dimanche 17 juin 2018

Dimanche 17/06/18 : La Jovacienne

Personne pour rouler avec moi aujourd'hui . Du coup , je vise la rando la plus proche de la maison avec du D+ pour préparer l'Elsassbike et essayer retrouver des sensations sur le VTT.

Avec les sorties route, j'ai l'impression de ne pas avancer à VTT ! Bref me voilà sur le grand classique du coin, la Jovacienne.  Terrain correct même si encore bien mou par endroit.

Parcours très sympa cette année avec une sacrée dose de D+ et des pétards bien raides. Jambes au top, j'avais de la force en réserve. Hélas aucun lièvre à me mettre sous la dent, quelques concurrents ont joué un peu mais jamais plus de 500m snif. A un moment, je reviens sur un groupe qui se tire la bourre dans un raidard. Moment sympa quand je passe le gars de tête qui me dit " évidemment c'est facile avec un moteur!" . "Ben surement, mais j'ai pas de moteur :-) " .

Sortie en rythme mais sans forcer. J'avais revu complètement les réglages des suspensions du M06 et c'est beaucoup mieux comme ça . Vélo super joueur et réactif , je me suis bien amusé . 60 km pour 1300m de D+ en 3h30 .

dimanche 10 juin 2018

Dimanche 10/06/18 : La Limourienne avec Franck et Michel

Pour une fois, j'ai sorti le Reacto en dehors de Longchamp :-) 

Avec les orages de la semaine, je n'étais plus très chaud pour aller à la rando VTT de Cheptainville. On a d'ailleurs croisé des participants et les pneus étaient bien chargés de boue. Donc j'opte pour la Limourienne avec Franck et Michel. Rendez à 8h . Je suis sur place à 7h55 bien motivé car j'ai constaté hier que les jambes tournaient bien. J'ai du coup sorti le Reacto aero histoire d'envoyer dans les lignes droites. Arrivée plus tardive que prévue des copains d'AAOC :-) . Et là , le gag . Impossible de fermer la voiture de Franck ! On y passe 1/2h . Je ne citerai pas la marque du véhicule :-) . Finalement, on met toutes les affaires dans la mienne et on ferme 3 portes sur 4 de l'intérieur. Avec ces péripéties, départ à 8h35. Franck ayant une contrainte horaire il va falloir être raisonnable sur la distance. Dès le départ, je mets un petit tempo dynamique et les PR tombent dans les bosses. Franck est en forme et se dépouille pour rester dans la roue pendant que Michel réfléchit à la meilleur manière de m'étrangler :-) . Le parcours est sympa et on retrouve des passages de la Veloscénie du coté de Saint Arnoult et de Clairefontaine. Passé Clairefontaine, retour en mode turbo les relais s'enchaînent à 40 km/h. On ralentit un peu car Michel a finit par lâcher à ce rythme. Retour au bout de 92km bien sympas sur un parcours différent des autres rando du coin..On rencontre Charles à l'arrivée à qui on raconte la Chouffe. Il aurait bien aimé venir !

dimanche 3 juin 2018

Samedi 02/06/18 : La Chouffe Classic

Après notre escapade au Tour de Namur, Franck m'avait proposé d'accompagner à nouveau la belle équipe d'AAOC à la Chouffe Classic. Epreuve faisant partie du même circuit d'organisation que Namur mais située cette fois à Houffalize. Un nom qui résonne forcément aux oreilles d'un vététiste. Houfallize est le circuit de référence en Coupe du Monde, le plus beau , le plus technique, le plus difficile. Il faut dire que cette belle petite ville est nichée au coeur des Ardennes Belges, non loin du Luxembourg. Impossible donc, de résister à une telle proposition. Surtout quand l'organisateur nous promet un ravito à la brasserie Achouffe, lieu de la production ... et de dégustation de la bière éponyme. A se demander comment Benoit a pu refuser l'invitation, évoquant un départ imminent en vacances nécessitant quelques préparatifs. Me voilà donc seul pour affronter le horde déchaînée de l'AAOC. Et cette fois, c'est un peloton d'une quinzaine d'unités qui est annoncé ! Bref, je ne descends pas du vélo pendant 3 semaines pour me préparer à cet affrontement qui s'annonce terrible :-) .

Cette fois, j'ai pris 1/2 journée de RTT pour éviter le départ du vendredi soir dans les bouchons. Du coup, Franck propose de m'accompagner dans ma voiture, nous sommes presque voisins. Je suis bien content de cette proposition, même s'il n'y a que 350 km, c'est bien plus sympa à plusieurs pour faire la route. La météo semble de notre coté pour le lendemain, temps nuageux et pas trop chaud, pas de vent.

13h30, je file chercher Franck pendant que le reste de la troupe AAOC se regroupe dans le camion du club . J'ai changé le pneu arrière du Synapse pour éviter de reproduire le sketch des 4 crevaisons lors de la dernière sortie. Nous nous élançons peu avant 14h . On discute, et machinalement je prends l'autoroute direction A86, mais le GPS n'est pas content et m'intime l'ordre de faire demi-tour pour prendre la N104 , l'A86 étant déjà saturée. Franck est perplexe, voyant Houffalize pas loin de Namur . Mais non , c'est bien plus à l'Est et nous allons faire une diagonale par l'A4 via Reims puis direction Liège.

Ayant récupéré mercredi une nouvelle 5008 de fonction dont je n'ai pas encore découvert toutes les options, je rentre dans le menu de configuration pour activer toutes les aides à la conduite. Et là, surprise, d'un coup la voiture freine toute seule ! J'ai beau accélérer rien à faire, elle maintient automatiquement la distance avec le véhicule qui précède et je réalise que j'ai la fonction "Drive Assist +", un quasi véhicule autonome qui maintient automatiquement la trajectoire et les distances sur autoroute. Amusant ! Ca roule tout seul en fait et c'est vraiment appréciable, la route parait moins longue.

Arrêt technique sur une aire d'autoroute facilement identifiable, il y a un sanglier géant à l'entrée .


Franck reçoit la même photo quelques secondes plus tard sur son téléphone. Coïncidence, deux collèges de l'AAOC, Hervé et Christian, se sont arrêtés au même endroit .

Je laisse Franck conduire pour la suite histoire qu'il puisse jouer avec la voiture .

Nous arrivons à 17h30 à Houffalize, objectif , récupérer les plaques pour le lendemain. On en profite pour faire la fin du circuit en voiture, avec la fameuse Côte de Saint Roch, haut-lieu de Liège-Bastogne-Liège. Oula ! Ca monte sec !


Faudra en garder un peu dans les gambettes. On redescend au centre ville, très joli. Houffalize est dans une cuvette avec les montagnes autour et le centre ville est très animé avec de nombreux bars et terrasses, donnant envie de s'y poser.


On file sur l'aire de départ, pour retrouver la super organisation du Proximus Cycling Challenge. Ou comment faire venir 5000 participants, sans qu'à aucun moment il n'y ait bouchons ou saturation visible. Bluffant, du grand art . Plaque 5528 récupérée en clin d'oeil, il n'y a plus qu'à aller à l'hôtel Vayamundo.


On retrouve toute l'équipe AAOC. Entre temps, j'ai un renfort de choix du SLC VTT qui est sur la route pour nous rejoindre demain matin, l'ami Richard alias Ric The Hit .

Un bon repas au buffet à volonté de l'hôtel, où je fais connaissance avec plein de nouvelles têtes : Jean-Philippe, Hervé, Christian, Lionel, ... Comme toujours, un moment plein de convivialité où on se raconte des histoires de vélo tout en dégustant de bonnes bières pression ( à volonté, hips ... )

L'hôtel est immense mais situé dans un magnifique parc avec plein de sentiers VTT tout autour. Accueil au top, petit déjeuner avancé pour les cyclistes, local à vélo et gentillesse à volonté. Je découvre une jolie chambre avec balcon et déjà je sais que je reviendrai pour un séjour plus long avec le vélo de route et le VTT.



8h, nous sommes sur les vélos direction le départ.

On fait 100m et je lance "crevaison!!" . Franck manque de défaillir, mais c'était juste une blague pour exorciser le mauvais sort :-) .

On retrouve Richard sur l'aire de départ, et c'est parti pour le 160km pour la majorité, pendant que quelques-un dont Michel optent pour le 100km histoire de "profiter du paysage".


Contrairement à ce que l'on craignait vu la situation de la ville, nous sortons par la vallée de l'Ourthe et donc sur le plat jusqu'au km 7 pour la première bosse. Les organisateurs nous ont donné un sticker autocollant à mettre sur le cadre pour repérer les points clefs du parcours. Le pourcentage n'est pas trop élevé pour cette première difficulté de la journée qui passe sans problème. Ce qu'on ne savait pas, c'est que cette première ascension marquait la fin du plat jusqu'à l'arrivée ! A partir de là, ça monte ou ça descend, tout le temps. Avis aux amateurs, il faut arriver un minimum préparé, le parcours est plus physique qu'à Namur, on est quasi en permanence en prise.

Dans la première descente, le sticker avec le parcours se décolle sous l'effet de la vitesse ( on dévale à plus de 60 km/h ) et vient se coller sur ... mes lunettes. Argl ! J'arrache le bidule, et le temps de reprendre mes esprits, l'équipe est déjà 400m devant. Oula , mode turbo on,  j'appuie comme un malade pendant quelques minutes pour boucher le trou, pas facile vu que ça file à toute vitesse devant.

Je finis par recoller, encore quelques bosses non répertoriées et nous voilà dans la bosse la plus dure de Belgique. Le Col de la Haussire. Quasi 300m de D+ et 4,1 km d'ascension. Nous avons une puce sur la plaque et les quatre montées les plus dures sont chronométrées avec classement à l'arrivée. J'ai étudié le profil sur internet : ça monte assez sec, puis descente au milieu avant la rampe finale. Hum ... ça devait pas être le bon versant ! . J'ai envie de jouer le jeu du chrono, donc j'enclenche la moulinette en bas à la poursuite de notre duo de grimpeurs de choc, Mathieu et Marco ( poursuite de loin hein, on reste raisonnable !! ) . A mi pente, Richard revient dans ma roue. Je surveille une éventuelle attaque en maintenant le tempo, attendant le replat ... qui ne viendra pas :-) . Ca monte à plus de 10% sur le dernier km et on est bien content d'arriver à haut, ça commencer à chauffer dans les cuisses.

Descente raide puis on rejoint une grande route où on peut filer plein gaz. Le ravito est censé être à 3km , on n'attend pas le reste du groupe n'ayant pas vu les grimpeurs qui ont du faire le même raisonnement. Sauf qu'il y a un petit bug sur la position du ravito qui était finalement 10 km et 2 bosses plus loin !




Regroupement général. On retrouve les produits "Meli" et le super gâteau au miel dont on s’empiffre avec l'ami Franck qui aime aussi.

On repart pour l'épisode 2 . Ca monte et ça descend. Ca monte beaucoup dans la première partie et la moyenne passe sous les 25 km/h alors qu'on était à plus de 27 avant. On arrive au point culminant du parcours à plus de 600m, on doit pas être loin du sommet de la Belgique. Du coup, faux plat descendant pendant 20 bornes. La moyenne remonte en flèche !  Je me repaie un épisode de chasse patate après le groupe mené par Yann, Marco et Mathieu et devant celui piloté par Franck. Un moment d'inattention , une cassure de 100m mais ça roule à plus de 40 et pas évident de boucher le trou. Le coin est magnifique, en particulier une super descente ultra rapide qui plonge droit sur un petit village. Enfin, un groupe passe qui me permet de recolle sans forcer.


Arrivée et regroupement au ravito 2 au km 81





Richard se met à jouer dans les bosses, titillant nos grimpeurs. Ca me titille bien les jambes cette affaire là, je relâche un peu et les laisse partir, me réservant pour la prochaine montée. Au km 105, 2ème montée chrono, celle de l'Ouberg.

On arrive par une belle route, soudain virage à droite , et là , faut vite tout mettre à gauche, c'est un mur sur quelques dizaines de mètres. Mode chrono, on est à fond ... à 8 km/h . J'ai Eric en point de mire, mètre après mètre je me rapproche, le rejoins à mi-pente. Ca remonte fort puis ça commence à s'adoucir. Je sors une "Froomette" en accélerant mode moulinette. Plus d'Eric. Eh , eh , eh. Je vois le sommet, allez faut tout donner, le compteur s'envole à plus de 25 km/h, laissant sur place de nombreux vélos sur ma droite sous les applaudissements du public.  A 100m du sommet soudain, un boulet de canon passe au sprint. Argl !!! C'est Eric qui attaque. Je donne tout ce que je peux mais j'échoue à 1m de sa roue au sommet.

On bascule dans une descente assez technique et étroite. Arrivée au ravito 3 au km 110. Ravito très sympathique.



Le départ du ravito est terrible !! Ca monte à 20% direct . On est tous à l'agonie, ça souffre, ça râle, ça crie, surtout Franck XXXL. On survit quand même et nous voilà repartis dans les montagnes russes. Richard file devant : madame l'attend car il avait un horaire trop optimiste et le téléphone ne passe pas .

Le parcours devient moins difficile, et la moyenne remonte au delà de 26 km après 20 km plutôt descendants avalés à bonne vitesse . Les grimpettes m'avaient durci les jambes et les sensations n'étaient pas au top. Cette séance de pédalage en rythme me fait le plus grand bien. J'accélère légérement m'attirant quelques menaces de FranckXXL " oh là , le petit vert, on se calme !" . Le groupe finit par casser dans une bosse et  on roule avec Yann, Eric, Christian, Marco et Mathieu.
Dans la dernière bosse, je parviens à monter au sprint revenant sur nos grimpeurs partis devant. Dommage, je ne savais où la montée finissait et je n'ai pas osé passer devant, j'aurais dû, pas sur que l'occasion se reproduise :-)

Nous rattrapons finalement Richard à l'arrivée au dernier ravito km 150, à la fameuse brasserie Achouffe. Nous avons tous un jeton pour une bière.


C'est là que je découvre l'arme absolue anti-grimpeur : la Chouffe.

Quand on repart, Marco et Mathieu sont transformés en escargots des cimes : ça n'avance plus, ils cuvent la bière et chantent sur la route en zigzaguant gaiement.  Ah oui, faut que vous dise : ici après chaque ravito, il y a une montée infernale. En l'occurence celle-là s'appelle la Longue Virée. Pas vraiment infernale car roulante, mais ça fait quand même 3km. Je décide de monter en rythme et prend la tête du peloton avec Yann dans ma roue qui gentiment de m'en colle pas une au sommet et me laisse passer en tête :-) . Merci Yann. On attend le peloton pendant que je monte sur le podium entouré de pom pom girls qui me font des bisous. Euh non, pardon, ça doit être un effet secondaire de la Chouffe.

Il nous reste plus qu'à descendre sur Houffalize.

Enfin presque !

Il reste une petite gâterie : la rue Saint Roch , 1,1 km avec des passages à 18% . Sympa après 160 bornes. Faut slalomer entre les autres vélos qui ont tendance à zigzaguer sans que la Chouffe y soit pour rien :-)  Plein de gens à pieds. Elle n'est pas très longue, il doit y avoir moyen de monter assez vite avec des jambes fraîches.  J'aimerais bien voir passer Julian Alaphilippe  ! C'est une montée chrono, alors je donne tout ce qu'il me reste et le temps au sommet est conforme à l'objectif. Evidemment, Eric surgit de nulle part à 10 m de la ligne ( si, si , il y a une arche pour matérialiser l'exploit ) pour passer avec un vélo d'avance. Ah le coquin ! La vengeance est un plat qui se mange froid :-)

Il n'y a plus qu'à se laisse glisser à l'arrivée. 163 km et 2800m de D+ en 6h10 . 0 crevaisons !! :-) :-)

Super épreuve, super coin, super ambiance . Vraiment pas envie de repartir .

On fait durer ce bon moment autour d'une dernière bière ( de la Chouffe , of course ) , à l'hôtel




Retour dans la soirée à Savigny .

Un grand merci aux copains de l'AAOC pour celle belle idée, pour leur talent à mettre de l'ambiance. Bien content d'avoir fait la connaissance de nouvelles têtes. Et une chose est sûre, j'ai vraiment eu un coup de coeur pour Houffalize. Le Houffa marathon VTT du 15 septembre ferait un bon objectif :-)

Christian, chose promise, chose due, le CR est en ligne !

dimanche 27 mai 2018


Quel plaisir de retrouver Bast sur une rando :-) . Du coup, j'arrive en avance (si , si , j'ai des témoins ) . J'en serai quitte pour attendre Bast qui avait choisi l'horaire JP.  Le genou va bien même s'il doit encore ménager la machine .

Eric et Franck étaient là aussi tout comme Mary et JM, Mathieu, Vincent et Richard qui a roulé avec nous.  Au bout de 30 km et 3 regonflages de son pneu arrière qui fuit,  Bast préfère attendre Mary & JM pour ne pas trop forcer.

Richard allume le turbo et comme je le craignais, je souffre derrière car les jambes n'ont pas encore complètement récupéré de la Véloscénie. Je manque de force, ça plafonne dès qu'il faut accélérer fort. comme si j'avais un limiteur de régime . Mais en roulant à 75% ça tient et ça avance quand même correctement . Je me contente donc du 70 pour ne pas forcer avant la Chouffe Classic. Il va falloir retrouver le turbo d'ici là :-) . Pendant que je pense à la bonne tactique pour me préparer cette semaine, tout en suivant la trace sur le GPS, Richard qui était 20 m devant disparaît ! En fait il y avait une bifurcation  pour la boucle du 80. Pas de regret, ce n'était pas le jour à en rajouter.

Temps beau et chaud, parcours sympa même si un peu roulant au milieu. Mais en fait ça m'allait très bien :-) . Mêmes sensations qu'avec Eric l'autre jour à Igny : l'impression que le terrain ne rend pas. Surement un effet de la route. D'ailleurs ça allait tout de suite mieux sur le bitume :-)

A l'arrivée, j'attends tout le monde . Je discute avec Vincent et Mathieu, puis Richard arrive et enfin Bast, Mary & JM . Entre temps , j'ai vidé la pompe à bière :-) 

lundi 21 mai 2018

Veloscénie : epilogue

La famille Olipaul a la gentillesse de me reconduire à mon hôtel. Au moment de recharger le téléphone, horreur, il n'est pas dans ma poche. La cata !! J'ai un billet électronique pour le lendemain. Coincé ! Pensant l'avoir oublié chez les parents de Ludo, je prends le vélo pour y retourner. Il est 1h du matin. Sans tel je ne peux programmer l'itinéraire dans le GPS. Heureusement j'ai pris les loupiotes pour le vélo. Me voilà en route de mémoire.

Pas évident de nuit dans une ville inconnue. Je finis par me perdre et tourner désespéré dans Donville. Et ça monte !! Je visualise la belle vue depuis la maison des parents de Ludo pour tenter de me repérer. Je vois un panneau hippodrome que je suis. C'est tout en haut sur la corniche. Mais chaque fois que je monte je finis par redescendre... Je suis en mode survie. Il faut que j'y arrive.

Finalement je vois un hôtel allumé. Je demande au gardien un coup de main pour retrouver la rue. Il m'imprime gentiment le plan sur Google Maps . Je suis à 1km. Je retrouve enfin la maison. Plus de 2h du mat. Très gêné je sonne. Le papa de Ludo m'ouvre. On cherche le tel sans succès. Aïe aïe. Comment faire pour le train. Ludo se réveille on cherche le tel partout en vain. Idée : imprimer le billet depuis un PC. La maman de Ludo me prête le sien. Je me connecte sur Gmail et .... Il détecte un PC inconnu et me demande un code de confirmation par ... SMS. Rien à faire, pas moyen de faire sans le téléphone . Oh rage et désespoir. Que faire ? Je me connecte finalement sur le site SNCF et parviens à imprimer le billet. Sauve !! Chaleureux remerciements à l'adorable famille de Ludo.

Me voilà reparti seul dans la nuit. Les éclairages publics sont éteints à cette heure. Aucun souci pour retrouver mon chemin dans Donville. Maintenant je connais par cœur. Mais dans Granville ça se complique. Perdu de chez perdu. Je visite la vieille ville puis le port ! Mû par l'énergie du désespoir je pédale pédale pédale... Enfin des rails je les suis et retrouve la gare . Ouf ! Plus ... que 3 km de ... montée jusqu'à l'hôtel que je rejoins passé 3h. Comment faire pour me réveiller sans tel. Aïe aïe aïe. Ah ouf la télé a une alarme. Je m'endors épuisé. Lever 7h , petit dej. Je demande à tout hasard à l'hôtel s'ils ont trouvé un téléphone. Non... Rien. Et comment je vais rentrer chez moi depuis Montparnasse sans tel pour programmer le GPS ? Ça sent l'errance dans Paris. Bon je finirai bien par trouver la coulée verte en demandant... Je file à la gare et .... miracle Catherine m'attend avec le tel dans la main. Il était tombé dans la voiture.

Yes !!!!!!!! Sauvé !! Tout est bien qui finit bien. Moralité : ne jamais rien lâcher la persévérance paie :-)

Veloscenie etapes 3 et 4

































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Après une bonne nuit chez notre hôtesse Rose Mary nous attaquons le petit déjeuner. Encore une fois nous sommes gâtés. Petit déjeuner à l'anglaise. Œufs au plat, bacon, pain et confiture à volonté. Rose Mary, originaire du Yorkshire, plat pays d'Angleterre nous raconte qu'il était même impossible de trouver une pente pour s'entraîner au démarrage en côte chez elle. Lorsque avec son mari elle a décidé d'acheter sa magnifique maison à Bagnoles de l'Orne, elle a pensé découvrir la montagne tellement le contraste était saisissant.
Nous avons rendez-vous avec la famille de Ludo et Olipaul sur les grèves du Mont Saint Michel à 13h pour un pique-nique. 108km à faire il ne faut pas trainer.
On s'arrête devant le lac en centre-ville pour une photo. Un couple d'Anglais qui porte des maillots "Channel to Med" nous prend en photo. Ça monte pas mal au début. Les jambes sont un peu raides, la fin de parcours elle forêt locale qui donne envie de revenir.
Nous arrivons à Domfront. Waouh !!! Une superbe cité médiévale juchée sur une crête et qui domine tout la région. Magnifique ! Grandiose. Que notre France est belle. Que la Normandie est belle. On ne se rend pas compte de la chance que nous avons d'habiter un si beau pays.
Nous repartons avec des images plein les yeux et les appareils photo.
Ca craint pour le pique-nique, on est en retard sur l'horaire. Fin de la partie vallonné. On se retrouve sur une voie verte toute droite qui nous emmène jusqu'à la mer. La moyenne remonte vite. On dépasse dans un nuage de poussière tout ce qui roule. On se relaie avec Ludo et Olipaul. Avec son VTT Travel au guidon de 740 notre OliVTTiste souffre à cette vitesse et décroche un peu par moments.
L'incroyable nombre de barrière protégeant les non moins incroyablement nombreuses intersections facilite le regroupement en cassant notre vitesse.
12h30 on est à la pointe de la Roche Torin pour le pique-nique après avoir établi le nouveau record Strava du parcours.
Accueil incroyable par la famille de Ludo avec le pique-nique du siècle arrosé... au champagne !!
Photos avec le Mont Saint Michel en arrière-plan dans cette endroit superbe. On a pas envie que ça s'arrête.
Charles le beau-frère de Ludo qui est venu de Saumur à vélo nous accompagne pour la dernière étape. Au menu le passage au Mont Saint Michel puis direct Granville ou les parents de Ludo nous attendent pour un barbecue.
Nos sacs sont partis à destination en voiture. Les vélos retrouvent d'un coup tout leur dynamisme.
Belle séance photo devant le Mont. Les vélos n'ont pas le droit d'emprunter la voie d'accès donc on ne peut pas aller toucher le mur.
Nous repartons pour Granville. Il y a un fort vent de face. Du coup je me lance dans un cours de relais, merci les copains d'AAOC. Pas évident d'organiser l'équipe. Si Olipaul, Ludo et Charles comprennent vite le principe, OliVTTiste confond relais et attaques mettant un beau bordel. Je fais mon Marco, en grondant les indisciplinés et la mécanique se met en place. La moyenne monte, je suis content et mes camarades s'amusent à découvrir les joies de la route. Du côté obscur tombes ils sont 😀.
Avec la chaleur et le vent on est vite assoiffés. Arrêt remplissage de gourde dans un café qui se transforme en bière à la terrasse. Ça va mieux !
On repart pour admirer les paysages de bord de mer et une belle bosse où Charles qui a pris confiance attaque. Ah le coquin !!

Allumage du turbo je reviens sur l'échappé avec Olipaul dans ma roue. J'accélère encore mais rien à faire on passe le sommet ensembles. Charles n'a rien lâché et nous rejoint.
On file sur la destination et on donne tout ce qui reste dans les deux dernières bosses.
Et voilà on y est. Très content et un peu triste que cette fabuleuse aventure se termine déjà.

521km au GPS soit environ 170 km et 7h30 de roulage chaque jour .

Un grand merci à Ludo pour cette géniale idée et l'organisation, aux dieux de la météo pour leur contribution idéale, aux copains pour la super ambiance, à mes gambettes qui ont tenu le choc sans souci .