dimanche 10 avril 2016
Dimanche 10/04/16 : La Jean Racine
La Jean Racine ... l'événement phare pour notre région, avec cette année un beau challenge de cumuler 130 km de route le samedi et 120km de VTT le dimanche. Ca fait quand même un peu beaucoup à cette période de la saison, et donc, on laisse notre super David relever le défi sans nous. Compte-tenu de la supposée convalescence de Benoit, je me dis que le 85 est déjà un bel objectif et nous nous inscrivons dès l'ouverture des inscriptions en février. Olivier, Stéphane, Seb et Richard font de même. Pendant que Eric et Marco votent pour le 120, tentant, mais trop de boulot en ce moment et je préfère ne pas rentrer trop tard pour pouvoir récupérer en vue de la semaine suivante. Un mois de mars pluvieux me fait rapidement craindre le pire. La vallée de Chevreuse est propice au ruissellement et quand il y a trop d'eau, ca peut devenir impraticable, on a encore le souvenir de l'édition d'il y a 3 ans avec des passages dans 30 cm d'eau. Après une belle sortie à Bleau dimanche dernier, je regarde la météo en rentrant : damned, de la pluie toute la semaine et des gros orages le week-end. Pas gagné ... Mais pourtant, la semaine va être bien meilleure que prévue, jusque quelques gouttes, puis une averse samedi après-midi mais grand beau temps prévu pour le dimanche, c'est déjà un bon point. Bref, ça devrait être roulable mais j'opte prudemment pour le FM056 histoire de ne pas mettre les roulements de suspensions en péril et puis, avec tout le D+ prévu , un vélo léger est toujours un atout. L'organisation de la JR est une mécanique bien rodée, et donc on reçoit les traces GPS la veille. Voilà une excellente idée et on verra par la suite que cela va nous être très utile, le balisage n'étant pas exempt de reproches voire d'incohérences à quelques endroits ( débalisage ? ) . Le parcours 2016 est annoncé complètement nouveau et tournant dans un massif jusque-là jamais exploité par cette épreuve. Et effectivement, on découvre une trace de 87km , tournant au sud de St Remy . Vu sur la carte, ça semble roulant. Petite déception. Et doute ... alors je j'étais parti pour monter le 30 dents sur le FM056, je me vois tentant de poursuivre Benoit à fond de 44 dans de grandes allées. Je laisse donc le 32 en espérant qu'il n'y aura pas trop de bosses raides. Alea jacta est. Je passe chercher Benoit avec à peine 5 minutes de retard après que Seb m'ai envoyé un SMS à 6h20 précises pour s'assurer que j'étais debout, avec quelques menaces à la clef : envoi du SAMU, des pompiers et du GIGN si je ne répondais pas :-) . 7h, nous sommes sur place, avec un peu de mal à se garer, pas trop de fléchage visible pour les parkings par rapport à d'habitude. Pas mal de monde pour retirer les plaques, on est prêts à 7h15, tout le monde nous attend et Richard et Steph sont mêmes partis devant. 5km de montée roulante pour commencer, ça nous réchauffe et c'est bien venu car il y a du brouillard et 0°C au thermomètre, brrrr ... J'ai mis des jambières et une veste à manche amovibles, car avec le soleil prévu , il fera surement chaud en fin de matinée. Nous prenons la direction de Limours. Impossible de passer à vélo les deux premiers raidillons, trop raide, trop glissant. On s'inquiète un peu pour la suite, mais presque tout sera finalement montable à part deux ou trois passages bien spongieux. Cette première partie est une découverte plaisante. Atmosphère JR avec des tapis de campanules bleues qui sont la signature de ce raid. Et des singles bien sympas qui tournicotent, montent et descendent ( autre signature JR ) , avec une mention pour la descente en single avec les virages relevés, bien fluide et ludique avec des petits sauts. Les jambes sont bien, très bien même ce matin et le 32 ne me gène pas, à l'exception d'une longue montée ultra pentue dans laquelle je rattrape Steph et pose pied à terre pour 100m pour ne pas me griller pour la suite. Ca passait, mais trop énergivore. Petit à petit le rythme s'accélère. Eric envoie dès qu'il aperçoit un bout de ligne droite, on suit avec Benoit, creusant un trou avec nos camarades, et ça nous même au premier ravito après 26km à Bris sous Forges. Le support de mon GPS a cassé dans une descente, je répare avec un collier rilsan, GPS bien utile car nous avons plusieurs fois corrigé un balisage défaillant. Regroupement général au ravito et nous repartons pour la 2ème section , direction Angervilliers. Parcours toujours physique avec des bosses bien costaud, et quelques passages bien gras qui bouffent pas mal de forces. Ravito 2 atteint au bout de 45km, on y retrouve Richard, nouveau regroupement. Les vélos ont pris cher avec les passages gras, un peu de nettoyage s'impose, les transmissions souffrent aussi, dans ces conditions le mono-plateau est un gros avantage et je n'aurai absolument aucun souci mécanique sur le parcours. Nous repartons pour une des parties les plus sympa du parcours dans le Bois de Rochefort. Le terrain est bien sec ici, les paysages superbes, et Eric en grande forme, envoie encore et encore. Heureusement qu'il y a ... les bosses pour se reposer :-) . Je finis par perdre quelques dizaines de mètres mais je reçois le renfort de Benoit qui monte en régime. Bigre, pour un convalescent, il tient sacrément le rythme alors que le kilométrage commence à devenir conséquent. Vers le km60 , j'ai un petit coup de moins bien et je vois Benoit s'éloigner doucement et se rapprocher d'Eric. Je continue mon effort en faisant attention de bien gérer, attendant le moment propice pour recoller. Le coin est toujours aussi beau, il faudra revenir, de belles vue sur les vallées et des paysages parfois quasi lunaires, je suis vraiment content d'être là. Nous passons sur un single tracé au milieu de nulle part, longeant dans sa partie finale une sorte de petit canal d'un mètre de large. Inhabituel et joli. Ah , tient, il faut sauter le canal au bout si on veut pouvoir continuer, faut pas se louper sous peine de finir en mode canard trempé. J'avale un gel, ça va mieux, me voilà reparti, sauf que le terrain devient franchement gras. Une descente rapide, qui se termine par un bourbier où j'arrive à 40km/h , me voilà repeint en marron de la tête aux pieds ! Au détour du sentier, je trouve Benoit assis sur un rondin, il revisse sa cale qui s'est arrachée ! Trop puissant le Benoilator. Seb passe, on repart, on le rattrape, juste avant le ravito 3 situé au km71, il se faisait attendre celui-là. Il fait chaud maintenant, je retire une couche. Les ravitos sont top, il y a même des sandwichs au saucisson et des jeunes filles souriantes, de quoi maintenir mon moral au beau fixe. On attend pas mal de temps avant de voir Olivier et Richard arriver. Nous repartons pour le final. Encore quelques bosses et nous voilà près de l'Abbaye de Cernay où Eric a un problème de durite à refixer ( je lui donne un collier rilsan ) pendant qu'Olivier découvre soudain qu'il a un maillon à moitié ouvert ! Séance mécanique, nous repartons, Richard est passé sans nous voir. On monte la bosse de Choisel qui dans notre mythologie commune avec Benoit s'appelle " la côte de l'homme en jaune". Benoit envoie fort, suivi par Eric. Je fais de mon mieux pour ne pas me faire distancer mais je souffre, les arrêts ne me sont pas bénéfiques. Petit à petit la température du moteur remonte et je recolle Benoit au sommet, pfuiii, il me fatigue, il pourrait pas être un peu fatigué ? Nous dévalons sur Choisel, avec de remonter vers Meridon. Belle bosse raide, soudain Benoit ralentit. Il y a un piston qui grippe un peu. Eric commence à souffrir aussi . Finalement, nous partons devant avec Eric, le final est plus roulant avant de dévaler sur St Remy . 87km, 5h20 de roulage, 16,1 km/h de moyenne et 1800m de D+ . Une mention pour mon Black Panther arrière, ce pneu est vraiment top, quasi aucun patinage et pourtant il roule super bien sur le sec. 6 mois que je roule, bon partout. Une bien belle sortie, ludique et rendue physique par la météo et une sacrée partie de manivelles. Benoit est enchanté de sa forme et me charge d'un message pour Pat : il n'est plus convalescent et peut désormais attaquer à chaque bosse qui se présentera :-)
dimanche 3 avril 2016
Dimanche 03/04/16 : Barbizon
Temps magnifique annoncé ce dimanche après une semaine encore pluvieuse. Direction Bleau donc, pour rouler au sec . Avec une inquiétude certaine en vue de la JR la semaine prochaine, bain de boue hélas quasi assuré sauf miracle météo dans la semaine. C'est un peu la débandande dans le team KHS en ce moment : Philippe déménage à Lyon, hélas, mais on s'est voté de se tous se retrouver au Raid des Terres Noires 2017, allez , chiche !! Christophe a du mal à revenir avec son travail qui lui impose de longs trajets quotidiens. Notre Oliv semble en petite forme, et se contente de la boue Saint Michéloise depuis quelques temps ( Oliv, va falloir prendre des vitamines anglaises pour la JR :-) ) . Et Pat a disparu de la fréquence, je m'inquiète mais en fait il se battait avec sa roue qui ne tenait pas la pression. Finalement, on se retrouve quand même à quatre : Seb, Pat et Benoit m'accompagnent. J'ai tracé un parcours corsé avec une belle collection de montées raides, voire très raides et même très très raides. Départ tranquille, on emprunte les singles de Cuvier dont un sur lequel on n'avait pas posé les roues depuis pas mal de temps. J'ai pris le Stump aujourd'hui, le 30 dents avant étant plus adapté au programme, tout comme le grip assez exceptionnel de la roue arrière. Par contre, difficile de rivaliser en danseuse à fond dans les bosses avec le Benoilator sur cette monture. Mais heureusement, ce type de cas de figure est rare aujourd'hui, vu le coté corsé du profil. On file sur les Longues Vallées pour l'enfilade des bosses à flanc de coteau. Terrain bien humide, le single en devers que n'aime pas Mary justifie sa réputation technique, pas évident de tenir le vélo sur les cailloux mouillés. Une première descente roulante, un missile me passe dans l'herbe à fond de 44 dans une grande gerbe d'eau, c'est notre Benoit qui joue au Jet Ski, poursuivi par un Pat déchaîné dont le vélo saute dans tous les sens tellement il envoie du lourd. Hum .... on est à 500m de la terrible bosse des Vestiges, je me dis que soit Pat tiens la forme du siècle , soit il va caler au bout de 10m. Il cale au bout de 10m. Je parviens à franchir la fameuse racine finale, mais je m'enlise en voulant faire le tour de l'arbre par la droite. Remiremont impossible à passer aujourd'hui tellement les racines glissent. Un groupe de VAE passe full speed en descente, on en verra une bonne dizaine aujourd'hui, ça se multiplie à vitesse grand V, et HaiBike semble se tailler un grand succès dans le coin car plus de la moitié de ceux qu'on verra appartiennent à cette marque allemande. On traverse le Mont St Germain avec encore une bonne grimpette qui fait des dégâts dans le groupe, puis direction la Grotte aux Cristaux avec des passages techniques que je passe avec le mini Fat et qui passeront aussi, mais avec plusieurs essais. C'est dans la tête que ça se joue mais aussi dans le pilotage car avec les pneus normaux ça secoue beaucoup plus. On redescend par mon single préféré, puis direction Denecourt via le Magic Single avant d'aller chercher la bosse des Martyrs qui mérite toujours bien son nom, cahotique et longue. Les bosses de Xav où on croise une armée de vélos dans l'autre sens, le beau temps a attiré du monde. Dans le talus final, je sens un truc qui me remonte comme une balle , je me dis que Benoit a du manger du lion mais en fait c'est ... un VAE . Ca fait toujours bizarre. Petit tour dans le Mont Ussy, et on file sur Fontainebleau via la redoutable montée de la route Leopold. Je tente de remonter Benoit mais j'ai oublié de bloquer l'amorto et du coup ça plafonne en danseuse. Avantage au semi rigide sur ce profil de montée. Seb attaque Benoit dans la bosse suivante, courageux le garçon, voire téméraire. Puis c'est la montée ultra raide vers le single des Gorges du Houx, qui passe finalement assez facilement. On a plus de mal aux Gorges du Houx où Pat fait un passage magistral mais je dois m'y reprendre à trois fois pour ne pas perdre le drapeau de St Michel planté en haut. Le terrain a raviné et il faut désormais un gros élan pour passer. On voit arriver un gros groupe mené par ... Alain qui butte aussi, ça réhausse nos performances, car Alain ne rate pas souvent sur une difficulté. Retour par Franchard, mais avec une variante pour rajouter deux belles bosses. Alors que je lance les hostilités avec Benoit, un cri derrière, c'est Pat qui appelle pour dire qu'il coupe pour être à l'heure à la maison. Bon, zut, le Benoilator s'est fait la malle. Zone très humide et même boueuse pendant 2km , avant de revenir vers Apremont et de prendre le retour Pedalator pour nos derniers efforts. 46km , 3h30 de roulage et 1100m de D+ au final pour une sortie super agréable avec un temps printanier.
dimanche 27 mars 2016
Dimanche 27/03/16 : Barbizon
La JR approche, pas trop de temps de rouler ces derniers temps pour cause d'activité intense au boulot. Je programme donc un raid à Bleau avec environ 1300m de D+ au programme et un parcours varié mixant ludique, technique et chemins plus roulants pour que Benoit puisse user son plateau de 44 tout neuf. Me méfiant du Benoilator, je décide de prendre le FM056 équipé d'un plateau de 32. Pas grand monde en ce moment sur la fréquence VTT. Oliv pas encore remis de sa grippe, Philippe invisible depuis le début de l'année, Steph qui oublie de se réveiller avec le changement d'heure et Pat qui prétexte une roue arrière en réparation pour aller jouer au chamois avec son Loki et Xav . Il a pas fait semblant d'ailleurs, la preuve en photo .
Nous nous retrouvons donc sur un parking absolument désert à 8h15 avec Seb et Benoit . Il n'y a que nos deux voitures. Pat et Xav arrivent dans la foulée ce qui nous offre le plaisir de les saluer. Nous partons à 8h30 pour notre périple qui nous fait faire tout le tour de la forêt via Apremont, le Mont St Germain, les Vestiges, le Rocher de Samois, Avon, Le Rocher d'Avon, la Malmontagne, les Etroitures puis retour via le Mont Morillon, la Salamandre, Franchart et Arbonne. La réadaptation au semi rigide à Bleau me demande quelques minutes, les sensations sont très différentes, mais la légèreté du vélo le rend joueur et je prends rapidement du plaisir. Ca ne vas pas être facile de choisir la monture pour la Granit, il faudrait que je trouve le temps d'aller sur place et de tester les deux vélos pour voir lequel est le plus rapide sur ce terrain. Heureusement que j'ai pris le SR car notre Benoit décidément en grande forme ne rate pas la moindre occasion de relancer puis déboule comme un missile à fond de 44 à la moindre portion descendante. Les jambes sont bien ce matin, je ne cherche toutefois pas à en rajouter ayant en tête le final pas facile avec de longues montées. Seb s'accroche et souffre un peu mais comme à son habitude ne lâche rien et revient toujours. Le terrain est bien mouillé, il a du bien pleuvoir en fin de nuit. Attention aux racines bien glissantes. Nous avons droit à de belles éclaircies qui vont ressortir les couleurs de la forêt, magnifique. Un vrai plaisir de rouler avec cette lumière. On alterne roulant et technique et je suis surpris de ne pas être trop secoué. Le 32 dents me fait un peu souffrir dans les passages raides mais ça fait les cuisses. Comme prévu, la montée de la Butte Montceau est le théatre d'un affrontement traditionnel, je fais un gros effort que je paierai ensuite pendant une bonne dizaines de kms avec un coup de moins bien accentué par une subite desindexation des vitesses qui demandera une séance de mécanique pour retendre le câble. Une petite barre et ça repart, ça va mieux. La terrible montée droit dans le pente du Mont Andart me vaut le plaisir de passer la partie raide malgré le 32 et la frustration de caler sur le plus facile à cause d'une racine qui me fait patiner. Benoit passe sans coup férir. Moins de chance à la Malmontagne, décidément le virage est très difficile à passer, la montée reste invaincue une fois de plus . Un petit tour dans les Etroitures, toujours aussi magnifique avec un paysage très vosgien, puis nous remontons vers le nord. Mes jambes sont revenues et comme la fatigue se fait sentir dans le groupe, je n'ai plus qu'à contrôler les attaques qui se font rares. Pas mal de belles bosses , quelques gouttes aussi puis une franche averse en arrivant au point de vue d'Arbonne qui nous incite à couper au plus court. On arrive aux voitures limite trempés, heureusement que j'avais mis la veste Gore Tex qui a bien résisté. 67km, 1600m de D+ et 13,4 km/h pour 5h de roulage au GPS. Je me sens bien à l'arrivée, de bon augure pour la JR dans 15 jours.
Nous nous retrouvons donc sur un parking absolument désert à 8h15 avec Seb et Benoit . Il n'y a que nos deux voitures. Pat et Xav arrivent dans la foulée ce qui nous offre le plaisir de les saluer. Nous partons à 8h30 pour notre périple qui nous fait faire tout le tour de la forêt via Apremont, le Mont St Germain, les Vestiges, le Rocher de Samois, Avon, Le Rocher d'Avon, la Malmontagne, les Etroitures puis retour via le Mont Morillon, la Salamandre, Franchart et Arbonne. La réadaptation au semi rigide à Bleau me demande quelques minutes, les sensations sont très différentes, mais la légèreté du vélo le rend joueur et je prends rapidement du plaisir. Ca ne vas pas être facile de choisir la monture pour la Granit, il faudrait que je trouve le temps d'aller sur place et de tester les deux vélos pour voir lequel est le plus rapide sur ce terrain. Heureusement que j'ai pris le SR car notre Benoit décidément en grande forme ne rate pas la moindre occasion de relancer puis déboule comme un missile à fond de 44 à la moindre portion descendante. Les jambes sont bien ce matin, je ne cherche toutefois pas à en rajouter ayant en tête le final pas facile avec de longues montées. Seb s'accroche et souffre un peu mais comme à son habitude ne lâche rien et revient toujours. Le terrain est bien mouillé, il a du bien pleuvoir en fin de nuit. Attention aux racines bien glissantes. Nous avons droit à de belles éclaircies qui vont ressortir les couleurs de la forêt, magnifique. Un vrai plaisir de rouler avec cette lumière. On alterne roulant et technique et je suis surpris de ne pas être trop secoué. Le 32 dents me fait un peu souffrir dans les passages raides mais ça fait les cuisses. Comme prévu, la montée de la Butte Montceau est le théatre d'un affrontement traditionnel, je fais un gros effort que je paierai ensuite pendant une bonne dizaines de kms avec un coup de moins bien accentué par une subite desindexation des vitesses qui demandera une séance de mécanique pour retendre le câble. Une petite barre et ça repart, ça va mieux. La terrible montée droit dans le pente du Mont Andart me vaut le plaisir de passer la partie raide malgré le 32 et la frustration de caler sur le plus facile à cause d'une racine qui me fait patiner. Benoit passe sans coup férir. Moins de chance à la Malmontagne, décidément le virage est très difficile à passer, la montée reste invaincue une fois de plus . Un petit tour dans les Etroitures, toujours aussi magnifique avec un paysage très vosgien, puis nous remontons vers le nord. Mes jambes sont revenues et comme la fatigue se fait sentir dans le groupe, je n'ai plus qu'à contrôler les attaques qui se font rares. Pas mal de belles bosses , quelques gouttes aussi puis une franche averse en arrivant au point de vue d'Arbonne qui nous incite à couper au plus court. On arrive aux voitures limite trempés, heureusement que j'avais mis la veste Gore Tex qui a bien résisté. 67km, 1600m de D+ et 13,4 km/h pour 5h de roulage au GPS. Je me sens bien à l'arrivée, de bon augure pour la JR dans 15 jours.
dimanche 20 mars 2016
Dimanche 20/03/13 : la Grangeoise
Grosse semaine avec un déplacement de trois jours dont je reviens très fatigué samedi en fin de matinée. Je me dis que ça va être dur le lendemain , d'autant qu'inquiet de la forme de Patrick, Benoit a décidé de se construire une arme de dissuasion massive. Pat est forfait, victime d'une chute de carton dans son garage. Heureusement, Richard et Ludovic annoncent leur présence, les renforts ne seront pas de trop pour maîtriser le féroce Benoilator convalescent. Nous arrivons vers 8h15 aux Granges le Roi, les parkings sont déjà pleins. Nous nous garons dans un chemin, un vent glacial nous saisit à la sortie de la voiture, sous un ciel bien gris, la météo s'annonce hivernale. Inscriptions rapides, pas grand monde , curieux, où sont donc passé tous les propriétaires des voitures qui remplissent les parkings ? Pas de Ludo ni de Richard en vue. Richard me confirme par SMS que finalement il ne peut pas venir. Nous partons à 8h30, on prend un bon rythme pour se réchauffer. Je vais donc devoir affronter tout seul la nouvelle arme de Benoit. Pfuii... . Les jambes vont pas trop mal, mais je me sens fatigué et le cardio ne grimpe pas bien haut sur les premiers kms heureusement abordés à allure raisonnable. Il y a encore plein de VAE, décidément on en voit de plus en plus sur les randos. Curieusement, celui qui nous double dans la première bosse ne parvient pas vraiment à nous distancer et on revient sur le plat. Ah le plat ! Désormais équipé d'un plateau de 44 (!!) , notre Benoilator envoie du lourd. Je reste prudemment dans la roue sans en rajouter, je vais user sérieusement le 11 dents de la cassette aujourd'hui. Le parcours est roulant bien que vallonné, mais avec des bosses assez courtes qui me conviennent bien car je peux les passer en danseuse et tenir sans trop de soucis le rythme. Quelques accélérations de Benoit m'obligent à faire des efforts et ça débloque mon organisme. Je me sens de mieux en mieux au fil des kms. Premier ravito rapidement atteint au bout de 15km. Pas grand monde ici non plus, d'ailleurs on fera la majorité du parcours sans croiser beaucoup de concurrents, où étaient les 360 participants ? Seconde partie avec un terrain qui rend bien, sauf quelques passages mystérieusement détrempés dont une bosse absolument impossible à grimper avec 20cm de boue localisés dans la partie finale, sans doute un zone de ruissellement. La moyenne monte, je n'ai pas de mal à suivre Benoit tant qu'on n'est pas en faux plat descendant, où mon 32x11 trouve ses limites face à son développement "de route" . Peu de singles à se mettre sous la dent, quelques beaux passages, le single de l'autoroute bien connu, mais ça s'arrête là . Pas grave, j'ai envie de faire du rythme et ... j'en fait en tentant de suivre mon lièvre . Ca nous rappelle nos affrontements "quand on était jeunes", sauf .. qu'on roulait moins vite à l'époque ! Donc on s'amuse. Je prépare ma tactique bien connue : tout donner dans les derniers kms. Ravito 3 au km 47, un des participants nous annonce qu'on est au bord .... de la Seine, en voilà un qui ne devait pas être assidu dans les cours de géographie. Il nous reste 20km à faire, on se vote une heure pour rejoindre l'arrivée. Ca va envoyer du lourd tout du long, quelques passages où on souffre avec une longue montée par raide mais au terrain très mou qui fait mal aux jambes. Je me sens maintenant parfaitement bien, on va voir si l'arme de dissuasion massive est possible à battre. Sur les 10 derniers kms, je relance à chaque virage et chaque bosse, réussissant parfois à prendre quelques mètres d'avance, mais la machine qui me poursuit n'a aucun sentiment et revient toujours dans la roue, sans toutefois attaquer, ça m'encourage, il doit souffrir aussi. Nous dépassons Mathieu qui était parti sur le 50 à quelques kms de l'arrivée. On retrouve le dernier single qui est le plus joli, en balcon, étroit et en montagnes russes. Cardio au taquet avec Benoit qui est toujours là. Je sais que la dernière montée est terrible, une première bosse, un virage à droite, je suis déjà à moitié mort, et ... Benoit passe. Aaahhhh , dur pour le moral, je me dis que c'est mort vu que je suis au taquet, mais je donne tout et je m'accroche à la roue, on avale littéralement tout ce qui roule devant et à mi pente soudain Benoit ralenti en me disant "vas-y JP". Fourche bloquée , je donne tout ce me reste et maintient le rythme jusqu'en haut, sous les acclamations de nombreuses poms poms grils en folie ( j'ai essayé un nouveau produit pour la boisson :-) ) . Reste 300m à faire pour rejoindre l'arrivée et un hot dog bien mérité. On discute 5 minutes avec Mathieu, puis lavage des vélos , plus sales que prévu et retour à la voiture après 67,6km, 3h30 de roulage à 19,1 km/h de moyenne et 1100 m de D+. Je repartirais bien pour un tour, la fatigue ( sans doute plus mentale que physique) s'est envolée. On se dit avec Benoit que c'est bon signe d'avoir bouclé le parcours à un bon rythme malgré notre petite forme. Vivement la semaine prochaine !
dimanche 13 mars 2016
Dimanche 13/03/16 : Rando Val d'Essonne
Rando Val d'Essonne avec un départ groupé en compagnie de Pat, Benoit, Steph et Jean-Luc . Pas vu Richard qui avait pourtant confirmé sa venue . Le temps de regrouper tout le monde, départ vers 8h30 . Cette année , le parcours tournait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre . Beau soleil mais temps bien frais , 2°C au départ. Ayant prévu un temps printanier, j'attends avec impatience la première bosse pour me réchauffer. Premier sentier humide, on s'inquiète pour la suite mais le terrain sera finalement très correct . Première descente, Pat passe en mode missile, sa spécialité. Et embraye dans la foulée. Il va pas falloir mollir aujourd'hui, le cardio va rester calé une bonne partie de la rando pas très loin du seuil. Après un départ prudent comme à son habitude, Benoit pointe son nez puis passe devant à la bosse qui suit. Bien rapide pour un gars réputé en convalescence. Se pourrait-il que ce ne soit plus le cas ? Difficile de rivaliser avec lui quand ça monte aujourd'hui, on s'accroche comme on peut avec Pat en serrant les dents . Le premier ravito arrive au bout de 20km, cette année , il y a de quoi manger. On y rencontre Christophe, en pleine reprise, qui a effectivement pris quelques kilos, un peu de travail en perspective mais on ne s'inquiète pas pour lui . Steph nous rejoint, il nous laissera repartir pour attendre son ami Jean-Luc. On repart, évidemment ça monte. Beau passage avec la bosse après ravito traditionnelle puis une descente tout en appuis, très fluide. J'ai sorti le FM056 et je dois réapprendre à rouler avec un semi-rigide, gros contraste avec le Stump qui avale tout les obstacles. Cette partie est physique avec d'incessantes montées / descentes . Les montées sont roulantes mais longues et avec la partie la plus difficile. Du coup, ça fait à chaque fois mal aux jambes pour tenir le rythme jusqu'en haut, excellent exercice, c'est ce que je cherchais aujourd'hui. Benoit est toujours aussi en forme, je me dis qu'il devrait le payer sur la fin et médite en attendant la tactique pour placer une accélération dans les 10 derniers km. Beaucoup de vélo electriques sur cette rando, je n'en n'avais jamais vu autant. Toujours troublant d'entendre un concurrent revenir à toute vitesse dans une bosse qu'on monte au taquet, ça met un coup au moral, puis on se rassure en voyant le moteur mais ça fait bizarre quand même . Ravito 2 au km 41 , petite pause, nous voilà repartis pour le final. Je me sens de mieux en mieux et me rassure en voyant que désormais je reviens facilement sur Pat et Benoit quand ça monte. Eh , Eh me dis-je . Franchissement d'un arbre tombé, du monde à cet endroit comme sur toute la rando d'ailleurs. Benoit prend un peu d'avance dans le trafic, Pat stoppe pour un souci de chaussures. On arrive à une bifurcation, je ne vois plus Benoit. Je pars à gauche en suivant les autres concurrents, mais me ravise , ne voyant ni Pat derrière ni Benoit devant . Je reviens sur mes pas, enclenche le turbo pour recoller et ... me retrouve 6km plus loin à l'arrivée avec 54km au GPS sans trop savoir ce qui s'est passé. Le temps de laver le vélo et Benoit et Pat arrivent 20 minutes après avec 61km et une arsouille finale où Benoit a bien évidemment attaqué dans la dernière bosse. Zut de zut, frustré je suis d'avoir loupé l'affrontement final. Pas grave, bonne sortie bien rythmée avec 54,6 km en 3h07 de roulage et 1000m de D+ .
dimanche 6 mars 2016
Dimanche 06/03/16 : Barbizon
Retour du ski , beau temps annoncé, je suis impatient de remonter sur le VTT. Pas beaucoup de volontaires, on se retrouve à 8h30 sur le parking avec Benoit, Seb et nous avons la bonne surprise de voir Xav nous rejoindre pour le début du parcours.
Départ classique, via Apremont et l'ex montée impossible, je crois bien que c'est la première fois de l'année qu'on passe par ce chemin qu'on prenait presque toujours il y a quelques années. La montée est devenue presque facile à force de soigner les trajectoires, ça passe donc sans difficultés. Comme toujours au retour du ski, je suis transformé en diesel . Pas fatigué, mais le cardio ne monte pas et je n'arrive pas à accélérer. Pas grave, on roule a un bon rythme sur les chemins de liaison qui nous emmènent aux Sablons par un itinéraire lui aussi retrouvé dans les traces d'il y a quelques années On rejoint la montée habituelle par un beau single qui plait beaucoup à Xav. La dalle est bien sèche aujourd'hui, aucune figure de style n'est à déplorer dans la descente.
Faute de tonicité suffisante, pas moyen malgré 5 tentatives de passer la remontée qui suit alors que j'étais passé il y a 15 jours. Il ne manque pas grand chose, mais je n'arrive pas à pousser assez fort pour passer la zone de racines sur l'élan.
Xav nous quitte pour un retour maison , pendant que nous continuons en montant le passage qui mène aux hauts de Hurlevent, on tourne dans le sens inverse de l'habitude , sympa de changer. Les points de vue sont magnifiques avec le soleil.
A chaque bosse, Benoit attaque avec Seb dans sa roue, je me contente d'assurer un bon train pour ne pas être distancé mais impossible de rivaliser pour l'instant . On repasse Franchart, pour rejoindre la zone du Mont Aigu où une petite erreur d'aiguillage nous permet de découvrir un nouveau passage absolument top. C'est avec le sourire qu'on attaque l'ascension avec une pause ravito réclamée par Seb au sommet. Nous redescendons, là encore par un chemin imprévu mais bien technique et pentu, nouvelle découverte à garder. On revient un peu en arrière par une allée pour monter en haut des Gorges du Houx et dévaler le single super ludique sur ce terrain bien sec, même si je manque de me mettre au tas dans un virage en devers. Puis on remonte le long de la N7, mais côté gauche, là encore, ça faisait longtemps qu'on n'était pas passé par là . Nous arrivons à un de nos coins favoris ( du temps de notre jeunesse et des 26" ) , une montée bien raide pour retraverser la N7. Facile en 29" se dit-on avec Benoit. Et bien, pas tant que ça. Certes ça ne cabre pas, mais c'est super raide et le terrain est meuble, on s'y reprend à plusieurs fois pour passer et j'y laisse quelques forces. La suite est compliquée car depuis quelques années, un grillage condamne le chemin, petite séquence freeride pour passer sous la route et rejoindre l'hippodrome de la Solle. Direction de magic Single et les Vestiges. Dans la bosse avant le single, d'un coup, le turbo se rebranche. Je retrouve de la tonicité dans les jambes et accélère pour passer en tête. Je m'attends à une contre-attaque, mais non, pas cette fois. On repose un peu les gambettes pour venir à bout des Vestiges, effort toujours aussi violent par ce coté, puis Remiremont où je parviens à passer avec la complicité bienveillante d'un arbre pour me remettre sur la bonne trajectoire.
Retour par le single en devers, bien technique car même si le terrain est sec, il reste des racines humides qui demandent de la finesse de pilotage. Maintenant, les sensations sont au top, les jambes tournent toutes seules et je prends un pied énorme dans les relances où le vélo bondit de virages en virages. En plus il fait beau et la température est douce, je profite à fond de ce moment . On rejoint la route Tournante puis la route des Artistes où nous donnons tout ce qu'il nous reste avec Benoit. Le bougre résiste , je fait un gros effort pour revenir puis passer devant, pensant avoir fait le plus dur, mais le Benoilator lance alors un sprint échevelé et il repasse devant d'une roue, Il nous faut quelques secondes pour récupérer devant la voiture, l'effort était violent. 7ème temps / 257 sur Strava, pas mal !
Seb nous rejoint quelques secondes plus tard, avec un début d'hypo, je lui passe une pâte de fruits.
Belle sortie sous un temps magnifique et avec un terrain parfaitement sec ce qui nous a agréablement surpris.
Départ classique, via Apremont et l'ex montée impossible, je crois bien que c'est la première fois de l'année qu'on passe par ce chemin qu'on prenait presque toujours il y a quelques années. La montée est devenue presque facile à force de soigner les trajectoires, ça passe donc sans difficultés. Comme toujours au retour du ski, je suis transformé en diesel . Pas fatigué, mais le cardio ne monte pas et je n'arrive pas à accélérer. Pas grave, on roule a un bon rythme sur les chemins de liaison qui nous emmènent aux Sablons par un itinéraire lui aussi retrouvé dans les traces d'il y a quelques années On rejoint la montée habituelle par un beau single qui plait beaucoup à Xav. La dalle est bien sèche aujourd'hui, aucune figure de style n'est à déplorer dans la descente.
Faute de tonicité suffisante, pas moyen malgré 5 tentatives de passer la remontée qui suit alors que j'étais passé il y a 15 jours. Il ne manque pas grand chose, mais je n'arrive pas à pousser assez fort pour passer la zone de racines sur l'élan.
Xav nous quitte pour un retour maison , pendant que nous continuons en montant le passage qui mène aux hauts de Hurlevent, on tourne dans le sens inverse de l'habitude , sympa de changer. Les points de vue sont magnifiques avec le soleil.
A chaque bosse, Benoit attaque avec Seb dans sa roue, je me contente d'assurer un bon train pour ne pas être distancé mais impossible de rivaliser pour l'instant . On repasse Franchart, pour rejoindre la zone du Mont Aigu où une petite erreur d'aiguillage nous permet de découvrir un nouveau passage absolument top. C'est avec le sourire qu'on attaque l'ascension avec une pause ravito réclamée par Seb au sommet. Nous redescendons, là encore par un chemin imprévu mais bien technique et pentu, nouvelle découverte à garder. On revient un peu en arrière par une allée pour monter en haut des Gorges du Houx et dévaler le single super ludique sur ce terrain bien sec, même si je manque de me mettre au tas dans un virage en devers. Puis on remonte le long de la N7, mais côté gauche, là encore, ça faisait longtemps qu'on n'était pas passé par là . Nous arrivons à un de nos coins favoris ( du temps de notre jeunesse et des 26" ) , une montée bien raide pour retraverser la N7. Facile en 29" se dit-on avec Benoit. Et bien, pas tant que ça. Certes ça ne cabre pas, mais c'est super raide et le terrain est meuble, on s'y reprend à plusieurs fois pour passer et j'y laisse quelques forces. La suite est compliquée car depuis quelques années, un grillage condamne le chemin, petite séquence freeride pour passer sous la route et rejoindre l'hippodrome de la Solle. Direction de magic Single et les Vestiges. Dans la bosse avant le single, d'un coup, le turbo se rebranche. Je retrouve de la tonicité dans les jambes et accélère pour passer en tête. Je m'attends à une contre-attaque, mais non, pas cette fois. On repose un peu les gambettes pour venir à bout des Vestiges, effort toujours aussi violent par ce coté, puis Remiremont où je parviens à passer avec la complicité bienveillante d'un arbre pour me remettre sur la bonne trajectoire.
Retour par le single en devers, bien technique car même si le terrain est sec, il reste des racines humides qui demandent de la finesse de pilotage. Maintenant, les sensations sont au top, les jambes tournent toutes seules et je prends un pied énorme dans les relances où le vélo bondit de virages en virages. En plus il fait beau et la température est douce, je profite à fond de ce moment . On rejoint la route Tournante puis la route des Artistes où nous donnons tout ce qu'il nous reste avec Benoit. Le bougre résiste , je fait un gros effort pour revenir puis passer devant, pensant avoir fait le plus dur, mais le Benoilator lance alors un sprint échevelé et il repasse devant d'une roue, Il nous faut quelques secondes pour récupérer devant la voiture, l'effort était violent. 7ème temps / 257 sur Strava, pas mal !
Seb nous rejoint quelques secondes plus tard, avec un début d'hypo, je lui passe une pâte de fruits.
Belle sortie sous un temps magnifique et avec un terrain parfaitement sec ce qui nous a agréablement surpris.
dimanche 21 février 2016
Dimanche 21/02/16 : Barbizon
dimanche 14 février 2016
dimanche 7 février 2016
DImanche 07/02/16 : l'Hivernale
L'Hivernale, traditionnellement le premier rendez-vous de la saison. Une rando à part en région parisienne, sur un terrain qu'on ne trouve nulle part ailleurs, mélange de ludique, de physique mais aussi de quelques passages bien techniques. La météo s'annonçait catastrophique, et petit miracle, elle finit en fin de semaine par tourner au beau temps. Juste de la pluie dans la nuit, mais assez pour rendre le terrain bien grassouillet et glissant par endroits, mais parfaitement roulable malgré tout. Je décide de prendre le Stump, en version light , avec les roues et le pédalier du FM056. Un test en vue de la Granit où j'ai très envie de prendre ce vélo qui donne vraiment confiance dans le technique. Je fais de mon mieux pour être sur place à 7h45, 90% de singles impliquent qu'il est quasi impossible de doubler, donc gare aux bouchons. Je pars de la maison à 6h55, après que Mary ait assuré le coup en m'envoyant un SMS. Le GPS annonce 38 min, tout va bien :-) . Oui mais ... mode comateux pour le pauvre JP qui aime pas se lever tôt, surtout qu'après une semaine professionnelle particulièrement difficile, je n'ai pas très bien dormi. Et donc ... je loupe la sortie sur l'autoroute ! Arghl, plus de 10 minutes dans la vue. J'arrive au parking à 7h50, juste pour voir Olivier qui en sort sur son vélo. Je lui fait des grands signes, mais le regard déjà concentré, il ne me voit pas. Le temps de récupérer la plaque, de retrouver Pat, puis que Seb attache très ( très ) méticuleusement sa plaque de cadre, il y a une queue pas possible pour le départ de 8h . Je n'ai jamais vu ça, apparemment un problème de planning avec les inscriptions internet. Donc à raison de départs par vague de 4 ou 5 , la bonne trentaine de vététistes que nous sommes patiente un bon 1/4h avant de pouvoir s'élancer. Il est presque 8h20 lorsqu'on commence à rouler. Pat à la tête des mauvais jours, mais ça ne l'a pas empêché de venir avec son Loki 27,5+. Wouah, courageux le garçon. Pour ma part, j'ai remis les roues normales, sur le gras, les gros pneus, ça gliiiissse et faut les tirer. D'ailleurs, on prend rapidement de l'avance avec Seb. J'ai testé le nouveau pédalier dans la rue, et la règle connue s'applique : dans la rue, tout fonctionne toujours parfaitement. Mais là, c'est une autre affaire, l'indexation des vitesses à l'arrière n'est pas bonne et je coince deux fois la chaîne derrière le dernier pignon. Ca m'énerve ! Je corrige comme je peux détendant le câble, et me lance à la poursuite de Seb. Je recolle sur une nouvelle portion très sympa qui nous fait descendre dans la carrière par un beau single. Belle descente en sable sans difficulté. Pour une raison que seul un grand psychologue pourrait analyser, j'élargi ma trajectoire en bas histoire de faire une jolie courbe et ... me retrouve le nez dans le sable, la roue avant n'ayant pas apprécié la manoeuvre au milieu d'une ornière sablonneuse. Au passage, je tape un gros cailloux avec la main droite et tord le guidon. Le temps de repartir, me voilà encore en train de chasser derrière Seb. Et j'ai super mal à la paume de la main droite, ça va me handicaper dans tous les passages descendants avec une difficulté à serrer le guidon. Dans le célèbre tournicoti des Gondonnières, je reviens sur Seb et ... voilà Pat qui recolle, le Patator est chaud, oublié ses mauvaises sensations, le Loki attaque. Pour ma part, j'adore ce coin, je me lance dans les toboggans et les remontées qui suivent, le Stump est parfait dans ses appuis. Oui, mais ... voilà maintenant que c'est le plateau qui déraille. Mais c'est pas possible, c'est un plateau anti-déraillement. Je rame pour remettre la chaîne, et me voilà à la traîne, avec en plus des gars devant qui avancent pas. Je finis par rejoindre Pat à la faveur d'une petite coupe dans un virage, mais on butera sur les suivants, Seb s'envole. Dans la descente "experts" glissante, après qu'un concurrent nous ai épaté en passant les épingles facile en nose turn, Pat s'élance. Et nous montre une technique encore plus impressionnante : le back slide bike . Le principe est le suivant : sautez du vélo, puis glissez des deux pieds en même temps, tombez sur le dos et dévalez comme ça en tenant le vélo au dessus de vous. Effet de style garanti. Au passage, sentant que je ne pourrai pas autant impressionner le public, je me contente raisonnablement de passer ce virage à pieds :-) . Pas mal de nouveautés dans cette première partie, et l'approche de la Aie Aie Aie est bien gratinée, physique et technique. Pat me crie "t'arrête pas" en haut de la Aie Aie Aie, alors je m'arrête pas et ça se passe très bien, avec Seb en bas pour m'accueillir. Pas de trace des hommes verts partis devant, on a trop perdu de temps au départ. On s'élance pour la seconde partie, traditionnellement en liaison sur des chemins roulants. Oui, mais cette fois, nos organisateurs ont trouvé des singles pour pas qu'on s'ennuie, donc on s'éclate. Evidemment, j'ai encore passé la chaîne derrière le pignon peu après le départ, plus une erreur en suivant un gars qui a loupé une bifurcation et voilà Seb encore envolé. Je m'arrête 30 secondes de plus pour régler la butée de ce putain de saloperie de traître de dérailleur, ça fait monter l'adrénaline, raaaaahhhh , BANZAI ! J'allume le turbo, faut rattraper Seb. J'appuie et je me dis que là forme est là : à 30km/h dans les lignes droites, le cardio n'est qu'à 130. Bon, je découvrirai plus tard qu'il vient de bugger et restera à 130 bloqué jusqu'à la fin :-) . Du coup, j'appuie, et je rejoins Seb, au prix d'un début de point de côté. Arrivés du coté de Busseau le long de l'A6, ça redevient technique et physique. Je sens le début de point de côté mais ça va et on avance bien . Les montées / descentes s'enchaînent , on retrouve les endroits connus. L'enchaînement de montées/descentes m'empèche de souffler , le point de côté devient de plus en plus aigu et je décide de laisser partir Seb un peu avant le ravito 2 histoire de tenter de faire passer le truc en respirant bien à fond et en ralentissant un peu. Et au détour d'un chemin, qui c'est-y qu'on découvre ? Une jolie Bikette montée sur un 26" qui nous attendait. A peine le temps de lui faire la bise qu'un gars en Loki nous passe sous le nez en hurlant ' laissez la place, tête de course!" . C'est notre Pat qui nous refait le coup de l'allumage à retardement du 2ème étage de la fusée et file comme un missile. Mary nous présente une copine , Axelle, puis nous repartons , ca grimpe sévère juste avant le Gap Majeur ( qu'on ne prend pas) et la descente raide sur la crête , que nous prenons et que Mary passe. Je n'ose pas tenter la descente en sable derrière, appréhension pour mon épaule oblige, mais Seb nous fait une démonstration, facile le garçon. Pause ravito, Pat repart discrètement devant. La fin est la partie la plus dure, nous roulons à trois et Mary envoie du lourd, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu comme ça. Avec son 26" agile, il faut s'employer pour la suivre dans les sentiers. Le cardio remis en marche indique des scores pas rassurants, je suis pas loin d'être à fond là et mon point de côté n'est pas complètement parti, j'en bave dans les montées, souffle court, même si les jambes tiennent et qu'on grimpe (presque) tout. Cette année, je ne m'étale pas dans le virage du "goulet de la mort", une première, je tombe toujours à cet endroit ! Merci mon Stump, ça passe sans aucune frayeur comme toutes les descentes qui suivent. On est content de voir Mary se lancer, pas de doute, la confiance revient. Le final est nouveau , et bien gratiné. Une descente impressionnante, "l'Excuse", je déjante dans la foulée sur une racine; Heureusement, un coup de CO2 et le pneu reclipse, au passage, l'arrêt m'a fait du bien. Seb est devant, on repart avec Mary. Séquence toboggans, "lâche les freins" . "Lâche tout" me crie Mary. Je lâche tout, manque 10cm pour arriver en haut. Ouh là !! Avec la boue, les pédales refusent de déclipser. Le vélo va basculer en arrière, in extremis, j'attrape un arbre que j'entoure de mes bras ( et oui, j'aime cette forêt ) . Ca vous rappelle rien ? Après le sauvetage de la baleine, voici aujourd'hui celui du cachalot. Mary parvient à bloquer le vélo ce qui me permet de déclipser, sauvé d'une fin affreuse . Ouf ! Encore quelques montées/descentes plus la dernière redoutable bouclette à la sortie du parking et après 4h30 d'efforts , 52 km et 1250m de D+, nous voilà à l'arrivée, bien méritée. Il y a peu de randos en RP où on est à ce point en prise en permanence, un parcours vraiment exceptionnel qui mérite le détour mais se mérite tout court !
dimanche 24 janvier 2016
Dimanche 24/01/16 : Barbizon
Météo bien humide pour ce week-end. Bleau est donc encore une terre d'accueil incontournable, moins boueuse que la vallée de Chevreuse ( private joke inside :-) ) . Pat cède aux sirènes du côté obscur et opte pour la route avec Dark Frankor. Du bon côté de la Force je reste, quelques modifs à tester sur le Stump. L'amortisseur d'origine Fox Triad commençant à sérieusement m'agacer avec ses déréglements constants, je découvre qu'il existe une version du Monarch Rockshox adapté au Stump. La fixation arrière de l'amortisseur du vélo est en effet très particulière avec une pièce qui vient se visser au piston, Coup de chance, le prix est super intéressant en période de soldes. Monté samedi , avec une nouvelle selle plus légère et un cintre carbone un peu plus étroit pour passer entre les rochers. Mary, JM, Benoit, Xav, Richard et Seb sont partants. J'ai tracé un parcours qui nous emmène dans le sud de Bleau. Départ par la route des Dames, à ma grande surprise, même avec les pneus standards, aucune difficulté à monter les fameuses 7 marches, l'amorto y est surement pour quelques chose, l'adhérence est bluffante. On tournicote dans Apremont, avec quelques passages techniques et quelques bossounettes. Malgré les rochers humides, l'adhérence est tout à fait correcte, du moins tant qu'on ne pose pas un pied à terre, les chaussures ayant beaucoup moins de grip. On fait la descente de la Mare aux Liqueurs, bizarre la trace part à droite en bas alors que je me souvenais avoir tracé à gauche. Un peu perplexe, on remonte par un chemin pas évident dans les derniers mètres . Nous voilà dans Cuvier, j'y vais un peu au hasard ce qui nous fait emprunter un passage technique bien sympa . Quelques minutes plus tard, c'est une certitude, il y a un problème avec le parcours. Je réalise que j'ai envoyé une mauvaise trace. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé, mais l'évidence est là . Il ne reste plus qu'à passer en mode navigation à vue et rejoindre tant bien que mal la zone sud. Au jeu du hasard, on se retrouve dans la descente technique du Mont St Germain déjà empruntée avec Bast. Ca glissouille un peu, mais on arrive à passer. Benoit qui prend confiance se lâche et dévale d'une traite jusqu'en bas sur un tapis de racines. Bigre, il va devenir encore plus dur à suivre. Seb se lance derrière, freine un peu trop, le vélo se met en travers mais pas la trajectoire, rectiligne, avec un arbre au bout. Seb se bat avec le vélo, mais rien à faire et boum dans l'arbre , heureusement, sans bobo. Pendant que Xav nous filme, on enchaîne les uns derrière les autres et on arrive entiers en bas. On rejoint la N7 par le Nid d'Aigle puis le single qu'on continue jusqu'au Grand Parquet. Ensuite, il y a un peu de roulant. Je navigue au cap, Benoit voyant une bosse accélère et le rythme augmente nettement. Xav nous impressionne, en suivant comme une fleur avec son Fat. Nous voilà sur une zone en montagnes russes mais tracée dans un sable mou. Gloups, ça va pas plaire à Mary me dis-je : roulant + sable, aie, aie, aie . Pause regroupement, ben ça n'a pas raté , voilà Mary pas contente, elle veut du technique. Patience, on y arrive. Le single de la Salamandre fait office de Lavomatic avec les buissons trempés. Xav et Richard coupent pour rentrer à l'heure. On continue vers Bouligny , quelques liaisons qui amènent des commentaires de Mary ( il est où le technique ? ) , puis on arrive enfin sur le rocher toujours aussi sympa, avec sa petite descente ludique finale où je ne perds aucun morceau du vélo cette fois. On grimpe l'avenue de Maintenon droit dans l'axe du château, puis on file sur Avon avec encore une erreur de nav qui nous fait découvrir quelques chemins inconnus pour remonter en haut. Parcours ''Avon" classique et ludique, Mary est contente de passer la marche qui l'avait arrêtée la dernière fois. Séquence bosse raide pour remonter sur le Mont Andart, merci à Benoit pour le "allez JP" qui me permet de franchir les derniers mètres avec le cardio au taquet. Arsouille avec Benoit dans la butte Montceau, pfuiii, il a la forme pour un convalescent, jambes en feu au sommet, on remonte par Avon, la croix d'Augas avant de rentrer par le single de Cassepot. JM nous montre une épingle à gauche, passée, le Stump avec les pneus normaux tourne super bien et je me faufile dans la descente en arrivant à passer à des endroits où j'avais toujours posé un pied, youpi ! On rentre par la Grotte aux Cristaux et en descendant vers chemin le long de la N7, on a la chance de croiser un troupeau de 4 grandes biches qui franchissent deux fois le chemin devant nous. Magnifique . Mary attaque sur le sentier le long de la nationale, je prends sa roue avant que l'inévitable Benoilator passe la surmulipliée avec Seb dans la roue et m'oblige à tout donner pour ne pas être largué. Retour aux voitures après 4h44 de roulage et 55km avec plus de 1000m de D+ . Bon entraînement avec Larchant qui approche .
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