dimanche 20 septembre 2015
Dimanche 20/09/15 : la Renard d'Yerres
Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas. Retour sur un parcours "Renard" mais cette fois sous un magnifique soleil. J'ai une contrainte horaire, donc le coté rapide du parcours m'arrange bien . La team KHS s'est volatilisée pour l'occasion, tout le monde imagine un parcours tout droit sur des allées boueuses . Et non, tout faux ! Pas de D+ au programme sur ce terrain, mais de superbes enchaînements de singles. Quelques passages gras, mais rien de dramatique et un terrain bien meilleur qu'on aurait pu croire dans l'ensemble . Dont un passage "Larchanesque" après le 1er ravito, vraiment tip top et rendu bien technique par le terrain un peu gras qui demandait de bien soigner les trajectoires sur les devers et talus raides. Un des plus beaux singles que j'ai eu l'occasion de rouler en RP où de nombreux concurrents étaient littéralement en perdition. De beaux passages variés dans la forêt de Senart : single "Bleau" dans la bruyère, single dans l'herbe, single grassouillet et trounicotant, racine, montagnes russes, tout y passe ! Un peu de roulant pour le retour vers Yerres, mais on rejoint rapidement la forêt de la Grange qui nous réserve une belle surprise à quelques kms de l'arrivée : une belle zone technico-ludique sur les derniers kms, avec des marches, des sauts et même une piste de DH . On sort du dernier single à 10m de l'arrivée ! Je me suis régalé sur le FM056 lancé plein gaz et profitant des relances et de la super maniabilité du vélo. Le Black Panther a confirmé ses talents sur terrain mixte. J'ai bien du doubler 200 personnes sur le parcours, j'avais une envie folle d'appuyer sur les pédales , maintenant que je peux enfin respirer correctement :-) . J'ai remplacé la fourche DT Swiss par ma Suntour Epicon, vidangée et repassée en 100mm. Ca change tout ! Amortissement bien meilleur, précision de l'avant en nette amélioration rendant le vélo super précis dans ses trajectoires et toujours ce fonctionnement au top de cette super fourche : ultra sensible sur les petits chocs mais avec une excellente tenue hydraulique qui la freine bien en compression et permet de passer des grosses marches ( et il y' en avait une belle à la fin ) sans frayeur .
dimanche 13 septembre 2015
Dimanche 13/09/15 : le Raid des Renards mouillés
Je n'avais pas fait la Rando des Renards depuis plusieurs années. Le nouveau parcours n'a rien à voir avec le passé : presque tout le tracé sur des singles dont certains inédits pour moi , des passages ludiques, des passages techniques mais rien d'effrayant, des bosses, pas mal de bosses en fait, des copains, des descentes derrière Mary pour observer ( la trajectoire ) , bref très sympa . Départ matinal, rendez-vous à 7h pour un départ à 7h15 , la famille Pedalator craignant les bouchons . Pfuiii ... pas humain ça ! Bastien déclare forfait à la dernière minute, dos bloqué . Zut alors . David est quant à lui bien présent au rendez-vous et me parle de son programme 2016. Un peu de pluie à partir de 9h, mais ça mouillait à peine à travers les feuilles. Ca va passer me dis-je ... Eh ben en fait non, ça s'est mis à tomber de plus en plus fort, jusqu'au déluge . Un temps à pas mettre un Benoit dehors. Perdu Mary et JM qui ont fait un arrêt veste de pluie, on était pas très loin du ravito 2 mais ne les voyant pas arriver je suis reparti, pas le moment de prendre froid avec ma bronchite. La suite , top pour ce qui est du parcours, mais la cata au niveau pluie . De belles descentes techniques inédites rendues assez délicates avec le terrain glissant. Mais le choix de pneus ( Nobby Nic devant , Black Panther Xtrac derrière ) était adapté : vélo parfaitement contrôlable. Le déluge a fini par me gâcher ( un peu ) le plaisir. J'avais beau prier pour que ça s'arrête, ça n'arrêtait pas d'empirer. Mais pas bâché. La fin fatigante car les singles étaient collants , ca ne bourrait pas au niveau des pneus mais ça consommait le double de watts . J'ai pris les variantes "faciles" pour raccourcir, trop d'eau . Remonté un nombre incalculable de concurrents sur les 15 derniers kms. Arrivé au gymnase à 12h35, la pluie a eu un effet inattendu : plus aucune gêne respiratoire . Mon cadeau d'anniversaire ( lunettes vélo avec verres à ma vue traités anti-humidité ) a fonctionné à merveille : pas la moindre buée , le bonheur . Ma veste de pluie s'est révélé aussi bien étanche , démonstration probante : j'avais mis le gobelet écolo réutilisable dans la poche arrière . Fatale erreur : la pluie a rempli le gobelet , puis débordé et rempli la poche. A un moment, je me demande ce qui me tire comme ça dans le dos : j'avais 2l de flotte dans la poche !!! Arret vidage de veste sous les yeux médusés des autres concurrents. JP@inside. Petit souci : dans la poche , il y avait les clefs de la voiture. J'aurais parié que le transpondeur était HS pour démarrer la voiture, mais non ouf, c'est solide ces trucs là . Et enfin, un grand merci à JM pour le pret du bidon, vu que mal réveillé ( évidemment, à une heure pareille !! ) , j'avais oublié le camel au garage. Bon, ceci dit , ça manquait pas d'eau sur le chemin :-) . A refaire sur terrain sec car le tracé était vraiment superbe, sur le sec ça aurait été du bonheur total . Bravo aux organisateurs ! Et bon rétablissement à notre Bast.
dimanche 6 septembre 2015
Dimanche 06/09/15 : Ballancourtoise
Grosse bronchite cette semaine avec deux séjours chez le toubib. Mais difficile de résister à la Ballancourtoise, surtout avec un beau soleil. Malgré tout , j'aurais mieux fait de rester couché. Beaucoup de mal à respirer au début, mais l'effort contribue à nettoyer les poumons, donc je continue sans forcer, mode thérapeutique on . Rapidement, les forces manquent. Pas mal aux jambes mais impossible d'appuyer fort sur les pédales. Histoire de compliquer les choses, le nouveau plateau de 22 que j'ai monté hier pose problème : à plusieurs reprises la chaîne se coincera entre les deux plateaux nécessitant un arrêt de 30s pour remettre tout en place. A revoir d'urgence. Je profite quand même du parcours exceptionnel, je ne sais pas où les traceurs vont chercher leurs idées, mais cette rando n'a rien à voir avec les autres qui tournent pourtant dans le même coin. Des passages vraiment tip top, ludiques, et techniques. Pas trop raisonnable, je mets un point d'honneur à venir à bout des pires raidars. Mais le dernier super raide à la fin de Videlles va me mettre à mal. Je rejoins le dernier ravito en mode réserve. J'y retrouve Richard, mais le laisse filer lorsque nous repartons. J'ai la tête qui tourne et je décide de couper par la route les derniers kms en arrivant à Champcueil. Je file direct à la voiture. Retour difficile, j'ai du mal à conduire et je fais un petit malaise en arrivant à la maison. Je dors 1h et ça va mieux. Pas gagné pour la participation aux championnats de France marathon à Tournus, il va falloir un petit miracle, dommage, la forme était au top depuis les vacances. 65km, 4h40 de roulage et 1100m de D+ . Un super bravo aux organisateurs, tout était parfait : parcours, fléchage, ravitos, .... Du boulot de pro, un investissement incroyable pour les bénévoles, c'est bluffant.
dimanche 30 août 2015
Dimanche 30/08/15 : Baston à d'Huison
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| Grand soleil |
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| Ravitos bien fournis |
dimanche 16 août 2015
Dimanche 16/08/15 : sur les traces de la Ballancourtoise
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| Bast de retour parmi nous |
mercredi 12 août 2015
Mercredi 12/08/15 : Ibardin par les chemins
Les chemins ayant maintenant pas mal séché après les grosses pluies du week-end dernier, il est temps de ressortir le VTT. Je décide de faire mon parcours favoris : Ibardin par les chemins en montant par le versant espagnol . Cette année, la végétation est dense, et le Jaizkibel m'a convaincu d'éviter les singles, ils sont bordés d'épineux vraiment trop agressifs. La montée est toujours aussi magnifique, et cette année, je rencontre une espèce sauvage nouvelle dans cet endroit : le bulldozer . Un arbre a du être déraciné par les orages de la semaine dernière, et des forestiers sont en train sécuriser le chemin en tractant le tronc au bulldozer. Il y a des branches partout, portage du vélo sur 100m obligatoire. Je monte tranquillement, pas d'autre objectif que le plaisir de rouler dans ces paysages que j'apprécie. Avec la vue toujours aussi magnifique sur la Rhune. Redescente par le versant français, beaucoup plus technique. Les chemins se sont dégradés depuis l'année dernière et il y a quelques passages qui tabassent bien avec des ornières et des gros cailloux partout. Le débattement du Stump est le bienvenu. Autour du barrage, les sentiers se font plus étroits et difficiles, et il faut faire attention aux nombreux randonneurs. Alors que je prends une petite coupe secrète qui me fait contourner un bout du GR, j'ai la surprise de voir déboucher devant moi deux jolies randonneuses en sens inverse. J'oublie de regarder devant, butte sur gros cailloux, n'arrive pas à déclipser et paf me voilà étalé dans un buisson épineux, encore ! Les demoiselles sont flattées de l'effet renversant qu'elle m'ont fait, séquence rire et sourire, j'en oublie les épines :-) . J'avais oublié à quel point le retour est difficile. Certes le profil est descendant, mais il y a régulièrement des passages très raides en montée et pas évident avec un terrain défoncé. Passage physique, sans oublier la fin de parcours avec la remontée du col de Courlecou. Certes , il doit y avoir 80m de dénivelé , mais en 500m de montée ! Pfuiii, fait mal aux jambes celui-là. Ensuite, dernière bosse et c'est la descente facile et fluide sur Hendaye.
Mardi 11/08/15 : sortie recup vers Bera
lundi 10 août 2015
Lundi 10/08/15 : Ibardin-Agina-Aritxulegi-Jaizkibel
Retour du beau ciel bleu , j'en profite pour tenter un bel enchaînement : bosse de la nationale, col d'Ibardin, col d'Agina, col d'Aritxulegi, col du Jaizkibel, pas loin de 3000 D+. Départ tranquille, j'ai mal aux jambes de l'après-midi paddle board de la veille. Ca va mieux dans Ibardin, objectif atteint, record battu. Mauvaise surprise : la descente vers Bera est dans un épais brouillard, dangereux avec les épingles et les voitures. Heureusement , plus de brouillard en bas et le ciel bleu revient à Leseka , au pied de l'Agina. Je rattrape un groupe, méfiance, les locaux sont des bons grimpeurs, je reste derrière. Mais bon, tant pis, je craque et je passe devant. Ca embraye derrière et je sens la présence derrière moi . Je ne me retourne pas et me concentre sur le pédalage. Il y en a un qui me fait l'intérieur dans une épingle, aie, ça doit être un cador mais finalement il me laisse immédiatement repasser. La montée se durçit, le cardio monte, les jambes vont bien, je me concentre pour monter en souplesse. J'entends des soupirs derrière, tiens, tiens :-) . Je pousse un peu plus fort pour voir et paf ça explose et soudain je suis tout seul . Montée régulière avec des paysages sauvages et magnifiques, très bel endroit. J'atteint le sommet , pause photo puis j'entame la descente qui amène directement sur un lac qui marque le début de la remontée suivante. Puis je bascule au sommet, direction San Sebastian pour récupérer la montée du Jaizkibel. Les jambes tiennent le coup . Me voilà au pied , je décide de ne pas trop forcer car un peu usé par le D+ précédent. Plein de velos dans la montée, je rattrape pas mal de monde, ça booste le moral, et finalement j'arrive en haut en 34 min à 2 minutes à peine de mon record. Descente rapide ensuite vers Hondarribia et retour maison après 84km , 3h57 de roulage et 2900D+
samedi 8 août 2015
Vendredi 07/08/15 : le tour du Jaizkibel
Après un début de semaine ensoleillé , la météo devient plus changeante ces derniers jours . L'air est plus frais ce qui est bien agréable après des semaines caniculaires, mais le terrain est aussi plus humide. Je guettais le jour idéal pour le tour du Jaizkibel, la sortie majeure à VTT que j'ai programmé pour ce séjour. Je décide que la météo de ce vendredi suffira à mon bonheur et me voilà sur le Stump. Je l'ai monté en mode "montagne" pour l'occasion : tige de selle télescopique, transmission 2x10 ( ok Bast, on arrête de rigoler :-) ) , freins passés en 180 et pneus renforcés avec un Mountain King 2.4 protection à l'avant et un Ikon Exo TLR à l'arrière. Le vélo a pris un bon kg dans l'affaire, ça se sent, surtout après avoir roulé ces derniers jours sur le Viper qui a lui aussi sa tenue montagnarde avec des roues à 1,3kg , du coup ça fait 6kg de différence entre les deux vélos ! J'ai déjà plusieurs fois parcouru le Jaizkibel, mais sans jamais boucler le tour complet : pb de militaires, de toros, de temps , de trace , .... . Bref cette fois, j'ai bien préparé mon coup , ça doit le faire . Départ par Irun , où je prends un itinéraire bien connu pour la montée. Un peu mal aux jambes à froid, la montée initiale va servir d'échauffement, et vu la pente et le terrain, ça chauffe vite :-) . Je butte sur la première montée raide, je n'arrive pas à bien diriger l'avant, que se passe-t-il ? Arrêt contrôle, la selle était mal serrée et a complètement reculé en butée, ce qui déleste trop l'avant. Je la remets à sa place et serre bien fort, ça va beaucoup mieux, à moi les montées impossibles. Un petit nuage couronnait le Jaizkibel au départ, je parie qu'il sera passé une fois au sommet. Je débouche enfin sur les alpages, au milieu d'un troupeau de moutons et de ... vaches qui me semble avoir de bien grosses cornes . Hum ... souvenir de toros, je ne m'attarde pas et m'éloigne prudemment en me disant qu'il n'est pas possible qu'il y ait un toro sur le GR. Mais bon, dans le doute ... Un nouveau troupeau de moutons qui me regarde passer, et me diriger droit dans les nuages. Le petit nuage n'est pas parti, et il a été rejoint par des camarades, le sommet est totalement dans le brouillard. Au point que je ne reconnais rien, et fini par réaliser que les grandes antennes qui servent de point de repère immanquables sont à peine à 10m de moi, on le devine à peine tellement le brouillard est dense. Mais il ne fait pas froid heureusement. Cette partie est technique, avec des passages en balcons et pas mal de rochers sur le chemin, la météo m'oblige à mettre pied à terre plusieurs fois, je ne suis pas en confiance avec le manque de visibilité.
Séquence portage et escalade pour contourner l'enceinte des antennes, le sentier n'est pas roulable à cet endroit et assez impressionnant. Me voilà dans la descente vers le coté sud , le début est super trialisant. Tout est faisable sur le vélo, mais je passe prudemment quelques passages chauds à pied, je suis tout seul dans le brouillard, donc ce n'est pas le moment de prendre le risque de me faire mal. La visibilité revient et la descente devient plus roulante, freins lâchés , l'efficacité des suspensions est bluffante, le vélo survole les obstacles, séquence plaisir. Je croise quelques promeneurs qui montent en sens inverse. Je me souviens m'être bien perdu il y a quelques années, juste après un petit donjon en pierres. Justement le voilà, mais ma trace part cette fois à droite, dans un petit sentier pentu avec pleins d'épingles. Une pensée pour Bast, comme je ne suis pas un pro du nose turn, je me contente d'enrouler les passages bien aidé par le vélo super stable et maniable. Joli passage sur ce sentier, qui débouche finalement sur un talus ultra pentu qui me ramène sur la route pour aller prendre un chemin de l'autre côté pour un des musts de la sortie : le sentier en crête qui descend sur le petit port de pêche de Pasaia.
A gauche, une grande crique creusée dans la roche, à droite des falaises qui se jettent dans l'océan. Un endroit magique entre ciel et mer , où il vaut mieux ne pas tomber. Petite pause pour profiter du magnifique panorama. Demi tour, pour revenir sur la route et prendre la suite de la trace qui descend sur le versant ouest pour un retour surplombant la mer. Au passage, je croise une famille de petits ânes, tous mignons, belle rencontre Le sentier se transforme en piste, la moyenne de 7km/h depuis le départ en profite pour remonter. Tiens, que vois-je au loin ? Deux jeeps militaires. Ouh là ! Souvenirs, il y a quelques années, je me suis retrouvé au milieu d'un champ de tir improvisé, méfiance ! Mais les véhicules disparaissent devant moi et je n'aurai pas de mauvaise surprise. D'un coup, un virage et la piste devient un sentier escarpé et étroit. Imprévisible, car rien de particulier n'est visible sur la carte à cet endroit. Mais le chemin passe de facile à quasi impraticable : il fait 20cm de large avec des buissons épineux qui me lacèrent les bras et jambes. La végétation est si dense que j'ai du mal à voir devant la roue et bute souvent sur des gros cailloux. Ca manque de place pour pousser le vélo, surtout avec le guidon de 740 qui pose problème sur ce passage. Un torrent à traverser, ça gliiiissse , je m'étale sur les rochers, séquence rafraichissement.
Je suis obligé de pousser le vélo, rochers partout , ça ne roule pas. Le sentier est en balcon au-dessus de la gorge du torrent, soudain mon pied gauche s'enfonce dans le vide, il y a un gros trou dans le bord du sentier. Je bascule dans le trou, grosse frayeur, heureusement, je ne lâche pas le vélo qui me donne un point d'appui en se couchant. Je suis coincé dans une forêt de buissons épineux et ma jambe gauche ne trouve pas d'appui. Je remonte à la force des bras, merci le vélo, le coeur battant, super dangereux ce sentier, à virer de la trace. Je suis griffé de partout mais pas de bobo. Je repars très prudemment, me disant qu'à ce rythme j'en ai pour des heures à boucler la suite du parcours.
Quelques centaines de mètres plus loin, le sentier redevient roulable sans prévenir, me voilà maintenant dans une prairie, et j'ai le plaisir de croiser une famille de pottocks. On se croirait en Ecosse , étonnant la diversité des lieux . Le sentier redevient une piste, je passe de 2 à 20 km/h, ça fait du bien de rouler sans se faire griffer de partout. Je sais que j'arrive sur l'autre must de la trace : le sentier côtier qui revient sur Hondarribia. Après avoir longé les lignes de niveau , me voilà dans une belle descente, qui se termine droit dans l'océan, enfin, je m'arrête un peu avant quand même. Waouh, ça valait le coup de souffrir pour voir ça. Séquence comtemplation, le lieu inspire la sérénité, me voilà bien loin de la pression de ces derniers mois au travail. J'envisage une reconversion comme guide VTT sur la Jaizkibel mais décide quand même de retourner vers la civilisation. Le sentier côtier est superbe, chaque virage découvre un nouveau site exceptionnel. Mais il faut le mériter, cela n'arrête pas de remonter sur 50m de D+ bien raides pour replonger vers la mer ensuite, sur un terrain très minéral avec des dalles à n'en plus compter. Les jambes sont parfaites et seule l'adhérence arrête mes tentatives d'ascension. Avec en plus les encouragements du public, le site étant très prisé par les randonneurs qui semblent tous apprécier de voir un vététiste. Il faudrait en importer quelques-uns à Bleau :-) . Je rejoins la civilisation au niveau du phare d'Hondarribia. Retour rapide à la maison ensuite. Magnifique sortie . 50km , 1750m de D+ et 5h27 de roulage .
Séquence portage et escalade pour contourner l'enceinte des antennes, le sentier n'est pas roulable à cet endroit et assez impressionnant. Me voilà dans la descente vers le coté sud , le début est super trialisant. Tout est faisable sur le vélo, mais je passe prudemment quelques passages chauds à pied, je suis tout seul dans le brouillard, donc ce n'est pas le moment de prendre le risque de me faire mal. La visibilité revient et la descente devient plus roulante, freins lâchés , l'efficacité des suspensions est bluffante, le vélo survole les obstacles, séquence plaisir. Je croise quelques promeneurs qui montent en sens inverse. Je me souviens m'être bien perdu il y a quelques années, juste après un petit donjon en pierres. Justement le voilà, mais ma trace part cette fois à droite, dans un petit sentier pentu avec pleins d'épingles. Une pensée pour Bast, comme je ne suis pas un pro du nose turn, je me contente d'enrouler les passages bien aidé par le vélo super stable et maniable. Joli passage sur ce sentier, qui débouche finalement sur un talus ultra pentu qui me ramène sur la route pour aller prendre un chemin de l'autre côté pour un des musts de la sortie : le sentier en crête qui descend sur le petit port de pêche de Pasaia.
A gauche, une grande crique creusée dans la roche, à droite des falaises qui se jettent dans l'océan. Un endroit magique entre ciel et mer , où il vaut mieux ne pas tomber. Petite pause pour profiter du magnifique panorama. Demi tour, pour revenir sur la route et prendre la suite de la trace qui descend sur le versant ouest pour un retour surplombant la mer. Au passage, je croise une famille de petits ânes, tous mignons, belle rencontre Le sentier se transforme en piste, la moyenne de 7km/h depuis le départ en profite pour remonter. Tiens, que vois-je au loin ? Deux jeeps militaires. Ouh là ! Souvenirs, il y a quelques années, je me suis retrouvé au milieu d'un champ de tir improvisé, méfiance ! Mais les véhicules disparaissent devant moi et je n'aurai pas de mauvaise surprise. D'un coup, un virage et la piste devient un sentier escarpé et étroit. Imprévisible, car rien de particulier n'est visible sur la carte à cet endroit. Mais le chemin passe de facile à quasi impraticable : il fait 20cm de large avec des buissons épineux qui me lacèrent les bras et jambes. La végétation est si dense que j'ai du mal à voir devant la roue et bute souvent sur des gros cailloux. Ca manque de place pour pousser le vélo, surtout avec le guidon de 740 qui pose problème sur ce passage. Un torrent à traverser, ça gliiiissse , je m'étale sur les rochers, séquence rafraichissement.
Je suis obligé de pousser le vélo, rochers partout , ça ne roule pas. Le sentier est en balcon au-dessus de la gorge du torrent, soudain mon pied gauche s'enfonce dans le vide, il y a un gros trou dans le bord du sentier. Je bascule dans le trou, grosse frayeur, heureusement, je ne lâche pas le vélo qui me donne un point d'appui en se couchant. Je suis coincé dans une forêt de buissons épineux et ma jambe gauche ne trouve pas d'appui. Je remonte à la force des bras, merci le vélo, le coeur battant, super dangereux ce sentier, à virer de la trace. Je suis griffé de partout mais pas de bobo. Je repars très prudemment, me disant qu'à ce rythme j'en ai pour des heures à boucler la suite du parcours.
Quelques centaines de mètres plus loin, le sentier redevient roulable sans prévenir, me voilà maintenant dans une prairie, et j'ai le plaisir de croiser une famille de pottocks. On se croirait en Ecosse , étonnant la diversité des lieux . Le sentier redevient une piste, je passe de 2 à 20 km/h, ça fait du bien de rouler sans se faire griffer de partout. Je sais que j'arrive sur l'autre must de la trace : le sentier côtier qui revient sur Hondarribia. Après avoir longé les lignes de niveau , me voilà dans une belle descente, qui se termine droit dans l'océan, enfin, je m'arrête un peu avant quand même. Waouh, ça valait le coup de souffrir pour voir ça. Séquence comtemplation, le lieu inspire la sérénité, me voilà bien loin de la pression de ces derniers mois au travail. J'envisage une reconversion comme guide VTT sur la Jaizkibel mais décide quand même de retourner vers la civilisation. Le sentier côtier est superbe, chaque virage découvre un nouveau site exceptionnel. Mais il faut le mériter, cela n'arrête pas de remonter sur 50m de D+ bien raides pour replonger vers la mer ensuite, sur un terrain très minéral avec des dalles à n'en plus compter. Les jambes sont parfaites et seule l'adhérence arrête mes tentatives d'ascension. Avec en plus les encouragements du public, le site étant très prisé par les randonneurs qui semblent tous apprécier de voir un vététiste. Il faudrait en importer quelques-uns à Bleau :-) . Je rejoins la civilisation au niveau du phare d'Hondarribia. Retour rapide à la maison ensuite. Magnifique sortie . 50km , 1750m de D+ et 5h27 de roulage .
mercredi 5 août 2015
Mercredi 05/08/15 : Ibardin-Sare-Ascain-Corniche
Gros orage et pluies torrentielles dans la nuit de lundi . Je reporte donc le tour du Jaizkibel à VTT en attendant que le terrain sèche et programme une sortie route. Au menu : 4 bosses dont le col d'Ibardin . Je double un autre cycliste dans la descente sur la route nationale mais ça réveille ses instincts de compétiteur, le gars a de la ressource et on enquille le faux plat montant jusqu'à Herboure à très belle allure. Je le laisse partir avant le col pour ne pas arriver grillé en bas, l'ascension se passe bien mais avec un fort vent de face sur les 2 derniers kms qui m'empêche d'amliorer mes temps de 2014. Belle descente, difficile car très pentue et sinueuse vers Bera. J'ai revu les réglages de position hier et je me sens mieux en descente, avec toujours cette appréhension quand je vois cette si fine roue avant et ces tout petits freins comparés au VTT. Direction Sare, avec une bosse bien plus délicate que je n'imaginais et une route qui ne rend pas du tout. Belle descente vers Sare avant d'attaquer tambour battant le col de St Ignace où j'atomise mon temps 2014. Descente délicate au milieu d'un trafic monstre : tout le monde profite du temps magnifique pour aller prendre le petit train à crémaillère de la Rhune. Retour vers Hendaye via St Jean de Luz et la Corniche, un panorama toujours aussi magique et une route en montagnes russes au revêtement parfait.
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