vendredi 29 avril 2016

Vendredi 29/04/16 : Poursuite des tests de l'Arme Fatale N°5


Troisième sortie de la semaine pour finaliser les tests de l'AF5 qui remplace le Cube, le cadre étant irrécupérable après soudage de la tige de selle alu par réaction chimique. Cadre commandé et réceptionné en 4 jours chrono depuis la Chine, stupéfiant ! Modèle Dashine DSK098. Finition au top avec des passages internes super bien conçus , ça va me changer des prises de tête à chaque remplacement de câbles sur le Cube. Prévu pour les raids techniques avec selon la config 120 ou 130 de débattement mais avec un poids contenu et un équipement full carbone . Réception de la transmission XT 11V hier + pignon One Up de 45 histoire de pouvoir rouler avec un plateau de 32 et disposer d'une vraie polyvalence en monoplateau. Montage aussi des belles roues HocusWheels carbone . Juste un souci : pas reçu les attaches rapides 11V , je tente donc de comprendre comment marche le rivet rapide Shimano sur la chaîne XT. Des sauts anormaux m'alertent vite pendant la sortie, manifestement, le maillon merdoie gentiment. J'évite la montée impossible pour ne pas forcer sur la chaîne. En remontant sur le haut de la forêt par la  bosse traditionnelle, un jeune en Spé Sworks me passe à toute vitesse , ça m'énerve, j'accélère pour le reprendre et ... craaac , plus de chaîne. Argh ! Petit moment de désespoir, avant te tenter un rivetage aléatoire, j'essaie un maillon rapide 10V et miracle, ça marche . Ouf sauvé. Du coup, la transmission marche beaucoup mieux . Tests concluant :-) .

dimanche 24 avril 2016

Dimanche 24/04/16 : Savigny-Marcoussis-Montlhery-Saulx

Contraite horaire pour ce dimanche, donc sortie autour de la maison avec un départ à 8h. Seul Benoit est partant. Pat de retour de vacances n'est pas un amateur de Saulx, il opte pour Poligny, choix partagé par quelques petits hommes verts, mais trop loin pour moi pour être de retour à la maison à midi. Je passe une partie de la journée de samedi à finaliser le montage de l'arme fatale N°5 spéciale grand raids. Benoit adopte un horaire à la JP, j'ai un moment de doute, a-t-il cru que je passais chez lui ? Le temps de poser la question, il est devant la maison. J'ai oublié de fixer le capteur ANT+ sur la potence, je m'y prends au dernier moment, collier rislan pas adapté , un élastique fait l'affaire, les joies du premier roulage :-) . Nous voilà parti . Je suis très surpris par le rendement de l'AF5, d'abord calculée pour être efficace dans le technique, mais qui se révèle très performante et réactive au pédalage, plusieurs records égalés en montée sur le parcours et sans forcer outre mesure; Direction Saulx, qui est bien sec, ,n'en déplaise à Pat qui a des idées d'un terrain toujours boueux, ce qui est loin d'être le cas. On file ensuite sur la Ville du Bois puis le Bois de Saint Eloi avec une belle montée de la célèbre bosse du canapé , record égalé , avec un Benoilator qui poussait fort dans la roue. De plus en plus en forme notre Benoit, sprintant en haut de toutes les bosses, dur dur de pouvoir le suivre . Puis direction Marcoussis avec l'Escargot en descente pour changer. En passant la durite dans le cadre, j'ai du envoyer un peu de liquide de frein sur les plaquettes, autant dire que le frein arrière sert juste de ralentisseur, les épingles deviennent du coup plus techniques dans ce sens avec la vitesse.  Remontée vers Montlhery, on double un gars arrêté qui nous repasse comme une balle, ce qui énerve Benoit et m'oblige a un effort dans la montée, on le rattrape peu après le sommet. Le passage du coté de Turpin est infernal, des ornières remplies d'eau partout, un doute sur un passage dans une descente, le pneu va-t-il tenir en devers, réponse négative , me voilà en en plein bain de boue ,je me console en pensant à Mary qui sera jalouse de ma peau bien douce; Retour via Marcoussis et Nozay pour rejoindre Saulx, super content du comportement de l'AF5, moral au beau fixe. Dans les singles de Saulx, survient l'inévitable problème technique au premier roulage : je me retrouve avec la manivelle gauche accrochée à la chaussure mais plus au vélo, pédalier pas assez serré . Benoit mort de rire derrière, mais on n'a pas la bonne clef ! Aie! Heureusement, avec notre stock d'outils on parvient quand même à resserrer suffisamment pour rallier l'arrivée avec un arrêt technique intermédiaire. Ouf ! Belle sortie, avec un début d'averse sur le final heureusement sans suite . Ca se présente bien sur pour les raids à venir, l'AF5 va en faire souffrir plus d'un , quand elle aura reçue sa transmission anti Benoit  :-) .

dimanche 17 avril 2016

Dimanche 17/04/16 : Morigny-Champigny, vallée de la Juine

Beaucoup de monde en congés. Seuls Benoit et Olivier Pa. sont partants pour la rando de Morigny, lieu historique ayant vu grandir notre Benoit; J'avais déjà fait cette rando il y a 4 ans et en gardait un bon souvenir. Le parcours disponible sur le site de l'organisation semble encore mieux cette année avec pas mal de coins sympas. Seule inquiétude, l'état du terrain qui s'annonce quand même un peu gras. Au passage, première sortie avec les roues que j'avais commandé ... début octobre ( c'était le cadeau du père Noël ) , et depuis victimes d'une incroyable série de mésaventures : clavicule cassée pour le monteur, puis sabotage du colis par un postier en colère ayant valu une longue recherche pour remettre la main dessus. Roues retrouvées mais abîmées, retour à la case montage et finalement ... elles sont là . A moi le plaisir de rouler sur des roues ultralight en carbone, avec une jante large comme la mode le veut actuellement. Elles sont superbes, ne pèsent rien, hâte de les tester. N'ayant pas suivi les conseils de Benoit qui contredisait le GPS ( honte à moi ) , nous en sommes quitte pour un petit tour de village, du coup Olivier s'inquiète mais on arrive finalement à 8h20 avec à peine 5 minutes de retard, une broutille :-) . Le parking est transformé en lac, je contourne prudemment par la piste cyclable pour ne pas finir noyé avant le départ. Ca ne nous rassure pas sur le terrain .. On est bien content de retrouver Olivier, voilà l'équipe raid historique des petits hommes verts reconstituées, ça faisait bien longtemps. Inscription pour un tarif très modique de 4€ et c'est parti. Single au bout de 100m, youpi. La trace soigneusement rentrée la veille dans le GPS est introuvable. Mystère absolu. Je m'arrête pour vérifier, mais rien à faire. Grrrr, je repars, Benoit et Olivier m'attendaient 500m plus loin. Cette fois, c'est bien parti, et comme le fléchage est absolument parfait,  la trace était finalement inutile. Est-ce la joie de retrouver Olivier Pa. ? Une nouvelle tactique ? L'attrait des campanules omniprésentes sur le parcours ? Benoit attaque le parcours tambour battant, lui qui n'aime pas partir vite, je ne sais pas quelle mouche le pique aujourd'hui mais on est plein gaz au bout de même pas 1km. Mauvaise nuit pour moi, et comme souvent le matin , je n'arrive pas monter en régime. Du coup, je suis à bloc et je m'accroche comme je peux en priant que le rythme diminue. Olivier pourtant en pleine reprise envoie du lourd et titille Benoit qui en rajoute, ouh là là, je commence à me dire que la matinée va être longue ! Nous filons vers Lardy, le terrain est bien meilleur que prévu malgré quelques zones humides dont une bosse infernale, pas très pentue mais qui nous scotche à mort, j'arrive bien essoufflé en haut, toujours pas moyen de débloquer le turbo. On traverse Lardy et on prend la bosse bien connue qui remonte sur le plateau. Une horreur avec mon 32 dents devant et mes jambes pas très vivaces. Ca n'en finit pas et je cale à 100m du sommet dans la boue, laissant filer mes deux camarades. Je les retrouve rapidement, ils m'attendaient gentiment. Très beau passage derrière avec un single technico-ludique semé d'un tapis de fleurs. Un tas de rondin provoque un bouchon et de grandes théories sur la faisabilité du passage. Reparti en chasse des deux larrons qui ont remis le turbo, je passe plein gaz au grand étonnement de la foule à qui un petit stage à Bleau ferait le plus grand bien. Ravito dans la foulée. Première partie sympa . Nous repartons rapidement, une belle bosse où j'ai du mal au début , me fais violence en haut pour revenir et d'un coup ça se débloque. Le cardio monte enfin, je reviens et bascule dans la belle descente qui suit avec moins de 50m de retard, rapidement comblés le FM056 faisant merveille sur ce single fluide mais sinueux. Les jambes sont revenues, j'attaque un petit coup dans la foulée pour prévenir Benoit que JP est de retour aux affaires. Alternance de roulant/bosses et singles magnifiques couverts de campanules, on file grand train dépassant tout ce qui roule. On se relaie avec Olivier pour titiller Benoit qui ne lâche rien. Soudain, il ralentit au pied d'une bosse nous faisant signe de passer. Méfiant nous sommes :-) . Je préfère en profiter pour récupérer, je ne connais pas ces chemins et si ça se trouve, la bosse est longue. Bien vu, elle est interminable ! Benoit accélère fortement sur une partie moins pentue, je suis , limite mais ça tient, je pourrais même en remettre un peu mais je n'ose pas. L'accélération est fatale à Olivier qui manque encore de foncier. Le ravito se fait attendre, il arrive au km47 soit 27km depuis le précédent, je commençais à avoir faim. On se restaure, Olivier nous rejoint peu après; Reste 15km, c'est reparti. Magnifique fin de parcours avec 80% de singles, vraiment super ludiques. On envoie tout ce qu'on peut avec Benoit pour notre traditionnel affrontement final. Un talus bien raide à descendre, le FM056 vole dans la pente quand je vois Benoit virer sec à droite. Aaaahhhhh , debout sur les freins, rien à faire , je file tout droit , traverse une rubalise et stoppe dans un trou pendant que Benoit manque de mourir de rire. Je repars le couteau entre les dents, relance en danseuse dans tous les virages, bien aidé par la faible inertie des roues,  le moteur tourne bien rond désormais, sensations au top, je refais mon retard et c'est reparti sur un long single à flanc de colline , magnifique. On sort du bois pour le final, 4km de plat et faux plat montant. Je suis à fond absolu dans le roue de Benoit qui donne tout aussi, pas moyen de passer mais qu'est-ce que c'est bon :-) . Arrivée après 64km, 3h43 de roulage , 1300m de D+. Rapport qualité/prix au top pour cette rando qui mérite d'être connue. On s'est régalé !

dimanche 10 avril 2016

Dimanche 10/04/16 : La Jean Racine


La Jean Racine ... l'événement phare pour notre région, avec cette année un beau challenge de cumuler 130 km de route le samedi et 120km de VTT le dimanche. Ca fait quand même un peu beaucoup à cette période de la saison, et donc, on laisse notre super David relever le défi sans nous. Compte-tenu de la supposée convalescence de Benoit, je me dis que le 85 est déjà un bel objectif et nous nous inscrivons dès l'ouverture des inscriptions en février. Olivier, Stéphane, Seb et Richard font de même. Pendant que Eric et Marco votent pour le 120, tentant, mais trop de boulot en ce moment et je préfère ne pas rentrer trop tard pour pouvoir récupérer en vue de la semaine suivante. Un mois de mars pluvieux me fait rapidement craindre le pire. La vallée de Chevreuse est propice au ruissellement et quand il y a trop d'eau, ca peut devenir impraticable, on a encore le souvenir de l'édition d'il y a 3 ans avec des passages dans 30 cm d'eau. Après une belle sortie à Bleau dimanche dernier, je regarde la météo en rentrant : damned, de la pluie toute la semaine et des gros orages le week-end. Pas gagné ... Mais pourtant, la semaine va être bien meilleure que prévue, jusque quelques gouttes, puis une averse samedi après-midi mais grand beau temps prévu pour le dimanche, c'est déjà un bon point. Bref, ça devrait être roulable mais j'opte prudemment pour le FM056 histoire de ne pas mettre les roulements de suspensions en péril et puis, avec tout le D+ prévu , un vélo léger est toujours un atout. L'organisation de la JR est une mécanique bien rodée, et donc on reçoit les traces GPS la veille. Voilà une excellente idée et on verra par la suite que cela va nous être très utile, le balisage n'étant pas exempt de reproches voire d'incohérences à quelques endroits ( débalisage ? ) . Le parcours 2016 est annoncé complètement nouveau et tournant dans un massif jusque-là jamais exploité par cette épreuve. Et effectivement, on découvre une trace de 87km , tournant au sud de St Remy . Vu sur la carte, ça semble roulant. Petite déception. Et doute ... alors je j'étais parti pour monter le 30 dents sur le FM056, je me vois tentant de poursuivre Benoit à fond de 44 dans de grandes allées. Je laisse donc le 32 en espérant qu'il n'y aura pas trop de bosses raides. Alea jacta est. Je passe chercher Benoit avec à peine 5 minutes de retard après que Seb m'ai envoyé un SMS à 6h20 précises pour s'assurer que j'étais debout, avec quelques menaces à la clef : envoi du SAMU, des pompiers et du GIGN si je ne répondais pas :-) . 7h, nous sommes sur place, avec un peu de mal à se garer, pas trop de fléchage visible pour les parkings par rapport à d'habitude. Pas mal de monde pour retirer les plaques, on est prêts à 7h15, tout le monde nous attend et Richard et Steph sont mêmes partis devant. 5km de montée roulante pour commencer, ça nous réchauffe et c'est bien venu car il y a du brouillard et 0°C au thermomètre, brrrr ... J'ai mis des jambières et une veste à manche amovibles, car avec le soleil prévu , il fera surement chaud en fin de matinée. Nous prenons la direction de Limours. Impossible de passer à vélo les deux premiers raidillons, trop raide, trop glissant. On s'inquiète un peu pour la suite, mais presque tout sera finalement montable à part deux ou trois passages bien spongieux. Cette première partie est une découverte plaisante. Atmosphère JR avec des tapis de campanules bleues qui sont la signature de ce raid. Et des singles bien sympas qui tournicotent, montent et descendent ( autre signature JR ) , avec une mention pour la descente en single avec les virages relevés, bien fluide et ludique avec des petits sauts. Les jambes sont bien, très bien même ce matin et le 32 ne me gène pas, à l'exception d'une longue montée ultra pentue dans laquelle je rattrape Steph et pose pied à terre pour 100m pour ne pas me griller pour la suite. Ca passait, mais trop énergivore. Petit à petit le rythme s'accélère. Eric envoie dès qu'il aperçoit un bout de ligne droite, on suit avec Benoit, creusant un trou avec nos camarades,  et ça nous même au premier ravito après 26km à Bris sous Forges. Le support de mon GPS a cassé dans une descente, je répare avec un collier rilsan, GPS bien utile car nous avons plusieurs fois corrigé un balisage défaillant. Regroupement général au ravito et nous repartons pour la 2ème section , direction Angervilliers. Parcours toujours physique avec des bosses bien costaud, et quelques passages bien gras qui bouffent pas mal de forces. Ravito 2 atteint au bout de 45km, on y retrouve Richard, nouveau regroupement. Les vélos ont pris cher avec les passages gras, un peu de nettoyage s'impose, les transmissions souffrent aussi, dans ces conditions le mono-plateau est un gros avantage et je n'aurai absolument aucun souci mécanique sur le parcours. Nous repartons pour une des parties les plus sympa du parcours dans le Bois de Rochefort. Le terrain est bien sec ici, les paysages superbes, et Eric en grande forme, envoie encore et encore. Heureusement qu'il y a ... les bosses pour se reposer :-) . Je finis par perdre quelques dizaines de mètres mais je reçois le renfort de Benoit qui monte en régime. Bigre, pour un convalescent, il tient sacrément le rythme alors que le kilométrage commence à devenir conséquent. Vers le km60 , j'ai un petit coup de moins bien et je vois Benoit s'éloigner doucement et se rapprocher d'Eric. Je continue mon effort en faisant attention de bien gérer, attendant le moment propice pour recoller. Le coin est toujours aussi beau, il faudra revenir, de belles vue sur les vallées et des paysages parfois quasi lunaires, je suis vraiment content d'être là. Nous passons sur un single tracé au milieu de nulle part, longeant dans sa partie finale une sorte de petit canal d'un mètre de large. Inhabituel et joli. Ah , tient, il faut sauter le canal au bout si on veut pouvoir continuer, faut pas se louper sous peine de finir en mode canard trempé. J'avale un gel, ça va mieux, me voilà reparti, sauf que le terrain devient franchement gras. Une descente rapide, qui se termine par un bourbier où j'arrive à 40km/h , me voilà repeint en marron de la tête aux pieds ! Au détour du sentier, je trouve Benoit assis sur un rondin, il revisse sa cale qui s'est arrachée ! Trop puissant le Benoilator. Seb passe, on repart, on le rattrape, juste avant le ravito 3 situé au km71, il se faisait attendre celui-là. Il fait chaud maintenant, je retire une couche. Les ravitos sont top, il y a même des sandwichs au saucisson et des jeunes filles souriantes, de quoi maintenir mon moral au beau fixe. On attend pas mal de temps avant de voir Olivier et Richard arriver. Nous repartons pour le final. Encore quelques bosses et nous voilà près de l'Abbaye de Cernay où Eric a un problème de durite à refixer ( je lui donne un collier rilsan ) pendant qu'Olivier découvre soudain qu'il a un maillon à moitié ouvert ! Séance mécanique, nous repartons, Richard est passé sans nous voir. On monte la bosse de Choisel qui dans notre mythologie commune avec Benoit s'appelle " la côte de l'homme en jaune". Benoit envoie fort, suivi par Eric. Je fais de mon mieux pour ne pas me faire distancer mais je souffre, les arrêts ne me sont pas bénéfiques. Petit à petit la température du moteur remonte et je recolle Benoit au sommet, pfuiii, il me fatigue, il pourrait pas être un peu fatigué ? Nous dévalons sur Choisel, avec de remonter vers Meridon. Belle bosse raide, soudain Benoit ralentit. Il y a un piston qui grippe un peu. Eric commence à souffrir aussi . Finalement, nous partons devant avec Eric, le final est plus roulant avant de dévaler sur St Remy . 87km, 5h20 de roulage, 16,1 km/h de moyenne et 1800m de D+ . Une mention pour mon Black Panther arrière, ce pneu est vraiment top, quasi aucun patinage et pourtant il roule super bien sur le sec. 6 mois que je roule, bon partout.  Une bien belle sortie, ludique et rendue physique par la météo et une sacrée partie de manivelles. Benoit est enchanté de sa forme et me charge d'un message pour Pat : il n'est plus convalescent et peut désormais attaquer à chaque bosse qui se présentera :-)

dimanche 3 avril 2016

Dimanche 03/04/16 : Barbizon

Temps magnifique annoncé ce dimanche après une semaine encore pluvieuse. Direction Bleau donc, pour rouler au sec . Avec une inquiétude certaine en vue de la JR la semaine prochaine, bain de boue hélas quasi assuré sauf miracle météo dans la semaine. C'est un peu la débandande dans le team KHS en ce moment : Philippe déménage à Lyon, hélas, mais on s'est voté de se tous se retrouver au Raid des Terres Noires 2017, allez , chiche !! Christophe a du mal à revenir avec son travail qui lui impose de longs trajets quotidiens. Notre Oliv semble en petite forme, et se contente de la boue Saint Michéloise depuis quelques temps ( Oliv, va falloir prendre des vitamines anglaises pour la JR :-) ) . Et Pat a disparu de la fréquence, je m'inquiète mais en fait il se battait avec sa roue qui ne tenait pas la pression. Finalement, on se retrouve quand même à quatre : Seb, Pat et Benoit m'accompagnent. J'ai tracé un parcours corsé avec une belle collection de montées raides, voire très raides et même très très raides. Départ tranquille, on emprunte les singles de Cuvier dont un sur lequel on n'avait pas posé les roues depuis pas mal de temps. J'ai pris le Stump aujourd'hui, le 30 dents avant étant plus adapté au programme, tout comme le grip assez exceptionnel de la roue arrière. Par contre, difficile de rivaliser en danseuse à fond dans les bosses avec le Benoilator sur cette monture. Mais heureusement, ce type de cas de figure est rare aujourd'hui, vu le coté corsé du profil. On file sur les Longues Vallées pour l'enfilade des bosses à flanc de coteau. Terrain bien humide, le single en devers que n'aime pas Mary justifie sa réputation technique, pas évident de tenir le vélo sur les cailloux mouillés. Une première descente roulante, un missile me passe dans l'herbe à fond de 44 dans une grande gerbe d'eau, c'est notre Benoit qui joue au Jet Ski, poursuivi par un Pat déchaîné dont le vélo saute dans tous les sens tellement il envoie du lourd. Hum .... on est à 500m de la terrible bosse des Vestiges, je me dis que soit Pat tiens la forme du siècle , soit il va caler au bout de 10m. Il cale au bout de 10m. Je parviens à franchir la fameuse racine finale, mais je m'enlise en voulant faire le tour de l'arbre par la droite. Remiremont impossible à passer aujourd'hui tellement les racines glissent. Un groupe de VAE passe full speed en descente, on en verra une bonne dizaine aujourd'hui, ça se multiplie à vitesse grand V, et HaiBike semble se tailler un grand succès dans le coin car plus de la moitié de ceux qu'on verra appartiennent à cette marque allemande. On traverse le Mont St Germain avec encore une bonne grimpette qui fait des dégâts dans le groupe, puis direction la Grotte aux Cristaux avec des passages techniques que je passe avec le mini Fat et qui passeront aussi, mais avec plusieurs essais. C'est dans la tête que ça se joue mais aussi dans le pilotage car avec les pneus normaux ça secoue beaucoup plus. On redescend par mon single préféré, puis direction Denecourt via le Magic Single avant d'aller chercher la bosse des Martyrs qui mérite toujours bien son nom, cahotique et longue. Les bosses de Xav où on croise une armée de vélos dans l'autre sens, le beau temps a attiré du monde. Dans le talus final, je sens un truc qui me remonte comme une balle , je me dis que Benoit a du manger du lion mais en fait c'est ... un VAE . Ca fait toujours bizarre. Petit tour dans le Mont Ussy, et  on file sur Fontainebleau via la redoutable montée de la route Leopold. Je tente de remonter Benoit mais j'ai oublié de bloquer l'amorto et du coup ça plafonne en danseuse. Avantage au semi rigide sur ce profil de montée. Seb attaque Benoit dans la bosse suivante, courageux le garçon, voire téméraire. Puis c'est la montée ultra raide vers le single des Gorges du Houx, qui passe finalement assez facilement. On a plus de mal aux Gorges du Houx où Pat fait un passage magistral mais je dois m'y reprendre à trois fois pour ne pas perdre le drapeau de St Michel planté en haut. Le terrain a raviné et il faut désormais un gros élan pour passer. On voit arriver un gros groupe mené par ... Alain qui butte aussi, ça réhausse nos performances, car Alain ne rate pas souvent sur une difficulté. Retour par Franchard, mais avec une variante pour rajouter deux belles bosses. Alors que je lance les hostilités avec Benoit, un cri derrière, c'est Pat qui appelle pour dire qu'il coupe pour être à l'heure à la maison. Bon, zut, le Benoilator s'est fait la malle. Zone très humide et même boueuse pendant 2km , avant de revenir vers Apremont et de prendre le retour Pedalator pour nos derniers efforts. 46km , 3h30 de roulage et 1100m de D+ au final pour une sortie super agréable avec un temps printanier.

dimanche 27 mars 2016

Dimanche 27/03/16 : Barbizon

La JR approche, pas trop de temps de rouler ces derniers temps pour cause d'activité intense au boulot. Je programme donc un raid à Bleau avec environ 1300m de D+ au programme et un parcours varié mixant ludique, technique et chemins plus roulants pour que Benoit puisse user son plateau de 44 tout neuf. Me méfiant du Benoilator, je décide de prendre le FM056 équipé d'un plateau de 32. Pas grand monde en ce moment sur la fréquence VTT. Oliv pas encore remis de sa grippe, Philippe invisible depuis le début de l'année, Steph qui oublie de se réveiller avec le changement d'heure et Pat qui prétexte une roue arrière en réparation pour aller jouer au chamois avec son Loki et Xav . Il a pas fait semblant d'ailleurs, la preuve en photo .
Nous nous retrouvons donc sur un parking absolument désert à 8h15 avec Seb et Benoit . Il n'y a que nos deux voitures. Pat et Xav arrivent dans la foulée ce qui nous offre le plaisir de les saluer. Nous partons à 8h30 pour notre périple qui nous fait faire tout le tour de la forêt via Apremont, le Mont St Germain, les Vestiges, le Rocher de Samois, Avon, Le Rocher d'Avon, la Malmontagne, les Etroitures puis retour via le Mont Morillon, la Salamandre, Franchart et Arbonne. La réadaptation au semi rigide à Bleau me demande quelques minutes, les sensations sont très différentes, mais la légèreté du vélo le rend joueur et je prends rapidement du plaisir. Ca ne vas pas être facile de choisir la monture pour la Granit, il faudrait que je trouve le temps d'aller sur place et de tester les deux vélos pour voir lequel est le plus rapide sur ce terrain. Heureusement que j'ai pris le SR car notre Benoit décidément en grande forme ne rate pas la moindre occasion de relancer puis déboule comme un missile à fond de 44 à la moindre portion descendante. Les jambes sont bien ce matin, je ne cherche toutefois pas à en rajouter ayant en tête le final pas facile avec de longues montées. Seb s'accroche et souffre un peu mais comme à son habitude ne lâche rien et revient toujours. Le terrain est bien mouillé, il a du bien pleuvoir en fin de nuit. Attention aux racines bien glissantes. Nous avons droit à de belles éclaircies qui vont ressortir les couleurs de la forêt, magnifique. Un vrai plaisir de rouler avec cette lumière. On alterne roulant et technique et je suis surpris de ne pas être trop secoué. Le 32 dents me fait un peu souffrir dans les passages raides mais ça fait les cuisses. Comme prévu, la montée de la Butte Montceau est le théatre d'un affrontement traditionnel, je fais un gros effort que je paierai ensuite pendant une bonne dizaines de kms avec un coup de moins bien accentué par une subite desindexation des vitesses qui demandera une séance de mécanique pour retendre le câble. Une petite barre et ça repart, ça va mieux. La terrible montée droit dans le pente du Mont Andart me vaut le plaisir de passer la partie raide malgré le 32 et la frustration de caler sur le plus facile à cause d'une racine qui me fait patiner. Benoit passe sans coup férir. Moins de chance à la Malmontagne, décidément le virage est très difficile à passer, la montée reste invaincue une fois de plus . Un petit tour dans les Etroitures, toujours aussi magnifique avec un paysage très vosgien, puis nous remontons vers le nord. Mes jambes sont revenues et comme la fatigue se fait sentir dans le groupe, je n'ai plus qu'à contrôler les attaques qui se font rares. Pas mal de belles bosses , quelques gouttes aussi puis une franche averse en arrivant au point de vue d'Arbonne qui nous incite à couper au plus court. On arrive aux voitures limite trempés, heureusement que j'avais mis la veste Gore Tex qui a bien résisté. 67km, 1600m de D+ et 13,4 km/h pour 5h de roulage au GPS. Je me sens bien à l'arrivée, de bon augure pour la JR dans 15 jours.

dimanche 20 mars 2016

Dimanche 20/03/13 : la Grangeoise

Grosse semaine avec un déplacement de trois jours dont je reviens très fatigué samedi en fin de matinée. Je me dis que ça va être dur le lendemain , d'autant qu'inquiet de la forme de Patrick, Benoit a décidé de se construire une arme de dissuasion massive. Pat est forfait, victime d'une chute de carton dans son garage. Heureusement, Richard et Ludovic annoncent leur présence, les renforts ne seront pas de trop pour maîtriser le féroce Benoilator convalescent. Nous arrivons vers 8h15 aux Granges le Roi, les parkings sont déjà pleins. Nous nous garons dans un chemin, un vent glacial nous saisit à la sortie de la voiture, sous un ciel bien gris, la météo s'annonce hivernale. Inscriptions rapides, pas grand monde , curieux, où sont donc passé tous les propriétaires des voitures qui remplissent les parkings ? Pas de Ludo ni de Richard en vue. Richard me confirme par SMS que finalement il ne peut pas venir. Nous partons à 8h30, on prend un bon rythme pour se réchauffer. Je vais donc devoir affronter tout seul la nouvelle arme de Benoit. Pfuii... . Les jambes vont pas trop mal, mais je me sens fatigué et le cardio ne grimpe pas bien haut sur les premiers kms heureusement abordés à allure raisonnable. Il y a encore plein de VAE, décidément on en voit de plus en plus sur les randos. Curieusement, celui qui nous double dans la première bosse ne parvient pas vraiment à nous distancer et on revient sur le plat. Ah le plat ! Désormais équipé d'un plateau de 44 (!!) , notre Benoilator envoie du lourd. Je reste prudemment dans la roue sans en rajouter, je vais user sérieusement le 11 dents de la cassette aujourd'hui. Le parcours est roulant bien que vallonné, mais avec des bosses assez courtes qui me conviennent bien car je peux les passer en danseuse et tenir sans trop de soucis le rythme. Quelques accélérations de Benoit m'obligent à faire des efforts et ça débloque mon organisme. Je me sens de mieux en mieux au fil des kms. Premier ravito rapidement atteint au bout de 15km. Pas grand monde ici non plus, d'ailleurs on fera la majorité du parcours sans croiser beaucoup de concurrents, où étaient les 360 participants ? Seconde partie avec un terrain qui rend bien, sauf quelques passages mystérieusement détrempés dont une bosse absolument impossible à grimper avec 20cm de boue localisés dans la partie finale, sans doute un zone de ruissellement. La moyenne monte, je n'ai pas de mal à suivre Benoit tant qu'on n'est pas en faux plat descendant, où mon 32x11 trouve ses limites face à son développement "de route" . Peu de singles à se mettre sous la dent, quelques beaux passages, le single de l'autoroute bien connu, mais ça s'arrête là . Pas grave, j'ai envie de faire du rythme et ... j'en fait en tentant de suivre mon lièvre . Ca nous rappelle nos affrontements "quand on était jeunes", sauf ..  qu'on roulait moins vite à l'époque ! Donc on s'amuse. Je prépare ma tactique bien connue : tout donner dans les derniers kms. Ravito 3 au km 47, un des participants nous annonce qu'on est au bord .... de la Seine, en voilà un qui ne devait pas être assidu dans les cours de géographie. Il nous reste 20km à faire, on se vote une heure pour rejoindre l'arrivée. Ca va envoyer du lourd tout du long, quelques passages où on souffre avec une longue montée par raide mais au terrain très mou qui fait mal aux jambes. Je me sens maintenant parfaitement bien, on va voir si l'arme de dissuasion massive est possible à battre. Sur les 10 derniers kms, je relance à chaque virage et chaque bosse, réussissant parfois à prendre quelques mètres d'avance, mais la machine qui me poursuit n'a aucun sentiment et revient toujours dans la roue, sans toutefois attaquer, ça m'encourage, il doit souffrir aussi. Nous dépassons Mathieu qui était parti sur le 50 à quelques kms de l'arrivée. On retrouve le dernier single qui est le plus joli, en balcon, étroit et en montagnes russes. Cardio au taquet avec Benoit qui est toujours là. Je sais que la dernière montée est terrible, une première bosse, un virage à droite, je suis déjà à moitié mort, et ... Benoit passe. Aaahhhh , dur pour le moral, je me dis que c'est mort vu que je suis au taquet, mais je donne tout et je m'accroche à la roue, on avale littéralement tout ce qui roule devant et à mi pente soudain Benoit ralenti en me disant "vas-y JP". Fourche bloquée , je donne tout ce me reste et maintient le rythme jusqu'en haut, sous les acclamations de nombreuses poms poms grils en folie ( j'ai essayé un nouveau produit pour la boisson :-) ) . Reste 300m à faire pour rejoindre l'arrivée et un hot dog bien mérité. On discute 5 minutes avec Mathieu, puis lavage des vélos , plus sales que prévu et retour à la voiture après 67,6km, 3h30 de roulage à 19,1 km/h de moyenne et 1100 m de D+. Je repartirais bien pour un tour, la fatigue ( sans doute plus mentale que physique) s'est envolée. On se dit avec Benoit que c'est bon signe d'avoir bouclé le parcours à un bon rythme malgré notre petite forme. Vivement la semaine prochaine !

dimanche 13 mars 2016

Dimanche 13/03/16 : Rando Val d'Essonne

Rando Val d'Essonne avec un départ groupé en compagnie de Pat, Benoit, Steph et Jean-Luc . Pas vu Richard qui avait pourtant confirmé sa venue . Le temps de regrouper tout le monde, départ vers 8h30 . Cette année , le parcours tournait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre . Beau soleil mais temps bien frais , 2°C au départ. Ayant prévu un temps printanier, j'attends avec impatience la première bosse pour me réchauffer. Premier sentier humide, on s'inquiète pour la suite mais le terrain sera finalement très correct . Première descente, Pat passe en mode missile, sa spécialité. Et embraye dans la foulée. Il va pas falloir mollir aujourd'hui, le cardio va rester calé une bonne partie de la rando pas très loin du seuil. Après un départ prudent comme à son habitude, Benoit pointe son nez puis passe devant à la bosse qui suit. Bien rapide pour un gars réputé en convalescence. Se pourrait-il que ce ne soit plus le cas ? Difficile de rivaliser avec lui quand ça monte aujourd'hui, on s'accroche comme on peut avec Pat en serrant les dents . Le premier ravito arrive au bout de 20km, cette année , il y a de quoi manger. On y rencontre Christophe, en pleine reprise, qui a effectivement pris quelques kilos, un peu de travail en perspective mais on ne s'inquiète pas pour lui . Steph nous rejoint, il nous laissera repartir pour attendre son ami Jean-Luc. On repart, évidemment ça monte. Beau passage avec la bosse après ravito traditionnelle puis une descente tout en appuis, très fluide. J'ai sorti le FM056 et je dois réapprendre à rouler avec un semi-rigide, gros contraste avec le Stump qui avale tout les obstacles. Cette partie est physique avec d'incessantes montées / descentes . Les montées sont roulantes mais longues et avec la partie la plus difficile. Du coup, ça fait à chaque fois mal aux jambes pour tenir le rythme jusqu'en haut, excellent exercice, c'est ce que je cherchais aujourd'hui. Benoit est toujours aussi en forme, je me dis qu'il devrait le payer sur la fin et médite en attendant la tactique pour placer une accélération dans les 10 derniers km. Beaucoup de vélo electriques sur cette rando, je n'en n'avais jamais vu autant. Toujours troublant d'entendre un concurrent revenir à toute vitesse dans une bosse qu'on monte au taquet, ça met un coup au moral, puis on se rassure en voyant le moteur mais ça fait bizarre quand même . Ravito 2 au km 41 , petite pause, nous voilà repartis pour le final. Je me sens de mieux en mieux et me rassure en voyant que désormais je reviens facilement sur Pat et Benoit quand ça monte. Eh , Eh me dis-je . Franchissement d'un arbre tombé, du monde à cet endroit comme sur toute la rando d'ailleurs. Benoit prend un peu d'avance dans le trafic, Pat stoppe pour un souci de chaussures. On arrive à une bifurcation, je ne vois plus Benoit. Je pars à gauche en suivant les autres concurrents, mais me ravise , ne voyant ni Pat derrière ni Benoit devant . Je reviens sur mes pas, enclenche le turbo pour recoller et ... me retrouve 6km plus loin à l'arrivée avec 54km au GPS sans trop savoir ce qui s'est passé. Le temps de laver le vélo et Benoit et Pat arrivent 20 minutes après avec 61km et une arsouille finale où Benoit a bien évidemment attaqué dans la dernière bosse. Zut de zut, frustré je suis d'avoir loupé l'affrontement final. Pas grave, bonne sortie bien rythmée avec 54,6 km en 3h07 de roulage et 1000m de D+ .

dimanche 6 mars 2016

Dimanche 06/03/16 : Barbizon

Retour du ski , beau temps annoncé, je suis impatient de remonter sur le VTT. Pas beaucoup de volontaires, on se retrouve à 8h30 sur le parking avec Benoit, Seb et nous avons la bonne surprise de voir Xav nous rejoindre pour le début du parcours.

Départ classique, via Apremont et l'ex montée impossible, je crois bien que c'est la première fois de l'année qu'on passe par ce chemin qu'on prenait presque toujours il y a quelques années. La montée est devenue presque facile à force de soigner les trajectoires, ça passe donc sans difficultés. Comme toujours au retour du ski, je suis transformé en diesel . Pas fatigué, mais le cardio ne monte pas et je n'arrive pas à accélérer. Pas grave, on roule a un bon rythme sur les chemins de liaison qui nous emmènent aux Sablons par un itinéraire lui aussi retrouvé dans les traces d'il y a quelques années On rejoint la montée habituelle par un beau single qui plait beaucoup à Xav. La dalle est bien sèche aujourd'hui, aucune figure de style n'est à déplorer dans la descente.

Faute de tonicité suffisante, pas moyen malgré 5 tentatives de passer la remontée qui suit alors que j'étais passé il y a 15 jours. Il ne manque pas grand chose, mais je n'arrive pas à pousser assez fort pour passer la zone de racines sur l'élan.

Xav nous quitte pour un retour maison , pendant que nous continuons en montant le passage qui mène aux hauts de Hurlevent, on tourne dans le sens inverse de l'habitude , sympa de changer. Les points de vue sont magnifiques avec le soleil.

A chaque bosse, Benoit attaque avec Seb dans sa roue, je me contente d'assurer un bon train pour ne pas être distancé mais impossible de rivaliser pour l'instant . On repasse Franchart, pour rejoindre la zone du Mont Aigu où une petite erreur d'aiguillage nous permet de découvrir un nouveau passage absolument top. C'est avec le sourire qu'on attaque l'ascension avec une pause ravito réclamée par Seb au sommet. Nous redescendons, là encore par un chemin imprévu mais bien technique et pentu, nouvelle découverte à garder. On revient un peu en arrière par une allée pour monter en haut des Gorges du Houx et dévaler le single super ludique sur ce terrain bien sec, même si je manque de me mettre au tas dans un virage en devers. Puis on remonte le long de la N7, mais côté gauche, là encore, ça faisait longtemps qu'on n'était pas passé par là . Nous arrivons à un de nos coins favoris ( du temps de notre jeunesse et des 26" ) , une montée bien raide pour retraverser la N7. Facile en 29" se dit-on avec Benoit. Et bien, pas tant que ça. Certes ça ne cabre pas, mais c'est super raide et le terrain est meuble, on s'y reprend à plusieurs fois pour passer et j'y laisse quelques forces. La suite est compliquée car depuis quelques années, un grillage condamne le chemin, petite séquence freeride pour passer sous la route et rejoindre l'hippodrome de la Solle. Direction de magic Single et les Vestiges. Dans la bosse avant le single, d'un coup, le turbo se rebranche. Je retrouve de la tonicité dans les jambes et accélère pour passer en tête. Je m'attends à une contre-attaque, mais non, pas cette fois. On repose un peu les gambettes pour venir à bout des Vestiges, effort toujours aussi violent par ce coté, puis Remiremont où je parviens à passer avec la complicité bienveillante d'un arbre pour me remettre sur la bonne trajectoire.

Retour par le single en devers, bien technique car même si le terrain est sec, il reste des racines humides qui demandent de la finesse de pilotage. Maintenant, les sensations sont au top, les jambes tournent toutes seules et je prends un pied énorme dans les relances où le vélo bondit de virages en virages. En plus il fait beau et la température est douce, je profite à fond de ce moment . On rejoint la route Tournante puis la route des Artistes où nous donnons tout ce qu'il nous reste avec Benoit. Le bougre résiste , je fait un gros effort pour revenir puis passer devant, pensant avoir fait le plus dur, mais le Benoilator lance alors un sprint échevelé et il repasse devant d'une roue, Il nous faut quelques secondes pour récupérer devant la voiture, l'effort était violent. 7ème temps / 257 sur Strava, pas mal !

Seb nous rejoint quelques secondes plus tard, avec un début d'hypo, je lui passe une pâte de fruits.

Belle sortie sous un temps magnifique et avec un terrain parfaitement sec ce qui nous a agréablement surpris.


dimanche 21 février 2016

Dimanche 21/02/16 : Barbizon




Météo a peu près acceptable pour ce dimanche. Retour au VTT et à Barbizon avec un parcours varié , départ par Apremont , puis les Sablons, le Rocher de la Reine, le Pignon des Maquisards et un retour via le circuit de la gendarmerie et Franchart. 
Benoit qui revient du ski avec quelques douleurs aux tendons décide de faire de la route. Nous nous retrouvons donc à 8h30 sur la parking bien rempli avec Pat, Steph et Oliv. Alors que j'étais vraiment mal vendredi au point d'envisager un forfait pour le week-end, une bonne grasse matinée samedi m'a fait le plus grand bien et je me sens finalement en forme pour ce dimanche. Départ par les grosses marches en montée qui passent maintenant facilement depuis que j'ai compris le truc. Ca lance bien la journée où les obstacles ne résisteront pas au Stump. Après un départ bien tonique en mode Pedalator, on attaque une liaison vers les Sablons. Oliv a oublié son camel ( le copieur ! ) , et avec son destrier noir, il attaque à chaque bosse, il est léger le garçon. On arrive en haut de la dalle, Steph qui revient d'une opération au genou préfère assurer à pieds, pendant qu'Oliv se lance le premier. Je regarde avec perplexité sa trajectoire en biais, c'est courageux sur un rocher bien trempé. D'autant qu'il a un souci avec ses pneus et les a monté bien gonflés avec des chambres. Et donc, fatalement, ça glisse. Voilà notre Oliv qui part en vrille, file droit sur deux rochers, plante un gros coup de frein, et zoup, le destrier noir fait une grosse ruade qui envoie son pilote en OTB. Grosse frayeur pour nous vu qu'il est dans la zone avec de grosses pavasses pas idéales comme zone de réception. Heureusement la chance lui évite de retomber dessus, juste le cuissard bien déchiré, on a eu chaud. Pat tente à son tour, même trajectoire qu'Oliv, même glissade et voilà un Pat sous le vélo. Hum ... en confiance je ne suis plus ... Bon, je me lance quand même , mais droit dans la pente. Ca glisse, mais le Stump absorbe bien les chocs et je passe droit sur les cailloux, me voilà en bas sans grosse frayeur. Pat suit derrière pendant qu'Oliv décide d'exorciser le sort. Il retente, reglisse et passe la zone difficile à pieds, les pneus trop gonflés ne lui permette pas de tenir la bonne trajectoire. Nous voilà à l'attaque de la remontée, qui figure en bonne position dans le catalogue des montées quasi impossibles. La zone est plutôt sèche, les jambes sont toniques, c'est le jour à tenter ! Tentative 1 ratée, mais la 2ème est un succès, je parviens enfin à passer en utilisant la trajectoire extérieure. Yes !!! Super content je suis ! On redescend pour aller chercher la descente pavée avant la remontée sur le Rocher de la Reine; Pat accroche un arbre et y laisse la moitié de son cuissard. On va tous finir à poil si ça continue. Oliv passe LE Rocher Mythique malgré le terrain humide, suivi par Pat en mode : je tiens la roue et qui ne réalise même pas qu'il vient de passer enfin ce rocher qui lui resistait depuis longtemps ! Enorme ! Je tente à mon tour avec Steph en sécurité vu le coté glissant, mais ça passe nickel, vive les pneus tubeless. Pat réussi presque à passer le début de la descente finale, du coup, c'est sûr on va bientôt arriver à la passer entièrement sur le vélo celle là. Puis direction de Pignon des Maquisards en remontant la Canche aux Merciers. Petite vidéo sur la dalle en descente avant de tenter la montée impossible. Les jambes sont vraiment là et je réussi pour la première fois à m'arracher dans la partie ultra raide, j'ai l'impression que le vélo est vertical et le guidon touche presque le menton, mais le Black Panther arrière tient le choc, je ne patine pas et CA PASSE !!! Yes de yes, trop trop bien, waouh, raaah !! Je n'en reviens pas . Nous voilà dans la célèbre descente aux quatre épingles qui se transforment en atelier. N°1 réussie, N°2 réussie, la N°3 à gauche ( j'aime pas ce côté ) résiste malgré 4 tentatives. Pat passe, bravo . N°4 réussi aussi, 3/4 + la montée, je suis content et il manque pas grand chose pour la 3ème où un petit nose turn pourrait bien aider, faut que Bast nous donne des cours. Longue liaison ensuite pour aller chercher le circuit de la gendarmerie. Ca envoie du lourd pendant 20 minutes, bonne séance de cardio sur des allées sablonneuses qui pompent de la puissance. Le destrier noir d'Oliv , qui devrait reprendre le dressage, décide d'une nouvelle ruade aussi soudaine qu'imprévisible en plein milieu d'une allée, envoyant encore son cavalier dans le décor.  Un petit tour de piste noire sur le circuit (j'adore ce passage) . Retour par la montée pavée qui passe super bien, je la grimpe en force sur le 30x32 et je suis surpris de voir déjà le sommet sans que les jambes ne brûlent de trop. Retour par Franchart puis le chemin classique jusqu'au parking. Une belle sortir de 47km, 3h50 de roulage et 900m de D+ .