lundi 3 août 2015
Lundi 03/08/15 : final de la Clasica San Sebastian
Bordako Tontorra, le juge de paix de la Clasica San Sebastian, 2,7 km à 9% de moyenne avec des passages à 20%. Un mur ! C'est là que depuis ce matin , je mijote mon attaque. Dans le peloton lancé à toute vitesse dans les rues de San Sebastian, tous les grimpeurs et puncheurs se sont portés à l'avant pour l'affrontement final sur les routes étroites de ce col niché en plein milieu de la grande ville. A coté de moi , Romain Bardet semble avoir de bonnes jambes, mais je me méfie particulièrement d'Alexis Vuillermoz et des coureurs espagnols. Je suis dans la roue de Franck qui joue des coudes pour me protéger. Thibaut Pinot nous a fait souffrir dans l'Alto de Jaizbibel mais je sais qu'il a toujours du mal à mettre en route en bas de pentes. Un virage serré à droite, nous sommes dans la forêt, sur une petite route qui soudain s'élève dans une pente très raide. Je sais qu'il y a un replat ensuite et que c'est au sommet que c'est le plus dur. Il faut attendre, ne pas se dévoiler trop vite. Ca attaque de tous les côtés, il faut s'accrocher, les jambes brûlent, ouf un replat. Le compteur s'affole, un léger virage à gauche et c'est maintenant qu'il faut y aller, juste avant trois épingles serrées où la pente va progressivement atteindre les 20%. Je me dresse sur les pédales et attaque violemment. Je prends quelques mètres d'avance, les poumons et les jambes sont en feu mais les cris du public m'encouragent, je donne tout ce que j'ai . Devant , Pat et Benoit s'écartent, je m'envole dans la pente raide, Alejendro explose, mais je sens une présence, c'est Romain Bardet, aie aie aie ça va être dur, allez encore une relance, je' prends 15m, le sommet en vue, je donne tout, j'ai 10s au sommet avant la descente facile et rectiligne qui plonge sur la ligne, je vais le faire !! Oups, je me réveille en sursaut, ah zut, ce n'était qu'un rêve. Enfin pas tout à fait, le final de la Clasica est mon menu de la matinée et Strava va me permettre de rivaliser avec ces supers champions, sans espoir bien sûr d'approcher leurs performances stratosphériques. Au menu , trois mythes locaux : l'Arkale, le Bordako Tontorra et le Jaizkibel. Départ à 8h45 de la maison pour 80km qui s'annoncent bien costauds. A commencer par la pente raide caractéristique des rues d'Hendaye qui m'attends au pied de la porte. Direction San Sebastian. Le parcours récupéré sur Strava va s'avérer inadapté : il emprunte des portions de 4 voies interdites aux vélos, et oui, la route n'est pas fermée aujourd'hui ! Heureusement, j'ai la cartographie sur le GPS , et j'improvise quelques détours qui au passage font pas mal baisser la moyenne, hésitations obligent. Me voilà enfin sur des routes adaptées, le tourne pour attaque la montée de l'Arkale. Les pentes ne sont pas trop difficiles, bon échauffement, je retrouve avec plaisir cet atmosphère particulière propre aux routes Basques, forêt touffue et raidars soudains, et les petits cheveaux Pottocks dès qu'on s'éloigne un peu de la civilisation. Le temps est superbe ce matin, et il commence déjà à faire un peu chaud. Traversée jolie mais peu efficace de San Sebastian, seule option , les pistes cyclables où il est impossible de rouler vite avec le monde, sinon, c'est des 4 voies interdites. Me voilà enfin à la sortie, et je me lance dans le Bordako Tontorra. Un "splitch" bizarre et le GPS s'éteint. Grrrr ... Ca m'était déjà arrivé, j'ai prévu un backup mais je perds le cardio au passage , bon pas grave. Me voilà reparti après 10 minutes de bricolage, deux vélos sont passés. Je me lance dans la pente. C'est d'abord roulant puis soudain hyper raide. On doit bien être à 15% . Le 34x28 n'est pas de refus et ca tire sur les jambes. Quand je pense que les pros sont à plus de 15km/h à cet endroit. Le compteur affiche un petit 8km/h et impossible d'aller plus vite. Ceci dit, je reviens "comme une balle" ( tout est relatif ) sur un autre cycliste que je dépose , ça fait du bien au moral ! Ca se calme, 10, 15, 20 km/h , je vole , youpi , mais attention, je sais que le sommet est terrible. Et la pente se durcit à nouveau, trois épingles très serrées, et devant moi un vrai mur ! On croirait "Le Big Wall of Saulx Forest" , sauf que je n'ai pas un 22x36 mais un 34x28. Impossible de reste assis, je grimpe en danseuse, le cardio au taquet les poumons en feu, je zigzague, j'ai du mal à tenir ma ligne et me demande ce que je fais là . La légende du lieu n'est pas usupée. Je comprends mieux la chute de la moto qui a condamné les espoirs de Greg Van Avermaert samedi dernier. Si j'arrivais à m'asseoir, je suis sur que la roue avant serait délestée. Jamais monté un truc aussi dément en vélo de route, pas sûr d'arriver au bout. Allez, je suis venu pour ça, je m'arrache et dépasse au passage le 2ème vélo parti devant moi, encore 20m , ouf , ça se calme, un stop , à droite , et voilà la descente, rien à voir avec la montée, c'est large et roulant, le vélo file. Retraversée de San Sebastian, toujours aussi pénible. A la sortie, je tourne à droite, direction Leso et Pasaia. Voilà le pied du Jaizkibel. 6km à 7%, mais avec des passages raides dans ce sens. Comme d'habitude, beaucoup de vélos, ça motive. Il fait chaud, je vide la première gourde et transpire à grosses gouttes. J'ai encore mal aux jambes de la montée précédente, mais je m'accroche, objectif améliorer mon meilleurs temps de 2014. Je sais que les deux derniers kms sont faciles, dont il faut tenir. Heureusement, un gars m'a doublé avant de plafonner devant et me sers de lièvre. Sommet à 2km, ça se calme, le compteur remonte, 15, 20 km , on passe la plaque, 25 km/h , sommet, 32 minutes , 2min30 de moins que l'année dernière. Bon ok, Thibaut, il a monté le truc en 18min30 samedi, mais ils ont un moteur électrique, je ne vois pas d'autre explication. Je dois pouvoir faire mieux, mais je suis content pour une première sortie, j'ai encore les jambes dures des 11h de voitures samedi. Il ne reste plus qu'à dévaler l'autre versant, pas possible pour moi de lâcher complément les freins, le revêtement est mauvais et je n'ai pas une confiance absolue dans les freins de route. Je me demande comment font les pros pour descendre cette route difficile à 70km/h. Je suis sûr que j'irais plus vite avec le VTT. Me voilà en bas, je longe l'aeroport d'Irun et regardant les avions décoller ( impossible de m'en empêcher ) et retour à Hendaye avec un ultime raidar pour regagner la maison. 80,2km en 3h57 de roulage et 1750m de D+ .
dimanche 26 juillet 2015
Dimanche 26/07/15 : remake de la Nez de Boeuf
Dernière sortie avant les vacances à Hendaye. Seb a envie de faire le parcours de la Nez de Boeuf à laquelle il n'avait pas pu participer. Je prévois un départ de Courances, plus proche de la maison que Maisse. A ma grande surprise, beaucoup de partants, les juilletistes sont rentrés : les deux Olivier, Philippe avec une transmission réparée, Seb, Pat de retour de Corse , Bruno qui nous accompagne une dernière fois avant le départ pour le Far Far West et enfin Stéphane, de retour de sa blessure au genou. On se retrouve dans le beau petit village de Courances, j'en profite pour tester le porte-vélo sur la 508 en prévision de la semaine prochaine. Le Spé est de sortie, histoire de bien valider l'amorto de rechange reçu cette semaine, avant d'affronter les pentes caillouteuses du Pays Basque. Il fait frisquet au départ, à peine 12°, du coup, j'ajoute un tee-shirt en dessous du maillot au départ. Philippe va nous impressionner toute la rando par son coté "GPS Man" : de tête, il retrouve toutes les bifurcations de la rando faite ensemble il y a 3 semaines. On est tous bluffés. Au point d'ailleurs qu'on devra renoncer à la variante que j'avais prévue en arrivant sur Maisse, Philippe en tête ayant fidèlement pris le parcours d'origine :-) . On adopte un rythme tranquille, et ça m'arrange bien, mauvaise nuit à cause de voisins qui faisaient la fête dans le jardin, j'aurais bien dormi un peu plus et les jambes sont moyennes ce matin. Le parcours est toujours aussi sympa et les pluies de vendredi ont tassé le sable et la poussière, les chemins sont parfaits, avec une meilleure adhérence dans les descentes raides. Le Stump procure un confort royal et passe très bien aussi bien les bosses que les descentes. Je monte la bosse bien raide avant la grosse marche en sable, je serai le seul à passer sur le vélo . Sans selle télescopique, je n'ose toutefois pas tenter la marche, qu'OliVTTiste passe en toute décontraction avec son Spectral encore équipé de pneus DH spécial sud de la France. Seb tente avec une chute mais retente et passe sur la droite. Dernier courageux, Olivier P. qui inaugure une autre technique : droit dans la pente, pas grave s'il y a des arbustes :-) . Sans personne pour nous freiner, l'enfilade de bosses et talus dans la zone des carrières est un vrai bonheur. Bruno nous quitte après 40Km, déménagement oblige. Les petits ponts qui passent l'Essonne à Courdimanche sont tous neufs, et maintenant équipés de larges marches tout à fait montables et descendables, c'est la première fois que je les passe tous les deux sur le vélo. Peu après, Steph donne aussi des signes de fatigue, normal pour une reprise, et décide de couper également. Je l'attends pour le saluer et file rejoindre le groupe qui s'est sauvé devant. Un mauvais appui dans un virage en sable, et je me retrouve à terre, obligé de sortir le multi-outil pour remettre la selle qui a tourné. Je retrouve le groupe qui attendait quelques centaines de mètres plus loin. Nous repartons, mais cette fois, c'est Pat qui donne des signes de fatigue, même si nous avançons à une vitesse raisonnable, la répétition de bosses raides et caillouteuses fait son effet. Il coupe quelques virgules montée/descente pour s'économiser. Superbe descente avec des épingles entre les rochers que je suis bien content de passer sur le vélo, presque un sans faute si un rocher traitre n'avait tapé le guidon de 740 , décidément un peu trop large. Nous attendons Pat avec Seb, mes jambes font beaucoup mieux en cette fin de parcours. Nous filons sur les jolis singles du Bois de la Chapelle Saint-Anne, avec quelques chevreuils qui galopent dans les bois à nos côté. Arrivée à Courances, et mystère : les deux Olivier et Philippe qui étaient devant ne sont pas encore là ! Finalement, on les retrouve quelques minutes plus tard après qu'ils aient fait une petite erreur de navigation. 59,5km et 970m de D+ au final pour 4h30 de roulage.
dimanche 19 juillet 2015
Dmanche 19/07/15 : Barbizon
La météo aviation annonçant des orages pour samedi soir, je programme une sortie à Barbizon. Peu de monde sur la fréquence actuellement, juste Seb et Philippe. Je passe le samedi en atelier de mécanique pour finir le montage du nouveau cadre de mon AF3 : un Spé Stumpjumper FSR en 29" , super occasion trouvée sur le net en Angleterre. 130mm de débatemment avant/arrière, de quoi survoler les rochers et racines. Malheureusement, l'amorto a une fuite. Pas de souci pour le faire remplacer par le magasin de vélo anglais qui me l'a vendu, mais l'amortisseur de rechange n'arrivera que mardi. Tant pis, je prends la pompe haute pression, trop envie de tester mon nouveau jouet. On se retrouve à 8h dans le brouillard sur un parking trempé. Il a vraiment bien plu cette nuit, Barbizon était le bon choix. Départ via les crêtes d'Apremont, ça glissouille pas mal sur les rochers, on y va prudemment. Je dois faire une pause toutes les 40 minutes environ pour regonfler l'amorto , ça reste gérable. Le vélo est super équilibré, excellentes sensations, c'est maniable et stable, et les suspensions effacent tout, surtout en descente. Je n'ai jamais piloté un vélo aussi efficace dans ce type d'exercice, il va falloir être prudent car il donne l'impression de pouvoir dévaler n'importe quoi à pleine vitesse. Soudain, Philippe stoppe : sa manette de dérailleur arrière a cassé net. Il est bloqué sur le pignon de 28, heureusement, il est en triple devant. Pas idéal, mais gérable quand même. Impossible de bricoler une solution, on repart. On remonte sur Franchart, puis on descend les Gorges du Houx, Seb ne l'avait jamais fait dans ce sens et apprécie le passage. Il est vrai que la montée impossible parait toute simple en descente ! On remonte sur le single de Gorges du Houx, super agréable, je fais attention de ne pas appuyer trop fort sur les pédales, le pauvre Philippe mouline ferme derrière. On file sur le sentier hyper fluide jusqu'au circuit de la gendarmerie, j'adore de passage. Direction la Salamandre puis l'acqueduc, remontée sur le Mont Morillon où Seb me titille dans la bosse. Amorto pas assez glonflé, ça pompe pas mal, attend un peu mon p'tit Seb :-) . Nous prenons la direction d'un de mes coins préféré : Bouligny puis Avon. Philippe crève, c'est le jour de la scoumoune mécanique. Pendant qu'il repare, Seb essaie le Spé qui trouve tout à fait à son goût. On repart, le GPS s'éteint d'un coup, pourtant la batterie est bien chargée. Rien à faire pour le rallumer, surement un faux contact avec l'humidité ambiante.
Pas grave, je connais par coeur, on y va. On grimpe Bouligny sans poser le pied, petite descente technique pas simple à trouver, les fougères sont immenses, on a du mal à savoir où est le chemin. On remonte la bosse de Maintenon, toujours aussi raide. Dans la descente avec la grosse marche en sable, on perd Philippe qui tourne à droite en bas au lieu de partir à gauche ! Il faut dire que Seb qui était descendu trop bas, lui a bien crié "à droite" et pour cause, il remontait et était donc dans l'autre sens :-). On finit par récupérer tout le monde, et c'est parti pour le passage dans le rocher d'Avon, mon préféré. Quelques belles marches à passer qui me permettent de finir le réglage de la fourche. Un clic clic clic suspect se faire entendre à l'arrière : une branche est rentré dans l'étrier et a tordu le ressort des plaquettes ! Heureusement, j'ai une pince, un bon quart d'heure pour couper et détordre tout ça . J'ai toujours un jeu de plaquette de rechange, sauf ... aujourd'hui, j'ai vidé le sac et oublié de les remettre hier. L'heure tourne, il va falloir accélérer, allumage du turbo. On remonte par une bosse méga raide au Mont Andart, je suis le seul a passer sur le vélo. Petite pause au sommet pour rassembler la troupe. On file sur la butte Montceau, Seb attaque. Cette fois, je bloque les suspensions, passe le 30x16 et j'appuie comme un forcené. Le maillot vert de Seb reste quelques mètres à ma hauteur puis explose, tout comme mon record de l'ascension , super jambes en ce moment, 468W en puissance moyenne sur une minute !! . Evidemment le Stump est plus lourd que le Cube, mais il est loin d'être ridicule dans les bosses. Descente vers Avon, le vélo survole le sentier, quelle sensation de sécurité, bluffant. On passe Avon, on remonte sur la croix d'Augas via les bosses de Xav avalées par le Stump avec gourmandise. Descente vers Cassepot, puis la Solle, on remonte par la bosse bien pentue du Luxembourg. Seb attaque, je contre-attaque, et on reproduit le scénario précédent, je finis en danseuse à fond suspensions bloquées, top 10 au classement général Strava à la clef. Retour aux voitures avec Philippe qui mouline ferme sur la longue ligne droite qui nous ramène au parking de la N7 puis à Barbizon. Super sortie, avec 44km, 800m de D+ et 3h33 de roulage
Pas grave, je connais par coeur, on y va. On grimpe Bouligny sans poser le pied, petite descente technique pas simple à trouver, les fougères sont immenses, on a du mal à savoir où est le chemin. On remonte la bosse de Maintenon, toujours aussi raide. Dans la descente avec la grosse marche en sable, on perd Philippe qui tourne à droite en bas au lieu de partir à gauche ! Il faut dire que Seb qui était descendu trop bas, lui a bien crié "à droite" et pour cause, il remontait et était donc dans l'autre sens :-). On finit par récupérer tout le monde, et c'est parti pour le passage dans le rocher d'Avon, mon préféré. Quelques belles marches à passer qui me permettent de finir le réglage de la fourche. Un clic clic clic suspect se faire entendre à l'arrière : une branche est rentré dans l'étrier et a tordu le ressort des plaquettes ! Heureusement, j'ai une pince, un bon quart d'heure pour couper et détordre tout ça . J'ai toujours un jeu de plaquette de rechange, sauf ... aujourd'hui, j'ai vidé le sac et oublié de les remettre hier. L'heure tourne, il va falloir accélérer, allumage du turbo. On remonte par une bosse méga raide au Mont Andart, je suis le seul a passer sur le vélo. Petite pause au sommet pour rassembler la troupe. On file sur la butte Montceau, Seb attaque. Cette fois, je bloque les suspensions, passe le 30x16 et j'appuie comme un forcené. Le maillot vert de Seb reste quelques mètres à ma hauteur puis explose, tout comme mon record de l'ascension , super jambes en ce moment, 468W en puissance moyenne sur une minute !! . Evidemment le Stump est plus lourd que le Cube, mais il est loin d'être ridicule dans les bosses. Descente vers Avon, le vélo survole le sentier, quelle sensation de sécurité, bluffant. On passe Avon, on remonte sur la croix d'Augas via les bosses de Xav avalées par le Stump avec gourmandise. Descente vers Cassepot, puis la Solle, on remonte par la bosse bien pentue du Luxembourg. Seb attaque, je contre-attaque, et on reproduit le scénario précédent, je finis en danseuse à fond suspensions bloquées, top 10 au classement général Strava à la clef. Retour aux voitures avec Philippe qui mouline ferme sur la longue ligne droite qui nous ramène au parking de la N7 puis à Barbizon. Super sortie, avec 44km, 800m de D+ et 3h33 de roulage
mardi 14 juillet 2015
Mardi 14/07/15 : Saulx
Belle petite sortie à Saulx en mode récup, terrain au top , temps idéal : soleil, pas trop chaud, un peu de vent . Ma nouvelle arme fatale file sur le sol bien dur, excellentes sensations, le vélo est super maniable et réactif, et part comme une balle en relance. J'imagine ce que cela donnera avec les ZTR beaucoup plus légères que les RCZ blanches montées pour l'esthétique mais qui sont loin de démériter. Une crevaison à l'arrière dans le Bois de Saint Eloi, heureusement, après 3 regonflages, le latex fini par faire son travail. KOM sur une des bosses du retour, sans le chercher .
dimanche 12 juillet 2015
Dimanche 12/07/15 : Nainville
Voilà un bout de temps que nous n'avions pas posé nos roues sur le terrain ludico-technique de Nainville, un des coins les plus sympa pour rouler en Essonne. Le beau temps persistant qui a asséché tous les chemins nous offre une occasion à ne pas laisser passer. Beaucoup de monde en vacances, et voilà même notre OliVTTiste contaminé par le virus du bricolage ( aurait-il croisé Benoit récemment ? ) qui déclare forfait. C'est néanmoins une bien belle équipe qui se retrouve sur le parking de la forêt des Grands Avaux. JM&Mary, Ludo et Seb sont là. Il ne va pas falloir mollir ce matin. Ca tombe bien, c'est la première sortie de la nouvelle version de mon AF1. Cela faisait un bout de temps que je lorgnais sur un cadre FM056, dont la forme m'avait tapé dans l'oeil. Reçu et monté cette semaine avec les composants du Gaea. Dès les premiers tours de roue, la géométrie plus moderne du cadre, beaucoup plus maniable me procure d'excellentes sensations. Avec le sol bien sec, voire archi sec, je vais pouvoir filer dans les singles. Nous grimpons par le départ traditionnel. Le premier constant est vite fait : je n'ai jamais vu autant de sable à cet endroit. Il est sec, et bien mou. Il en sera ainsi tout le parcours, de quoi bien faire travailler les cuisses. Ma nouvelle monture est une arme dans les bosses, rendement au top , ça grimpe facile, de quoi montrer à Seb que la vielle loco vapeur a encore quelques chevaux vigoureux :-)
On tournicote un peu dans les Grands Avaux avant l'aller rejoindre les hauteurs de Ballancourt et le super terrain de jeu de nos amis au maillot rouge. Quel plaisir de rouler sur ce terrain, le rendement est au top, le vélo file d'un pif paf à un paf pif . Tout le monde à le sourire, Mary est pourtant étrangement silencieuse, il parait que c'est la sortie route d'hier qui l'a un peu fatiguée. Quelques jolis passages techniques, pas trop durs, qui lui permettent de doucement reprendre confiance. On emprunte quelques passages spécial chamois qui nous font avoir une pensée pour Bast, Alain et Xav, ça commence à faire longtemps qu'on n'a pas roulé ensemble. Il va vraiment valoir faire quelque chose ! Allez les amis, on veut rouler avec vous et d'ailleurs, il se pourrait bien qu'une AF3 V2 soit aussi en préparation dans ce but :-) . J'ai ajouté un bout du départ de la Ballancourtoise, et nous rentrons donc dans Ballancourt pour aller jouer dans le bois du Mont Revoir. Endroit très ludique, quelle chance d'avoir un terrain de jeu pareil à coté de chez soi. On reprend la direction du sud, avec le single le long du grillage où nous prenons beaucoup de plaisir, le terrain nous permettant de prendre facilement de la vitesse. Bois d'Epignon puis les hauteurs de Mondeville. Je n'ai jamais vu cette zone aussi sèche, pas la moindre trace d'eau, inutile aujourd'hui de batailler pour franchir les bourbiers : c'est droit devant à pleine vitesse. Je trouve le moyen de cogner un arbre avec le guidon, petite chute et j'entraîne Seb avec moi. Direction de Bois de Videlles avec le traditionnel enchaînement de bosses/descentes. Mary file bon train dans les parties descendantes, bien fluide, pas de doute, la confiance revient, attention les filles, va falloir vous accrocher bientôt pour la suivre. Une belle descente dans le sable mou , le vélo surfe, il suffit juste de ne pas ralentir. Retour par le bois de la Padole, encore de beaux passages près des carrières, puis la longue ligne droite pavée de Beauvais. Merci la selle suspendue, je ne suis pas trop secoué. La remontée vers le Tertre Noir est très délicate : on est sur une plage, le sable est profond, ça bouffe une énergie folle. Petite boucle plate et roulante dans le Bois des Fontaines histoire d'éliminer les toxines et retour au parking après 6h de sortie, 5h40 de roulage, et 1200D+ au GPS. Une très belle sortie ensoleillée et pleine de bonne humeur .
On tournicote un peu dans les Grands Avaux avant l'aller rejoindre les hauteurs de Ballancourt et le super terrain de jeu de nos amis au maillot rouge. Quel plaisir de rouler sur ce terrain, le rendement est au top, le vélo file d'un pif paf à un paf pif . Tout le monde à le sourire, Mary est pourtant étrangement silencieuse, il parait que c'est la sortie route d'hier qui l'a un peu fatiguée. Quelques jolis passages techniques, pas trop durs, qui lui permettent de doucement reprendre confiance. On emprunte quelques passages spécial chamois qui nous font avoir une pensée pour Bast, Alain et Xav, ça commence à faire longtemps qu'on n'a pas roulé ensemble. Il va vraiment valoir faire quelque chose ! Allez les amis, on veut rouler avec vous et d'ailleurs, il se pourrait bien qu'une AF3 V2 soit aussi en préparation dans ce but :-) . J'ai ajouté un bout du départ de la Ballancourtoise, et nous rentrons donc dans Ballancourt pour aller jouer dans le bois du Mont Revoir. Endroit très ludique, quelle chance d'avoir un terrain de jeu pareil à coté de chez soi. On reprend la direction du sud, avec le single le long du grillage où nous prenons beaucoup de plaisir, le terrain nous permettant de prendre facilement de la vitesse. Bois d'Epignon puis les hauteurs de Mondeville. Je n'ai jamais vu cette zone aussi sèche, pas la moindre trace d'eau, inutile aujourd'hui de batailler pour franchir les bourbiers : c'est droit devant à pleine vitesse. Je trouve le moyen de cogner un arbre avec le guidon, petite chute et j'entraîne Seb avec moi. Direction de Bois de Videlles avec le traditionnel enchaînement de bosses/descentes. Mary file bon train dans les parties descendantes, bien fluide, pas de doute, la confiance revient, attention les filles, va falloir vous accrocher bientôt pour la suivre. Une belle descente dans le sable mou , le vélo surfe, il suffit juste de ne pas ralentir. Retour par le bois de la Padole, encore de beaux passages près des carrières, puis la longue ligne droite pavée de Beauvais. Merci la selle suspendue, je ne suis pas trop secoué. La remontée vers le Tertre Noir est très délicate : on est sur une plage, le sable est profond, ça bouffe une énergie folle. Petite boucle plate et roulante dans le Bois des Fontaines histoire d'éliminer les toxines et retour au parking après 6h de sortie, 5h40 de roulage, et 1200D+ au GPS. Une très belle sortie ensoleillée et pleine de bonne humeur .
dimanche 5 juillet 2015
Dimanche 05/07/15 : La Nez de Boeuf
Avec la canicule de ces derniers jours, plus la moindre trace de boue sur nos sentiers Essonniens. Une occasion en or de profiter d'une des randos les plus sympas de l'année, la Nez de Boeuf au départ de Maisse. Cerise sur le gâteau, la météo annonce des températures plus clémentes et même quelques risques de pluie voir d'orages. On croise les doigts mais la météo aviation est optimiste. Mary et JM sont partants aussi, c'est une belle équipe qui se retrouve aux inscriptions : Mary, JM, Olivier P., Ludo, Richard, Philippe, David et Hervé. Je sors la tenue St Michel pour être dans le ton de mes camarades. Raté : je suis le seul en tenue club au départ, ah les petits farceurs :-) . Le temps de récupérer tout le monde, nous partons à 7h45 avec un David qui a promis de rouler doucement. Je me rend rapidement compte que le GPS ne fonctionne pas , pas de localisation. Pendant que je bricole, je manque de m'envoler dans le souffle d'une missile sol sol bleu qui nous dépasse avec un bang supersonique : c'est David qui roule doucement :-) . Je trouve le problème du GPS, en pensant couper le wifi c'est la fonction GPS que j'ai coupé. Je rallume, et enfin tout fonctionne peu après la première bosse, 3km environ de zappés sur la trace , pas grave. Je suis dans le roue de JM qui roule tranquille, mais je me doute qu'il ne va pas résister à l'envie de suivre David qui a ralenti et est juste devant. On rentre dans le vif du sujet avec la même première partie de parcours que ces dernières années : du ludique, technique, avec des montagnes russes et des petits talus bien raides à monter/descendre. La trace est bien fluide, et je me suis bien réhabitué au semi-rigide, je n'hésite plus à me lancer dans les passages techniques que le vélo absorbe remarquablement bien. Chaque relance est un bonheur avec l'accélération immédiate. On a tous la banane. JM et David finissent par s'échapper devant, je me retrouve avec Ludo et Olivier P. qui tiennent une belle forme et relancent à chaque occasion, Richard, qui a sorti aussi son SR, est là aussi, Philippe un peu en retrait tout comme Hervé et Mary. On arrive au ravito après 18km et on attend pour regrouper tout le monde. C'est reparti, on roule dans le Bois de Malabri, de belles bosses et belles descentes, plutôt glissantes car le sol est très sec et poussiéreux .
L'arrière part un peu dans tous les sens, mais l'avant tient bien et tout passe sur le vélo. Dans un passage entre les rochers, ma pédale droite passe sous une racine, ce qui bloque net le vélo. Ca ne m'était jamais arrivé, la pédale est bien coincée et Richard me donne un coup de main pour dégager le vélo. Ca roule bien, le groupe est homogène, les quelques gouttes de pluie du départ ont laissé la place à une chaleur plutôt lourde, je transpire beaucoup et le camel se vide à grande vitesse. Les organisateurs ont rajouté un point d'eau peu après le château de Courances, pause éclair et regroupement général; On rejoint ensuite le ravito 2, à la même place que l'an dernier et on double Roland et Jacques un peu avant, content de les voir , on bavardera un peu au ravito, ils ont fait la Montagnarde sur route le dimanche précédent, 212 km et 4000D+. C'est reparti pour la dernière étape, on laisse passer Mary devant dans la descente granitesque qui suit le ravito. Tout passe sur le vélo, sauf le virage entre un rocher et un arbre où on pose le pied avec Ludo, l'arbre est juste dans la pente et vu l'adhérence on a peur de l'embrasser. La dernière partie est un peu plus roulante avec encore quelques beaux passages et bosses. Pas mal aussi de zones sableuses ultra sèches qui pompent de l'énergie dont un passage redoutable dans les genêts. Dommage d'avoir supprimé depuis 2 ans le single qui remontait sur les hauteurs de Maisse. Dans le faux plat montant final, on appuie fort sur les pédales avec Oli. P et on dévale la dernière descente pour en terminer avec 3h32 de roulage ( manque le départ suite pb GPS ) et 900m de D+ pour 60km. Il faut super chaud maintenant et la bière finale est bienvenue. Petit papotage entre amis pour terminer et c'est le retour à la maison après une belle matinée de VTT .
L'arrière part un peu dans tous les sens, mais l'avant tient bien et tout passe sur le vélo. Dans un passage entre les rochers, ma pédale droite passe sous une racine, ce qui bloque net le vélo. Ca ne m'était jamais arrivé, la pédale est bien coincée et Richard me donne un coup de main pour dégager le vélo. Ca roule bien, le groupe est homogène, les quelques gouttes de pluie du départ ont laissé la place à une chaleur plutôt lourde, je transpire beaucoup et le camel se vide à grande vitesse. Les organisateurs ont rajouté un point d'eau peu après le château de Courances, pause éclair et regroupement général; On rejoint ensuite le ravito 2, à la même place que l'an dernier et on double Roland et Jacques un peu avant, content de les voir , on bavardera un peu au ravito, ils ont fait la Montagnarde sur route le dimanche précédent, 212 km et 4000D+. C'est reparti pour la dernière étape, on laisse passer Mary devant dans la descente granitesque qui suit le ravito. Tout passe sur le vélo, sauf le virage entre un rocher et un arbre où on pose le pied avec Ludo, l'arbre est juste dans la pente et vu l'adhérence on a peur de l'embrasser. La dernière partie est un peu plus roulante avec encore quelques beaux passages et bosses. Pas mal aussi de zones sableuses ultra sèches qui pompent de l'énergie dont un passage redoutable dans les genêts. Dommage d'avoir supprimé depuis 2 ans le single qui remontait sur les hauteurs de Maisse. Dans le faux plat montant final, on appuie fort sur les pédales avec Oli. P et on dévale la dernière descente pour en terminer avec 3h32 de roulage ( manque le départ suite pb GPS ) et 900m de D+ pour 60km. Il faut super chaud maintenant et la bière finale est bienvenue. Petit papotage entre amis pour terminer et c'est le retour à la maison après une belle matinée de VTT .
dimanche 28 juin 2015
Dimanche 28/06/15 : la recette miracle ( diététique Benoit@pprouved )
Pas de Raid des Cadoles cette année, pour cause d'invitation à la soirée d'anniversaire des 40 ans d'amis de longue date . Soirée très agréable par un temps magnifique . A l'apéro, buffet de rêve : Sangria maison à la limonade, Punch au citron vert, Margarita à la fraise, Desperados, etc .... Après 3 mois d'entraînement intensif pour la Granit, je décide de relâcher un peu et je me régale à tout goûter, les cocktails étant plus délicieux les uns que les autres. Puis on attaque le repas où je fais un sort au barbecue, avant de m'attaquer aux gâteaux et champagne pour le dessert. Couché à 3h du mat, pas très clair, je me dis que j'ai eu une drôle d'idée de donner RDV à Pat à 9h pour une sortie dans le coin . Mais il faut entretenir les jambes avant la Nez de Boeuf de dimanche prochain qui s'annonce tip top avec le beau temps. Finalement, pas de difficulté majeure à me lever à 8h, je me prépare tranquillement dans une maison endormie. 9h, ouverture du garage, Pat est là, première sortie VTT pour lui depuis sa chute à la Granit. Encore des douleurs au dos, mais globalement ça va. On s'élance direction Saulx/Ville du Bois/Marcoussis/Nozay/Saulx et retour par l'Yvette et l'Orge. A la première bosse, je réalise que les jambes sont au top, bien aidées par le Gaea dont j'avais oublié la réactivité. Je retrouve avec ce cadre les nouvelles sensations acquises sur la route ces derniers temps. Du coup, je me fixe pour objectif de faire un sort à mes records Strava. On arrive dans la forêt, option montée impossible, ça passe super facile, même pas au taquet sur le cardio, j'aurais pu aller plus vite. 4ème au classement général, pas mal quand même :-) . On file vers le haut de la forêt , direction le Bois de St Eloi et ses singles ludiques qui plaisent bien à Pat. Avant, il faut monter la côte du canapé, je grimpe tout sur 36x24, ça pulse, 2ème temps Strava à la clef, gnark, gnark ! Content le JP, Pat un peu moins :-) . On arrive à Marcoussis, pause ravito avant d'attaquer l'Escargot version VTT et ses épingles . Je pousse bien sur les pédales, sans trop savoir jusqu'où je peux aller sans exploser, me voilà en haut, 2ème temps au scratch aussi, trop bien, j'ai presque envie de la refaire, je pouvais aller plus vite, je me demande bien ce qui m'arrive ce matin ! Pat arrive, on attaque la remontée sur Nozay, séance full speed jusqu'au transformateur, on retourne dans Saulx jouer dans les singles avec le petit talus à descendre, puis retour à la maison , Pat rame un peu dans la descente de Ballainvilliers avec son plateau de 30, il tente quand même une attaque, je le laisse passer puis appuie sur le 36x11, qui a logiquement le dernier mot. On file sur les bords de l'Yvette via le Parc des Templiers, puis on remonte sur le Parc de Morsang pour constater que les bords de l'Orge sont en travaux. Je cherche une issue, lorsqu'un cri retenti derrière "Chaine!!!!" . Je pile in extremis avant de percuter la grosse chaîne qui barre l'entrée du passage. Ouf !!! Merci Pat. On doit prendre la piste cyclable, pas moyen de prendre le chemin, puis on remonte la vanne des eaux et nous voilà de retour après une belle sortie sous le ciel bleu, vive l'été . 48km , 750m de D+ et 2h53 de roulage .
dimanche 21 juin 2015
Dimanche 21/06/15 : La Faut Pas Mollir
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| Le Gaea à l'arrivée un peu poussiéreux :-) . Notez la selle suspendue spéciale Benoilator, bluffé par son efficacité/confort |
dimanche 14 juin 2015
Dimanche 14/06/15 : La Granit Montana Ultime ... et vraiment ultime !!
La Granit, c'est le genre d'épreuve où on se demande souvent pendant le parcours pourquoi on a décidé de la faire, et à l'arrivée, on ne pense plus qu'à revenir. C'est donc pour une 4ème participation que je m'étais inscrit cette année, avec un nouveau site de départ, un parcours rallongé et du D+ en supplément, de quoi faire peur quand on sait à quoi ressemble le terrain local. Même s'il y a pas mal de membres de l'équipe "historique" qui manquent à l'appel cette année à cause de divers empêchements, David est partant, tout juste revenu d'une belle perf au Raid Vauban, tout comme Pat, Seb et Richard. Et après des hésitations, Jean-Marc et Mary sont de la partie aussi malgré une ornière traître qui a fait chuter notre guerrière le dimanche précédent. Richard a un souci avec son vélo, donné en SAV à Decat. Je ne suis pas trop rassuré pour lui, et effectivement, il nous rejoint in extremis le samedi en début d'après-midi avec un amortisseur qui perd de la pression. Pas trop rassurant pour affronter un parcours aussi exigeant que la GMU, c'est un coup à se retrouver en rade. On repasse chez moi où j'embarque deux amortos de spare que j'ai en stock, en espérant qu'il y en ai un qui se monte. Voyage sans histoire jusqu'à Ambazac où nous rejoignons le bel Etang de Jonas, nouveau site de départ.
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| Photo empruntée à David |
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| Photo organisation |
Au km 64, on nous colle une pastille rouge sur la plaque de cadre, ravito dans 2km, ils sont long ces km, enfin le voilà . Je commence à avoir un peu mal au ventre à force de boire, j'ai du mal à manger mais je me force. Allez, on repart, faut pas mollir. Je vais faire toute cette dernière partie tout seul, 72km au GPS, et je vois un panneau "arrivée 10km". Non ? Pas possible, ils se sont trompés ? J'ai donc fait 2 à 3km de rab avec mon détour ? Pfuiii , 10 km, au moins une heure . Allez, appuie et arrête de penser. Alors j'appuie autant que je peux dans les bosses, tente de tout descendre sur le vélo, mais c'est la zone où les descentes sont les plus techniques. J'arrive dans une pente super raide, au bout un arbre, un virage en épingle à gauche et une grosse marche derrière. Ouh là, je le sens pas, j'attrape les freins et là , ouiiiilllle, une crampe à la main ! Les poignées de freins m'échappent et le vélo accélère comme une balle. Plus possible de m'arrêter, je suis mort, c'est la fin, adieu les amis ! Et ben non, ça passe super facile vu que je saute la marche sans le vouloir et atterrit tout en souplesse. Bigre, c'est donc ça la bonne technique. Allez, je le note dans un coin pour l'année prochaine si j'arrive vivant. Je reconnais le parcours final habituel : la Pierre du Mola ( je passe à gauche ) , les remontées pas trop dures qui passent sur 26x24, plus de crampes, la descente du Castor où je me fais une frayeur sur le passage entre deux pierres, me voilà en bas mais cette année on remonte pas la Ouff , je tourne à gauche, sur un chemin sympa en montagne russe pas trop dur, fini ? Tiens un panneau 5km quand même. Mais la fin se corse, ça redevient technique, avec un infernal sentier en balcon et en dévers complètement ravagé, je couche le vélo sur une racine et continue prudemment quelques mètres à pieds. Je suis méfiant, hier Pascal a parlé d'une descente hyper raide sur la fin. Finalement, pas si raide, ouf. Et enfin des cris, des klaxons. "Il y en a encore derrière?" "Oui, 5 ou 6" . Et voilà l'étang, j'y suis, j'entends la sono "on dirait qu'un truc arrive dit le speaker" . Et oui, c'est moi les gars, le finisher ! Je fonce, je vole, je vois Mary qui cours pour m'encourager, un talus, je le grimpe au sprint, l'arche, la ligne, j'entends mon nom au micro, vois trois super nanas en mini-jupe à droite ( qu'est-ce qu'elles font là ? ) , je souris, je l'ai fait, je l'ai fait, ouahh , c'était vraiment dur cette fois, mais j'ai déjà tout oublié, je suis bien, bon, j'exagère, je referais pas un tour. Un organisateur me colle un sticker finisher, sympa. Seb et JM sont là, j'apprends que Pat est tombé et s'est encore fait mal à une côte, Richard a eu des soucis de vélo et a fini sur le 45, ils sont déjà repartis. David a fini dans les 30 en 7h, JM premier master 3 en 7h20 et Seb dans les 9h. Mary a du abandonner , mal remise de sa chute de dimanche dernier, mais en 2016 on revient tous en pleine forme. Seb qui doutait de pouvoir faire le 80, qui n'aime pas la pluie et qui doutait de pouvoir résister moralement. Et bien, il a vaincu tous ses doutes, il l'a fait, je suis très content pour lui, il est tout heureux d'avoir vaincu le parcours. Et au final, un immense merci aux organisateurs de cette épreuve magique, atypique, dure, très dure, mais aussi conviviale, très conviviale, un petit sanctuaire hors du temps et de notre société moderne, un endroit où seuls comptent le plaisir, l'amitié, l'effort et la joie de pratiquer notre sport favori. Longue vie à la Granit Montana ! 82 km, 10h05 et 3580m de D+ au GPS sur la ligne . 96ème au classement final, me voilà dans le Top 100 , objectif atteint :-) :-)
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| Merci Mary pour la photo :-) |
dimanche 7 juin 2015
Dimanche 07/06/15 : Inter régionale à Bretigny
Dernière sortie significative avant la Granit. J'ai passé la matinée d'hier à préparer le Cube, changement de cassette suite aux sauts de chaîne à Gueret, mise en place du 26 dents devant. Du coup, il est dans une config pas trop adaptée aux randos VTT de ce dimanche, j'opte donc pour une sortie route. Il y a une cyclo à Bretigny , pas loin de chez moi et les 100km proposés me semblent coller au programme : ni trop , ni trop peu . Pas de volontaires pour m'accompagner, notre Pat préfère soigner son mal de jambes avec une sortie depuis chez lui. J'ai le grand plaisir de retrouver Roland aux inscriptions à Bretigny. Ca fait longtemps qu'on ne s'était pas croisé, il s'est mis à la route et revient du Paris Sancerre, 220km hier, donc il est là pour tourner les jambes en mode piano. Je m'inscris, et retrouve le club de Roland après quelques kms. On papote un peu, Jacques n'est pas là , il est en cure en Bretagne ( reste de la conversation censuré, mais ceux qui connaissent Roland et Jacques devineront ) . Ca roule doucement, je dis donc au revoir à Roland lorsque 2 concurrents nous doublent à bonne vitesse et saute dans leurs roues. Mais il s'arrêtent pour débâcher, je continue donc en solo jusqu'au pied de la bosse avant le ravito où ils me rejoignent avec un groupe du Plessis Paté. On monte à bonne vitesse, je m'accroche à la roue du leader et nous arrivons ensemble au ravito avec un peu d'avance sur le reste de la troupe qui a décroché. Picorage express, je repars, mais plus personne. Finalement, j'aperçois mon groupe au loin, 10km en chasse-patate pour revenir à la faveur d'un faux plat montant. Nous arrivons dans le forêt de Fontainebleau, pensée émue en face du panneau "La Canche aux Merciers" haut lieu vététistique. Ce passage est superbe, on remonte vers Milly , nous roulons à quatre, jusqu'au ravito n°2 au km 65. Il y a même des petits sandwichs, je me régale et ... loupe encore le départ du groupe. Grrr , nouvelle séance de poursuite, c'est bon pour pousser les gambettes avant la Granit. Je recolle à nouveau et cette fois c'est un petit peloton. Ca visse à mort entre Chevannes et Ballancourt, avec au passage un bon score sur Strava. Nous allons filer sur ce retour plus roulant jusqu'à l'arrivée atteinte au bout de 98,6km, 700m de D+ et 3h20 de roulage. Bonne sortie rythmée et agréable. Roland a fait le 70, on se retrouve donc encore, et on re-papote tout en remplissant un quizz sur le Tour de France. Mardi soir, test du Cube à Verrières pour vérifer les passages de vitesse puis repos jusqu'à Dimanche .
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