dimanche 7 septembre 2014

Dimanche 07/09/2014 : la Verte Ballancourtoise 10ème édition

La Verte Ballancourtoise est incontestablement une des plus belles randos d'Ile de France, et sans aucun doute possible celle qui emporte la palme des ravitaillements avec le mythique gâteau de semoule au rhum et aux raisins. Après quelques semaines où tout le monde est un peu parti de son coté, ce dimanche marquait le retour aux affaires de la majeure partie de la team KHS, manque encore toutefois notre Benoilator, mais on ne lâchera pas le morceau tant qu'il ne sera pas de retour sur les chemins. Rendez-vous est donné à 7h30 aux inscriptions afin de ne pas être trop pénalisé par les bouchons dans les premiers singles techniques, cette épreuve rentrant tout de suite dans le vif du sujet. Xav nous devance pour cause de contrainte horaire, parti à 7h15, on ne le rejoindra pas hélas. Bastien, OliVTTiste alias YodaLivier, Philippe, la team AOOC menée par Dark Frankor, Seb, notre petit padawan, Patrick, Alain, Ludo, ... , la liste des inscrits est longue. Nous partons tous ensemble vers 7h45. On tourne cette année dans le sens inverses des aiguilles d'une montre. Après quelques centaines de mètres d'échauffement, nous voilà déjà dans les singles tournicotants et montants. Pas trop de trafic encore, mais déjà assez pour devoir mettre pied à terre quelques fois car beaucoup buttent sur le moindre obstacle qui devient du coup difficile à passer faute d'élan. J'ai remis la veille mon dérailleur standard, celui équipé de la chape spéciale pour le pignon de 42 posant un problème de tension de chaîne qui me semble risqué. Je n'ai pas pu faire le grand parcours les deux dernières années pour cause d'ennuis mécaniques, donc cette fois, je préfère assurer. Oui mais ... le dérailleur qui fonctionnait à merveille sur le pied d'atelier et dans la rue, présente soudain des problèmes épineux d'indexation. Impossible de passer le 42 par moment, ou alors, la chaîne tombe devant le petit pignon se coinçant dans le cadre. Je vais passer les 20 premiers kms à lutter contre ce foutu dérailleur, qui finira par entendre raison après quelques réglages de tension et butées. Je souffre un peu sur le départ, toujours pas complètement remis de ce qui finalement n'était pas un virus mais une crise d'allergie. J'ai encore les bronches un peu encombrées mais ça passera au fur et à mesure que la machine chauffe. Il faut être attentif sur le fléchage, car les grands et petits parcours se croisent en permanence, on a vite fait de se tromper de chemin ce que feront la team AOOC et Bastien qui se prétend hors de forme et a décidé de rouler derrière pour ce début de parcours. Pensant rencontrer le fameux "canyon" sur la fin de parcours, je suis surpris de le trouver au début, et me fait surprendre sur la mauvaise trajectoire, passage loupé d'autant que je vois pas grand chose avec la buée provoquée par l'humidité matinale. Il faudra donc revenir tenter cet obstacle. L'Ignitor remis à l'arrière se révèle un excellent allié ce matin, mon Roro commençait à être usé sur la bande de roulement rendant le contrôle plus aléatoire dans les passages techniques, mon Cube a retrouvé sa précision de trajectoire et tout passera sans frayeur. On arrive au premier ravito après 17km et un très beau début de parcours. Réglage du dérailleur, tentative 1. On repart, pour bientôt croiser un gars de l'organisation qui nous dit que des clous ont été semés sur le parcours. Il y a vraiment des c... ! Effectivement, c'est une hécatombe, et je vois bientôt Bruno sur le bord de la route en train de regonfler avec l'aide de Franck. Ils bifurqueront surement, car nous reverrons plus la team AOOC par la suite. Maintenant, ce sont les pignons du bas qui ne passent plus, et pas de chance, il y a pas mal de lignes droites dans les champs, je n'arrive pas à revenir sur Olivier, Bastien, Seb et Patrick qui envoient devant, le GPS indique 110 rpm en cadence ! Bast a du oublier qu'il n'était pas en forme :-) . Je finis quand même pas les rattraper au second ravito. Réglage du dérailleur, tentative 2. Nous repartons pour la boucle spécifique du 72, pas la meilleure partie du tracé, beaucoup de roulant et quelques bosses. Cette fois, tout le monde est chaud, on roule groupés. Seb que nous n'avions pas vu depuis fin juin, tient une forme d'enfer. Pourtant il n'est pas censé avoir beaucoup roulé. Hum hum hum ... c'est louche tout ça. Stage de dégustation de viande espagnole ? Séjour en altitude sur home trainer ? Seul le résultat compte et il envoie notre Seb. De mon côté, les jambes tournent bien maintenant, je place donc quelques accélérations dans les bosses, terrain qui me semble aujourd'hui le plus favorable. Mais les loustics derrière reviennent comme des avions dès que ça redevient plus plat et après faut s'accrocher avec le 30 dents devant ! Retour au même ravito, on rencontre deux gars bien sympa lecteurs de mon blog. L'un d'entre eux me propose gentiment quelques belles traces à m'envoyer, merci d'avance :-) Nous voilà à nouveau sur les vélos pour cette fois une boucle dans le célèbre bois de Videlles. Montagnes russes en perpective. Je place une accélération, Seb répond et prend de l'avance le coquinou. Bast se colle à la poursuite, pendant que Pat envoie la purée dans les descentes locales. Je crie à Bast de faire gaffe, faut pas oublier de tourner à gauche au milieu. On perd Seb. Pas possible qu'il nous ait mis un tel écart dans la remontée, on n'en revient pas. En fait, il a justement oublié de tourner et il nous rejoindra au ravito. Entre temps, Olivier peut tester son Spectral dans les montées raides, il se régale, les obstacles sont aplanis avec son 29" à grand débattement. Sur un sentier en hauteur, je vois une flaque derrière un rocher. L'expérience montre qu'on gagne souvent du temps à passer droit dans l'eau, ce que je fais sans hésiter. Et bien, il y a des exceptions à la règle ! La "flaque" est un trou de 50cm, la moitié de la roue disparait dedans stoppant net le vélo et je me retrouve le nez dans l'eau. Arghl ! Vite reparti,  je fais de mon mieux pour garder la roue de Bast, le parcours est superbe, avec des passages dignes d'une petite Granit, de belles ruptures de pente et on tournicote dans les sous bois. Remontée du Saut du Postillon au coude à coude avec Bastien, pour arriver au ravito 4. Pat est déjà là, il est tombé puis s'est trompé. Olivier nous rejoint, suivi quelques minutes plus tard par Seb. Dernière partie, de beaux passages dans l'herbe puis on va rouler pendant plusieurs kms sur des singles fabuleux, super fluides. Je me sens bien, prend un peu d'avance à la faveur d'une grosse bosse et envoie ensuite les watts. Une ombre rouge se glisse bientôt dans mon sillage, c'est Seb. Il va finir par me passer, coupant un virage pour dépasser un concurrent, pendant que je prends ma pédale dans une branche en tentant la même manoeuvre et m'étale. Je repars dans la roue de Bast, et on arrive dans la grande nouveauté du parcours, le single "99". Tracé au milieu de nulle part, des troncs coupés partout, un boulot incroyable de l'orga et un grand moment de plaisir qui pique un peu les jambes quand même, Bast disparait devant, il a de beau restes quand même, mais à vrai dire, on n'en doutait pas . Arrivée après 4h40 de roulage, 1380m de D+, 74 km au GPS. Un vrai must ce parcours, vraiment un grand moment de plaisir. Pour l'année prochaine, je mettrai un plateau plus grand, finalement, les bosses n'étaient pas difficiles à l'exception de la redoutable "Paris Roubaix" pas super raide mais vraiment pas roulante !


2 commentaires:

bast92 a dit…

Merci JP pour ce CR top moumoute comme d'habitude !
Et oui, grâce à toi bon nombre de franciliens découvrent les joies du VTT en île de France. J'en fait partie, encore mille merci.
Bon anniversaire mon ami et à dimanche prochain à Guerville pour une nouvelle partie de manivelle endiablée ;-)

khs91 a dit…

Merci Bast :-) . Avec le beau temps , le terrain sera top à Guerville, j'ai hâte de tester le Cube sur ce terrain.