vendredi 18 mai 2018

Veloscenie étape 1




































 Il y a quelques mois, Ludo nous avait proposé de l'accompagner sur un raid en gravel . La Véloscenie qui relie Paris au Mont Saint Michel. L'idée était séduisante et OliPaul, OliPic et moi avons décidé de l'accompagner. J'en ai profité pour avancer dans mes projets gravel et faire l'acquisition d'un Fuji Jari  1.3. Départ ce matin de chez moi à 8h30 pour rejoindre mes camarades à la piscine de St Michel.Sauf OliPic qui travaille le matin et a prévu de nous rejoindre le soir. Départ à 9h10 de St Mich sous un beau soleil mais aussi une petite fraîcheur. Jambières et manchettes de sortie avec un gilet coupe vent. On rejoint l'itinéraire officiel qui passe près de Limours via le Déluge. On va ensuite alterner belles petites routes et chemins. Nos gravels font merveille même s'ils vont un peu moins vite sur les chemins de la forêt de Rambouillet qu'un VTT. On découvre le magnifique château local. Pause déjeuner en terrasse à Epernon, très agréable. Ce sont ensuite de très belles petites routes et chemins le long de l'Eure qui nous emmènent à Chartres. Je suis bluffé par l'arrivée dans Chartres. On ne se croirait pas en ville ! Magnifique, vraiment ! Les chemins nous déposent quasi au pied de la cathédrale que nous rejoignons par une montée bien pentue. Pause photo devant le magnifique bâtiment surveillé par des militaires en tenue. Sortis de Chartes, nouvelle séquence petites routes et pistes cyclables. On a le vent dans le dos, nos gravel filent à 40 km/h pendant que j'explique la théorie des relais à Ludo et Olivier. On rejoint notre charmant gîte pour la soirée à Frazé après un peu plus de 165 km et 7h15 de roulage. Accueil absolument exceptionnel à souligner par Marie et Jean à la maison d'hôtes la Sauleraie. Un vrai petit paradis à à recommander.

jeudi 10 mai 2018

Jeudi 10/05/18 : 200 km Les Coteaux de Seine - Souvenir A. Casar

Résumé des épisodes précédents pour ceux qui les auraient manqués+
 : 4 crevaisons dans les 20 derniers kms samedi à Namur . En rentrant, j'ai réparé mon pneu tubeless, sans trouver de trou ou autre souci . Donc bien rempli de préventif, regonflé , nickel , validé par le traditionnel tour du quartier. Problème réglé, crevaisons inexpliquées, on va dire que c'était la loi des séries.

Lors d'une sortie récente, Yann m'avait dit " ça te tenterait JP un 200 ? On va à Mantes le jeudi 10 Mai" . L'idée tombait bien, ayant prévu de longue date de poser toute ma semaine. Les conditions sont favorables, la météo aussi et je n'ai jamais passé la barre de 170 km. Et surtout, c'est toujours un vrai bonheur de rouler avec la joyeuse bande de Wissous.  Au hasard d'un apéro, je demande à Marco à quelle heure est prévu le rendez-vous : 6H45 me dit-il. Oula ! Moi qui ne suit pas du matin ... J'adopte donc une technique pour maximiser le temps de sommeil : je trouve un très beau gite pas cher à proximité du départ. Soirée sympa dans un beau cadre . Je me couche pas trop tard et je dors exceptionnellement bien pour la veille d'un événement de ma carrière cycliste. Le réveil me fait sursauter à 5h15.

6h30 ; pour une fois, j'ai le parking pour moi tout seul ou presque . Je me gare à 10m des inscriptions. Inscrit contre 5€ + 4€ pour avoir un sandwich + boisson au ravito de midi . 6h45 , pas de AAOC en vue . Bizarre. 7h : SMS de Franck : tu viens ? RDV à 7h45 . AAAAAHHHHH !! J'ai 1h d'avance !! Bon pas grave, je sirote quelques cafés en profile pour lire les centaines de mails du boulot arrivés pendant mes 2 jours de congés .

7h45 : tout le monde est là . Je fais la connaissance d'une légende de l'AAOC . FranckXXXL . Aussi sympa qu'il est costaud dans tous les sens du terme, attention c'est un sacré palmarès qui nous accompagne. Je suis moyennement rassuré. Je fais aussi la connaissance de Charles , du VTT de l'Yvette, un voisin en quelque sorte. Ce sera aussi son premier 200. Franck ( version miniature "L" du Franck ) , Marco, Yann, Michel, Mathieu sont aussi  de la partie.

Nous voilà partis, sous quelques rayons de soleil timides et une vraie fraîcheur. Manchette et coupe vent de rigueur.  On tournicote un peu dans Mantes la Ville, avant de traverser la Seine, direction les côteaux au-dessus de la Roche Guyon. Je reconnais, les paysages de feu la Garennoise , une super rando VTT , mais aussi des lieux que je survole souvent depuis Saint-Cyr.

Une première bosse nous réchauffe bien, avec un final à plus de 11% qui fait mail aux jambes à froid. Je suis pas du matin, je vous rappelle. J'ai beaucoup roulé ces derniers jours, donc sans être particulièrement fatigué, j'ai un peu mal aux jambes et du mal à accélérer.

Nous adoptons la config standard bosse : Franck ( version L ) fait le tempo au pied, en forme le Franck . FranckXXXL en pleine reprise, heureusement pour nous, gueule qu'on veut l'assassiner et crie "relax, relax". Yann ne lâche pas la roue de Mathieu qui de son côté médite de lâcher Marco . A l'approche du sommet, les trois lascars se font la malle, Mathieu attaque, Marco contre-attaque et passe en tête en tombant deux dents comme si c'était naturel et sans effort apparent.  Répétez autant de fois qu'il y a de bosses sur le parcours, et donc un nombre incalculable de fois !!

Avec Charles on adopte une tactique prudente correspondant à rester dans le ventre mou du peloton avec Franck version L , et la version XXXL qui grogne proportionnellement au pourcentage.

C'est à ce moment qu'un bruit de roulement caractéristique se fait entendre : pneu arrière à plat . NOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN!!!!!!!!! 

Ca recommence, j'y crois pas !  Installation d'une chambre à air, moment désagréable au possible avec un pneu plein de préventif. J'en ai partout, les blagues fusent sur la nature du liquide blanc qui me tâche de partout ( censuré ) . Franck L me prête une pompe qui à l'air de gonfler fort, je gonfle à bloc pour être tranquille. J'en peut plus des crevaisons.

Nous voilà donc repartis, pour une loooongue bosse. Au sommet je me retrouve intercalé entre Franck et les trois voltigeurs habituels. Nous approchons du ravito situé au km 53. Dans une ligne droite soudain "BANG!" . Le pneu arrière explose .... . Il y a forcément un truc : 6 ème crevaison depuis les 20 derniers kms de Namur. J'avais prévu 2 chambres . Et zoup, on s'y colle pour le nouveau démontage tout comme le préventif qui lui colle les doigts. Je suis rejoint par le reste de l'équipe . Extraction, inondation de préventif résiduel, moqueries , scénario bien maîtrisé, pompe , on gonfle ... et EUREKA !!

Bonne nouvelle : la cause de tous les ennuis est enfin trouvée : la tringle du pneu est HS sur quelques cms, et dans certaines conditions, la chambre passe à travers et boum !

Mauvaise nouvelle : irréparable !

Moi, Jean-Pierre, finisher devant l'éternel, je vis un grand instant de solitude : là c'est cuit ... Je visualise le taxi qui va me reconduire. Ah non, c'est vrai j'ai l'appli Uber. Enfin bon, c'est la cata. Faut trouver une solution.  Michel Mac Gyver improvise avec un bout de chambre une réparation de fortune . Ca semble pas si mal fonctionner, la chambre est maintenue dans le pneu . Je regonfle . Pas trop fort me dit Franck . Je l'écoute à moitié , obsédé à l'idée de ne plus crever.

On repart . 2 km . BOUM ! Plus de chambre, rien à faire, pneu irréparable, l'horreur, foutu , c'est foutu . "Ils ont des pneus au ravito" dit Franck . Hein ? Vraiment ? Faut y aller sur la jante dit FranckXXXL . Hein ? Vraiment ?

S'en suivent 2 km de descente technique à plat : au delà de 20km/h c'est du suicide, vélo quasi incontrôlable. Crispé sur les freins, j'arrive enfin en bas. Et je vois Yann et Franck qui reviennent avec un pneu ! Yaoouh ! Un gentil organisateur a fait don d'un pneu usé certes , mais en état de rouler. L'espoir revient . FranckXXXL et ses 30 ans de carrière cycliste s'emparent du pneu , d'une chambre et j'ai droit à un mécano de luxe. Sauvé . Je lui ferai bien la bise, mais bon, hein , il est grand et costaud on sait jamais sur un malentendu il pourrait m'étaler pour le compte.

Il y a même une pompe à pied. Me voilà sauvé bien que traumatisé. J'avale trois madeleines et on repart. J'entends des pshiiiit et des boum virtuels dans ma tête, il me faudra une bonne heure pour retrouver confiance. Le parcours est superbe, vraiment. Je n'avais jamais roulé dans ce coin. Petites routes dans les forêts, paysages magnifiques avec les Coteaux de Seine ( cf Garennoise ) et des bosses, des bosses, des longues, des raides, des roulantes, de tout quoi .

Michel opte pour le 156, il nous quitte, RDV au ravito. On fait la grande boucle. Il y a un sacré vent de face dès qu'on est à découvert. Heureusement, le groupe tourne bien et les relais nous permettent de maintenir un bon rythme même si c'est un peu usant pour le moral. On y va chacun à notre tour d'un "putain de vent" . C'est l'occasion de travailler les relais . FranckXXXL explique à Charles le principe des bordures. On s'ennuie jamais :-)

Juste avant le ravito, petite pause point de vue au dessus des boucles de la Seine à proximité d'Elboeuf. MAGNIFIQUE ( cf photos ) !

Puis on arrive au ravito. Un bon gros sandwich et une compote de pomme me font le plus grand bien , tout comme les lavabos pour enlever les traces de preventif :-)

Un gars a pété son câble de dérailleur. D'abord optimistes pour l'aider, je réalise que changer un cable de dérailleur sur une manette Shimano ne s'improvise pas. Rien à faire ! FrancXXXL règle la vis de butée au max pour que notre pauvre concurrent malchanceux ( je suis solidaire ! ) puisse rouler au milieu de la cassette et rentrer.

J'avais oublié de vous parler d'un truc : les pancartes ! Un truc qui échappe toujours un peu au vététiste que je suis : mettez une pancarte devant Franck L et il sprinte comme un dératé poursuivi par Mathieu, Marco et Yann . A la fin c'est en général Yann qui gagne . Et vous rejouez le truc autant de fois qu'il y a de pancartes sur une route. Je vous laisse faire le compte. Alors on se dit ' il y a 200 bornes, il vont se calmer" . Et ben non, pas du tout . Enfin si , à la fin , Franck était calmé mais pas Yann ni Mathieu .

Au fur et à mesure de notre progression, on rencontre quelques cyclistes. Un cri de Tarzan moderne, compromis entre le rugissement d'un ours et le barissement d'un éléphant retenti pour prévenir de notre arrivée. C'est FranckXXXL qui se manifeste. Très efficace, les obstacles se jettent immédiatement dans le champ le plus proche :-)

Pour ma part, les jambes vont de mieux en mieux. Je me sens vraiment bien en repartant du ravito. On discute avec Charles , son record est de 160 km , le mien de 168, on célèbre le moment où nous franchissons chacun notre score respectif. Ben oui, je suis pas du matin, je vous l'avais dit . Du coup, je fais un truc parfaitement incroyable. Pris d'une soudaine frénésie, je sprinte comme un malade à la poursuite de Yann et Marco à l'approche ... d'une pancarte. Pfuiiii , ça devient grave, je vous le dit .

Il y a une variante à la pancarte : le sommet des ponts. Allez , j'en fait un aussi, effet de surprise surement, je me retrouve tout seul au sommet ! Et voilà comment vous reveillez le diable : voilà notre petit peloton transformé en meute assoiffée de km qui appuie soudain comme c'est pas permis. Le GPS s'affole , 45 km/h , oula !

Allez, dernier ravito km 174 , on se calme et on se restaure . FranckXXXL a fini sa reprise, il s'y met aussi maintenant . Les 35 derniers km seront abattus en une heure en file indienne derrière Super Marco. Je voyais pas tout à fait comme ça la fin d'un 200 :-) . Dans une grande descente, le GPS indique 65 km/h, mais ça suffit pas , je me retrouve 200m derrière à me demander ce qu'ils avaient mis dans le pain d'épice au ravito.



Regroupement général après que la meute ait décidé d'attendre le petit homme vert, et c'est reparti jusqu'à la fin.

Arrivée rejointe après 207 km, 7h30 de roulage , 2200m de D+ .

Et voilà : premier 200 pour Charles et moi, premier pneu offert à un ravito, fin d'une série de 7 crevaisons, mais surtout une super journée avec une super bande de copains, 7h30 de rigolade et de bonne humeur, du soleil, du vent,  des bosses et des descentes, bref une bien belle journée de vélo, qui donne envie de recommencer et ... de racheter des pneus neufs :-)

samedi 5 mai 2018

Samedi 5/05/18 : Tour de Namur avec la joyeuse bande AAOC










Il y a 15 jours, Franck me parle du tour de Namur. Aller rouler en Belgique fait partie des objectifs de l'année. Comme je suis en vacances la semaine qui suit, l'idée tombe bien. Me voilà inscrit.

Départ vendredi soir après le boulot pour une arrivée à 23h15 à Namur. J'ai RDV le lendemain avec la belle équipe de l'AAOC à 8h au départ  : Franck , Marco , Eric, Michel et Mathieu. Avec le beau temps, la motivation est au top. Je quitte l'hôtel à vélo à 7h30, je suis à 2km du départ. J'ai regardé l'itinéraire sur la carte, facile . La flemme de rentrer la trace dans le GPS . Erreur ! Il y a des sens interdits partout, je me perds en moins de deux en suivant une troupe de cyclistes qui n'a pas réalisé que le départ avant changé depuis 2017 ! Obligé de sortir le smartphone pour regarder Google Maps , aie, je suis parti dans le sens opposé. Demi-tour, ça descend et il y a plein de verre sur la chaussée. Je stoppe pour porter le vélo , sans doute trop tard, on y reviendra. Je finis par atteindre le départ à 8h05. C'est de la folie . C'est immense, il y a des milliers de vélos !! ( 5000 participants en 2017 ) .

Heureusement qu'il y a le téléphone pour retrouver les copains. On part vers 8h30 après avoir récupéré les plaques via un code barre, organisation super rodée. Namur est une belle ville . Départ par le bord de la Meuse, il fait bon, c'est magnifique. Je suis aux anges. Première bosse, le parcours est censé en comporter toute une série et des sévères. Il a malheureusement été raccourci ( de 170 à 143 km ) suite à un imprévu ( sans doute un conflit de parcours avec une autre épreuve) . Les bosses sont plus longues que chez nous ici . A froid, la première n'est pas évidente. Je ne lâche pas la roue d'Eric pendant que Marco et Mathieu jouent aux voltigeurs. Le parcours est assez roulant dans cette première partie d'autant qu'on a le vent dans le dos. Si les paysages sont magnifiques, les routes belges sont dans un état catastrophique. Les nids de poule sont légions .

On grimpe une belle bosse dans la forêt avec des pavés dans les virages. Mes pneus tubelsess sont d'un grand secours en amortissant bien les chocs. Mais soudain, un énorme pshiiitt avant et arrière ! Le latex fuse, ça se rebouche , mais je n'ai presque plus de pression à l'arrière. Je ne sais pas sur quoi j'ai roulé ou alors il y avait des morceaux de verre plantés dans le pneu suite à ma rencontre matinale.

Ca tient jusqu'au ravito qui arrive. Je regonfle . Mais je vais régulièrement reperdre de l'air et du latex. Dans une cuvette pleine de trous au milieu d'une ligne de droite, Michel crève comme beaucoup de concurrents. Arrêt pour réparer. Ca dure un peu . On repart pour ... 10 m ! Marco avise une belle jeune femme qui a crevé et on s'arrête. Double crevaison avant et arrière . On s'active pour sauver la demoiselle. Michel me dit "tu n'entends pas un pshitt ? " Argh, c'est mon pneu arrière qui se dégonfle. Je secoue la roue, ça s'arrête. Nous voilà repartis.

Les jambes vont de mieux en mieux, ça tourne tout seul . Un ravito tous les 30 km , super organisé : victuailles à volonté ( ah les gâteaux au miel !! ) , boisson énergétique, toilettes, stand de réparation etc ... Et toujours des milliers de vélos partout. On arrive sur les 40 derniers kms. Pas de fatigue, je me sens super bien. Pendant toute la sortie, Marco et Mathieu ont régulièrement accélérés dans les bosses.  Pendant que Franck faisait de même dans les descentes dévalées à chaque fois à allure missile pour rattraper les fuyards. A moitié rassuré dans les descentes avec les nids de poules assez grands pour y cacher une vache.

Comme je me sens super bien, je me dis que je vais essayer de monter les bosses sur un tempo plus rapide désormais. Arrive le morceau de bravoure : le triple mur du Monty . 2 km . On commence par un mur à 17% , replat à 5% , mur à 18%, replat à 5% et mur à plus de 21% . Alors là , celui là , il est costaud. Obligé de monter en danseuse même avec le 34x32. Evidemment Marco et Mathieu se sont envolés, je monte avec Eric.  On redescend vers la Meuse, l'arrivée approche.  On s'arrête attendre Michel .

 A peine repartis, dans un virage, le vélo se met à zigzaguer, arrière à plat. Je m'arrête, regonfle et repart pour rattraper les copains. Ca tient pas 500m. Il n'y a plus de préventif, tout est parti. Merde ! Obligé de stopper monter une chambre.  Là ça va être dur de revenir.  J'allume le turbo , saute de groupe en groupe , à fond absolu . Une bosse, longue, pas trop pentue. Je me sens incroyablement bien. Je double au moins 200 concurrents d'ici au sommet. Jouissif , ça donne le moral . Hélas les copains ont vu un maillot vert et me pensent devant. Ils poursuivent un fantôme.

 A peine passé le sommet, à plat de nouveau . Ah non ! Je met la 2ème chambre, après avoir revérifié le pneu dans tous les sens sans rien trouver dedans. Comprend pas pourquoi j'ai crevé à nouveau. Cette fois, aucune chance de rattraper qui que ce soit. On arrive dans Namur. Montée la Citadelle, magnifique ! Sauf que ... je crève encore au milieu. Je manque je jeter le vélo par dessus les ramparts. Plus de chambre , heureusement j'ai des rustines.  Comme je ne suis pas une belle jeune fille, personne ne s'arrête. Dur dur la vie. Je finis la montée tambour battant, évidemment, je crève en bas de la descente, ou plutôt la rustine se décolle. Je finis le dernier km sur la jante.  Rend la plaque de cadre en échange d'un tee-shirt souvenir. Pas de trace des copains. Je démonte la roue, recolle la rustine, retour voiture, puis retour maison rapide ( 3H20 ) . Malgré les déboires à la fin, super journée, super temps, super ambiance, super parcours . Merci Franck de m'avoir proposé cette magnifique sortie ! Je reviendrai. Avec plus de préventif dans les pneus :-)

143 km , 2500 D+ , 5h27 de roulage .

dimanche 22 avril 2018

Dimanche 22/04/18 : Igny avec Eric

Retour au VTT après une semaine de beau temps. Chemins enfin secs . Oui , enfin, c'était sans compter l'orage à 5h du matin qui semble avoir tout particulièrement concerné Igny. Pas de Benoilator aujourd'hui, pas remis de son rhume de la semaine dernière, il préfère opter pour le repos. Heureusement, Eric est lui motivé pour m'accompagner. Bien content de rouler avec lui, on n'en a pas si souvent l'occasion.

On se retrouve à 8h20 sur le parking de la Mairie d'Igny, refait à neuf . Le temps de sortir les vélos et nous voilà partis. A peine arrivés dans le premier chemin, je suis inquiet par les grosses flaques présentes. Manifestement, l'orage est bien tombé ici. On est sur le chemin le long de ruisseau, un joggeur pas content de nous voir arriver reste bien au milieu tout en nous hurlant dessus. On se pousse in extremis et je me retrouve dans le champ à côté. Incroyable l’agressivité des gens.

Eric peste après son vélo, qui n'a pas du aimer la Cernaysienne boueuse. Les vitesses ne veulent plus redescendre, les freins couinent. Eric découvre "ma" montée spéciale Igny ... ou presque. Il y a eu du débardage, le chemin est impraticable, on doit prendre la variante sur la droite, moins pentue. Eric grogne un peu sur l'échauffement "made in JP" , un peu trop brutal. Pensée émue pour Pat qui adore aussi cette montée :-) . Le terrain est correct, jusqu'au passage près du ruisseau en bas, inroulable. Ce sera le seul du parcours. En fait en dehors de Verrières, il n'a pas plu. On aura donc un terrain tout à fait correct, à l'exception de passages localisées encore bien humides. Mention particulière au chemin avant de traverser l'A86 au retour, avec des lacs de 30 cm d'eau ( Benoit en lisant, se souviendra d'une rando qu'on avait faite l'année dernière avec ce même passage ). Arrêt technique pour régler le dérailleur. Deux petits coups de tournevis pour serrer la vis de tension et écarter le galet supérieur du pignon et tout rentre dans l'ordre.

Le single en haut de Verrières le long de l'A86 est un peu limite avec l'orage mais ça passe. On est quand même repeints à la sortie. Zut, moins qui pensait finir couvert de poussière ...

On sort de Verrières pour aller sur Velizy puis Clamart. Terrain nickel sur ces zones. On accumule montées/descentes, le parcours est physique et ludique, il est dessiné pour.

Sensations moyennes aujourd'hui, pourtant le rythme est correct mais j'ai l'impression de ne pas pouvoir accélérer. Sans doute le retour sur le VTT, les efforts sont quand même très différents de la route. Beaucoup moins régulier, et les pentes beaucoup plus raides en montée. On grimpe la côte des "tappeurs de mains" qui ne ne manifestent pas. Eric cale un peu avant le sommet, il tire un peu long avec son Epic.

Après la boucle sur Clamart, on remonte sur Meudon pour une belle boucle dans la forêt du même nom. En bas de Chaville, alors qu'on remonte vers le plateau, Eric fait un OTB soudain quasi à l'arrêt dans une ornière et se fait une belle balafre à la cuisse causée par une vis de fixation de la poignée de frein. Rien de grave mais belle griffure.

Après être remonté par les chemins au niveau de la tour Telecom, on prend la piste descente pour remonter la célèbre pente menant à la tour en ligne droite. Eric attaque au train, on monte côte à côte. J'ai pas l'impression de monter de vite et pourtant , PR Strava nettement amélioré au sommet. Comme quoi, la stratégie de monter régulièrement semble la plus efficace. A noter pour un prochain affrontement avec le Benoilator. Faut pas s'emballer en bas.

Retour par mon single préféré en balcon au-dessus de Bièvres. Après avoir nagé pour traverser l'A86 :-) On cherche où mettre le roues sans faire disparaître tout le vélo. Eric passe, ça s'enfonce de 15 cm. Ok ça va. Je passe au même endroit, 10 cm plus à droite. Tout faut : je m'enfonce jusqu'au moyen et récupère un ou deux poissons dans mes chaussures. Grrr .

On file sur les chemins vers Bièvres. Puis c'est le final dans le bas de Verrières, toujours aussi tonique. Eric commence à avoir des crampes. Il faut dire qu'on a bien vidangé nos réserves d'eau avec la chaleur. J'avais pris une gourde en plus du camel , heureusement cas j'ai presque tout bu. En attendant Eric, je constate que le muguet est déjà en fleurs. Etonnant avec la méteo pourrie de cet hiver.   La remontée vers la batterie de Bièvres fait mal aux jambes, tout comme le super raidar traditionnel "special JP" sur la partie finale. Je commence aussi à avoir mal aux jambes mais ça passe en donnant tout ce qui reste.

Retour au voiture après 60km , 1400m de D+ et 4h20 de roulage . Une bien belle sortie de retour au VTT. Va falloir quand même songer à préparer la Granit me dis-je. Prévoir quelques sorties bien hard en VTT pour me réhabituer à l'effort spécifique même si le fond est bien là.

dimanche 15 avril 2018

Samedi 14/04/18 : Elite JR route




Encore de la pluie cette semaine. J'annule mon inscription sur le raid VTT de la JR du dimanche pour la reporter sur la version Elite route de 120 km le samedi. Pourquoi samedi ? Ca me fera deux bonnes nuit de sommeil ce week-end et avec la pression actuelle au boulot, c'est une opportunité à ne pas laisser passer. Benoit est partant, d'autant qu'on peut s'inscrire sur place. On surveille la météo. Tout à l'air ok .

Samedi matin, gros coup au moral la pluie tombe. C'était pas au programme ! . Il ne peut pas fort et un coup d'oeil à MeteoX nous rassure, les nuages partent au nord. La rando filant au sud, ça devrait le faire. Benoit a attrapé un méga rhume, je ne suis pas trop rassuré pour lui, il n'a pas l'air en forme. Ca se présente moyennement me dis-je. L'idée de reporter à dimanche me traverse l'esprit.

Beaucoup de monde au retrait des plaques. On croise David et Hervé mais on met 10 minutes à faire la queue et ils partent devant.  "Vous nous rattraperez" . Ben voyons, rattraper David, inutile d'y penser.

Départ à froid avec la bosse de Millon, puis on trouve un petit groupe qui roule bien avec une fille qui envoie du lourd. On reste ensembles jusqu'au ravito au km ... 48 . Belle moyenne. Le rythme me convient moyennement avec des accélérations dans les bosses qui me font mal et un rythme moyen sur le plat. Je me dis que ça va être dur si on les suit tout le parcours. Benoit prend tous les relais, je n'en reviens pas. Il m'explique qu'il a du mal à respirer dans les bosses, ben heureusement dis donc !

Ils repartent avant nous, on fait donc 25 km à deux avec Benoit avant de récupérer un autre groupe d'Ultra raideurs qui envoie fort sur le plat. Je doute de pouvoir tenir le rythme longtemps, je commence à avoir mal aux jambes.  La méteo s'améliore nettement à ce moment, j'ai enlevé le Kway au ravito et je peux enfin tomber les manchettes avec le soleil soleil.  Benoit commence à fatiguer un peu avec son rhume et finit par décrocher du groupe.  A ma grande surprise, le fait d'avoir nettement haussé le rythme ... me fait le plus grand bien. Le mal de jambes est passé et je me sens super bien. Arrivés au ravito au km 101 alors que je commençais à croire qu'il n'exitait pas,  j'attends Benoit on retrouve Hervé qui attend un collègue.

Je repars avec le groupe, et on file jusqu'à l'arrivée.  Plus aucun souci pour suivre, je sens que je pourrais facilement partir si je voulais mais le groupe est bien utile sur cette fin roulante où on est régulièrement à plus de 40 km/h. Je suis obligé de les attendre un peu dans les bosses pour profiter de l'aspiration sur le plat. On finit à 50 km/h dans les lignes droites descendantes vers l'arrivée. Excellentes sensations aujourd'hui et beau parcours vallonné et varié. On retrouve l'équipe de Wissous à l'arrivée,  ils viennent s'inscrire pour le lendemain. Pas de regret d'avoir choisi la route, les VTT sont dans un état effrayant, couverts de boue. Bon courage demain à David et Hervé inscrits sur l'ultra raid ( 120 route samedi, 110 VTT dimanche ) , sympa d'avoir pu discuter avec David à l'arrivée avec ses projets toujours plus fous : BTR en juin et French Divide en août.

Très beau parcours de 122km bouclé en 4h20 pour 1500m de D+ .

dimanche 8 avril 2018

Dimanche 8/4/18 : Rallye de la Tour version route

Le terrain ayant toujours du mal à sécher avec les nombreuses pluies encore en début de semaine, on opte avec Benoit pour la version route du Rallye de la Tour. Le coin n'est pas très tolérant avec l"humidité et il est certain que les chemins vont être bien boueux. Franck est partant pour rouler avec nous. Richard aussi. On se donne RDV à 8h15 aux isncriptions.

En vue de notre trip Gravel de 500 km à la Pentecôte, imaginé par Ludo, je décide de rouler avec le Gravel pour bien valider un longue distance. Après une sortie de 100km avec Benoit où j'avais bien souffert avec les pneus de 38, j'ai monté des 32 qui changent tout sur route. Quelques essais ces derniers jours m'ont rassuré. Pour autant, ces pneus peuvent aussi rouler sur les chemins pour peu qu'ils ne soient pas trop défoncés. Ca roule d'ailleurs beaucoup plus vite que le VTT à effort égal. Le rythme s'annonçant potentiellement élevé si on roule en groupe, je bricole samedi un pédalier 46x30 avec des pièces VTT. Le 42X28 en place me semblant un peu court. Essai samedi, tout fonctionne à merveille. Je fais des tests en bosse sur route et aussi sur des chemins avec dans les deux cas de bonnes performances. Sachant que je peux aussi monter des roues VTT en 27,5 sur ce vélo, ça me fait un engin ultra polyvalent. A la réflexion, pas sur quand même de l'emmener pour la Granit :-)

On se retrouve à 8h15, tout le monde est là .. sauf Richard parti 1/4h devant "ils me rattraperont" a-t-il dit ! 1/4h , ça me semble très difficile à combler vu le rythme du garçcon. Max & Steph sont là aussi, une première sur route pour Max. Le temps qu'on s'inscrive, ils sont partis aussi ! Les hommes verts sont des gens pressés. Je suis quand même plus confiant sur le fait de rattraper ces deux là .

Franck est venu avec Michel , ça fait plaisir des les retrouver. Franck est en train de dévorer le stand de crêpes, histoire de faire des réserves pour le parcours :-) . Nous voilà partis. Même si Franck n'a pas trop roulé ce mois-ci, comme toujours il fait preuve de beaucoup de générosité dans l'effort. On file donc sur un bon tempo. Pendant qu'on tourne pour prendre les relais, Benoit reste prudemment derrière. Il m'explique qu'il appris la technique en regardant Peter Sagan à la télé ! Quelques concurrents dépassés s'ajoutent au groupe et on a une belle petite équipe qui tourne bien. Ce début de parcours nous emmène en vallée de Chevreuse par le sud. Pas trop de bosses, on file à plus de 30 km/h. On revient rapidement sur Max & Steph qui sautent dans nos roues. Max s'accroche comme un beau diable avec quelques petites poussettes de Steph pour le replacer, il n'a pas encore l'habitude de rouler dans les roues.

Premier ravito au bout de 30 bornes / 1h . Pause rapide, un gros groupe vient de repartir et on voudrait les rattraper.

Il fait beau et bon. Le pied ! Enfin du soleil et des routes sèches. Le Fuji Jari roule incroyablement bien malgré les 2kg en plus que le Synapse. Faut juste pas appuyer trop sur les freins, les disques sont surpuissants.  Avec le 46 devant et la cassette 11x34, le petit plateau est inutile. Sympa de rouler à 30 de moyenne avec ce vélo, ultra confortable car fait pour des terrains beaucoup plus cassants. Le guidon gravel avec sa forme très particulière étonne un peu ( le guidon est plus large en bas pour donner plus de levier sur les passages techniques ) .

Franck dépose Benoit au pied des 17 tournants , le rouleur à fait le boulot, place au grimpeur. Je reste dans la roue de Benoit, qui accélère car un gars en jaune le titille. Il va titiller jusqu'au sommet, j'aime pas les titilleurs moi ! Parce-que ça titille sévère mes gambettes, les 2 kg du vélo se sentent quand même hein ! Finalement, le gars en jaune cale à l'approche du sommet et je n'ai perdu que 50m vite comblés en sprintant un peu.

Dans Chevreuse, on suit un gars .. qui n'était pas sur le parcours ! On en est quittes pour faire demi-tour et du coup, on rejoint le ravito 2 au bout de 73 km derrière Franck et Michel.

Remplissage de bidon, j'enlève le gilet, me voilà en cuissard court et maillot sans manches, ça faisait longtemps. Ca fait vraiment du bien !

Nous repartons tous les quatre. 15 km plus loin, Franck commence à avoir des ratés dans le moteur, normal après les efforts fournis et le manque d'entraînement. Son vélo fait un bruit inquiétant qui empire : crac, crac, couic, couic. Va falloir une petite séance de mécanique.

Benoit accélère dans une petite bosse. Je suis dans la roue mais je me retourne et je vois Franck largué. Je ralentis au sommet pour attendre Franck et Michel pendant que Benoit file. On le reverra plus , il est en forme et après tous les efforts qu'à fait Franck je décide de rester avec eux pour prendre les relais;

On en termine sans soucis, si ce n'est une crevaison lente pour Franck sur les 3 derniers km. Crac crac, couic couic, ouin ouin, splash splash , fait le vélo. Il est temps d'arriver. Franck ne lâche rien : il y a des crêpes qui nous atttendent !

Nous rejoignons donc les crêtpes après 112km et 3h58 de roulage. Belle moyenne, belle sortie, je me suis régalé ce matin .

On discute avec Jacques, Roland est sur le ravito VTT à Turpin. Nos deux amis sont aussi dans l'équipe d'organisation puisque c'est leur club qui officie aujourd'hui. On voit arriver les VTT dans un état effrayant, pas de regrets d'avoir opté pour la route.

Ludo & Oliv + Oliv : gravel validé, on essaiera quand même de rouler plus doucement !

Franck nous offre une tournée de crêpes, merci Franck !

dimanche 1 avril 2018

Dimanche 01/04/2018 : Rallye de Villebon avec Benoit et Richard



Toujours de la flotte partout . Vraiment pas envie de sortir le VTT. J'en profite pour faire marcher Pat ( on est le 1er Avril ) en lui disant que je les ai tous revendus et que je me suis mis définitivement à la route. Je dois être crédible car il ne détecte pas la blague :-) . Bon ceci dit , allez savoir c'était peut être bien vrai ! 

Il y a une rando route à Villebon dont le parcours me semble sympa . Départ possible de la maison ce qui ajoute 16km aller et autant pour le retour . De quoi s'entraîner un peu pour le super trip de 500 km proposé par Ludo au mois de Mai : la Véloscènie. 

J'annonce à Benoit une arrivée à 7h40 et je suis chez lui à 7h44. Evidemment, il est surpris , je suis en général en retard :-) . Mais il faut bien compter 35 minutes pour aller jusqu'au départ et j'ai donné RDV à Richard à 8h20. Comme il y a du vent, ça serait sympa si on pouvait choper un peloton pour l'aller histoire de ne pas trop forcer. 

On arrive vers 8h25, la faute à une hésitation à 500m du départ : faut-il ou pas traverser le pont ? On retrouve Richard qui nous attendait. Inscription rapide et nous voilà sur les vélos. Pas trop de peloton en vue pour l'instant ou du moins pas à la bonne vitesse. Richard est parti tambour battant et on laisse sur place tout ce qui roule. Heureusement que je suis presque chaud, j'ai horreur des départs à fond et en plus en montée ! 

Erreur tactique de Richard : il a énervé le Benoilator, bien en forme en ce moment. Du coup Benoit se met en tête d'atomiser tout ce qui roule surtout dans les bosses. Je suis moyennement heureux de la situation, j'ai déjà roulé hier et les jambes sont un peu douloureuses. Je m'accroche, on emmène un gars en bleu avec nous qui assure bien. 

Dans le Déluge, Benoit en remet une couche et on perd Richard . Ca ne se calme pas sur le plat d'autant qu'on se relaie à trois . On rejoint un bon petit groupe avec un gars qui envoie fort dès que ça monte, et ça monte souvent, on n'arrête de monter et descendre sur des belles petites routes bien sympa que je ne connaissais pas. Très joli. Mais pas trop le temps de rêvasser. Toujours un peu de mal à suivre le tempo infernal quand ça monte, mais je trouve une technique qui marche. Je reste sur mon rythme, me laisse décrocher mais fini à chaque fois le dernier quart de la bosse sur la plaque en danseuse ce qui me permet de recoller. Petit à petit, je me sens de mieux en mieux et je prends du plaisir sur ce rythme rapide. 

 Le ravito se fait attendre : 45km et toujours rien ! C'est à ce moment qu'on rattrape Roland et Jacques, nos ex collègues SLC VTT quand on était .... jeunes :-) . Toujours aussi sympas ! On file jusqu'au ravito qui était finalement au km 51 (!)  , regroupement général, Richard nous rejoint quelques minutes plus tard.

On repart ensemble mais ça continue de monter et descendre , Benoit continue d'envoyer. Ca me fait du bien, mes jambes vont de mieux en mieux et je suis facilement le rythme.  On rattrape à nouveau Roland et Jacques repartis avant nous. Un gars de leur club saute dans nos roues et envoie du lourd dans la bosse suivante avant de s'arrêter pour attendre. Accélération à nouveau fatale à Richard qui n'a pas roulé depuis 10 jours et sa chute VTT.

Le retour se fait le vent dans le dos et dans la dernière bosse j'attaque avec succès le Benoilator :-) . Retour au départ après 85 km en 3h10 et 1000m de D+. Belle sortie avec du rythme et des efforts, excellent entrainement ! 125 km au total de la journée avec l'aller et le retour où on se fait une nouvelle fois plaisir à plus de 35 km/h sur la d118.


dimanche 25 mars 2018

Dimanche 25/03/18 : Par Monts et par Vaux

On avait rendez-vous avec Franck et Marco à 8h30 mais on s'est perdus dans Grigny la faute à une ancienne trace qui trainait dans le GPS et m'a induit en erreur. On finit par retrouver le bon chemin et on tombe sur un gros peloton qui se dirige au départ. On saute dans leurs roues. Je manque de m'étaler 500m plus loin à cause d'une grosse saignée sur la route. Un réflexe de vététiste me sauve en redressant in extremis le vélo d'un coup de guidon. Le peloton file à bon rythme ça roule tout seul. Sauf qu'on croise ... le panneau de sortie de Bondoufle. On réalise alors que nos nouveaux camarades font une sortie club, il ne vont pas à la rando !! Demi-tour, encore du temps perdu . Quand on arrive au départ vers 8h45 , plus personne. On s'inscrit pour les 90km sous l'oeil circonspect des organisateurs "attention on ferme à 14h30 ça va faire juste surtout que vous êtes vététiste (j'ai mis le maillot SLC VTT ) ". Mouais, bon si, si, je vous assure , ça va le faire ! On part donc bon derniers de la rando, plus personne ne s'inscrit derrière.  Objectif de boucler le parcours en environ 3h car j'ai une contrainte horaire et il faut encore rentrer à vélo à la maison après.  Comme on est venus à vélo et qu'on est remontés deux fois sur le plateau de Viry, les jambes sont déjà en température.

Donc j'appuie bien sur les pédales avec Benoit dans la roue. Le GPS ne descend pas sous les 30 km/h. On rattrape assez vite un peloton qui est mode "balade". On les passe mais une charmante jeune femme en profite pour sauter dans nos roues ( eh eh ) .. avec son papa (zut) . Ils tiennent bien le rythme sans toutefois prendre de relais et on fait le boulot avec Benoit. On finit par rattraper trois autres gars qui sautent aussi dans les roues, nous voilà à la tête d'un petit groupe. Arrivée en 1h au premier ravito au km 31.

Les trois gars ne s'arrêtent pas et on perd aussi nos deux autres compagnons qui attendent leur club ( vu la différence de vitesse, il y en a pour un bout de temps) . Nous repartons donc a deux, dommage le groupe était sympa. Objectif : rattraper les trois gars devant qui ont 5 minutes d'avance. Cette partie est en montagnes russes, on n'arrête pas monter et descendre. Je paye mes efforts du premier tronçon où j'ai roulé 80% du temps en tête. Le ravito ne m'a pas fait du bien, j'ai un peu mal aux jambes alors que ça tournait nickel avant. Benoit passe devant et envoie dans les bosses, il a définitivement perdu son complexe "route". Du coup, j'en chie dans la roue et je finis les bosses à chaque fois 50m derrière m'obligeant à faire l'effort sur le plat.  Dans la dernière bosse avant le ravito 2 au km 62, on rattrape enfin nos fuyards.

Dernier ravito sympa avec sandwich et vin rouge (!) puis direction l'arrivée. Nous repartons avec les trois gars et quelques autres. Un bon petit groupe. Le terrain est plus facile et ça roule à 35 km/h sans effort. On prend quelques relais appuyés avec Benoit pour rattraper deux gars devant qui envoient du lourd. Réussi à la faveur d'une bosse avec notre Benoilator dans son exercice favori qui éparpille un peu tout le monde. Je serre les dents dans la roue. Il est déchaîné et enchaîne avec un gros relais dans une ligne droite près de Marolles. Ca tire dans les guibolles mais finalement le rythme se calme un peu et on file ensuite tranquillement au milieu du peloton. Les 92 km bouclés en 3h10, bon rythme et bonnes jambes. Reste encore le retour, on décide de faire simple pour ne pas reproduire le scénario de l'aller. 126 km au total avec l'aller-retour sous un beau soleil et sans vent, que demander de plus !

jeudi 22 mars 2018

Dimanche 18/03/18 : Chevreuse avec Benoit


La malédiction des week-end depuis le début de 2018 se poursuit. Neige annoncée pour samedi et dimanche ! Sur Savigny, un nuage s'arrête samedi matin et reste toute la journée à déverser des trombes d'eaux. Plutôt fatigué par des semaines de folie au boulot ces derniers temps, pas trop envie de me lever tôt pour aller à Bleau et pas tenté plus que ça par la "Fontainebelleau" . Je prévois donc une sortie route avec Benoit sur la foi de prévisions plus positives pour le dimanche. Hélas au réveil, il neige !!

Echange de SMS dubatifs avec Benoit mais vers 9h ça semble aller un peu mieux. En prévision d'un futur projet, j'ai acheté un Gravel suite à une occasion canon, l'ami d'un collègue revendant son Fuji Jari à moitié prix après avoir fait ... 40 km avec :-) .  J'avais repéré ce modèle qui permet de monter au choix des roues de route jusqu'à 700x42 ou VTT jusqu'à 27.5x2.0 . Vélo récupéré cette semaine et séance de mécanique samedi pour monter de meilleures roues que j'avais en stock et des pneus tubeless. Au vu de la météo annoncée, je m'attends à des routes glissantes en vallée de Chevreuse, donc je décide de tenter le pari de faire une sortie route avec ( les pneus sont quand même en 700X38 ) . Histoire d'assurer sur le neige je baisse la pression des pneus à 2 bars. Premiers tours de roue étonnant, on ne sent pas la route avec les pneus larges et basse pression. Freinage à disque version "Gravel" avec les fameux freins hydrauliques mais à tirage à cable ( le réservoir hydraulique est sur l'étrier ) pour une réparation plus facile en cas de casse.

Je passer chercher Benoit et nous partons à 9h30 sous quelques flocons et une route trempée . Le grip des pneus est rassurant tout comme le freinage à disque.

Pas de souci sur le plat , mais dans la côte de Villejust j'en bave derrière le Benoilator. La bonne surprise c'est que la route est maintenant sèche et plus on se rapproche de Chevreuse plus il fait beau . Incroyable. Et il ne fait même pas trop froid.

J'en re-bave dans le Déluge, puis on roule à un bon rythme avec le vent dans le dos jusqu'à Choisel. Les descentes sont un bonheur, en voyant un pneu qui ressemble à quelque-chose devant moi , je me sens beaucoup plus en confiance !

Le retour par Cernay est Limours se fait vent de face. J'ai du mal à tirer à vélo , les pneus ont une sacrée prise au vent. Benoit prend un malin plaisir à en rajouter, je le soupconne de se venger des nombreuses fois où la situation était inversée. Je serre les dents mais je me fais larguer plusieurs fois. Heureusement , Benoit n'a pas eu le temps de charger le parcours dans son GPS, donc il est obligé d'attendre aux carrefours :-) .

On rentre à la maison avec 96km au compteur. La moyenne n'est pas ridicule vu les conditions. Le vélo n'est pas fait ( du moins avec ces roues là ) pour rouler à haute vitesse, c'est donc plutôt très positif comme expérience. J'ai eu plusieurs fois très envie de prendre les chemins mais le vélo de Benoit n'aurait pas résisté.

dimanche 11 mars 2018

Dimanche 11/03/2018 : la rando du Dragon ( route )



Rando au départ de Saint-Michel ce week-end. Beaucoup de volontaires au sein des petits hommes verts. Bien courageux, car il a encore beaucoup plu cette semaine et encore plus dans la nuit de samedi à dimanche. Donc je ne suis pas chaud du tout pour aller pourrir le VTT et le vététiste. Par chance, une rando route est organisée en parallèle avec un beau parcours de 110km. Malgré son peu d'entraînement ces derniers temps, Benoit est partant.

Nous arrivons à 8h30 sur place et nous retrouvons tout le club pour une photo souvenir .


je n'ai pas mis le maillot SLC , ne sachant pas trop comment m'habiller aujourd'hui. J'ai donc opté pour un maillot plus chaud, je n'aurais pas dû, le soleil et la douceur seront de la partie aujourd'hui !

Nous partons avec Benoit, personne devant, personne derrière. Départ sur la piste cyclable qui est à moitié inondée et pleine de terre, on en sort bien mouchetés. C'est ensuite la descente vers le sud direction Etrechy via Breuillet. Nous sommes sur les terres natales de Benoit. En y ajoutant le soleil, le manque d'entraînement ne se fait pas du tout sentir. Le coup de pédale est dynamique et comme nous commençons à rattraper des concurrents partis avant nous dans la première bosse, Benoit en rajoute pour venir à bout du dernier récalcitrant. Sur le GPS, le capteur de puissance s'envole,  me voilà dans la zone rouge, il faudrait que le Benoilator ralentisse mais il fait tout le contraire. On a 110 km à faire, je relâche un peu prévoyant de revenir sur le plat. Nous y voilà , mais il y a un nouvel invité : on est à découvert et il y a un sacré vent de face ! Heureusement, le ravito arrive.

Escale rapide, nous repartons pour la boucle spécifique du 110 km. Le parcours est sympa, on est sur des micro routes ( toujours à moitié inondées ) , en pleine campagne. Les champs sont pleins de mares, les bas côtés remplis d'eau et ça déborde souvent sur la route. Une pensée émue pour les copains sur le VTT!  Le Mesnil-Racoin, Bouville, La Montagne ... on traverse la campagne sud de l'Essonne où on ne met pas si souvent les roues.  Le souci c'est qu'on est sur un plateau, pas le moindre arbre et un fichu vent de face. On se relaie mais on a du mal à dépasser les 24 km/h. Ca use.

Enfin, on tourne à droite, le vent devient légèrement puis franchement favorable, on gagne soudain 10km/h au compteur. Les 10km en plein vent nous ont attaqué les jambes, je me dis que ça va être dur pour le retour et Benoit s'inquiète aussi. Mais ça roule tout seul et on finit par rattraper un beau peloton. Notre arrivée doit les titiller, car çà embraye et nous voilà maintenant à plus de 40 km/h .

On reste avec eux jusqu'au ravito qui est le même que le premier. On se refait donc la belle bosse de Villeneuve. Les gambettes sont chaudes et le Benoilator un peu moins fringant donc cette fois, on suit la tête de peloton sans difficulté et Benoit ne plante pas d'accélération de la mort qui tue. Re-ravito, puis direction l'arrivée. Il reste 35km, on se dit qu'on va rester avec notre peloton qui nous convient bien. Hélas, une crevaison à l'arrière et tout le monde s'arrête. Comme les jambes sont bien revenues, on continue à un très bon rythme, aidé par le vent. Le compteur reste au-dessus de 35km/h. Je ne force pas pour ménager Benoit qui est censé avoir du mal à finir. Le voilà qui passe devant, j'en déduis qu'il veut doser le rythme. Tiens , il accélère. Tiens, il continue . Tiens, il roule comme un damné ! Pas fatigué le Benoit en fait. On file du coup à toute vitesse jusqu'à l'arrivée atteinte après 4h05 de roulage et 110km tout juste.

Une montagne de sandwichs et de bières nous attend, beaucoup d'abandons coté VTT. Du coup on se goinfre pour se remettre de nos efforts et on salue l'arrivée d'Oliv & Ludo : 53 km pour eux, 110 pour nous avec le même temps de parcours. Comme prévu, c'était l'enfer sur les chemins.

Belle matinée de vélo, quel plaisir de rouler sous le soleil, on n'y croyais plus !