philippe. Belle surprise. On fait donc un bout de chemin ensemble histoire de discuter un peu. On arrive dans la montée du Déluge, où nos camarades nous laissent partir devant. Benoit fait le sprint au sommet et m'inquiète un peu, je commencerais presque à regretter les roues :-) . On continue en direction du Bois des Carrés, découverte pour Benoit . Le sol est bien sec et les montées sablonneuses ne rendent pas beaucoup sous nos roues. Petite pause au sommet avant de redescendre vers Marcoussis pour la boucle de l'Escargot. Je commence à me sentir beaucoup mieux, je ne suis plus géné pour respirer pendant que Benoit marque un peu le pas. Pas d'attaque de sa part dans l'Escargot monté à bon rythme mais sans forcer, je garde des forces pour Saulx. On remonte ensuite vers Nozay pour rentrer dans Saulx. Benoit ne tente pas de me suivre dans ma quête de performance sur la montée Ouest. Je finis au sprint et parvient à améliorer mon temps de 2s, objectif du jour atteint. Nous rentrons ensuite tranquillement sur Savigny où Benoit m'invite une nouvelle fois à déguster son excellente bière pression , puis nous déjeunerons ensuite au soleil avec sa famille, un moment super agréable.
lundi 3 juillet 2017
Dimanche 02/07/17 : l'Elsass'Bike Marathon 110 km
Nous avions découvert l'Elsassbike avec Benoit en 2016 pour la 2ème édition de cet épreuve. On avait adoré : accueil super agréable par l'équipe d'organisation , parcours magnifique. Elle était donc inscrite d'office au programme 2017. Malheureusement, Benoit étant en congés pour cause de voyage de 50 ème anniversaire, il ne pouvait se venir cette année. Mais qu'à cela ne tienne, à force de raconter la version 2016, il y avait pas mal de candidats et candidates pour cette nouvelle édition : David en pleine préparation pour le Tour du Mont Blanc Ultra cyclo , Mary et JM , Richard , Christophe, Alain et ses copains de club ( en version sur 2 jours ) , Philippe un ami et Mary et JM et Christine, une copine de Mary.
Départ en début d'après-midi de Savigny avec Richard, on représente à nous deux la délégation officielle des petits hommes verts de St Michel VTT . La pluie qui commence à tomber dès le départ ne contribue pas à nous rassurer pour le lendemain. Les prévisions sont moyennement optimistes depuis le début de la semaine, un front froid et pluvieux semble incontournable mais devrait s'améliorer le dimanche matin. La discussion tourne autour du sujet dans la voiture , Richard m'avouant que s'il avait été tout seul , il serait surement resté chez lui. Je le rassure tant bien que mal , en particulier sur la qualité du terrain. Le gré rose des Vosges absorbe très bien la pluie, ça ne devrait pas être (trop) boueux. Après la Granit pour moi et le Raid Vauban pour Richard, on est plutôt confiants dans nos capacités à boucler le parcours marathon de 110 km , donc pas trop de soucis de ce côté là . Les kms défilent, en direction de ma terre natale, ça me fait toujours plaisir d'y retourner, en particulier dans les Vosges où j'ai passé toutes mes vacances étant gamin. Soudain, le téléphone s'agite, SMS puis appel de Mary : "Philippe est en panne au bord de l'autoroute, pouvez-vous le sauver ? " . Voilà un peu de piment dans ce voyage sur autoroute un peu monotone. Philippe est en panne à Saverne, on est encore à 200km donc sur la bonne trajectoire. Et par chance, on a testé le transport de 3 passages + vélos dans la 308 SW lors des Démons de Gueret. Donc je sais que c'est possible. On chance donc de mission, désormais le film s'appelle "Il faut sauver le soldat Philippe".
Richard contacte Philippe pour qu'on le localise et pendant ce temps , je reprogramme la trajectoire de notre vaisseau spatial du jour. On lance la musique adaptée, passage en vitesse lumière et direction Saverne où nous retrouvons Philippe. J'ai oublié la photo dommage :-) . On le voit à peine dépasser de l'amas de sacs et bagages divers qu'il a sorti de sa voiture :-) . Ben oui, il était tout seul, alors il a tout prévu ! Petit instant de doute, mais non, tout rentre en tassant un peu . Voilà Philippe embarqué, changement de cap et droit sur les inscriptions où nous arrivons vers 18h30 .
Rien n'a changé ici : la belle salle polyvalente de Wangenbourg, et l'accueil toujours aussi top . On a l'impression de faire partie de la famille, c'est frappant et Philippe et Richard sont tout aussi étonnés que moi l'année dernière. Difficile de faire mieux. Ah si : je leur montre le congélo plein de Mars et Stickers offerts à volonté par les sponsors. On se jette dessus comme des affamés, mais il y a une explication rationnelle : on a faim :-)
Mary et JM arrivent à cet instant pour la suite du sauvetage de Philippe : son hébergement dans le camping .
Entre temps on file avec Richard déposer nos affaires à l'hôtel. On découvre que s'il est à 1km à vol d'oiseau du départ , il est à 9km en voiture ! Ca nous décourage pour notre projet d'aller au départ à vélo le lendemain, on est des petits joueurs, car David descendu au même hôtel viendra bien au départ à vélo histoire d'augmenter un peu les malheureux 130km de la version ultra où il s'est inscrit tout comme Philippe. Accueil assez particulier du propriétaire de l'hôtel qui semble, hum ... disons moins accueillant que l'équipe d'organisation. Bon, on ne citera pas le nom du lieu :-) .
Par contre, je ne peux que vanter sans réserve l'adresse de l'Auberge de Windsbourg où nous avons réservé pour 12 le soir . Perdue au milieu de nulle part mais sans nul doute le meilleur rapport qualité prix jamais vu à ce jour. Ambiance simple et conviviale, on dévore des armées de FlammeKueche, planches du Bucheron, et une version "dessert" flambée au calva de la Flamme Kueche. Le top pour un prix ultra modique et un accueil "Elsassbike@approuved", le top quoi . Soirée super agréable donc d'autant qu'on fait la connaissance de la charmante Christine, une copine que Mary nous avait cachée. Le monde est petit , elle habite Belfort, terre bien connue quand on travaille chez PSA et où j'ai une moitié de mes équipes. David mange à lui tout seul la moitié de la cuisine locale, mais comment fait-il pour engloutir tout ça sans prendre un gramme ?
Retour à l'hôtel , je consulte une énième fois la météo le soir , ça semble un peu mieux , la pluie devrait s'arrêter juste avant le départ et on risque au pire quelques gouttes. Dodo , et à l'ouverture des volets à 5h45 , on voit à peine de l'autre côté de la route mais il ne pleut plus.
Arrivée à 6h45 pour un départ officiel du 7h15. J'avais oublié que Richard roulait souvent avec Pat :-) . Même rituel au départ : gonflage des pneus, vérification de suspensions, réglage de la selle, oups j'ai oublié le scanner à rayon X pour vérifier le cadre du vélo , bon allez on va dire qu'on y va comme ça :-) :-) . On est donc presque à la bourre pour le départ , j'en oublie de régler le zoom de mon GPS.
Nous voilà sur la ligne avec Richard , euh non, il a encore disparu , JM et Mary . Comme en 2016 , il y a à tout casser 40 partants sur ce marathon qui fait peur semble-t-il . Richard réapparait in extremis, briefing de l'organisation et c'est parti. Ca part calmement . Le GPS ne trouve pas l'itinéraire que j'ai rentré, on n'est pas tout à fait sur la trace . Zut de zut, je commence à bricoler pour passer en mode cartographie, pas le bon zoom , merde les gants, putain tout le monde se barre devant, j'accélère , une rue plate , je retente de régler le bouzin, je vois Mary et Richard au loin devant , tiens pourquoi ils s'arrêtent , ah zut , on s'est tous plantés on part sur la 2ème boucle !! Demi-tour , on retrouve le bon itinéraire, je recommence à bricoler le GPS puis laisse tomber , on verra bien. Richard repasse comme une fusée, je reste derrière Mary, méthode Granit, départ prudent .
Ca monte, je vois Richard déjà loin, je reviens doucement sur Mary qui ronchonne un peu , trop humide, pas assez technique, jambes qui font pas ce qu'on leur dit . Je tente de la motiver au mieux et continue mon petit bonhomme de chemin . Il ne pleut pas mais l'air est saturé d'humidité , on avance dans le brouillard, ça aurait pas plu à Pat. Ca glissouille un peu sur le premier single avant d'attaquer la première grosse bosse , d'abord sur piste puis sur un single technique avec moult pierres et racines. Je commence à remonter des concurrents, gambettes en mode chauffe. Les obstacles perturbes pas mal de monde, j'en profite pour dépasser mais je butte plusieurs fois, du mal à bien apprécier la trajectoire. Malgré le traitement antibuée , je n'y vois pas super bien et c'est un peu gênant d'autant que le sentier est en balcon et qu'il faut quand même éviter de dégringoler dans le trou à gauche. Mais le M06 passe partout.
A l'approche du sommet quelle n'est pas ma surprise de voir passer .... JM pourtant parti comme une fusée en tête. Tellement vite qu'il a fait la même erreur que nous est est parti sur la mauvaise boucle mais sans bénévole pour le rappeler. Du coup, il est aussi ronchon que Mary "trop humide, pas assez technique ..." . Pat , sort du corps de JM !! Bigre, zont mangés quoi au p'tit dej nos Pedalators? On arrive juste après au 1er ravito où Richard s'apprête à repartir. Je fais une pause éclair ayant englouti un gâteau de l'effort maison au petit déjeuner, donc pas faim. Je repars en appuyant un peu plus pour rester à portée de Richard. Cette portion est surprenante par rapport à 2016. La zone est devenue un parc Natura2000, du coup , au lieu de prendre la belle descente technique de l'année dernière, on file sur route puis piste à 40 km/h . Moins sympa mais ça a un avantage : ça sèche les vêtements trempés par l'humidité. La moyenne s'envole passant de 11 à 14km/h. Du coup j'arrive rapidement au second ravito situé au km33 , dans une petite cabane devant un magnifique point de vue en surplomb de la vallée . Richard est là . Le ravito est gargantuesque, un choix incroyable , sandwichs, cagettes de fruits, fruits secs, bref, tout ce qu'on peut imaginer, plus l'accueil toujours aussi top. Je repars un peu après Richard, on rentre dans la partie sympa du parcous, désormais c'est singles, point de vue et belles descentes dont une , trop courte, tout en virages relevés et petits sauts, super fluide , super pied :-) . Le M06 virevolte en sautant les marches, le sourire commence à percer nettement en même temps que le soleil qui vient à bout de la brume.
Arrive une longue longue montée en single , partageant son tracé avec un trail dont nous avions été avertis au départ. Je commence la montée avec un traileur qui marche devant moi. Pas moyen de le rattraper, ça monte fort et technique. Un peu agaçant cette affaire. Je m'emploie à pousser sur les pédales pour sauver l'honneur de la tribu cycliste. Je finis par passer en m'excusant, mais tout se fait dans la plus grande convivialité. La pente diminue un peu , mon différentiel de vitesse devient plus favorable et je commence à doubler des dizaines de traileurs. Puis quelques concurrents qui commencent à souffrir et qui sont sur le 130. Je ne suis pas trop optimiste sur leurs chances de succès final. Je suis par contre préoccupé par un début de souci mécanique. La transmission s'est chargée de saleté et la chaîne commence à sauter sur le dernier pignon. Un truc à tout pété donc je joue mon David et me met à monter en force avec l'idée de régler ça au sommet.
Ca tombe bien, au sommet, il y a un ravito. J'asperge d'eau la transmission tout en augmentant un peu la tension de chaîne, puis remet une goutte d'huile. Le problème es réglé, ouf . J'avale sandwichs, fruits secs, fruit frais, refait le plein du camel et à l'attaque de la suite . Tiens pour changer, ça monte ! On commence enfin à descendre sur un chemin assez large. Je roule de concert avec un autre concurrent. Ah on bifurge à gauche, un single avec un sacré talu à grimper ... pour revenir sur le chemin 50m plus loin. Hum , la bonne blague. On zappe la blague suivante, déjà assez dur comme ça pour en rajouter. Puis on fait une descente connue de 2016 qui nous ramène vers Wangenbourg, avec une bonne dizaine d'épingles serrées. Le M06 passe super bien, je réussis un même un nose turn qui aurait fait plaisir à Bast. Allez l’honnêté m'oblige à dire qu'il était ... invonlontaire . Voici le déroulement des événements : "ouah elle est pentue celle là, ouah ça glisse en plus , aaaahhhhh vais trop vite, coup de frein réflexe l'arrière se lève , aaaahhhh vais tomber dans le trou la tête la première , coup de rein désespéré, miracle ça tourne et je me retrouve pile poil dans l'axe -> gnark gnark " . Les autres sont plus faciles, ca passe tout seul , j'adore cette descente .
On repasse a proximité du départ et c'est reparti, ça remonte . Putain qu'est-ce que ça monte dans ce pays. Mais la motivation est là, mon meilleur souvenir de 2016 c''est la super descente fluide entre le km 70 et le fameux ravito de la fontaine à chocolat, donc chaque coup de pédale en montée me rapproche du bonheur.
Petit coup de mou à ce moment, je mange un gel pour relancer la machine. Un gars en blanc avec un vélo orange me rattrape "je passe à gauche" , puis plafonne un peu devant. Effet du gel ou de la motivation, les forces reviennent, je prends sa roue et on accélère de concert . A partir de là , je vais me sentir vraiment bien jusqu'à l'arrivée . On franchit le sommet ensemble et on file dans la descente . Ca va vite, c'est un peu glissant , quelques coups de cul à passer pour mieux descendre. J'appuie fort sur les pédales, me fait une méga virgule dans un passage rapide avec une belle frayeur. Mais avec la vitesse, l'inertie me remet dans le bon sens et on continue à dévaler plein pot .
Arrivée au ravito de la fontaine, cette année , il reste du chocolat et je retrouve Richard. Je profite un peu de ce ravito hors norme qui fait partie de la légende naissante de l'Elsassbike.
Je vante à Richard le single qui suit. Raté : cette année on part à droite, c'est le 90 et le 130 qui prennent le single à flanc de coteau. Nous : on monte, pour changer :-) . Heureusement c'est pas trop raide, ça roule . Puis je reconnais la montée qui avait fatigué Benoit, droit dans la pente , dans les racines et les sapins. J'y dépasse un gars en single speed tout rigide. Chapeau à lui de se lancer sur une pareille épreuve sur cette monture. Au sommet, un détour imprévu en suivant le fléchage qui s'éloigne de la trace GPS . Zut , alors que je me voyais reprendre la descente sur les dalles où Benoit était passé en 2016, on contourne par la route, surement un souci de dernière minute avec les autorisations.
Derrière on arrive au dernier ravito , pas fatigué, je bois juste un verre d'eau puis fonce dans la descente avec l'idée de rattraper Richard. Je file tellement qu'en sautant une marche, j'entends un "boing" à l'arrière. Hum , un rayon ? Un oeil sur la roue , RAS . Bon on continue le nez dans le guidon. Pas mal de concurrents des petits parcours à cet endroit . Comprends pas trop d'où ils sortent avec un départ entre 8h et 9h . Mais la différence de niveau est très perceptible. Un concurrent devant moi panique sur une petite descente, par en sucette puis en OTB , oups , impressionnant mais pas de bobo. Ca remonte, un coup d'oeil sur la roue , aie, aie , aie , j'ai bien pêté un rayon, j'ai un voile de 3cm . Mais ça tourne toujours .... Petit coup de stress, pourvu que ça tienne jusqu'à l'arrivée !
Encore deux petites descentes. Tiens un tas de cailloux, tout le monde arrêté "là c'est chaud , ça peut pas passer" crie le gars devant. Mode "Bleau" on , le M06 survole les cailloux, content du petit effet produit par mon passage .
Et puis : ça remonte , faut pas se priver des bonnes choses. La roue à l'air de tenir . Ca monte de plus en plus raide ! Petite séquence malédiction de l'organisation, ah les salauds ! Ah une route , ouf on y est . Ouh là , mince de mince, c'est une route mais ça monte à 30% ! Tout le monde à pieds, je mets un point d'honneur à passer sur le vélo . Puis on arrive on château , il n'y a plus qu'à dévaler jusqu'à l'arrivée. Photo, tee-shirt finisher et la traditionnelle coupe de crémant offerte aux arrivants. Et voilà , fini en un peu plus de 8h20 de roulage pour 110 km et 3500 m de D+ . Je regarde partout , cherchant Richard qui n'est pas visible . Pas à l'intérieur, pas dehors , mais enfin où est-il passé ? Finalement, je retrouve au lavage des vélos, on a dû arriver presque en même temps.
On se mange une bonne assiette suisse pour moi et une FlammeKueche pour Richard, devenu accro aux spécialités locales. On s'installé sous le chapiteau d'arrivée où on retrouve Mary , JM qui ont finalement préféré faire le 90 , Philippe qui a bouclé le 130 en 9h20 chapeau. Strava nous dit que David l'a fini en 8h15 (!!) à presque 16km/h de moyenne. Extraterrestre...
Retour à la maison avec de beaux souvenirs et de belles images plein la tête, de quoi occuper le trajet de retour qui passe rapidement . Encore une belle édition de cette superbe épreuve. Un grand merci à nos super organisateurs, et rendez-vous en 2018.
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| Merci Richard pour la photo |
dimanche 25 juin 2017
Dimanche 25/06/17 : Baptême route pour Benoit
Belle après-midi hier où nous étions à l'anniversaire des 50 ans de Benoit. Sur une idée des seigneurs du côté obscur, Dark Franckor et Dark Patator, on en a profité pour lui offrir un cadeau surprise sous la forme d'un vélo de route. Eh oui, il faut bien qu'en tant que coach je finisse par arriver à mettre sérieusement notre Benoilator à l'entraînement :-) Evidemment, impossible de rater l'occasion de tester ce nouveau jouet pour la sortie domicale. Tout étant prémédité, j'avais sous la main un parcours de 100km en Vallée de Chevreuse. Rendez-vos est pris le lendemain à 8h30, sous l'oeil désespéré de nos amis vététistes. Qu'ils se rassurent, je sais comment revenir du bon côté de la Force et notre Benoit n'est donc pas perdu pour le VTT.
Dimanche matin, j'ai la surprise de voir Franck attendre avec Pat devant le portail de Benoit. Va-t-il nous accompagner malgré les 10 étapes du Paris-Nice cyclo 2017 dans les jambes ? Non, il reste raisonnable, il est juste venu immortaliser l'instant. Super sympa :-) . Le portail s'ouvre et je vois un Benoit dévaler droit sur Pat ! Il cherchait les freins sous le guidon :-) . Début de l'apprentissage de la drôle de machine avec les petits pneus. Il finit par s'arrêter quand même, on évite le pire. Un coup de clef allen pour placer la selle à la bonne hauteur et c'est parti. A peine sortis de Savigny, il faut se rendre à l'évidence : il y a du vent ! Ennemi N°1 du routier ( quand il est de face ) .
On grimpe le côte de Villejust en douceur et .. en silence. Pas un bruit derrière, je me retourne pour voir si tout le monde est bien là, mais oui, ils sont sagement dans ma roue. Pas d'attaque Benoilatoresque, il a enclenché le mode ... route , variante du célèbre mode Raid à VTT. Une fois sur le plateau, le vent est bien présent, difficile d'atteindre les 30 km/h, on se relaie avec Pat pendant que Benoit reste prudemment dans les roues. Il s'habitue petit à petit au vélo avec les réactions classiques du vététiste : la position semble haut perchée, on n'est pas "dans" le vélo comme sur un VTT. Les pneus paraissent minuscules, ça va freiner ce truc là ? Le guidon aussi est très étroit, ça tourne ce machin ? Bon en attendant, il faut surtout rouler :-)
Et donc nous roulons. On rattrape un petit peloton dans la montée du Déluge avant de filer sur Janvry pour rejoindre Limours . Nous voilà sur le plateau, ça souffle. Pat se transforme en capitaine de route et organise les relais. Pas plus de 30s devant, et on tourne. Benoit rendre dans la dans et on progresse à bon rythme malgré le vent, la moyenne augmente.
On rejoint Dampierre, nous voilà sur une portion avec le vent dans le dos, ça change tout et on file à 45km/h. Voilà les 17 Tournants, j'accroche un petit peloton qui grimpe à un bon rythme, je ne cherche pas à forcer, l'objectif c'est l'Elsass'Bike dans une semaine. Mais les jambes vont super bien, ça tourne tout seul et je sens que la force est là. Le souci ici le dimanche matin, c'est le trafic. Une camionnette devant nous essaie avec un certain succès de nous asphyxier avec ses gaz d'échappement. Au sommet, je fais une pause car Pat et Benoit n'ont pas suivi. On est à mi-parcours donc petit ravito . Benoit va bien mais à l'air un peu marqué : il n'a pas encore l'habitude de travailler en résistance longue et les séance de relais appuyés contre le vent a laissé quelques traces.
On repart vers le Mesnil Saint Denis. A nouveau contre le vent, mais pas longtemps. C'est reparti pour les relais, on y va avec Pat pendant que Benoit récupère dans nos roues. Belle descente très fluide comme récompense. Sa souffle toujours fort, et ça fait un peu bouger le vélo avec les roues hautes.
On enchaîne deux belles bosses avec le Château de Meridon et la remontée pour rejoindre Janvry. Une fois sur le plateau, on vole , vent dans le dos , les 40km/h sont faciles à tenir, du moins pour Pat et moi, Benoit finit par décrocher et on ralentit pour attendre, il n'était pas loin. On repart, je fais attention de rester autour de 35km/h.
Puis retour classique via Marcoussis et l'Escargot, Nozay puis Villejust. Dans la dernière bosse, Benoit se lâche enfin et attaque. Mais l'empire contre-attaque, Pat piquant un sacré sprint pendant que je m'accroche dans sa roue.
Nous voilà de retour après 100km et 3h48 de roulage pour 1000m de D+ . 27 de moyenne pour une première, pas mal du tout, il a du potentiel notre Benoit. Va falloir travailler un peu la résistance et la confiance dans ses capacités sur route et on pourra aller affronter les troupes de l'Empire.
P.S : ajout de dernière minute, Dark Frankor propose de céder son casque au Benoilator
dimanche 18 juin 2017
Dimanche 18/06/17 : la Jovacienne 60km
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| Mathieu de retour sur les chemins après sa cabriole d'Itteville |
lundi 12 juin 2017
Dimanche 11/06/17 : La Granit'Montana 75km
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| Le monde magnifique de cette épreuve à nulle autre comparable |
| Le départ du 100km |
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| Arrivée au parking à 6h45 |
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| Pique Nique bien sympa entre amis |
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| 100km à la Granit c'est de la folie, en single speed je trouve pas le mot ! |
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| les Dents de la Mer : de la rigolade à coté du profil de la Granit |
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| Etang de Jonas , la base de départ de la Granit'Montana |
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| Arrivée à l'Etang de Jonas |
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| Arme Fatale 6 prête pour son défi |
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| Remise des prix du 100km : comment motiver les participants :-) |
Mary avait eu l'excellente idée de proposer qu'on se retrouve tous pour un pique-nique. Superbe initiative qui nous a permis de partager un beau moment de convivialité . Il y avait donc notre délégation de la RP : le Benoilator de retour sur cette épreuve, Pat qui ne rate jamais une édition, mais à qui il arrive toujours plein d'aventures, Bast, enfin de retour parmi nous, youpi trop bien ! S'y ajoutait donc Mary et JM , Yves et son épouse, et enfin Pichotte et un ami eux aussi en provenance du Sud Ouest.
Nous arrivons à l'hôtel Ibis Limoges Nord à 17h . Accueil super sympa par Lucie qui sauve notre Benoilator. Il avait bien réservé à l'Ibis mais ... pas dans le bon ! Lucie corrige le tir, et lui fait même une remise "spécial sportif" . En prévision du pique-nique, on fait quelques courses en arrivant et grand amateur de pâtes, je m'étais mis en tête d'en faire cuire une belle portion. Cela nous vaudra un belle séance de fou-rire. Le réchaud à gaz que j'avais amené peinera à faire chauffer la grosse casserole, et mon idée de prendre des pâtes à cuisson rapide ( jamais testé ) s'avérera peu judicieuse : le résultat était un truc gluant immangeable. Je passe sur le fait que j'en ai renversé la moitié, le réchaud étant très instable. Faut bien s'amuser ...
En fin de repas, nous aurons aussi le plaisir de faire la connaissance de gars vraiment fous : deux participants inscrits sur le 100km , en single speed tout rigide avec un développement de 28x20. Magnifiques vélos, magnifique défi , faut en avoir pour oser de lancer sur ce terrain en fourche rigide et avec un développement pareil.
Et oui chers lecteurs, si vous lisez ce blog pour la première fois, sachez que le terrain d'Ambazac est à nul autre pareil. Si vous vous dites que la région de Limoges n'est peuplée que de collines et qu'il doit donc s'agir d'une épreuve plutôt facile, vous vous trompez lourdement. Du genre d'erreur que vous allez vite regretter s'il vous prend l'idée de participer sans avoir un peu creusé la question. Ici , ça ne fait que monter et descendre. A une dose et à un rythme inconnu ailleurs. Et quand ça descend, ne comptez-pas en profiter pour récupérer. Les pentes ici dont vertigineuses. Certes courtes, mais ça penche diablement fort, ça tourne sec , y'a du granit et des arbres partout. En fait , ça se raconte pas , faut venir voir. Chaque année, il ne faut même pas 10 km avant de voir des concurrents en perdition se demander où ils ont mis les pieds, à non pardon, les roues ( enfin , tant qu'elles restent accroché au vélo, pas garanti :-) ) .
Après ce bon moment, dodo , car avec l'arrivée du 100km , le départ passe de 8h30 à 7h ( ouch ! ) , 7h10 pour le 75.
Bonne nuit et nous voilà sur place à 6h45 . On regarde partir nos amis sur le 100 km avec une pensée émue pour ce qu'ils vont endurer. Départ tranquille, cette année , ce n'est plus une course FFC et franchement, c'est très bien comme ça. Finir la Granit, c'est d'abord une victoire contre soi-même.
7h10, à notre tour. J'ai une petite revanche à prendre sur l'année dernière où j'avais eu des soucis de chaîne au départ. Je me mets en première ligne. Paf c'est parti. C'est pas une course donc, mais bon, on n'a pas l'occasion de faire le holeshot 100 fois dans sa vie à mon niveau de pratique, J'appuie donc comme un forcené et parvient au premier virage en tête. Petit plaisir perso. Cardio en zone rouge, donc on calme le jeu et on attend les copains. Pat revient vite, il est lancé notre Patounet, j'en ai du mal à le suivre ! Pas le moment de me mettre dans le rouge, j'ai ma tactique aujourd'hui au vu de la chaleur annoncée. Partir doucement et accélérer progressivement si les sensations sont bonnes. Je ne cherche donc pas à aller plus vite. Bast revient, il n'est pas dans son rythme derrière moi alors que je mouline sur le 30x50 et passe. Tiens tiens, il avait dit venir en touriste pour rouler tranquille mais le naturel reprend vite le dessus. Je n'imagine pas le revoir avant l'arrivée.
La première bosse étire le peloton, la première descente le fait exploser. On dirait qu'il pleut des vélos de partout, les chutes étant nombreuses . Zut, j'aurais du appuyer un peu plus pour rester devant. Je vois Pat trois vélos plus loin, mais pas moyen de le rejoindre car les concurrents devant moi accumulent les refus d'obstacles et les roulé boulés dans la tourbe, et je suis bloqué derrière. Scène classique de départ de la Granit lorsque les premières descentes ultra raides font réaliser à tout le monde dans quel guêpier il est allé se fourrer.
Au passage, un début d'inquiétude se manifeste. Aucun parcours en région parisienne ne permettant de reproduire les tracés "granitesques", je réalise rapidement que ma fourche que je pensais parfaitement réglée n'est pas suffisamment gonflée pour ce parcours. Dans les passages délicats où on penche à 60% pour remonter ensuite sous un angle presque aussi pentu, je talonne. "Clac Clac Clac" et ça déséquilibre le vélo. Pas dramatique, mais j'évite de me lancer sur deux ou trois passages où je sens que ça va trop comprimer la suspension. Un peu frustré. Ca ne m'empêche pas d'avancer, mais ça enlève de la confiance et je crains une casse mécanique. Pourvu qu'il y ait une pompe haute pression au ravito. Je continue sur mon rythme. La première partie, souvent plus roulante est cette année plus dense. On tournicote sur de nouveaux passages, et je réalise au ravito (km 19 ) que la moyenne est basse. A ce train là, ça va être juste pour la porte horaire du km48 qu'on doit passer avant 13h25.
Je pensais rattraper Mary partie sur le 100 10 min avant, mais non . Tant mieux, ça veut dire qu'elle roule bien . On a par contre passé Pichotte assez rapidement qui semblait plus en difficulté ( en fait elle avait un souci de freins ) .
Pat est au ravito, Benoit arrive rapidement , Bast est déjà loin. Malheureusement, pas de pompe haute pression. Tant pis, on continue comme ça.
Je repars décidé à appuyer plus, pas question de louper la porte horaire. Je distance un peu Pat et Benoit . Les jambes vont bien, je soigne les trajectoires pour éviter de talonner. Ca se passe plutôt bien. Soudain un attroupement, avec quelques gars qui semblent un peu paniqués. Apparemment une descente "effrayante" . Je pose le vélo . La pente est très raide, avec une marche mais rien d'inquiétant, et aucun obstacle à part Pascal qui filme les passages :-) . Ca doit le faire, pas de rupture de pente donc pas de risque de talonner et ça passe tout seul , youpi , vivement le film :-)
Je rattrape Mary au détour d'un chemin . Elle rouspète un peu sur ses jambes mais elle avance super bien, il y a des centaines de gars derrière, chapeau la miss.
On arrive au ravito 2 au km 33 juste après. J'ai profité d'un ruisseau au bord du chemin pour faire trempette et refroidir. Il n'est que 10h30 mais il faut déjà très très chaud et ça fait du bien de refroidir la tête et les bras.
Toujours pas de pompe au ravito, zut de zut . Pat et Benoit arrivent, mais je repars avant, ça ne me réussit pas de rester trop longtemps arrêté. Je vois une voiture garée avec des outils de vélo au bord du chemin. "Tu aurais une pompe haute pression?" "Oui" . "YOUPPPIIIII!" . J'ajoute 2 bars dans la fourche et à partir de là mes amis, whaouh, j'ai enfin l'arme fatale dont j'ai toujours rêvé pour ces parcours. Le M06 devient super efficace en descente, tout passera facile désormais, je vais prendre un plaisir fou jusqu'à la fin .
Cette partie du parcours est nouvelle. Physique avec de longues montées mais plus facile techniquement . Rien de bien compliqué à descendre, le rythme augmente très nettement. A ma grande surprise, je rejoins Bast qui a un coup de moins bien, puis à nouveau Mary qui était repartie devant nous. Bast venu pour les descentes est un peu frustré sur ce passage. Pour ma part, ça me permet de décontracter les jambes et je me sens de mieux en mieux.
Dernier regroupement général à la porte horaire où j'arrive peu après 12h avec presque 1h30 d'avance. Tout va bien . J'attends tout le monde tout en faisant honneur aux victuailles. On retrouve même Alain qui était sur le 55. Mary est repartie, je la suis. Passages connus des Granit précédentes, avec ce qui était la liaison entre le ravito 2 et la porte horaire du 75. Cette année elle fait office de porte pour le 100. Le 75 tourne à droite, on a pas l'habitude. Seuls les participants du 100 ont le droit cette année d'aller jouer dans le Bike Park et ses fameuses descentes . On me colle une petite pastille rouge, témoin de mon passage, sur la plaque de cadre. Désormais, plus possible de rejoindre Mary, nos parcours sont séparés, je lui souhaite bonne chance intérieurement pour son défi énorme de boucler le 100, ça semble jouable avec sa forme du jour.
On retrouve de nouveau un parcours technique. Plus personne derrière, depuis le ravito 2 je rattrape pas mal de monde et c'est excellent pour le moral. Je saute donc de cible en cible, ça commence à faiblir et les bosses font du dégât , tout comme la lucidité qui diminue dans les descentes. A propos de descente, celle avant le ravito 4 est super top . Des bascules de pentes vertigineuses mais fluides, des montages russes, des virages en appuis en veux-tu en voilà. Le M06 virevolte, je prends un pied ENORME ! Depuis ma première participation en 2012 , je rêvais d'atteindre ces sensations ici . Il a fallu travailler physique et technique pour y arriver. Aujourd'hui tout est enfin réuni . Je ne subis pas le terrain et je profite à fond de ces sentiers incroyablement joueurs mais si exigeants. Et j'ai le vélo idéal , à la fois léger mais aussi agile et stable. Avec ce temps magnifique, la forêt est trop belle. On aimerait que la journée dure à l'infini . Euh non, là je m'emballe : c'est quand même très dur, mais que Pascal se rassure : cette année à aucun moment je n'ai imaginé exterminer les organisateurs pour cause de tendance affirmée à la torture. Que du bonheur en 2017 :-) .
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| Photo organisation depuis Facebook |
Tiens voilà déjà le ravito 4 , ultime du nom . 2ème pastille, noire cette fois.
Je fais un sort au saladier de saucisson, mange un sandwich au jambon, des pâtes de fruits, une banane, deux verres de St Yorre pour éviter les crampes et un gel que j'avais dans la poche. Pas de Pat, Benoit ou Bast cette fois. Je repars , ça à l'air de monter. En fait , c'est pas qu'une impression. Ca monte interminablement et fort. Le 30x50 est de rigueur, mais comme souvent, il n'y pas que la pente. Il y a des pavasses de granit partout et il faut multiplier les efforts pour passer dessus. Un gars avec un vélo vert demande à passer, je me pousse sur le côté, il a l'air frais comme un gardon le loustic.
1km plus haut, je le repasse, il a l'air rôti comme un poulet dans un four, normal vu la chaleur. Etonnant comme les choses changent vite, mais la chaleur n'aide pas. Heureusement que 90% du parcours est en sous-bois où on arrive parfois à ressentir un peu de fraîcheur.
On descend 30s après être montés 20 minutes, et on remonte 20 minutes après 30s de descentes. Pfuiii .... Je commence à avoir mal à la tête avec la chaleur. Une pente raide, je pousse 100m pour enlever le casque. Damned, le gars rôti s'est refait une santé, il me repasse. Je remets le casque , et attaque la poursuite. On va alterner tous les deux les phases frais/rôtis jusqu'à l'arrivée :-) . Dès que je vois un ruisseau, je fais un petit stop éclair pour m'asperger la tête et la nuque.
On est en terrain connu désormais. Je sais à quoi m'attendre : des bosses longues , longues, des descentes techniques, très techniques comme celle de Pouyaud et ses dalles de granit. Heureusement, c'est bien sec , mais faut rester attentif dans celle là , entre les épingles super pentues et les dalles, il y a moyen de se louper et de finir en salto encastré dans un rocher;
J'y vais prudemment mais surement. J'avais largué le rôti, je pensais que c'était définitif, mais le frais me rattrape une nouvelle fois dans la bosse suivante. Un vrai élastique.
On a passé ( ensemble ) le panneau 10km . L'arrivée approche et la fameuse descente du Castor aussi. Une pensée pour David. Cette année, c'est sec, ça grip parfaitement et en plus il n'y a plus les grosses ornières. Je guette le passage difficile, ne le trouve pas ( enfin c'est relatif ) et arrive sur la route. Avec l'ex montée finales des premières années à grimper. Ouh là , ils ont du importer un camion entier de granit. Les 10 premiers mètres sont quasi impraticables, mode pédibus. Pas mal de concurrents éparpillés dans la pente. J'entame l'ascension en moulinant. Epuisant cette montée, on bute tous les 2 mètres sur un pavé , faut relancer à chaque fois. Enfin le sommet ouf. Euh non , maintenant ça monte sur la route. Je me souvenais pas que Saint-Sylvestre montait si haut, puis je réalise qu'en fait, on est sur l'ancien départ.
Je reconnais le camping, et derrière je sais que c'est une descente rapide. Le M06 file survolant les cailloux, dans ce sens là, ils ne sont pas gênants. On serpente un peu, ça remonte aussi, puis les panneaux 3km, le single en devers avant l'arrivée. Mon camarade m'a largué dans la dernière montée, je donne tout pour essayer de revenir, je n'y arriverais pas. Mais je vais doubler un nombre incroyable de concurrents dans le single en devers. Il est tuant, technique à souhait et avec quelques coups de cul qui demande d'employer ses dernières forces. Surement l'avantage de savoir à quoi m'attendre. J'ai tellement confiance dans le vélo que je passe cette année, tous les passages scabreux avec les racines. Plus je double plus les jambes vont bien, l'adrénaline est mon amie. Voilà l'étang, et son tour en herbe fauchée. Pas le plus amusant, ça n'avance pas. Et voilà la ligne. Le micro du speaker qui nous encourage. Le premier du 100km a même droit aux bises des Miss Limousin, c'est pas juste ça, pourquoi lui ? 7h24 de roulage pour 2900 de D+ , record perso atomisé, super content, super sensations, super journée. 7 ans que je courrais après l'objectif de 10 de moyenne ( je vous assure sur la Granit, c'est pas une sinécure : 7,6 pour ma première ! ). Et pas la moindre chute, le terrain bien sec rendant quand même les choses plus faciles.
Surprise : Bastien m'attend à l'arrivée. Il ne se sentait pas bien au ravito 3 et a été raccompagné à par précaution . Mince. Heureusement ça à l'air d'aller mieux . JM est là aussi . Crampes pour lui, coupé à 80km.
Je prends le temps d'aller me doucher, laver le vélo, me changer, ramener la voiture près de l'arrivée. Voilà Pichotte qui a loupé la dernière porte horaire, elle a été handicapée par un souci de freins. Puis Yves qui a réussi l'exploit de terminer le 100. Mais il en a bavé, c'était vraiment extrême. Il nous dit qu'il n'a jamais vu plus dur et que l'Ultra Raid de la Meije est facile en comparaison. Bigre. 2h plus tard, à peine 40 concurrents sur les 160 du 100 seront arrivés ( dont une féminine ) . Un truc de fou . Enfin Benoit puis Pat arrivent, bien marqués. On les laissera se reposer de longues minutes avant d'aller chercher le plateau repas. Mary arrive aussi, elle a fait 86km , déjà un énorme exploit .
On reste un bon bout de temps à discuter avec tout le monde. Pas envie de partir . C'était une belle journée.
Comme toujours, une immense merci à nos amis organisateurs, pour cette épreuve hors norme et si conviviale.
dimanche 4 juin 2017
Dimanche 04/06/17 : La Norville
En prévision de la Granit, je craque pour la nouvelle cassette SunRace 11x50 qui me semble une excellente solution pour augmenter la plage de rapport en mono-plateau pour un investissement modique. De quoi pouvoir mouliner en cas de besoin avec un plateau de 30 sur les épreuves montagneuses mais aussi de quoi monter un plateau de 34 pour les randos en RP et rivaliser avec le 44 du Benoilator. Je teste avec succès ma nouvelle transmission samedi matin. Au passage, les sensations sont toujours bonnes, une constante depuis lundi et le retour de Gueret. J'ai quand même besoin de me rassurer après mon coup de mou au 50ème km des démons de Gueret, donc je prévois une sortie rythmée pour tester la forme.
Sauf que le Benoilator n'est pas dispo ce week-end, mince, affrontement remis à plus tard. Heureusement Ludo et Oliv sont partants. Oliv qui voulait faire le 55 décide finalement de rouler avec nous sur le 70. Youpi :-) . Je teste aussi au petit dej mon nouveau gâteau énergétique maison spécial Granit. Délicieux :-)
C'est donc confiant que je rejoins mes camarades aux inscriptions à 8h . Il y a la queue mais heureusement personne dans la file du 70.
Nous voilà donc partis. Les organisateurs nous ont envoyé la trace GPS, excellente initiative qui permet de rouler l'esprit tranquille.
Comme d'habitude, Oliv, en préparation finale pour le Raid Vauban part comme un missile. Ludo n'est pas en reste en je m'accroche en 3ème position jusqu'au ravito 1 au km 20 , rejoint en 1h . La moyenne est élevée mais le terrain n'est pas du tout ennuyeux, il y a de très beaux passages fluides en singles. La végétation est en pleine croissance et les lunettes sont bien utiles, les branches ayant envahi les chemins. La tête baissée, je me contente de suivre l'homme vert devant moi en espérant qu'il sait où il va.
On repart du ravito, le tempo est toujours très dynamique mais les jambes ont chauffé, le bonhomme aussi et la machine tourne rond, je suis mes camarades sans me mettre dans le rouge et profite des beaux paysages de l'Essonne, des avions du meeting de Cerny , des petites fleurs , des singles, et du beau soleil dans une relative fraîcheur qui me permet de ne pas chauffer. Nous entrons sur les boucles spécifiques du 70, il y a beaucoup moins de monde. Au hasard des chemins, quelques concurrents s'accrochent dans nos roues mais finissent toujours pas disparaître. On arrive au ravito 2 au km 39 à Gillevoisin, un grand classique.
Nous repartons, le GPS indique 33km avant l'arrivée. Grosse portion sablonneuse et énergivore. Un gars en bleu que nous dépassons s'accroche dans nos roues et attaque même dans la bosse suivante. On continue sur le même rythme, l'attaquant ne vas pas loin et on le reprend juste après le sommet. Nous continuons à quatre. Oliv paye un peu ses efforts et son coup de pédale est moins agressif dans les bosses. Je me vois déjà atomisant la troupe sur le dernier tronçon et en garde sous la pédale en prévision du final. De beaux passages sur cette partie, et quelques bosses longues et caillouteuses. Je me sens super bien, j'attaque dans une longue bosse, creusant rapidement une petite différence fatale à l'homme en bleu. Au sommet, je lève le pied et Ludo et Oliv reviennent peu avant le ravito 3.
Il ne reste que 15km . On repart , il y a une bouclette "difficile" en dessert , qui n'était pas sur le trace GPS . Une belle bosse longue, avec cailloux et racines nous attend. Au sommet , une branche arrache le câble de dérailleur de Ludo, sans casse. Arrêt mécanique pour retendre. Puis nous basculons dans le faux plat descendant traditionnel de la Norville. Une dizaine de kms à fond absolu. Oliv envoie du lourd, je m'accroche dans sa roue pendant que Ludo lâche du lest. J'attends un coup de mou d'Oliv pour attaque, mais il ne viendra jamais. Au contraire, il en remet une couche et relance dans tous les virages. On dépasse parfois les 40km/h sur le plat, heureusement que j'ai le 34 ! Mode à fond absolu jusqu'à l'arrivée où nous arrivons ensemble après 3h41 de roulage, 75km , 1100m de D+ et plus de 20km/h de moyenne.
Une belle matinée, rassurante pour la forme même si dans une semaine, il faudra au moins le double de temps pour boucler la même distance sur le Granit .
Sauf que le Benoilator n'est pas dispo ce week-end, mince, affrontement remis à plus tard. Heureusement Ludo et Oliv sont partants. Oliv qui voulait faire le 55 décide finalement de rouler avec nous sur le 70. Youpi :-) . Je teste aussi au petit dej mon nouveau gâteau énergétique maison spécial Granit. Délicieux :-)
C'est donc confiant que je rejoins mes camarades aux inscriptions à 8h . Il y a la queue mais heureusement personne dans la file du 70.
Nous voilà donc partis. Les organisateurs nous ont envoyé la trace GPS, excellente initiative qui permet de rouler l'esprit tranquille.
Comme d'habitude, Oliv, en préparation finale pour le Raid Vauban part comme un missile. Ludo n'est pas en reste en je m'accroche en 3ème position jusqu'au ravito 1 au km 20 , rejoint en 1h . La moyenne est élevée mais le terrain n'est pas du tout ennuyeux, il y a de très beaux passages fluides en singles. La végétation est en pleine croissance et les lunettes sont bien utiles, les branches ayant envahi les chemins. La tête baissée, je me contente de suivre l'homme vert devant moi en espérant qu'il sait où il va.
On repart du ravito, le tempo est toujours très dynamique mais les jambes ont chauffé, le bonhomme aussi et la machine tourne rond, je suis mes camarades sans me mettre dans le rouge et profite des beaux paysages de l'Essonne, des avions du meeting de Cerny , des petites fleurs , des singles, et du beau soleil dans une relative fraîcheur qui me permet de ne pas chauffer. Nous entrons sur les boucles spécifiques du 70, il y a beaucoup moins de monde. Au hasard des chemins, quelques concurrents s'accrochent dans nos roues mais finissent toujours pas disparaître. On arrive au ravito 2 au km 39 à Gillevoisin, un grand classique.
Nous repartons, le GPS indique 33km avant l'arrivée. Grosse portion sablonneuse et énergivore. Un gars en bleu que nous dépassons s'accroche dans nos roues et attaque même dans la bosse suivante. On continue sur le même rythme, l'attaquant ne vas pas loin et on le reprend juste après le sommet. Nous continuons à quatre. Oliv paye un peu ses efforts et son coup de pédale est moins agressif dans les bosses. Je me vois déjà atomisant la troupe sur le dernier tronçon et en garde sous la pédale en prévision du final. De beaux passages sur cette partie, et quelques bosses longues et caillouteuses. Je me sens super bien, j'attaque dans une longue bosse, creusant rapidement une petite différence fatale à l'homme en bleu. Au sommet, je lève le pied et Ludo et Oliv reviennent peu avant le ravito 3.
Il ne reste que 15km . On repart , il y a une bouclette "difficile" en dessert , qui n'était pas sur le trace GPS . Une belle bosse longue, avec cailloux et racines nous attend. Au sommet , une branche arrache le câble de dérailleur de Ludo, sans casse. Arrêt mécanique pour retendre. Puis nous basculons dans le faux plat descendant traditionnel de la Norville. Une dizaine de kms à fond absolu. Oliv envoie du lourd, je m'accroche dans sa roue pendant que Ludo lâche du lest. J'attends un coup de mou d'Oliv pour attaque, mais il ne viendra jamais. Au contraire, il en remet une couche et relance dans tous les virages. On dépasse parfois les 40km/h sur le plat, heureusement que j'ai le 34 ! Mode à fond absolu jusqu'à l'arrivée où nous arrivons ensemble après 3h41 de roulage, 75km , 1100m de D+ et plus de 20km/h de moyenne.
Une belle matinée, rassurante pour la forme même si dans une semaine, il faudra au moins le double de temps pour boucler la même distance sur le Granit .
dimanche 28 mai 2017
Dimanche 28/05/17 : La Démons de Gueret
| En pleine descente , merci Mary pour la photo |
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| Le Divino , notre resto du samedi soir |
Depuis que j'ai découvert la Démons de Gueret grâce à Pedalator, je ne peux m'empêcher d'y revenir, la qualité de l'accueil et du tracé étant hors normes. Après une édition 2016 pluvieuse et froide, celle de 2017 s'annonçait caniculaire. Après pas mal d'hésitations, Benoit puis Pat s'inscrivent avec moi. Instant de doute, j'ai changé de voiture depuis une semaine et je me demande si je vais pouvoir caser trois vélos dans la 308 SW qui n'est quand même pas aussi logeable que mon ancien Picasso. A ma grande surprise, ça tient à l'intérieur, pas besoin du porte vélos. Richard étant partant de longue date, David revenant sur les terres de ses exploits et nos amis Pedalator étant bien entendus présents, c'est une bien belle équipe qui se retrouve samedi soir au restaurant le Divino à côté du lac de Courmille. D'autant que David est venu avec Lucie et Richard avec Henriette qui s'est inscrite sur le 35km ( attention chers lecteurs et lectrices , le 35km des Démons de Gueret , ce n'est pas une rando facile ) . Avec le beau temps, le repas est ... divin . Excellent rapport qualité/prix et je déguste un pavé de viande excellentissime pendant que la majorité opte pour un magret de canard, sauf Mary qui décide de mettre au régime et mange une salade ( énorme quand même , je parle de la salade of course ) . Ah j'oubliais le plus important : la serveuse était très charmante :-) .
On se quitte pas trop tard en vue des efforts à fournir le le lendemain. Heureusement, les chambres du Campanile où nous sommes descendus sont climatisées. Je passe une excellente nuit, malgré mon extinction de voix qui m'enquiquine depuis une semaine, due à une allergie. Je compte d'ailleurs sur le bon air de la campagne pour faire passer tout ça. On verra par la suite que cette extinction de voix jouera un rôle majeur dans les aventures du week-end .
6h30, je suis débout en pleine forme. Je commence à charger la voiture puis on se retrouve au petit déj avec Pat. Benoit préfère manger sa ration personnelle, une demi douzaine de sangliers accompagnés d'un tonneau de bière, régime diététique désapprouvé par son coach mais qui fonctionne.
On est largement en avance au départ et la récupération des plaques est ultra-rapide. Nous sommes fin prêts pour le briefing de l'organisation. Au passage je regarde un jeune qui est sur l'estrade et qui a osé mettre un maillot de champion de monde; Gonflé le gamin me dis-je. Juste à ce moment, le speaker nous présente Benjamin le Ny, justement, champion du monde par équipe l'année dernière avec l'équipe de France. Arghl ! Mais c'est un VRAI champion du monde. Je réalise alors que je suis complètement stupide : Gueret est le berceau de l'équipe Scott Creuse Oxygène, pépinière réputée de champions VTT. David ! Tu vas avoir de la concurrence aujourd'hui :-)
8h30, la troupe s'élance derrière le quad qui nous faire le tour du village. Je vois Pedalator dans la roue du quad prêt à appuyer sur les pédales. Nous sommes tranquillement en milieu de peloton avec Richard, Pat et Benoit . Et mais ... où est Mary ? Devant, derrière ? Et on ne l'entend même pas , bizarre ...
Les jambes tournent mais j'ai des sensations pas très rassurantes dès le départ avec la chaleur; L'impression d'avoir un peu les jambes en coton. Je discute avec Pat, attendant le retour du Benoilator à la première bosse. Mais non, rien , Benoit a enclenché sont célèbre "mode raid" et avance prudemment. Je tente de suivre Richard qui s'éloigne doucement, il appuie bien le bougre. Je fais à plusieurs reprises un effort pour recoller le gardant en ligne de mire. Au hasard d'une traversée de route où le peloton est stoppé derrière moi, je perds Pat, continuant mon bonhomme de chemin sans forcer.
Le parcours est superbe, avec beaucoup de nouveaux passages et des singles ultra ludiques rien que pour nous . Les organisateurs doivent passer un temps fou à nous dénicher ces pépites, merci à eux. C'est technique aussi, le M06 se comporte parfaitement et je suis content d'être là . Petit à petit j'ai de meilleures sensations, j'appuie un peu plus et ... Richard me rejoint juste au 1er ravito au km 20. Là , il y a un truc qui m'échappe ... Comment peut-il être derrière sans que je l'ai redoublé ? Pat , Benoit et Mary arrivent quelques minutes plus tard. Richard repart devant, et nous repartons avec la Bikette.
Un raidar bien costaud se présente. Tout à gauche et sur le bec de selle, je grimpe, même si les sensations ne sont pas au top, je n'ai pas mal aux jambes et ça passe. Retentissent alors des cri suspects derrière moi en provenance d'une voix féminine. Bon , analysons la situation : Mary est avec Pat et Benoit. Mais que font-ils ? Je n'ose me retourner, et je demande aux lecteurs mineurs de bien vouloir stopper ici la lecture de ce CR. JM ne lis pas ce qui suit ... Enfin, je vous passe les détails, mais la Bikette est passée et se retrouve au 7ème ciel tellement elle a aimé cette ascension :-)
On continue sur ce terrain vraiment unique et qu'on ne retrouve que dans cette région , avec la tourbe rendue toute légère par la chaleur mais energivore au possible. Le rendement est pas top sous les pneus. Et de temps en temps, autre signature locale, des zones humides avec de la terre noire bien collante qui vous fait dépenser le double de watts que nécessaire pour avancer. Et surtout, des singles et encore des singles. Des descentes avec des dalles, des épingles, de la pente. Du vrai VTT comme on aime, le top du top , waouh, c'est super. Si seulement il ne faisait pas si chaud ! Pat peste contre son casque qui ne ventile pas assez. On a aussi droit à deux belles descentes bien fluides, on se croirait à l'Elsassbike ce que confirmera Benoit.
Encore une descente et voilà le ravito 2 au km 35. Regroupement général avec Richard, Pat, Benoit et Mary. Les ravitos sont au top aussi avec sucré, salé, saucisson, coca, St Yorre etc ... Et pour repartir du ravito un enchaînement de deux dalles qu'on repère à pieds. Ca semble faisable. Pat s'élance, mais butte dans un rocher en bas de la seconde dalle. Je le suivais de trop près, je dois stopper. Du coup je remonte pour refaire le passage proprement. Au passage , notre Patounet prend un peu d'avance; On s'élance à sa poursuite avec Benoit et Mary , Richard étant encore reparti devant ( pressé le garçon , madame attend à l'arrivée :-) ) . On s'élance si bien qu'on loupe un bifurcation plein gaz dans une descente. On est quitte pour remonter et prendre la bonne trace qui zigzague au milieu de nulle part, zone tracée pour nous et bien sauvage. Il y a des trous , des cailloux, des racines, de la tourbe, des zones humides et molles, faut s'employer sur le vélo. Je m'attends à retrouver Pat dans une bosse et effectivement, à l'attaque d'une montée , je l'aperçois. Mais la montée en question est bien costaud. C'est le Puy de Gaudy. Ca monte raide, ça n'en finit pas ! Je rattrape Pat avec un énorme différentiel de vitesse : du genre 0,5 km/h :-) . Je m'applique à garder mon rythme, heureusement qu'on est dans la forêt. Ah ben justement, la forêt s'arrête et on tourne à droite sur une pente herbeuse et raide où il doit bien faire 40°C en plein soleil ! Dur ! Enfin j'arrive en haut avec une magnifique vue en récompense.
Je prends quelques photos et attends Pat.
Ensuite super descente technique et ludique. Dans un virage à gauche qui se referme en plongeant, je manque de sortir de la trace, appuie si fort sur ma pédale extérieure pour faire tourner le vélo que je chope une crampe . Aaaaaahhh ça fait mal ! Boire, faut boire avec cette chaleur . Je boirai plus de 6l sur le parcours mais encore insuffisant au vu des 2l d'eau ingurgités après l'arrivée. Pas facile de rouler par une telle chaleur après un printemps glacial en RP.
Nous voilà en bas de la descente, et je sens mes forces qui déclinent . La montée bouillante m'a tué . Pat souffre aussi . Je lui dis de se rafraîchir dans un des nombreux ruisseaux , mais monsieur fait le difficile : pas assez propre, pas assez chaud, pas assez froid ... N'écoutant que mon bon coeur, je lui montre comment faire : je coince ma pédale dans une racine, et bascule la tête la première dans le ruisseau en contrebas, et voilà , je suis rafraîchi !
On s'arrête plus loin pour que Pat fasse de même , mais plus sobre ; il se contente de poser le vélo pour allez se mouiller la tête et la nuque :-)
Avec nos aventures, Mary et Benoit nous rattrapent et nous repartons tous ensembles. Sans le savoir, suite à du débalisage, on se retrouve sur une des boucles du retour alors qu'on aurait du rejoindre le ravito 3 dans le Parc des Loups de Chabrières. Mes forces m'ont abandonné et j'ai du mal à suivre Mary qui cavale à toute vitesse. Oups, ça va être compliqué pour la suite me dis-je tout en pariant sur le ravito pour faire passer le coup de chaud. Un portage infernal où on a du mal à passer entre les arbres avec le vélo sur le dos, cramponnés au branches pour pas tomber en arrière. Je vois plus Benoit ni Pat ? Comprends pas ... On continue avec Mary qui m'attend gentiment, j'avance pas vite, j'ai un point de côté, mon point faible . On se retrouve sur une boucle balisée mas au milieu de nulle part puis ... on rattrape une trace où on est déjà passé. Il y a un truc qui va pas ... Un gars nous dit qu'il connait et nous demande de le suivre. Bien contents de trouver un sauveur, on repart derrière lui et .. on revient sur le portage de la mort . Ah non, pas deux fois. Je me choppe une crampe à la cuisse gauche, le temps que ça passe , plus de Mary. Enfin si, je l'entends engueuler je sais pas qui plus haut . Pas de voix, je tente de la rappeler : "Maaarrrryyyyy ! " . Ah zut, avec mon extinction de voix, rien à faire !
Bon, ça tourne à la galère, c'est chiant, un si beau parcours, pas envie de louper les Loups , ça serait un comble et je veux finir , I'm a Finisher ! Je sors le téléphone et comme est au bord d'une route, je demande à mon ami Google de me trouver le parc des Loups. Et j'y vais par la route pour retrouver le parcours et surtout remplir le camel dont je viens de boire la dernière gorgée. Un quart-d'heure à chercher le bon chemin, je croise Richard ... en sens inverse. Et je finis par trouver le ravito 3 où je bois tout ce qui traîne sur le table : coca, St Yorre, eau , vin, bière, champagne , bref, je revis . Camel rempli d'eau fraîche, gavé de sandwichs au saucisson , pâté, gateaux, un loup ou deux pour le dessert , et je repars. Un SMS de Benoit : ils ont loupé un truc ( on le savait ) et sont arrivés avec 60km. Je me dis que les forces vont revenir. Hélas, avec mon extinction de voix, je le dis pas assez fort , et les forces ne reviennent pas tant que ça. Je zappe la boucle du portage, deux fois , ça suffit ! Le retour est connu, çà me remonte le moral , je situe bien ma position et je sais qu'il n'y a plus de grosse difficultés; Je m'applique à tout passer sur le vélo, pas mal aux jambes, juste un manque général d'énergie et une obsession de boire une bière fraîche et un grand verre de coca avec des glaçons. J'en aurais presque des hallucinations !
Enfin me voilà à la Chapelle Taillefert. Après 68km et 2300m de D+ parcourus en 5h30 de roulage . Et une grosse inquiétude pour la Granit : c'est la chaleur où je n'ai pas la forme escomptée ? Réponse le lundi soir en allant faire un tour du coté de Marly : excellentes sensations, donc c'était bien la chaleur . Pourvu qu'il fasse moins chaud le 11 juin.
Je me cache discrètement derrière Pat et Benoit pendant que Mary me cherche avec une hache pour me punir de l'avoir abandonnée toute seule au milieu de loups affamés. Promis, j'ai pas fait exprès :-)
En attendant, un grand merci aux organisateurs pour cette superbe épreuve conviviale et tracée par de vrais passionnés sur un terrain de jeu paradisiaque. Je me suis régalé et je reviendrai :-)
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