samedi 28 mars 2009

Dimanche 29/03/09 : la Cernaysienne


Lever un peu difficile ce matin avec le changement d'heure. Au moment de mettre le vélo dans la voiture, c'est avec surprise que je découvre que les portes sont collées aux joints par le gel. Brrrr, il ne fait pas chaud ce matin. Je passe chercher Benoit et direction Cernay la Ville où nous arrivons vers 8h30. Il y a pas mal de monde, on tourne un peu pour trouver une place. Nous apercevons Ludovic, Michel H. et Michel G. qui arrivent en même temps que nous. On se retrouve aux inscriptions où nous nous acquittons de 4€ , tarif licencié . En échange on nous donne un bracelet vert censé matérialiser notre participation à la rando officielle. On part sans tarder car il fait un petit -1°C . Je regrette d'avoir pris les gants de mi-saison, j'ai froid aux mains d'autant qu'ils sont encore humides après le lavage du vélo la veille. On entame par une descente glissante, le terrain est un peu gras. Nous arrivons au café des Cascades, cela nous rappelle la semaine dernière sauf qu'on est dans le sens inverse. Nous entamons enfin la première montée, cela fait du bien pour se réchauffer. Un nombre impressionnant de concurrents marche déjà, pourtant cela ne monte pas bien fort. Le terrain est toujours un peu mou , rien de catastrophique à ce stade. La montée devient plus raide, il faut garder de la vitesse pour ne pas patiner. Cette première partie de parcours va s'avérer très ludique avec des montées/descentes sympa et techniques. Michel tient un bon rythme devant, je reste donc dans sa roue. Une petite descente suivie d'une traversée de ruisseau et se profile une montée très raide. Est-ce faisable ? Tout le monde est à pied. Un concurrent explique à son collègue que là, c'est clairement infaisable. Exactement ce qu'il faut pour ma motivation. Bec de selle, je suis quasi debout le nez dans le guidon mais l'adhérence est excellente et le vélo monte. Petit moment de satisfaction devant l'air médusé de ceux que je dépasse , la pente s'adoucit c'est gagné. Nous rattrapons tout un club en jaune, Michel accélère et dépasse juste avant l'entrée d'un single. Je n'ai pas le réflexe de suivre, erreur fatale, je me retrouve coincé pendant 5 bonnes minutes derrière la troupe. Je finis par passer et j'appuie férocement sur les pédales pour rejoindre Michel. Le voilà . On se demande où est passé Benoit . La réponse ne se fait pas attendre, le voilà qui arrive . Le terrain devient plus roulant, on fonce à plus de 25 km/h jusqu'au premier ravito que nous atteignons au bout de 20km. On a du prendre les organisateurs par surprise car il n'y a rien à manger. Heureusement, les victuailles arrivent peu après. Michel G. et Ludovic arrivent. Il fait bien meilleur désormais et le soleil brille. Les organisateurs nous expliquent que la suite du parcours est plus roulante. Hum ... on en reparlera ! Nous repartons direction la forêt de Clairefontaine sur de grandes allées et un terrain gras. Soudain on tourne à gauche et on se retrouve sur un grand chemin avec cette fois de la boue épaisse. La progression est difficile. Sur ce terrain, le Race King en 2.2 n'est pas le pneu idéal bien qu'il ne s'en sorte pas trop mal. J'arrive à avancer mais la dépense d'énergie est importante. Benoit passe à gauche et prend inexorablement de l'avance suivi par Michel. Je n'aurais pas du lui revendre mes Ignitor! On traverse une route pour prendre un single sympa mais bondé de monde. Le terrain un peu technique et je perds pas mal de temps car les concurrents qui me précédent butent sur chaque obstacle. Un bout de route, Ludovic me rattrape puis me dépasse dans le tronçon suivant qui nous rejoue le coup du chemin super boueux où les roues s'enfoncent de 5 cm . Mais ce n'est rien à coté de la tourbière qui suit. Je lutte pour ne pas poser pied à terre au risque d'enfoncer les chaussures dans 10cm d'eau. Cela passe de justesse. Pfuiiii ... dur dur ce terrain. On se refait un 2ème tronçon dans le même style puis un bout de route. Je mets le nez dans le guidon pour refaire mon retard lorsque j'entends crier "Jean-Pierre" sur le coté. En fait , j'étais en train de passer à coté du 2ème ravito. Celui-là est bien fourni. Les vélos sont dans un triste état. Un peu de nettoyage du dérailleur car les vitesses sautent de plus en plus. Les organisateurs annoncent que le plus dur est passé. Effectivement, nous repartons en direction des Vaux de Cernay ce qui permet de retrouver un terrain plus praticable bien que toujours bien gras. Michel H. est victime d'une ornière en dépassant un concurrent et chute sur le coté sans bobo. Nous avançons tous roue dans roue à un bon rythme. Quelques côtes plus marquées matérialisent le retour en vallée de Chevreuse. Ludovic sans doute mal réveillé au départ tient maintenant une forme du tonnerre. On s'accroche dans sa roue mais il finira par nous prendre 100m dans la dernière descente ultra glissante où je manque de tomber et récupère le vélo par miracle après avoir perdu l'avant. Nous arrivons à Cernay pour midi après 2h52 de roulage et un petit 600 de D+ . Une rando à plusieurs visages : ludique , puis roulant , puis très collant , bref , toutes les facettes du VTT.

Samedi 28/03/09 : Saulx

Petit tour à Saulx entre les gouttes. A l'arrivée dans la forêt j'ai la surprise de découvrir un balisage avec de nombreuses pancartes : attention "course de VTT". Les chemins qui ne correspondent pas au parcours sont barrés par des rubalises. Je passe en dessous de la première pour prendre mon itinéraire favoris . Quelques centaines de mètres plus loin, je croise l'équipe de balisage ( ils sont à pied, étonnant ). Je lance un bonjour, mais je n'ai qu'un regard noir pour toute réponse. Je pense qu'ils ont cru que je trichais en reconnaissant le parcours. Je tente sans succès ma montée impossible. Le terrain est trop gras. Je recroise une nouvelle fois l'équipe de balisage, re-regard noir. Cette fois, je suis directement sur le parcours. Il me prend l'envie de le suivre, sait-on jamais, je vais peut-être découvrir de nouveaux sentiers. Pour l'instant, l'itinéraire est classique et suit les sentiers ludiques de la forêt. Soudain, une flèche à droite. Intéressant, je n'ai jamais essayé ce chemin. Je me retrouve sur un joli singe, super. Une flèche à droite et ... gasp ! Une descente hyper raide avec de gros cailloux et souches pointues peintes en rouge pour attirer l'attention des concurrents. Technique ce parcours, surtout sur le gras ! J'hésite mais je n'ose pas tenter, pour passer sans risque , il faudrait y aller franchement et prendre de la vitesse pour que les crampons mordent dans le gras. Je descends à pied, pas évident je glisse sur 10m sur les talons . Ca remonte de l'autre coté, toujours en single. Quelques centaines de mètres plus loin, je rejoins une zone connue avec mon single préféré . Mais le parcours bifurque rapidement sur une variante . Je continue de suivre le fléchage et je me découvre encore un nouveau chemin avec une montée bien raide suivie d'une descente encore technique mais plus facile que la précédente. Nouveau single , panneau danger , une descente raide en devers avec racines et un gros trou pile dans le sens du dévers. Bigre, je tente mais c'est chaud bouillant. Il va y avoir du spectacle sur ce parcours ! Très selectif et les secouristes risquent d'avoir du boulot. Encore une montée raide dans la glaise, je patine et monte à pied. Puis nouveau single avec quelques bosses et me voici sur le grand chemin qui sort de la forêt pour prendre la descente à gauche , bien technique aussi sur le gras. C'est l'heure de rentrer , je quitte le parcours direction la Ville du Bois . Mauvaise surprise, mon chemin préféré est barré par des montagnes de bitumes déposées lors de travaux récents de réfection de la route . Pas glop . Petit détour et retour sur Savigny pour un parcours de 28km , 1h42 de roulage et 310m de D+.

vendredi 20 mars 2009

Dimanche 22/03/09 : parcours en vallée de Chevreuse

Pour ce dimanche, après un mois de mars marqué par deux week-ends sans vélo, j'avais prévu un parcours assez costaud en vallée de Chevreuse histoire de commencer l'entrainement pour les échéances plus sérieuses qui approchent. Au programme, 55km au départ de Saint Remy avec environ 1300m de D+ sur le parcours qui reprend quelques passages choisis de la JR et de la rando de Renards en particulier. Pour l'occasion, le Koxx est de sortie équipé de son nouveau Race King qu'il m'a fallu une semaine pour rendre étanche. Le profil du parcours incite à privilégier la légèreté. Je passe chercher Benoit et nous arrivons vers 8h10 sur place où Michel H. nous attend. Le temps est moins beau que prévu et il y a même de la gelée blanche autour de nous. Benoit qui a sorti le short et les habits de printemps est perplexe devant le spectacle. Nous partons donc sans tarder histoire de nous réchauffer au plus vite. Départ à 8h20 sur la traditionnelle piste cyclable. Option à droite au bout de la piste pour rejoindre le bois de la Madeleine. Benoit découvre que la trace GPS ne s'affiche pas sur son Edge 205 ( non, non , je nie toute tentative de sabotage ! ) . Il faudra donc faire confiance à mon seul GPS assisté de mon sens légendaire de l'orientation. On est vite chauds , voire bouillants, vu que cela monte raide de chez raide . Le Race King fait merveille, pas le moindre décrochage mais ce sont les jambes qui déclarent forfait, une pente à 40% à froid , ce n'est pas évident. Direction Milon la Chapelle puis Saint Lambert. Ce début de parcours est agréable, quelques passages ludiques et quelques bonnes côtes avec les descentes qui vont avec. Dont une bien raide que je tente mais devant la trajectoire aléatoire je commets l'erreur fatale de freiner trop fort de l'avant. Et hop, superbe OTB suivi d'un roulé boulé dans la pente qui me vaut de me retrouver 10m plus bas, sans bobo. Petite séquence freeride derrière, la forêt est un peu sens dessus-dessous suite à la tempête et on a du mal à retrouver le chemin malgré la trace GPS. Le parcours emprunte quelques chemins escarpés qui relèvent plus de l'escalade que du cyclisme. On croise d'ailleurs un club d'escalade avec tout son matériel. Arrivés à Saint Forget, on attaque la partie physique du parcours au bout d'une vingtaine de kms. C'est alors une succession de singles ludiques à souhait, souvent techniques avec racines , trous , bosses, cailloux, devers etc ... toute la panoplie y passe. Concentration requise car le terrain est technique et il y a de la pente et de bons trous prêt à accueillir le vététiste maladroit. C'est aussi une bonne partie de montagnes russes avec des pentes très raides. Je suis absolument bluffé par l'adhérence du Race King gonflé à 1,8 bars ( en notubes ) . Jamais la roue arrière ne décrochera quelle que soit la pente ce qui me permet d'arriver en haut de tous les raidillons sur le vélo, du moins lorsque c'est possible en terme d'équilibre. A tester la semaine prochaine sur ma montée impossible favorite en forêt de Saulx. Une course d'orientation est organisée dans les Vaux de Cernay, nous croisons pas mal de concurrents dont certains ont l'air hagards. Lors d'un petit arrêt mécanique pour resserrer ma selle qui menacait de tomber ( je reste créatif sur les incidents mécaniques :-) ) on se fera même traiter de tous les noms par l'un deux, devant notre incapacité à lui dire si on avait croisé ... un mirador ! Il ne nous a d'ailleurs pas posé la bonne question, sinon on lui aurait dit où se trouvait la prochaine balise que Benoit et Michel avaient aperçu lors du franchissement d'un ruisseau. Nous traversons la rivière juste devant le célèbre café des Cascades pour prendre le long chemin en faux plat qui en part. Benoit allume le turbo, nous le laissons prendre un peu d'avance avec Michel. Nous rejoignons Choisel pour une dernière remontée vers le Chateau de Breteuil avant de prendre le chemin roulant en haut de Choisel qui nous emmène dans le bois de Meridon puis vers Saint Remy que nous rejoignons après 4h28 de roulage, 5h10 de temps total pour 54,1 km et 1225 de D+ ( on a du rater une côte suite à une petite erreur de parcours ).

Retour à la maison, déjeuner rapide, et je remets les vélos sur la voiture pour une ballade avec les enfants en forêt de Melun. Julie vient d'avoir son nouveau vélo et est toute contente de rouler , tout comme Nicolas qui est tout fier d'avoir récupéré l'ancien vélo de sa soeur avec 24 vitesses. On s'en va tournicoter sur les singles de Melun. Le dénivelé n'est pas tout à fait comparable à celui de la vallée de Chevreuse mais les enfants sont enchantés et c'est une bonne séance pour évacuer les toxines.



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samedi 14 mars 2009

Dimanche 15/03/09 : La Castelviroise

Lever à 7h ce dimanche en prévision du 50km de la Castelviroise. RDV est pris avec Ludovic à 8h15 aux inscriptions. Benoit est au ski. Hier soir, coup de fil de Franck qui se demandait ce que nous faisions ce dimanche, mais il garde un mauvais souvenir d'une version boueuse de cette rando et il n'est pas tenté par ce parcours ( dommage, c'était la bonne année ! ) . Je descends au garage à 7H45, j'ai prévu de prendre le Koxx ce matin équipé de sa nouvelle monte en Continental Race King qui me semblent bien adaptés au terrain que je prévois plutôt sec et roulant. Hélas, je constate que le pneu arrière est à plat, le latex n'a pas encore eu le temps de bien étanchéifier le pneu en une nuit. Bon, je préfère ne pas prendre de risque, ce sera donc le Prophet qui fera la sortie. Bonne idée d'ailleurs, cela vaudra une belle photo avec son frère jumeau. J'arrive sur place à 8h15 comme prévu ( le GPS ne m'a pas fait passer par Marseille cette fois ;-) ) . Beaucoup de monde sur le parking avec ce beau temps. Inscription rapide, je tire le N°47 et je retrouve Ludovic et Philippe L. qui vient étrenner son nouveau cadre Lapierre, son ancien X-Control ayant été remplacé par un beau modèle 410 tout neuf après l'apparition d'une fissure. Jérôme et Rolland sont là aussi. Nous partons tous ensemble à 8h25 en mode tranquille. Je bavarde avec Ludo qui me parle du Raid Merell Oxygen dont ils ont discuté avec Benoit la semaine précédente. A méditer, c'est tentant. 3600m de D+ quand même. En levant la tête je constate que Rolland a retrouvé ses jambes de 20 ans et nous la joue TGV devant avec une avance qui devient significative, poursuivi par Jérôme. J'enclenche le mode turbo et je les rejoins suivi par Ludo juste avant le début de la première bosse du parcours. Pas très dure, mais longue. La pente ne doit pas dépasser 5%, c'est donc avec une certaine surprise qu'on voit des concurrents à pied ou bien arrêtés hors d'haleine. Il est vrai qu'on est en période de reprise. Ludo n'a pas de fringale aujourd'hui. Il tient la forme et enquille à un bon rythme sur les chemins. On s'accroche derrière. Passage sympa dans un petit bois du coté de Ballancourt avec un joli sentier technico-ludique. Il y a pas mal de monde qui met pied à terre et je dois faire un peu de jardinage pour rester sur le vélo. On repart de plus belle à la sortie du bois avec souvent des pointes à plus de 30km/h sur les chemins. Rolland nous laisse filer, nous l'attendrons au premier ravito qui arrive au km 19 sous un magnifique soleil. Les chemins sont quasi secs, parfois un peu collants mais rien de gênant. C'est reparti pour le 2ème tronçon qui est le plus forestier du parcours. On passe Mondeville et on se dirige en direction de Nainville, sur des chemins que nous avions emprunté lors de notre sortie il y a 15 jours. Sympa, on connait l'itinéraire ce qui permet d'optimiser les trajectoires. Rolland prend le 35km pendant que nous bifurquons avec Ludo et Jérome sur le 50. Ludo prend de l'avance avec Jerome. Après 15 jours sans rouler, j'ai du mal à hausser le rythme, il y a comme un limiteur de régime bien que les jambes tournent sans souci. Je les garde en ligne de mire comptant sur une bonne côte pour reprendre Jérôme. Malheureusement, il n'y en a pas tant que cela sur le parcours, ah si , une vraie de vraie bien raide et sableuse que je m'applique à monter sur le vélo ( malgré une charmante demoiselle qui tente de me distraire en zigzaguant devant moi ) . Et on arrive au ravito 2 où Rolland nous attendait pour finir le parcours avec nous. Super ravito, il y a même des rillettes ! Effet terrible des rillettes sur Rolland qui repart comme un boulet de canon . Je me retrouve encore derrière mais j'arrive cette fois à recoller progressivement. A la faveur d'une côte, je passe Jérôme. Et nous allons faire les 15 derniers kms à fond , je suis 200m derrière Rolland qui lui même pourchasse Ludo , et je me dis qu'il va bien finir par ralentir. Et bien non, pas du tout . Pas de doute, la forme est de retour . Nous arrivons les uns derrière les autres à Chevannes vers 11h30 après 2h50 de roulage , 49km au compteur mais 47,5 seulement au GPS et un modeste 580m de D+ . Rando très sympa avec ce temps superbe, organisation parfaite, fléchage nickel, ravitos parmi les meilleurs vus en RP, et cerise sur le gâteau , on remporte la coupe du 2ème club le plus représenté grâce au contingent mené par le président et parti plus tard dans la matinée ( euh ... ils ont dû vraiment partir très tard, car après 3/4h d'attente, on a renoncé à les attendre pour assister à la remise de la coupe ) .

samedi 28 février 2009

Dimanche 01/03/09 : Nainville les Roches

Pour ce dimanche, l'idée était de faire un remake de la rando "Claude Varoquier" mais en partant de Nainville les Roches pour se concentrer sur la partie la plus intéressante du parcours. RDV était pris à 8h15 avec Michel & Ludovic devant la mairie de Nainville. Je passe chercher Benoit, puis nous prenons la direction de Nainville. On discute ski dans la voiture faisant confiance au GPS pour nous amener à bon port. Sans doute désorienté par le retour à basse altitude, le GPS nous fait faire un détour monstrueux par Milly la Forêt, du coup nous arrivons sur place avec un bon 1/4h de retard. On sort les vélos et nous voilà partis vers 8h40. Je suis un peu inquiet pour ma forme du jour, un bon rhume attrapé il y a une semaine plus les effets du changement d'altitude, j'ai un peu peur du résultat. Finalement, les jambes tournent correctement, ouf . Début de parcours roulant, idéal pour s'échauffer. La température est clémente ce matin et on finira même par avoir franchement chaud. Au bout de quelques kms, se présente la première bonne côte. Le terrain ressemble à Fontainebleau avec de bonnes grimpettes et quelques passages à travers champs pour relier les différentes zones forestières du parcours. Benoit tient une forme olympique ce matin et nous faisons notre possible pour rester dans sa roue. Je retrouve les endroits qui m'ont marqué lors de la rando en 2008 : une descente avec une grosse marche au départ, une grande allée magnifique au milieu des pins , une autre descente délicate et glissante avec un bon dévers. Le terrain est étonnamment sec, et me fait apprécier le Prophet car les chemins secouent bien , surtout lorsque des tracteurs ont créés de belles ornières. Au bout de 20km, Michel est victime d'une crevaison qui nous oblige à nous arrêter. Il y a beaucoup de vent sur le plateau, on essaie de s'abriter derrière le hangar d'une ferme, sans trop de succès. Changement de chambre, le système de fixation de la roue arrière du Trek de Michel est très particulier : comme il y a un point de pivot sur les bases arrières, il faut retirer l'axe de la roue pour la démonter. On mange quelques barres et on repart. Nous arrivons alors dans la zone la plus difficile du parcours : montées et descentes se succèdent et commencent à fatiguer les organismes , sauf Benoit, qui ne voit toujours pas la différence entre les montées et les descentes. Nouvelle crevaison pour Michel qui joue le rôle de paratonnerre en attirant les foudres de la malchance mécanique sur lui. Aucun souci de mon coté pour une fois. Ne voulant toutefois pas passer la rando sans me faire remarquer, je tente de passer sur le vélo une zone de rochers trialisante que mes camarades passent à pied. Avec une dextérité sans pareille, je survole modestement les obstacles :-) . Jusqu'à ce rocher traitre qui bloque lachement ma roue avant. Je voie la fourche s'enfoncer en butée, puis l'arrière du vélo se lever à la verticale. Magnifique OTB au ralenti, j'atteris heureusement en souplesse sur les mains sans bobo. Nous empruntons ensuite le passage avec une descente très raide dans le sable mais qui passe sans souci, adhérence excellente. On redescend pour une dernière remontée avant une partie plus roulante qui nous ramène vers notre point de départ. Il est temps car Ludovic commence à donner des signes de fringale. Nous arrivons à la voiture à 13H après 3H29 de roulage , 46km et 850m de D+ . Il fait pas loin de 15°C , cela change des sorties par -6° de début février.


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lundi 23 février 2009

21->28 février 2009 : pause ski


Petite pause vacances à l'Alpe d'Huez histoire de reconnaître le parcours des prochains championnats de France de VTT à Oz en Oisans . Bon euh ... en fait , c'est surtout pour le ski . Temps superbe depuis notre arrivée .

vendredi 13 février 2009

Dimanche 15/02/09 : Igny-Verrières-Meudon

Pour ce dimanche, j'avais tracé un parcours au départ d'Igny et passant par les forêts de Verrières, Meudon, Velizy, Jouy. J'avais une contrainte horaire pour accueillir des invités à la maison, donc retour à Savigny impératif à 12h15. Par rapport au parcours effectué le 4 Janvier, nous tournons cette fois à l'envers avec de nouvelles portions issues d'une trace récupérée sur Internet sur le site de Pedalator et qui emprunte un parcours inédit en forêt de Verrières. Pas beaucoup de volontaires pour ce matin. Je passe chercher Benoit et nous arrivons vers 8h10 sur le parking de la mairie à Igny. Le temps de sortir les vélos et nous voilà sur le parcours, le soleil pointe son nez mais il fait -2°C. Le sol est donc gelé, ce qui nous arrange, il y a pas mal de boue mais bien durcie pour l'instant. Pour débuter, nous montons la célèbre côte à l'entrée de la forêt, un petit raidillon à 30%, c'est costaud comme échauffement. Par rapport à nos parcours habituels, nous ne montons pas jusqu'au plateau : un single démarre à mi-pente, qui permet de faire le tour de la forêt en restant à flanc de coteau. Le chemin est superbe : technique, en montagnes russes, avec quelques parties bien raides dont une qui nécessitera de pousser le vélo. Au bout de quelques kms, nous arrivons droit sur un parcours BMX, et zoup, un petit tour rigolo de champ de bosses avec des virages relevés. Nous reprenons ensuite le parcours sur les singles après quelques dizaines de mètres de route. Je jette un oeil au GPS : 9km/h de moyenne depuis le départ. Bigre, le chemin est technique et la moyenne s'en ressent. Nous voici sur le plateau, direction Meudon, toujours sur des singles. Heureusement qu'il fait froid car le terrain semble bien gras. Comme la température est à la limite du 0°C, nous devons quand même bien calculer la trajectoire car la glace n'est pas assez solide pour résister au passage des vélos et la boue commence à ressurgir à de nombreux endroits. En tentant de passer dans un flaque gelée, je me retrouve par terre, car la roue s'enfonce de 15cm ce qui bloque le vélo de manière inattendue. Très beau début de parcours à refaire par temps bien sec pour mieux profiter du coté ludique des chemins. Nous sortons de Verrières pour traverser Meudon et rentrer dans le bois de Clamart pour une nouvelle boucle. Quelques arbres en travers, la tempête a fait quelques dégâts. Dans une belle montée, nous entendons un curieux bruit très régulier : clap,clap,clap. Un pivert ? Du gibier ? Non, une troupe étrange d'une dizaine de personnes qui marche mécaniquement en tapant des mains en cadence avec un air inspiré et le regard fixé dans un autre dimension. Pas banal! Nous descendons jusqu'à Clamart pour remonter sur un petit chemin qui surplombe la route. Passage technique car il y a un fossé à droite et le vide à gauche. Benoit manque de tomber dans le fossé mais se rattrape in extremis. Direction Meudon pour une petite pause au bord de l'étang avant de remonter de l'autre coté de la forêt pour traverser sous la N118. L'heure tourne, je me dis qu'il va falloir raccourcir le parcours, j'avais sous-estimé la difficulté de la boucle initiale. Le terrain devient gras avec la température qui remonte. Paradoxe : quelques mètres plus loin, nous traversons un champ de neige immaculée. Mystère du micro-climat du plateau de Velizy. Nous coupons une boucle pour nous diriger directement vers Versailles en empruntant un single repéré lors de la Jovacienne. C'est bien gras, il faut slalomer avec des passages délicats car il y a pas mal de racines dans tous les sens. En visant entre deux souches, je rape le flanc du pneu arrière qui se déchire. Aie ! Le latex fait plus ou moins son effet, je regonfle et nous repartons. Quelques centaines de mètres plus loin, le vélo recommence à zigzaguer. Nouveau coup de pompe dans le pneu, cette fois , cela semble ok. Je crois que je vais passer à version SnakeSkin des Nobby Nic, plus lourds mais moins fragiles des flancs qui sont vraiment le point faible de ces pneus. On zappe un boucle dans la forêt de Velizy, horaire trop juste pour traverser l'A86 et plonger sur Jouy puis Igny via le Bois de l'Homme Mort. Dans la descente vers Igny qui glissouille pas mal, on rattrape un vététiste qui vient de faire une grosse chute entre deux souches dans un virage difficile. Plus de peur que de mal. Nous voici sur Igny, nous prenons le single qui longe la N118. Je pensais que la trace passait par là, mais en fait, elle empruntait le haut de la forêt. Du coup nous navigons à vue et nous faisons deux fois une erreur de parcours en ne prenant pas assez à droite, ce qui nous vaut de tenter deux montées impossibles qui le restent toujours .... Et nous voilà de retour à Igny sous un magnifique soleil pour une arrivée à 11H50 après 3h01 de roulage, 39,8 km et 676m de D+ . Un beau parcours à refaire avec plus de temps et un sol plus ferme.


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samedi 7 février 2009

Dimanche 08/02/09 : "La Caroline"

Ce dimanche, nous étions invités chez des amis à Bois d'Arcy. J'avais décidé d'y aller à vélo pendant que Madame prenait la voiture avec les enfants. Le trajet Savigny-Bois d'Arcy permet en effet de passer par plein d'endroits sympa à VTT : forêt de Saulx, Villebon, Palaiseau ( avec la montée par le chemin au dessus du RER ) , Igny, Saclay, Jouy en Josas, Versailles et la forêt de Bois d'Arcy. Au menu, des morceaux choisis du Rallye de Versailles, de la Jovacienne, et de la Plaisiroise. Départ à 8h40 de Savigny. Il fait 0°C, le sol est à peine gelé, donc risque de terrain gras. Les gardes boue sont de sortie sur le Prophet. Je rejoins rapidement Ballainvilliers. Au rond point avant de remonter vers Saulx je vois arriver un peloton d'une trentaine de routiers avec des maillots orange et bleu. ADP ? Non, vu de près ce n'est pas leur maillot. Je m'insère dans la queue du peloton. Un des routiers me regarde avec le sourire et me dit "ça doit être dur en VTT! " . Ben voyons ... allumage du turbo, je remonte le faux plat à 35km/h dépassant les 30 d'un coup. Ça s'accroche derrière mais je maintiens l'écart jusqu'à la bifurcation sous la N20. Je prends le chemin en terre qui me mène à la forêt de Saulx où j'aperçois quelques traces de neige. Banane sous le casque, la neige, cela me met de bonne humeur. Arrivé dans la forêt, je sens une présence derrière, tiens, un vététiste bleu dans ma roue. Je ne suis pas pressé ce matin, mais machinalement, j'appuie un peu dans la côte suivante ce qui me permet de reprendre mes distances jusqu'à ce que nos chemins se séparent. Je tourne à droite, direction Villebon. Quelques plaques de neige éparses et quelques plaques de glace aussi, mais le terrain gras domine sans que ce soit vraiment génant. Je passe l'étang de Villebon et remonte vers Palaiseau. Ascension du chemin au dessus du RER, toujours aussi raide celui-là. J'arrive même à monter 80% des escaliers en haut avant de caler à 3m du sommet. Je rejoins ensuite Igny via le bois de Palaiseau. Les chemins sont super gras à cet endroit, la progression est difficile. J'arrive sur le plateau de Saclay, c'est le passage autoroute du parcours avec plusieurs kms à grande vitesse. Pensée émue lorsque je passe le chemin où je me suis étalé lors du rallye de Versailles. La neige fait son apparition, les chemins sont tous blancs avec 3 à 4 cm de neige. Très joli . Le sol est mou en dessous, le rendement est très moyen. Je rattrape deux vététistes qui accélèrent en me sentant arriver. Je les suis jusqu'à la bifurcation suivante. Il y a de plus en plus de neige, plus de trace de boue . Biiiip fait soudain le GPS . "Piles très faibles" . Damned! Pourtant j'avais "trois barres" au départ. Heureusement, je traverse Saclay et je peux m'arrêter dans une superette pour acheter un jeu de piles. Arrivé du coté de Jouy, j'entends des cris dans les bois. C'est une battue avec chiens , chasseurs, cornes etc ... Le gibier ( un lièvre ) traverse juste devant moi, et ma présence le sauve: les chasseurs ne peuvent tirer sans risque de me transformer aussi en civet. Pas contents du tout, les chasseurs. Au loin, il me semble que le lièvre m'a fait un clin d'oeil pour me remercier de lui avoir sauvé la vie. Me voici dans les bois de Jouy en Josas. Une côte bien raide me fait craindre de devoir poser pied à terre, j'ai beaucoup de mal à trouver l'adhérence à l'arrière mais cela passe de justesse. La suspension arrière me sauve la mise, c'est pour cela que j'ai pris le Prophet aujourd'hui. Petite partie de montagnes russes dans la neige , tip top ! Je sors de la forêt pour me diriger vers Versailles. Un espèce de "chhhhhhhhh" se fait entendre. Est-ce de la neige qui frotte sur un disque ? Bon, on verra bien . Je rentre dans la forêt de Versailles, un beau raidillon se profile. Serait-il en devers ? C'est curieux comme le vélo avance en crabe. Flute, le "chhhhhhhhh" c'est le pneu arrière qui se dégonfle. J'ai roulé sur une grosse pointe à la sortie de la forêt. Remake de la semaine dernière ? J'enlève la pointe, la fuite s'aggrave encore mais des bulles blanches apparaissent. Le latex fait son effet et la fuite se colmate rapidement. Je regonfle le pneu et je peux repartir. Dans la forêt de Versailles, la quantité de neige est absolument incroyable. Plus de 10 cm de neige fraiche par endroits. Le paysage est superbe et le vélo avance sans bruit. Je me crois à skis dans la poudreuse. La neige freine la progression mais l'adhérence est excellente. Je me surprends à faire glisser les deux roues dans les virages. Quel pied ! Je resterais bien la journée .... Le parcours est sympa, il emprunte le "chemin des muletiers". Dans une descente, toute une famille est en train de faire de la luge. La luge de tête dévale à bonne vitesse avec des "yaouh" de joie . Petite surprise lorsqu'ils voient le Prophet passer avec 20km/h de mieux. Je rie moins dans la montée qui suit : sur la neige fraiche, il faut bien doser pour trouver l'adhérence à l'arrière mais j'arrive en haut. Je croise tout un troupe de scouts et c'est bientôt la sortie de la forêt. Il se fait tard, je coupe une partie du parcours pour rejoindre Bois d'Arcy par la ville. Petit tour quand même dans la forêt de Bois d'Arcy et ses singles ludiques. Il y a aussi de la neige mais rien à voir avec Versailles. Et c'est l'arrivée chez Caroline & Christophe. Ravito 4 étoiles , Caroline est une cuisinière hors pair. Ah ... les pannacotta en dessert... c'est quand même mieux que les abricots secs des randos traditionnelles. Au final 50km en 3h17 sans forcer, 676m de D+ .

vendredi 30 janvier 2009

Dimanche 01/02/09 : Larchant


Après avoir suivi les discussions sur le forum de Vélo Vert, je m'étais pré-inscrit pour la rando "L'Hivernale" à Larchant dont je gardais un bon souvenir depuis l'année dernière. La pré-inscription obligatoire avait découragé tous mes camarades de club, j'étais donc le seul représentant de Saint-Michel.

Lever difficile ce matin ( bon oui , je sais , c'est habituel ... ) après une nuit un peu agitée, sans doute parce-que j'attendais avec impatience ce rendez-vous. Je pars donc de la maison vers 8h, avec le Prophet dans le coffre. Arrivée à Larchant à 8h45, des bénévoles nous aiguillent sur le parking à l'entrée du joli village de Larchant. Il fait -3°C avec un bon petit vent : glagla. Je sors rapidement le vélo et direction les inscriptions pour retirer ma plaque. Formalité accomplie en 30 secondes, je tire le N°421. Le temps d'accrocher la plaque au guidon et c'est parti. Il y a pas mal de monde au départ, j'appuie donc sur les pédales pour essayer d'en doubler le plus possible dans la première côte afin de disposer du champ libre dans le single en balcon au dessus de la carrière dont j'ai gardé le souvenir. Une deuxième côte et nous voilà à l'entrée du single. Vue magnifique, il faut quand même regarder où on met les roues : c'est étroit, il y a des racines, des arbres , du devers et le vide à droite ! Parcours bien sécurisé avec des barrières mises en place pour éviter de repécher un randonneur 100m plus bas. Le single est bien technique : il tourne dans tous les sens avec des petites bosses parfois bien raides. J'entends de plus en plus distinctement des voix : manifestement, je suis en train de revenir rapidement sur un groupe qui me précède. Et effectivement, au détour d'un chemin, voilà tout un groupe arrêté. Première descente technique. Le sol est super gelé, mais la terre est complètement rapée et on voit des cristaux de glace. Endossant le rôle du super vététiste sans crainte, je passe le groupe , appuie sur la commande de la selle télescopique et j'enquille direct la descente. Whaouuu... ca glisse un maximum ! Aucune adhérence sur cette terre gelée avec mes Nobby Nic. Je vise une zone qui semble plus molle en bas ce qui suffit à reprendre le contrôle du vélo. Un peu refroidi sur ce coup là , il va falloir faire attention. Nous entrons alors dans une zone nouvelle du parcours, avec des montagnes russes super raides. Deux fois sur trois, je dois mettre pied à terre dans les raidillons, la pente est faisable mais rien à faire, le pneu arrière fini toujours par riper sur la terre gelée. Me voici en haut d'un raidillon qui semble faire méditer pas mal de monde. Je baisse la selle et je me lance. Au bout d'1m, le vélo est complètement en travers. La roue avant se prend dans une branche, je lache tout et je m'éjecte ( merci la selle basse) . Mais ça glisse encore plus à pied ! Je finis à plat ventre dans les ronces, sans bobo . Un peu de mal à ressortir la roue avant bien empalée dans la branche, heureusement sans dégâts mécaniques. Je m'applique du mieux possible à tout passer sur le vélo, c'est encore le moyen le plus sûr. Il y a beaucoup de monde dans cette zone et on s'arrête tous les 200m. Du coup, je ne suis plus trop dans le rythme et je bute plusieurs fois sur des obstacles. Grumpf ! Nous sortons de cette zone assez incroyable ( le single le plus technique que je connaisse sur une rando en RP, JR comprise ) . Et nous voilà en haut de la descente des "Blaireaux". Gloups : pente à 30% gelée. Mais ce n'est pas tout : le tout dans un devers à 20% ! Je tente ( de toute façon, mes chaussures ne me permettent pas de passer à pied) . Aie , Aie , Aie , ça ne passe pas . Pas doué avec les devers :-) . La roue avant ne tient pas sur la terre gelée et le vélo part dans la pente. Je passe par dessus le guidon . Bon, au moins, je suis arrêté et passé de l'autre coté du devers. La suite est moins pentue mais le devers continue. Heureusement, le terrain devient sablonneux et l'adhérence revient. Ouf, me voilà en bas. Au détour d'un chemin, nous rentrons sur le terrain de motocross ! Un tour de circuit super ludique avec les virages relevés et on enchaine par une descente géniale, fluide , avec tunnel , virages relevés dans le sable etc .. Génial !! C'était le secteur du "train train fantôme" ( celle-là , je veux bien la refaire 10 fois ) . Pas besoin de freiner, tout passe à fond. Encore quelques chemins plus faciles, une petite montée et me voilà au pied de la descente "Aie Aie Aie Soleil". Genre pente à 30° dans le sable. Il y a une queue infernale, les vélos passant un par un. Au bout de 10 minutes d'attente, je renonce et prend l'échappatoire, il y aura plein d'autres descentes sympas donc inutile de perdre trop de temps, je suis attendu à la maison. Nous voilà sur un tronçon roulant. J'appuie sur les pédales pour dépasser un maximum de monde afin de profiter des prochains singles. On remonte ensuite dans un relief type "Fontainebleau" puis nouvelle descente rapide pour arriver au ravito. Arrivé au milieu de la descente, une sensation bizarre de flottement m'alerte. Il y a un truc qui ne va pas sur le vélo. En arrivant au ravito quelques centaines de mètres plus loin, je constate que le pneu avant est dégonflé. Je regonfle au ravito. Un peu de gruyère, un coca, pain d'épice et on repart. Le pneu à l'air de tenir, le latex a du jouer son rôle. On repart par un petit chemin étroit entre les murs des maisons, il y a juste la place pour le guidon. Une bonne petite côte , les jambes vont bien. Arrivé en haut, la sensation de flou revient . Flute de zut, il va falloir mettre une chambre. Je m'arrête à nouveau, et je constate avec horreur que j'ai oublié en prenant le Prophet au lieu du Koxx, de remplacer ma chambre de rechange par une chambre à petites valves -> Aie ! Je sens la galère se profiler. Je tente de regonfler, repart, mais 200m plus loin le pneu est à plat. En y regardant de plus près, le flanc est déchiré sur 3 cm, le pneu est mort. Il ne me reste plus qu'à compter sur la générosité d'un autre concurrent. Malheureusement, tout le monde semble avoir des chambres à valves Schräder. Après 20 minutes d'arrêt, un vététiste super sympa s'arrête et me donne une chambre adaptée. Sauvé ! Je répare et c'est reparti. Il commence à se faire tard, j'enclenche le turbo. Je reviens rapidement sur le groupe qui m'a dépanné , remerciant une nouvelle fois mon sauveur au passage. On rentre dans la partie montagnes russes du parcours, les montées et descentes s'enchainent. Comme l'année dernière ont remonte par la carrière de sable fin. Vue magnifique, on dirait de la neige. Je me souviens de la descente super glissante qui suivait en 2008. Elle est toujours là , elle s'appelle la "Ch'a Glisse". Grâce au froid, et bien , cha glisse pas tant que cela. Tout le parcours est jalonné de pancartes humoristiques pour nous encourager. Pas de souci pour arriver en bas sain et sauf ( attention à la marche en sable quand même ) . La suite est un enchainement de singles magnifiques, ludiques et techniques ( c'est étroit, il y a des cailloux , des racines et des devers ) . La fin de parcours est nettement plus corsée que l'année dernière : les descentes sont bien raides et glissantes, il faut faire attention de ne pas percuter quelqu'un, car 80% des gens sont à pieds, fatigués et il n'est pas évident de sortir de la trajectoire ( c'est un peu la gravité qui décide ) . Une montée 'impossible' en fait très possible , suivi d'une autre dans la glaise , non référencée mais beaucoup plus dure ! Une dernière descente raide où un vététiste fait un soleil devant moi et nous voici sur le chemin du retour. Arrivée à 13h à Larchant après 44km , 1002m de D+ , 3h30 de roulage . Une petite soupe à l'oignon et je prend le chemin du retour . Bravo aux organisateurs pour ce parcours extraordinaire. Sans compter la petite touche d'humour bien sympathique et un balisage impeccable ( la preuve , je ne me suis pas perdu ! ) . Sans nul doute le parcours le plus technique de la RP. Seul regret : quelques bouchons dans les 10 premiers kms, mais j'aurais dû arriver plus tôt, mea culpa. Un parcours à refaire pendant les beaux jours.

Le profil du parcours : 1000m de D+ pour 44km

Toutes les infos sur le site de Larchant Animation

jeudi 22 janvier 2009

Dimanche 25/01/09 : Fontainebleau


Sortie club prévue ce dimanche à Fontainebleau. Pour l'occasion, j'avais préparé deux parcours de 25 et 40km en essayant de réunir les meilleurs passages découverts avec Benoit ces deux dernières années à Fontainebleau. Au programme, du single , du ludique, du technique et quelques montées/descentes.

Nous arrivons un peu avant 8H30, après avoir récupéré au passage Jérôme qui hésitait au rond point de Barbizon. Nous retrouvons la famille présidentielle sur le parking, déjà à pied d'oeuvre malgré une nuit courte car il se sont couchés tard ( enfin, tôt devrais-je dire ) . Michel et Ludovic arrivent dans la foulée. Nous voilà au complet. Ah non, il manque Stéphane. Où est-il ? On cherche son numéro pour le localiser. Pendant ce temps j'installe le GPS sur le guidon d'Eric avec une petite explication sur le mode d'emploi. Toujours pas de Stéphane à l'horizon. Je vais jeter un oeil sur le parking de la N7 au cas où , entre temps , Eric arrive à le joindre en fait , il nous attendait dans Barbizon ne sachant pas qu'il y avait un parking dans la forêt. On décolle à 9h avec un petit rayon de ciel bleu qui commence à pointer son nez. On part direct sur le petit single qui longe la route, bien labouré par le passage des sangliers. Et nous voici sur le chemin qui monte vers le sommet des Gorges d'Apremont. La pente se durcit progressivement ce qui étire rapidement la troupe des petits hommes verts. Le sol est sec, du coup la plupart des passages techniques passent sur le vélo. Petite erreur de trajectoire quand même, je butte sur un caillou et me couche sur le coté sous les quolibets de Jérome et Michel. On arrive en haut, portage obligatoire pour les 10 derniers mètres dans les rochers. Petit tour dans les platières, ça change de la semaine dernière : ciel bleu magnifique , le top ! Petit pause pour installer des chaufferettes dans les gants de Quentin, il est sensible des mains et est complètement gelé. Nous repartons, direction le single qui descend sur la Faisanderie. On accélère pour profiter de ce passage toujours aussi ludique . Nous voici à Fontainebleau , on traverse la N6 pour remonter sur les hauteurs du Mont Pierreux avec une bonne grimpette à la clef . Ce point marque la séparation des deux parcours. Eric et Quentin continuent sur le 25 et nous partons sur le 40 . On contourne le Mont d'Ussy par la droite pour se diriger en direction du rocher Cassepot et de la tour Denecourt. Passage ludique sur les singles en balcon de cette zone et nous remontons sur la tour Denecourt. Descente technique où Benoit nous fait un tonneau sans bobo, et nous arrivons à la porte de mon single favori. C'est parti pour 10 km de plaisir sur ce superbe sentier qui tourne dans tous les sens. Stéphane commence à avoir un peu mal aux jambes, nous menons donc un train raisonnable. Pas trop de relief dans cette zone, toutefois , les relances permanentes consomment de l'énergie. A la sortie du single , quelques raidillons de succèdent, au grand desespoir de Stéphane. Mais il trouve les ressources pour se hisser en haut de la dernière difficulté du jour qui nous ouvre les portes de la descente du rocher Cuvier Chatillon et nous voilà rapidement sur le parking de la N7 puis à notre point départ où nous retrouvons Eric et Quentin qui ont navigués comme des pros . Au point que tous les promeneurs de la forêt leur ont demandé conseil . Ceci explique les quelques disparitions signalées dans la journée :-) :-) .

Au final , une superbe matinée avec un soleil comme on n'en avait pas vu depuis longtemps et une température qui a finalement été assez clémente après l'arrivée des premiers rayons.