dimanche 26 février 2017

Dimanche 26/02/17 : le Beau Mollet

Cela faisait quelques années que nous n'avions pas fait le Beau Mollet. Rando traditionnelle de début janvier à Velizy, avec un terrain souvent délicat à cette époque de l'année. L'édition 2017 ayant été reportée pour cause de tempête le 15/1, voilà l'opportunité de la refaire avec un terrain bien sec. Mary & JM seront là avec plein de copains et copines, et Benoit, Oliv et Ludo sont partants aussi. Richard la joue matinale en optant pour un départ à 8h. Il y a un monde fou à notre arrivée vers 8h15 et on a le plus grand mal à se garer. On finit par trouver une place, croisons Mary, JM, Elodie et Philippe sur le départ et retrouvons Oliv & Ludo . Heureusement, l'inscription est rapide. Arrivera--on à rattraper le groupe Pedalator parti quelques minutes devant ? Pas gagné me dis-je, d'autant qu'on est bien ralentis au départ, il y a beaucoup de monde sur les sentiers. Il faut quelques kms pour se dégager. Oliv imprime un gros rythme. Le début d'hiver a été difficile pour moi, petite forme. Vais-je pouvoir suivre ? Depuis le retour du ski, ça va mieux mais il reste du boulot. Je m'accroche et ça tient. Arrive ce qui devait arriver : Oliv a réussi à énerver le Benoilator qui s'enflamme. Et un Benoit qui appuie sur les pédales, ça fatigue. Les jambes répondant pas mal, je m'accroche, reviens au contact dans les bosses où je fais l'effort mais il envoie le 44 à la moindre portion roulante et là je rame avec mon 30 devant, va falloir remettre le 32 sur le Cube cette semaine. En mode accordéon, je parviens quand même à suivre. Le parcours est sympa, ça n'arrête pas de monter et descendre, 900m de D+ annoncé sur 40km et d'évidence, ils y sont. Peu avant le ravito, on rattrape le groupe Pedalator. Mary grogne après on ne sait trop quoi, une affaire de jambes pas au top semble-t-il. Tellement concentrée sur son truc qu'elle ne m'entends pas lui parler et me voit pas :-) . Elle finira pas découvrir notre présence au ravito, mieux vaut tard que jamais. Je salue Philippe dont je suis les aventures sur Strava depuis plus d'un an. Il pédale aussi fort qu'il est sympa le garçon :-) . On repart sur le même tempo. Benoit est obligé de stopper pour resserrer son câble de dérailleur, les plateaux ne passent plus. Il repart le couteau entre les dents et cette fois, je n'arrive plus à suivre le rythme. Les jambes marchent toujours correctement, mais je n'arrive plus à monter en intensité, la séance route d'hier où j'ai un peu forcé par endroit se fait sentir. Mais c'est bon signe, c'est l'objectif de monter en régime et en volume et cette sortie rythmée sera bénéfique. Je maintiens un tempo correct, profite du parcours toujours sympa et physique et revient sur Mary peu avant l'arrivée. Benoit de son coté a filé devant rattrapant tout ce qui roulait. Avec 4 sorties depuis le début de l'année pour lui c'est injuste, trop injuste, Calimero @inside. Mais la vengeance du coach sera terrible :-) . On retrouve tout le monde à l'arrivée le temps d'un sandwich et d'une bière pendant que Benoit la Chance récupère son lot, comme d'hab au tirage au sort.

dimanche 19 février 2017

Dimanche 19/02/17 : Barbizon


Benoit, de retour du ski, suggère un parcours plutôt roulant pour ce dimanche. Ca tombe bien, le début d'année plus que mouvementé ne m'a pas permis de rouler comme je l'aurais voulu jusqu'à maintenant. Donc, j'ai besoin de faire des kms. Petite sortie route hier, et je vise 50km de VTT pour aujourd'hui en tournant les jambes. Je décline l'invitation de Bast pour une sortie technique du coté de Milly, ça ne rentre pas dans le programme d'entraînement à venir. Départ un peu mouvementé de la maison, pas super bien réveillé, j'oublie le GPS. Heureusement, je n'étais pas loin. Demi-tour, récupération de l'objet et là ... portail électrique bloqué à mi-course. Après plusieurs tentatives, ça finit par s'ouvrir au moment où Benoit m'envoie un SMS inquiet. Finalement, me voilà vraiment en route, je le récupère et nous filons sur Barbizon sous un épais brouillard. Pas glop, la belle sortie ensoleillée a du plomb dans l'aile. Et en plus, il fait carrément froid. A l'arrivée sur place, c'est un vrai chantier. Cette fois les travaux de déboisement sont vraiment lancés et c'est un vrai massacre. Toute la zone entre le parking et Barbizon est impraticable et interdite. Itinéraire "Pedalator" inutilisable pour sans doute pas mal de temps hélas. Malgré le brouillard, le terrain est bien sec. Nous montons en haut d'Apremont par un itinéraire inhabituel, la faute à une erreur de parcours mais au final, ça change de d'habtitude. On rejoint ensuite la zone des Gorges du Houx, en prenant en descente le chemin de retour avec la montée Pavée qui dans ce sens est beaucoup plus facile :-) . Un petit tour autour du circuit de la gendarmerie, puis un grand classique : Salamandre, Mont Morillon, Rocher de Bouligny et Avon, sans oublier la redoutable bosse de Maintenon. On avance bien, et le terrain sec nous permet un sans faute technique sur Bouligny et Avon où tout passe sur le vélo aujourd'hui. L'inévitable arsouille de la Butte Montceau a bien lieu. Je change de tactique avant un départ pas trop rapide, Benoit passe à mi-pente, je reste dans sa roue et pense pouvoir le dépasser quand il baisse un peu de régime mais je suis au taquet et les positions ne bougent pas jusqu'au sommet où on arrive avec les cuisses en feu. Retour par Denecourt et le single MBF. Bien technique quand même ce single et il faut envoyer du lourd par arriver à garder un peu de vitesse. Puis on file sur le Magic Single où on est un peu bouchonné par trois gars. Je profite d'une traversée de route pour les dépasser, mais Benoit n'a pas le temps d'en faire autant , du coup je ralentis pour l'attendre. C'est à ce moment que le GPS perd le signal. Il m'envoie à droite, puis me signale que je suis à Lyon ! Je m'arrête le temps qu'il récupère les satellites, effectuant au passage quelques centaines de kms virtuels en 1 minute. La moyenne s'en trouve boostée à plus de 1000 km/h, les gars, vous allez en chier pour suivre à ce rythme ! Finalement tout revient en ordre mais dans l'affaire, j'ai perdu Benoit. Un petit coup de fil et on se retrouve un peu plus loin pour attaquer la montée des Vestiges. Je franchis la marche au sommet mais le sol glissant expédie ma roue avant du mauvais coté de l'arbre, pied à terre , zut de zut. Petite pause ravito, puis on revient par la Grotte aux Cristaux avant un final sur la route des Artistes où on ne cherche pas à faire tomber le KOM, les jambes sont entamées. Le soleil est enfin présent, une belle sortie bien fluide et un bon entraînement.

dimanche 12 février 2017

Dimanche 12/07/17 : Sortie route glaciale dans la pluie et le vent

Prévisions météo pas top pour ce matin. J'hésite hier soir entre VTT, route ou HT. Finalement, j'opte pour une sortie route en fin de matinée .Ca se présente pas trop mal au début, quelques gouttes pas gênantes. Mais en arrivant à Janvry, grosse pluie. Retour sous la pluie avec le vent de face vraiment glacial. Muscles durcis par le froid, ça devient même franchement pénible. Heureusement la pluie s'arrête à Marcoussis, mais j'ai quand même mis 1/4 à décongeler sous la douche.

mercredi 8 février 2017

Mercredi 08/02/17 : Les Ménuires








Temps pourri depuis notre arrivée aux Ménuires mais ce mercredi est la pire journée de toutes avec une visibilité quasi nulle. Pas vraiment motivés pour aller skier, impossible de se lâcher dans ses conditions et nous aimons skier vite avec mon fils Nico. Donc grasse matinée pour tenir compagnie à la grande soeur qui s'est malheureusement fait une entorse du genou avec rupture des LCA, le kiné a remplacé le ski pour elle, vraiment pas chance, surtout pour une chute à l'arrêt dans un tas de neige. Pour l'après-midi, je décide de tenter le coup de louer deux Fat 7G Rossignol. J'ignorais, jusqu'à tomber sur ces vélos en devanture d'un magasin local, que Rossignol se lançait dans le vélo. C'est bien le cas, avec en plus le rachat récent de la marque allemande Felt. Mais ce modèle est 100% Rossignol, un très beau Fat électrique à 2 roues motrices , avec une intégration parfaite de la batterie dans le cadre. Les moteurs sont dans les roues. 250W à l'avant, 350W à l'arrière. Du coup le vélo est considéré comme un vélomoteur. Commande au guidon, simple et intuitive.

http://www.rossignol.com/FR/FR/e-bike.html

Le temps de laisser une simple carte d'identité , nous voilà sur les vélos. Pas besoin de plus de 5 minutes d'explication sur le fonctionnement de la commande du moteur, batterie sur on, GPS fixé au guidon. Le plus dur, c'est de trouver le bon chemin, pas le droit normalement d'emprunter les pistes de ski alpin, et je n'ai évidemment jamais mis les skis sur les sentiers de ski de fond. On va d'ailleurs galérer un peu pour les trouver, et finalement adopter une méthode simple : suivre un skieur de fond qui traversait une piste. Une grimpette redoutable et poudreuse à 40% nous sépare de notre cible. On passe le moteur sur 100% , 600W à notre disposition, mais première tentative ratée car on se fait surprendre par l'enclenchement du moteur avant qui embarque un peu la direction dans la neige et nous envoie dans la profonde où aucune assistance au monde ne peut vaincre 1m de poudreuse surtout sur un engin à 25kg. 2ème tentative plus que réussie, on bondit littéralement sur la piste sous les yeux médusés des skieurs . Le compteur du vélo indique 80km, autant dire que pas grand monde n'a encore du l'emmener sur les pistes où nous obtenons immédiatement un grand succès d'estime. On dévale un bout de piste bleue pour rattraper notre fondeur. Tenue absolument parfaite du vélo, on dépasse les skieurs en pédalant comme des malades ( pas de coupure d'assistance puisqu'on est sur un vélomoteur) . Notre skieur de fond nous indique deux chemins possibles : le chemin piéton et la piste de ski de fond. On tente le chemin piéton. Un vrai single tracé dans la neige de 30 cm de large. Pas évident de guider le Fat là-dessus, le déclenchement de l'assistance le fait obliquer légèrement et on a vite fait de se retrouver bloqué dans la poudreuse sur le côté. Il faut un peu d'habitude pour bien contrôler la direction dans ces conditions, alors qu'on ne sent aucun effet particulier sur terrain plus ferme.  Demi-tour, direction la piste de fond, de l'autre coté de la rivière. Là, c'est facile, surtout que ça descend jusqu'à Saint-Martin de Belleville. Le vélo volent sur la neige, on s'amuse bien et aucune difficulté ne nous résiste. Comme il neige fort, la piste est couverte de 5cm de neige fraîche qui demandent quand même de bien pédaler pour aider le moteur. On dévale rapidement jusqu'à Saint-Martin où nous arrivons au pied d'un télésiège , avec les immanquables exclamations de skieurs, nous faisons le spectacle. Petit tour en ville, couverte de neige, on slalome entre les chasses-neige à l'oeuvre. Les voitures sont coincées et patinent, nous on se balade, pas la moindre glissade, grisant ! Sur la route, le vélo est redoutable. On peut atteindre des vitesses incroyables en toute facilité. Hélas, aucun peloton de routiers en vue pour leur mettre un coup au moral.  Je voudrais bien tester de vrais chemins VTT. Au hasard, on tombe sur un fléchage VTT. Youpi, on s'élance sur un single montant. Alors qu'à 50% de puissance, la batterie se décharge lentement de l'ordre de 1% toutes les 5 minutes, en passant à 100% pour grimper dans la pente raide, la consommation s'envole. 10% de consommés en quelques centaines de mètres mais impossible de faire moins sinon, on ne monte pas avec cette épaisseur de neige. On croise quelques piétons médusés, avant une petite pause boisson. L'effort reste important, et la tenue de ski pas idéale pour évacuer les calories. Donc , on a soif ! Nico se repose un peu , eBike ne veut pas dire zéro effort, surtout si on aime le vélo : on utilise le moteur pour booster les perfs à effort égal, plutôt que de s'en servir pour avancer sans effort. Je dois m'arracher plusieurs fois en danseuse pour passer quelques zones de neige molle en montée, effort maximal mais ce ne serait jamais passé avec un vélo normal. Il est temps de rentrer aux Ménuires, 400m de D+ en perspective et je ne sais pas trop prédire l'effet sur la batterie. La piste de fond dans le sens de la montée,c'est moins rigolo. Le neige molle fraîche ralentit bien les gros pneus, il faut donc envoyer du pâté. Je me dis que le vélo electrique c'est pas si facile que ça quand Nico passe comme une fusée avec 15km/h de mieux. Même pas le temps de lui dire de se calmer qu'il est déjà loin. Je me doute qu'il a mis le mode turbo et me vois déjà avec un Fat de 25kg en panne de batterie à pousser en monter. Pas moyen de le rattraper sans faire pareil . Moteur à fond , je passe sur le grand plateau, le Fat monte à 30km/h avec 15% de pente et 5 cm de neige fraîche. Waouh, un missile le truc. Sauf que Nico est toujours devant et envoie du lourd. Heureusement il finit par stopper pour attendre son vieux papa tout rouge sous l'effort. Et là surprise, le gamin ne pèse que 60kg et n'a pas consommé plus avec sa batterie à 100% que moi qui est fait les trois quarts à 50%.  Leçon de eBike : les performances de la batterie sont très liées au poids du cycliste et les 10kg de moins de Nico font une différence visible.  On repart dans une pente plus douce et une neige plus ferme. L'assistance à 50% est largement suffisante. Histoire de ne pas prendre la route pour rentrer jusqu'au magasin, on remonte une piste bleue qui débouche sur la Croisette, le centre des Ménuires. C'est normalement interdit, mais nos engins inspirent beaucoup de sympathie à tout le monde, pisteurs compris. Skieurs médusés de voir deux types en Fat monter la piste sur la neige à 20km/h . L'intégration parfaite de la batterie et les moteurs très silencieux offrent l'illusion parfaite de voir deux super champions grimper avec une déconcertante facilité. Sympa :-) . Plusieurs skieurs nous arrêtent pour avoir des infos sur nos montures, je vais demander un contrat de pub à Rossignol :-) . Pour finir, on remonte en haut des Ménuires à plus de 30km/h moteur à fond, en doublant les voitures à la grande stupéfaction des conducteurs . Pour ensuite redescendre tout shuss par la piste,  trop bien ces vélos , avec une tenue parfaite sur la neige, aucune appréhension en descente, ça ne glisse pas du tout, ça roule ! Essai convaincant, un engin très ludique et maniable, on peut même facilement lever l'avant une fois lancé. Par contre, vélo tout rigide et même avec les gros pneus, on s'est bien fait secouer dans les passages en tôle ondulée sur de la neige tassée. Il faut quand même bien connaître les réactions de la batterie avant de s'aventurer en montagne avec, car vu le poids de la bestiole, si on tombe à sec, c'est la galère en perspective.

dimanche 29 janvier 2017

Dimanche 29/01/17 : Nainville

Retour de températures plus clémentes pour ce dimanche. Comme il n'a pas plu depuis 3 semaines, je me dit que le terrain du côté de Ballancourt doit être bien sec. L'occasion après Larchant de se faire une nouvelle sortie ludique. Et une pensée au passage pour les futurs participants à l'Hivernale. Vu la pluie annoncée dans les jours prochains, ça va être du costaud. Quelle bonne idée de Bast la semaine dernière de nous faire rouler là-bas ! Pas beaucoup de volontaires pour cette sortie, comme souvent cet hiver. Une bonne nouvelle au passage avec le prochain retour de Christophe aux affaires. Affutez vos mollets, le temps qu'il se remette en forme et on va en baver pour le suivre. Je passe chercher Benoit à qui je resitue sa chambre à air. Pneu réparé sans difficulté, le latex ayant immédiatement bouché le trou , bien au chaud dans le garage. Nous arrivons à 8h15 à Nainville sous un épais brouillard. Même si la température est clémente, l'humidité nous refroidit et Benoit ajoute une couche. Départ par la montée habituelle, le terrain est bien plus humide que j'aurais pensé. Effet du dégel sans doute. Du coup, le terrain est un peu énergivore. Pas vraiment boueux mais mou, très mou en surface. On rejoint la "descente du GPS". Curieusement les ornières ont disparu au profit de terre meuble rendant la descente facile si ce n'était un gros arbre infranchissable en bas. Sur les sentiers plats du bas, le rendement est affreux et les accélérations proscrites sous peine de partir en sucette de l'arrière. On enchaîne quelques bosses pour rejoindre Ballancourt, partie ultra ludique avec enchaînement de singles en montagnes russes. On hésite un peu sur les passages techniques, la mousse est luisante d'humidité sur les rochers donc prudence. On enchaîne les doubles et triples gaps de la descente locale, Benoit réalisant même un superbe backflip sur une table. Euh non, je plaisante :-) . En sortant de la zone de Mondeville, infestée de chasseurs tirant dans tous les coins, la liason dans les champs vers Videlles est pénible : les roues doublent de volume, par le seul effet de la fine couche molle en surface. On y laisse des forces et on finit un peu crottés. Le passage sur Videlles est toujours aussi physique avec l'enchaînement de montées/descentes. Benoit qui menait grand train depuis le départ ralentit un peu. J'ai monté une cassette SunRace 11-46 dont l'étagement est vraiment top pour moi . Le pignon de 40 avant le 46 permet de presque tout monter avec le 46 en réserve quand ça commence à tirer un peu. Rebelote en sortie du massif avec une liason collante jusqu'au Saut du Postillon de plus en plus dur à monter car de plus en plus défoncé sur le bas. Puis retour à la voiture en coupant un peu sur la fin pour rentrer à l'heure, ce qui nous permet de faire 2km à 35km/h pour tenir la roue d'un routier qui passait par là :-) . 40 km et 900 D+ en 3h30 pour cette bonne sortie , bien physique.

dimanche 22 janvier 2017

Dimanche 22/01/17 : Larchant

Après notre tentative de début janvier avortée pour cause de double casse de ma patte de dérailleur, Bast nous repropose une sortie à Larchant. La météo semble favorable : terrain bien sec et dur à condition de résister au froid glacial. D'ailleurs Benoit se fait un peu tirer l'oreille pour m'accompagner ayant gardé une souvenir mitigé de notre sortie de décembre par -5°C. Mais finalement, il cède sous la pression du coach. Alain est partant également. Bast jamais avare de plans originaux nous explique qu'il nous rejoindra à 11h , il a une soirée et veut dormir un peu . On se donne rendez-vous sur la traversée de la D16, et j'active mon tracker GPS pour qu'il puisse nous localiser. On se donne rendez-vous au départ à 9h avec Alain. En route, la thermomètre de la voiture indique .... -12°C lors de la traversée de la forêt de Fontainebleau sur l'A6. Oups ... je m'attends à souffrir du froid sur le vélo. Il ne fait "que" -7°C à l'arrivée. Alain est là avec deux amis : Franck , équipé d'un beau Fat Canyon tout carbone à 11,5kg et Thomas avec un Spectral tout neuf. On s'équipe rapidement et nous partons sous le soleil. J'ai sorti la tenue grand froid : chaussures Northwave en Goretex que je mets une fois tous les 3 ans, deux paires de chaussettes, sous gants, grosse veste d'hiver, bonnet, et j'ai même ajouté ... un peu de rhum dans le camel :-) Histoire de repousser le point de congélation . Ca envoie fort dès le départ, oups me dis-je, ne connaissant pas les potes d'Alain, je crains d'en baver si on tient ce rythme toute la sortie. J'ai pris le Stump alu avec sa tige de selle à commande sous la selle  pour éviter le syndrome de la commande au guidon qui gèle comme l'autre fois avec Pat sur la version carbone. Dans la première descente, la trajectoire du vélo est bizarrement floue; Je stoppe et comme je le craignais le pneu arrière est presque à plat. Effet du froid sur le latex ? En fait avec le soleil et l'absence de vent, je n'ai pas du tout froid mais le latex lui  ne pédale pas :-) . Je regonfle en priant très fort que ça suffise. Nous repartons et dans le premier passage tournicotant au dessus de la carrière, je sens l'arrière riper dans les devers. Nouvel arrêt et mise en place de la chambre de secours ... dont la valve se casse en deux lorsque je la dévisse ! Heureusement c'est une valve en deux partie, je fais donc l'échange avec l'obus de ma valve tubeless tout en pestant contre la malédiction mécanique qui pèse sur moi à Larchant ! Benoit et Alain reviennent juste lorsque je termine, nous voilà repartis, le vélo marche beaucoup mieux comme ça . Enfin ... jusqu'à la descente suivante : à nouveau à plat !!! Plus de chambre, Benoit me donne la sienne. Je m'en veux de ne pas avoir vérifié le pneu, persuadé que c'était le froid qui était en cause; Cette fois, je fais attention et trouve le clou de 3cm dans la bande de roulement à l'origine de tous les soucis. Réparation définitive cette fois, on peut s'élancer dans les singles et le fameux tourniquet au-dessus de la carrière et ses toboggans. Un pied incroyable et on envoie bien dans cette zone. Le niveau est très homogène et on peut filer sans se gêner les uns les autres. Un pensée pour Franck, le Fat avec ses gros pneus et son grand guidon lancé à cette vitesse sur un tel terrain, il faut savoir le piloter et il s'en sort à merveille. Après avoir bien profité du terrain on arrive dans la zone de la Aie Aie Aie. Le sable est particulier : gelé en surface, bien sec en profondeur; Je me fais surprendre en haut par la texture du terrain et me retrouve couché sur le vélo. Zut ! Ca repart sans trop de difficultés jusqu'en bas où nous attend finalement Bast qui nous voyant en retard a fait le chemin jusque là avec Sebastien, son voisin, équipé d'un Spé electrique Turbo Levo. Ca c'est de la triche ! On attaque la zone de transition, où nous croisons un groupe de Blaireaux de Larchant qui nous annonce que l'Hivernale tournera en sens inverse cette année . Un grosse flaque gelée devant nous. On contourne, sauf Bast qui fonce dessus comme un mort de faim. Magnifique figure à la clef : un 180° puis une glissade sur le ventre parfaitement ... incontrôlée :-) . Après quelques lignes droites où le Benoilator envoie son 44 devant et nous laisse sur place, on rentre dans la zone des canyons, un de mes passages préférés, super fluide et ludique avec ce terrain parfait. On y perd Sebastien, qui démontre que sur un tel terrain, il ne suffit pas d'avoir un moteur, il faut aussi réussir à passer entre les arbres :- ) Après l'avoir retrouvé, on tangente l'A6 pour rentrer dans la partie physique du parcours ( avant le ravito 2 pour ceux qui connaissent ) . Ca monte et ça descend tout le temps. On s'amuse bien, même si les jambes commencent à tirer un peu . Au croisement suivant, nous laissons nos camarades continuer, contrainte horaire et le temps a bien tourné, on prend la route pour un retour express à Larchant avec un Benoilator déchaîné que je n'arrive pas à suivre , il me manque un plateau adapté. Retour à la 5 de roulage et 40km. Il fait .... 16°C au soleil , on se sent bien et on a tous les deux super apprécié la sortie . Merci Bast pour cette bonne idée et merci Alain pour nous avoir emmener à bon train dans le dédale de sentier où il est bien difficile de regarder en même temps le GPS tout pilotant le vélo.

dimanche 15 janvier 2017

Dimanche 15/01/17 : Barbizon

De retour du CES à Las Vegas, je suis encore fatigué par cet aller-retour longue distance. J'opte donc pour un parcours pas trop dur pour ce week-end. Idée confirmée par la météo : températures négatives après un samedi humide, donc racines glacées et bien glissantes. Pat, Benoit et Richard sont partants. L'arrivée sur Barbizon se fait avec l'ESP de la voiture qui clignote, route verglacée. Arrivé au parking, le paysage a moins changé que ce que je craignais après le lancement de l'opération " Barbizon pour les peintres". Il s'agit de redonner au chaos rocheux de Barbizon son allure du 19ème siècle pour ressembler aux tableaux d'époque. Coupes de bois massives en cours. J'ai repris un parcours de 2013, départ classique, je bute sur les premiers cailloux, de vraies savonnettes. Nous prenons la direction de Franchart pour rejoindre les Gorges du Houx puis le single en balcon toujours aussi sympa dans ce sens en faux plat descendant. On remonte le long de la N7, finalement pas trop de branchages tombés lors de la tempête, il y a eu sans doute moins de vent ici . Quelques arbres nous forceront quand même à descendre de vélo . On prend les bosses de Xav à l'envers pour cette fois,puis direction Dénecourt. Dur de monter sur les cailloux, ça glisse de trop . Dans la descente, le vélo se couche sans que j'ai trop vu venir le coup. Pas de bobo, hormis un pouce un peu tordu car je n'ai même pas eu le temps de lâcher le guidon. On file ensuite faire le tour du Magic Single, après avoir pris un sentier bien sympa qu'on prend rarement, je ne reconnaissais pas. On tangente les Vestiges, puis retour via le single en devers des Longues Vallées bien technique avec la météo. Grotte aux Cristaux, un détour dans le dédale de petits sentiers de Cuvier, magnifique avec les fougères rouges et les mares puis retour en passant sous la N7 et arsouille avec Benoit et Richard sur la route des Artistes. Notre Benoilator convalescent met tout le monde d'accord, il tenait une belle forme aujourd"hui , à n'y rien comprend après 2 mois presque sans rouler ! Pas juste :-) . 47km et 3h30 de roulage pour 600m de D+ à l'arrivée où j'étrenne avec succès ma station de lavage portative.

dimanche 1 janvier 2017

Dimanche 01/01/17 : Sortie dans la neige à Saulx


Pat avait envie de rouler ce 1er janvier et on avait convenu d'une sortie au départ de la maison histoire de ne pas se lever trop tôt et que Pat puisse être de retour à la maison pour le déjeuner. Petit doute de ma part au vu de la météo des derniers jours. Rouler par -5°C dans le brouillard givrant, c'est pas le top. Je m'équipe donc pour le mode grand froid ce matin : double parie de chaussettes, sous gants en soie, bonnet . Argh, il est où ce damné bonnet ! Je le cherche 10 minutes, du coup j'envoie un SMS à Pat pour le prévenir que je serais en retard, histoire de ne pas faire mentir la tradition en ce début d'année. Bonne surprise, il n'y a pas de brouillard givrant ce matin, du coup le froid est nettement plus supportable. Les paysages sont magnifiques une fois passés Ballainvilliers. Nous rentrons dans la forêt de Saulx et au bout de quelques centaines de mètres, le bruit des pneus sur le sol s'atténue. Aucun doute possible, on ne roule plus sur du givre mais bel et bien sur de la neige ! Waouh, la belle suprise. J'ADORE le vélo sous la neige, un grand sourire se dessine sous le casque. On va s'amuser ! Alors qu'on se lance dans une des descentes préférées, je veux descendre un peu la selle pour pouvoir me lâcher encore plus et là , bizarre : la commande est super dure, et si la selle finit par descendre plus moyen de la bloquer: le câble est givré et ça frotte tellement que le mécanisme ne bloque plus. Obligé de s'arrêter pour desserrer la selle, tirer pour détendre le câble. Du coup, plus question d'y toucher pendant la sortie. Je me demande s'il y a assez de neige pour tenter la descente de la clairière, haut lieu de nos exploits passés sous la neige à Saulx. On se dirige donc vers la carrière en question avec la neige qui nous recouvre quand on frôle les branches. Trop trop bien ! Et arrivé sur place, il y a presque 5cm à cet endroit, donc c'est parti shuss dans la pente ( pensée pour Oliv ) . Ca glissouille un peu dans tous les sens, donc tant pis, je manoeuvre la selle et j'en serai quitte pour une nouvelle intervention en bas. La remontée est délicate sur les vélos et pas beaucoup plus simple à pieds, c'est raide et ça glisse mais on s'éclate , yes , youpi ! Cette zone est vraiment bien enneigé mais peut cacher quelques pièges comme cette grosse flaque pas assez gelée sous la couche blanche. Craaac , vélo enfoncé et pied gauche un peu mouillé , aglagla ! On redescend , on remonte, on prend le talus bien raide ou Oliv et Roland nous avaient fait des figures en ... 2010 ( et oui, que le temps passe vite ) . Mais on voit ici les progrès de nos séances techniques à Bleau , et sans doute un peu aussi le 29". Ca passe sans la moindre difficulté. Encore quelques petites boucles, la DH de censière prise à fond , record battu et 2ème temps Strava malgré la neige ou plutôt grâce à elle : sur la neige, les pneus mordant bien dans le sol et assurant de belles trajectoires légérement glissées. Vraiment une belle façon de commencer l'année.

vendredi 30 décembre 2016

Vendredi 30/12/16 : sortie glacée à Saulx

Il restait 21km à faire pour franchir la barre des 5000 km en 2016 . La météo ultra glaciale annoncée pour ce vendredi me dissuade de rouler le matin comme initialement prévu. Le froid ça va, mais avec les brouillard givrant en plus c'est une autre affaire avec l'humidité qui glace doigts et orteils. On opte donc avec Benoit pour un départ à 14h, la météo annonçant du soleil pour l'après-midi. Sauf que le brouillard ne lève pas, et nous partons donc en mode "aglagla" avec un Benoit emmitouflé dans plusieurs couches de maillots et vestes. Sa famille a un moment douté de sa santé mentale lorsqu'il a fait par de ses intentions, poussé aux dernières extrémités par un coach sans pitié. Lequel coach est tout aussi gelé, il fait vraiment froid aujourd'hui. La météo aviation prévoit une fenêtre d'amélioration entre 15h et 16h, on ne la verra jamais , la fenêtre ! Arrivé à Saulx, la forêt est magnifique ; tout est blanc, et le givre tombe en fine particules autour de nous. Si on avait plus chaud, on trouverait ça féérique. On tourne un peu dans Saulx, avec un pause photo pour immortaliser le moment. Le terrain est nickel, juste un peu ramolli en surface par endroit. Petite escapade du coté de la Ville du Bois pour monter la côte du Canapé, pas de chasse au KOM aujourd'hui, les musles manquent de tonicité avec le froid. J'ai pris une gourde ne prévoyant pas d'avoir besoin de beaucoup boire. Heureusement, car l'eau dans la gourde est transformée .. en glaçon ! On prend l'option courte pour le retour en repartant directement sur Saulx sans passer par le Bois de St Eloi. Le chemin qui permet de remonter sur Villejust est barré par des branchages. On contourne par le champ et ça nous mène dans un petit bois étonnant près du poste électrique. On se croirait à Larchant, même végétation. Il y a des abris avec des gros morceaux de pain . Pour appâter le gibier ? Bon, pas de chasseurs en vue, on continue sur des petits singles dans une végétation dense et pleine de lianes. Benoit fait tomber des averses de givre en se faufilant. Superbe et assez irréel. On se croirait au bout du monde et au milieu de nulle part, au point de se perdre/ On jardine pas mal à la rechercher de la sortie . On bnte dans un cul de sac près des lignes haute tension avant de finalement trouver la sortie et reprendre le chemin habituel pour remonter dans Saulx. On patiente derrière deux cavalières, puis Benoit qui regardait son GPS ne me voit pas tourner à gauche sur le single habituel , touche ma roue et tombe lourdement sur le côté. Zut de zut, il est un peu sonné sur le coup mais nous repartons tant bien que mal. Le temps de chauffer ( autant que possible ! ) un peu et il retrouve ses jambes pour placer une attaque dans la côte des meuniers à laquelle je n'arrive pas à répondre, ça manque de tonicité aujourd'hui pour cause de congélation. Retour à la maison après 33km et 2h20 de roulage/ Un souvenir de plus, pour une sortie vraiment inhabituelle par sa météo.