vendredi 23 août 2019

Vendredi 16/08/19 : Saint-Ignace, Courlecou et Lizarietta avec le Bixentolator


Dernière sortie du séjour avant le retour à Paris. On hésite entre prendre le col d'Erlaitz à l'envers, un mini Artzamendi avec 4 km à plus de 15% de moyenne, où découvrir de nouveaux endroits. On opte finalement pour monter le Lizarietta que je n'ai jamais escaladé depuis que je viens ici . Un petit col sympa de 10 km à 5/6% de moyenne . Pas très dur mais réputé pour ses très jolis paysages.

Cela permet à Benoit de découvrir le col de Saint-Ignace et la gare de départ du petit train à crémaillère qui monte à la Rhune.


Descente rapide et facile en direction de Sare où nous prenons la route qui monte vers le Lizarietta. Le Bixentolator me refait le coup de la veille , il monte crescendo et à mi pente, je le laisse partir, je monte sur un bon tempo, plus vite ce serait difficile. L'écart ne grandit pas vite et il y a un cycliste intercalé entre nous deux qui a accéléré pour se mettre sur notre rythme; L'écart est à peu près stable entre nous trois .

Le sommet est bienvenu car le dernier km était le plus pentu .


Petite pause photo et ravito au sommet . Ensuite ce n'est plus que de la descente ou presque sur les 30 derniers km de retour à Hendaye. On se régale sur la belle route coté espagnol dans la descente, avant de rejoindre la route pour Bera . On y rattrape un petit Basque, qu'on dépasse à grande vitesse. Mais il ne l'entend pas de cette oreille et saute dans nos roues. Et il prend les relais ! Oups , ça fait mal aux jambes c'était pas au programme. Benoit se prend au jeu et en rajoute. En traversant Bera, on rattrape un autre gars qui fait pareil que son copain, d'ailleurs ils se connaissent. Ils nous racontent des histoire en Basque , on répond par des grands sourires en espérant que ce ne sont pas des insultes :-) .

Le nouveau venu appuie comme un malade dès que c'est plat. Benoit tente un relai appuyé dans une bosses pour les faire sauter, mais rien à faire . On finit à plus de 40 sur les 15 derniers kms, sacré partir de manivelle. Benoit qui n'aime pas rouler vite sur le plat s'est découvert de nouveaux talents car il tenait absolument à montrer au peuple Basque que les Gaulois ne s'en laisseraient pas compter.  J'ai pris quelques relais appuyés sur le retour, mais sans aucun résultat sur nos adversaires si ce n'est de me faire mal aux jambes !

Jeudi 15/08/19 : Ibardin et Corniche "sortie recup" avec Benoit


Benoit craignait de ne pas pouvoir enchaîner 4 sorties en 4 jours . Je prévois pour ce jeudi une sortie pas trop difficile, versant espagnol du col d'Ibardin ( j'adore cette montée ) , puis retour par la Corniche Basque pour la vue magnifique.

Mauvaise surprise au départ, il a plu et il tombe encore quelques gouttes. Sur la route qui mène à Bera, en faut plat montant, Benoit souffre un peu pour mettre en route pendant que j'appuie sur les pédales pour faire chauffer les muscles et passer le mal de jambes après déjà 11 sorties en 12 jours. Mais arrivé dans le col d'Ibardin, après un départ prudent, le Bixentolator se retrouve dans son élément. Les pourcentages oscillent entre 5 et 8% et il roule de plus en plus. Tellement que je lève le pied à 1km du sommet, j'ai mal aux cuisses :-) . Puis je repart et sprinte sur les 500 derniers mètres pour finir à quelques dizaines de mètres. Descente rapide mais trop encombrée sur le versant français . Petite variante pour prendre un petit col monté à mach 2 , puis on pédale comme des forcenés sur la descente avec de faire le sprint en haut des bosses sur la Corniche, mais ce n'est pas fini , il reste l'avenue qui fait le tour d'Hendaye par le haut , avec 3 beaux taquets montés sur la plaque à 25 km/h. Vous parlez d'une recup ! Mais on s'est bien amusés :-)

vendredi 16 août 2019

Mercredi 14/09/19 : l'Artzamendi, la montée ultime




L'Artzamendi et ses 3,5 km à 19% de moyenne sur la partie finale ( et les passages à 20% ne manquent pas avant ! ) . La litterature le présente comme la montée la plus dure en France. Ce qui est sur , c'est que c'est la montée la plus difficile que j'ai eu l'occasion de voir. Un truc de malade. 11 km de montee au total et un mur de 3,5 km comme final avec  juste 300m de repit au col de Mehatze avant la dernière rampe droit dans la pente.

J'avais inscrit cette sortie de longue date au programme de mes vacances 2019 à Hendaye. Et prévu pour l'occasion une cassette 11x36 , permise par ma transmission Sram Force 22 .

Après avoir lu tous les CR disponibles sur cette ascension,  mon développement habituel de 34x32 pour les vacances m'avait semblé juste. Je n'ai pas trouvé trace dans le répertoire des cols Français de quelque-chose de plus terrible que les 4 derniers km de l'Artzamendi. Au point de me demander si je pourrais en venir à bout. On lit des trucs incroyables dans les CR , comme l'histoire du gars qui y est retourné en voiture pour montrer le sommet à sa femme, mais la voiture a explosé son radiateur sous l'effort !  Le hasard a fait que Benoit était finalement dispo pour une semaine et qu'il m'a rejoint à Hendaye. Beaucoup plus sympa de relever un tel défi à deux .

Nous prenons la voiture jusqu'à Saint-Pée sur Nivelle, afin de faire tenir la sortie dans un horaire raisonnable compatible avec le programme chargé de la journée ( ascension du Gorramakil l'après-midi avec ma fille ) . Destination Itxassou pour prendre le depart de la montée ( possible aussi depuis Espelette , nous emprunterons cette option au retour ) .

Départ magnifique avec une route à flanc de falaise surplombant une rivière sauvage sur laquelle on peut pratiquer le rafting .




La route est quasi plate à cet endroit, mais on y va très tranquillement avec Benoit. L'objectif est d'arriver en haut sur le vélo, pas de faire un temps .

Et puis ça se met à monter avec des taquets à 20% suivis de replats et de petits descentes. Rapidement, le pignon de 36 est engagé. Et il faut tirer fort sur le guidon. Benoit n'a qu'un développement de 30x28. On a tenté de monter une cassette de 32 mais elle n'était pas compatible avec son dérailleur Campagnolo.

On grimpe dans la forêt sur une route en zigzag. Un peu trop de voitures à mon goût ce matin, il n'y a pas la place pour se croiser et c'est stressant d'entendre un moteur derrière soi. Heureusement, plus on monte plus les voitures se font rares.

Ca devient de plus en plus raide avec  quelques replats et descentes pour relâcher la tension. Dans le raide, je vois Benoit s'éloigner tout doucement devant moi sans essayer de le suivre. Je reste sur mon rythme, je tire plus petit que lui et je cherche à m'économiser ne sachant pas comment va se passer la suite.

On arrive à découvert et on voit enfin le sommet  avec le dôme radar qui surveille la région. Nous voilà au départ des fameux derniers 3,5 km. C'est le moment de vérité. La route s'élève incroyablement raide. Je vois Benoit devant moi dans la première rampe à quelques dizaines de mètres mais ça fait un paquet de secondes pour les parcourir !

Nous y voilà donc . Waouh que c'est dur ! Je regarde derrière pensant que le 36 n'a pas voulu passer mais si , je suis bien tout à gauche. Hélas !c Meme avec ce développement j'ai du mal à rester assis sur la selle et je suis obligé de me mettre parfois en danseuse ce qui donne un pédalage sacadé avec un si petit rapport.  Je repasse sur le 32 , oulala , c'est trop dur. Je remets le 36 me rassoit et donne tout ce que peux pour avancer. Ca tire dans les jambes. Je croise des pietons qui me crient "Allez Allez , bravo bravo , il est juste devant !" . Je souris, aucune ambition de faire la course avec Benoit, c'est plus une lutte contre moi même, il faut tenir. Raaahhh banzai, je tire fort sur le guidon et essaie d'accélérer ... et je manque de faire un looping arrière, la roue avant se lève de 20cm , je me couche sur le vélo pour la reposer. Première fois que je lève l'avant sur la route. Heureusement,  les réflexes VTT sont là . Chose incroyable les rares voitures stoppent pour m'encourager. Sympa et ça fait du bien car ce genre de montee est d'abord une affaire de mental.

Je sais qu'il y a le Col de Mehatze à environ 700m d'altitude, avec un petit replat, il faut tenir jusque là. Un virage à droite affreusement raide, je m'arrache en danseuse, mais ça se calme à peine derrière, c'est dur , faut serrer les dents . J'ai l'impression d'avancer comme un escargot, mais l'altimètre défile vite , voilà les 700m et le replat de 200m . Je le parcoure au ralenti pour faire redescendre le coeur pendant que je vois Benoit s'élancer dans la terrible rampe finale, bien droite.

M'y voilà à mon tour, l'idée d'accélérer pour tenter de revenir me traverse l'esprit une milliseconde et je me ravise, ne pas se mettre dans le rouge ce serait redhibitoire ici. Je change la page du GPS je ne veux plus voir la vitesse qui oscille entre 5 et 7 km/h.

Et je monte, je l'avoue parfois en zigzag pour réduire la douleur dans les cuisses. Ca monte, ça monte, ça n'en finira jamais ?  Je regarde le profil sur le GPS, pas la moindre trace de replat avant le sommet.

Enfin, j'y suis, les 200 dernières mètres sont presque plat, la douleur disparait enfin et fait place au plaisir d'y être arrivé et à la vue , magnifique, extraordinaire, incomparable . Vue à 360° , le monde nous appartient. Quel endroit magique !

 Il a vraiment fallu serrer les dents et y croire jusqu'au bout avec les jambes qui brulaient et le soleil qui tapait. Mais on l'a fait . Yes, youpi , waouh , victoire !! . D'un coté toute la Côte Basque et de l'autre la chaînes de Pyrénées. Fabuleux, ça méritait tous ces efforts.  Retour bien costaud avec le terrible col de Legarré, un petit Artzmendi avec une rampe de 1km à 20%. Sacré Pays Basque, mais quel pied ! On s'est regalé . Attention, ne pas s'aventurer dans cette ascension sans savoir ce qui vous attend. On a croisé quelques cylistes complétement rétamés au bout de quelques dizaines de mètres dans la partie finale.










Mardi 13/09/19 : Balade Basque avec le Bixentolator

Super sortie avec Benoit venu nous rejoindre au Basque Pays :-)

Lundi 12/08/19 : Jaizkibel entre les gouttes


Objectif PR sur le Jaizkibel mais une mini tornade au milieu de la montée m'a couté les quelques secondes manquantes . Cette montagne est toujours aussi belle .

dimanche 11 août 2019

Samedi 10/08/19 : El Pico Gorramakil , absolument magnifique !







Vol de vautours





Des pottoks partout, des petits , des moyens, des grands, des brebis et même des nuées de vautours qui guettaient leur proie. Des nuages, de la pluie puis du soleil puis encore des nuages, des paysages incroyables, une montagne déserte , magique. Quel pied cette ascension du Gorramkil. J'ai ADORE ! Au passage, je voulais améliorer mon temps dans le col d'Otchondo. C'est fou comme une montée est plus simple quand on la connait. J'ai doublé plein de cyclistes, ça tournait tout seul ce matin, une bon souvenir aussi cette ascension avec 5 minutes de moins sans forcer . Heureusement que j'avais pris une veste de puie au cas où . Au milieu d'Otchondo , on rentre dans la nuage. Quelques gouttes, donc j'accélère un peu . Puis il commence à pleuvoir mais heureusement la forêt protège pas mal . Depuis le début , j'ai un cycliste en point de mire que je rattrape doucement mais surement. D'un coup, il se met à pleuvoir vraiment. Il devient urgent de mettre la veste mais pas question de m'arrêtée dans la montée. Alors je me mets en danseuse, tombe trois dents et je laisse faire l'Origine qui bondit à l'assaut des 2 dernièrs km. Je passe en trombe mon lièvre qui se demande quelle mouche m'a soudain piqué, mais il ne peut pas suivre. Au sommet , j'enfile la veste qui me serra bien utile dans la montée du Gorramakil faite sous la pluie jusqu'à sortir des nuages vers environ 850 m d'altitude. L'endroit est incroyablement sauvage et loin du monde. Un lieu vraiment magique. Je montre aux vautours qui me survolent en escadrille que je suis en pleine forme et bien vivant, donc pas la peine de guetter le repas de midi :-) . Retour à Hendaye via Bera, sur une route qui semble relativement plate quand on regarde le profil sur Komoot, mais qui est en fait un vrai enfer avec des bosses à 25% à la pelle, mais dans la standard Basque. Ce pays est une Granit Montana généralisée : ici , ce n'est pas jamais plat :-) 

jeudi 8 août 2019

Jeudi 07/08/19 : les Cols d'Iraty Burdinchurucheta et Bagargi

J'avais coché la montée du Bargargi via le Burdincurucheta parmis les sorties du séjour. Voiture jusqu'à Saint Jean Pied de Port, magnifique petite ville pyrénéenne. La montée faisant 29 km avec plusieurs km à plus de 15%, j'opte pour la prudence et un rythme très mesuré. L'objectif , c'est d'arriver en haut. Un invité imprévu se manifeste sous la forme d'un vent terrible avec des rafales à plus de 60 km/h dans les parties dégagées , pleine face ou de travers. Plusieurs fois j'ai l'impression d'être arrété dans la pente, mais je continue en ayant du mal parfois à tenir le vélo droit. Ca fait vraiment mal aux jambes et je me concentre sur mon rythme et mon pédalage, en me mettant dans une bulle.  Le Burdin est un col très dur , avec les 4 premiers km à plus de 15%. Je ne sais d'ailleurs pas qui dessinne les profils de cols, mais le profil officiel est trompeur avec des pourcentages bien en deça de la réalité. Je ne fais pas le fier, hormis la Rhune à VTT , je n'ai jamais rien monté d'aussi raide sur une telle distance. Et ça se calme à peine ensuite, le pourcentage moyen étant supérieur à 9% jusqu'au sommet. Ne pas se fier aux informations officielles qui comptent les 12 premiers km en faux plat montant ce qui donne l'illusion trompeuse d'une montée facile alors qu'il s'agit d'un col Hors Catégorie ! Heureusement, passé le Burdinkurucheta, on rentre dans une forêt sans vent et avec une pente plus douce et la montée jusqu'aux chalets d'Iraty se passe cette fois sans problème . La vue est absolument magnifique là-haut avec la perspective sur toute la chaîne des Pyrénnées. Il ne me reste qu'à redescendre, sans pouvoir rouler trop vite , toujours à cause de ce vent à décorner les boeufs qui rend les trajectoires incertaines. Retour à Saint Jean après 66km avec les yeux pleins de paysages de rêves et ... les jambes bien fatiguées :-)




















Saint Jean Pied de Port

Mercredi 07/08/19 : Sortie recup Ibardin et Corniche Basque

Mode recup en tournant les jambes et en profitant du soleil . En allant vers Bera, un cycliste me passe en trombe alors que je suis plongé dans mes pensées. Ca me reveille, j'accélère pour prendre sa roue. Petite bosse, il relance fort en danseuse. "On va jouer" me dis-je. Je suis tranquillement, accélère un peu et ... paf , il explose , je ne le reverrai plus snif, pas de partie de manivelles . Bonnes sensations sur le reste de la sortie en resistant à l'envie d'appuyer plus fort. Il faut garder des réserves pour l'objectif ( difficile ! ) de la semaine .