jeudi 8 août 2019

Jeudi 07/08/19 : les Cols d'Iraty Burdinchurucheta et Bagargi

J'avais coché la montée du Bargargi via le Burdincurucheta parmis les sorties du séjour. Voiture jusqu'à Saint Jean Pied de Port, magnifique petite ville pyrénéenne. La montée faisant 29 km avec plusieurs km à plus de 15%, j'opte pour la prudence et un rythme très mesuré. L'objectif , c'est d'arriver en haut. Un invité imprévu se manifeste sous la forme d'un vent terrible avec des rafales à plus de 60 km/h dans les parties dégagées , pleine face ou de travers. Plusieurs fois j'ai l'impression d'être arrété dans la pente, mais je continue en ayant du mal parfois à tenir le vélo droit. Ca fait vraiment mal aux jambes et je me concentre sur mon rythme et mon pédalage, en me mettant dans une bulle.  Le Burdin est un col très dur , avec les 4 premiers km à plus de 15%. Je ne sais d'ailleurs pas qui dessinne les profils de cols, mais le profil officiel est trompeur avec des pourcentages bien en deça de la réalité. Je ne fais pas le fier, hormis la Rhune à VTT , je n'ai jamais rien monté d'aussi raide sur une telle distance. Et ça se calme à peine ensuite, le pourcentage moyen étant supérieur à 9% jusqu'au sommet. Ne pas se fier aux informations officielles qui comptent les 12 premiers km en faux plat montant ce qui donne l'illusion trompeuse d'une montée facile alors qu'il s'agit d'un col Hors Catégorie ! Heureusement, passé le Burdinkurucheta, on rentre dans une forêt sans vent et avec une pente plus douce et la montée jusqu'aux chalets d'Iraty se passe cette fois sans problème . La vue est absolument magnifique là-haut avec la perspective sur toute la chaîne des Pyrénnées. Il ne me reste qu'à redescendre, sans pouvoir rouler trop vite , toujours à cause de ce vent à décorner les boeufs qui rend les trajectoires incertaines. Retour à Saint Jean après 66km avec les yeux pleins de paysages de rêves et ... les jambes bien fatiguées :-)




















Saint Jean Pied de Port

Mercredi 07/08/19 : Sortie recup Ibardin et Corniche Basque

Mode recup en tournant les jambes et en profitant du soleil . En allant vers Bera, un cycliste me passe en trombe alors que je suis plongé dans mes pensées. Ca me reveille, j'accélère pour prendre sa roue. Petite bosse, il relance fort en danseuse. "On va jouer" me dis-je. Je suis tranquillement, accélère un peu et ... paf , il explose , je ne le reverrai plus snif, pas de partie de manivelles . Bonnes sensations sur le reste de la sortie en resistant à l'envie d'appuyer plus fort. Il faut garder des réserves pour l'objectif ( difficile ! ) de la semaine .


mardi 6 août 2019

Mardi 06/08/19 : Col d'Otxondo via Saint Ignace et retour Bera. Sortie tout en un : route, gravel et VTT , parcours magnifique 😀









Depuis quelques temps , j'ai pris l'habitude d'utiliser Komoot pour préparer mes tracés, le site et l'applications étant vraiment bien fait et adaptés aux différentes pratiques du vélo. Le propriétaire de notre location m'ayant chaudement recommandé le col d'Otxondo, je prépare donc mon itinéraire avec Komoot en fixant quelques points de passage : le col de Saint Ignace et Bera au retour. D'habitude, Komoot me demande si je veux vérifier que le tracé est bien positionné sur des routes praticables, mais hier , la question n'apparait pas. Je n'y prête pas trop d'attention, visuellement, la trace me semble parfaite. Me voilà parti en direction d'Ascain avec le col de Courlecou pour sortir d'Hendaye. Je ne l'aime pas celui-là , très irrégulier et les pentes à 15% en guise d'echauffement, ça fait mal aux jambes. Heureusement, deux cyclistes devant moi me motivent pour les rattraper. Le parcours file en montagnes russes ( pléonasme au pays Basque ) jusqu'à Ascain où j'attaque le col de Saint Ignace. Alors qu'hier j'étais complétement HS ( surement le contrecoup de 3 mois bien intenses coté boulot ... ) , ça va beaucoup mieux aujourd'hui . Je décide donc de tenter le PR . Je mets le Rox 12 en mode partenaire virtuel et je fais de mon mieux pour battre le JP 2018. J'y parviens de justesse pour 3s , ouf ! La descente est facile en direction de Sare. J'y rencontre un petit groupe, j'espère qu'ils montent au col d'Oxtondo, ça me ferait une belle motivation pour le col à venir qui fait 600m de D+ . Hélas, ils bifurquent avant. La montée d'Oxtondo est sympa mais pas la plus belle, on est dans la forêt et on ne voit pas grand chose. La pente est relativement régulière. Pas d'objectif chrono pour cette montée, je m'applique à grimper sur un temp régulier. Petite photo au sommet. La pente n'étant pas trop forte, je me régale d'avance pour la descente. En bas de celle-ci , le GPS m'envoie sur une micro route typique du coin . Ca descent très fort, impossible d'aller vite. Le tracé serpente ensuite dans l'arrière pays Basque. C'est sauvage et magnifique avec les quelques pétards à 20% typiques du coin. J'imagine qu'on va récupérer la route de Bera. Tiens , ça devient du Gravel. Me voilà sur un chemin blanc. Les promeneurs sont surpris de voir passer un vélo de course en carbone sur ce sentier. Ben moi aussi, je suis surpris ... par le confort de l'Origine qui semble taillé pour le Gravel. Ca passe sans problème, même si je prie le dieux des boyaux pour que mes Tufo tubeless tiennent le coup mais ils n'ont pas l'air de souffrir. Puis le sentier se met à monter, de plus en plus fort, et ça passe du chemin blanc au chemin tout court, mode VTT ! Mais ça passe toujours, incroyable ce vélo. Je me surprends à sauter un ou deux cailloux, chassez le vététiste et il revient au galop.





 Me voilà au sommet et là,, ça se complique. Descente raide avec des rochers. Too much pour l'équipement du jour, pas de grip sur la terre humide avec les boyaux Tufo .  Mode pédibus pour rejoindre la route 100m plus bas. Encore quelques centaines de mètres d'ascension sur la route pour passer le col du Liazzrieta et c'est le descente vers Bera puis le retour de long de la Bidassoa vers Hendaye. Les 20 derniers km sont effectués en 40 minutes histoire de remonter la moyenne serieusement entamée par l'épisode VTT :-) . Super sortie et bonnes sensations aujourd'hui.

Une pensée pour David qui est sur le point d'arriver au bout de la TCR en 4ème position. Encore un formidable exploit pour notre champion.

Dimanche 04/08/19 : arrivée à Hendaye, Jaizkibel et Erlaitz en mode tournage de jambes

Super fatigué hier soir après 12h de route, du mal à me lever ce matin. Départ à 10h30, le GPS me propose de mettre la carte à jour . Fatale erreur, ça prend 20 minutes et plus de guidage dans l'intervalle :-) . Finalement tout rentre dans l'ordre et me voilà sur la route bien connue du Jaizkibel. Les premières pentes me font craindre le pire : pas de sensations, le souffle court. Petit à petit, les jambes chauffent, je trouve mon rythme et la 2ème partie de l'ascension se passe mieux. Je suis dans les nuages en haut, temps médiocre ce matin.  Direction l'Erlaitz emprunté hier par la Clasica San Sebastian. Je prends une variante trouvée sur Open Runner dans Oiartzun. Oulala ! Je crois à une blague quand le GPS me dit de tourner à gauche , devant moi le mur le plus incroyable jamais vu en vélo de route . Le GPS indique 29% quand le vélo s'engage dans la pente. Je n'ose pas regader derrière, j'ai le vertige ! Effort colossal sur presque 1km même si ça se calme ... à 20% sur les 500 derniers mètres. Puis on grimpe l'Erlaitz , autrement dit les trois Couronnes. Une famille Pottock entière m'encourage au détour d'un virage . La descente qui suit est toujours aussi impressionnante avec des pentes à 20% . Retour à Hendaye, les jambes sont meilleures qu'au départ, mission accomplie.




dimanche 21 juillet 2019

Dimanche 21/07/19 : Chevreuse avec Eric, Marco , Seb et Benoit : top !

Envie de profiter des bonnes sensations actuelles avec l'Origine. Je trace un parcours en Vallée de Chevreuse. Bonne surprise, Marco est rentré de congés. Bon groupe ce matin avec Eric, Marco, Benoit et Seb qui fait une escapade du coté route avec mon Synapse. Benoit est prudent ce matin, on ne le voit pas souvent en tête du groupe contrairement à Marco qui place quelques accélérations dont il a le secret pendant qu'Eric nous montre qu'il a retrouvé un coup de pédale incisif. Alors que je grignote un nougat en traversant Briis sous Forges, Marco en profite pour embrayer pied au plancher avec Eric dans sa roue. J'accélère pour passer Seb et Benoit, revient à 20m , mais je m'étouffe avec le nougat ! Obliger de tout recracher avant de m'évanouir et j'en suis quitte pour 5 km de chasse patate derrière les deux énervés devant. Seb et Benoit sont loin derrière. On recupère tout le monde, et on file vers les Vaux de Cernay. Passage toujours aussi joli, enquillé à vive allure avec Marco qui relance fort dans les petites bosses. Regroupement puis on attaque les 17 Tournants. Je prends la tête, quettant l'attaque des grimpeurs en veillant à ne pas me mettre dans le rouge. A 500m du sommet, Marco fuse, suivi par Benoit. Mais j'en ai gardé sous la pédale et je ne me laisse pas faire, tenant le Benoilator au sprint pendant que Marco passe la ligne avec 10 m d'avance et en remet une sur le plat. On attend Seb qui a pas aimé la bosse avant d'attaquer le chateau de Meridon et son final à 10% . Même résultat que précédemment, pendant que Seb nous maudit; Final classique, je pulvérise mon record dans le sprint vers la pancarte de Marcoussis. Neutralisation de la course dans l'Escargot, pour une belle sortie avec une excellente ambiance et un temps idéal.

dimanche 14 juillet 2019

Samedi 13/07/19 : Classic Challenge 07 : Paris-Auxerre











Premier Classic Challenge,  cela faisait longtemps que je voulais en faire un après avoir de nombreux CR des copains et en particulier ceux de David qui est un fidèle de ces magnifiques parcours. L'arrivée de mon Origine Axxome GT mérite de le tester sur une belle épreuve et c'est donc l'occasion idéale ! Avec les grands raids VTT de ces dernières semaines, la condition est présente, donc c'est le bon moment. Et le parcours s'annonce superbe avec un Paris-Auxerre, doublé pour ceux qui veulent , d'un Auxerre-Nevers le lendemain. 
Je ne sais pas trop à quoi m'attendre, donc je  m'inscrit dans le groupe 25/27 km/h pour rouler tranquille et avoir de la marge. 
Le départ de ce groupe est fixé à 6h30, oulala , dur dur pour un gars qui n'est pas du matin . Exceptionnellement, le départ a lieu depuis le vélodrome de la Cipale à Vincennes, au lieu du "KM0" à Paris . Vraiment motivé par cette sortie, je me lève sans souci à 5h et rejoins le Bois de Vincennes à 6h10 pour y garer la voiture. 
6h20, je suis sur place, je vois passer le groupe bien fourni des "23-25" . Ceux qui font les deux jours se repèrent facilement aux sacoches ajoutées sur le vélo. J'ai juste monté une grosse sacoche de selle pour y mettre un maillot de rechange en prévision du retour en train. 
 6h30 après le briefing de l'organisation ( ah mince, j'ai oublié la crème solaire ! ) , nous nous élançons dans les rues quasi désertes de Paris. Je vois rapidement un groupe se détacher à l'avant, je fais l'effort pour recoller, je ne veux pas arriver trop tard à Auxerre. J'ai réservé le billet de retour à 17h42 ce qui semble sans souci si on arrive à tenir le 25 de moyenne. 
Me voilà donc dans le groupe de tête composé d'une trentaine de concurrents donc 2 ou 3 féminines. Le rythme est bon, malgré les obstacles de la ville, on roule à 29/30. Le parcours est vraiment bien tracé, car nous ne sommes jamais dans la circulation. On sort de Paris en longeant la Seine. Dès que nous arrivons dans la campagne, le rythme augmente. Ca roule tout le temps au delà de 35 km/h. Rapide ce groupe 25/27. L'Origine file sans effort, aucun stress, je suis dans un groupe supposé facile. Le GPS indique rapidement une moyenne en hause rapide : 30, 31, 32 km/h . Ah oui , quand même . Les km défilent et on reprend les groupes qui étaient partis avant nous. 
Quelques bosses parsèment le parcours. La fonctionnalité de mon Edge 530 qui affiche automatiquement le profil et la position dans la montée est vraiment top sur un tracé inconnu. Ca permet de doser l'effort et de se motiver pour forcer un peu quand on sait qu'il ne reste que quelques mètres d'ascension. 
Le parcours et les paysages sont magnifique, l'ambiance conviviale, je suis vraiment bien là . Tiens on roule à plus de 40 maintenant . De plus en plus rapides ces gars du 25/27, d'ailleurs , les pelotons rapides censés partir après sont portés disparus, personne ne revient sur nous. On frise les 33 de moyenne ! 
Du coup, on passe les 100 km en à peine plus de 3h. Bigre, à ce train là , je vais avoir du temps pour visiter Auxerre :-) . Bien sur , je me doute qu'on va ralentir, on est dans le groupe 25/27 je vous rappelle. 
On atteind le Morvan, les bosses sont plus longues mais roulantes, je ne passerai jamais le petit plateau. Je suis étonné du rythme dans les bosses, ça envoie fort, d'ailleurs, je vais accumler pas mal de top 10 dans Strava. 
Bon c'est pas tout, mais on s'arrête quand ? Je ferais bien une escale technique moi :-) . Et je m'inquiète un peu pour l'eau, il me reste une demi-gourde. 
Un cimetière . Une pensée pour David et ses récits :-) . On refait le plein, escale technique, je grignote des barres. Alors qu'on repart, on voit enfin le groupe rapide. Mais il ne nous rattrapera jamais une fois sur la route ! Lorsque mes camarades du groupe ( qui s'est bien réduit, on n'est plus que 15 ) discutent avec ceux du peloton rapide pour expliquer qu'ils ont préféré partir tôt vu la distance, je réalise la méprise. Je suis pas dans le groupe 25/27 !!! Mais dans le peloton des cadors du CC et on est donc les premiers à ouvrir la route. Oulala ! Va falloir s'accrocher ! 
Je discute souvent avec un gars qui exactement le même vélo que moi , couleurs comprise. On est tous les deux enchantés par notre machine. 
Bon, on est donc repartis et maintenant je comprends pourquoi ça roule aussi vite. Mais pas d'alerte jambes, alors on va voir ce que ça donne. 
Au kml 160, arrêt boulangerie. Une grande tradition "longue distance" . On dévalise la boutique, j'opte pour coca et viennoiseries et encore une pensée pour David. 
Allez cette fois , c'est la dernière ligne droite, plus que 70km . Le groupe perd des unités à chaque bosse. Je serre les dents pour rester dans le groupe, car ça monte fort, mais ça passe, sauf dans une bosse plus longue et raide où je perds 100m . 50x11 et mains en bas du guidon pour chasser le groupe. Je chasse, je chasse. Je reprends des lâchés, mais j'ai toujours 500m de retard. Au moment où je commence à ne plus y croire, une petite bosse montée en danseuse me permet de recoller. Ouf ! 
On admire les paysages du Morvan, jolis. On n'est plus que cinq maintenant, et ça tient toujours, même si je sens la fatigue. 
Encore une bosse, putain sont infatigables devant, ça monte toujours aussi fort. Aie, je craque, ils s'envolent . Et là, je vois sur le GPS : montée 9/9. La dernière ! Allez JP, tu peux le faire ! Je tombe 3 dents, passe en danseuse. Et le miracle Axxome se renouvèle. Ce vélo relance comme aucun des vélos que j'ai possédé. En danseuse, c'est une bombe. Instantanément , ça accélère vraiment. Un frisson me parcoure l'échine, l'adrénaline vient à la rescousse, je reviens comme un missile. Ca fait mal, vraiment, ça tire dans les jambes et le cardio, mais ça tient,  je m'épate là, je crois que j'ai compris un truc. 
L'arrivée sur Auxerre est jolie mais compliquée. D'abord un chemin blanc typé gravel, puis une route le long de l'Yonne dans un état desatreux. Des centaines de nids de poules, on perd un collègue qui désaxe sa roue arrière tellement ça tabasse. Mode gravel on. Enfin on fait le tour de vieille ville et malgré le GPS on est tous paumés. On se croise et recroise, jamais dans le bon sens. Bon finalement, je m'en sors. 2 km/h de moyenne laissés dans les derniers kms. 

Arrivée à 14h20 devant la gare, il me reste 3h30 avant mon train ! 
On se salue, tout le monde prend le train. Comme j'ai le temps, je retourne au centre, le long de l'Yonne et me trouve un petit resto qui sert toute la journée. Bière , salade, glace, ça fait du bien et Auxerre est très joli, je ne connaissais pas. Il me reste à regarder les exploits de Julian et Thibaut sur le Tour de France avant un retour tranquille en train sur Paris. 


Super journée, super vélo, super sensations !