mardi 9 juillet 2024

Dimanche 07/07/24 : Elsass'bike route

 

Entre 2016 et 2018 , j'ai fait trois fois le raid VTT longue distance de l'Elsass'bike. Beaucoup de super souvenirs , avec des paysages magnifiques, une organisation au top, et des ravitaillements légendaires dont celui de Neustadtmühle avec la mythique fontaine de chocolat. Sans oublier le congelo rempli de glaces gratuites à volonté à l'accueil 😀. 

A la recherche d'une belle épreuve mais de durée raisonnable, pour combiner vélo et week-end en amoureux, je me rappelle que nous avions dit avec Benoit que nous la ferions un jour en vélo de route. A l'époque , encore débutant sur la route, ça me faisait plus peur que le raid VTT !! 

"Quelques" années plus tard, c'est tout l'inverse. Les jambes tournant bien en ce moment, les 130 km et 2400 m de D+ annoncés me semblent accessibles. Sans compter qu'avec toute la pluie qui est tombée ces derniers temps et qui tombera encore le samedi, le VTT risque de se transformer en une épreuve galère même si le terrain local avec son sable rouge est plutôt résistant à l'eau. 

Je trouve un gîte sympa à Wasselonne, et la proprio nous conseille de réserver à l'Oie Gourmande à une dizaine de km. Conseil plus que judicieux, on y reviendra. 

Vendredi après le boulot, nous voilà sur la route avec Karine, trajet un peu long mais sans difficultés. Prendre cette route me fait toujours le même effet nostalgie, toujours cette impression de rentrer à la maison, comme si c'était hier. Ca fait pourtant ... un peu - beaucoup -  plus 😉. Nous sommes sur place à 23h pour un repos bien mérité. 

Samedi, après une belle matinée , la pluie orageuse fait son apparition. Cela nous incite à opter pour un tourisme véhiculé et on part reconnaitre ... le parcours sur une suggestion de madame. Nous sommes immédiatement séduits par le tracé, magnifique et pas évident à emprunter en voiture, ce ne sont que des minuscules routes qui serpentent soit dans les vignobles alsaciens soit dans les forêts vosgiennes. .Dépaysement garanti et quelle belle région ! 

Le hasard nous fait passer devant une cristallerie, que je ne peux que recommander. La Cristallerie Lehrer, avec un magnifique hall d'exposition au bord la rivière et une atelier de travail ouvert au public . Originaire de Nancy et habitué à Daum et Baccarat,  je suis épaté par la qualité des produits et le prix divisé par 4 par rapport aux noms plus connus . On devalise la cristallerie en passant un bon moment de découverte. Etape au départ à Wangenburg sur le retour histoire ... de manger une glace et d'envoyer des photos souvenirs aux copains avec qui j'ai déjà fait cette épreuve. 












Ca me rappelle qu'il faut que j'arrive à remettre Benoit sur un vélo, never give up ! 

Diner à la fameuse Oie Gourmande, restaurant hautement atypique et à la cuisine tout autant recommandable, notamment la Flammekueche à la gratte de canard, miam 😋 . Repas gastronomique pas du tout recommandable par les coachs sportifs, mais on ne vit qu'une fois 😀 . Nous avons adoré ce restaurant , specialités locales et pas communes, comme la choucroute au canard. 







Lever très matinal, le départ étant à 7h . Il faut très beau mais très frais. Pas plus mal pour ne pas souffrir de la chaleur. Alors que les VTT partent groupés sous les encouragements du speaker et de la foule, la version route est une épreuve annexe. Je m'élance ... tout seul, départ autorisé jusqu'à 9h manifestement pas trop de lêve tôt. Bizarre car on part dans le sens inverse des VTT, je vérifie bien la trace sur le GPS c'est bien ok. 





A peine 500m et direction la route du Panorama pour grimper le Col des Pandours. Le premier km est à 11% , ouich , ça réveille et ça réchauffe. Même sensations qu'au départ de la Vache qui Rit, pas trop de forces dans les jambes, ça tourne mais je n'ai pas trop d'énergie pour accélérer. Je ne suis pas inquiet, je sais qu'il faut une heure au diesel pour chauffer.  Un gars me rattrape à la fin de la partie raide, pas moyen d'accélérer pour prendre la roue, je reste à ma vitesse de croisière. 




Une petite photo au col et voilà la descente, pas très pentue sur une dizaine de kms. La temperature remonte doucement, je profite à fond des paysages pendant que je sens les muscles qui commencent à répondre. Le terrain est vallonné, nous sommes coté alsacien dans les vignes. Jolis villages et petits coup de cul se succédent, désormais je peux les monter à fond et la moyenne grimpe rapidement, le D+ est significatif mais ce sont des bosses de 1 ou 2 km ,  montables en rythme. 

Toujours personne sur le parcours , ni devant, ni derrière ! , on est pourtant 250 inscrits sur internet , soit le maximum autorisé pour cette épreuve. 

Je me rapproche du ravito et je me souviens qu'il y a une bosse qui semble pentue juste avant. Nous voilà à Wechthoffen , et voilà la bosse. Wouah ! Ca monte à 11% sur 2km avec des pointes à 14% , celle là , je la sens passer. Je rattrape deux concurrents juste avant le ravito, ils font le parcours gravel qui vu l'état des vélos est bien boueux. 





Super ravito , avec petits sandwichs et saussisson ( hein Franck 😀 ) , fruits , bref à la hauteur de la réputation. 









Je repars rapidement, belle descente qui nous mène à Wasselonne où on prend une belle piste cyclable qui longe la rivière. 

Dernière partie en Alsace, ça commence à monter direction de la Col de Valsberg, 13 km d'ascension avec des pourcentages très variables, parfois plus de 10% au début. Je discute un peu avec un concurrent que j'ai rattrapé. Il m'explique qu'il a loupé quelques flèches ... ce qui me fait réaliser qu'il y a un fléchage au sol auquel je n'avais pas du tout prêté attention depuis le départ  😂! Fléchage que j'aurais du suivre car  je me trompe de route au 3/4 de l'ascension en suivant deux présumés concurrents qui en fait n'avaient rien à voir avec l'épreuve. Après 1 km de descente je finis par entendre les bips d'avertissement du GPS , j'en suis quitte pour un peu de D+ additionnel. 

Photo au col, et très belle descente qui me fait repasser devant la cristallerie. Boucle plus difficile pour repartir vers Dabo , la moyenne chute un peu, et c'est la récompense avec le ravitaillement de Neustadtmühle et sa fontaine de chocolat accompagnée d'un buffet de petits fours salés et sucrés et d'une salade de fruit géante ! Sur le raid VTT longue distance, on arrive dans les derniers à ce ravito qui est devalisé. Là c'est tout l'inverse, je suis dans les tout premiers, seuls quelques VTT sur des parcours moyens sont là. Donc il y a le choix 😋😋😋😋. 







Je n'abuse pas du ravito, il faut remonter une nouvelle fois le col de Vaslberg sur son autre versant. Montée beaucoup plus facile dans ce sens, à part les 300m à 15% ajoutés perfidement par l'organisation en plein milieu en coupant un long virage par une petite rue au lieu de suivre le tracé de la route du col. Pas mal de passages à 2/3% qui permettent de monter à belle vitesse. Je dépasse du monde mais personne qui soit sur l'Elsass'bike, pas de plaque visible. 





Nouvelle descente sympa avant les 2 derniers km pour remonter au départ que je rejoins à 13h après 5h30 de roulage. 

Sensations excellentes, les jambes une fois chaudes n'ont pas faibli et m'ont permis de prendre 100% de plaisir en comtemplant les paysages et en ayant la sensation de bien avancer dans les montées, et l'Orca est vraiment top sur ce genre de parcours, partant au quart de tour à la moindre sollicitation et enfilant les virages avec précision dans les descentes. 

Retour à 13h30 au gîte pour un bon déjeuner avec Karine et une petite sieste avant de reprendre le chemin de retour pour un week-end que nous avons apprécié tous les deux. 





A refaire !  

lundi 27 mai 2024

Samedi 25 et Dimanche 26 Mai : Gravel & Cyclo route la Vache qui Rit à Lons le Saulnier

 


Il y a quelques mois déjà , Franck nous fait de la pub pour une cyclo sympa dit-il , la Vache qui Rit à Lons le Saulnier . Avec une épreuve Gravel de 105 km le samedi , 1600 D+ annoncés et une épreuve route de 160 km / 2600 D+ le dimanche.  L'endroit et les parcours semblent au top, c'est un succès fulgurant et on se retrouve rapidement à une quinzaine d'inscrit(e)s amateurs de beaux événements, une bien belle équipe ! Rare qu'on soit aussi nombreux. 

Ludo propose de prendre en charge la logistique, avec son efficacité habituelle. On ne pourra que s'en féliciter, le choix des gîtes étant parfait autant par la qualité que la localisation proche du départ. Seul petit point de débat : pour Marco ca descendait jusqu'au départ, pour nous ça montait 😂. A la réflexion, cela donne un indice sur les perfomances de Marco en montée : il croit que ça descend ! 

4200 D+ en deux jours, ça commence à chiffrer, on se fait quelques belles sorties de préparation,  Franck et Ludo qui se distinguent en participant à la Gardoise , un raid de 8 jours entre Paris et Uzes. Pour ma part, entrainement régulier en fonction des contraintes du boulot avec une augmentation du volume le dernier mois pour enchaîner les deux journées. Je me sens plutôt en forme pour le jour J . 

Départ le vendredi matin avec OliVTTiste. La destination est bien pratique, il faut à peine plus de 3h30 pour rejoindre Lons par l'autoroute. Le hasard fait que nous nous retrouvons à la même station de recharge sur l'autoroute A6 que Ludo et son frère Sam . Hasard sympa . On déjeunera ensembles et nous nous suivrons pour le reste du trajet. 




Arrivée à Lons, le calcultateur de trajet de la 3008 trouve une station de recharge rapide au Mc Do local , arrêt café recharge pendant que je fais un call avec les US .

Au moment de repartir se produit la première aventure du jour : impossible de débrancher le cable de recharge de la Mégane de Ludo . Le cable trop court devait forcer un peu et le mécanisme ne s'est pas libéré. Malheureusement, il n'y a pas de solution évidente malgré l'appel à l'assistance. On passe un coup de fil à un ami, Max qui travaille chez Renault , nous trouve un flying enginneer pour aider. Heureusement, après 3h d'attente la voiture décide que la farce a assez duré et libère le cable toute seule. Ouf ! 

- Nb : chers lecteurs , le redacteur de ce compte-rendu travaillant pour une marque concurrente , les détails de cette affaire resteront confidentiels 😂 - 

Pendant ce temps nous avons emménagé avec Eric, Stephane Q  , Olivier et Nicolas dans un joli gîte avec garage , parfait pour l'occasion. 

Soirée resto au Grain de Sel en centre ville 



Un bon mais court dodo plus tard, lever 6h pour la première épreuve , la VQR Gravel Ultra 






Pas de classement ( en théorie ) sur cette épreuve. On se retrouve en première ligne, interviewés par l'organisation. Ambiance cool et super sympa, soleil magnifique et température idéale, la journée s'annonce magnifique. 

Franck n'est pas avec nous, il participe à l'épreuve 60 km avec Catherine et Sandrine . 




On commence par une longue bosse, d'abord sur la route puis rapidement sur des chemins assez larges mais bien caillouteux. J'apprécie plus que fortement ma potence suspendue Vecnum qui pour à peine 100g de plus sur le vélo, change complétement le confort en filtrant très efficacement les chocs . Un peu de pub méritée pour le fabricant allemand 😀. Les jambes vont bien, ça monte tout seul et malgré les presques 500m de D+, la moyenne est de plus de 15 km/h au sommet. Les paysage sont somptueux, lacs , falaises, rivières, aucun doute que je reviendrai dans ce coin idéal pour des vacances mais aussi top pour le vélo. Ludique , un peu physique mais rien d'extrême non plus. 






Peu après le sommet, alors que nous roulons dans un chemin, je me retrouve soudain avec la manivelle gauche attachée à la chaussure mais plus au vélo 😢 . Pas la première fois que cela m'arrive mais justement j'avais pris soin de bien serrer l'écrou central et les vis sur le coté. Je me dis que j'ai surement perdu l'écrou et ça va être galère pour le week-end ... Heureusement, encore plus etonnant , l'écrou est toujours en place. Problème j'ai perdu l'entretoise qui permet d'espacer la manivelle de la base qui a une forme particulière sur le Graxx2. Du coup en remontant , j'ai le capteur de puissance qui frotte un peu sur la protection de la base qui finira usinée. Bon bref, je repars, ça va le faire. Arrêt photo avec les copains. 

On se félicite du terrain sec malgré les pluies des derniers mois. 

Un peu trop vite , au bout d'un passage herbeux, on rentre dans les sous-bois, l'entrée est grassouillette. Mais ce que nous prenons pour une zone localisée reflète l'état des sentiers dans tout le parcours forestier. Soit environ 30 km ! 😉 . 

Pour ceux qui comme moi ont parié sur une monte de pneus roulants sur la foi de Komoot annonçant presque 60% de section bitumées ont tout faux. Mention speciale à Nicolas en Overide Hutchinson, pneus semi slicks.  En fait il doit y avoir moins de 30% de route , le reste se divisant en sections de vrai gravel sur des pistes blanches bien agréables et en sections VTT rendues techniques par le sol gras. 




Mon vélo est une petite vachette sauvage tentant tous les 10m de me desarconner par une ruade. La roue arrière a une envie irresistible de faire des calins à sa copine de l'avant. Heureusement, le passé de vététiste permet de rester - la plupart du temps - sur le vélo , mais deux ou trois glissades me mettront toutefois au sol en douceur. 

Nous découvrons le lac de Vouglans, une vraie merveille et le sentier qui en fait le tour est vraiment superbe. Sec il aurait été parfait. 

Tant bien que mal nous restons groupés, on a voté d'y aller en sans forcer pour cause de plat de resistance le lendemain. 




Un peu avant le ravito , dans une descente, mon disque avant se met soudain à faire un gros bruit. Alors que je jette un oeil pour voir si la roue est bien serrée, le velo se met soudain en travers et je fonce dans un buisson après que la roue avant ... se soit décrochée!!! 😱😱😱😱 . Fixation sans doute dessérrée lors de la glissade précédente. Miraculeusement , pas de dégat sur le vélo ni le cyliste. Une aventure mécanique de plus à ajouter à ma liste ! 


Ravito bien doté à mi-parcours et bienvenu pour refaire les niveaux, il commence à faire bien chaud au soleil. 

Marco goûte un peu à tout. Dans le tas,il y devait y avoir un truc puissant que je n'ai pas testé hélas 😂 . A peine sur la route derrière le ravito, le voilà qui accélère, le GPS indique plus de 40 km/h, on reprend tout ce qui roule. Au bout de 10 km à ce rythme endiablé , je me dis que je vais le payer cher le lendemain et je laisse filer, retrouvant Nicolas qui a fait de même. 



Au hasard de quelques passages où on cherche le bon chemin, on finit par tous se regrouper.  Belle photo au col de Percée. 









Après une belle descente sur une piste blanche, nous rentrons sur la voie vert PLM et ses fameux tunnels. 
Faux plat descendant , c'est un vrai bonheur les vélos filent sans effort . A l'exception de 200m où nous sommes detournés de la voie verte pour prendre un single ultra glissant , seule faute de gout du traceur. 





Alors que nous pensons descendre jusqu'à Lons, le parcours fait une petite boucle dans la ville pour prendre une montée à 20% histoire de fournir un dernier effort ! 

Nous arrivons tous avec la banane pour une bière ( merci Franck ! ) et un bon repas sur le site de l'épreuve, le Juraparc de Lons. 

Soirée fabuleuse le soir chez Patrick et Aline, des amis adorables de Ludo qui nous accueillent de manière absolument incroyable . Un grand moment de convivialité comme on les aime ! Merci encore à eux ! 



On se couche à une heure raisonnable , pour un reveil à nouveau à 6h pour la cyclo route . 





Ambiance très différente du Gravel de la veille : il y a 10 fois plus de concurrents, plus de 1200 pour notre seul parcours ! Ambaince course, avec des pros et des grands noms ( Laurent Jalabert ) en première ligne. Cette fois par d'interview pour nous 😂 . On a dit qu'on roulerait tous ensembles , mais avec 1200 cyclistes habillés du même maillot, ça s'annonce compliqué de se reconnaitre ! 






8h , la meute est lancée . Ca part à toute vitesse devant . 

Bien qu'ayant ménagé les gambettes la veille , le départ est difficile dans la première côte qui se decompose en deux parties mais avec 460m de D+ enchainés pour commencer. Pour une raison inexpliquable , le vélo bien réglé et testé la veille au soir est complétement déréglé , pas moyen de descendre sur le petit plateau. Le pourcentage est trop elevé pour rester sur la plaque, je suis obligé de m'arréter pour dérailler la chaine à la main.  Grrrrr 😡. 

Je manque de forces dans cette montée, pas fatigué maiis les watts ne montent pas et je vois les copains disparaitre. Du moins, j'imagine, car très difficile de reconnaitre qui est qui, vu qu'on a tous le même maillot "Vache qui Rit". Une fois au sommet, je n'ose pas repasser sur la plaque pour ne pas être obligé de m'arrêter une fois de plus . Mais rapidement , je réalise que ça va être très compliqué de suivre mon groupe dans la descente sur le petit plateau. Ca roule vite ! . Je mouline comme un malade, ça ne suffit pas à coller au peloton. 

Je remets la plaque, ça va beaucoup mieux, et je passe les petites bosses en force. Au passage ça me fait du bien de forcer et petit à petit les jambes et le cardio se débloquent.  Il est plus tout jeune le JP , plus diesel que Formule 1 😀. 

On croise un peloton ... de vraies vaches qui ne rient pas en sens inverse :-) . Suprenant, mais il y a plus de vaches que de vélos dans cette région mais les signaleurs et les motos gèrent le croisement des deux pelotons, tout se passe bien, aucune perte à déplorer dans les vaches à vélo et les vaches à pattes. 

L'organisation est au top, avec un nombre invraisemblable de signaleurs et de motos pour nous encadrer. Génial ! 

Bosse raide avant le premier ravito, trop dur sur la plaque,  tant pis, je voulais attendre le ravito mais je m'arrête pour régler le dérailleur. Je vois du coup passer des copains que je pensais devant. 

Vélo réglé avec un tour sur la vis de butée, le petit plateau passe enfin. Sabotage ! Enqête en cours 😀. Vu la liste considérable de bosses sur le parcours je me sens soulagé. Arrêt éclair au ravito 1 , juste pour remplir la gourde et je repars sans avoir vu personne ( enfin à part 1000 maillots Vache qui Rit) .

 Dans la bosse suivante, je me fais doubler par les motos et le groupe de tête du parcours moyen. Impressionnant la vitesse des gars , ils nous déposent immédiatement impossible d'accrocher une roue ! .

Pas de photos aujourd'hui , pas le temps, il faut s'employer pour rester dans un bon groupe. 
 
Je me sens de mieux de mieux et je profite de l'épreuve et des paysages superbes , passant d'un groupe à l'autre car les groupes sympa volent malheureusement en éclat à chaque bosse. 

Bon signe, ils disparaissent plutôt derrière moi que devant désormais. Petite pluie fine en mileu de matinée. Rien de bien génant mais je suis inquiet pour la suite , je n'ai pas pris de vêtement de pluie au vu de la météo favorable. Heureusement ça ne dure pas et bientôt la chaleur de le soleil reviennent. 

Ravito 2 au km 67 après la plus longe montée du parcours ( presque 6 km / 295m de D+) , arrêt bidon et miam, le ravito est super bien garni. Je retrouve Stephane. 

Direction le ravito 3 au km 127 avec une ribambelle de bosses à gravir mais moins longues (2/3 km ) donc on peut mettre plus de watts.

Pas vraiment le temps de s'ennuyer. Les jambes sont complétement revenues et j'accélère le train progressivement, j'ai retrouvé ma puissance normale dans les montées ça aide. 

Soudain, au détour d'un virage dans une descente je vois Franck sur le bas coté et un vélo à l'envers, je les avais perdu depuis le départ ( Franck, Sam, Ludo , Marco ) et avec sa forme du moment je n'esperais pas le revoir.  

On est en descente, avec la vitesse pas le temps de voir qui est là . Je continue me disant qu'il me rattraperont.  Avant d'arriver au ravito, il faut passer la côte de Monetay. Pas la plus longue mais de loin la plus raide du parcours avec plusieurs passages au-dessus de 10% . On la monte ensemble avec Stephane à un bon train. Dernier ravito , arrêt court pour grignoter et refaire les niveaux, il commence à faire bien chaud. 


Sam est là aussi et m'explique que Marco à fait un tout droit dans une rivière 😱😱😱😱 et que Ludo a crevé , d'où l'arrêt. Mais tout le monde est reparti et sain et sauf. 




Dernier relai vers l'arrivée , profil descendant et vent dans le dos , la moyenne remonte avec un dernier tronçon bouclé à fond à plus de 34 km/h de moyenne.  Autant j'étais à la ramasse au départ autant je me sens super bien dans cette partie doublant des concurrents par dizaines, ce qui a un petit coté grisant et me booste bien. Pas de doute maintenant pour moi plus c'est long, mieux c'est. 

Arrivée à 14h26 , 797ème et ... premier des copains par le jeu des aléas mécaniques de la journée et des tentatives de pêche à la truite improvisées, à ma grande surprise vu les sensations initiales. Super week-end avec des belles épreuves dans un coin vraiment magnique et top pour vélo. A refaire ! 😀




dimanche 7 janvier 2024

Vendredi 05/01/2024 : Gravelman Paris Nord 350 km route

 

J'avais adoré le Gravelman Paris-Deauville 2023 , particulièrement l'ambiance avec une super équipe d'organisation aux petits soins et un esprit "grande famille" vraiment sympa . Et puis Steven le Hyaric, l'organisateur en chef est un personnage hors norme à la personnalité rafraichissante en cette période plutôt troublée sur notre planète. 

Le Gravelman Paris Nord 350 km me tentait bien à domicile , avec toutefois le bémol de la date de départ , le 5 janvier , la météo est un facteur à prendre en compte . Heureusement , grâce aux vétements techniques que nous avons la chance d'avoir aujourd'hui, je reste confiant à condition qu'il ne pleuve pas trop . J'opte néanmoins prudemment pour la version route au vu des trombes d'eau tombées sur l'Ile de France ces dernières semaines. Il y a aussi une version 500 et même 700 mais on va rester raisonnable , la forme en ce début d'année n'est pas optimale. 

Ludovic évoque immédiatement l'idée de m'accompagner et s'inscrit aussi , au dernier moment  😀 . Sur une telle épreuve c'est beaucoup plus sympa de rouler à plusieurs que tout seul. 

Comme toujours , le groupe Whatsapp spécifique à l'épreuve est très actif et donne envie d'arriver rapidement au jour J . Même si les échanges nous ont fait craindre l'attaque des kangourous de Rambouillet et des loups d'Ile de France. Si , si , ils existent vraiment 😀 mais sans doute mal informés ne se manifesteront pas pendant l'épreuve , ou du moins pas en notre présence 😂 .

Je ne resiste pas à l'envie de rouler sur mon nouveau montage perso, un cadre compatible de roues VTT en 29x2.1 , tout comme des roues gravel ou route et équipé d'une potence suspendue performante Vecnum Freequence très efficace sur les passages bosselés ou les pavés. Montage inspiré par une discussion avec David à l'arrivée de la Gravel Fever sur le vélo idéal pour les grands raids . L'Orca restera au garage pour cette fois. 


Configuration Ultra route 

Configuration VTT pour Bleau 



Nous nous retrouvons avec Ludo un peu avant 6h avenue de la Grande Armée pour le départ 

Steven





La troupe s'élance à 6h , avec une petite poignée qui vise le 700 , bravo à eux ! . J'ai longuement hésité sur ma tenue , car il ne fait pas froid en ce vendredi matin , 9° au départ et la météo annonce du soleil l'après midi . Mais la vague de froid Sibérienne arrive , chute des températures prévue le soir et je prévois une arrivée autour de 23h . J'ai donc mis ma veste Ekoi Polar Fleece , par ailleurs imperméable, pour ne pas risquer d'avoir froid mais au risque d'avoir trop chaud au départ. 

Nous escaladons Montmartre pour commencer , ce qui confirme mes craintes , j'ai déjà bien chaud. On enchaîne sur le canal de l'Ourcq , magnifique itinéraire pour sortir de Paris avec les quais illuminés . On suivra le canal pendant 30 km avant de commencer notre remontée vers le Nord.  Sortis de Paris, la température a baissé et je n'aurai finalement qu'à me féliciter de mon choix de tenue . D'autant plus que chose imprévue par la météo , il faut un beau soleil sauf sous les nuages où nous aurons régulièrement des averses ! 

Pas mal de monde autour de nous, on roule dans un petit groupe ce qui rend l'ambiance encore plus agréable. Certains poussent fort sur les pédales , et comme toujours , j'ai l'impression que tout le monde me double , mais j'ai maintenant suffisamment l'habitude des épreuves ultra pour savoir que l'important est de toujours avancer régulièrement et qu'on rattrapera la majorité d'entre eux plus tard. 

Confiant dans nos capacités, j'ai un équipement light et un petite sacoche arrière avec une veste de pluie si la situation empire on ne sait jamais et la couverture de survie , sacoche de cadre avec les outils et quelques petits sandwichs , sacoche de top tube avec la balise et les batteries , power bank et alimentation de ma K-Lamp avant , et un food pouch pour attraper facilement barres et pâtes de fruits. 

Le vent est favorable, on avance facilement même si la moyenne n'est pas extraordinaire , le long du canal fourmillant d'obstacles à contourner. Si le GPS indique régulièrement plus de 30 km/h, la moyenne ne dépasse pas les 23 km/h . 

Premier CP de nuit dans le Parc de la Poudrerie . On ne savait pas trop si la grille serait ouverte, finalement elle l'était pas besoin d'itinéraire bis. 




J'ai répéré une boulangerie sur le parcours au km 52 à Dammartine en Goëlle , nous y faisons un stop , accueil très sympa et il y a un espace pour manger à l'intérieur ce qui est bien agréable à cette période de l'année . Un coca et un pain au chocolat tiennent lieu de petit déjeuner . Un client nous demande combien on a prévu de faire de km : je réponds 350 😀 . Hein 350 ? Mais vous partez pour combien de jours ? On compte arriver ce soir en fait . Le monsieur nous déclare son respect eternel , séquence bien amusante. 



Une pensée émue pour les habitants du coin, avec le passage incessant des liners en finale vers les pistes de Charle de Gaulle. 

Nous repartons en direction d'Ermenonville, prochain CP au milieu de la forêt qui nous protège du vent désormais de face. 



Le prochain CP est à Chantilly , magnifique endroit , où nous avons déjà pris de départ de plusieurs épreuves et qui sera aussi la base de vie de la Race Across Paris à laquelle je suis inscrit pour fin Avril. 





Nous avançons bon train de concert avec Ludo . Le prochain CP est à l'Isle Adam, mais entre les deux , il y a une des plus longues bosses d'Ile de France avec la montée vers Saint Martin du Tertre , plus de 4km pour atteindre les 208m , point culminant du parcours. 

La montée se passe bien, les jambes tournent parfaitement. Je pense à la belle descente qui va nous permettre de glisser jusqu'à l'Isle Adam . Une jolie petite ville de que je connais bien , camp de base à l'époque où je débutais comme pilote à l'aeroclub ACCM de Persan Beaumont. Mon GPS m'indique soudain de tourner à gauche. Mais il n'y a pas de route à gauche ? Bug ? Ludo se pose la même question ... Deux GPS qui donnent la même indication, c'est donc apparemment bien la direction à emprunter. 

Pourquoi sommes-nous surpris ? 



Voilà la route 😂😂

C'est là que je suis content d'avoir mis mes pneus Sector tubeless en 700x32 . Ce type de passage Gravel sur la trace route est commun sur les Gravelman , donc il vaut mieux éviter les pneus à chambre en 700x23 sauf à aimer réparer les crevaisons. 

Ludo a ses GP5000 tubeless, je suis quand même inquiet pour lui , et d'ailleurs Ludo y va doucement dans le chemin. Seule partie du parcours où je pouvais facilement rouler plus vite que notre infatigable coursier 😀




Le passage dure un peu ,  on prend un grand chemin en descente , et on finit par atterrir sur une petite route bitumée mais qui se termine par une grosse ornière pavée puis un marécage ! . Je tape un peu dans l'ornière et cela fait légement tourner mon guidon vers le bas. Avec tout l'équipement sur le cintre, les vis sont difficilement accessibles, je ne prendrai pas le risque d'essayer de le remettre en place, ce n'est pas vraiment génant. Au final , j'aurais du , car cette position inhabituelle me causera quelques douleurs dans le dos à la longue. 

On traverse l'Isle Adam, il est environ 11h30 , trop tôt pour un arrêt déjeuner comme je l'avais initialement prévu. On decide de manger à Cormeilles en Vexin , environ 25 km plus loin. 

Belle montée assez pentue pour ressortir de l'Isle Adam, puis parcours bien vallonné avec du vent du face pour rejoindre Cormeilles mais souvent abrité en forêt . Le coin est vraiment joli, on se régale avec Ludo . 

Arrivée à Cormeilles, au magasin de vélo DAGG , sponsor de Steven . Avec un ravito surprise offert par nos organisateurs préférés, nous en sommes à 130km . 


Ravito néanmoins insuffisant pour deux cyclistes affamés devant encore parcourir 220 km , on s'arrête donc 1km plus loin à l'épicerie du village pour un bon sandwich et une canette de Red Bull pour moi . 




Pas l'idée du siècle ce Red Bull , ça va me causer un bon pic de glycèmie et un coup de moins bien sur les kms suivants . 

Nous discutons avec un concurrent qui n'arrive pas à trouver le CP , mais finira par le localiser avec nos conseils. 

La suite du parcours est toujours aussi belle dans le Vexin, je reconnais des passages pris avec l'équipe AAOC sur la cyclo des Coteaux de Seine. On est sur les plateaux maintenant, ça monte et ça descend mais surtout le vent de face est cette fois très présent et sensible. Passage casses pattes . On roule de concert avec plusieurs autres concurrents rattrapés où qui nous ont rattrapés dont notre collègue perdu dans Cormeilles et qui appuie bien sur les pédales. Ca motive Ludo qui suit , je lève un peu le pied de mon coté. Ludo m'attend gentiment, et on commence notre séquence de l'homme à la veste jaune' . Concurrent sympa , qui roule sur le 700 (!) , que nous avons rattrapé , qui nous redistance, qu'on re-reattrape, le tout une bonne dizaine de fois sur les 100 km suivants 😀

L'invitée du jour est la pluie , on essuie pas mal d'averses , ce n'était pas prévu du programme. Heureusement,  la pluie ne sera jamais assez forte ou longue pour remettre en cause l'imperméabilité de la tenue. 

Le prochain CP est à la Roche Guyon, au km 170 




Photo prouvant le passage de Ludo au CP , sa balise n'ayant pas enregistré le passage pour une raison mystérieuse. 

Nous voici donc à la moitié du parcours , après un passage magnifique en surplomb de la Seine . 

Encore quelques kms et nous allons bifurquer vers le sud , direction Rambouillet via Bonnières sur Seine. La bonne nouvelle est que le vent va passer progressivement de dos. 

Effectivement, nous voici sur de belles routes qui roulent bien,  le GPS indisque à nousveau pllus de 30km/h, faisant remonter la moyenne que le passage vent de face , bosses à répétition avait bien fait baisser. Ca remonte toutefois durement à Bonnières , début de la bosse à plus de 12%. 

Un arrêt technique de notre duo , nous fait dépasser par l'homme en jaune qu'on rattrape à nouveau quelques kms plus loin , moment que choisit ma manivelle gauche pour tenter de divorcer de sa copine de droite, j'ai perdu la vis de sécurité qui empèche ce genre de surprise, notre camarade en jaune me signale qu'il a d'ailleurs vu un bout de plastique tomber sans réaliser qu'il s'agissait d'un élement de mon vélo . Resserage à fond , j'ai l'expérience du sujet en VTT ( certains lecteurs s'en souviendront ) . j'ai changé les manivelles pour la version route , sans doute pas assez bien resserré.  En serrant les vis fort , ça peut tenir sur la route ( en VTT non, trop d'efforts latéraux ) . 


Nous voilà repartis à la poursuite de l'homme en jaune ( Benoit vous dira que c'est une vielle manie de poursuivre les hommes en jaune 😀 ) 

Dernier rattrapage, nous ne le reverrons plus par la suite . 

CP suivant à Rambouillet qu'on atteind à 18h , reste 99 km à faire , arrêt au magasin Paul , on perd quelques minutes à le localiser dans Rambouillet , ayant raté une intersection , mon GPS était perdu . 




Aucune attaque de kangourous / loups à noter dans la traversée de la forêt , par ailleurs absolument magnifique sous le soleil couchant 


On dévore une pizza , malheureusement , la salle est rangée / fermée , donc il faut rester debout. Deux concurrents nous ont précédés et repartent devant nous. 

J'ai un peu mal au ventre, clairement, il va falloir revoir la poudre dans les bidons qui semble me causer des problèmes gastriques au délà d'une dizaine d'heures de sortie. 

Il fait maintenant bien froid, 2° selon le GPS , ce qui finit de me convaincre que j'ai fait le bon choix de tenue . Ludo est gelé , pour ma part tout va bien coté température. 

On a beaucoup de chance , car apparemment c'est un déluge qui est tombé un peu avant nous,  nous passons sur des zones avec des mares d'eau sur la route ! Phénomène qui se reproduira jusqu'à l'arrivée , nos amis juste devant on bien du se faire doucher ! 

Ce qui va moins bien c'est qu'au bout de 20 km , une douleur apparait en haut de la cuisse droite , douleur pas bien grave mais jamais ressentie à vélo , je me demande ce qui la provoque ( explication à l'arrivée : la boucle de serrage de ma chaussure droite s'était ouverte ) . Je me retrouve avec 1 jambe 1/2 comme moteur , largement suffisant sur le plat mais je me fais distancer dans les bosses par Ludo , ce qui n'est pas nouveau mais signficativement aggravé par les 50W de puissance manquants  . 

Première traversée de la Vallée de Chevreuse de nuit pour nous deux . Le passage entre Cernay et Auffargis est magnifique dans la nuit , désert , un noir très dense dans la forêt , des cris d'animaux, une route qui virevolte de virages en relances,  on se croirait hors du temps. Perdu dans des pensées amicales pour Steven qui nous a tracé un superbe - mais difficile - parcours, je réalise soudain que la petite lupiote rouge de Ludo devant moi a disparu. Zut , ai-je loupé une intersection ? Mon GPS recalculant le parcours très rapidement, je ne sais pas trop si je suis toujours sur la trace d'origine ou un recalcul pour la rejoindre. Ca me semble etonnant que Ludo ait pris soudain autant d'avance. Arrêt , je sors le téléphone pour lui envoyer un message et verifier le parcours sur grand ecran via OpenRunner. Mais plus de batterie ( les Iphone n'aiment pas le froid... ) . Je branche la power bank et repart , et croise Ludo venu aux nouvelles , ouf 😀. 

Il m'explique qu'il adore cette route et a mis le turbo pour en profiter 😢. 

Après avoir monté toutes les bosses mythiques ( 17 tournants, Bullion, Magny les Hameaux ,... ) on arrive à Saclay où un gars en jaune me rattrape . Notre ami du jour ? Que nenni ! C'est Olivier qui est venu à notre rencontre, super agréable de se faire escorter sur le final , ça donne un bon coup de boost mais ... ça ne raccourci pas la côte de Chateaufort 😅. 

Nous voici au dernier CP devant le château de Versailles avant de revenir sur Paris via Saint Cloud , traverser le Bois de Boulogne ( perso , je préfère les kangourous de Rambouillet à la faune du Bois )  , faire le tour de la Tour Eiffel et remonter les Champs . 

Au bas des Champs , une nana en Vélib electrique me passe en criant " j'suis trop forte en montée moi , je vais aller faire le Galibier" . Non mais elle m'énerve celle-là, c'est du n'importe quoi ce commentaire ! Elle est en vélo electrique et nous on vient de boucler 350 km et 3000 D+ en plein hiver !! Vais lui montrer qui c'est qui a déjà monté le Galibier à la demoiselle !! Grrrrr 😡 Du coup , j'oublie ma douleur à la cuisse droite et décide de monter les Champs à plus de 25 ( limite des vélos electriques ) pour larguer le Vélib !  

Ce qui nous amène à l'arrivée 😀 vers 23h30 et plus de trace de la demoiselle . 





Et surprise à l'arrivée on est dans le top 10 . Toujours la même affaire en Ultra , si tu roules régulièrement ça paie . On s'est pourtant pas mal fait doubler mais certains ont surement été victimes des kangourous et/ou des loups , on l'a echappé belle ! 

Un grand merci à la grande famille Gravelman pour cette superbe épreuve avec encore plein de super souvenirs . 

A bientôt pour la prochaine.