dimanche 27 juin 2021

Vendredi 25/06/21 : Gravel of Legend

 






En plein milieu d'un hiver confiné ,  on reçoit un mail de Ludovic qui a trouvé une nouvelle épreuve Gravel longue distance : la Gravel of Legend . Le site annonce 278 km, de quoi inciter à la réflexion avant de cliquer sur "je m'inscris" . La course fait partie des évenements du premier festival du Gravel en France, organisé par Nature is Bike à Angers, elle est le fer de lance de la manifestation. 

Je ne rélfechis pas trop longtemps : les grandes épréuves me manquent après presque 2 ans dans un mode "sous cloche" pour cause de covid. J'ai besoin d'une motivation pour continuer l'entraînement et se donner un but , sans compter le plaisir de se retrouver avec l'équipe historique "grand raid" du SLC , renforcée par l'arrivée de Yann qui a décidé de se lancer dans cette catégorie d'épreuve un peu extrême. 

Avec une activité très intense au boulot liée à la création de Stellantis , je me demande aussi comment je vais faire pour m'entraîner suffisamment. Mais comme le veut l'adage "quand on veut , on peut !" . 

Allez, zoup , c'est cliqué me voilà inscrit.  La machine à rêve ne tarde pas à s'enclencher et je me projette déjà , tout en pensant à la logistique qui s'annonce un peu complexe . Départ d'Arromanches les Bains sur la plage du débarquement, à l'heure du débarquement : 6h31 . Moi qui n'aime pas trop me lever tôt , je vais être servi . Petit déjeuner à 5h15 servi par l'organisation, oulala !  Le tracé nous emmène ensuite à Angers,  et il faudra ensuite rejoindre Paris . Ce qui suppose de démonter le vélo pour prendre le TGV. Bon, on a le temps de refléchir à tout ça. 

Rapidement, tous les membres de l'équipe confirment leur inscription . Et voilà , c'est parti :-) 

L'entraînement commence ... par des séances Zwift . Confinement et hiver obligent . 

Petit à petit , avec des mesures sanitaires qui s'assouplissent et le temps qui s'améliore , retour à l'air libre avec de belles sorties route avec les copains . J'ai besoin de me rassurer sur le kilomètrage et je privlégie les sorties longues, peu de VTT donc pour ce début d'année. 

Même si les stats Strava sont rassurantes, les sensations ne sont pas exceptionnelles, le confinement est passé par là avec quelques kilos en trop qui se font sentir quand ça monte. Impossible de suivre Ludo ou Sebastien dans les bosses, sans parler de Marco ...  

Quelques conseils à Yann qui se lance sur la longue distance. Nous ferons quelques longues sorties ensemble et sa progression est impressionnante. 

L'échéance approche . Je ressors le gravel du garage et enchaîne quelques sorties de plus de 7h . 

Nous terminons notre préparation par un aller retour St-Michel/ Chartres magnifiquement tracé par Olivier notre président qui a le chic pour faire de superbes parcours gravel , avec une inspiration vététiste, qui sera précieuse pour la Gravel of Legend. Cette dernière sortie me rassure, les jambes arrivent et je termine bien les 200km du parcours. Ce sera moins bien le dimanche suivant avec Sebastien , où je termine une sortie en Vallée de Chevreuse complétement lessivé , sans trop comprendre pourquoi. Bon, on verra bien le jour J . 

La course étant positionnée un vendredi , avec le voyage à réaliser , je case deux jours de congés dans un emploi du temps compliqué. Du coup , je me fais une check list des affaires à emmener, sachant que je risque de partir à la bourre in extremis. Elle sera fort utile, seul oubli, la gapette du club, mais heureusement, la météo pas trop chaude limitera la transpiration. 

Mercredi soir 19h30, fin de ma dernière réunion, je saute dans la voiture et me voilà en route pour Angers. J'ai opté contrairement à mes camarades pour un aller en voiture à Angers , puis train de Angers à Caen , et vélo de Caen à Arromanches. Cela permet de ne pas avoir de contrainte samedi pour le retour et de profiter du salon Nature is Bike. 




Jeudi , me voilà dans le train pour Caen via le Mans . Bonne surprise, Richard qui in extremis s'est inscrit aussi et va en voiture à Arromanches propose de venir me chercher à la gare . Super sympa , ça me permettra d'arriver en début d'après-midi à Arromanches où on se retrouve tous . 

Le cadre , les copains , mon cerveau switche enfin du mode boulot au mode aventure Gravel. On y est et on est heureux d'y être. 

Contrôle des vélos par l'organisation et du matériel à emmener ( couverture de survie, strapping, eclairage, gilet fluo , ... ) et on récupère le package concurrent dont une balise GPS pour nous suivre et un beau maillot aux couleurs de l'épreuve. 





Le temps de dîner , et nous avons rendez-vous à 21h15 pour le briefing organisation . On nous promet un terrain humide et boueux avec les pluies des derniers jours . Mais j'ai un peu de mal à croire l'organisateur quand il nous parle de 100 premiers kms où nous allons le maudire avec des passages "qui ne sont pas du gravel" nous dit-il . Pas plus inquiet que ça , on n'est pas sur la Granit Montana non plus :-) ( parce-que sur la Granit , je l'avoue , j'ai maudit les organisateurs plus d'une fois !! ) 






Une courte nuit et nous voilà prêts pour le grand départ  




6h31 : c'est parti après une minute de silence en mémoire de l'histoire du lieu ! Départ prudent , la plage est humide et il y a des algues partout . Beaucoup partent à pieds, je reste sur le vélo , pendant que devant les quelques furieux et professionnels invités pour cette première édition se lancent à fond dans la première côte à 18% pour sortir d'Arromanches.

Le départ est magique , avec le soleil levant, les lumières sont magnifiques tout comme la multitude des vélos qui s'élance dans ce petit village de 500 habitants. L'organisation est de premier ordre, nous sommes filmés sous tous les angles y compris par un drone. Et il y a de nombreuses motos qui vont nous accompagner pour sécuriser les zones à risques de traversée de routes et de villes. 



Nous entrons rapidement dans le vif du sujet avec des chemins dans les champs et les forêts. Le terrain est effectivement un peu humide avec des flaques mais rien de bien méchant. On voit rapidement la discipline d'origine des concurrents. Certains qui viennent de la route semblent un peu perdus à la moindre flaque. Cela donnera quelques scènes cocasses comme ce concurrent qui s'arrête pour sortir une lingette afin d'essuyer sa jambe tachée de boue. Ou ces deux concurrents qui se couchent sans prévenir devant Yann et moi , bien synchros sans pour autant qu'on comprenne pourquoi ils tombent. 

On alterne champs et forêts , assez peu de route pour rejoindre le premier contôle au km 42 où nous faisons tamponner notre carnet de route. 



Nous roulons ensemble , les jambes vont bien et tout le monde a le sourire.  Richard quant à lui à disparu devant. 

Nous repartons, je surveille le GPS , on nous a parlé d'une descente dangereuse au km 51 . Quelques beaux passages en forêt avec une ou deux montées bien casses pattes dans les cailloux. 

Km 51 nous y voilà . Et bien pour le coup , il n'y avait pas d'exagération . Nous voilà devant une descente "granitesque" avec de terre glaise humide.  On ne voit pas les escaliers à gauche et du coup on descent droit dans la pente, même à pieds , c'est pas évident . Yann s'élance au trôt , n'arrive plus à s'arrêter et fini dans les buissons sans bobo :-) . Dommage, je n'ai pas filmé ! . Je ne fais pas le fier, pas sur que j'aurais descendue avec le VTT . 

Quelques km plus loin, encore une belle descente en lacet. Cette fois c'est sec et nous passons sans difficulté tous les cinq au grand etonnement de nombreux concurrents qui ne semble pas du tout à l'aise dans le technique. 

On arrive dans un bel enchaînement de D+ . Longue montée dans les cailloux au km70 pendant 1/4h . Je regarderai plusieurs fois la cassette pensant que le dernier pignon ne passait pas. Et pourtant si :-) . Mais ça monte raide. 

A peine descendus , on remonte au point culminant du parcours avec 200m de D+, le Mont Cerisy . Je suis avec OliVTTiste pendant que Ludo et Olipa sont partis un peu devant. 



Nouvelle descente / remontée dans les cailloux. 

Au sommet, le GPS se met à bipper en permanence, je regarde ce qui se passe et paf , me voilà à plat ventre dans une grosse flaque boueuse, grrrr . 


On arrive à Flers km 105 , fin du gros D+ . Pause boulangerie/sandwich après une séance de lavage à la linguette après mon bain de boue. 

Le temps menace depuis le départ mais nous n'aurons jamais pire que quelques gouttes finalement bienvenues pour nous rafraîchir. 

Nous repartons de Flers et nous voilà sur la voie verte Velo Francette, que nous allons suivre désormais en grande partie. 

D'un coup , le rythme change : les 30 km/h sont desormais accessibles . On forme un groupe et Ludo et un gars en blanc mettent un gros tempo en tête . Je fais de mon mieux pour prendre quelques relais, c'est sympa de rouler vite après 100 km plus "tout terrain". Mais en regardant le cardio , je me dis que ce n'est pas raisonnable. Mais bon, les jambes repondent bien, donc faisons nous plaisir. 

Qui dit voie verte dit barrière . Et à chaque barrière ça relance comme pour un sprint de Tour de France. Comme je ne veux pas me griller , je me prends 50m à chaque fois . Puis main en bas du guidon , on revient doucement, retour dans le groupe, barrière, relance , 50 m encore , retour , barrière etc .... Je me dis qu'ils vont se calmer mais non, enfin si , ouf , voilà le point de contrôle N°2 à Domfront . 

Yann avait un peu décroché , on se regroupe le temps de se restaurer . Les points de contrôles étaient annoncés avec juste de l'eau mais en fait , il y une montage de barres , compotes , crackers et chips à chaque fois. 

Tampon Domfront sur la carnet, on repart . km 128 , le prochain CP est à Laval km ... 210. 

Régulièrement sur le parcours , nous avons droit à des encouragements et à des petites animations avec drapeaux bleu blanc rouge en l'honneur du débarquement. Très sympa et motivant . 

Un marin et sa corne de brume nous retrouvera une bonne dizaine de fois sur le parcours . Avantage de nos maillots verts SLC bien identifiables . 

On est sur de beaux chemins de long de l'Orne puis de la Mayenne . Ca roule fort de nouveau,  Yann decroche un peu , puis OliVTTiste lève aussi le pied. Ca fait maintenant quelques heures que je me dis que je devrais rouler moins vite mais pas de signes de fatigue sur les jambes. 

Le phénomène " barrière/relances" continue . A un moment , je me dis que cette fois, on va leur montrer ce que c'est de relancer comme un malade. Je me dresse sur les pedales sur le 46x11 et appuie comme un furieux pour placer l'accélération de la mort qui tue . Et ... ça tue ma jambe droite . Crampe terrible à l'adducteur . Aiiiieeee !!! . Mode moulinette immédiat , ça passera. Alerte quelques kms plus loin à gauche cette fois . Donc je bois et je mouline et je me promets de manger un paquet de chips au CP pour recharger en sel . Les crampes me laisseront tranquille par la suite. 

Ludo & Olivier proposent une pause, ça permet à OliVTTiste de nous rejoindre, Yann arrive aussi et continue dans le petit groupe qu'il s'est trouvé . 

Le temps de repartir, crevaison d'Olipa qui semble avoir hérité de la malédiction des crevaisons que j'avais jeté puis levé pour OiVTTiste. Désolé Olipa , j'ai du faire une fausse manip avec la formule mais promis c'est involontaire. 

Heureusement qu'on est trois pour réparer, les pneux d'Olipa sont un enfer , il faut une force d'Hercule pour les déclipser. 





Réparation faite, on repart full gaz direction Laval. De nouveau du D+ dans les derniers kms avant Laval. Les jambes répondent toujours et on récupère Yann puis Olivier . Regroupement général au CP N°3 . Yann décide de faire une grosse pause et d'aller s'acheter un casse dalle.  Le temps d'huiler la chaine du vélo ( atelier au top sous le chapiteau ) et de manger un peu et nous repartons . Je ne peux plus voir le sucré en peinture, donc désormais c'est chips, crackers, banane et gels . 

Direction Chateau-Gontiers CP N°4 . 

Toujours de belles voies vertes, désormais au bord de la Mayenne, avec de nombreux moulins 





Nous voilà à Chateau-Gontiers où OliVTTiste s'arrête pour prendre l'hôpital en photo ( chassez le naturel ... ) . Je manque de loupé le CP qui n'était pas évident à voir , merci au concurrent qui me le signale. 

Pause, je m'inquiète pour le GPS , la cable de charge ne marche plus . Heureusement Olipa me prête le sien . Merci , sauvé ! 

Le temps de bricoler sur le GPS , zoup les copains étaient partis ! Arghl , je saute sur le vélo , retrouve Olipa . On se retrouve sur des chemins un peu boueux et collants, pas mon passage preféré . Le capteur de puissance affiche 310W pour 12 km/h sur un passage de 500m ... frustrant et Olipa qui me dépose, ça me met un coup au moral.  Je le vois au loin revenir sur Ludo & OliVTTiste . Je suis 500m derrière. Un peu de route , ouf , main en bas du guidon, 46x11 , ça revient doucement, on y croit, ne rien lâcher, je recolle . 

Curieusement, alors que je me sentais fatigué en arrivant au CP4 , cet effort debloque quelque-chose . Je sens mes jambes tourner à nouveau très bien , et même super bien . L'arrivée se rapproche . Alors qu'on avance à belle vitesse, un groupe nous rattrape. Ca m'étonne un peu car depuis longtemps , on ne fait que reprendre des gens . Ils nous dépassent, vont-ils partir loin devant ? Non , finalement,  on forme un petit groupe et ça roule bien mais sans forcer. 

Les kms défilent au rythme des moulins , je me sens presque chez moi :-) ( comprenne qui pourra ) 

15 km encore, je vois Olipa 150m devant , pas de réaction derrière . 

Ca faisait quelques kms que je me disait qu'il fallait tout donner sur la fin, juste pour le fun . 

Je descends deux dents, suivi par Ludo , on fait le jump pour rejoindre Olipa . Ludo prend le relai pour creuser l'écart . 

S'en suit une géniale partie de manivelles. Pour la première fois depuis 2 ans , j'ai des vraies sensations sur le vélo . Le cardio monte, les jambes tirent mais ça tient et l'adrénaline me pousse à pédaler encore plus fort.  Je perds 100m avec une barrière mal négociée, va falloir revenir , voilà la fin de la voie verte, oulalala une grimpette de la mort , pas le temps de tomber le grand plateau , je reste scotché . Faut rien lâcher , j'attrape le vélo sous le bras et je cours derrière Ludo et Olipa qui heureusement ne s'envolent pas , c'est raide. Un replat, je saute sur le vélo , ça monte, je force mais ça tient . Le sommet, ils sont 200m devant , allez on y croit, je reviens mètre par mètre et je les récupère à l'entrée d'Angers . On franchit la ligne ensemble après 14h30 d'effort dont 12h40 de roulage. 

On apprend que le neveu de Ludo à fini 7ème devant Steve Chainel ( !! ) et que son copain Jules ... a tout simplement remporté l'épreuve ! Waouh . Podium , photos tous ensemnble . De super moments . 

Le temps de se restaurer un peu et de boire quelques bonnes bières ( offertes à volonté :-) ) , et Yann nous rejoint. On n'était pas inquiets car on le suivait via sa balise GPS et le site de l'organisation . Top cette appli de suivi . 




Merci à Ludo ne nous avoir trouvé cette belle épreuve . Encore plein de souvenirs et de bon moments d'amitié . Vive le SLC VTT  et à bientôt pour de nouvelles aventures. 




lundi 18 janvier 2021

Dimanche 17/01/21 : Retour à Barbizon sous la neige avec Seb et Franck



Samedi en fin d'après-midi, petit SMS de Franck 'tu roules demain" ? . Je traduis par " VTT à Bleau ?' . On convient de reprendre un parcours que Franck aime bien, envoi prévu du fichier d'ici 30 minutes. 

Entre temps , message catastrophé de Seb : ses chiens on trainé le vélo en courant après un chevreuil, durit arrachée . Qu'à cela ne tienne , je lui propose de prendre le Spé , et je file au garage mettre des pédales Shimano compatibles avec les cales de Sebastien. 

Je tente de convaincre Benoit de nous accompagner, sans grand succès, mais on ne lachera pas même s'il faut finir par le kidnapper et l'attacher à un vélo avec une meute de loups derrière pour le motiver. 

Un oeil sur mes mails , toujours pas de parcours ... Connaissant les déboires légendaires de Franck avec tout appareil electronique, je préfère assurer en prenant un parcours dans ma bibliothèque de longueur comparable ( 40 km ) pour ne pas rentrer trop tard . Je précise qu'il s'agit de rouler à Bleau où la moyenne peut vite devenir basse avec un peu de technique surtout sur terrain glissant. 

Et zoup , parcours envoyé , à la seconde précise où Franck m'envoyait le sien :-) . 

Pas une foule d'amateurs, c'est dingue ça avec des excuses à la noix du genre " trop froid, ça glisse , trop mou etc ... " . Effet confinement ? Il n'y a pas longtemps on se battait pour sortir au premier flocon . 

Nous voilà donc sur le parking du Bas Breau à Barbizon à 8h30 ( enfin presque ... ) . 

Le temps de sortir les vélos et de procéder au réglage du Spé pour Seb, nous voilà partis. Ah , si , j'ai oublié un détail : pneu du Spé dégonflé . N'ayant pas roulé sur le vélo depuis quelques mois, je crains que le Latex ai séché. Bon , on regonfle et on verra bien . 

Quel plaisir de retrouver Bleau sous la neige, ca fait bien longtemps que ce n'était pas arrivé . Terrain parfois un peu spongieux , mais paysages magnifiques , un vrai bonheur ! 




Je réalse vite que j'avais oublié que mon parcours empruntait une bonne dizaine de montées impossibles 😉 . Les grimpettes à 30% sur le flanc des Longues Vallèes attaquent sérieusement les gambettes, ouch , c'est quand même plus dur le VTT que la route en terme d'intensité. Echec sur la montée mythique, ça glisse de trop , je patine sur le passage le plus raide, zut, c'est rare que ça ne passe pas. Je me dis intérieurement qu'il va falloir reprendre sérieusement le VTT et que j'aurais du passer l'amortisseur sur la position la plus souple pour augmenter le grip. Les réflexes se perdent vite. 

Entre deux bosses, on chemine sur le célèbre single en devers, et j'entends derrière moi les exclamations de mes camarades au gré des cailloux et petites racines piégeuses surtout avec ce temps. 

Le soleil est présent et les reflets dans les belles couleurs de Bleau l'hiver sont justes magiques. J'en oublie l'année 2020 pourrie par ce foutu virus. Il manque juste Benoit ( alors on s'y remet monsieur Benoilator ?? ) pour que tout paraisse "comme avant". 




Petit à petit le coup de pedale VTT revient. Les obstacles techniques passant sans forcer, et j'ai moins mal aux jambes dans les montées impossibles.

Seb est en forme et apprecie le Spe. Il relance à chaque occasion . Heureusement, j'ai tout prévu : le pneu se dégonfle dès qu'il appuie trop . 

Franck nous montre une variante à proximité du Magic Single , bien ludique cette petite boucle , avec single et petites dalles à franchir. Trop bien ! 

On rejoint Denecourt, pour une petite pause alors que quelques gouttes tombent. Etonnant , 5 minutes avant et 5 minutes après on sera au soleil.




Direction les Gorges du Houx via la Route Leopold. Franck commence à montrer quelques signes de surchauffe moteur, pendant que ce gredin de Sebastien tente de larguer son coach dans la route Leopold. N'ayant toujours pas evacué le surplus de poids après les fêtes, je me contente de rester dans la roue à la grande satisfaction de petit Padawan Sebastien qui franchit la ligne du sommet en vainqueur. Dans la descente, je réflechis aux represailles futures et au régime carottes/jambon pour remédier à cette situation dramatique. 

J'épargne à Franck la montée ( eh , eh , elle est pas bonne cette excuse ?? ) super raide droit dans la pente pour rejoindre le single en haut des Gorges, on prend un chemin plus facile mais quand même bien pentu et barré par un arbre. Le contournement nécessite de passer une grosse marche en racine, je monte les watts au maxi . Ca passe "facile" vu de derrière mais je perds 10 années d'espérance de vie au vu de l'effort fournI. 

Nous echouerons tous dans le passage mythique en haut des Platières, manque de jambes pour passer la fameuse rigole et ses racines. Pas grave, le drapeau de St Michel qui trône au sommet depuis des années est toujours bien planté. 

Puis retour tranquille par Franchard pour une bien belle sortie de début d'année. Vive la neige !

dimanche 27 septembre 2020

Dimanche 27/09/20 : JR Elite Route 2020 avec Ludo et l'ASCE tempête et pluie , mais bonnes sensations




J'ai de bonnes sensations depuis 15 jours, donc malgré les prévisions météo vraiment peu engageantes avec pluie mais surtout vent à plus de 60 km/h , je décide de faire la JR Route Elite quoi qu'il arrive. Ludo lui aussi motivé et en pleine forme est du même avis et motive son club route , l'AS Corbeil ( ASCE ) . 

Je sors la tenue étange : chaussettes et gants imperméables Verjari ( je conseille ), surchaussures, veste Gore Tex et jambières dans la même matiere. Comme le temps s'annonce froid avec le vent et la pluie, j'ajoute mon petit imperméable respirant d'été en dessous. Tenue approuvée, la pluie, pourtant assez forte au départ et à la fin ne traversera jamais, me maintenant bien au chaud. Les tissues respirant éviterons une transpiration trop importante. 

Temps vraiment pas au top  dimanche matin comme annoncé , quasi personne au départ ( moins de 10 vélos route !). On va dire que 99% des participants auront donc renoncé . Une pensée émue pour les vététistes qui s'élancent sur le grand parcours. Avec ce temps , ils vont en baver, pas à cause de la pluie mais du terrain. 

Un petit groupe de quatre s'élance mais nous attendons Mickaël de l'ASCE qui finit de recupérer sa plaque. Ca tombe bien car mon GPS n'a pas chargé correctement le parcours et je mets à profit ce temps pour refaire la manip.

Nous partons à quatre à 8h , Ludo, Vincent, Mickaël , tous les trois de l'ASCE et moi . 

Ca monte tout de suite , idéal pour se réchauffer. Le rythme est modéré sur ces premiers kms, ça me permet de chauffer et d'éviter le syndrome de la première bosse à fond qui m'a fait souffrir sur le CC04 la semaine dernière. 

On est sur la JR , donc ça monte et ça descend, tout le temps :-) . 

Au bout de 20km, la moyenne n'est pas très élevée . Elle augmente enfin quand le terrain devient moins vallonné. Le vent souffle fort mais nous sommes dans un terrain boisé donc ça reste supportable. Vincent prend quelques relais qui font mal aux jambes, je me dis qu'il va nous faire souffrir.

Premier ravito au bout de 44km. Contrairement à ce qui était annoncé, sans doute au vu du très faible nombre de participants, il y a du solide, madeleines, gateaux et bananes ce qui est bien agréable. L'affluence est quasi nulle, proportionnelle aux nombres de participants. 

Nous voilà repartis, mais cette fois, ça se complique. On arrive sur un plateau complétement découvert. Le vent souffle monstrueusement, le GPS affiche ... 15 km/h et je suis à fond ! Mickaël decroche, pendant que Vincent accélère. Ouille, ça tire fort sur les jambes , cardio au taquet. Je lâche au bout de 3 km , le rythme est trop fort malgré la vitesse ridicule. Ludo tient le choc, je les vois s'éloigner. 

Dur pour le moral, me voilà tout seul dans la tempete , le vent, la pluie et le GPS qui annonce une vitesse digne d'une montée de col. Je me concentre sur le pédalage, applati sur le vélo pour offrir le moins de résistance possible, le roule au maximum de mes possibilités sans me mettre dans le rouge. Au bout de 20 km , miracle, j'aperçois Ludo et Vincent et mètre par mètre je recolle. Youpi ! 

Le parcours est sympa et emprunte souvent des micros routes champètres . Tellement champètres que je finis par crever dans les cailloux . On s'arrête un peu plus loin, voyant passer une course contre la montre au passage. 

Le temps de réparer, Mickaël tout content de nous voir fait la jonction . 

Nous repartons à quatre, le vent commence à tourner dans le bon sens, le rythme est meilleur . 

Nous rejoignons le dernier ravito en haut d'une bonne bosse en deux paliers qui nous avait bien tiré sur les jambes. 

Le temps de se restaurer et de bavarder avec les bénévoles super sympas, nous voilà repartis . Plus ça va , plus mes jmabes répondent bien. Je suis désormais Vincent sans difficulté et j'arrive à prendre des relais. Le vent est majoritairement de dos, on se fait plaisir avec des lignes droites avalées à 50 km/h , entrcoupées de boucles sur des routes forestières qui me font toujours craindre une crevaison, mes GP5000 semblant plus fragiles dès que c'est mouillé. 

On enchaîne encore un bon nombre de bosses et je suis content de sentir que je suis facilement . 

Après une belle séance de pédalage vent dans le dos, voilà l'avant dernière bosse. Je sens de la force dans les jambes, donc quand Vincent et Ludo ralentissent, je garde ma vitesse et même j'accélère. Sensations excellentes, les jambes répondent bien et ne toxinent pas, le cardio suit. Je me fait une petite Alaphilippe pour le plaisir , et au sommet je mets tout à droite et file dans le vent. L'adrénaline coule à flot, ca faisait quelques mois que je courrais après ces sensations. J'appuie tellement que je loupe une bifurcation le nez dans le guidon. Le GPS me remet sur le bon chemin et j'ai maintenant ... Ludo en point de mire . 

Je recolle, on monte ensemble le Mur de Milon à 17% . Typique JR, je grimpe en visualisation les organisateurs ligotés sur un tronc pendant que j'arrive avec ma tronconneuse :-) . Ouf, enfin le sommet, il en reste qu'à se laisser glisser jusqu'à Saint-Remy. 

Encore une JR , route cette fois, pleine de souvenirs et de sensations . Parcours magnifiques, à refaire un jour de beau temps pour l'apprécier complétement 


dimanche 20 septembre 2020

Samedi 19/09/20 : CC04 Paris Noyon avec Ludo

 




Très beau parcours exigeant montées descentes en permanence et vent de face sur les lignes droites .

La journée a été un peu mouvementée. Pour commencer, impossible d'ouvrir la porte du parking que j'avais réservé via Zenpark près du départ. Première fois que cela m'arrive. Pas le temps d'appeler la hotline, on remonte dans la voiture et on file le plus proche possible du magasin Km0. Le temps de se garer, on arrive 3 minutes trop tard 😨

Pas d'autre alternative que de foncer en espérant rattraper le peloton. Vu le niveau des CC , c'est pas gagné mais on appuie comme des forcenés. La chance est avec nous, ils ont fait une erreur d'aiguillage à case de travaux et on le les retrouve à une intersection. Sauvés. S'en suivent une trentaine de km où on serpente sur les quais et dans les petites rues pour sortir de la zone urbaine dans un gros peloton et une ambiance sympa comme toujours sur les CC. 

J'ai en tête une longue bosse près de Montmorency, mais je ne la voyais pas partir de la ville. Erreur . Du coup quand la tête de peloton accèlère fortement dans la montée, j'imagine une montée courte et je les suis. Mais ça dure , ça dure . Ludovic tient le coup sans problème, pour ma part , j'explose en vol et finit des 500 derniers mètres à l'agonie. Heureusement le peloton s'est arrété en haut pour une pause pipi. Il faut aussi que j'évacue le café matinal. Le temps de m'arréter , ils sont repartis. Je crains de ne pas revoir Ludo mais il m'attend, merci à lui . On ne reverra pas la tête de course avant une pause boulangerie au km 72.

 On accroche un petit groupe et ça roule bien vite quand même sur un terrain qui ne cesse de monter et descendre. Je suis bien haut dans les tours pour suivre, les routes très jolies ne rendent pas beaucoup et il faut s'employer pour avancer. On retrouve le peloton de tête arrété devant une boulangerie. Je pense qu'on va pouvoir repartir avec le groupe avec la pause croissants. Mais il y a une queue importante, et le temps que Ludo se restaure ils sont repartis. Zut . Pour ma part j'ai emmené assez de ravito pour fonctionner en autonomie jusqu'au bout. 

On repart avec un petit groupe, mais on les lâche sans trop le vouloir et on se retrouve à deux. On double quelques petits pasquets et finalement, quelques uns  prenneont nos roues dont Cyrille qui va faire la fin du parcours avec nous et qui prend de sacré relais par moment. 

Ca continue de monter et de descendre et quand c'est plat, on a un gros vent de face alors que la météo annoncait du vent de sud . Zut ! On se relaie et Cyrille n'est pas en reste . On continue d'avaler des petits groupes clairsemés à nous trois, parfois , certains s'accrochent puis disparaissent. Les lignes droites vent de face me mettent un gros coup sur la cafetière. Entre le km 110 et 130 j'ai un coup de moins bien et je dois vraiment me faire violence pour ne pas lâcher, je n'arrive plus à prendre de relais et reste planqué derrière Cyrille et Ludo. 

Je redoute les 30 derniers kms ! Une longue montée de presque 5 km se profile. Ludo accélère pendant que Cyrille marque le pas mais je suis incapable de faire mieux et je reste avec lui . Je vois Ludo se rapprocher de deux gars devant nous. Je me dis que je ne le reverrai pas. Et puis , d'un coup , je me sens mieux . Etonnant . Les jambes se mettent soudain à tourner facilement. Je double Cyrille et revient rapidement sur Ludo. Je passe, Ludo emboite le pas, du coup on se retrouve à deux pour finir les 20 derniers km. Ils sont enfin plus faciles. Une longue descente puis du plat sans trop de vent de face . On arrive à 14h24 en face de la gare. On peut choper le train de 14h29. Il fait beau, on a bien poussé, je dis à Ludo : ça serait sympa de déjeuner ici .

Le train arrive et part sans nous . Cyrille nous rejoint. On file au resto recommandé par l'organisation qui nous annonce qu'il ferme ! Ben ça servait à rien de le recommander celui là ! On en trouve un autre, mais ils n'ont rien à manger. Heureusement on peut se boire une mousse, ça fait un bien fou. On trouvera un fast food encore ouvert , pour manger un hamburger franchement pas très digeste mais qui restaure les niveaux d'énergie. Le temps ayant passé, il est temps d'aller  prendre le train de 17h19 .

On arrive en avance pour être sur d'avoir de la place vu le nombre de vélos qui risquent de le prendre. On patiente en regardant le Tour de France . Le train arrive, on monte et c'est le gag  . Le contrôleur est du genre excité. Il insulte tout le monde, nous menace d'amendes de 150€ et veut faire descendre les cyclistes, trop de vélos dans le train ... à moitié vide. Il faudra de longues discussions et le calme légendaire de Ludo pour le convaincre que mettre tous les vélos dans le wagon de queue et possible et résoud le pb.

Le train finit par partir avec 3/4h de retard . La galère .. On arrive à la Gare de Nord bien tard, sous le déluge ( je n'ai pas pris mon Kway ... ) . On attend, ça se calme . Direction la voiture , il n'y a que 5km . Au bout de 3km je crève !! Je finis sur la jante , pas rassuré sur les pavés mouillés. Nous voilà enfin au parking. Mais dans la précipation matinal j'ai ... perdu le ticket . Négo avec le gardien, heuresement le système de photo de plaques accrédite ma bonne foi. On peut enfin sortir dans les embouiteillages du samedi soir. Arrivée à la maison bien tardive, mais reste le souvenir d'une belle journée de vélo, à refaire :-) l'ambiance sur ces CC est vraiment top . 

jeudi 6 août 2020

Jeudi 06/08/20 : l'Artzamendi ou l'Enfer Basque

















Retour sur les terribles pentes de l’Artzamendi la montée la plus raide du Pays Basque et sans doute de France. Immortalisée par Bixente Lizarazu dans son film l’Enfer Basque. Pas de Benoilator pour s’encourager mutuellement cette année. C’est donc seul qu’il a fallu résister aux pentes à 20% des 4 derniers kms tout en évitant de donner à manger aux vautours qui guettent autour du majestueux sommet. J’avais pris volontairement le Gravel pour profiter du pédalier 46x30 qui s’est avéré une bénédiction dans les passages où il était difficile de tenir la roue avant avec la pente. La cadence supérieure a l’année dernière ne me faisait pas monter plus vite mais mes jambes faisaient moins mal. Les 6 premiers kms sont magnifiques et ombragés. Les quelques replats permettent de récupérer des raidards. Mais les 4 derniers sont terribles. En plein soleil sur une pente qui ne descend pas en dessous des 15%. L’impression d’être au ralenti et pourtant il faut appuyer fort et tenir l’avant car la roue a vite tendance à lever. Et la pente ne se calme que dans les  ... 100 derniers mètres. Mais quelle récompense au sommet avec la vue à 360 degrés depuis la mer jusqu’aux sommets des Pyrénées. La descente ne va pas très vite trop de pente impossible de lâcher les freins. Retour par le non moins terrible col de Mehatze puis autoroute cyclable jusqu’à Saint Jean de Luz. Obliger de lutter avec un autre cycliste qui a fini de consommer tout le carburant restant en roulant à 40km/h. Quel contraste avec les 5 km/h de certaines parties de l’Artzamendi. L’endroit est toujours aussi beau et magique ça vaut la souffrance de la montée. Quelles belles routes mais que c’est dur ! 😀