dimanche 4 janvier 2015

Variations dans les Trois Pignons


Peu de volontaires ce matin, mais Pat sur 1 patte 1/2 après sa gastro, OliVTTiste et Philippe sont fidèles au poste . On se lance dans Coquibus. Il fait bien humide mais rapidement, un beau soleil vient nous caresser les yeux. Que cette forêt est décidément belle. Malgré les rochers humides, je me lance dans les marches sur la première descente et sur la dalle qui suit . L'adhérence du Fat est phénomènale. Olivier tente aussi et passe, non sans une belle glissade contrôlée. Grosse grimpette derrière, puis on joue sur les sentiers qui tournicote, retrouvant avec plaisir quelques belles descentes locales. Nous rejoignons ensuite la Canche aux Merciers, encore un beau passage, avant de tenter une variante qui inspire Olivier pour la remontée. On joue aux sangliers sur une trace un peu virtuelle mais bien amusante avant de rejoindre le chemin . Direction le Pignon des Maquisards pour un remake du passage réalisé avec Bast. On jardine un peu, on tente sans trop y croire la montée impossible qui passe presque, on va finir par l'avoir. Puis la fameuse descente avec les épingles qui nous donne du fil à retordre. La dernière fois je n'arrivais pas à passer les épingles à droite, aujourd'hui j'y arrive, mais c'est maintenant à gauche que ça coince ! On s'y reprends à plusieurs fois. Voulant ensuite prendre une trace plus simple, on remonte par le GR. Arrgh ! Super délicat ce passage qui se termine en mode portage/escalade. La descente est aussi impossible au début puis faisable. J'improvise une variante sympa dans le Bois de la Charme avant qu'on ne prenne la direction de la Roche Feuilletée. Mega grimpette qui fait bien mal aux jambes, puis le sentier agréable où la datte qui nous faisait peur l'année dernière passe sans même réfléchir. Et retour aux voitures après une dernière tentative de montée impossible qui le restera pour cette fois avec le record de distance réalisé par Pat qui est le seul à réussir à passer un rocher en diagonale qui nous embêtait bien . Retour aux voitures après 35 km , 3h15 de roulage et 850m de D+.

samedi 3 janvier 2015

Vendredi 02/01/15 : Bleau by Night

Un alien croisé au détour d'un chemin, ne jamais rouler seul la nuit ! 

Nocturne à Bleau avec Bruno et Stéphane. On se retrouve à 20h15 sur le parking à Barbizon pour un départ effectif à 20h30 . Mauvaise surprise : un épais brouillard est tombé . Nos puissantes lampes peinent à transpercer cette couche blanchâtre, donnant des effets de lumières étonnants et fantasmagoriques. Mais qui n'aident pas à trouver la bonne trace et nous rendent hésitants sur les passages techniques, rendus encore plus délicats par un sol bien détrempé alors qu'il faisait beau et sec à Paris ! Mais on persévère, je me prends une bonne gamelle sur un rocher mouillé. Ajoutez la buée sur les lunettes et je me dis que la sortie va être longue ! Heureusement, la bonne humeur de mes camarades et la météo qui s'améliore vont rendre la sortie très agréable. Petit à petit, le temps s'éclarcit et après avoir passé Fontainebleau pour remonter vers Cassepot, voilà enfin les étoiles et la lune qui resplendissent dans le ciel. Impressionnant la différence de visibilité : nos phares éclairent désormais loin devant, ça aide à anticiper le terrain. Passage très sympa en allant vers le Rocher Canon, on serpente sur les singles, et cette nuit, les bestioles sont toutes couchées. Soit on est trop bavards ( ça papote ferme entre Bruno et Steph ) , soit pas assez comestibles, mais rien ne s'approchera de nous. Une petite montée impossible et on attaque le single en devers qui demande beaucoup d'attention avec le terrain humide. Et retour aux voitures après 29km et 2h20 de roulage, difficile de rouler vite de nuit surtout au départ avec le brouillard .

jeudi 1 janvier 2015

Jeudi 01/01/2015 : Bonne année 2015 à Barbizon !

Bonne année 2015 ! 

Idée pas vraiment raisonnable de Bruno : une petite sortie le 1er Janvier au matin. Allez banco ! Pat est aussi partant . Nous nous retrouvons peu avant 10h à Barbizon sous un soleil magnifique et une température fortement négative , -5°C , pourtant la météo prévoyait plus chaud. Du coup, je suis un peu inquiet, j'ai mis la veste légère mais en roulant, je n'ai rapidement plus froid. Pas trop bien réveillé, j'oublie le camel dans la voiture, heureusement, Bruno m'offrira généreusement quelques gorgées du sien. J'ai tracé un parcours court pour être de retour à midi aux voitures, donc ce n'est pas trop handicapant. Au contraire, me voilà tout léger et je peux bien appuyer dans les bosses, au grand désespoir de Pat qui a une petite mine, il cuve encore le vin blanc de la veille. Le temps est absolument magnifique : un soleil éclatant, la forêt resplendit d'une multitude de couleurs, avec une jolie touche de blanc apportée par le givre. J'adore, voilà de quoi entamer l'année avec le moral. J'ai tracé un parcours fluide, avec pas mal de passages qui font partie de la nocturne de vendredi. Le Cube file sur le sol bien ferme, sensations hyper agréables. J'ai programmé les Gorges du Houx dans le sens inverse de l'habitude, on le fait rarement et c'est un vrai bonheur. Evidemment beaucoup plus facile dans ce sens mais ludique. On prend beaucoup de plaisir. On remonte pour aller ensuite chercher le single qui est très sympa dans ce sens, en léger faux plat descendant. Attention quand même aux virages avec les cailloux et racines gelées et le devers, il faut être attentif. On remonte de l'autre coté de la N7, pour aller chercher le single puis la montée du Nid d'Aigle dans le Mont Ussy. Un vrai challenge pour grimper sur le vélo , ça passerait surement facilement avec le Fat. On pose quelques pieds quand même. Encore un bel enchaînement de sentiers fluide pour atteindre Cassepot. On jardine un peu dans ce dédale, avec deux tours complets qui nous font perdre du temps mais découvrir une descente secrète surement faisable avec un peu de travail. Retour aux voitures via l'hippodrome de la Solle, en trace directe avec le super raidillon finale de la montée de la route du Luxembourg avec un bon temps sur Strava :-) . Voilà les excès de la veille un peu éliminés et une sortie fabuleuse avec le concours d'une météo exceptionnelle. Merci pour Bruno pour cette folle idée parfaitement géniale ! 

dimanche 28 décembre 2014

Dimanche 28/12/14 : Barbizon

Franck avait remis les couleurs ADP : ça n'a pas raté, crevaison et pompe HS, vive les traditions :-) 
Temps glacial pour ce dimanche . Franck me propose une sortie cool avec son épouse et quelques amis . Vu la météo du samedi, je pronostique un terrain techniquement impraticable, donc c'est une bonne option. Pat , Olivier et Bruno sont aussi de la partie. On se retrouve à 9h sur le parking de la forêt, avec une température largement négative. Nous partons, mais rapidement, déjà plus de Franck qui s'arrête trouvant son pneu "un peu" dégonflé. Après plusieurs arrêts semblables , il faut se rendre à l'évidence : le montage tubeless de la veille ne tient pas. Pose d'une chambre, pas évident avec les doigts gelés, heureusement, j'ai une pince dans le camel pour dévisser la valve. Puis, il faut regonfler. La pompe de Franck a pris froid, ça pompe pas. Ah ... mais c'est vrai, il existe une tradition entre Saint Michel et ADP dont Franck a remis les couleurs. Il ne faut pas chercher plus loin l'explication des ennuis mécaniques :-) . Nous repartons enfin, pour ma petite montée impossible. Je dois m'y prendre à deux fois pour passer la marche, j'ai repris le Cube pour ce parcours plus roulant et c'est moins facile dans le technique. Par contre, qu'est-ce que c'est jouissif de pousser sur les pédales avec ce vélo, je m'en donne à coeur joie et aujourd'hui, je ne joue pas au serre-file dans les bosses :-) . L'heure tourne , j'ai une contrainte horaire stricte ce midi. Franck nous suggère de reprendre notre liberté, il va rouler seul avec Madame. Allez donc savoir pourquoi ... quoique, avec ce froid . Enfin, bon, bref on file devant, on les laisse ensembles. Du coup, j'allume le turbo, je ne me lasse pas relancer et de sentir le vélo repartir comme une balle, pas de doute, le Fat ça fait les cuisses. On raccourci quand même un peu le parcours, empruntant des passages qu'on ne prend plus si souvent. Notamment, le single en balcon de la Roche Eponge. Un vrai petit bonheur, qui me permet au passage de réaliser que cet endroit que je trouvais bien technique il y a quelques temps parait désormais tout simple mais très agréable à rouler. Quelques flaques, mais la forêt est étonnamment sèche et pas de traces visibles du coup de vent de la veille. On continue sur notre tempo, direction Fontainebleau avec le fameux faux plat montant où je place une attaque que Pat et Olivier ne tentent pas de contrer au contraire de Bruno qui est dans ma roue. On enchaîne avec le single qui nous mène aux Gorges du Houx . Bruno passe l'endroit mythique avec efficacité et style, alors qu'une traître racine vient à bout de Pat et d'OliVTTiste. Retour aux voitures par l'itinéraire classique avec Bruno pendant que Pat et Olivier finissent par la variante Pedalator + la descente des Ventes Alexandre. Soleil a l'arrivée, une petite balade sympa avec un peu rythme pour décrasser les bronches.  31 km et 2h20 de roulage .

dimanche 21 décembre 2014

Dimanche 21/12/14 : Barbizon

Enfin les vacances ! Stéphane, OlivTTiste, Phil le filou, Seb et Pat sont de la partie pour ce matin, pendant que nos convalescents se remettent doucement . Bast, pitié, soit raisonnable, faut laisser la cicatrisation se faire. Au menu ce matin, du technico-ludique. Nous partons par les singles du Rocher Cuvier, et croisons une délégation ultra nombreuse du club de l'Yette sur le parking de la N7. Un petit tour dans le labyrinthe de fougères, la montée en lacets où je suis tant bien que mal. J'ai gonflé les pneus du Fat à 0,9 bars, ça roule mieux sans perdre de manière visible en adhérence. Mais quand même, j'ai du mal, mais mes petits camarades n'ont qu'à bien se tenir quand je ressortirai le Cube. Au sommet, nous prenons le chemin de la célèbre dalle. Olivier nous découvre une variante qui permet d'éviter de pousser le vélo, enchaînement de 2 dalles mousseuses et glissantes puis la grande que tout le monde passe impeccablement, même pas drôle, rien à filmer, on est trop forts je vous dis  !! Heureusement d'ailleurs , car je découvrirai à l'arrivée que j'ai oublié de vider la carte mémoire de la caméra qui n'a rien enregistré du tout :-( . Super ludiques ces passages. Sur une marche anodine, mon énorme boudin se coince dans une racine, avec un méga OTB à la clef, pas de bobo, merci les protections et en particulier le protège tibia car la pédale a fait un sacré retour en arrière. Sans qu'il ait exactement compris comment, à la faveur d'un petite loupé où il se cogne dans le GPS, Olivier fait un gros impact sur l'écran de son Garmin, pas glop :-( . Nous continuons sur les sentiers escarpés jusqu'au Rocher Saint Germain. Le mini-Fat est extraordinaire sur ces passages : aucun chaos de racines et de cailloux ne l'arrête, tout passe sans coup férir, je fais quelques jaloux derrière et je prends beaucoup de plaisir. Difficile de décrire cette sensation particulière d'avoir une traction absolue et un amortissement de folie. Il suffit de bien viser, puis d'appuyer et de bien tirer/pousser sur le guidon quand il le faut. On traverse le Rocher Saint Germain par nos chemins favoris avant de nous diriger vers Cassepot. Le sommet est bien humide et très fréquenté, nombreux vététistes et promeneurs, cohabitation dans la bonne humeur et gaffe aux flaques, certaines qui ont l'air anodines font bien 30cm de profondeur, largement assez pour cacher un grand requin blanc pouvant dévorer un pauvre vététiste innocent. On entame le single qui monte à Dénécourt, passage bien technique que je n'ai jamais encore réussi à passer à zero. Concentration maximale, Seb est dans ma roue. Les gros cailloux , ça passe, les chaos de racines, aussi, des exclamations diverses derrière mais Seb ne lâche rien, Voilà la montée finale, avec ses enchaînements de marches. J'y crois, ça va passer, ca passe !!! Yes ! Et Seb aussi !! On sera les seuls, le pied, on est super contents en haut. Petite pause ravito, puis c'est la descente en épingle où Philippe nous fait un OTB et qui sème un début de panique dans notre peloton. Pourtant pas la pire. On repart dans l'autre sens, par le single au nord que nous empruntons rarement. A tord, car c'est bien amusant. Montée avec chaos rocheux que nous n'avons jamais passé. Passera ? Ben oui :-) :-) Puis une montée infernale avec une grosse marche en racines humides, un virage à gauche en montée entre deux arbres. Passera ? Ben oui :-) :-)  Le moral de mes camarades en prend un coup :-) mais ils ne lâchent rien et tentent aussi, mais l'avantage du mini-Fat est énorme , tentatives valeureuses mais unsuccessful :-)  Ca devient plus facile, on virevolte en descente. Un petit bout de magic single puis on traverse le Rocher Pierre Margot. Tout le monde apprécie le paysage magnifique et atypique du lieu. Encore de jolis sentiers pour arriver au Rocher Canon. On retrouve la descente avec les marches, mais on passe en dessous, pas trouvé le bon chemin. L'heure tourne, on continue. Le parcours nous ramène vers les Longues Vallées et la montée impossible. On sera trois à monter : Pat, Olivier et moi . La suite est assez physique, les jambes de certains commencent à tirer un peu. Montées, descentes, petite rupture de pente que je ne vois même pas passer ( on a du faire des progrès quand même ) , on raccourcit un peu , traversée du Rocher Saint Germain la plus directe possible, on longe l'hippodrome et se profile , la montée mortelle de la Mort qui Tue pour rejoindre  les Hauteurs de  la Solle. Un truc de fou, qui décourage mes compagnons rien qu'à regarder la pente raide pleine de caillasses. Mais, moi , j'y crois. Sous les encouragements vigoureux, le pneu arrière du mini-Fat agrippe férocement la pente, je suis couché sur le vélo, ça grimpe, ça grimpe. C'est tellement dur que je n'ai même pas le courage de regarder devant. Mais les cris s'intensifient, ça va le faire, je regarde, encore 10m et la pente s'adoucit, yes !!! Gagné , j'ai monté ce truc :-) :-)  Avis aux amateurs . Retour aux voitures via le parking de la N7, 35km en 3h15 de roulage et 4h au total , avec un dénivelé pas anodin de 1050m de D+ .

dimanche 14 décembre 2014

Dimanche 14/12/14 : Barbizon dans le brouillard

Malgré un brouillard à couper au couteau , l'Intense en version fat est bien de sortie ce dimanche . Pendant que Bast récupère de son opération ( une grosse pensée pour lui qui doit bouillir d'impatience ) , nous nous retrouvons avec Pat, Philippe, Seb ( enfin de retour ) et enfin notre autre Patrick accompagné d'Arnaud, son redoutable neveu auteur d'un top 10 à la Trans. Oulà , me dis-je, j'aurais du prendre le Cube ... mais bon, l'objectif de ce matin est de venir à bout des marches du départ et de la montée dans les cailloux de la Mare aux Liqueurs. Il fait froid et humide, ça ne va pas être simple avec les lunettes. Nous sommes rapidement dans le vif du sujet, la première tentative sur les marches échoue. Il ne suffit pas de pédaler, il faut tirer/pousser sur le vélo en rythme pour ne pas perdre de vitesse. Arnaud qui tire un plateau énorme de 40 passe les premières en force puis cale. Je retente, cette fois ça va beaucoup mieux, malgré un pied à terre sur la 4ème marche pourtant pas la plus dure, mais c'est désormais sur à 100% que ça passe. La grosse montée qui suit encore avec des marches s'avère un peu raide pour le 40 d'Arnaud, je serai le seul à arriver en haut sur le vélo, sans coup férir, adhérence incroyable, ça ne patine jamais. Idem pour la montée suivante. Je passe enfin la marche qui nous amène sur le plateau d'Apremont, un petit tour dans les cailloux, une petite erreur de nav qui nous fait prendre un passage bien technique, puis c'est ma montée impossible. Je suis bluffé par Arnaud qui passe à toute vitesse avec son 26 carbone SR . Je lui suis , moins vite,  mais ça passe aussi . Direction la Mare aux Liqueurs, qui se transforme en atelier technique. Pas si facile à passer que ça , malgré les pneus. Nous nous acharnons avec Arnaud sous le regard de nos petits camarades. Je finis par venir à bout de l'obstacle, objectif atteint :-) . C'est pas fini, il reste les deux marches en montée après le virage. Avec le sol mouillé, ça fait peur . Mais en fait, il suffit d'y croire, je suis surpris par la facilité avec laquelle l'Intense franchit l'obstacle. Dans le single rapide qui suit, Arnaud file devant et j'ai bien du mal à prendre autant de vitesse avec le fat. On enchaîne avec quelques ateliers techniques en haut de la Grotte aux Cristaux. Donc la fameuse montée avec les marches qu'on avait tenté avec Bast. A la troisième tentative, je franchis la marche finale, mais butte bêtement dans les cailloux 1 mètre plus loin. Une dernière tentative échoue, les cuisses commencent à chauffer :-) . Une belle descente suivie de mon single préféré, fin de la première partie technique, nous voilà sur le magic single qui est bien humide ce matin, mais rien de catastrophique, ça passe, mais ça colle bien aux pneus sans compter les projections dans les flaques. Nous attaquons la montée de Denecourt, encore quelques ateliers pour des passages délicats en montée que nous ne franchirons pas tous. Pause ravito à la tour, afin de refaire la descente de la nocturne de vendredi , beaucoup plus facile de jour, malgré le brouillard et surtout depuis que j'ai réalisé hier qu'en changeant le guidon, j'avais inversé freins avant/arrière, d'où l'OTB de la nocturne. Nous remontons sur le single qui nous amène aux bosses de Xav ( je les adore ) , la Croix d'Augas, puis on descend dans le Mont Ussy. Un vrai bonheur les pneus sur la descente pavée, mais ça ne suffit pas à résister au missile sol/sol Arnaud, super précis dans ses trajectoires en descente. Je rigole moins dans le mythique faux plat montant , lui des affrontements avec la bande à Franck. Ca loupe pas, Arnaud met une mine, Patrick embraye et moi je regarde , impossible de rivaliser avec ce vélo . Heureusement, on redescend sur Fontainbleau, avant de prendre le single en balcons et sa grimpette initiale (là, ça va mieux) . Et surtout, derrière, montée à zéro dans les Gorges du Houx, que Pat passe aussi à la seconde tentative. Il nous laisse du fait d'une contrainte horaire, pendant que nous entamons la traversée de Franchard par l'itinéraire d'Alain. Passage ludique mais bien technique, avec des rochers mouillés et glissants mais on se débrouille pas mal. Arnaud se régale et tente même les passages en devers sur les rochers, avec une technique précise et dynamique, ça passe ... presque . La dalle dans la descente finale nous fera peur avec l'humidité, même si quatre avions la survolent devant nous avec leurs gros vélos. Retour classique, où je rame copieusement, j'avais dégonflé l'arrière pour les rochers et je suis un peu scotché dans le faux plat montant jusqu'à Apremont. Puis retour aux voitures après 36km et 3h10 de roulage sur un parcours varié et bien agréable. Nous avons même aperçu un beau soleil fugitivement avant que le brouillard ne reprenne le dessus .

dimanche 7 décembre 2014

Dimanche 07/12/2014 : Barbizon

Après la nocturne de vendredi, retour aux affaires de jour pour ce dimanche. Nous avions prévu un parcours avec Mary & JM . Donc, pas trop technique, notre championne n'étant pas encore tout à fait remise de ses chutes cette année. Bastien, Alain, Pat, OliVttiste sont de la partie et , heureuse surprise, notre Francky décide de faire une escapade du bon coté de la Force. La veille au soir, je me dit qu'il n'est pas raisonnable de prendre le Fat, le terrain ne lui sera pas propice et quand il s'agit d'affronter le terrible Pedalator, il faut quand même essayer de lutter à armes égales. Je décide donc de prendre le Cube. Après-midi chargée, pas le temps de toucher au vélo. En début de soirée , je descends au garage, histoire de faire un petit check mécanique. Et ça commence mal : roulements du pédalier grippés, suite à la Nocturne de Bois le Roi. J'avais pourtant nettoyé et mis du WD40, mais sans doute pas assez. Je démonte le boiter BB92 ( ah si je tenais celui qui a inventé ce standard ... ) , mets le tout à tremper dans du dégrippant. Dix minutes après, ça tourne rond. Essai du vélo , paf la chaîne casse. Craignant que les maillons aient été bouffés par la boue, j'en met une neuve. Nouvel essai, crac la roue libre dégage à l'arrière. Raaaaahhhhhhhhh . Je monte la roue de spare, cette fois çà semble ok, sauf que j'y ai passé 2h quand même ! Check de la roue libre HS, c'est un cliquet qui a cassé, ça ne semble pas trop grave, mail à Asterion pour avoir la pièce. Une bonne nuit de sommeil, et me voilà à 8h15 sur place. Le sol est tout blanc, il fait pas loin de 0°C mais il y a du soleil et une belle lumière d'hiver. Fracnky se fait attendre, et finit par arriver. Nous voilà donc partis. Départ "Pedalator" pour rendre hommage à nos invités de marque et pour retenter la montée des marches avec le Cube. Ca passe moins bien qu'avec l'Intense en mode gros boudins, 100% d'échec dans la troupe, pendant que Mary nous mitraille. Nous repartons, je cherche la variante sur le single et m'étale sur un cailloux, mode Olivier on, j'ai changé les cales, ça déclipse pas. Dans la première montée raide, mon destrier me fait encore une surprise : sous forte tension, le 42 saute, inutilisable, pas moyen de monter. Je tente donc la suivante sur le 36 derrière, et à ma grande surprise, ça passe. En fait, la différence de rendement du Cube est telle que je vais avoir l'impression de voler en permanence toute la sortie. Tout passe en 32x36, allez l'année prochaine, je fais la Granit en single speed 36x11 :-) :-) . Ceci dit, tremblez camarades, après 3 mois de Fat, ça va envoyer du lourd au printemps ! Un petit détour par le point de vue d'Arbonne, il faut de plus en plus beau, j'adore Bleau sous cette lumière. On se sépare au niveau du Long Boyau, Bast, Alain et Olivier filent jouer à saute rocher, nous continuons vers le sud avec une escale sur le circuit de la gendarmerie. Le virage relevé inspire de la méfiance à Mary et Franck qui triche honteusement en roulant sur le bord ( merci la caméra :-) ) . Ah, ces routiers ... Nous voilà sur la Salamandre, le single est redevenu roulable, les fougères ayant perdu de la vigueur, mais il faut encore bien slalomer dans la végétation. J'aime ce passage et le paysage particulier du lieu. On remonte le Mont Morillon, puis petit tour dans le Rocher des Demoiselles avant d'arriver à Bouligny où nous croisons un beau Fat Orange ( un vrai de vrai avec des pneus énormes ) . Mary se lance dans la descente après quelques hésitations, bravo la miss ! Nous arrivons tous entiers en bas . Petit extra avec la montée du Petit Mont Chauvet dans l'axe du château. Je suis inquiet avec mon 32x36 , mais non, ça passe, youpi . On prend la descente avec la marche, sauf que ça a raviné, il y en a maintenant une seconde, beaucoup plus dissuasive. Puis c'est la séquence plaisir avec le long single du Rocher d'Avon. Quelques petits passages techniques , Mary ose en tenter quelques-uns, c'est bon pour la confiance et pour les autres, on reviendra . Franck se lance dans ma roue, j'ai même droit à une imitation réussie du cri de Saint-Michel :-) . Retour par le Mont Andart, faut appuyer sur les pédales dans le raidar, mais ça monte encore. Dans la célèbre bosse roulante qui suit, théâtre de nombreuses attaques du Benoilator, et ben , j'attaque . Ca pique à 30m du but, mais persuadé que le Pédalator et Pat sont dans ma roue prêts à bondir, j'en remets une couche. En fait, il n'y avait personne derrière, JM arrive quelques secondes plus tard suivi de Pat en mode attaque off. On a activé la géolocalisation sur nos GPS avec Bast, je vois qu'il vont arriver à notre point de RDV à la Croix d'Augas. Je décide donc de prendre une variante sur le tracé pour couper un peu, et nous grimpons une bosse infernale, raide , défoncée et absolument interminable ! Je souffre pour arriver en haut mais décidément, le Cube m'a donné des ailes. Nous retrouvons nos amis, et on enchaîne sur les bosses de Xav, bien plus faciles de jour ! Puis on descend sur le super single bien fluide qui nous amène au pied de Cassepot. Bast nie toute responsabilité dans ce qui va suivre, c'est JP qui a tracé dit-il. Ben oui, c'est vrai, on peut pas louper ce lieu mythique quand même. On grimpe quelques rochers, puis c'est la descente. J'avais oublié qu'il y avait une dalle, à moins que je n'ai jamais essayé de la tenter. Ca passe sous les yeux inquiets de Franck . On descend cahin caha, Mary souffre un peu, mais ne lâche rien et se débrouille pour passer avec les moyens du bord. Deux gamins se planquent derrière un rocher et font le coup du tigre à Franck qui manque de tomber, surpris. Puis c'est le super passage de la Grotte aux Cristaux, un de mes favoris , la montée finale passe d'autant mieux que le 42 ne saute plus. On décide de rentrer direct arguant une contrainte horaire pendant que Bast et Alain prennent un passage plus ludique. Ben oui, il faut dire que Mary nous a préparé un super pudding, et qu'on compte bien le dévorer rien que pour nous avant que Bast et Alain n'arrivent. Au final, le pudding était tip top, un régal , mais il y en avait trop pour qu'on arrive à tout manger, ou alors, ils ont été trop vite. La morale est donc sauve, Bast et Alain ont pu se régaler aussi. Il est malheureusement temps de se séparer. Une pensée pour Bast et Mary qui doivent encore passer sur le billard pour quelques réparations. Ils seront bientôt de retour sur les chemins , et en attendant, j'espère que ce CR leur aura plu: )

Ah , j'oubliais, 3h55 de roulage, 46,5 km et 900m de D+ sur mon GPS à l'arrivée.


Vendredi 05/12/2014 : Nocturne à Barbizon

Bastien nous organise une nocturne au départ de Barbizon. La proposition a du succès et nous sommes une dizaine au départ. Notre organisateur se fait un peu attendre, nous partons sur les chemins vers 20h10. L'arme fatale 3+ révèle tout son potentiel : pour la première fois , je passe les grosses marches en montée sur l'allée des dames. Olivier qui a un problème de compatibilité de cales avec ses pédales collectionne les chutes, on arrête de compter une fois dépassé la dizaine. Rupture de chaîne pour Stéphane. Nous prenons le chemin de Denecourt, ça se complique pour moi, l'humidité provoque de la buée dense sur les lunettes et ça devient difficile de voir devant. Un gros OTB en ne voyant un trou de 2m, je m'étire bien le mollet mais pas de bobo. La fatigue tombe d'un coup et je décide de couper pour rentrer à la voiture abandonnant mes petits camarades. Enorme frayeur peu avant d'arriver au parking : un gros bruit à coté de moi dans les fourrés et une calvacade derrière qui se rapproche avec deux points jaunes. Oups !! Mode vitesse lumière on, j'oublie les pneus de 3.25 le vélo se met à voler à plus de 40 km/h . Retour à la voiture juste au moment où il se met à pleuvoir.

dimanche 30 novembre 2014

Dimanche 30/11/14 : Arbonne

l'Intense version 27,5+
Depuis quelque temps, je lorgnais sur les Fat Bikes. Et au hasard de recherches sur le web, je découvre le principe du 27,5+ : un 29 pouces avec des roues de 27.5 équipées de gros pneus , en l’occurrence 27.5x3.25 pour les Vee Trax Fatty . Cela fait une roue d'un diamètre équivalent à un 29x2.5 mais avec un énorme volume qui transforme le vélos en tapis volant et avec une adhérence incroyable pour un surpoids minime, le pneu faisant moins de 900g sur des roues plus légères que des roues de 29. Montage terminé samedi après-midi et voilà l'Intense modifié prêt pour son baptême du feu. Bastien nous a concocté un parcours ultra technique, au départ du parking de la Feuillardière près d'Arbonne. Avec des passages qui me sont inconnus, dont le Pignon des Maquisards. Et également au menu, les Sablons et Franchard. On est une dizaine au départ, les habitués, Richard un nouveau venu au club doté d'un sacré coup de pédale et de guidon et des amis de Xav. A peine partis, et nous voilà déjà dans une descente technique qui va nous donner du fil à retordre, même à Bastien qui s'y tord le petit doigt justement. On y passe un bon bout de temps avec de belles images à la clef. Le dernier passage me fait peur et je le zappe, pas évident à froid, ce sera pour une prochaine fois. Les ateliers techniques ne vont pas manquer, On grimpe des rochers, on en descend d'autres, avec en particulier une redoutable descente avec 4 épingles, dont une à droite que je n'arriverai jamais à passer. Guidon à élargir car l'énorme pneu avant résiste un peu pour engager les virages. Quoique ... avec Bast sur mon vélo, il semble passer tout seul, étrange, comprend pas :-) . Quelques bac à sables me donne l'occasion de découvrir une sensation bluffante : je roule sur le sable sans effort, le vélo flotte au dessus. Super amusant. Par contre, moins drôle sur la route où les pneus demandent à être emmenés, mais ça fait les cuisses ! La dalles des Sablons n'est qu'une formalité et le grip formidable du vélo me permet pour la première fois depuis que je roule ici de monter la bosse qui suit, sous les acclamations de la foule, youpi, yes ! Bastien nous trouve une descente inconnue, tout en glisse, avec une dalle au bout qui m'envoie doucement dans un rocher plein de mousse, petite chute pour finir . Il est plus de 12h30 , déjà 4h de roulage pour ... 20 km . Il est temps pour nous de rentrer, nous abandonnons Alain et Bast, et rentrons par des chemins plus rapides, arrivée au voiture après 29km et presque 5h de technique . Encore une superbe sortie malgré une brume qui ne nous aura pas quitté de la matinée. Merci Bast :-) . Et test très concluant de mon mini fatty.


dimanche 23 novembre 2014

Dimanche 23/11/14 : Arbonne

Bastien nous trace une sortie technique au départ d'Arbonne, Salvatore et Alain sont déjà partants. Pour ne pas abuser des chamoiseries, j'opte pour un départ avec Bast et sa bande et un retour plus soft via les Gorges du Houx et le Rocher de la Reine avec une petite escapade sur les Trois Pignons. Jérôme est de retour aux affaires après une longue pause VTT consacrée au triathlon, Pat chaud bouillant, Stéphane et Richard sont aussi de la partie. On se donne rendez-vous à 8h15 sur le parking près du centre équestre d'Arbonne. Protections en place c'est plus prudent vu le type de parcours qui nous attend. SMS de Stéphane qui a loupé le réveil, quant à Richard nous ne le verrons pas arriver malgré un départ retardé, il a été victime d'une crevaison ... en voiture. Alain est un peu à la bourre et Pat pas bien réveillé . C'est donc à 8h40 que nous nous élançons. Au menu, les Sablons, puis Franchard et enfin le Mont Aigu. La montée vers les Sablons nous réchauffe bien, Pat n'est pas chaud et souffre un peu. La fameuse dalle locale est bien humide et Salvatore nous la fait tout en drift, mais sans chute. Il fait un temps magnifique, les couleurs d'automne de cette si belle forêt nous enchantent les yeux, un vrai plaisir d'être là malgré un mal de gorge tenace qui m'a fait passer une mauvaise nuit. Heureusement, ça n'a pas d'effet sur les jambes qui sont bien là. J'ai durci la fourche de l'Intense et c'est une bonne idée. Il est super bien équilibré comme ça, et je me lance sur des passages bien chauds derrière Bast sans me faire (trop) peur . Pas tous quand même : il nous emmène dans une descente sur une dalle pleine de feuilles humides. Il passe par on ne sait quel miracle mais derrière Salvatore nous fait une sacré cabriole devant la caméra pendant que dans notre dos, Alain descend  ... sous son vélo pour finir à nos pieds. Plus de peur que de mal heureusement. C'est parti pour une sacré partie de technique, des rochers à grimper (ça j'adore ) , des dalles à descendre ( là, j'aime un peu moins , mais çà progresse ) , en mode atelier technique . On étudie les trajectoires, et on tente et re-tente jusqu'à ce que ça passe ou que mort s'en suive . Et il y en a toujours un qui vient à bout du défi, le truc c'est de suivre le roue de Bast ou d'Alain, les maîtres incontestables du lieu . Salvatore fait preuve d'un enthousiasme débordant avec sans conteste possible la meilleure note du jury pour les figures de style. Au détour des chemins, nous croiseront plusieurs fois Yannis, monté sur un magnifique Devinci carbone et sa bande. On passe un bon bout de temps à tenter un enchaînement difficile avec un virage à droite sur un rocher suivi d'une dalle à gauche. Bastien passe après plusieurs essais, je parviens à grimper le rocher, mais je n'ose pas enchaîner la dalle, je la passerai ensuite après avoir étudié les trajectoires de mes petits camarades.  Nous arrivons sur un énorme rocher, que Bastien essaie de monter. Mais t'es pas fou là ? Ben non, il parait que ça passe. Hum ... . Nous allons bien rester 1/4h sur place à multiplier les tentatives. Alain passe en sifflotant comme si c'était plat, il est agaçant que je vous dis. Bast passe aussi , plus à l'arrache. J'échoue à 10cm du sommet, je me dis que ca va passer, mais la tentative suivante se termine par un spectaculaire tonneau qui m'envoie en bas, un chouia calmé, bien que je ne me sois pas fait mal. Nos pneus ont mouillé le rocher et on abandonne, ça glisse de trop désormais. Nous sortons du chaos rocheux, direction le Mont Aigu, avec une montée qui décrasse les poumons , on arrive presque jusqu'en haut, il n'y a que la zone de 15m près du sommet qui nous résiste, celle là, je ne l'ai jamais passé . Je me demande si ça ne passerait pas avec un fat :-) . Nouvel atelier dans la descente, avec un virage à droite pas évident à négocier, je rate le premier coup, réussi le second mais je cale en perdition 10m plus bas, tout comme Salvatore, destabilisé par la même racine. Nous quittons nos amis en bas, pour nous ce sera un retour par le Rocher de la Reine, avec une boucle raccourcie car il est déjà 11h. Nous avons fait 12km en 2h20 ! Retour avec Jérome et Pat, via le circuit de la gendarmerie. Sur la première rampe, mon pneu arrière qui était vraiment à la plus basse pression possible pour maximiser l'adhérence, ripe sur un appui et déjante légèrement. Arrêt regonflage mais la roue à un voile monstrueux après coup ! ( Après vérification à la maison , c'est le pneu qui avait glissé sur la jante, la roue était ok ) . Du coup, le vélo a un comportement bizarre, je n'arrive pas à bien négocier le virage avant le raidar infernal et bloque en haut pendant que mes camarades bloquent plus bas et que Jérome redévale en arrière à la mode Eric. Disque de frein un peu voilé à la clef . Des motards tournent, donc on dégage la voie au plus vite. On se retrouve un chemin de sable mou, ça fait les cuisses , qui se prolonge par une montée bien longue et tout aussi sablonneuse. Jérome décide de couper pour ne pas arriver trop tard, on continue avec Pat . On réussit le passage des dalles de la descente de Hurlevent ( yes !) , puis la descente avec des pavés dans tous les sens que Bastien aime bien. Je crève de l'avant , mise en place d'une chambre, pas moyen de reclipser le tubeless, il s'en faut de peu et j'ai encore des crampes au bras à avoir pompé comme un malade. Le Rocher de la Reine est incroyablement inondé , pourtant il n'a pas plus de la semaine. Etonnant, et il faudra l'éviter si ça ne sèche pas. Je parviens quand même à passer le fameux rocher, qui nous semble avoir rapetissé désormais. Idem pour le double enchaînement qui suit. On trouve une variante pour la descente qui nous évite de devoir porter le vélo, puis retour aux voitures après 31km, 2h31 de roulage sur le premier GPS , 3h49 sur le second, allez comprendre ! ( dans tous les cas peu significatif, car il faudrait ajouter les portages, et les séances pédestres de repérage ) et près de 5h en tout. Super sortie, temps au top , parcours au top , copains au top , bref ... le top ! Et pas de doute, on continue de progresser en technique.