dimanche 6 juin 2010

Dimanche 06/06/10 : la Bedouine

Pour ce dimanche, j'ai prévu le 70km de la Bédouine, une rando dont je garde un très bon souvenir les années précédentes. Rendez-vous pris avec Benoit à 7h15, le réveil est un peu difficile et je passe le chercher à 7h30. Nous arrivons sur place peu après 8h et nous retrouvons Philippe L. ainsi que Stéphane accompagné d'un copain. La petite troupe s'ébranle vers 8h20. Le début du parcours est agréable, avec des sentiers ludiques et de belles montées et descentes. De gros nuages noirs au loin ne m'inspirent pas une grande confiance, et malheureusement, comme c'était prévisible une grosse averse nous tombe dessus après 10km. On s'arrête avec Benoit pour mettre les Kway, en quelques minutes, le terrain passe de sec à détrempé avec de grosses flaques. Et la terre glaise locale rend vite l'adhérence aléatoire, d'autant que j'ai toujours mes pneus pour terrain sec. Le vélo chasse de tous les côtés, j'y vais prudemment dans les descentes. A peine le temps de sécher que l'on se reprend une nouvelle averse. Déjà 25km, où diable est le ravito. Benoit fait une petite pause, on repart, le ravito était 500m plus loin ! :-) . Ravito boueux mais sympa avec du Coca et du gruyère, miam. Après s'être restaurés, nous reprenons le parcours. Le terrain devient de plus en plus mou et juste après un virage, une vision d'apocalypse. Les concurrents devant nous partent dans tous les sens et le plus souvent sous leur vélo dans un chemin dont l'Essonne a le secret : boue gluante et progression impossible. Je tente la seule technique connue: au bord du chemin dans l'herbe en essayant de garder de la vitesse mais en quelques secondes le vélo pèse 30kg et je finis par mettre pied à terre. On essaie de se hisser sur le coté dans le champ, pas facile, ça glisse. Benoit repart courageusement sur le vélo, je me demande comment il fait. Et je le vois finalement mettre pied à terre. Je le rattrape au bout de chemin et là je découvre le désastre : patte de dérailleur explosée pour Benoit, cable arraché, aie, c'est mal barré. Heureusement, on n'arrête pas si facilement St Michel : la patte de dérailleur fait partie de notre kit de dépannage de base. Sauf que vu l'état du chemin et du vélo recouvert de 5cm de boue, la réparation n'est pas facile. Après avoir lutté une bonne heure, tout est ok, on peut reprendre notre route mais bien entendu, les 70km ne sont plus au programme, on opte pour un retour par le plus court chemin, on suivra le 30km. Quelques centaines de mètres plus loin, on arrive enfin sur une route. Benoit accélère et ... stoppe immédiatement : chaine cassée. Si si ! Il y a des jours comme ça. Le maillon rapide a explosé. Re-réparation, on finit tranquillement le parcours 30km , pour un retour à 12h30 à Itteville après 41km mouvementés. Pas de chance, car il a suffit d'une averse pour transformer un beau parcours en galère. Ceci dit, on ne s'en est pas mal sortis en évitant le retour à pied dans la boue!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ca y est je vais pouvoir offrir un beau maillot orange à Benoît !

Incroyable cette série. A ce que j'ai lu, rien à signaler pour le Team ADP sur cette même rando.

Quelle série ! Je prends bonne note de la patte de dérailleur dans le Kit de réparation...

Franck

jim a dit…
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