dimanche 20 avril 2014

Dimanche 20/04/14 : La Viking VTT

En me promenant sur le forum de VV, je découvre que la Viking VTT a lieu ce dimanche à Bonnières sur Seine. C'est à l'ouest de la boucle de la Seine que je survole souvent en avion et c'est le même coin que la Garennoise, une rando qui nous laisse d'excellents souvenirs. Deux boucles annoncées : 35+45km avec 900m de D+ sur chacune pour 80km au total ! Le souci, c'est que tout le monde ou presque est en vacances. Mais il en reste au moins un, JM himself qui l'a aussi cochée sur son programme. Ouh là, je ne vais jamais arriver à suivre cette fusée supersonique ! Bastien et Alain hésitent mais l'appel de Bleau est trop fort, et tous les prétextes sont bons : mauvaise météo, trop roulant, bla bla bla ... Bon, pas grave, je lance quand même un appel désespéré au peuple : qui me sauvera des griffes du Pedalator ? Miracle, Hervé et David sont bien là et décidés à en découdre avec ce beau parcours et me servir de gardes du corps. Rendez-vous pris à 7h45. Week-end de Pâques aidant, il me reste le lundi pour faire dodo, donc je trouve le courage de me lever à 6h. Le Gaea est toujours de sortie, le bras du Cube est en chemin mais le colis n'est pas encore arrivé. Mon manomètre semblant déréglé, je gonfle le pneu arrière à 1,2 bars seulement, les 1,6 de la semaine dernière semblant plus proche de 2 en réalité. Je voudrais bien me faire un peu moins secouer. Mon GPS me joue encore un tour, il me fait sortir avant Mantes. Pas trop réveillé à cette heure matinale et n'ayant pas pris la peine de regarder le parcours sur la carte avant, je lui fais confiance. Erreur, il y avait une sortie Bonnières plus loin. Je vais perdre 1/4h dans l'affaire, le temps de passer les innombrables ronds-points et surtout de trouver le parking car il n'est pas vraiment fléché par cet itinéraire. Hervé m'appelle inquiet juste au moment où j'aperçois l'arche de départ en passant dans une rue. Je me gare sur place, il n'y a pas grand monde et les rejoins à 8h. Plus de JM hélas, déjà parti sans doute. Zut. Récupération rapide de la plaque, je m'étais inscris par Internet, et nous partons à 8h05, direction la boucle de 35. Quelques centaines de mètres dans Bonnières et nous voilà déjà sur un single dans le Bois des Bruyères. Une pensée pour Bastien qui craignait des grandes lignes droites interminables. Le single est étroit, en dévers, et ça monte sec. Bigre, quel départ. Pour couronner le tout, David mène un train d'enfer avec Hervé dans la roue. Je ne suis pas du matin, et je serre les dents derrière. Il tombe quelques gouttes, qui rendent la terre bien dure glissante en surface. Pas du tout évident de rester sur le vélo, je me bats avec la machine et me dis qu'à ce rythme là, je ne vais pas aller bien loin. Mais c'est un peu l'objectif du jour de rouler plus fort, donc, je pédale et m'accroche derrière les lièvres, la langue pendante. Comme nous sommes montés, et bien on descend. De la pente et des virages, un passage avec une grosse racine en dévers, je tente, je rippe et fait un quasi 180°. Pied à terre, j'en profite pour essayer de localiser un bruit qui m'agace depuis le départ, ça fait clic clic clic et je ne comprends pas d'où ça vient. Je replie la cellule du capteur de vitesse, repart, zut, je les vois plus. Ouf, ils m'attendent gentiment un peu plus loin. Ca fait toujours clic clic, mais ce n'est rien à coté de l'étrier arrière d'Hervé qui lui fait ouin ouin en permanence. A coté, l'étrier de Corinne, c'était de la rigolade. Mais çà ne l'inquiète - absolument - pas, il avance et pédale comme si de rien n'était, moi, j'aurais déjà tout démonté :-) . On enchaîne, Bois de la Roquette, Bois de la Houssaye. Des bosses raides, des descentes techniques, des parties plus roulantes, ça commence tambour battant. Dès que ça monte, je vois David et Hervé qui prennent le large, je tente de recoller sur le plat, mode élastique. On arrive au premier ravito au bout de 15km, super bien fourni, il y a même du saucisson à l'ail. Pas encore très faim, mais quand même, faut pas gâcher. Les organisateurs nous annoncent une 2ème partie de la boucle bien physique, au grand émoi d'un vététiste du club de l'Yvette qui ne s'attendait pas à un parcours aussi rythmé. Effectivement, la suite attaque bien les mollets, avec une belle boucle dans la forêt de Rosny. Quelques raidars, des montées plus progressives, des descentes superbes tout en virages mais rapides et fluides. Il pluviote toujours, je me méfie un peu de l'adhérence. La machine chauffe et je commence à mieux tenir le rythme des fusées de devant. Dans une descente, David a pitié de moi et saute sur un cailloux ce qui provoque une crevaison à l'arrière.
Petite pause réparation avec la séquence recherche du ressort de serrage rapide qui a sauté au démontage. Rien à faire mais il n'est pas indispensable pour rouler. On regonfle et on repart avec une vue magnifique sur la Seine depuis les Buissons. Le soleil est revenu. Nous revoilà au point de départ après 35km et 930m de D+ au GPS, pas mal pour 35km. On fait une halte à la voiture d'Hervé pour réapprovisionner David en chambres à air. Je découvre enfin l'origine du "clic clic" . J'ai ramassé un aimant de compteur qui s'est fixé sur le disque. Je le vire, problème résolu. Nous grignotons au ravito, et c'est reparti pour le 45km. Il est 10h40. Quelques kms roulants pour traverser la Seine et rejoindre notre nouveau terrain de jeu. Ca permet de chasser les toxines et je sens les gambettes qui commencent à bien fonctionner. Soudain, on tourne à droite après Sainte-Geneviève-les-Gasny et ça monte, çà monte. Fini la rigolade. Le paysage devient superbe. On surplombe la vallée sur des singles qui filent sous les roues dans le Bois du gros Chêne. MAGNIFIQUE, la caméra tourne. Séquence de montagnes russes et nous débouchons dans le village de Giverny, petite pépite touristique. On remonte, pour cette fois dominer la Seine. Je me régale.
Arrive une montée ultra raide. Le 30x42 est dur à tirer dans cette pente et je craque à quelques mètres du sommet caché par un virage, dommage, j'aurais pu passer, ce que font David et Hervé. Cette partie est bien physique à nouveau, on s'offre une descente superbe, avec de multiples épingles dans une pente raide, peu courant dans la région. La partie finale est rapide mais un peu stressante, coincé entre les arbres à gauche et les barbelés à droite, il faut maîtriser la trajectoire. Nous revenons ensuite dans l'autre sens, sur un long single roulant en bordure de champs avec de belles fleurs un peu partout. Je suis Hervé à l'oreille, on entend les grincements de l'étrier à 1km ! Ravito 3 au km 62. Toujours aussi bien pourvu, l'organisation est au top, avec tous les carrefours sécurisés. Dernière partie, il reste trois grosses côtes dixit les organisateurs. La dernière est une spécialité locale avec plus de 100m de D+ en une fois. Je suis bien décidé à tenir la roue d'Hervé. Nous filons bon train, je parviens à le suivre dans les deux premières bosses, décrochant même un peu David. Lequel revient en boulet de canon dans la troisième où Hervé met tout le monde d'accord. Retour vers Bonnières par un magnifique sentier en balcon au dessus de la Seine. Un régal pour les yeux. Hervé appuie fort, on a du mal à le suivre avec David mais ce dernier se bat comme un beau diable. Je commence à avoir un peu mal au dos sur cette partie rapide où la terre dure fait rebondir le vélo. Je finis par lâcher un peu, et retrouve mes camarades en bas d'une ultime et belle descente technico-ludique. Nous rentrons dans la ville et rejoignons l'arrivée avec 81,9 km au GPS, 1860m de D+, 4h59 de roulage pour 5h35 de temps total. Superbe matinée ! Merci à David à Hervé de m'avoir accompagné ( et attendu ) , et désolé pour JM, ce n'est que partie remise ( je regarde du coté des VTT électriques :-) ) .




lundi 14 avril 2014

Dimanche 13/04/14 : Le Roc Trespouzien

Courant janvier, Patrick nous envoie un mail pour nous proposer de participer au Roc Trespouzien le 13 avril. Mais d'où diable lui sort cette idée ? Je n'ai jamais entendu parler de cette rando. Et Trespoux se situe à côté de Cahors, autant dire que ce n'est pas tout près. Je cherche donc sur internet pour en savoir un peu plus. Me voilà en train de lire les comptes-rendus de Pedalator et de Yves. Bigre, c'est du sérieux cette affaire. Du D+ et du single à gogo. Voilà ma curiosité éveillée et la réflexion lancée. Je me garde d'une réponse trop hâtive. Pas évident avec mon travail de m'entraîner un peu sérieusement à cette époque de l'année, mais un bel objectif est toujours motivant. Finalement, lors d'une sortie dominicale, je promets à Patrick de l'accompagner. Benoit décide de suivre son coach, Sebastien y voit une opportunité d'un test avant la Granit qui l'inquiète un tout petit peu sans qu'on comprenne bien pourquoi d'ailleurs. Bastien a opté pour la JR, oui mais ... à la réflexion l'appel du single et des belles descentes est le plus fort. Alain qui connait l'endroit nous en vante les mérites et décide de venir aussi. Une bien belle équipe se dessine ! Difficile de jauger la difficulté de l'épreuve à la lecture des CR , prudemment, je décide de profiter des avantages de travailler pour un grand constructeur automobile et je troque ma voiture de fonction pour un Jumpy Multispace version longue. On pourra se se relayer à plusieurs au retour en cas de grande fatigue. Jean-Marc et Mary seront aussi de la partie, et dans la semaine qui précède,
c'est une avalanche de messages qui s'échangent au sein de notre petit groupe. Des questions stratégiques sont à résoudre, comme le choix du restaurant, la monte pneumatique ou même le type de vélo à choisir. Vous imaginez les débats ! La casse du bras arrière du Cube me met dans l'embarras. Comment est le terrain ? Après moult hésitations et quelques traîtres tentatives visant à déstabiliser Patrick, j'opte pour le Gaea semi-rigide, privilégiant le D+ et pariant sur un terrain comparable aux Cadoles où je n'avais pas spécialement été secoué avec ce cadre éprouvé sur plusieurs grands raids. Option sécurité :-) . Pour le resto, on s'oriente vers le Bergougnoux, recommandé par un collègue connaissant le coin. Mary s'occupe de la réservation avec un nombre de convives en augmentation constante puisque Dominique et Corinne, des amis de la famille Pedalator se joindront à nous. Nous voilà à 10 à table. La météo s'annonçant magnifique, on a tous hâte d'y être. Voyage sans histoire à Cahors, nous sommes à quatre dans le Jumpy, Patrick et Bastien ont pris leur voiture, ils enchaînent derrière sur des vacances. Après avoir posé nos affaires au Kyriad où on apprend avec plaisir que le petit-déjeuner est servi à 6h30, on rejoint Bastien, JM, Mary au F1 où Dominique et Corinne arrivent peu après. Ce sont des multi-raideurs qui ont profité du samedi pour un petit raid histoire de s'échauffer avant le Roc Trespouzien. Oulà ! On ne joue pas dans la même catégorie. Le temps de constater que la roue de Corinne frotte sur l'étrier et que les plaquettes sont mortes,sans solution évidente faute de matériel de rechange, nous filons sur le centre ville de Cahors. La soirée sera très agréable. L'adresse était plus que bonne. Un chef vraiment sympathique et passionné qui chouchoute ses clients avec une cuisine maison absolument divine. Un véritable régal débuté par un apéritif local et ponctué par un feu d'artifice de pâtisseries maison en dessert. Benoit fait la démonstration de son légendaire coup de fourchette mais l'esprit de compétition de Jean-Marc est bien présent et l'affrontement du Benoilator et du Pedalator fera des victimes : les clafoutis maison n'y résisteront pas :-) . Une bonne nuit de sommeil et nous voilà d'attaque pour la matinée. Premier aléa du jour, Alain s'est rendu compte qu'il avait perdu ses papiers. Aie ! Recherche infructueuse. Nous perdons un peu de temps à nous préparer, Jean-Marc, Mary, Dominique et Corinne partent avant 8h pendant que nous démarrons 1/4h plus tard après avoir rapidement récupéré nos plaques de cadre.  Nous avons le plaisir de discuter avec Stef_mtb, l'organisateur de la Granit qui nous parle des modifications du parcours 2014. Miam :-) . Il nous recommande au passage les Démons de Gueret, une épreuve qui a lieu 15 jours avant et vaut le déplacement nous dit-il. Décidément, tout le monde m'en parle ces jours-ci. Le beau soleil annoncé n'est pas encore là, au contraire, un épais brouillard recouvre le site. Dans les premiers kilomètres, la visibilité sera parfois délicate avec l'humidité qui se dépose sur les lunettes. On est tout de suite dans le vif du sujet, après quelques centaines de mètres, les singles sont déjà là. Ça tournicote dans tous les sens, voilà qui augure bien de la journée. Mode plaisir enclenché. J'essaie de remonter les vététistes devant moi pour ne pas être gêné. A ma grande surprise, nombreux sont ceux qui semblent en difficulté technique, pourtant la majorité des participants est du coin.
Séance hésitation sur un grand chemin où des concurrents ont fait demi-tour. En bons moutons de panurge on en fait autant, pourtant le balisage me semble clair. Finalement, je rameute Benoit et le reste de la troupe et on reprend l'itinéraire initial qui était bien la bonne option. Difficile de savoir ce qui a créé ce mouvement de panique, le balisage ne souffrira d'aucune critique tout au long du parcours avec toujours une flèche ou une rubalise au meilleur endroit possible. On entame une première grosse montée. Je profite du Gaea pour accélérer et remonter un maximum de concurrents, je vois Alain un peu plus haut. Le sentier est en balcon et juste au moment où je reviens sur lui, le gars devant moi bascule dans le trou sans raison évidente. Je m'arrête, tout va bien mais le suivant heurte ma roue et ouvre le serrage rapide. Petite séance de mécanique pour tout remettre en place, je repars mais ne vois plus Alain ni Bastien. La luminosité s'améliore un peu, très beau passage à flanc de coteaux avec vue sur la vallée sur un magnifique sentier qui tourne dans tous les sens. Les premières belles descentes arrivent. Il y a de la pente, mais c'est fluide et super ludique, je prends beaucoup de plaisir sur ces passages. On enchaîne sur ce qui constituera le thème de la journée : de la monotrace qui tourne entre les arbres, qui monte et qui descend avec des pierriers tous les 50m. Un terrain qui n'est pas sans rappeler le Raid des Cadoles, mais dans un paysage plus sauvage. Un concurrent dépassé en montée me promet de me faire ma fête en descente. Ils sont susceptibles dans le coin ! Terrorisé par cette redoutable menace, je ferme les yeux et lâche les freins en priant pour ma survie sous les yeux d'un photographe. Prière entendue, je ne reverrai jamais mon agresseur finalement pas si rapide que ça :-) . Lol . Arrivée au premier ravito au bout de 20km. Benoit, Sebastien puis Patrick arrivent peu après. Patrick tombe juste avant le ravito, genou écorché. Il discutait avec un concurrent et a chuté par inattention. Au ravito, nous découvrons un vélo improbable, vélo de ville modifié dont je me dis que c'est une blague de l'organisation.
Un participant, pensant que Benoit est le propriétaire le sermonne en lui disant que c'est une aberration mécanique et qu'il court au suicide. Notre Benoilator joue le jeu et défend avec fermeté et conviction sa supposée monture au grand dam du quidam vert de rage . Nous sommes pliés de rire avec Patrick :-) . Direction le ravito 2, situé au km 38. Le ton du parcours ne change pas : ça monte , ça descend, ça tourne, 100% de singles, et pas un seul instant de répit. Certaine zones sont ouvertes pour l'occasion, on roule sur des traces presque invisbiles seulement marquées par les passages précédents. Les relances permanentes consomment de l'énergie et les descentes fluides et ludiques ne laissent finalement pas beaucoup de temps de récupération car on les dévale à toute vitesse. Pas de doute, ce coin est un paradis à vététistes, une bénédiction de dame nature. Peu avant le ravito se présente une des plus rudes bosses du parcours. Ca monte longtemps. Nous roulons de concert avec Benoit lorsqu'il me semble reconnaître le maillot de la concurrente que nous rattrapons. Et oui, pas de doute, c'est Corinne. On est étonnés de la voir là. En fait, le repas a laissé des traces, mauvaise nuit et pas de jambes. "J'agonise, mais j'irai au bout, ne vous inquietez pas". On s'inquiète quand même mais la détermination de cette guerrière ne fait aucun doute, je sais qu'elle va y arriver. On continue, et dans le passage raide, je chope un point de côté qui ne va plus le lâcher . C'est la 2ème fois que ça m'arrive cette année après Larchant. Je laisse filer Benoit et Sebastien et ralentit le rythme. On arrive rapidement au ravito, regroupement général. Patrick, qui est en proie pour la énième fois à des problèmes de dérailleur arrive peu après puis Corinne. Cette fois, Pat, il va falloir vraiment foutre à la poubelle ce X0 ensorcelé qui fait passer la chaîne entre le galet et la chape.
Nous repartons tous les cinq, avec une grosse descente à la clef. De la pente, des passages plus engagés que dans les précédentes. Je regrette mon Cube, car l'arrière du Gaea sautille sur ce type de terrain rendant le contrôle plus difficile mais ça passe bien quand même, merci le travail technique à Bleau. Alors que ça devient facile, je vois tout le monde à pied devant. Bizarre, pas de raison apparente. Et là, je découvre le drame qui s'est joué quelques instants plus tôt. Mary a chuté et s'est fait très mal à la cheville. Elle peut a peine clopiner en se tenant au vélo, ça fait vraiment mal au coeur pour elle. Gros coup de pas de chance. Jean-Marc l'aide, les secours sont prévenus et arrivent. On descend sur la route pour découvrir Bastien sans vélo. Décidément, rien ne va plus. Bastien attend en fait la voiture qui doit ramener la blessée.  Mary en sécurité, nous reprenons le parcours et Bastien son vélo , maintenant nous sommes six. Scénario atypique que ce regroupement progressif. Nous voilà encore dans un autre environnement.
On traverse des passages étonnants dans une sorte de jungle mousseuse avec des lianes toutes vertes qui pendouillent. Décors peu banal qu'on croirait tout droit sorti d'un film de science-fiction. Heureusement, aucun monstre vert venu d'ailleurs ne surgit, sans doute effrayé par Bastien qui ouvre la route tambour battant. Je n'ai jamais rencontré un endroit similaire, immortalisé sur la vidéo de la caméra embarquée. Le D+ augmente régulièrement et nous repartons pour une séance de tournicotage sur des singles émaillés de pierriers. Je suis moins vaillant, les jambes tournent toujours bien, mais la douleur lancinante sur le coté droit m'empêche de forcer et les prémices de crampes apparaissent. La chaleur et les relances permanentes me font souvent ce genre d'effet. Rien de dramatique, je m'accroche tant bien que mal. Sebastien est en pleine forme et ne lâche pas la roue de Bastien. Sacrés progrès pour notre dernière recrue, fin prêt pour la Granit, Seb, c'est ton coach qui le dit :-) . Les secousses permanentes sur le vélo me font regretter la suspension arrière, vivement le retour du bras réparé, c'est mon dos qui me le dit ! Le paysage reste superbe et sauvage et les descentes toujours aussi ludiques. Je viendrais bien m'installer ici, c'est un magnifique terrain de jeu. Dernier ravito au km 55, on nous annonce un super descente et une ultime belle montée. On attend tout le monde et nous repartons groupés. La descente est effectivement un grand moment de plaisir. Benoit qui s'est employé la veille à convaincre Dominique qu'il n'aimait pas descendre, file bon train comme dans tous les passages précédents. Ca me fait sourire intérieurement, quel farceur ce Benoit. Je rigole moins dans la bosse qui arrive. Dès les premières pentes, je sens la crampe monter et ma cuisse gauche tétanise. Arrêt d'urgence, heureusement ça ne dure pas et je peux repartir, crampes définitivement passées, plus aucun souci ensuite. Corinne et Benoit attendaient un peu haut. Elle nous fait promettre de lui envoyer les vidéos ce que nous acceptons avec plaisir. Derniers sentiers avant l'arrivée, toujours sur le même modèle : virolos, arbres et pierriers. Je rattrape un concurrent en jaune et bleu qui me semble bien fatigué. A ma grande inquiétude, en voulant s'écarter il fonce dans un arbre et passe par dessus le vélo. Pas de bobo, heureusement. Puis on débouche sur une route en légère montée avant de voir un panneau stop et "Hourra!" sur la route. Nous voilà arrivés après 65,3 km, 5h50 de roulage et 1910m de D+ au GPS. Corinne nous rejoint quelques instants plus tard, sacré guerrière.  Waouh ! Quel week-end riche en aventures et émotions, beaux moments de vélo et d'amitié. Un parcours exceptionnel, à refaire avec le Cube pour en profiter encore plus. Merci à Patrick pour cette idée géniale, merci au chef du Bergougnoux pour sa cuisine et sa passion qui font plaisir à voir et encore plus à manger, et enfin, une pensée pour Mary ( et Jean-Marc )  à qui on souhaite un rétablissement rapide. Et en repartant, nous voyons le fameux vélo que je prenais pour une blague sur le coffre d'une Clio. Incroyable, il appartenait donc bien à un concurrent !! .

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dimanche 6 avril 2014

Dimanche 06/04/14 : tout avait bien commencé ...

Belle sortie en vallée de Chevreuse avec à la clef 56 km, 4h37 de roulage et 1400m de D+. Des aventures pour Olivier victime d'une crevaison à l'avant doublée d'une rupture de la valve au regonflage, imposant l'utilisation d'une chambre. Ca se complique quand il crève à nouveau de l'arrière dans une descente caillouteuse. Seul 26" dans le groupe ... . Bon à savoir : une chambre 29" fait quand même l'affaire. Bastien pendant ce temps, sauve les escargots qui tentent de traverser le chemin devant les roues des vététistes déchaînés. Après un départ difficile, les sensations arrivent pendant la sortie, avec notamment le plaisir de venir à bout d'un raidar impossible que tous mes petits camarades passeront à pieds.  Dans les derniers kms, curieuse sensation lorsque j'accélère, la roue frotte sur la base. Je pense à une roue voilée. Prudemment, je finis en mode tranquille sans forcer sur les pédales. Hélas à la maison, mes pires craintes se confirment : la base arrière s'est fendue sous la protection, rendant le problème peu visible. Une fois le vélo nettoyé, malheureusement, le mal apparaît en pleine lumière. SAV contacté, mais c'est mort pour le Roc Trespouzien avec ce vélo.






mardi 1 avril 2014

Mardi 01/04/2014 : Marly

Après la grosse sortie de dimanche, je planifie un décrassage un peu tonique en profitant d'un créneau dispo en fin d'après-midi. Une sortie sur les belles bosses de Marly me tente bien, d'autant que le terrain est dans un état idéal. L'objectif est de faire un peu de D+ , sans forcer. Je ralie quelques collègues à ma cause : Thierry, Pascal et Denis. Et j'envoie un petit mail à Hervé, dès fois que .. Bingo, il est dispo, il vient ! Je quitte le parking d'Achères à 17h40, arrivée sur le parking à l'entrée de la forêt de Saint-Germain un peu avant 18h où je retrouve tout le monde. Nous sommes sur les terres d'Hervé qui propose d'améliorer la trace avec quelques singles. Voilà une excellente idée ! Effectivement, nous voilà sur une jolie monotrace ludique et tournicotante dont Saint-Germain regorge. Nous y allons tranquillement, mode décrassage. Nous arrivons bientôt au lycée agricole, porte de Marly. Le profil va changer, ici, ça monte et ça descend. Dans la première bosse raide, Hervé accélère le rythme créant rapidement quelques écarts dans le petit groupe. Je suis notre guide du jour. Denis arrive à pieds, chaîne cassée. Heureusement, il me reste un maillon rapide 9V, la réparation est rapidement effectuée.  Une seconde bosse accentue les dégâts, j'ai déjà oublié le mode décrassage,  on est passé en mode entraînement pour de vrai. Pascal a une contrainte horaire et coupe par la route, nous ne sommes plus que quatre. Hervé nous trouve encore de jolis singles, quelques petites montées/descentes qui passent en rythme. Puis nous arrivons dans la zone dont je me souvenais où les pentes sont plus raides et où se trouve la fameuse montée droit dans la pente qui m'a longtemps résisté. Hervé m'explique que nous sommes juste à côté de chez lui , c'est sa zone d'entraînement Granit où le circuit permet de faire 1000m de D+ en 25km. Oups, ça cause ! Je me dis que quand Bastien va lire le CR, il va vouloir voir ça. Au passage nous sommes juste à coté de chez Pierre, souvenirs. Pierre roule à nouveau après ses ennuis de santé, nul doute que nous aurons bientôt l'occasion de rouler ensemble. Hervé se propose de me montrer quelques échantillons se son terrain de jeu et c'est parti pou une belle partie de montagnes russes. Thierry et Denis décident de rentrer pendant que nous continuons. Voilà la fameuse montée que j'attendais. Je me demande si le 30x42 va suffire. Et bien oui, ça passe, sans trop de mal, mais avec le palpitant dans la zone rouge en haut, ça grimpe sévère quand même ici. Pour préparer la Granit, Hervé se fixe comme objectif d'enchaîner 10 fois cette montée . Ouh là ! On discute du parcours de juin, évidemment. Un super terrain d'entraînement, les pentes sont à peu près comparables mais évidemment moins longues. Retour vers le lycée par une suite de singles à profil descendant, ça descend d'ailleurs un sacré bout de temps. On remonte sur le lycée, heureusement que Hervé est là , car mon chemin habituel est condamné. Hervé s'arrête pour réparer une crevaison lente, et prendre le chemin du retour; Merci pour cette belle balade, et la prochaine fois, on se fait la boucle de 25km ! On se quitte, j'enclenche le mode turbo pour le retour, à fond le nez dans le guidon. Arrivée à HR un peu après 20h après 1h53 de roulage et 33km pour 500m de D+.


dimanche 30 mars 2014

Dimanche 30/03/14 : Remake Nez de Boeuf

Le Roc Trespouzien approche. Pas de rando au programme de ce dimanche, c'est l'occasion de faire le remake de la Nez de Boeuf, attendu par Patrick et Bastien. Pas trop de volontaires, nous serons cinq au départ avec Olivier et Benoit. A la demande générale, j'ai un peu corsé le parcours, rallongé de presque 10km pour faire un bon petit raid, au départ de Milly, plus facile et rapide d'accès. Bastien décide de poser sa voiture au milieu du parcours pour se ravitailler en eau. Il ne transporte pas d'eau dans le camel pour cause de dos sensible. Il nous rejoindra à vélo par la route. Pour rire, je lui suggère d'amener aussi un pack de bière , tant qu'on y est :-) Craignant de ne pas me réveiller avec le changement d'heure, je place plusieurs réveils sur la table de nuit. Ma forme est souvent liée à une bonne nuit de sommeil, donc je n'aime pas ce dernier week-end de mars. Mais bon, je me lève quand même, voilà une bonne chose de faite ! Je récupère Benoit, et nous prenons le chemin du parking Daregal où nous arrivons pile à l'heure ( si, si ) . Patrick et Olivier sont déjà là, on se prépare et Bastien arrive. Nous voilà donc partis pour une sortie évaluée à 5h de roulage. Le terrain est bien sec, il fait un peu frisquet à cette heure matinale. La météo s'annonçant clémente, j'ai sorti la tenue KHS91 avec un coupe vent et jambières/manchettes le temps que ça se réchauffe. On attaque par la belle bosse à la sortie de Moigny. Oups, elle fait mal aux jambes à froid. Je me ressens de la sortie de jeudi où j'ai bien appuyé, et les jambes tirent un peu ce matin. Je me dis que je vais surement souffrir, mais c'est le but en cette période de préparation. Nous voilà en haut, on serpente dans le bois de Malabri, un endroit toujours bien agréable. Le soleil commence à briller, on a de la chance d'être là. On traverse le Bois de Milly, et nous voilà dans la zone des carrières. Très beau paysage. Petit pause ravito, j'en profite pour passer en tenue courte, mais je garde les manchettes, il ne fait pas super chaud. Finalement les jambes ne vont pas si mal ,au fur et à mesure du parcours elles fonctionnent de mieux en mieux. Benoit nous inquiète, il a très mal au dos, et souffre sur son vélo. Il va continuer courageusement avec nous, mais sans son punch habituel.
Nous nous rapprochons de Maisse, joli passage le long de l'Essonne, avant de rejoindre la zone de départ de la rando avec une belle grimpette à la clef pour monter en haut du coteau. Nous arrivons dans la zone ludique du parcours, Rocher Poirier et Bois de Saint Médard nous offrent de très beaux enchaînements et un petit défi sur une grimpette bien raide que seul Bastien et moi parviendrons à dompter. Belle séquence de montagnes russes à la clef, on entend un gros bruit, c'est Olivier qui a raté une remontée bien raide et fait une cabriole. Pas évident de suivre la trace GPS dans cette zone qui regorge de chemins, c'était plus facile avec le balisage le jour de l'épreuve ! Encore un passage tip top du coté du Rocher de Chatillon, une zone "chamoisesque" qui inspire Bastien. On finit tous par se perdre plus ou moins dans le dédale de sentiers qui se croisent dans tous les sens, finalement regroupement général à la sortie. Nous ne sommes plus loin du Pressoir où se situe la voiture de Bastien.
On stoppe devant la Bastmobile, ravitaillement en eau ... et voilà Bast qui nous sort une glacière remplie de bières ! Enorme ! Il m'a pris au mot. Patrick, expert en diététique, préfère éviter l'alcool en plein milieu de la sortie. Il s'attaque à son dérailleur, la chaîne se bloque régulièrement derrière le galet inférieur, chose assez inexplicable. Olivier le dissuade in extremis de tenter de tordre la chape carbone, ça ne plie pas ces trucs là ! Pendant ce temps, nous sirotons une bonne Leffe fraîche. Le pied !  Merci Bastien :-) Nous quittons le ravito à regret mais c'est à ce moment que je réalise que le "régime Benoit" fonctionne redoutablement bien. Plus du tout mal aux jambes. Je vais littéralement voler sur les 20 derniers kms, les jambes tournent toutes seules, et à plusieurs reprises, je me fais plaisir en remontant sans effort toute la file. Je parviens même à passer Bastien en haut d'une bosse. Désormais, c'est décidé, le camel sera rempli de Leffe. Il nous reste deux beaux passages dans le Bois de Débat puis dans le Bois de la Chapelle Saint Anne. Ca tournicote, ça monte et ça descend, je profite en maximum de ce passage en relançant régulièrement, sensations au top, c'est un grand moment de plaisir. Nous sortons de la forêt pour rejoindre Courance. Olivier tente une attaque devant le château, je descend 2 pignons et sprinte. Au sommet, Patrick revient, mais on réalise que ne sommes plus que tous les deux. Plus de batterie sur le GPS, impossible de retrouver la trace, personne en vue, on décide de rentrer par la route de Milly facile à identifier. Retour aux voitures après 5h10 de roulage, 72,2 km, 1330m de D+ où nous retrouvons toute l'équipe. Une sortie bien agréable avec un temps printanier malgré quelques micro-gouttes par instant.


jeudi 27 mars 2014

Jeudi 27/03/14 : Saint-Germain

AF3 spécial Bleau

Un créneau se libère hier pour la fin d'après-midi du jeudi. J'embarque l'AF3 ce matin dans la voiture . Saint-Germain est plat, le double-plateau est donc bien utile pour ne pas trop mouliner et ce sera une occasion de tester la maniabilité sur les singles tournicotants. Je récupère le vélo dans le parking à 17h15, direction la forêt. Les chemins sont bien secs, le terrain est roulant et le poids du vélo ne se ressent pas. Les feuilles ont déjà bien poussé, et ... les ronces aussi . Je me ferai griffer à quelques reprises. Je prends du plaisir à foncer sur ce terrain ludique. J'arrive au passage où le chemin est barré par des rochers artificiels. Pour la première fois, je réussis à passer, le travail technique de l'hiver paie. Retour à la voiture après 1h27 et de roulage et 30,2 km .L'AF3 fonctionne parfaitement, mais ça manquait un peu de rochers pour vérifier l'agilité !  Je réalise que j'ai oublié de prévenir Hervé, zut, si tu me lis, promis la prochaine fois, je t'appelle :-) 

dimanche 23 mars 2014

Dimanche 23/03/14 : Montlhery-Marcoussis-Saulx

Beaucoup d'eau du coté de Turpin

Ayant des invités à la maison ce dimanche, je prévois une sortie solo au départ de la maison, profitant du fait que le terrain est bien sec en ce moment. Autre avantage, ça me permet de dormir plus longtemps. Je suis dans le garage à 8h où je découvre un pneu avant dégonflé. Impossible de le remettre à la pompe à pied, les tringles ont déclipsé. Je vais me placer au fond du garage pour ne pas faire trop de bruit avec le compresseur et je quitte la maison à 8h15. Il va falloir appuyer sur les pédales pour boucler les 60km avant midi. Départ par la vanne des eaux, je traverse le parc de Morsang. J'ai un doute sur le gonflage du pneu, je décide d'en remettre un peu pour éviter des problèmes pendant la sortie. Mauvaise idée, en retirant le capuchon , l'obus de la valve vient avec, pshiiit, à plat, je suis bon pour mettre une chambre. Je me dépêche, opération bouclée en un temps record grâce à la pompe magique recommandée par Xav et Bastien. Le terrain est sec et roulant, le GPS affiche 22 km/h de moyenne .. quand je roule . Ascension sympa de la montée de la tour de Montlhery. Une bonne occasion de tester les capacités de grimpeur de l'AF3. Je prends mon chemin "special guerrier". Tentative N°1 ratée, avec la potence courte, le vélo a un peu tendance à cabrer. Je retente, en me mettant plus sur l'avant et ça passe. Je redescends en prenant les escaliers et les passages freeride. Une bonne occasion de mesurer les progrès de l'hiver, ça passe facile et sans frayeur. Direction de bois de l'autodrome. Les chemins sont secs mais dans un drôle d'état, des ornières partout. Il faut bien choisir la trajectoire, je m'amuse sur cette partie ludique. Descente bien technique et caillouteuse où le passage de l'Epicon à 120mm est le bienvenu. Je remonte sur le plateau, longe l'autodrome en regardant les belles voitures qui tournent en nombre sur le circuit d'essai par celle belle matinée de printemps. Première alerte sur le chemin qui a d'ailleurs été dévasté cet hiver avec des détritus partout. Une énorme mare bloque le passage, j'ai du mal à contourner, les roues s'enfoncent de 5  cm  Me voilà dans la célèbre descente qui finir dans la zone des ornières . Descente avalée full speed, le vélo se comporte très bien avec un amortissement royal, les bases courtes et le guidon larges favorisent la maniabilité. Mais ça se complique à l'arrivée. La zone , connue pour retenir l'eau, est transformée en lac. En regardant partout, je finis par trouver un étroit passage sur le bord. Dans un élan d'optimisme, je me lance sur le vélo comptant sur le grip des Nobby Nic pour résister au devers. Mais j'ai sous-estimé le degré d'humidité de la terre glaise. La roue avant glisse et tombe dans l'ornière. Dans un geste désespéré je me jette sur la droite pour ne pas suivre le vélo. Mon genou heurte le GPS qui se déclipse et part droit dans la flotte. Heureusement, dans un réflexe venu de nulle part, je parviens à donner un coup de pied au passage qui catapulte le GPS sur la terre ferme. Ouf, le pire est évité !! J'ai eu chaud. Je repars prudemment à pieds pour sortir de la zone impraticable. La longue allée qui suit se révèle aussi sportive, mais je parviens à passer tout sur le vélo . Me voilà sauvé, direction Marcoussis via le golf de Bruyères le Chatel. Les jambes vont bien et je passerai tout sur le 32 à l'avant. La portion le long de la N104 dans le Bois du Déluge est elle aussi encore humide par endroit mais le contournement reste possible. Je file sur Marcoussis, l'heure tourne, direction l'escargot que je grimpe sur la plaque avant de repartir via le site de trial. Une groupe de motards discute sur le chemin, ils s'écartent gentiment mais je passe sur le rocher, mode trial on, ça les fait rigoler :-) . Retour sur Nozay, pas encore de ronces en haut de la grimpette. La grande ligne droite qui mène à Saulx a été bien modifiée, il y a une nouvelle route, un rond point et une piste cyclable au milieu ! Le chemin pour rentrer dans "ma" forêt est impraticable , plusieurs gros arbres ont été déracinés et bloquent le passage, un peu de portage obligatoire. Je décide de prendre la descente technique qui part de la carrière, et là encore, je mesure les progrès : je passe les marches sans hésiter là où j'hésitais longuement avant . Et sur ce genre de passage, plus on va vite, mieux ça passe. Le bas de la montée impossible est encore boueux, et même infranchissable. Je tente de passer sur le coté, très mauvais plan, je suis scotché et lorsque je mets pied à terre, je m'enfonce de 10cm !! Je parviens à ressortir quand même pour une montée suivie de ma petite descente favorite. Remontée sur le plateau en contournant la zone boueuse, pour jouer sur les singles du sommet et prendre la fameuse rupture de pente "Olivier". Puis retour en sautant les petits tremplins dans la descente aménagée et ensuite full speed sur la partie roulante du retour . J'arrive - presque - à l'heure après 60km , 3h30 de roulage et 980m de D+ . Une sortie sur un beau soleil et avec le plaisir de retrouver mes terrains de jeu historiques. 




dimanche 16 mars 2014

Dimanche 16/03/14 : Cerny

Pendant que les chamois optent pour une sortie ultra technique à Bleau, nous choisissons la rando Val d'Essonne à Cerny, un classique de la région dont je garde de bons souvenirs. Benoit, Patrick, Stéphane sont partants pour le 70km pendant qu'une belle équipe de St Michel se lance sur le 50 et que nous avons le plaisir de croiser Roland et Jacques sur le parking.  Seb est HS, grippé. Même tenue que la semaine dernière au départ, la météo s'annonce ensoleillée et chaude, et il faut pouvoir enlever des couches en cours de route. Nous partons vers 8h15, les premiers kms sont identiques aux années précédentes. La suite est moins connue mais aussi bien plus roulante que je ne l'imaginais. Nous arrivons au premier ravito au km 15 en largement moins d'une heure. L'endroit est désert et la table particulièrement bien fournie, il y a même du saucisson, mauvais pour mon régime mais excellent pour le moral :-) . On ne s'attarde pas et nous repartons rapidement. C'est le bon terme, parce-que la moyenne est très inhabituelle après plusieurs mois à faire de la technique à 10km/h à Bleau ! Mon monoplateau de 30 dents est vraiment limite sur un parcours pareil et je suis à fond en permanence en cadence de pédalage avec le compteur qui dépasse régulièrement les 30 km/h. Le terrain est sec, le rendement excellent, pas le moindre single à se mettre sous la dent, pas une racine et encore moins de rochers. J'ai les cuisses en feu et je me dis que j'aurais du prendre l'AF1 équipée d'un 42x28 qui me serait bien utile pour suivre Stéphane qui envoie du lourd depuis le début. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous voilà au ravito 2 situé à 30km du départ. Nous avons rejoint le parcours commun, il y a plus de monde. Plus de 20km/h de moyenne au GPS. Ravito rapide, et nous voilà repartis pour une séance de manivelles. J'ai mal aux jambes à force de mouliner et à la faveur d'un single ( enfin ! ) où ça bouchonne un peu, je me fais distancer par mes petits camarades. Pas grave, j'en profite pour couper un peu le turbo et laisser refroidir la machine, mon objectif c'est de faire les 20 derniers kms à fond et je me dis qu'ils font payer leurs efforts :-) . Je retrouve rapidement Benoit et Patrick, ils aident Roland qu'ils ont retrouvé sur le parcours à réparer une crevaison. Nous voilà à nouveau ensemble, sauf Stéphane parti à l'avant. Benoit et Patrick reprennent un gros rythme, je suis à quelques encablures, toujours un peu mal aux gambettes, je rêve d'un gros plateau :-) . Petit à petit, je retrouve un bon rythme et j'appuie à nouveau bien fort pour rejoindre l'avant-garde. Malheureusement, à force de foncer le nez dans le guidon, je loupe une bifurcation à droite dans une descente rapide ( le panneau n'était pas visible sur la trajectoire ) , manque de me prendre un 4x4 qui remontait dans les bois, puis il me semble reconnaître un passage. Un coup d'oeil sur le GPS, zut, je suis en train de refaire la boucle, demi-tour, je remonte toute la pente et voit la bonne trace qui me mène au ravito où m'attend Benoit. Je vire les jambières et les manches de la veste. Me voilà en tenue estivale, il fait beau, chaud,  il manque juste des singles . La dernière partie est sympa sur les premiers kms, avec quelques beaux passages. Un panneau "prudence, descente" . Je baisse la selle télescopique et me prépare à montrer les progrès techniques de l'hiver. Peine perdue, on se demande pourquoi le panneau est là, juste une descente banale et pas spécialement pentue, bizarre. Nous arrivons sur la partie finale, on file grand train depuis le ravito mais j'en rajoute une couche, les jambes sont complètement revenues. Benoit accuse un peu le coup derrière, vais-je décrocher le Benoilator ? Je relance à fond dans les virages, nous rejoignons un gars avec un vélo titane et des roues dorées. Il enclenche le turbo, ça avoine fort. Je tente de le passer, il repasse, on laisse sur place tout ce qui roule autour de nous. Je manque de percuter mon lièvre lorsqu'il tourne in extremis à droite, freinage d'urgence dans un nuage de poussière, Benoit en profite pour repasser et c'est reparti à fond jusqu'à l'arrivée rejointe au bout de 69,1 km, 3h41 de roulage et 1100m de D+. Une rando ultra roulante comme nous n'en avions plus fait depuis longtemps, parcours vraiment peu ludique mais un bon entraînement en rythme, donc nous sommes content de la matinée . Super organisation et super ravitos, il manquait juste quelques singles de plus , des montées impossibles, des descentes techniques, quelques rochers à grimper et des dalles à descendre. Presque rien, somme toute .


dimanche 9 mars 2014

Dimanche 09/03/2014 : Saint-Fargeau

Le retour du beau temps nous incite à tenter de changer de terrain. Il y a le Roc Trespouzien à préparer et il est temps de mettre un peu le technique de côté au profit de sorties physiquement plus exigeantes. J'imagine un remake de la Nez de Boeuf 2013 dont je garde un super souvenir, mais Patrick ne pouvant nous accompagner ce dimanche, nous décidons de finalement aller à Nainville avec deux départs : le premier depuis Saint-Fargeau pour ajouter un peu de distance et de roulant, le second depuis le parking du Bois du Cimetière. Petit moment de réflexion pour savoir comme s'habiller. Le problème n'est pas simple : 4°C au départ, mais certainement plus de 20°C au soleil lorsqu'il commencera à chauffer. J'opte pour les jambières, avec une veste à manches amovibles et je remplis le camel à ras bord car je prévois d'avoir chaud, le parcours étant physique. Nous arrivons un peu en retard au point de rendez-vous, Benoit ayant été surpris de me voir arriver si tôt :-) . Nous avons toutes les options ce matin, le record pour Seb qui arbore un anorak de ski ou presque ! L'invitation a eu du succès , Bastien, Seb, Michel, Olivier sont là ainsi qu'Hervé qui commence sa préparation Granit, sans David aujourd'hui. Xav, Alain et Salvatore nous attendent à l'autre point de regroupement. Nous prenons le départ sur un rythme tranquille, le temps de laisser chauffer les gambettes. Le terrain est très correct mais humide avec la rosée du matin. Nous rejoignons nos camarades en un peu plus d'une demi-heure, et un peu de jardinage, le GPS d'Olivier ayant quelques difficultés à se recaler, on a improvisé un passage freeride involontaire. Toute l'équipe est maintenant réunie pour attaquer la grosse montée qui part du parking. Bastien et Xav sautent sur tous les rochers qui passent à leur portée, je leur emboîte le pas, il ne faut pas perdre notre nouvelle dextérité ! Avec ce beau temps, je me sens en pleine forme, rien à voir avec la semaine dernière. Le chemin est bien plus creusé et raviné que dans mon souvenir, surement une conséquence des pluies à répétition et il faut se concentrer pour passer sans poser le pied. Nous rejoignons ensuite rapidement la fameuse "descente du GPS" non sans qu'Olivier nous ait gratifié d'une belle chute sur le plat, la faute à une souche qui a tapé une pédale. Le départ de la descente est un vrai chantier avec des arbres partout. On se faufile, elle semble plus facile que dans mon souvenir, le travail technique de l'hiver porte des fruits. Petite descente "granitesque" pour l'entraînement d'Hervé qui découvrira l'épreuve cette année. Nous enchaînons ensuite de beaux passages ludiques sur les hauteurs de Ballancourt. Le terrain bien sec et la luminosité matinale sont un vrai bonheur, tout le monde apprécie. Bastien, Xav et Alain jouent aux chamois explorateurs, et on finit par perdre des morceaux du groupe, moment que choisit Seb pour crever après un contact entre nos vélos lorsque je bute sur une souche en haut d'un passage technique.
On finit par récupérer tout le monde grâce à cet arrêt. On enlève quelques couches, il fait maintenant bien chaud. Je vire les manches de la veste, ça fait du bien. Je m'inquiète pour l'eau, je vais devoir gérer toute la sortie, plus l'habitude de cette température et ça donne soif ! Ca se complique ensuite , sur les hauteurs de Mondeville, le terrain devient d'un coup humide et franchement boueux au point de bloquer ma roue avant par accumulation dans le passage de roue sous la fourche. Alain peste contre ce terrain, et sans trop qu'on comprenne comment, on va perdre un bout de l'équipe : Michel, Bastien, Alain et Salvatore. On aura beau attendre, personne à l'horizon, le téléphone ne passe pas et l'heure tournant, on continue. Nous les retrouverons heureusement à l'arrivée, ils ont coupé après que Salvatore ait eu un petit coup de pompe. Quelques passages roulants où nous poussons bien sur les pédales avec Benoit. Pas de trace de fatigue dans les gambettes, un régal, je peux relancer tout le temps. J'en garde un peu sous la pédale en prévision du sprint final.  Nous arrivons dans le Bois de Videlles. Un haut lieu du VTT en Essonne avec de beaux paysages , des chemins au top mais aussi des montées/descentes bien raides à répétition. Je parviens à passer les marches en haut de la première montée, grosse satisfaction. Notre Benoilator envoie généreusement dans les bosses, mais aujourd'hui, j'arrive à garder à contact, méditant de traîtres attaques que j'hésite quand même à lancer :-) Seb enlève encore quelques-unes des 200 couches qu'il avait au départ. Faudra viser un équipement plus léger pour la Granit. Je termine la montée du Saut du Postillon en tête, là encore, les pluies ont bien raviné le passage et il a vraiment fallu batailler pour franchir sur le vélo la première partie. Nous traversons le Bois des Fontaines, dernière difficulté du parcours. On y croise deux petits gamins qui font un château de sable sur le chemin puis quelques kilomètres plus loin leur maman qui les cherchait. Benoit lui montre le chemin sur son GPS. Retour le long de l'Ecole avec un chemin ultra gluant qui nous use bien pour finir. Seb qui donnait pourtant des signes de fatigue après une semaine de roulage intensif retrouve un second souffle et mène grand train, nous finirons ensemble.  Arrivée à la voiture après 4h50 de roulage, 64,5km et 1025m de D+ au GPS. Une sortie bien agréable malgré les quelques passages boueux, Nainville reste un super terrain de jeux.


dimanche 2 mars 2014

Dimanche 02/03/14 : Les Trois Pignons, bis

Superbe semaine de ski aux Arcs, avec plusieurs belles chutes de neige et beaucoup de plaisir dans la poudreuse. Un peu mal aux jambes aussi, les enfants ont atteint un sacré niveau désormais, plus possible de la jouer cool , c'est à fond tout le temps. Traditionnellement, j'ai du mal à pédaler au retour du ski, c'est donc avec attention que j'écoute la proposition d'Olivier qui a tracé un parcours cool de 36km dans les Trois Pignons, pile poil la bonne distance. Oui mais ... voilà qu'un mail de Bastien tombe : il voudrait refaire la sortie du 16 avec Alain et Xav. Le plaisir de rouler tous ensemble doublé de la motivation pour le Roc Trespouzien m'incite à répondre positivement, d'autant que je sais que le parcours va plaire aux chamois. Et nous nous retrouvons donc dimanche matin sur le parking Daregal, avec le retour de Patrick, et une belle équipe au départ : Bastien, Alain, Xav, Salvatore, Patrick et Benoit . Un grand soleil nous accueille mais aussi un grosse fraîcheur, les champs sont tout blancs, une des première gelées de l'année. Nous nous élançons sur le parcours avec Bastien qui secoue les mains dans tous les sens, plus l'habitude du froid. Les premières platières que nous traversons sont inondées, Fontainebleau est gorgé d'eau sur les hauteurs. Nous arrivons bientôt dans la partie très ludique de ce début de parcours. Avec le soleil matinal qui se reflète dans de minces banc de brume, la luminosité est magique, le paysage magnifique, c'est un vrai plaisir de rouler dans ces conditions. Nous arrivons bientôt à la descente avec les marches. Nos chamois passeront-ils ? Les premières tentatives sont courageuses mais pas complètement convaincantes. C'est toutefois mal connaître Bastien qui remontera autant de fois que nécessaire pour tester toutes les trajectoires, avec succès ! Respect . Un véritable enduriste est en train de naître sous nos yeux. Ce passage vaincu, voilà maintenant la double dalle finale, qui passe comme une lettre à la poste, ça semble facile mais je ne tente pas, pas encore complètement dans le mode "vtt" , je préfère rester prudent tout comme la plupart de mes camarades du jour. Changement de programme, cette fois la difficulté suivante est une redoutable montée qui nous fait tirer la langue. Olivier en vient à bout, tout content, c'est une première. Nous poursuivons les boucles tournicotantes, avec de belles descentes ludiques et la remontée des cent marches, pendant que les chamois explorent les environs en repérage pour une prochaine sortie. Nous prenons ensuite la direction des Sablons avec un passage plus roulant où Benoit attaque dans les bosses étirant le peloton. Soudain, mon dérailleur se dérègle, la chaîne passe systématiquement derrière le dernier pignon. Pourquoi ? Mystère absolu, je devrai au final régler les deux butées de plusieurs tours pour que tout revienne dans l'ordre. Nous montons jusqu'en haut du rocher par le single, difficile dans ce sens. Pause ravito / photos, avant d'attaquer la descente, bien raide et un peu glissante avec l'humidité matinale. Les roues partent un peu dans tous les sens mais j'arrive en bas vivant. Nous filons vers le Rocher de la Reine. Les inondations sont bien présentes, le cheminement est difficile et énergivore. Les pneus trempés, je rippe deux fois en tentant de passer le fameux rocher, mais je parvient à franchir le suivant, qui est vraiment délicat avec la compression au milieu qui rend difficile de cabrer le vélo. Tout cela sous l'objectif de la GoPro de Benoit qui est de sortie pour la première à vélo, on a hâte de voir les images. Bastien nous montre une variante pour redescendre, tip top car elle passe sur le vélo contrairement au chemin habituel.  Xav, Salvatore et Patrick nous quittent peu après pour ne pas rentrer trop tard. Je commence à sentir la fatigue, l'effet ski est bien présent. Ca ne va pas être facile de larguer Olivier cette fois, d'autant qu'il pète la forme !
Une nouvelle boucle nous amène au Laris qui Parle, vue et paysage superbes. Bastien a prévu une variante avec une descente technique qui  me fait me coucher sous le vélo, j'ai regardé fixement un caillou qui m'inquiétait et comme il se doit foncé droit dedans ! La remontée derrière fait mal aux jambes mais on est récompensés par le belle descente de la Canche aux Merciers. Ca devient vraiment dur pour moi à ce moment, et après la dernière ascension redoutable qui nous mène dur les dernièers platières, je décide de couper les derniers kilomètres pour rentrer à la voiture. Sur la carte, c'est tout droit, mais dans un chemin infernal défoncés par les engins forestiers. J'arrive lessivé à la voiture après 53km et 950m de D+  et 4h35 de roulage. Une sortie superbe, un peu ambitieuse pour une reprise mais beaucoup de plaisir quand même. Le temps de ranger le vélo dans la voiture et de manger une barre bienvenue et Bastien, Olivier, Alain et Benoit arrivent. Le retour à la maison s'avère difficile avec un énorme bouchon sur l'A6 , bison futé s'est un peu loupé sur le coté "vert" de la journée .