dimanche 19 mai 2019

Dimanche 19/05/19 : Bleau avec Benoit, Vincent et Seb





Retour au VTT, avec de nouvelles roues carbones de mon fournisseur préféré. Ma XR1501 arrière , après avoir bien souffert il y a 2 ans à l'Elsaabike était définitivement irrécupérable. Parcours prévu pour méler ludique et physique avec des passages techniques mais aussi une belle série de bosses bien pentues. Vincent a adoré le parcours, même si les pentes raides ne sont pas encore sa spécialité. Nos deux "petits jeunes" Seb et Vincent avaient un peu de mal dès que la pente dépassait 15% et laissaient les deux vieux mettre un point d'honner à vaincre l'obsctacle :-)

Affrontement terrible avec Benoit dans la retouable montée de Maintenon droit dans la pente en face du chateau de Fontainebleau. Alors que je méditais un final en arrachant le vélo en danseuse, l'adhérence m'a immédiatement dissuadé d'adopter cette solution et mes cuisses étaient en feu, pas moyen de passer le Benoilator. Dommage, les sensations étaient bonnes aujourd'hui mais pas d'explosivité.

On enchaîne un belle série de bosses : Route des Dames , Rocher des Sablons avec sa dallounette à descendre, Rocher des Hautes Plaines, Mont Enflammé, Rocher du Mauvais Passage, Mont Morillon par une variante en single bien raide, Mont Chauvet ( Maintenon ) et sa montée droit dans la pente, Mont Aigu, Nid d'Aigle, Vestiges, Table du Grand Maître et Longues Vallées.

Dans le Rocher de Bouligny, Vincent parti devant loupe le virage à droite, on mettra un bon 1/4h à le retrouver.

Légère bruine par moment, suffisante pour rendre le final en devers particulièrement délicat à négocier. Vincent nous a sorti une échappée avant la route des Artistes avec Seb dans la roue.  Je suis resté dans la roue de Benoit supposé adversaire N°1, mais il avait un problème mécanique. Du coup, je me suis lancé trop tard et c'est Seb qui a franchi la ligne le premier :-) .

Belle sortie avec un parcours qui a beaucoup plu à Vincent.

Premier test du Rox 12 en mode VTT. Super performance du guidage,  puisqu'il est capable de  guider sur une traces GPX , virage par virage et de recalculer un itinéraire si besoin . Par contre, il semble y avoir un souci de remontée des données Strava avec un gros écart en le temps mesuré par le GPS ( 4h04 ) et celui de Strava ( 4h24 )  .

dimanche 12 mai 2019

Dimanche 12/05/19 : Le Tour de l'Essonne





Un peu frustré d'avoir du renoncer à la Magnifique ( enfin, pas tant que ça après avoir vu les CR des copains :-) ), j'opte pour le traditionnel Tour de l'Essone et ses 170 km histoire de faire des bornes avant notre trip Gravel de l'Ascension. J'arrive même à me lever à l'heure pour un départ à 7h que j'imagine être celui du peloton. L'objectif est de rouler vite. Je file donc dans le premier groupe que je vois partir. Hélas, au bout de 5 km il faut se rendre à l'évidence, ça n'avance pas ! Je pars devant avec deux gars qui roulent pas mal. On se relaie à trois, la moyenne monte dès qu'on sort des zones urbaines. Dans les grands lignes droites vent dans le dos après Vert le Petit,  j'emmène notre petit groupe à environ 38 km/h. En arrivant à Beauvais, le "vrai" peloton nous reprend. Ca visse fort, le cardio monte à plus de 90% et je me dis que je ne tiendrai pas longtemps à ce rythme, mais heureusement, ça ralentit et je m'incruste durablement dans le groupe. Ouf !

Il y a quelques écarts entre le balisage et la trace GPS , je suis la trace à l'approche de Moigny, perd le groupe puis le retrouve au premier ravito au km 54. On repart sur un bon tempo, et dans la "pampa" au fin fond de l'Essonne, on se fait des lignes droites à plus de 50 km/h avec l'aide du vent. Pensée pour Benoit qui n'aurait pas aimé . Quoique .. . Je recommence à me dire que ce n'est pas raisonnable mais on aborde une partie en montagnes russes légères et ça calme tout le monde . Le rythme en a usé quelques uns et le groupe attend régulièrement ceux qui lâchent dans les bosses. Ca fait un peu retomber la moyenne qui avait largement dépassé les 30 km/h . Arrivée au ravito 2 km 110 après 3h30 de roulage. Comme toujours c'est un vrai repas qui nous attends : salade, fruits, yaourts, sandwich ... J'ai faim et je vais sans doute faire une bêtise avec un repas trop copieux. Dans l'intervalle, Richard, parti plus tard, arrive à son tour. Chic, on va pouvoir finir le parcours ensemble !
Je surveille mon groupe, le retour va se faire vent de face, il est important qu'on reparte tous ensembles. 30 minutes plus tard, c'est reparti. Effectivement, le vent est de face et souffle fort. Ca va être moins drôle. Second souci : très rapidement mon groupe préféré se désagrège complétement sous l'effet du vent. Ca n'avance plus très fort, au point qu'on prend la tête avec Richard pour relancer. La pause a été profitable j'ai de bonnes jambes et je tire notre groupe réduit à 4 unités dans les lignes droites contre le vent. Position en bas du guidon, il faut soigner la prise au vent ! Richard n'est pas en reste et on arrive à maintenir la moyenne au dessus de 28 km/h . Mais petit à petit un problème se fait jour : j'ai du trop manger ou bien il y aun truc qui ne passe pas,  et je commence à avoir mal au ventre. Ca reste gérable mais je prend moins de relais. Puis vers le km  150, ça commence à ne plus trop aller. J'ai des sueurs froides,les jambes deviennent un peu flageolantes. Je dois me faire violence pour suivre Richard qui roule de concert avec un autre gars en maillot "champion du monde" . Le triathlète qui roulait avec nous est pris de crampes dans la bosse de Monteloup et stoppe net.  Deux gars nous reprennent, Richard saute dans la roue , je n'y arrive pas, je me sens de moins en moins bien.

Et quelques minutes plus tard, je dois filer dans un bosquet, ca se vide de partout, séquence gore ... J'ai moins mal au ventre après coup mais alors pour le coup, jambes coupées ! Les 10 derniers kms en plein vent sont un calvaire. Je perds 2 km/h de moyenne en 10 bornes.  Mode "finisher" enclenché, je finis au mental avec la tête qui tourne mais ni vu ni connu, vu que mon fameux groupe me rattrape à 1km du but et on termine donc ensemble. Le retour à la maison ( ça monte ! ) n'est pas une partie de plaisir mais en mode piano piano , ça le fait. Bien content de retrouver la maison, j'avale la boite d'immodium et une bonne sieste plus tard, ça va beaucoup mieux.

dimanche 28 avril 2019

Dimanche 28/04/19 : Boucle vers Milly avec Benoit


La Magnifique approche et il faut penser à accumuler des bornes. La rando du Moulin de Viry la semaine dernière m'a permis de trouver un bon itinéraire pour sortir par le sud en évitant la 4 voies vers Bretigny que je n'aime pas, trop dangereuse. J'en profite donc pour tracer un parcours en direction de Milly pour changer un peu ... et éviter de faire trop de vent de face en allant vers l'ouest. La météo n'est en effet pas des meilleures avec notamment un fort vent d'ouest.

Pas beaucoup de volontaires pour répondre à l'appel . Du monde en vacances et je découvre sur Strava que Eric a fait avec Franck et Mathieu le 160 km de Montapeine le samedi. Pas de réponse de Benoit mais je lis dans ses pensées : il a un doute sur la météo et scute les différents sites. Marco hésite pour cause de fatigue.

Pour mon départ de mon ancien poste, mes collègues m'ont offert une veste légère en Gore Tex, et des jambières dans la même matière. Voilà une bonne occasion de les essayer car certains sites prévoient des averses. La météo aviation est plus optimiste mais annonce malgré tout un risque en fin de matinée.

Benoit décide finalement de venir, tout en m'annonçant qu'il coupera, le kilomètrage lui semblant excessif. 8h20, je vois arriver un Benoit en tenue ... Pantani avec juste en bandeau en guise de casque ! Euh ... tu roules sans casque aujourd'hui ? On en est quitte pour retourner le chercher chez lui :-) . Pas réveillé le Benoilator.

Marco a finalement choisi le repos, nous ne sommes donc que tous les deux. Départ via Viry, mon allergie presque disparue hier m'ennuie sur les premiers kms , j'ai du mal à respirer. Heureusement les premiers efforts ouvrent les bronches et je peux embrayer le moteur. Tempo modéré, je suis sûr que Benoit peut faire sans problème les 130km, donc on va éviter de trop tirer sur la machine. Benoit fait son Peter Sagan et reste dans ma roue sur cette descente vers le sud.

Le vent d'ouest est fort mais pas trop génant jusqu'au moment où on tourne à l'ouest direction Buno-Bonnevaux. Outre quelques bonnes bosses, ça souffle bien sur le plateau et Benoit prend les relais.

Petit pause ravito à Gironville. On a eu quelques gouttes depuis le départ mais la météo semble tenir. On repart par de petites routes bien sympa et bientôt on prend la direction est . D'un coup , le vélo devient un sport facile, on file à 40km/h sans effort, vive le vent ! Direction les Trois Pignons, le coin est magnifique mais un belle averse vient nous refroidir dans tous les sens du terme. Je sens que Benoit médite une sombre vengeance mais ne dit rien et appuie plus fort sur les pédales. De mon côté, la tenue Gore Tex est au top , pas la moindre humidité perceptible. Le seul qui souffre c'est l'écran du GPS qui se met à faire n'importe quoi avec la pluie qui déclenche des actions tactiles aléatoires. Au point que je suis obligé de rester derrière n'ayant plus la carte sous les yeux.

La pluie cesse puis reprend quelques minutes plus tard jusqu'à Saint Fargeau où on fait une pause ravito.

Retour en longeant la Seine coté est,  on est a peu près abrités du vent et on tient une bonne moyenne . Pas de signe de fatigue du Benoilator qui va sans souci avaler les 130 km .

Les conditions pas idéales ont quand même tiré sur les gambettes, et exceptionnellement, il n'y aura pas d'attaque de la mort aujourd'hui dans l'ultime bosse bien pentue qui nous ramène chez moi. J'ai une petite pensée pour les 185 km et 3300m de mi Mai, il faudra en garder sous la pédale pour terminer en bonne forme.

On est quand même bien content tous les deux de notre sortie, et deux bonnes bières pression dans mon salon nous permettent de retrouver rapidement la forme.

dimanche 21 avril 2019

Dimanche 21/04/19 : Le Moulin de Viry

Benoit pas là et mon coup de pompe sur la fin de la JR m'inquiète en vue de la Magnifique. Donc il faut faire des bornes sur route pour se rassurer. J'opte donc pour la rando route du Moulin de Viry , à deux pas de chez moi . Seb est partant pour suivre son coach.

Objectif 8h aux inscriptions, mais loupé, Seb me rejoint à la maison, et pense qu'on va rejoindre le départ en voiture. Du coup on reste 10 min devant le garage Seb attendant que je sorte la voiture et moi qu'il monte sur le vélo :-) . On finit par réaliser qu'il y a un truc qui cloche :-) . Une fois synchro , on file au départ à 2km de la maison. Temps superbe, la tenue courte et le maillot SLC VTT sont de retour.

J'ai pris l'AFR01 en version route, avec un petit détail changé : je n'ai pas seulement mis les belles roues carbone aero mais j'ai cette fois aussi changé selle et tige de selle. Et à ma grande surprise, ça fait une différence. La config gravel est confortable mais filtre trop les sensations, je ne "sens" pas le vélo.

Personne aux inscriptions et on fait les 20 premiers km à deux avec à peine quelques concurrents doublés. Puis la densité augmente et finalement au bout de 45 km on rattrape le peloton à la faveur d'une route fermée à cause d'un accident. Je tire Seb à 35-40 km/h dans les lignes droites, contre toute attente, les jambes et les sensations sont bien présentes et je me fais plaisir. Je suis content de pouvoir relâcher un peu au milieu du peloton . Les sensations sont excellentes avec le montage du jour. Il faudra donc systématiquement échanger roues et selle pour passer la config route à la version gravel et vice-versa.

La forme est là et c'est un miracle car je suis tombé malade jeudi et vendredi et samedi j'avais du mal à mettre un pied devant l'autre. Sans doute une grosse crise d'allergie. Heureusement le traitement fait de l'effet et ce dimanche matin, ça va beaucoup mieux.  Une fois dans le peloton, ça avance tout seul jusqu'au ravito 2. Quelques bosses bien connues ensuite , dont Bel Air ou Seb souffre mais tient.

Au rond point du Déluge, on rejoint Eric et Marco. Sympa de bavarder avec eux. Marco me fait remarquer qu'il y aura 100 bornes et 2000m de D+ supplémentaire à la Magnifique. Ben oui, je sais et il va falloir gérer le moteur.

Seb donne tout pour les derniers km un peu encombrés par les voitures. Heureusement, il y a la bosse finale qui me permet de faire la différence. On rejoint l'arrivée pour un bon hot dog, Eric et Marco sont rentrés direct sans passer par la case départ. Avec le retour à la maison, on affiche 102km au compteur en un peu plus de 3h30 . Sortie dans grosse difficulté mais sympa avec le soleil et la chaleur et un rythme bien soutenu.

dimanche 14 avril 2019

Dimanche 14/04/19 : JR Marathon 2019 91K avec Oliv, Eric et Richard
















Très belle trace cette année . Un peu roulant sur le premier tronçon. Au ravito on arrive avec 20 de moyenne. Complétement gelés par les températures négatives. Dans la première bosse, mon pouce était engourdi et je n'arrivais pas à pousser pour passer les vitesses !

Après le ravito, on double la troupette de la petite Elo. Les bosses deviennent plus nombreuses et raides, les descentes sympa et parfois techniques. Le M06 passe super facile partout. Richard et Eric partis tambour battant s'éteignent petit à petit. Le passage dans les Vaux après le ravito 2 calme bien avec des variantes que je ne connaissais pas. Je roule désormais en tête avec Oliv qui envoie du lourd sur son nouveau SR carbone.

Regroupement au ravito 3 super bien fourni avec même des hots dogs moutarde ( une première sur une rando ! ) . C'est parti pour le rush final , 28 km sans ravito. Olivier repart en mode turbo, je le suis et nous nous retrouvons une nouvelle fois tous les deux. Le passage dans le Bois Chatelin et Maincourt attaque bien les gambettes mais ça ne calme pas Olivier. Je force derrière pour rester au contact, mais je m'amuse bien avec le vélo qui virevolte sur les singles . Dans la montée vers la Madeleine par une variante que je ne connaissais pas, le turbo casse net. Gros coup de bambou, je dois monter les 10 derniers mètres à pied et je perds Oliv. Descente bien vertigineuse avec un passage par des escaliers où il vaut mieux ne pas trébucher.

Je lâche les freins dans l'espoir de rattraper Oliv, mais je n'insiste pas. Je sens que j'ai besoin de récupérer. 5 km plus loin ça va mieux et je peux en remettre pour le final avec une dernière bosse qui me fait vraiment mal. Ensuite, ça roule mieux avec un dernier single avant de déboucher sur le Domaine Saint Paul. Je ne vois personne, donc je vais à la buvette garer le vélo . Ce n'est que 1/4h plus tard que je me rends compte que Olivier et Richard sont en haut à l'entrée du salon. On papote quelques minutes puis je retourne à la buvette où je m'offre un bon repas hot dog / frites et flan patissier. Ca fait du bien car j'étais bien HS à l'arrivée, pas encore l'autonomie pour rouler 90 km à fond avec + de 2000 D+ :-) . Il va falloir mettre les bouchées doubles en vue de la Magnifique mi Mai qui s'annonce bien costaud avec ses 185 km et 3300 D+ .


dimanche 7 avril 2019

Dimanche 07/04/19 : Morigny-Champigny entre Juine et Renarde








Depuis qu'on a découvert la rando de Morigny en 2012, nous y sommes toujours revenus sauf météo défavorable. Le parcours est rapide mais jamais ennuyeux et le D+ conséquent. En mal de sensations ces dernières semaines, je compte sur le grand parcours de 70km pour juger mon état de forme en vue de la JR.

Beaucoup de volontaires ce matin, il faut dire qu'on est quelques-uns à être inscrits sur le marathon JR . OliVTTiste, OliPaul, Seb, Tom, Benoit et Eric répondent à l'appel. Une bien belle équipe.

Temps gris et un peu frisquet quand on s'élance sur le parcours . Il y a un monde fou sur les parkings cette année, on n'avait jamais vu ça. Une récompense méritée pour les organisateurs. L'organisation est ici toujours parfaite, sobre mais efficace, fléchage nickel et bière pression + crèpe à l'arrivée le tout pour une modique somme de 5€ pour les licenciés.

Nous partons en direction d'Etrechy. Ca monte dès le départ et comme souvent, j'ai du mal à chauffer la machine mais je m'accroche tant bien que mal dans la roue d'OliPaul en super forme. Après quelques singles en échauffement, on rejoint la zone d'Etrechy avec de magnifiques singles fluides en balcon et des tapis de fleurs bleues ( jacinthes des bois, dixit notre expert Seb ) . Tom qui n'a pas encore retrouvé la grande forme décide de bifurquer sur le 45 , profitant d'un arrêt mécanique pour réparer la chaîne d'Eric qui a lâché sur un des coups de pédales surpuissants de notre ami. Heureusement, il me reste un maillon rapide 10v dans mon stock ( ça se fait rare le 10v ) . On répare et c'est reparti.

La fluidité du parcours ajouté à quelques descentes rapides et lignes droites bien sèches dans les champs fait rapidement grimper la moyenne qui dépasse les 19 km/h sur le GPS.

1er ravito au bout de 20 km. Atmosphère humide et venteuse, on ne s'attarde pas .

Le second tronçon ressemble au premier, avec quelques bosses bien raides mais aussi beaucoup de fluiditié . Benoit s'échappe devant avec Olipaul, ils mènent grand train. La moyenne atteint 20 km/h , je reste dans le groupe de chasse avec OliVTTiste préférant ne pas puiser dans mes réserves, on est à peine à mi-parcours.

Juste avant un beau point de vue sur Chamarande, je vois Eric assis dépité au bord du chemin . Chute ? Non : la chaine a encore cassé ! Seb trouve un nouveau maillon 10V mais la chaine commence à devenir courte, il va falloir faire attention avec les vitesses. Prévoir une chaine neuve pour la JR :-)

2ème ravito au km 41 , il reste 26km nous annoncent les signaleurs. Seb a pris un peu de retard, on l'attend mais il arrive vite.

Dernière partie. OliPaul remet le turbo, Benoit paye un peu ses efforts et reste dans le peloton pendant que nous chassons le leader avec OliVTTiste. On n'arrive pas à faire la jonction et finalement je décide d'y aller tout seul alors qu'Olivier ralentit un peu. J'enclenche le turbo à fond, ça fait bien longtemps que je n'avais pas ressenti d'aussi bonnes sensations. Je vais aussi vite que possible espérant revenir sur le fuyard. Au sommet d'une bosse pleine de sable, je m'arrête pour avaler un gel et je vois Eric qui passe. Il a aussi mis le turbo. On rattrape deux gars rapides, et on va finir les 10 kms à fond à quatre à grand coup de relances. Le vélo vole dans les singles, en particulier dans une magnifique descente avec de beaux appuis dans les virages. Le pied ! Je donne tout ce que j'ai pour rester dans la roue des deux rouleurs et nous finissons quelques seconds derrière OliPaul.

3h32 de roulage pour 69.4 km au GPS soit 19.6 de moyenne . De bon augure avant la JR .

dimanche 24 mars 2019

Dimanche 24/03/19 : Chevreuse avec les copains





Pas dispo la semaine prochaine pour la Cernaysienne. Histoire de préparer la JR et de profiter du beau temps actuel, je dessine un parcours en vallée de Chevreuse, avec un best of de la Cernaysienne et de la Magny Futée. Le tour complet des Vaux de Cernay est au programme. 

Le parcours attire du beau monde : Benoit, Ludo, OliVTTiste, Seb, Mathieu et Tom répondent à l'appel. Au passage, j'apprends qu'Olivier s'est fait voler son Dengfu gravel au boulot. Pas glop, je me souviens de ma frustration lors du vol de mon vélo avant la Granit il y a 3 ans. Ca ne m'encourage pas à retenter le vélotaf, surtout que le vélo d'Olivier était bien sécurisé. 

Nous nous retrouvons sur le parking de St Remy à 8h15 ( on était les premiers avec Seb :-) ) pour un départ par la piste cyclable jusqu'à Chevreuse. Ensuite c'est 100% single et 100% montées/descentes. Alors que je ne voulais pas forcer hier pour ma sortie gravel, les performances du vélo m'ont poussé à tenter de battre quelques perfs dont le KOM de la Vanne des Eaux. Les jambes s'en ressentent un peu au départ. Heureusement, le rythme reste raisonnable aujourd'hui : personne à part Benoit et moi n'a réussi à charger la trace du parcours. Je me positionne donc en queue de peloton et Benoit en tête pour ne pas risquer de perdre du monde en route. 

On rejoint les Vaux via le Bois de Méridon puis Senlisse. On est étonné de rencontrer une zone marecageuse en haut de Choisel alors que le terrain est bien sec partout. Le phénomène se reproduira plusieurs fois et curieusement toujours sur les hauteurs. L'hydrologie de la Vallée de Chevreuse est bien particulière. 

Seb y va prudemment, il parait qu'il n'a pas bien récupéré de la semaine dernière. Mais il fait de son mieux pour essayer de suivre le Benoilator. 

On rejoint les Vaux et c'est parti pour les montagnes russes en single. J'adore ce passage, qui reste vraiment exigeant physiquement. Le M06 fonctionne vraiment à la perfection avec la fourche passée à 120, il ne bouge plus en descente. Quelques descentes "granitesques" permettent de se faire plaisir, toujours suivie d'une remontée bien raide. 

Tom donne des signes de fatigue au bout de 30 km et décide de couper avec Ludo qui a lui une contrainte horaire. 

On entame les Vaux version retour, toujours plein de beaux passages qu'on ne prend plus sur les randos actuelles faute d'autorisations et qui nous rappellent les JR d'il y a 10 ans. 

Mathieu s'accroche et ne lâche rien, pendant que je fais la navette entre le groupe de tête ( Benot et Oliv ) et l'arrière garde constituée de Mathieu et Seb pour ne perdre personne. 

Beau challege sur la fameuse bosse de la Butte Rouge près de Dampierre. Celle là , je la monte une fois sur quatre. Première tentative ratée, il faut plus de vitesse. Je recommence donc en mettant cette fois les gaz à fond et en ouvrant complétement l'amorto pour optimiser le grip. Le M06 attaque vaillemment la pente. Un papy observe le spectacle depuis le haut et semble médusé de me voir tenter la montée. Ca me booste, mode turbo à fond et ça passe sous les applaudissements du public. Je suis bien content d'attendre Mathieu et Benoit, ça me permet d'aller rechercher les poumons que j'avais crachés. Benoit rippe au milieu sur un cailloux mal placé pendant que Mathieu assure ... à pieds. Bien content de l'avoir grimpée celle là . 

Encore quelques bosses casses-pattes et c'est le retour roulant sur les 4 derniers kms. Alors que je pensais Seb à moitié mort, le voilà qui envoie comme un malade sur le plat dans la roue d'Oliv. Je les suis, sans forcer car je sais qu'un certain Benoilator va nous faire le coup du 44. Ca ne loupe pas, je saute dans la roue, à fond. Impossible de passer, malgré les signes de Benoit. Je finis par lâcher un peu, mais je suis stupéfait de voir Seb me passer à ce moment. Bigre, il en avait gardé sous la pédale. Je bloque toutes les suspensions et relance de toutes mes forces en danseuse pour sauter dans sa roue. Du coup on arrive à trois sur le parking dans la roue de Benoit. 

Belle sortie , bien physique avec 1300m de D+ et bien physique aussi . Bonne préparation pour les randos à venir


dimanche 17 mars 2019

Dimanche 17/03/19 : Barbizon avec Seb et Eric





Météo très incertaine pour ce dimanche matin. J'hésite entre plusieurs parcours possibles , Barbizon, Chevreuse et Seb me rappelle qu'il y a Cerny. Rando traditionnelle de début d'année. Et si on essayait ?

Benoit réfléchit longtemps mais malgré mon optimisme dicté par la météo aviation il déclare forfait, contrairement à Seb et Eric.

Dmanche matin, il pleut ... comme prévu jusqu'à 8h30. Mais le bruit de la pluie qui tombe fort décourage Eric ... et Seb doute.

Finalement, on opte pour assurer le coup après étude attentive du radar météo. On reporte le départ à 9h et à Barbizon, Cerny s'annonçant trop risqué pour cause de passage dans les champs qui vont être collants.

Nous voici donc à Barbizon, Eric rassuré par le soleil revenu à Savigny décide finalement de venir. Nous nous retrouvons sur le parking;

Départ tardit à 9h15, j'ai raccourci le parcours de 70 km que j'avais concocté pour un beau raid. On ne fera finalement que 45 pour ne pas rentrer trop tard.  J'ai changé la fourche du M06, la Reba donnait vraiment des signes de fatigue et j'avais peur qu'elle me lâche dans une sortie. Des soldes bienvenue m'ont fait racheter une Suntour Epixon dont j'ai gardé un excellent souvenir.

Nous partons en direction des Hauteurs de la Solle, par la montée impossible où Eric nous fait une petite cabriole sur une racine humide. Montée devenue vraiment impossible pour un bout de temps avec un gros arbre en travers qui forme un obstacle infranchissable.

Arrivés dans les hauteurs de la Solle, on y va prudemment dans la montée sur les cailloux vu l'humidité. Eric nous dit " y'a que Xav pour passer ça aujourd'hui" . A peine dit , voilà que ... Xav arrive !

Pat de retour ! 
C'est déjà une coincidence incroyable mais encore plus fort, regardez bien qui nous voyons au centre la photo ?? Notre Pat de retour sur un vélo après ses ennuis d'hernie discale. Un plaisir de le voir rouler à nouveau même si la forme reste précaire, il grogne un peu après ses jambes, mais c'est bon signe .

On continue avec toujours de la prudence sur les racines qui ne demandent qu'à envoyer le vélo par terre. On descend la Grotte aux Cristaux pour rejoindre la montée des Vestiges. Eric découvre que ses plaquettes avant sont mortes et ... je suis un peu inquiet de le savoir derrière moi, guettant un déboulé imprévu.

Les Vestiges sont bien plus faciles dans ce sens, et on file ensuite sur le Magic Single. Là encore, il faut faire attention aux racines. On grimpe Dénécourt, puis on file vers le sud de Bleau pour rejoindre la Butte Montceaux. Les jambes ne tournent pas mal du tout et je frôle mon PR avec Eric qui ne lâche pas ma roue. C'est une autre histoire pour notre Seb pas en super forme aujourd'hui et qui prend à chaque fois du retard quand ça grimpe.

Un beau soleil nous accompagne depuis le début , qui nous permet d'envoyer une photo à Benoit :-) . Mais arrivés au Rocher d'Avon, d'un coup une grosse masse noire d'un Cumulo Nimbus nous surplombe. Le temps qu'on se dise que ça risque de se gâter, on se prend une grosse averse ... de grêle. On trouve refuge sous un petit abri naturel, ça ne dure que 5 minutes. On repart sur un tapis de petits boules de glace blanches.

Mon raccourci tracé à la va vite sur la carte ce matin nous mène droit ... dans un golf. Je fais confiance au tracé, on trouve un chemin mais il est barré au fond par un grillage. Demi tour obligatoire pour contourner le golf le long de l'hippodrome du Grand Parquet. Ca nous permet de faire un tour sur le circuit de la gendarmerie. On prend au hasard une piste jamais essayée. Ca semble sans difficulté majeure, je vois à quelques mètres un belle montée. Alors que je m'apprète à prendre de l'élan, je découvre que juste avant il y a une descente ... vertigineuse dans un trou pour remonter. Fourche et amorto en butée au fond, ouaaahhh ça fait des sensations !

On sort de la zone et on rejoint la montée pavée. Je monte sur un bon rythme et parvient à accélérer sur la partie pavée. Je découvrirai avoir égalé mon record en rentrant à la maison. Ah zut alors, j'étais à 9s du KOM ! Il va falloir repasser par là, les jambes semblent pas mal en ce moment malgré un nombre de sorties limité depuis deux mois pour cause de gros changement de poste en cours au boulot qui m'occupe 18h par jour.

Retour classique via la Route du Sommet puis Apremont, avec notre Seb qui agonise dès que ça monte aujourd'hui. A sa décharge il a bossé toute la semaine jusqu'à samedi soir. Allez semaine prochaine on se fait Chevreuse avec du D+ à gogo .

Belle sortie avec au final 5 minutes d'intempéries cumulées et beaucoup de plaisir sur le vélo. Les sensations reviennent sur le VTT cette année.

dimanche 10 mars 2019

Dimanche 10/03/19 : Barbizon avec Vincent Seb et Benoit







Au vu de la météo , Barbizon est le seul terrain raisonnable pour ce dimanche. Benoit met du temps à confirmer sa venue. Le connaissant, je sais qu'il attend les dernières prévisions. Et ... je fais pareil. Prudemment j'opte pour ma tenue "étanche" : chaussettes et gants Verjari ( on peut tremper les gants dans un ruisseau sans être mouillé ), jambières Mavic waterproof et veste Northwave H2O.

Sur la route, des trombes d'eau nous font douter. C'est à ce moment que Seb qui a oublié de prendre de l'eau appelle pour savoir si j'ai de quoi le dépanner. On le rassure.

Sur place nous retrouvons Vincent en pleine reprise et la pluie cesse .

Nous voilà partis pour une première partie technique : Apremont et Franchart sur des traces de Bast. Les racines et les rochers sont détrempés. Du coup ce n'est pas jour à tenter des exploits. On se concentre bien sur les trajectoires pour rester perpendiculaires aux rochers et racines sinon çà ripe immédiatement. On retrouve tous les passages de nos exploits il y a quelques années . Souvenirs !

Depuis que j'ai passé la fourche en 120, le M06 est bien plus performant qu'avant . Aucune perte de performance, mais un net gain en confort et en garde au sol, avec une meilleure agilité. Un vrai bonheur, du coup, je retrouve des sensations perdues à VTT.

Le soleil revient vite, contre toute attente . Avec le vent , le terrain sèche de manière incroyable . Arrivés dans la zone du Nid d'Aigle, tout est sec ! Il faut le voir pour le croire. Du coup, les passages techniques du Mont Ussy sur une trace de JM passent facilement. Je me lance sur une dalle avec un angle bien fermé à la réception et c'est limite : fourche en butée mais ça passe. Je passe la montée dans les cailloux que l'on prends habituellement en descente. Content, elle ne passe pas à chaque fois celle là . Les jambes vont bien et aucune montée impossible ne résiste aujourd'hui, il n'y aura que le dernier mètre des Vestiges, la faute à un patinage intempestif.

Le sentier en balcon qui mène à Dénécourt est un bonheur avec ce terrain : tout passe facile et je m'amuse comme un petit fou. Arrivés à Dénécourt, on se refait la descente MBF, Benoit n'arrive toujours pas à se lancer, pourtant avec le sol sec, c'est un vrai plaisir de franchir toutes les difficultés.

On se lance sur le Magic Single histoire de decontracter les gambettes. Le terrain rend bien. Soudain, j'entends un cri "Jean-Pierre". Je stoppe, reviens sur mes pas, pour voir Benoit en train de donner un coup de main à Vincent. Une branche s'est coincée dans le dérailleur et a fait sortir la chaine du galet inférieur. J'ai beau réfléchir, je ne comprends pas comment c'est possible ... mais les faits sont là . Le temps de sortir le galet et de remettre la chaine, nous repartons.

Prochain obstacle, les Vestiges. Le terrain est parfait, mais si Benoit et moi passont la fameuse marche du sommet, l'un à gauche, l'autre à droite, on bloque tous les deux à la relance, le sol meuble provoquant un patinage.

On enchaîne ensuite une première remontée vers la Table du Grand Maître, suivie d'une 2ème par le passage plein de racines. Seb est tout content de passer pour la première fois à cet endroit.

Dernière difficulté, les Longues Vallées. Seb et Vincent calent, On passage avec Benoit et je suis surpris d'arriver facilement au sommet sans être à bloc. Bon signe. Ca doit être les globules rouge du ski :-)

On se lance alors sur le single en devers, toujours aussi délicat pour rester sur le chemin et enfin la Route Tournante avec Benoit qui imprime un gros tempo. Je ne lâche rien, je prépare le sprint de la Route des Artistes :-) .

On descend Cuvier et voilà le moment fatidique. Vincent jette ses dernières forces dans la bataille et prend la tête. Une aubaine, je reste en troisième position dans la roue de Benoit. Seb veut en découdre aussi. Passé un groupe de piéton, le Benoilator attaque, plus fort que d'habitude, il prend 10m. Seb tente de sauter dans sa route, il me ramène un peu. Je bloque tout : fourche et amorto et je donne tout ce qui reste. Le M06 bondit, accélère, je reviens et ... je passe à 10m du but.

Super sortie avec un temps finalement magnifique malgré un vent fort mais peu sensible dans la forêt.

dimanche 3 mars 2019

Dmanche 03/03/19 : Barbizon avec Oliv x 2 , Benoit, Seb et Ludo






Habituellement, le retour du ski me pose problème pour rouler, mal aux jambes. Les conditions météo exceptionnelles cette année ont permis de skier avec un super temps , de la bonne neige et donc bien relâché au niveau des cuisses. Du coup, jambes en pleine forme au retour :-) .

Je propose donc une belle sortie sur un de mes parcours favoris que j'améliore pour l'occasion avec quelques variantes : le tour de Fontainebleau via le Rocher de Samoreau.

Depuis 6 mois , j'ai un peu de mal avec mon Dengfu M06, sans doute l'effet du vélo de route où je n'ai jamais mal au dos . Donc, tendance à avoir la nuque et les épaules un peu raides après les sorties VTT. Je n'ai pas ce pb avec le Stump mais par contre, dur dur de suivre le Benoilator dans les bosses avec le "gros" vélo. Bref, je décide de passer la Reba du M06 en 120 pour pouvoir baisser la pression et mieux filtrer les chocs et commande la pièce adaptée : plus de cales sur les Reba récentes, il faut changer la tige dans la jambe gauche de la fourche ( pièce pas chère ) .


Pièce commandée depuis le ski chez Bike24 et reçue le lendemain. Tiens bizarre, DHL a livré dans un relais en plein Paris au lieu de celui à coté de chez moi. Je file la récupérer le samedi et ... le relais n''existe plus . Appel à DHL qui avoue un gros bug et ne sait pas où est le colis. A tout hasard, je tente le relai que j'avais demandé et ouf , la pièce est bien là !

J'ai déjà changé cette pièce donc je connais la manip, pas plus de 10 minutes si on sait comment faire.

Pièce changée, j'en profite quand même pour changer l'huile de la fouche.

Test dans la résidence, nickel tout fonctionne bien, et l'avant est plus souple . Le débattement supplémentaire me permet par ailleurs de redresser un peu le vélo et du coup je peux rouler avec l'amorto en position ouverte , donc plus souple aussi, sans risquer de toucher les pédales dans le technique.

Tout content de moi, je pose le vélo dans le garage.

Episode 2 : 20h, je retourne au garage pour mettre le vélo dans la voiture. Allez , encore un petit test. Je refais un tour, et pose le vélo à coté de la voiture . Et là , un grand boum, et les plongeurs de la fourche s'éjectent litteralement en l'air !!! Oulala ! Que s'est-il passé ? Cerise sur le gateau, l'huile coule par terre. La cata ... . Je crains que la fourche soit HS mais non, j'ai mal remis les circlips en bas des plongeurs. Séance galère avec les phares de la voiture pour remettre de l'huile, remettre les circlips cette fois avec précision, vérifier les circlips environ 20 fois et retester le tout. Bon ça marche mais je suis pas rassuré pour le lendemain me voyant déjà avec deux morceaux de fourche au fin fond de la forêt .

Le lendemain, on se retrouve sur le parking de Barbizon. Belle équipe aujourd'hui avec OliVTTiste, OliPaul, Benoit, Seb chaud bouillant et Ludo.

Un peu perturbé par mes aventures de la veille, j'ai oublié le GPS. Bon pas très grave, je connais le parcours par coeur ou presque, tout le monde a la trace et j'ai ma montre GPS pour tout enregistrer.

Nous voilà partis, terran bien sec, température idéale . Ca commence bien. Les premiers passages techniques passés me rassurent sur la tenue de la fourche et me rappellent que j'ai oublié de resserer les vis de l'étrier avant. Un petit stop et c'est réglé. Le M06 fonctionnera à la perfection aujourd'hui tout en se révélant plus confortable et encore plus efficace qu'avant dans les parties techniques. Une réussite cette modif !

On file vers le sud de Bleau via la Grotte aux Cristaux puis le Rocher d'Avon avec une pause ravito au sommet. J'adore cette endroit. Tout le monde passe la grosse marche juste après ou presque, notre Benoilator préférant quand ça monte.

Justement, je lui ai mis la Butte Montceau au programme ainsi que le Mont Andart. Petit détour, mais la Butte est un haut lieu d'arsouilles avec Benoit depuis des années.

Seb qui est de plus en plus en forme décide de jouer le troube fête : il accélère dès le pied de la montée, avec Benoit et moi dans la roue. Scénario imprévu mais intéressant ! Je reste en 3ème position mode observateur. Mais Seb a présumé de ses forces. Au tiers de la montée, il plafonne, Benoit accélère brutalement et passe. Me voilà 5 mètres derrière. Je bloque fourche et amorto, et je me dresse sur le pédales en danseuse. Hum, efficacité limitée : je patine sur les petits cailloux. Je tente de charger au mieux l'arrière mais impossible de recoller Benoit. Je ne peux que maintenir les 5m et nous arrivons dans cet ordre au sommet.

OliVTTiste qui a une contrainte horaire continue sans s'arrêter et se lance dans la descente. On cavale pour le rattraper et on passe la Seine direction le Rocher de Samoreau. Je me prends le pied dans une grosse branche qui se tend comme un arc et vient jeter à terre OliVTTiste tout en tordant un rayon de sa roue arrière qui déforme la jante ! On va filer comme des missiles sur le single bien sec et jouissif mais aussi physique avec les montées/descentes. .  Tout le monde adore ce passage qui était une découverte pour Ludo et OliPaul .

On remonte vers Denecourt par la montée sud qui est vraiment magnifique, on se croirait dans les Vosges. Le terrain sec me permet de grimper sur les dalles en haut et de franchir sur le vélo ce passage difficile.

Pause à Dénécourt au milieu d'un groupe de barbares déguisés et on se lance sur le single MBF toujours aussi sympa et de plus en plus technique car il se creuse petit à petit. Il faut bien regarder où on met les pneus.

Reste plus que le Rocher Cassepot, une remontée Casse-Pattes vers les hauteurs de la Solle puis la Route du Luxembourg et des Artistes. Nouveau lieu mythique. Alors que je pense avoir largué Benoit au prix d'une grosse accélération aux 200m il parvient quand même à me doubler et passe la ligne en tête.

Super sortie, pour la première fois depuis longtemps, j'ai retrouvé des sensations sur le VTT.