
Petite pause vacances à l'Alpe d'Huez histoire de reconnaître le parcours des prochains championnats de France de VTT à Oz en Oisans . Bon euh ... en fait , c'est surtout pour le ski . Temps superbe depuis notre arrivée .
Pour ce dimanche, j'avais tracé un parcours au départ d'Igny et passant par les forêts de Verrières, Meudon, Velizy, Jouy. J'avais une contrainte horaire pour accueillir des invités à la maison, donc retour à Savigny impératif à 12h15. Par rapport au parcours effectué le 4 Janvier, nous tournons cette fois à l'envers avec de nouvelles portions issues d'une trace récupérée sur Internet sur le site de Pedalator et qui emprunte un parcours inédit en forêt de Verrières. Pas beaucoup de volontaires pour ce matin. Je passe chercher Benoit et nous arrivons vers 8h10 sur le parking de la mairie à Igny. Le temps de sortir les vélos et nous voilà sur le parcours, le soleil pointe son nez mais il fait -2°C. Le sol est donc gelé, ce qui nous arrange, il y a pas mal de boue mais bien durcie pour l'instant. Pour débuter, nous montons la célèbre côte à l'entrée de la forêt, un petit raidillon à 30%, c'est costaud comme échauffement. Par rapport à nos parcours habituels, nous ne montons pas jusqu'au plateau : un single démarre à mi-pente, qui permet de faire le tour de la forêt en restant à flanc de coteau. Le chemin est superbe : technique, en montagnes russes, avec quelques parties bien raides dont une qui nécessitera de pousser le vélo. Au bout de quelques kms, nous arrivons droit sur un parcours BMX, et zoup, un petit tour rigolo de champ de bosses avec des virages relevés. Nous reprenons ensuite le parcours sur les singles après quelques dizaines de mètres de route. Je jette un oeil au GPS : 9km/h de moyenne depuis le départ. Bigre, le chemin est technique et la moyenne s'en ressent. Nous voici sur le plateau, direction Meudon, toujours sur des singles. Heureusement qu'il fait froid car le terrain semble bien gras. Comme la température est à la limite du 0°C, nous devons quand même bien calculer la trajectoire car la glace n'est pas assez solide pour résister au passage des vélos et la boue commence à ressurgir à de nombreux endroits. En tentant de passer dans un flaque gelée, je me retrouve par terre, car la roue s'enfonce de 15cm ce qui bloque le vélo de manière inattendue. Très beau début de parcours à refaire par temps bien sec pour mieux profiter du coté ludique des chemins. Nous sortons de Verrières pour traverser Meudon et rentrer dans le bois de Clamart pour une nouvelle boucle. Quelques arbres en travers, la tempête a fait quelques dégâts. Dans une belle montée, nous entendons un curieux bruit très régulier : clap,clap,clap. Un pivert ? Du gibier ? Non, une troupe étrange d'une dizaine de personnes qui marche mécaniquement en tapant des mains en cadence avec un air inspiré et le regard fixé dans un autre dimension. Pas banal! Nous descendons jusqu'à Clamart pour remonter sur un petit chemin qui surplombe la route. Passage technique car il y a un fossé à droite et le vide à gauche. Benoit manque de tomber dans le fossé mais se rattrape in extremis. Direction Meudon pour une petite pause au bord de l'étang avant de remonter de l'autre coté de la forêt pour traverser sous la N118. L'heure tourne, je me dis qu'il va falloir raccourcir le parcours, j'avais sous-estimé la difficulté de la boucle initiale. Le terrain devient gras avec la température qui remonte. Paradoxe : quelques mètres plus loin, nous traversons un champ de neige immaculée. Mystère du micro-climat du plateau de Velizy. Nous coupons une boucle pour nous diriger directement vers Versailles en empruntant un single repéré lors de la Jovacienne. C'est bien gras, il faut slalomer avec des passages délicats car il y a pas mal de racines dans tous les sens. En visant entre deux souches, je rape le flanc du pneu arrière qui se déchire. Aie ! Le latex fait plus ou moins son effet, je regonfle et nous repartons. Quelques centaines de mètres plus loin, le vélo recommence à zigzaguer. Nouveau coup de pompe dans le pneu, cette fois , cela semble ok. Je crois que je vais passer à version SnakeSkin des Nobby Nic, plus lourds mais moins fragiles des flancs qui sont vraiment le point faible de ces pneus. On zappe un boucle dans la forêt de Velizy, horaire trop juste pour traverser l'A86 et plonger sur Jouy puis Igny via le Bois de l'Homme Mort. Dans la descente vers Igny qui glissouille pas mal, on rattrape un vététiste qui vient de faire une grosse chute entre deux souches dans un virage difficile. Plus de peur que de mal. Nous voici sur Igny, nous prenons le single qui longe la N118. Je pensais que la trace passait par là, mais en fait, elle empruntait le haut de la forêt. Du coup nous navigons à vue et nous faisons deux fois une erreur de parcours en ne prenant pas assez à droite, ce qui nous vaut de tenter deux montées impossibles qui le restent toujours .... Et nous voilà de retour à Igny sous un magnifique soleil pour une arrivée à 11H50 après 3h01 de roulage, 39,8 km et 676m de D+ . Un beau parcours à refaire avec plus de temps et un sol plus ferme.
ce-que j'attendais avec impatience ce rendez-vous. Je pars donc de la maison vers 8h, avec le Prophet dans le coffre. Arrivée à Larchant à 8h45, des bénévoles nous aiguillent sur le parking à l'entrée du joli village de Larchant. Il fait -3°C avec un bon petit vent : glagla. Je sors rapidement le vélo et direction les inscriptions pour retirer ma plaque. Formalité accomplie en 30 secondes, je tire le N°421. Le temps d'accrocher la plaque au guidon et c'est parti. Il y a pas mal de monde au départ, j'appuie donc sur les pédales pour essayer d'en doubler le plus possible dans la première côte afin de disposer du champ libre dans le single en balcon au dessus de la carrière dont j'ai gardé le souvenir. Une deuxième côte et nous voilà à l'entrée du single. Vue magnifique, il faut quand même regarder où on met les roues : c'est étroit, il y a des racines, des arbres , du devers et le vide à droite ! Parcours bien sécurisé avec des barrières mises en place pour éviter de repécher un randonneur 100m plus bas. Le single est bien technique : il tourne dans tous les sens avec des petites bosses parfois bien raides. J'entends de plus en plus distinctement des voix : manifestement, je suis en train de revenir rapidement sur un groupe qui me précède. Et effectivement, au détour d'un chemin, voilà tout un groupe arrêté. Première descente technique. Le sol est super gelé, mais la terre est complètement rapée et on voit des cristaux de glace. Endossant le rôle du super vététiste sans crainte, je p
asse le groupe , appuie sur la commande de la selle télescopique et j'enquille direct la descente. Whaouuu... ca glisse un maximum ! Aucune adhérence sur cette terre gelée avec mes Nobby Nic. Je vise une zone qui semble plus molle en bas ce qui suffit à reprendre le contrôle du vélo. Un peu refroidi sur ce coup là , il va falloir faire attention. Nous entrons alors dans une zone nouvelle du parcours, avec des montagnes russes super raides. Deux fois sur trois, je dois mettre pied à terre dans les raidillons, la pente est faisable mais rien à faire, le pneu arrière fini toujours par riper sur la terre gelée. Me voici en haut d'un raidillon qui semble faire méditer pas mal de monde. Je baisse la selle et je me lance. Au bout d'1m, le vélo est
complètement en travers. La roue avant se prend dans une branche, je lache tout et je m'éjecte ( merci la selle basse) . Mais ça glisse encore plus à pied ! Je finis à plat ventre dans les ronces, sans bobo . Un peu de mal à ressortir la roue avant bien empalée dans la branche, heureusement sans dégâts mécaniques. Je m'applique du mieux possible à tout passer sur le vélo, c'est encore le moyen le plus sûr. Il y a beaucoup de monde dans cette zone et on s'arrête tous les 200m. Du coup, je ne suis plus trop dans le rythme et je bute plusieurs fois sur des obstacles. Grumpf ! Nous sortons de cette zone a
ssez incroyable ( le single le plus technique que je connaisse sur une rando en RP, JR comprise ) . Et nous voilà en haut de la descente des "Blaireaux". Gloups : pente à 30% gelée. Mais ce n'est pas tout : le tout dans un devers à 20% ! Je tente ( de toute façon, mes chaussures ne me permettent pas de passer à pied) . Aie , Aie , Aie , ça ne passe pas . Pas doué avec les devers :-) . La roue avant ne tient pas sur la terre gelée et le vélo part dans la pente. Je passe par dessus le guidon . Bon, au moins, je suis arrêté et passé de l'autre coté du devers. La suite est moins pentue mais le devers continue. Heureusement, le terrain devient sablonneux et l'adhérence revient. Ouf, me voilà en bas. Au détour d'un chemin, nous rentrons sur le terrain de motocross ! Un tour de circuit super ludique avec les virages relevés et on enchaine par une descente géniale, fluide , avec tunnel , virages relevés dans le sable etc .. Génial !! C'était le secteur du "train train fantôme" ( celle-là , je veux bien la refaire 10 fois ) . Pas besoin de freiner, tout passe à fond. Encore quelques chemins plus faciles, une petite montée et me voilà au pied de la descente "Aie Aie Aie Soleil". Genre pente à 30° dans le sable. Il y a une queue infernale, les vélos passant un par un. Au bout de 10 minutes d'attente, je renonce et prend l'échappatoire, il y aura plein d'autres descentes sympas donc inutile de perdre trop de temps, je suis attendu à la maison. Nous voilà sur un tronçon roulant. J'appuie sur les pédales pour dépasser un maximum de monde afin de profiter des prochains singles. On remonte ensuite dans un relief type "Fontainebleau" puis nouvelle descente rapide pour arriver au ravito. Arrivé au milieu de la descente, une sensation bizarre de flottement m'alerte. Il y a un truc qui ne va pas sur le vélo. En arrivant au ravito quelques centaines de mètres plus loin, je constate que le pneu avant est dégonflé. Je regonfle au ravito. Un peu de gruyère, un coca, pain d'épice et on repart. Le pneu à l'air de tenir, le latex a du jouer son rôle. On repart par un petit chemin étroit entre les murs des maisons, il y a juste la place pour le guidon. Une bonne petite côte , les jambes vont bien. Arrivé en haut, la sensation de flou revient . Flute de zut, il va falloir mettre une chambre. Je m'arrête à nouveau, et je constate avec horreur que j'ai oublié en prenant le Prophet au lieu du Koxx, de remplacer ma chambre de rechange par une chambre à petites valves -> Aie ! Je sens la galère se profiler. Je tente de regonfler, repart, mais 200m plus loin le pneu est à plat. En y regardant de plus près, le flanc est déchiré sur 3 cm, le pneu est mort. Il ne me reste plus qu'à compter sur la générosité d'un autre concurrent. Malheureusement, tout le monde semble avoir des chambres à valves Schräder. Après 20 minutes d'arrêt, un vététiste super sympa s'arrêt
e et me donne une chambre adaptée. Sauvé ! Je répare et c'est reparti. Il commence à se faire tard, j'enclenche le turbo. Je reviens rapidement sur le groupe qui m'a dépanné , remerciant une nouvelle fois mon sauveur au passage. On rentre dans la partie montagnes russes du parcours, les montées et descentes s'enchainent. Comme l'année dernière ont remonte par la carrière de sable fin. Vue magnifique, on dirait de la neige. Je me souviens de la descente super glissante qui suivait en 2008. Elle est toujours là , elle s'appelle la "Ch'a Glisse". Grâce au froid, et bien , cha glisse pas tant que cela. Tout le parcours est jalonné de pancartes humoristiques pour nous encourager. Pas de souci pour arriver en bas sain et sauf ( attention à la marche en sable quand même ) . La suite est un enchainement de singles magnifiques, ludiques et techniques ( c'est étroit, il y a des cailloux , des racines et des devers ) . La fin de parcours est nettement plus corsée que l'année dernière : les descentes sont bien raides et glissantes, il faut faire attention de ne pas percuter quelqu'un, car 80% des gens sont à pieds, fatigués et il n'est pas évident de sortir de la trajectoire ( c'est un peu la gravité qui décide ) . Une montée 'impossible' en fait très possible , suivi d'une autre dans la glaise , non référencée mais beaucoup plus dure ! Une dernière descente raide où un vététiste fait un soleil devant moi et nous voici sur le chemin du retour. Arrivée à 13h à Larchant après 44km , 1002m de D+ , 3h30 de roulage . Une petite soupe à l'oignon et je prend le chemin du retour . Bravo aux organisateurs pour ce parcours extraordinaire. Sans compter la petite touche d'humour bien sympathique et un balisage impeccable ( la preuve , je ne me suis pas perdu ! ) . Sans nul doute le parcours le plus technique de la RP. Seul regret : quelques bouchons dans les 10 premiers kms, mais j'aurais dû arriver plus tôt, mea culpa. Un parcours à refaire pendant les beaux jours.
