A peine rentré du ski, j'envoie mon inscription pour la JR et la Granit Montana, Benoit ayant fait de même la veille. Le sort est jeté, il va falloir s'entraîner sérieusement. Traditionnellement, au retour du ski, j'ai toujours mal aux jambes lors de la première sortie, l'effort étant différent. Mais au vu du dernier CR de Benoit, je me dis qu'il faut quand même essayer de faire quelques kilomètres. N'ayant jamais vraiment roulé en forêt de Sénart, je me mets à la recherche de quelques parcours avec une bonne densité de singles. J'en trouve quelques-uns sur Internet et je fabrique un parcours personnalisé à partir de ces traces. Me voilà parti de la maison à 8h50. A peine parti, le GPS commence à faire des siennes. J'ai remis le Garmin, bien que le Sportiva soit déjà revenu de réparation. Bravo au passage à La Rose des Vents pour l'efficacité du SAV. Mais ayant changé le berceau de fixation, j'ai la flemme de tout remettre en place. Hélas, il semble que les batteries que j'ai mis dans le Garmin soient défectueuses. Il s'éteint dès que tente de régler la luminosité, et je vais batailler avec pendant tout le parcours. Je descends sur Juvisy puis Draveil pour rejoindre la forêt. Je suis un peu inquiet pour le terrain, ayant découvert à mon retour que les pistes de Saint Cyr étaient fermées ce qui laisse supposer que la semaine a été humide. Difficile à croire après 6 jours sous un grand ciel bleu aux Ménuires ! Finalement, le terrain est collant mais pas boueux. Juste de quoi dépenser quelques calories supplémentaires. L'itinéraire se révèle tout à fait sympathique. Beaucoup de singles, malgré quelques passages sur des grands chemins dont je pense qu'il sont évitables avec une meilleure connaissance du coin. Je file à un bon rythme pour rentrer à l'heure à la maison, Saint Cyr étant fermé, j'ai promis à mon fils de l'emmener faire un tour à Persan pour un petit vol l'après-midi. La forêt est belle avec un beau soleil qui accompagne la sortie. Aucun dénivelé notable, mais il y a pas mal de passages sympas vraiment très tortueux. Evidemment, ce n'est pas Fontainebleau mais je m'amuse bien. Je fais le tour de la forêt dans le sens des aiguilles d'une montre, avec un retour par les bords de Seine que je découvre également. Le chemin est sympa avec aussi des passages en singles en même quelques marches qui manquent de me surprendre, je m'y attendais pas. Je décide de rentrer par le lac de Viry où j'ai la bonne surprise de croiser Stéphane qui revient d'une sortie avec Eric et Quentin. Au final, 49km et 2h50 de roulage et 500m de D+ sur le GPS qui m'étonnent un peu.
dimanche 26 février 2012
dimanche 12 février 2012
Dimanche 12/02/12 : Marly sous la neige
Depuis dimanche dernier, l'ouest de la région parisienne est recouvert de 5 bons cms de neige. Difficile à croire pour les Essonniens que nous sommes, mais pourtant c'est vrai ! Du coup, lorsque Pierre, un des mes collègues de PSA me propose de venir rouler dans son fief de Marly, l'invitation est difficile à refuser. Ce pourrait bien être la seule opportunité de l'année de rouler dans la neige. Il y a juste la bonne épaisseur pour que le plaisir soit maximal sans trop freiner les vélos. Je propose le challenge à Benoit qui accepte immédiatement. "J'ai envie d'un petit décrassage tranquille après Larchant" nous dit-il. Les hostilités sont lancées ! Xavier est partant après avoir vérifié que le terrain était suffisamment pourvu en dénivelé négatif, Olivier qui aime aussi la neige se porte aussi volontaire. Franck hésite, mais n'arrive pas à convaincre ses camarades de jeu. Marly serait trop loin. Un peu exagéré, 35 minutes de voiture suffisent à rejoindre le point de départ fort judicieusement choisi : le parking du cimetière. Arghl ! Thierry, hésite et puis finalement, se décide et vient avec Daniel. Je sollicite Pierre pour avoir une trace GPS du parcours prévu. Mais en fin stratège, Pierre fait mine de ne rien avoir entendu. Il veut garder le parcours secret jusqu'au dernier moment. Je tente un repérage aérien, utilisant toutes les outils à ma disposition. Les paysages sont magnifiques, toute la campagne des Yvelines est recouverte d'un beau tapis blanc.
Dimanche, je passe chercher Benoit de bon matin et nous retrouvons à 8h30 toute la troupe sur le parking du point de départ avec une température proche de -10°C. Autant dire qu'il fait franchement très froid. En montant les vélos, Benoit me fait remarquer que ma #!#$#! de roue avant est encore dégonflée. C'est à n'y rien comprendre, elle n'a pas perdu un gramme de pression de toute la semaine. Surement un effet des changements de température. Thierry a une pompe à pied, on regonfle et nous voilà partis. A ce doux crissement de la neige sous les roues! Un vrai bonheur.
Le départ se fait par de petits singles tournicotants. Les crampons des Toro mordent bien la neige, l'adhérence est excellente. Pierre et Thierry mènent un bon train devant. Je souffre un peu, le froid me pique les bronches et limite la puissance du moteur. Quelques bonnes bosses bien raides dont Marly a le secret réchauffent les organismes. Sur une petite montée glacée, Benoit ripe, sa chaussure dérape et c'est la chute sous l'objectif de la caméra. Pas de mal, ça repart. On enchaîne par une belle descente. Après 18km, la carte mémoire de la caméra décide qu'elle est pleine. Sans doute un effet du froid, car il devrait rester largement de la place. Cela se confirmera de retour à la maison. Je vais devoir chercher des cartes SD certifiées basses températures ! Pierre nous annonce un fin de parcours physique. Nous filons par des sentiers ludiques jusqu'au lycée Agricole. Benoit attaque dans la montée et ... dépasse l'entrée du chemin. Les tortues repassent tranquillement devant le lièvre qui attend son heure pour la prochaine côte. Cette dernière s'avère bien raide, et elle crée des écarts dans le groupe. Daniel donne des signes de fatigue. La neige et le froid ça use. Thierry a une contrainte horaire, on écourte la fin de notre sortie et on rentre à un rythme soutenu par des allées plus roulantes mais toujours bien blanches. Finalement nous rejoignons les voitures après 38 km, 2h50 de roulage et 600m de D+. Une sortie bien agréable !
Dimanche, je passe chercher Benoit de bon matin et nous retrouvons à 8h30 toute la troupe sur le parking du point de départ avec une température proche de -10°C. Autant dire qu'il fait franchement très froid. En montant les vélos, Benoit me fait remarquer que ma #!#$#! de roue avant est encore dégonflée. C'est à n'y rien comprendre, elle n'a pas perdu un gramme de pression de toute la semaine. Surement un effet des changements de température. Thierry a une pompe à pied, on regonfle et nous voilà partis. A ce doux crissement de la neige sous les roues! Un vrai bonheur.
Le départ se fait par de petits singles tournicotants. Les crampons des Toro mordent bien la neige, l'adhérence est excellente. Pierre et Thierry mènent un bon train devant. Je souffre un peu, le froid me pique les bronches et limite la puissance du moteur. Quelques bonnes bosses bien raides dont Marly a le secret réchauffent les organismes. Sur une petite montée glacée, Benoit ripe, sa chaussure dérape et c'est la chute sous l'objectif de la caméra. Pas de mal, ça repart. On enchaîne par une belle descente. Après 18km, la carte mémoire de la caméra décide qu'elle est pleine. Sans doute un effet du froid, car il devrait rester largement de la place. Cela se confirmera de retour à la maison. Je vais devoir chercher des cartes SD certifiées basses températures ! Pierre nous annonce un fin de parcours physique. Nous filons par des sentiers ludiques jusqu'au lycée Agricole. Benoit attaque dans la montée et ... dépasse l'entrée du chemin. Les tortues repassent tranquillement devant le lièvre qui attend son heure pour la prochaine côte. Cette dernière s'avère bien raide, et elle crée des écarts dans le groupe. Daniel donne des signes de fatigue. La neige et le froid ça use. Thierry a une contrainte horaire, on écourte la fin de notre sortie et on rentre à un rythme soutenu par des allées plus roulantes mais toujours bien blanches. Finalement nous rejoignons les voitures après 38 km, 2h50 de roulage et 600m de D+. Une sortie bien agréable !
dimanche 5 février 2012
Dimanche 05/02/12 : l'Hivernale à Larchant
Voilà 2 ou 3 ans que je n'avais plus participé à l'Hivernale à Larchant. Benoit estimait le tarif un peu cher et je n'avais pas trouvé de volontaires pour m'accompagner ces dernières années. Mais en cette année 2012, Benoit s'était finalement laissé tenter par la qualité du parcours. Et depuis nous avions fait connaissance de Xavier, Giovanni et Bastien, tous inscrits pour cette édition. Compte-tenu de la spécificité du tracé à 80% en single, les départs de cette rando se font par vague. Et malheureusement, à l'exception de Benoit dont j'avais envoyé le bulletin avec le mien, nous étions tous à des horaires différents. Les échanges de mails vont bon train durant la semaine. Nous sommes tous impatients d'affronter ce parcours et la mythique descente "Aie Aie Aie" . Un froid polaire nous attend et de la neige est même annoncée pour dimanche. Ca se complique ! Avec de la neige, le parcours déjà particulièrement technique et physique deviendrait un vrai challenge. Mais on reste tous motivés. Xavier remonte son Yeti victime de quelques ennuis mécaniques. Il faut dire que Xavier est un vrai chamois, sautant au dessus de tous les obstacles. Je me vois déclarer forfait mardi suite à une terrible rage de dents qui me titillait déjà dimanche dernier. Mais le dentiste me sauve. Samedi, je fais une petite séance de mécanique sur le vélo, dans un garage glacial. Changement des plaquettes arrières, mieux vaut être prudent avec les 36 descentes au programme de demain. Juste un peu de neige prévue, ça devrait aller. Bastien a réussi in extremis à négocier un départ avec nous . Avec un peu de chance, on retrouvera peut-être aussi Xavier et Giovanni prévus dans la vague suivante. Nous arrivons sur place avec Benoit à 8h45. On perd un peu de temps sur le parking, les organisateurs nous font changer de place. Pas grave et on retrouve Bastien aux inscriptions. Retraits de plaques. Au moment de partir, je teste la caméra et ... rien. Que se passe-t-il? En fait en vidant la carte mémoire la veille, j'ai oublié de la remettre. Quel idiot! Tout le monde est déçu. Et puis je pense à la carte que j'ai dans l'autoradio de la voiture. Je retourne la chercher. J'en ai d'ailleurs une seconde en réserve, mais elle ne font que 2Go chacune. Je passe la caméra en 720HD au lieu de 1080 et réduit à 25 images/s au lieu de 60. Tant pis, ce sera toujours mieux que rien. Et nous retrouvons Xavier et Giovanni, du coup nous voilà partis ensemble à 9h20. Il y a eu pas mal de défections avec la météo et du coup, l'ordre des départs est plus libre. Tant mieux pour nous, nous sommes heureux de rouler ensemble. On est rapidement dans le vif du sujet : des singles, étroits, techniques, avec des montées raides et des descentes vertigineuses. Un vrai bonheur mais il faut rester attentif. Le vélo a un comportement un peu bizarre dans les descentes avec une tendance à partir à gauche quand je freine. Du coup, je me méfie dans la première descente "expert" et la contourne. On enchaîne sur la redoutable descente "des Blaireaux" et son devers en entrée. Le terrain est bien dur, du coup c'est facile. J'ai connu bien pire à cet endroit. Je contourne encore la descente expert que Xavier, Bastien et Giovanni empruntent de main de maître. Bien m'en prend, car quelques mètres plus loin le guidon vrille sur un coup de frein et c'est la chute. Assez incompréhensible. En fait, quelques centaines de mètres plus loin, je réalise que mon pneu avant est complètement dégonflé. C'est lui qui donnait ce comportement étrange en appui. Je regonfle, ça semble tenir on repart. Benoit et Bastien impriment un train dynamique, je suis un peu à distance avec Xavier et Giovanni qui finissent par me larguer aussi. J'ai un peu de mal aujourd'hui sans me sentir fatigué pour autant mais j'ai du mal à forcer. Peut-être un effet du froid. La fin promet d'être physique avec beaucoup de D+ sur les derniers km. Restons calmes! Le parcours est un vrai régal, beaucoup plus technique que dans mes souvenirs. Il n'y a pas 10m de plat ou de ligne droite ! On est en prise en permanence et il faut bien regarder où on met les roues. Les descentes sont en général très pentues. Le terrain accroche bien mais il est dur, complètement gelé. Xavier signale une montée impossible que seuls 10 personnes auraient déjà passé. Miam. J'y arrive presque, hélas, je glisse sur une racine ou un caillou à 2m du sommet. Flûte. Un beau passage dans les rochers et nous arrivons après presque 2h et 15km au pied de la "Aie Aie Aie". Une montée et nous voilà au départ. Giovanni se lance, il est presque en bas lorsque son vélo part brusquement à gauche et il ... disparaît sous un sapin. Vivant ? Oui, il ressort. Xavier s'élance. C'est le meilleur technicien de la bande. Il file droit comme une fusée, c'est beau à voir mais impressionnant par la vitesse prise. Il arrive à Mach 2 au ravito en bas. Au tour de Bastien qui part puis glisse et se couche à droite. Je tente le coup, même punition. Pourtant je prends garde de ne pas toucher au frein avant mais je n'arrive pas à garder le vélo en ligne. Une fois en travers, c'est mort. Même scénario pour Benoit. La "Aie Aie Aie" se mérite. On profite d'un beau ravito tenu par de courageux bénévoles. Chocolat chaud et beaucoup de choix. Je change la batterie de la caméra. Nous repartons pour la 2ème partie. Je me souviens d'un long tronçon de liaison. Mais il a été fortement modifié avec de beaux passages en single en interlude. Notamment le mémorable "goulet du diable", diabolique ! On file sur les pentes d'un goulet passant d'un coté à l'autre avec un enchaînement de montées raides et de descentes du même tonneau. Ludique mais physique et technique ! On reprend les single dont un magnifique au flanc d'un grand trou. Je suis à moitié rassuré avec 100m de vide à 10cm de ma roue. On débouche sur le "Gap Majeur". Il est normalement fermé aujourd'hui, mais cela ne décourage pas Xavier, Giovanni et Bastien. Je descend par le coté facile, mais je tombe quand même. Pas de bobo et j'arrive juste pour filmer l'incroyable descente de Xavier qui saute un trou de 2m avant de filer droit jusqu'en bas. Respect ! Bastien choisit finalement l'option contournement avec prudence. Le 2ème ravito nous attend quelques centaines de mètres plus loin. La batterie du GPS rend l'âme elle n'a pas supporté le froid. Pourtant Bastien a le même et il fonctionne toujours. Etrange.On se restaure devant un poêle à bois bienvenu pour nous réchauffer et faire fondre la glace dans les gourdes et les camels gelés. Le parcours reprend son rythme. Dans une petite descente, je chute violemment sur le poignet. Aie. Encore de fichu pneu qui s'est dégonflé et s'affaisse sur les appuis. Je repars un peu destabilisé et m'arrête pour regonfler une 2ème fois. Sans doute une crevaison lente que le latex gelé n'arrive pas à bien boucher. La fin de parcours est de plus en plus physique. Après le "single des chasseurs", ce sont de longues montées bien pentues qui nous attendent. Benoit s'envole, plus ça monte, mieux il se porte ! Bastien est soudain victime de crampes. Il repart, on fait attention dans les descentes. Arrive "la côte des moutons". 35% en moyenne. Pfuiiii .... Dur dur, je suis au bord des crampes au sommet et elles se déclenchent au premier virage dans la descente. On rejoint le parking, mais c'est un leurre. On tourne à droite, pour une dernière boucle et encore du D+ avant d'arriver après 45km, 1200m de D+ et 3h50 de roulage. Vin chaud, soupe à l'oignon et sandwich/bierre/coca nous attendent. Un parcours superbe et vraiment pas ordinaire. De loin le plus technique de la RP désormais, à réserver aux vététistes initiés. L'année prochaine je reviens m'attaquer à la Aie Aie Aie !.
dimanche 29 janvier 2012
Dimanche 29/01/12 : Barbizon
Dimanche prochain, c'est la rando de Larchant pacours difficile et technique auquel nous sommes inscrits avec Benoit. Je prévois pour ce dimanche un parcours à Fontainebleau avec de la technique et du dénivelé au programme pour se préparer pour la semaine suivante. Bastien est partant avec quatre amis du club du Plessis Trévise, et nous avons la chance d'accueillir aussi Xavier et Giovanni. Tout ce beau monde est inscrit à Larchant. Olivier Pi.est aussi des nôtres. Ludovic opte pour la rando de Marolles en Brie. Nous nous retrouvons vers 8h20 sur le parking de Barbizon. Tout le monde est là : les amis de Bastien sont venus en force avec du beau matériel. Pas besoin de sortir la burette d'huile aujourd'hui. Nous partons vers 8h30 sur un parcours tracé pour l'occasion qui doit nous emmener vers un tour complet de Fontainebleau et Avon par le sud. Au programme de la technique et du dénivelé. Nous partons par le même chemin que la semaine dernière. Les nouveaux venus se moquent un peu des premières centaines de mètres : mais où sont les fameux singles ? Patience, ils arrivent ! Les premières racines et rochers font quelques dégâts dans le peloton. Il a plu hier et les racines sont humides, ce qui rend le terrain immédiatement technique. La troupe s'étire dans la première montée. Au sommet, Bastien nous fait une "Jean-Pierre". Il a oublié son bidon dans la voiture. Benoit lui propose le sien, mais Bastien préfère faire demi-tour pour aller rechercher son matériel. Vu son niveau physique, on ne doute pas qu'il arrivera à nous rattraper. Nous repartons avec un élément en moins. Arrivés au bout du single de Patrick, nous avons perdu Philippe du club du Plessis. Benoit part à sa recherche sans succès. Ses camarades de club, équipés d'un GPS partent à son secours. Nous avons donc perdu presque la moitié du groupe en 6 km ! Reste Xavier et Giovanni, ainsi que Benoit et Olivier. Nous empruntons une nouvelle trace technique mais faisable après l'hippodrome de la Solle. Je suis bluffé par l'efficacité du Toro arrière qui me permet à plusieurs reprises de franchir des passages qui me semblaient presque impossibles. Nous rejoignons le "magic single" en direction de la tour Denecourt que nous escaladons par la trace directe. Xavier "le cabri" nous fait quelques démonstrations de passages "engagés". Petite pause au sommet avant de repartir en direction du sud de Fontainebleau. Cette trace est superbe, surtout autour du rocher d'Avon. Benoit surveille attentivement ses lunettes et nous passons une bonne heure dans des chemins magnifiques et techniques. Difficile mais faisable, on y laisse quand même pas mal d'énergie. Sauf Benoit qui s'enflamme de plus en plus et mène un train d'enfer dans les ascensions. Xavier en grande forme s'accroche dans sa roue pendant que nous tentons de les suivre avec Olivier et Giovanni. Nous évitons le passage où Benoit avait perdu ses lunettes et nous profitons d'un parcours formidable, difficile mais tout à fait faisable, presque tout passe sur le vélo. Xavier tente des passages impossibles, souvent avec succès mais parfois il finit à coté ou même sous le vélo ! Olivier est victime d'une racine traître et chute sous l'objectif de la caméra. Sortis du rocher d'Avon, il faut enchaîner plusieurs belles bosses le long de l'Acqueduc. Je tente d'attaquer dans les ascensions, tentatives présomptueuses qui déclenchent des contres-attaques victorieuses de Benoit. Il faut décidément que je pense à installer un moteur électrique sur mon pédalier, sur les conseils à nos amis routiers. N'est-ce pas Franck ? Après un passage infernal dans le sable à coté du circuit d'entraînement de la Gendarmerie, nous rejoignons la fin du parcours de Patrick. .La montée redoutable dans les pavés recueille des avis assez divergents : très amusante selon Benoit qui a eu du mal à freiner pour ne pas décoller au sommet, exténuante pour la majorité du reste de notre petit peloton. Retour par les Gorges d'Apremont et nous revenons au parking après 41km, 3h20 de roulage et 780m de D+. On y retrouve Bastien qui a fait le parcours à une vitesse supersonique mais que nous n'avons mystérieusement jamais vu passer ! Je suis inquiet de ne pas voir nos amis du Plessis à l'arrivée. Heureusement, un mail de Bastien me rassurera dans l'après-midi. Ils sont bien arrivés, retardés par un problème mécanique sur le vélo de Philippe. Nous voilà prêts, ou presque pour Larchant. Xavier a reconnu le parcous et pour ceux qui le connaissent, un Xavier qui dit que les descentes sont raides, ça fait un peu peur quand même !
dimanche 22 janvier 2012
Dimanche 22/01/12 : Barbizon
Après trois semaines de méforme suite au méchant virus attrapé pendant les congés, je sentais les jambes revenir depuis ces derniers jours. J'attendais donc avec impatience la sortie de dimanche pour voir si les sensations étaient enfin meilleures. Grosse séance de mécanique samedi. Je répare mon pneu arrière et je démonte toute la transmission après avoir constaté qu'un galet du dérailleur arrière commençait à bien gripper. Je nettoie aussi la tige de selle qui a une légère tendance à descendre. Voilà le vélo fin prêt. C'est l'assemblée générale de St Michel samedi soir. Ludovic est partant pour rouler dimanche, Olivier Pi. aussi pendant que l'autre Olivier en pleine installation sans sa nouvelle maison hésite puis renonce. Rolland est tenté mais s'estime insuffisamment rapide, ce en quoi il se trompe ! J'envoie un mail à Xavier, déjà pris, et Bastien qui a aussi prévu autre chose. Pas de nouvelles de Franck depuis le nouvel an. En stage saucisson corse? Je passe chercher Benoit et nous arrivons à 8h20 sur le parking de Barbizon. Où nous avons l'excellente surprise de retrouver Bastien qui a finalement pu venir. Il est accompagné d'un ami : Olivier. Lequel nous présente un VTT avec une chaîne bien rouillée. Méfiance, Fontainebleau est exigeant. Un petit coup d'huile rapide rend la transmission plus présentable. Nous voilà partis sur un nouveau parcours, une nouvelle version qui combine des beaux passages de Patrick et de quelques sorties de ces derniers mois. Bastien découvre Fontainebleau, il n'est pas déçu, les paysages sont magnifiques et aujourd'hui, c'est presque uniquement des singles au programme. Les jambes sont enfin revenues. Quel plaisir de pouvoir enfin relancer ! Nous montons en haut des Gorges d'Apremont au milieu des fougères puis nous innovons par une variante qui nous amène sur la fin du single en devers. Direction la "descente Alex". Pour la première fois, je viens à bout de la bosse courte mais raide juste avant la descente. Le terrain est sec et l'adhérence est excellente. Je filme toute la troupe dans le passage délicat, mais personne ne fera de cabriole dans la descente. On enchaîne par la montée vers la table des Grands Maîtres magistralement escaladée par Ludovic. Puis c'est le magic single en direction de la tour Denecourt. Nos nouveaux amis apprécient les passages trialisants dans les rochers. On monte par la "variante ADP" puis petite pause ravito au sommet de la tour. Nous repartons, en ajoutant une boucle qui nous fait descendre à Fontainebleau puis remonter par une côte redoutable qui crée quelques écarts dans le peloton. Nous voici partis en direction des Gorges du Houx. Dans le faux plat montant qui nous ramène vers Fontainebleau, je prends la tête avec Ludovic. Dans la partie la plus pentue, j'appuie plus fort et je me retrouve seul en tête dans la ligne droite. Je savoure cette victoire lorsque un bruit bizarre se fait entendre derrière moi. Un sanglier qui charge ? Ludovic qui revient ? Que nenni ! Revenu du diable vauvert, un missile gris et noir juché sur un antique Lapierre me dépose ! Arghl ! Benoit est à l'attaque. Il arrive tellement vite au carrefour que les freins rougissent et il ne s'arrête que 500m plus loin pendant que j'attends tout le monde. Olivier commence à montrer quelques signes de fatigues malgré la chaîne bien huilée. Olivier Pi me raconte qu'il en est à sa troisième chute aujourd'hui ! Je n'ai rien vu mais Benoit témoigne des exploits de notre ami. On rejoint Fontainebleau pour remonter vers le beau single en balcon et nous voici au pieds des Gorges du Houx. J'ai expliqué le coté mythique de l'endroit et du coup, pas question de me louper! Mais le FS120 se joue de la difficulté est parvient sans coup férir au sommet. Seul Benoit arrivera à faire de même. On vérifie que le drapeau de St Michel est toujours en place et nous repartons pour les derniers kms de cette belle sortie. Benoit appuie fort sur les pédales, je m'accroche derrière et on fait un petit trou. Rassemblement au sommet des Gorges d'Apremont et on dévale la descente avec Ludovic et Benoit. Nous voici de retour après 40km et 609m de D+ pour 3h15 de roulage. Une superbe sortie par un temps idéal avec une super ambiance dans notre petit groupe. Grand sourire sur tous les visages.
dimanche 15 janvier 2012
Dimanche 15/01/12 : Le Beau Mollet
La météo ayant été plutôt clémente cette semaine, la rando du Beau Mollet à Velizy semblait une bonne option avec un terrain qui promettait d'être roulable. Benoit et Olivier P. sont partants, ainsi que Bastien un lecteur du site de Benoit qui a envie de rouler avec nous. Le programme du week-end est chargé pour moi avec une soirée vol de nuit organisée à Persan suivie d'un dîner de gala pour fêter la nouvelle année aéronautique. Hélas, alors qu'il fait beau sur toute la région parisienne, une zone de brouillard givrant localisée autour de Persan nous cloue au sol. Pas trop grave, il reste le foie gras et le canard à manger :-) . Lever un peu difficile dimanche matin, le régime "Benoit" ne marche pas aussi bien avec moi. Je passe chercher Benoit ( qui n'est pas tout à fait prêt, eh eh ) et nous filons à Velizy. Avec les travaux du Tramway, l'accès au parking n'est pas très facile. Et nous tournons ensuite pendant 10 bonnes minutes dans Velizy avant de trouver les inscriptions. On commençait à douter ... On retrouve Bastien puis Olivier et même Rolland accompagné de 2 membres du club ! . Départ plus tardif que prévu vers 9h, mais je me dis qu'avec 411m de D+ annoncé sur le parcours, on ne devrait pas mettre bien longtemps pour le boucler. Le temps de sortir de Velizy, et nous attaquons les chemins en direction de la forêt de Versailles. Ca monte tout de suite, puis ça descend, remonte, redescend. Les bosses sont bien raides ! Je commence rapidement à douter de la facilité supposée du parcours. A moitié étonnant, le coin ne manque pas de difficultés et nous avons déjà fait cette rando qui m'avait toujours laissé le souvenir d'un beau parcours. Bastien et Benoit mènent grand train devant, le foie gras me reste dans les jambes, pas moyen de les suivre. Je suis légèrement distancé mais mes camarades m'attendent au carrefour avant de revenir sur Velizy. Nous retraversons en direction du Bois du Pont Colbert. Le parcours est vraiment sympa, ludique mais aussi physique. Après 15km, le GPS affiche déjà les 400m de D+ ... En bas d'une descente, un bruit bizarre se fait entendre dans la roue arrière. "Clac Clac Clac". Je regarde et ne voit rien. Je m'arrête, Olivier passe, Benoit et Bastien ont pris de l'avance. Horreur : une immense pointe de 5cm est plantée dans mon pneu ! Jamais vu un truc pareil. Je l'enlève priant pour que le latex fasse de l'effet. Mais avec le froid, il a un peu durci. Ca ne marche pas, le pneu se dégonfle, je m'arrête. Je tente de regonfler sous l'oeil compatissant d'ADP de passage. Aie ! Je repars, mais rien à faire, il faut mettre une chambre. Hélas, avec le froid et le latex, l'écrou de valve est coincé. Je vais lutter pendant plus de 20 minutes pour le décoincer. Le moral est à zéro je pense ne jamais y arriver, les doigts me font mal avec la température proche de zero. Je me rappelle une scène similaire avec Eric dans les Vaux de Cernay. Un vététiste s'arrête et me dit " tu ne trouves pas que ton serrage de selle est mal fixé ?" . "!!!#^@!!! GRRRRR" . Je le boufferais bien tout cru celui-là ! Ca me redonne de l'énergie, je tente pour la 30ème fois de dévisser ce foutu écrou en me rappelant que j'ai un peu de WD40 dans le sac. Miracle, ça fonctionne, difficile mais j'y arrive. Je peux enfin mettre une chambre et repartir. Je finis par rejoindre mes camarades congelés au ravito quelques kms plus loin. Je me dépêche et on repart. La 2ème partie est encore mieux que la première. Je découvre quelques chemins que je ne connaissais pas, de quoi améliorer ma bibliothèque de parcours dans le coin. Une belle descente avec des marches et un tronc d'arbre en travers nous conduit vers la montée de la tour Telecom que nous prenons toutefois par le coté facile en bifurquant à gauche. Peu après, Bastien accélère soudain, Benoit répond, je reste sur place avec Olivier. Pas moyen d'aller plus vite aujourd'hui. Il fait un temps superbe. On descend coté Clamart puis on remonte pour filer ensuite sur Velizy. Arrivée après 39km et 2h50 de roulage ( plus 45 minutes d'arrêt ! ) . 750 m de D+ au GPS. Benoit trouve le moyen de gagner un blouson au tirage au sort ! Une vraie terreur cet homme. Nous repartons bien content de cette matinée malgré quelques aléas.
dimanche 8 janvier 2012
Dimanche 08/01/12 : Barbizon
Il y a trois semaines, je projetais de profiter des congés pendant les fêtes pour rouler autant que possible. Hélas, une bonne grippe suivie d'une gastro m'a contraint au repos. La forme enfin revenue, je comptais bien profiter de ce dimanche pour ressortir le VTT malgré une contrainte le midi. Avec une motivation supplémentaire : tester ma camera Drift Innovation HD apportée par le Père Noël.Après l'avoir essayée avec succès pour filmer mes derniers vols en avion je suis impatient de voir ce que cela donne sur le VTT. Je passe un bon moment le samedi soir à la fixer correctement sur le casque, afin de trouver le bon positionnement qui n'entraîne pas de déséquilibre. Benoit et Olivier P. sont partant pour la sortie. Je passe chercher Benoit dimanche matin, habillé version grand froid. En descendant de la voiture, je réalise qu'il fait très doux, je vais transpirer dans cet équipement ! Mauvaise surprise, mon pneu pourtant regonflé la veille est tout flagada. Benoit me prête une pompe, sans doute une conséquence des trois semaines d'inactivité du vélo, le latex n'est plus bien reparti. Je secoue en mode Orangina espérant que cela suffise. Nous arrivons peu après 8H20 à Barbizon. Pas d'Olivier dont je craignais pourtant qu'il ne nous attende. Où est-il ? En fait il a raté la bonne sortie d'autoroute et navigue sur les petites routes. Il nous rejoint dix minutes plus tard. Nous partons en direction des Gorges d'Apremont. Olivier a aussi acheté une camera Go Pro Hero2, ça filme donc à qui mieux mieux. La première ascension nous réchauffe. Le terrain est idéal, un vrai bonheur en cette saison humide. Un petit tour dans les Gorges du Houx puis nous prenons le beau single qui file vers la Faisanderie. On y voit un chevreuil traverser devant nous et beaucoup de groupes de vététistes en sens inverse. Pas très sympa les collègues car à chaque fois nous devons nous pousser hors du chemin pour les laisser passer.On attaque ensuite le "mur" qui remonte sur la N7. Je parviens à le vaincre à la 2ème tentative. Le tout est enregistré par les caméras, voir la vidéo en lien ci-dessous. On part ensuite chercher le "magic single" pour le retour, itinéraire pas trop long aujourd'hui pour cause de reprise et d'horaire contraint. La montée vers la table du Grand Maître nous résiste, ce sont les passages sur les racines qui rendent la chose impossible, elles sont un peu humides, on cale dessus à chaque fois malgré les encouragements d'un couple de marcheurs bien sympathiques. Dans la descente nous aurons la joie de voir un magnifique sanglier. Puis nous remontons le passage "Remiremont". Les racines nous obligent encore à mettre pied à terre. Nous enchaînons par le single final, avec un petit raccourci pour rentrer à l'heure à la maison qui nous permet de rencontrer deux nouveaux sangliers. . Au final, un belle reprise avec un temps clément et un beau tableau de chasse visuel : un écureuil, un chevreuil et 3 sangliers !
Lire la vidéo en 720p pour la voir en HD
dimanche 18 décembre 2011
Dimanche 18/12/11 : Barbizon
Mercredi je suis attaqué par un virus féroce qui me laisse à moitié HS pour le reste de la semaine. Autant dire que je prévois un dimanche matin sous la couette d'autant que nous avons des invités le midi. Mais miraculeusement, je me sens beaucoup mieux samedi. Je me lance donc dans la réparation du rayon cassé dimanche dernier sur ma roue avant après avoir commandé plusieurs rayons de remplacement. Opération délicate, car j'ai oublié de recommander un fond de jante, c'est donc un peu compliqué pour rétablir l'étanchéité. J'en profite pour changer la gaine du dérailleur avant , depuis plusieurs sorties, j'avais constaté un passage anormalement dur des vitesses. Samedi soir, le FS120 est fin prêt avec des vitesses qui passent toutes seules. Les jambes sont suffisamment revenues pour envisager une sortie à condition de ne pas trop forcer. Je prévois donc un parcours ludique mais pas trop long pour revenir à l'heure et sans trop tirer sur la machine. Benoit est partant, pas d'autres volontaires. Lever un peu difficile, je passe chercher Benoit avec une bonne demi-heure de retard sur l'horaire annoncé. A l'arrivée sur Barbizon peu avant 8h30, l'ESP de la voiture se déclenche pour rétablir une trajectoire hasardeuse dans le rond point qui est complètement verglacé. Personne sur le parking, nous prenons la direction des Gorges d'Apremont, départ classique par l'itinéraire de Franck. Nous croisons un superbe faisan pas farouche, mais les gants m'empêchent d'attraper suffisamment vite l'appareil photo. Arrivés au sommet, nous revenons sur la N7 pour la traverser, c'est holiday on ice, tout le monde roule au pas et nous sommes témoin d'un tout droit dans le rond point. Pas de souci avec les VTT. On file sur le petit chemin en face pour traverser le massif du Rocher Cuvier Chatillon et aller chercher le chemin en devers de l'autre coté. Au passage, c'est tout un troupeau de biches qui s'éloigne doucement à notre approche, c'est notre jour de chance. Il fait froid mais la lumière est magnifique dans la forêt, les paysages sont absolument superbes. Le progression se révèle technique sur ce sentier : racines mouillées/gelés, cailloux et pas mal d'arbres couchés par la tempête. Nous terminons par la "descente ADP" avant de prendre la descente "Remiremont" puis la bosse très raide qui remonte ensuite vers la Table du Grand Maître. Petite pause, Benoit bricole le réglage de son dérailleur arrière. On file ensuite sur le "Magic Single", très fréquenté en sens inverse. Au lieu d'enchaîner sur la tour Denecourt, nous longeons la voie ferrée pour revenir vers le Rocher Cassepot par l'itinéraire de Patrick à l'envers. On passe l'hippodrome de la Sole, montée raide vers la Grotte aux Cristaux puis retour direct par la grande allée le long de la N7. Le passage du tunnel sous la nationale est délicat, tout est encore gelé à cet endroit mais des promeneurs nous préviennent. Retour à la voiture après 32 km , 2h38 de roulage et 460m de D+ pour une sortie bien agréable.
dimanche 11 décembre 2011
Dimanche 11/12/11 : Saulx
Le week-end avait bien commencé avec la récupération miraculeuse par Benoit de ses lunettes tombées la semaine dernière. En suivant la trace GPS et en supposant qu'elles étaient tombées dans le passage scabreux que nous avions passé à pied, il a réussi à les retrouver. Un petit miracle à ajouter la longue série de nos aventures. Soirée chez des amis prévue samedi soir, je signale donc à Benoit que je ne serai pas dispo dimanche matin. Il est aussi de sortie. Et finalement, nous décidons dimanche matin d'un petit tour à Saulx. Départ à ... 10h30. Je suis moyennement rassuré sur l'état du terrain mais c'est la seule option jouable à cette heure tardive. Les gardes-boue sont de rigueur.Nous avons la bonne surprise de trouver des chemins gras mais tout à fait praticables. Trois chevreuils détalent sous nos yeux à notre arrivée dans la forêt. Magnifique. Nous tournons ensuite sur mes singles préférés en choisissant les passages les plus techniques histoire de préparer Larchant. Le FS120 fait merveille sur ces passages. Retour à la maison après 28km et 1h50 de roulage. En arrivant devant chez moi, un "bouiiinng" retentit. Je constate avec stupeur qu'un rayon de ma ZTR à l'avant vient de se briser en deux. Un peu de mécanique en perspective.
dimanche 4 décembre 2011
Dimanche 04/12/11 : Barbizon-Avon
La pluie a fini par refaire son apparition ces derniers jours. C'est le signal pour aller se réfugier sur les magnifiques chemins de la forêt de Fontainebleau. Je concocte un parcours issu de nos traces préférées en y ajoutant une variante trouvée sur le site de Pedalator qui contourne Avon par le sud. Un coin où nous roulons rarement, c'est la découverte du jour. Il pleut toute la journée de samedi ce qui mine un peu le moral de Benoit qui hésite à aller affronter les éléments déchaînés. Franck et Eric sont partants. Je crains un moment de me retrouver tout seul en compagnie des deux monstres. J'insiste donc un petit peu auprès de Benoit en lui envoyant la météo aviation, qui ne prévoit pas de pluie pour la matinée. Et puis, l'honneur de Saint Michel est en jeu ! Finalement Benoit se décide tout en mettant un point de contrôle le matin à 7h. Le temps est calme dimanche matin, donc c'est gagné. Nous retrouvons Franck et Eric sur le parking de la forêt à Barbizon. Notre ami d'ADP qui pensait que Benoit avait déclaré forfait pâlit à la vue du Benoilator décidé à jouer l'épisode "la vengeance du vautour" . Franck a mis la trace dans son GPS qui n'a pas apprécié : plus aucune trace n'est disponible ! Bon au moins, cela évitera que Franck s'échappe devant. Du moins, c'est que je croyais à cet instant. Nous partons en direction des Gorges d'Apremont, première bosse de la journée qui nous réchauffe. Un peu trop d'ailleurs, je commence à regretter le kway que j'ai enfilé par sécurité. Nous empruntons à l'envers un de nos parcours favori, le GPS est inutile pour l'instant, on connait par coeur. Le temps est idéal, mais les racines humides demandent de l'attention, elles nous guettent pour nous jeter à terre. Nous prenons le passage des Gorges du Houx. Evidemment c'est plus facile en descente. Arrivé à "mon" passage, je demande une petite pause afin de ... remonter dans l'autre sens. C'est la première fois que je passe là avec le nouveau vélo, il faut donc le baptiser sur cette montée mythique. Montée réussie, YES ! Tentatives vaines de Franck et Eric, eh , eh , le drapeau de Saint Michel flotte toujours fièrement au sommet. On enchaîne par le magnifique single qui conduit à la Faisanderie. Un passage toujours aussi fabuleux , les vélos filent sur le chemin et c'est un bel exercice de pilotage. Attention aux cailloux mouillés dans les virages. On descend plein gaz pour arriver en bas. Franck est passé devant, on le guide à la voix. Ce qui entraîne parfois quelques hésitations ... Je ne force pas dans le passage qui précède la montée droit dans la pente avant de traverser la N7 histoire d'être bien frais en bas. Mais les feuilles auront raison de l'adhérence de ma roue arrière au sommet, zut. On prend ensuite un passage découvert l'année dernière avec Benoit avant de rejoindre le passage du Mont Ussy toujours technique avec le temps humide. Et on vire à droite pour la partie nouvelle de l'itinéraire. Jolie descente sur Fontainebleau qu'on contourne vers le sud. Les chemins sont plus roulants, Franck, même sans la trace, file bon train en avant du groupe. Il pose une mine dans une montée large, Eric répond avec Benoit dans la roue, je tente de suivre les fous mais j'explose aux trois quarts de la pente. Heureusement, le groupe m'attend un peu plus loin. Nous attaquons alors une partie magnifique dans les rochers d'Avon. Le chemin est tout à fait roulable, avec une série continue de montagnes russes bien raides. Ca pique les jambes, mais on s'éclate sur ce terrain vraiment ludique. On s'écarte un peu de la trace et nous finissons par couper à pieds pour retrouver le bon chemin. Séance escalade, idéale pour l'entrainement de Franck qui s'est inscrit aux Chemins du Soleil. La suite du parcours est vraiment tortueuse et malgré les GPS on jardine à qui mieux mieux. On perd Benoit, je tente un chemin à gauche et je me retrouve ... face à Eric qui arrive dans l'autre sens :-) :-) ! Finalement, on trouve le bon chemin et nous retrouvons un Benoit bien ennuyé: il vient de réaliser qu'il a perdu ses lunettes sans s'en rendre compte, donc aucun espoir de les retrouver sur ce terrain ultra chaotique. Il est 11h30, Franck annonce qu'il est attendu chez lui à 12h. A moins de tenter la téléportation, c'est mal parti. Il décide de couper dès que possible. Nous remontons vers le nord en longeant l'aqueduc. Les bosses se succèdent, le parcours est vraiment physique et je commence à avoir mal aux jambes. Passage très rigolo sur le terrain d'entraînement des motards de la gendarmerie. La piste est déjà difficile à vélo, j'imagine à moto ! Retour par le Long Boyau. J'ai tenté une variante dans les gorges d'Apremont pour ne pas prendre le même chemin qu'à l'aller. Entre erreurs de parcours et fatigue, je perds de vue Eric et Benoit qui filent à bon train. Nouvelle erreur, je prends une grande descente que je dois remonter. J'aurais du continuer finalement car cette partie est inroulable, à changer impérativement. Je finis dans un chaos rocheux ayant perdu de vue le sentier. Pas loin d'1/4 h de marche avant de retrouver un terrain praticable qui me permet de retrouver la voiture où Benoit et Eric se demandaient ce que j'étais devenu. Une très belle matinée de VTT, avec pour moi 4h de roulage, 47km au GPS et plus de 900m de D+ . Du vrai Fontainebleau !
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