dimanche 7 août 2016

Dimanche 07/08/16 ; Jaizkibel et Lasaiganea ( Les Trois Couronnes )




Sortie dominicale sous un chaud soleil . Je prévois une sortie sans forcer ce matin ayant bien poussé sur les jambes cette semaine . Montée du Jaizkibel prévue en restant à 70% . Après avoir dépassé plusieurs petits groupes, je me fais dépasser par un cycliste qui envoie fort . Je m'accroche dans sa roue, du coup me voilà au seuil mais ça tient. On fait la moitié de l'ascension ensemble jusqu'au passage à 13% où le rascal place un démarrage en danseuse que je ne peux pas suivre. Je maintiens le rythme et le garde en point de mire. Nous dépassons quelques groupes, et je donne tout ce que j'ai dans les 2 derniers kms pour recoller avant le sommet, il me manquera quelques dizaines de mètres. Géné par une voiture pendant la fin de la descente , mais difficile de la passer . En bas du Jaizkibel , je me retrouve au beau milieu d'une grosse course cycliste qui m'oblige à une pause involontaire le temps de laisser passer le peloton. Objectif suivant : monter jusqu'au Trois Couronnes , un sommet mythique du Pays Basque. Montée magnifique mais difficile , avec de fortes variations de pente. et un départ très pentu comme souvent dans le coin . Scotché plusieurs minutes à 9km/h d'autant que les gambettes sont moyennes aujourd'hui . Mais belle récompense au sommet avec des vues magnifiques. Le coin est apprécié des promeneurs et pique-niqueurs, il y a un monde fou ! Descente ultra pentue et rapide, un vrai bonheur de prendre les trajectoires au cordeau avec le FM056 vraiment top en descente.

vendredi 5 août 2016

Vendredi 05/08/16 : Cols d'Ibardin, Agila et Aritxulegi




Sortie dynamique avec trois beaux cols au programme. Objectif : améliorer mes temps sur les trois . Pour assurer le coup, je bricole une fixation pour le smartphone sur le tube de cadre pour avoir les segments en temps réel. Temps frais et nuageux au départ, il a plu très fort cette nuit, les routes sont encore humides. Montée d'Ibardin, j'affiche le mode segment avec ma position par rapport à mon meilleur temps. Les chiffres sont verts dès le départ, mais ça se joue à 5s . Au milieu de la montée, je passe en rouge , bigre , j'avais bien appuyé l'année dernière. Mais les sensations sont bonnes, je maintiens la cadence et sur les 2 derniers kms, j'accélère pour arriver au sommet avec 15s d'avance. Premier objectif réussi. Descente technique vers Bera. En confiance avec ce vélo, je rattrape les voitures devant. Dans la première épingle, alors que j'envisage de faire l'intérieur, la voiture part en travers ! Je bondis sur les freins et heureusement que je ne suis pas sur le Viper. Il y a une plaque de gasoil humide, le vélo chasse des deux roues, je mets le vélo dans l'axe et freine aussi fort que possible pour rétablir la trajectoire à 2 cm du fossé avec le coeur qui bat la chamade. Grosse chaleur, du coup , j'y vais piano pour la suite , ayant l'impression que les roues glissent à chaque virage. Petite transition de plat avant de rejoindre la montée de l'Agila via Lesaka. Cette fois, les chiffres sont en rouge dès le départ. + 10s , + 20s ... j'ai beau m'appliquer rien à faire . L'année dernière j'avais fait la course avec un groupe au départ , ceci explique sans doute cela. Je fais de mon mieux pour tenir un bon rythme, mais à mi-pente, j'ai une minute de retard ! Les sensations sont pourtant bonnes, je décide de continuer sur ce rythme qui me semble très correct, on verra bien. Et dans la 2ème partie, l'écart redescend régulièrement. A 2 km du sommet, je suis revenu sur mon fantôme virtuel et je le lâche inexorablement pour finir avec 35s d'avance au sommet . 2ème objectif atteint. Il fait beau maintenant, la vue est toujours aussi magnifique à cet endroit, j'adore ce col. Redescente vers le lac de retenue, la route est humide mais le vélo file sur de belles trajectoires, quel plaisir ces belles descentes. Arrivé au lac, ça remonte à nouveau pour le dernier objectif. Record une nouvelle fois battu , tout comme l'addition des deux cols. Youpi ! Les jambes vont bien, je peux envoyer du lourd sur la route en montagnes russes qui rentre à Irun puis Hendaye. Belle sortie, super content des sensations pour la cinquième sortie de la semaine. 

jeudi 4 août 2016

jeudi 04/08/16 : Ibardin VTT




Le tour du col d'Ibardin par les chemins. Un de mes itinéraires préférés, avec des points de vue magnifique et un terrain varié. L'objectif du jour et d'améliorer mon record de la montée, établi en 2014 avec le Cube . L'AF5 nouvelle version sera-t-elle capable de faire mieux ? Sensations pas au top sur le chemin le long de la Bidassoa. Le voisin dans la maison en face a commencé des travaux à 7h du matin, réveil plus matinal que prévu et j'ai encore un peu sommeil. Me voilà à l'entrée du sentier coté Espagnol qui monte à Ibardin. Par les chemins, le sommet est 100m plus haut que par la route J'adore cette montée avec le petit torrent qui descend le long du chemin, les Pottocks partout, des variations de pente et de terrain, tantôt lisse, tantôt caillouteux. Je m'applique à tenir une bonne cadence, je me dis que l'objectif ne va pas être facile à atteindre, les sensations étant très moyennes. Mais pas mal aux jambes, donc je pédale de mon mieux tout en m'appliquant à relancer dans les épingles, ça risque de se jouer à quelques secondes . Le sentier est désert, pas le moindre concurrent pour me motiver. L'ascension se déroule bien, sur le replat après la première moitié, je relance en danseuse. Après un bon raidar droit dans la pente, la fin est plus facile, la vitesse augmente et je débouche au sommet, au-dessus des ventas. A ma grande surprise, je n'ai pas amélioré mon record ... je l'ai pulvérisé de 6 minutes . Incroyable ! Le mental étant la clef du cyclisme, me voilà reparti en wheeling tellement je suis content, passant comme une fusée devant quelques vététistes qui faisaient une pause au sommet. Je passe le Stump en mode "descend" , selle baissée à moitié, à moi la descente du GR10. Elle est plutôt technique dans la dernière partie , avec un tapis de gros cailloux. Sur la piste incendie du début, je sprinte comme un dératé faisant bondir le stump d'un virage à l'autre et sautant les cailloux en mode "Xav" . Passage sinueux au niveau du lac, pause photo pour les Pottocks, sentier très technique à grimper sur 30m où je ripe de l'arrière et couche le vélo . Je me rappelle soudain que j'avais surgonflé les pneus pour rouler avec Nico. Petite pause dégonflage pour remettre une pression plus adaptée. Je rejoins le GR10 , mode dévalage enclenché, le vélo vole sur les cailloux, c'est assez bluffant, je ne sens rien du tout et je fais attention de ne pas trop m'enflammer. Un passage à gué passé à Mach2 me refroidit au sens propre du terme, je soulève une gerbe d'eau monumentale. Puis retour à la maison par la fin toujours aussi casse-pattes de ce parcours, avec des montagnes russes à 20-25% qui permettent de bien travailler l'intensité en fractionné avant de dévaler sur Hendaye .

mercredi 3 août 2016

Mardi 02/08/16 : Recup le long de la Bidassoa avec Nico


Petit tour avec Nico . Circuit facile, ca fait 2 ans qu'il n'est pas monté sur un vélo. Comme il a pris 30 cm dans l'intervalle, il peut maintenant sans souci prendre les 29 pouces de papa qui seront d'ailleurs bientôt trop petits. Nous voilà donc partis en direction de Bera par le beau sentier qui longe la Bidassoa et que j'emprunte pour monter vers Ibardin et la Rhune. Je fais attention de ne pas forcer, tout en étant surpris d'entendre régulièrement la roue libre du FM056 derrière moi . Il a pas l'air de forcer le gamin. Nous nous faisons doubler par un couple de Pedalator locaux en plein entraînement. L'air de rien , je hausse un peu le rythme pour rester en vue. Derrière ça à l'air de suivre. La vitesse augmente régulièrement sur le GPS : 15km/h , 20km/h , 22km/h , une petite bosse, j'appuie un peu plus fort ... et toujours cette roue libre derrière moi qui se déclenche. On passe la bifurcation vers Ibardin, on continue vers Bera. Il faut traverser un tunnel de presque 300m , sans lumière. On est obligés de mettre pieds à terre, le temps que nos yeux s'adaptent car on ne voit absolument plus rien, même pas nos propres vélos. Deux cyclistes en sens inverse nous aident bien car il ont un éclairage ce qui nous permet de visualiser la bonne direction. Arrivés à Bera, demi-tour. Nico est enchanté des sensations sur le FM056, il n'a jamais eu l'occasion de piloter un vélo aussi léger et facile à faire rouler. On repart dans l'autre sens, mais cette fois, je roule à vitesse normale, sans forcer mais à bon rythme. Retraversée pas simple du tunnel et cette fois personne en sens inverse, puis on prend la petite route qui surplombe le chemin histoire que Nico puisse tester ses sensations sur un bitume bien lisse. Le GPS affiche cette fois plus de 30km/h , on revient sur quelques cycliste , cadence maintenue même dans la montée à 19% qui nous ramène à la maison. Belle sortie et Nico super content . 

lundi 1 août 2016

Lundi 01/08/16 : Cols du Jaizkibel et du Bianditz


Belle sortie tracée grâce à une liste des cols basques trouvée sur Internet. Le plus haut col accessible facilement depuis Hendaye est le Bianditz, située dans le parc naturel d'Aiako Hiarria . Malheureusement, c'est une impasse, et pas d'autre choix que de redescendre une fois le sommet atteint. Le soleil pourtant annoncé se fait encore désirer ce matin avec même une petite bruine au départ . Je monte le Jaizkibel sans forcer, la montée du Bianditz fait 700m de D+ , donc il faut garder des forces. Belle descente rapide pour rejoindre Lezo, avant de traverser la zone urbaine de Saint Sebastien que je n'apprécie pas beaucoup, trop de rond points et de conducteurs pas très attentifs aux vélos. Rapidement, je retrouve le calme de la campagne. La montée du Bianditz est isolée et déserte, seuls quelques moutons et Pottocks sont là pour me voir passer. Ne connaissant pas le profil , je ne force pas en m'appliquant à bien tourner les jambes. Il me faut 50 minutes pour rejoindre le sommet perdu dans les nuages accrochés aux montagnes. Il ne fait pas très chaud, je regrette de ne pas avoir pris de coupe vent pour la descente. Grosse chaleur au détour d'un virage rapide : le troupeau de moutons et les pottocks sont en plein milieu de la chaussée. Gros freinage ... et pause photo pour immortaliser la famille Pottocks. Retour vers Irun par une belle route en montagnes russes qui permet de tenir une belle moyenne mais nécessite de s'employer pour griuper plusieurs raidars bien casse pattes. Retour à la maison après 3h20 de roulage et un bon entraînement en vue de l'Xtrem Normandie à la rentrée . 

dimanche 31 juillet 2016

Dimanche 31/07/16 : décrassage des gambettes après 10h sur la route hier


Comme annoncé par la météo, temps gris et bruine ce matin, le beau temps étant prévu à partir de demain. Après 10h de route samedi via Limoges histoire d'éviter les bouchons de l'A11, j'ai prévu une montée du Jaizkibel sans forcer en guise de décrassage des gambettes. Le FM056 monté en version route avec fourche carbone rigide, la tige de selle carbone et la selle du Viper, et en pneus slicks tubeless s'avère performant dans la montée, j'améliore mon meilleur temps sans trop forcer mais quand même motivé par un petit groupe devant à rattraper :-) . Au passage, vélo super ludique en ville, le poids plume, les roues VTT et les pneus tubeless permettent de sauter les trottoirs et autre obsacles sans arrière pensée ni risque de pincement. Dans la montée, le temps se lève bien et j'ai vite chaud. Arrivé au sommet, je mets quand même le coupe vent pour redescendre. Dans la descente, c'est le jour et la nuit par rapport au vélo de route où je suis toujours crispé au freinage. La position, la direction beaucoup plus précise et les freins à disque font merveille, malgré la route encore mouillée je descends quasiment 6km/h plus vite en moyenne , malgré deux voitures qui me ralentissent dans la dernière partie. Petite sortie bien agréable. 

dimanche 24 juillet 2016


Après plusieurs tentatives pour faire le parcours que j'avais tracé à Igny, la 3ème est la bonne . Pat est de retour de congés et grogne un peu devant l'exigence du parcours pour une reprise. On se retrouve à 8h15 sur le parking de la mairie avec un beau ciel bleu qui donne envie de rouler. Départ habituel avec la bosse raide pour lancer le tour de la forêt de Verrières dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre. Petit arrêt mécanique, c'est la première sortie du Stump 29 Expert Carbone, et le câble de dérailleur s'est détendu. Réglé en quelques secondes, nous voilà lancés sur un terrain ultra sec et poussiéreux qui rend bien sous les pneus. Les montagnes russes de Verrières en deviennent beaucoup plus ludiques. On avance bien, sans forcer, reprise oblige pour Pat. Le Stump est parfait, super stable et maniable, excellente tenue en pente raide et avec 140mm , il lisse le terrain en descente, au point que je finis par me faire quelques - fausses- frayeurs en déboulant à Mach 2 dans un pierrier. Mais le vélo lui, ne bronche absolument pas, survolant l'obstacle comme un tapis volant. Waouh, va falloir faire gasse à ne pas prendre trop confiance. Le parcours est exigeant, avec de nombreux enchaînements de bosses. Qui le sont encore plus dès lors que notre Benoilator décide de jouer le grand prix de la montagne. Je tente la méthode Sky : gros train dans la pente pour calmer les attaques. Mais notre grimper n'en a cure et sprinte quand même, mettant à mal mes gambettes un peu fatiguées par une sortie bien rythmée vendredi soir. Pat y va à son rythme et s'en tire très bien pour une reprise, il ne lui faudra pas longtemps pour être 100% opérationnel. Clamart, Velizy, Meudon, Chaville, Versailles . On enchaîne les coins sympas, toujours avec ce terrain qui rend super bien et donne du plaisir. Le single en balcon de Bièvres sur le retour est un grand moment de bonheur, les vélos filent dans le faux plat descendant, à pleine vitesse. A la sortie du single, un gars sorti de nulle part nous passe sur un BMC vert lancé pleine balle. On prend la roue, et c'est la grosse attaque jusqu'en bas de la descente de Bièvres. On dépose notre adversaire dans la relance vers Verrières, affront lavé :-) . Plein gaz sur le single le long de la N118, où les montagnes russes bien raides pompent de l'énergie. Je m'accroche dans la roue de Benoit. Final costaud avec deux bosses très raides dont celle qui remonte jusqu'au fort, où j'arrive ... avec un fort mal de jambes ! Il n'y pas plus qu'à se laisser glisser jusqu'à Igny pour une belle sortie , 4h07 de roulage et 1200D+ .

dimanche 17 juillet 2016

Dimanche 17/06/16 : Parcours au soleil by OliVTTiste


Je retente de motiver les troupes pour une sortie à Igny, avec la perspective de tester l'AF5v2, tout juste monté en profitant du pont du 14 juillet. Dans mon malheur, j'ai eu de la chance . Remboursement par l'assurance rapide, et occasion du siècle avec un kit cadre neuf Spé FSR 29 Expert Carbone en solde . Me voilà avec un vélo au top, prêt pour les raids techniques. A part Benoit pas de volontaires pour Igny , mais OliVTTiste nous propose un parcours de son cru, avec un passage sur les traces de la JR du coté de Limours. Ludo étant partant aussi pour cette option, nous nous retrouvons à quatre à 8h devant la célèbre piscine de St Michel. Il fait un temps magnifique, pas un nuage, de la chaleur. Bref, du jamais vu depuis .... euh ... je sais plus , ça fait trop longtemps ! Une petite analyse préalable de la trace montrant des passages roulants, j'ai finalement pris le FM056, équipé de sa nouvelle arme secrète anti-Benoulator. Ayant prévu de l'utiliser aussi avec des roues route pendant les vacances, histoire d'avoir un vélo de moins à transporter,  je l'ai repassé en double , avec un 44/32 à l'avant . De quoi envoyer du très lourd sur le roulant. Heureusement d'ailleurs , car notre Oliv part comme une fusée, ayant promis de rentrer à midi . Le 44 est immédiatement en action. je me dis qu'il va avoir du mal à tenir ce rythme. Mais non, il va beaucoup mieux après ses soucis de santé à répétition, il a repris l'entraînement et le voilà de retour aux affaires sérieuses. Du coup, notre petit groupe bien homogène va avancer à un très bon rythme toute la sortie. La campagne est magnifique avec ce beau soleil et le terrain sec. Même les ornières de Turpin sont contournables sans trop de souci. On s'amuse dans le jardin de notre guide du coté de Montlhery, mieux vaut ouvrir l'oeil car la trace GPS n'est qu'indicative et il n'arrête pas de prendre des variantes qu'il connait par coeur. Vu la vitesse du gaillard, pas évident de le suivre quand on ne connait pas et qu'on ne sait pas où mettre la roue. Je dévale d'ailleurs une pente raide pleine de marches en caillasses en le suivant, plus possible de ralentir, heureusement la Reba s'en tire bien . Du roulant ensuite jusqu'à Limours où on appuie fort sur les pédales. Pause sur une ancienne voie ferrée , avant de rejoindre le parcours de la JR . Là, changement de tempo avec des enchaînement de singles et de raidars. On retrouve la bosse infernale qui m'avait fait caler en avril. Cette fois, sur le sec et avec la forme actuelle, ça passe comme une fleur, même pas mal :-) . Bien sympa cette zone, la moyenne s'effondre mais on s'amuse . On perd une ou deux fois notre guide , puis on le retrouve. La moyenne remonte alors qu'on file vers le chemin au bord de la N104 puis on monte l'Escargot. Depuis le départ, Benoit envoie du lourd dès que ça monte, pas moyen de le passer en haut des bosses aujourd'hui, je ne peux que m'accrocher de mon mieux . On attaque donc l'Escargot pied au plancher, Ludo et Oliv nous laissent combattre à deux pour le prix du meilleur grimpeur. Je ne peux que suivre Benoit, et les epingles sont de plus en plus défoncées, consommant pas mal de watts pour les relances. Record égalé au sommet franchi néanmoins en tête par le maillot à pois. Retour ensuite à St Michel pour 65 km , 810m de D+ et 3h43 de roulage bien agréable. Merci Oliv pour le parcours ! 

dimanche 10 juillet 2016

Dimanche 10/07/16 : Riding in the sun

Enfin du soleil et de la chaleur ! Pas de volontaires ce matin pour Igny et Benoit pas là , donc finalement sortie depuis la maison. Excellentes sensations, chasse aux KOM ouverte :-) . Fourche Epicon démontée après avoir été bien secoué à l'Elsassbike. Elle est devenue super dure, révision à prévoir. Du coup, mise en place de la Reba du Cube qui dormait dans le garage. Vélo transfiguré en descente. Sans compter que la Reba est plus légère. Dans cette config, le FM056 est une vraie fusée super jouissive à piloter ! Belle sortie en rythme, et record amélioré de 6s dans l'Escargot , avec quelques KOM glanés sur le parcours histoire de faire un peu de fractionné. 

dimanche 3 juillet 2016

Dimanche 03/07/16 : Elsass'Bike Marathon

Les reportages sur l'excellent magazine web Vojo m'avaient donné envie de participer à une nouvelle épreuve, créée en 2015 , l'Elsass'Bike. Lorrain d'origine et ayant passé beaucoup de temps dans les Vosges dans ma jeunesse, j'avais très envie de retrouver cette région magnifique. Benoit qui avait gardé un bon souvenir de nos participations à l'XXX'Trem de Remiremont n'hésite pas à chambouler son planning perso pour m'accompagner. 
Nous partons le samedi en début d'après-midi en direction de Wangenbourg-Egenthal, lieu de départ de l'épreuve. Le trajet sur l'A4 que je n'ai pas empruntée depuis des années et le décès de ma maman , évoque plein de souvenirs en lisant sur les panneaux les noms de lieux qui ont jalonnés mon enfance. J'ai l'impression de rentrer à la maison. La circulation est fluide malgré les départs en vacances et nous sortons à Saverne après à peine 3h30 de route. En quelques kms, la paysage change du tout au tout. Nous passons de la fureur de l'autoroute au calme de toutes petites routes dans les bois. Ca nous rappelle notre arrivée à l'AltaVTT dans les monts du Lyonnais il y a maintenant presque 10 ans. Nous suivons les panneaux pour rejoindre la magnifique salle polyvalente de Wangenbourg. 
Le point de départ est idéal avec un équipement au top , de la place pour les voitures et un petit salon VTT où sont exposés de bien belles machines ainsi que des vélos électrique. L'épreuve étant parrainée par le grand champion local Thomas Dietch, la marque Bulls qu'il représente a un stand sur place. Comme il était possible de faire le parcours sur 2 jours, il y a du monde à notre arrivée les participants du samedi étant en plein rangement des vélos. Nous sommes accueilli avec une gentillesse incroyable, on nous serre la main et nous avons le droit à un sac Elsass'Bike contenant tout un package participant ainsi que notre plaque de cadre, gravée à notre nom. On ne lésine pas ici pour faire plaisir ! Le briefing nous inquiète un petit peu : il a plu pendant la journée, on nous annonce du soleil mais 8°C au départ ( en juillet !!! ) , un terrain gras et une végétation gorgée d'eau censée nous tremper dans les premiers kms. Gloups .... ça m'intrigue quand même, l'herbe bien sèche et visuellement les sentiers aussi ... Bon on verra bien . 
Alors que j'admire en sortant un beau Spé Levo électrique, notre organisateur me dit "tu veux l'essayer ?" . Je ne me fais pas prier. Première sur un vélo électrique. Il m'explique le fonctionnement de la bête et c'est parti. Wouah ! Incroyable. Sans qu'on entende le moindre bruit et sans avoir l'impression qu'il y a un moteur, l'assistance se déclenche au pédalage et d'un coup, les bosses deviennent des descentes ! Ca avance absolument tout seul. Je saute un talus .... en montée puis file sur un multiples singles du coin . Le vélo est en 27,5+, combiné à l'assistance, c'est un tapis volant. Les raidars ne sont que des amusements et le poids ( conséquent ) de l'engin en fait un rail en descente. Sympa ! 
Retour à l'hôtel des Vosges à Birkenwald, très bel établissement niché dans un petit village , avec beaucoup de charme et une patronne aux petits soins pour nous. Elle veut même changer la chambre de Benoit en voyant sa taille.  Je réserve un resto alsacien pour le soir, ayant une grosse envie de Flammekueche, j'en ai pas mangé depuis des années. Belle soirée au resto, là encore super accueil par une jolie petite serveuse. Petit verre de vendanges tardives en apéro, une salade gourmande et une Flammekueche gratinée, miam ... plein de forces pour le lendemain. 
Lever matinal, ça rigole pas , départ à 6h30 , le départ de l'Elass'Bike Marathon 110km est à 7h15  , grrr, j'aime pas me lever tôt ! 
A peine un quart d'heure depuis l'hôtel, nous voilà au départ. 
7h15, c'est parti ! On y va tranquille, on est partis pour 110 km et plus de 3000 de D+, donc gardons nos forces. Un petit coup de cul bien raide nous chauffe de suite en plein milieu du village. Et nous voilà déjà sur un beau single en balcon avec vue sur la vallée. Il faut beau, top ! Je sens de suite que la journée va bien se passer, les jambes tournent toutes seules. Pour commencer, on a le droit à 12km d'ascension vers le plus culminant du parcours, le col du Hoellenwasen à 910m. 500m de D+ pour s'échauffer. On alterne passages sur pistes et singles dans les bois. Nous sommes bien lancés maintenant, je gère au cardio pour ne pas m'emballer et nous remontons de nombreux concurrents avant le sommet, bon pour le moral. 
Le temps d'apprécier la vue, quelques montées descentes, et nous voilà au ravito 1 après 17 km effectués à 13 de moyenne, on va se caler sur ce rythme toute la journée. Il ne fait pas très chaud sur les hauteurs, les manchettes sont appréciables car je les remettrai plus d'une fois dans les passages descendants. Le terrain est parfait sur cette partie, notre organisateur était soit un grand plaisantin soit très pessimiste hier. 
Au fur et à mesure de notre progression, on rencontre quand même des passages gras, rien d'effrayant pour qui connait l'état de nos sentiers en RP actuellement :-). Le Taipan devant et l'Ikon derrière font le job à la perfection, vélo au top, qui grimpe comme un cabri avec ses nouvelles roues XR1501.
On est bien secoué dans les longues descentes pierreuses dont on n'a plus l'habitude. Les bras souffrent un peu, mais on a la banane. Benoit est en pleine confiance et franchit marches et autres dalles "bleauesques" sans la moindre hésitation. Beaux passages technico ludiques dans des paysages superbes, qu'est-ce qu'on est bien ici ! 
Ravito 2 au km34 après une montée dans les racines , au pied d'un beau rocher rouge. Le temps de se restaurer et il faut justement grimper vers le rocher, dur , dur c'est raide et mal pavé. Mais la vue au sommet est exceptionnelle, j'ail le vertige en prenant la photo sur un rocher qui s'avance dans le vide avec 300m sous mes pieds.  La suite est plus grasse, on longe un torrent . L'Ikon est top car il tracte bien mais ne colle pas. Benoit a un peu plus de mal , au point de lâcher un peu dans la longue montée qui suit où nous prenont 400m de D+, les 3/4 sur un single enraciné qui grimpe dans une pente soutenue. Je reprend encore pas mal de monde. Grosse descente technique avec plein d'épingles ensuite. Il y a de la pente et du technique. Pensée pour Bast. Je ne me sens absolument pas fatigué, donc la concentration est là et je suis tout content de tout passer sur le vélo bien que je sois sur le SR. Marchounettes, dalounettes, epinglounettes avec de la pente raide, mais ça passe, youpi . 
Retour au point de départ, une bonne chose , car on fait un pit stop à la voiture pour remettre de l'huile sur la transmission. 
Et nous voilà repartis pour la boucle 2. 
Evidemment, ça monte, ça monte, interminable et plutôt raide par ce versant. Benoit a un petit coup de pompe et se dit qu'il aurait du rester à la voiture . On s'encourage, on grimpe, parfois à pieds car certains passages sont impassables sur quelques mètres. Après 10km à grimper , la récompense arrive. Un super descente. Longue. Pendant 15km , on file sur des singles dans les bois, peu d'obstacles ici, c'est archi fluide. Le vélo file sans un bruit ( sauf les cui-cui de la selle de Benoit :-) ) , à toute vitesse, ça saute, ca virevolte, super terrain bien sec avec de l'adhérence, le pied absolu, une des plus belles descentes que j'ai faite. On continue ensuite quelques km en pente descendante à plus de 30 km/h, ça remonte la moyenne. On roule depuis un bout de temps avec un groupe de locaux de 8 concurrents, qui nous passe puis on les rattrape, ils nous repassent etc ... sympa. Il y a manifestement des pointures dans le lot qui nous passent à toute vitesse avant de s'arrêter pour attendre les copains.
Km 85, ravito "fontaine à chocolat" . Mais les petits parcours ont tout bouffé ! Il faut dire qu'ici , les ravitos sont royaux. Sucré, salé, boisson energétique, enfin tout ce qu'on peut espérer, barbecue etc ... Pas de fontaine à chocolat mais un gâteau qui sort du four pour se faire pardonner. 
Nous repartons pour le final, il reste 25km . L'altimètre m'inquiète, on est descendus à 250m, ça laisse craindre une grosse remontée. On commence par un très joli sentier en balcon qui ne monte pas trop. Ludique. Puis ça monte. Fort . Longtemps . Benoit a un peu de mal, on reste ensemble, nos copains locaux repassent. Comment ils font pour monter si vite ? Mais en fait, l'écart ne grandit pas et finalement on revient au train. Un raidar terrible. Benoit grimpe à pieds, je m'arrache pour passer. Arrivé en haut, une décharge d'adrénaline, d'un coup, j'ai des jambes de feu. Raah , tiens je vais impressionner les pointures du groupe 8 . J'atomise les 8 gars en mode turbo avec 10km/h de mieux, le FM056 vole littéralemment dans la pente, grisant ! Ca dure pas longtemps, je suis vite atomisé aussi :-) . Je réalise que dans le groupe il y a un grand type avec un Bulls Black Ader. Ce n'est qu'à l'arrivée que je me dirai soudain : un grand type sur un Bulls Black Ader ? C'était peut-être Thomas Diestch qui les accompagnait ?  Bon, je saurai jamais . Je rejoins le dernier ravito et attends tout le monde. 
Final en descente me dit un organisateur. Je lui raconte qu'on m'a fait le coup plusieurs fois et qu'en général ça monte. 
Gagné ! Après une descente dans les pavasses que Benoit dévale comme si c'était plat ( gaffe les gars, le Benoilator il prend confiance dans le technique ), on remonte, ça n'en finit pas. Je roule avec les 8 gars qui alternent accélérations et ralentissement pour attendre leurs potes. Enfin, ça descend, il reste 6km. Je lâche tout ... et fait l'erreur de parcours du jour, à ma décharge, le balisage avait disparu sur une bifurcation à gauche dans la pente, seul endroit où il y avait un souci , le reste était absolument irréprochable . Heureusement, on a la trace GPS qui me rappelle à l'ordre, un peu tard car je regardais plutôt devant moi que sur l'écran, 2km de plus quand même revenir au bon endroit  :-)  Très belle descente fluide encore pour le final , avec la dernière bosse de 1km, bien raide , pour rejoindre l'arrivée après 9h10 de roulage, 115km et 3920m de D+ . Je récupère mon tee-shirt finisher et on engloutit 3 tartes flambées offerts par une charmante hôtesse. 
Retour à la maison, France 5 - Islande 2 , il y a des jours comme ça où tout tourne dans le bon sens !
Un super souvenir . Et une épreuve magique, à refaire absolument .